30
jui

Le comble du comble

Pourquoi faut-il que, systématiquement, quand je conge ou quand je week-ende, je me réveille à 6h30, comme en semaine, alors qu'en semaine, je ne parviens pas à m'extirper de mon petit lit ???

Nuit Twilight hier, yessssssssss, donc je conge aujourd'hui... détails suivront, là je vais dormiiiiiiiiiiiiiiiir.

11:19 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

30
jui

Les pigeons et moi, c’est une grande histoire d’amour (et une minute blonde involontaire permanente)

Dieu sait que j'aime les animaux.

Même les pigeons.

Enfin, je les aimais. Jusqu'à ce qu'ils fassent tout pour se faire haïr, les vilaines bêtes.

C'était l'été, il faisait chaud et je me baladais, bras nus, en ville, ignorant tout du danger qui se profilait à l'horizon.  Pas de surprise, bien sûr, vous l'aurez deviné.  Un specimen moqueur a plané au-dessus de moi, visé, tiré, et patatras, une énorme fiente bien baveuse sur le bras.  Ma première fiente de pigeon.  Sur le bras droit.  Esske ça porte bonheur de recevoir une crotte de pigeon sur le bras droit ?  J'ai encore le souvenir de cette sensation de chaleur, du fou rire qui a suivi, du regard dégoûté des passants (en plein après-midi ensoleillé, y'avait foule), du mouchoir que j'ai désespérément cherché pour limiter les dégâts et de la maigre consolation de savoir qu'il aurait pu viser mon Tshirt, le vilain pas beau.  Et l'odeur, que dire de l'odeur.  J'ai toujours cru qu'une crotte de pigeon ça ne sentait rien.  Ne me demandez pas pourquoi.  Je sais qu'une crotte de chien, ça pue.  Je sais qu'une crotte humaine, ça pue.  Donc la logique veut que les crottes de pigeons puent aussi.  Et je vous le confirme.  Une crotte de pigeon, ça pue.  Une odeur particulièrement écoeurante, répugnante.  

Des recettes de pigeon à me fournir ?

C'était l'été, il faisait chaud et je mangeais en bonne compagnie, allanguie en terrasse, ignorant tout du danger qui se profilait à l'horizon.  Toujours pas de surprise, bien sûr.  Un specimen moqueur s'est installé sur le toit, a pris position, visé, tiré, et patatras, une énorme fiente qui amorce sa descente.  Elle eût pu tomber d'un coup sec, paf, dans mon assiette.  Mais c'eût été trop beau.  Elle a donc préféré, cette fiente, rebondir d'abord sur l'auvent du restaurant, avant d'exploser en dizaines de petits paquets de fientes qui sont ensuite tombées, parsemant mon assiette et mon verre.  Malheureux hasard, nous étions plusieurs, mais je fus la seule victime.  Ben voyons.  Sale bête.  Mais la plus sale bête, ce fut la serveuse, qui n'a même pas proposé de me rapporter une autre boisson fraîche.  Après tout, est-ce ma faute si ce pigeon a élu domicile sur le toit de l'établissement ?  Décidément, le client n'est plus roi, ma bonne Dame (petite page d'anti-pub, c'est au Passé Simple à Namur, qu'on laisse le client se débrouiller avec la fiente de pigeon qui atterrit dans l'assiette et le verre).

Des recettes de pigeon à me fournir ?

C'était hier, il faisait chaud et je mangeais ma mauvaise tartine au fromage en me promenant en ville.  J'aime pas le pain.  Et j'aime pas le fromage.  Alors le pain au fromage, c'est décidément pas ma tasse de thé, mais on peut pas se nourrir exclusivement de lasagnes et de hamburgers ma bonne dame.  J'arrive donc au pire morceau de la tartine : la croûte.  Je l'approche sans appétit de mes lèvres non charnues (on rêve toutes de lèves charnues qui ne demandent qu'à être embrassées, mais en ce qui me concerne, faudrait les gonfler au silicone ou les mordiller sauvagement pour les rendre appétissantes), lorsqu'un pigeon gourmand s'envole, se précipite sur moi et tente de me piquer mon frugal repas.  Je sens encore la caresse de sa plume sur ma main et le souffle provoqué sur mon visage par le battement de ses ailes.  Bête animal.  S'il l'avait demandée poliment, je la lui aurais volontiers donnée, ma croûte.

Alors, tout bien réfléchi, j'aime plus trop les pigeons...

Une illu de Titoun, illustratrice pétillante que je vous invite à découvrir.

TUP 2

10:47 Écrit par Anaïs dans Anaïs et ses blondieuseries | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
jui

Taupe ou hibou ?

Toute femme à lunettes (épargnez-moi le couplet de « femme à lunettes femme à ... », je le connais par cœur), donc toute femme à lunettes qui se respecte a un jour essayé des lentilles.

Parce que c'est pas parce que maintenant les lunettes sont hyper mode, un véritable accessoire, limite un bijou, même que des non myopes non presbytes non astygmates et j'en passe en achètent, juste pour le fun... c'est pas parce que c'est très in actuellement que ça l'était à mon époque.

De mon temps les verres lunettes avaient 8,5 cm de diamètre, 2 cm d'épaisseur et les montures étaient d'une couleur sinistre.  De mon temps on était le singe à lunettes de la classe.  De mon temps avoir des lunettes et des bonnes notes (oui j'ai toujours été première de classe, j'assume) engendrait d'office qu'on soit l'intello de service (versons une larme sur mon enfance de singe à lunettes intello ringarde).

