18
oct

Le FIFF – day 1 - Illégal

Avertissement : si vous détestez le cinéma, soyez maso, lisez tout de même ces billets consacrés au FIFF, car outre les films, je vous y raconte mon quotidien stupéfiant durant cette semaine namuroise pas comme les autres. Ça serait bête de louper ça, non ?

J’ai fait le FIFF.

Oui, bon, ça date déjà de deux semaines, mais sachez que j’ai fait le FIFF en étant malade comme un chien en fin de vie, alors il m’a été impossible de rédiger mes billets en même temps, on fait ce qu’on peut ma bonne dame.  Vous me pardonnez ?

Et puis l’essentiel, c’est tout de même de vous en parler, même avec retard… non ?

Donc j’ai fait le FIFF.

Pas comme une VIP avec accès presse, comme me l’avait promis une blogueuse Skynet fan de cinéma (suivez mon regard).  Elle me le promet chaque année, mais comme Sœur Anne, je ne vois rien venir.  Dingue comme les gens peuvent baratiner leur monde et être de gros menteurs devant l’éternel, ça me saoule pire qu’une bouteille de Ratafia. Donc le FIFF, je l’ai fait avec Mostek, comme d’hab, et c’est encore bien bien mieux car avec elle, ben, chuis sûre de me marrer comme une gosse de deux ans, de manger de bonnes choses, de pas m’ennuyer quand je fais la file et d’aller voir des films super, vu que c’est elle qui établit notre programme et qu’on a les mêmes goûts en matière de cinéma (excepté pour les comédies, qu’elle adore, sans exception ou presque, tandis que moi je suis très sélective – mais au FIFF, y’a peu de comédies, quoique…)…

On a acheté notre pass l’avant-veille, et ce ne fut pas une mince affaire, car si l’Eldo et le Caméo sont rôdés en matière de FIFF, ce n’est pas le cas de l’Acina, qui prétend d’abord ne détenir aucun Pass à vendre… cherchez l’erreur, alors que nous sommes le jour où la prévente, et la réduction qui y est liée, se termine… Pas de mauvaise volonté, non, juste de l’ignorance, un comble pour un cinéma, qui ne m’étonne cependant nullement, vu les expériences que j’y ai déjà vécues de par le passé…

Premier jour donc, premier film : Illégal. Film belge.

Et moi je suis mal, très mal.  Mal de gorge.  Mal de tête.  Mal aux poumons.  Mal partout.

Mais je veux voir ce film, que Mostek a mis au programme sans grande conviction, même qu’elle veut bien qu’on zappe.  Mais je veux le voir.  Alors on y va.

Superbe film belge contant l’histoire d’une illégale (d’où le titre, que vous êtes subtils rhooo), en Belgique avec son fils depuis huit ans qui, lors d’un bête contrôle de police, va se retrouver en enfer, savoir dans un centre fermé pour réfugiés.

Un film touchant comme pas deux, sans tomber dans le mélo.  Criant de vérité, avec des scènes parfois très dures.  Un film qui devrait changer la vision que j’ai (que nous avons) des réfugiés, qui sont, bien souvent, pour ceux qui sont libres (vous et moi), de simples numéros dont on préfère ne rien savoir.  Le réalisateur, Olivier Masset-Depasse, y fait jouer sa compagne, et il fait bien, elle est terriblement crédible en russe avec accent, alors qu’elle est aussi russe que moi. Touchante à souhait.  D'ailleurs, elle a obtenu le Bayard d’Or de la Meilleure comédienne.

Une réussite.

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Et avant Illégal, le court métrage Avant les mots, adorable tranche de vie d’une crèche comme les autres.  Trop mimi.

Conclusions de cette première journée :

- ai pas encore dû réveiller Mostek, elle a pas dormi, dingue dingue dingue dingue

- y’a pas l’air d’avoir autant de monde que d’habitude au FIFF, bizarre bizarre, vous avez dit bizarre

- aller au ciné quand on est malade, c’est épuisant, suis comme une loque, mais ravie de ce premier film, un tout bon début de FIFF

 

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06:07 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

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