Alors quand les lentilles jetables (qu'on gardait 24h/24 sur l'œil, le pauvre) sont apparues sur le marché et que j'ai vu une pub « essayez-les gratuitement », ni une ni deux, j'essaie.  Et ce premier soir avec mes lentilles, j'ai voulu aller danser.  Et ce soir-là, je serais la plus belle pour aller danser ohé ohé (Sylvie Vartan).  Et je me sentais la plus belle, ce qui est somme toute le principal.  Quel souvenir !

Quel souvenir aussi cette session d'examens avec mes lentilles jetables sur les iris, enfin presque, car elles avaient décidé de faire grève et de se racrapoter dans le coin de l'œil.  Ne parlons pas de la douleur, parlons juste de la difficulté de remplir une feuille d'examen d'un seul œil.  Mais ça n'a pas empêché que je sois toujours première de classe nananère.

Exit les lentilles jetables, à moi les lentilles normales.

Mais quand on n'est pas normale, on n'a pas droit aux lentilles normales, c'est aussi simple que ça.  Après dix mois d'essais, une fortune dépensée, la conclusion est tombée : ma bonne dame vous avez trop de protéines, l'œil trop sec et trop rond.  Kekseksa ?  Les protéines se collent à vos lentilles, la sécheresse est une cata et la rondeur de l'œil ne sied pas à la lentille.  Des yeux trop secs, c'est le comble pour une pleureuse comme moi.  J'aurai tenu un an avec mes lentilles, mais une vie professionnelle captivante et des horaires de fou auront eu définitivement raison de ces petites choses, que j'ai dès lors laissées se dessécher lamentablement dans leur petit pot (petite choses, petit pot, mais grand prix...).

Donc j'ai abandonné les  lentilles, de toute façon ça fait péter (ah ah ah, vlà l'anaïssade du jour intégrée dans un billet).

Et vous, lunettes, lentilles, rien ?

Taupe ou hibou ?

 

 

28
jui

Rhaaaaaaaaaa, les vacances...

Vous sentez, cette odeur ?  Allez, concentrez-vous, une odeur de crème solaire, de barbecue, d'iode et de farniente ? Une odeur de vacances.

Ben ça sera pas pour moi cette année.  Ouais, je vais faire pleurer dans les chaumières.  Mes vacances, ce sera à Namur-sur-Meuse, avec la pluie et l'anti-dépaysement total.

Pourtant, j'avais deux super projets de vacances.  Deux la même année, c'est le pied non ?  Et ben, à cause de félins de poche, de tigres d'appartement, bref de chats, patatras, adios les vacances.

Mon premier projet, c'était l'île de Jersey.  Un paradis fiscal paraît, pour aller planquer mes milliards.  Non mais moi j'adore les îles.  Le fantasme de l'île déserte quoi, même si en général, les îles sont si grandes qu'une fois sur place, on ne réalise pas qu'on est sur une île.  Mais j'en rêvais.  Puis, à cause d'un félin, d'un tigre, d'un chat, patatras, adieu les vacances.  Pas grave, reste le second projet.

Mon second projet donc, ben chais plus où c'était, jamais su retenir.  En France.  Là oùsqu'on va en tuture et sans gros zoisiau de métal, of course.  Villa, piscine, salades, lecture, repos repos repos repos.  Puis, à cause d'un félin, d'un tigre, d'un chat (mais pas le même que le premier hein, soyons fous), patatras, adieu les vacances. 

Je vais pas vous expliquer le pourquoi du comment de si petits animaux peuvent ruiner des projets de vacances, ce serait vraiment trop long, et vous avez déjà pleuré dans les chaumières au début du billet (Hein que vous avez pleuré ?  Non ?  Vilains, va) donc on va pas en remettre une couche (gnarflllllllll, voilà, je pleure), je préfère vous inviter à découvrir le concours proposé par Radisson Blu, passque ça c'est de la vacance, oups des vacances, des vraies de vraies, ce sont les plus belles vacances du monde.  A gagner : 365 nuits d’hôtels, à utiliser pendant une période de 5 ans.  Vous imaginez le bonheur de partir 365 jours en vacances !  Bon, faut envisager un peu de congés sans solde, mais rhaaaaaaaa, j'en rêve.  Pour participer, il vous suffit de convaincre Radisson, et les internautes, que vous méritez ces vacances, via un texte, une vidéo, des images...  La personne récoltant le plus de votes d'ici le 24 juillet gagne, c'est aussi simple que ça.  Attention, pour participer, il vous faudra être citoyen(ne) de l’UE, de la Norvège, l'Islande, le Liechtenstein ou la Suisse. Donc pour mes lecteurs de Tahiti, du Zimbabwé ou du Brésil, sorry sorry.  Bon, ben moi, je vais pas participer, passque j'aime pas montrer ma tête, vous le savez, et puis je pense pas que "bouhouhou je veux partir en vacances, pitiééééé, les félins m'en empêchent, pitiééééé pitiééééé" soit suffisamment original.

Mais vous lecteurs, avec votre verve habituelle, votre tchatche, votre bagou... keske vous faites encore ici ?  Sérieux, je me ferai un plaisir de faire la promo de qui participerait, et d'inviter mes milliards d'autres lecteurs à soutenir mon poulain (ou ma pouliche).  Nan, je demande même pas une invitation chez Radisson en échange... mais si c'est proposé, je dirais pas non hein, of course.  Et je vous assure qu'il y a possibilité de gagner, j'ai un peu vu les candidatures, y'a moyen d'être encore plus original, promis juré.  Passqu'entre la tristesse (mon père est mort, ma mère est triste, elle a besoin d'un break) et la banalité (je n'ai jamais quitté mon pays, pitiééééé je veux voyager), en passant par la candidature numéro 1 actuellement (j'aimerais passer du temps avec mon mari au Radisson Blu), c'est pas super super étonnant et ça ne fait pas super rêver.... donc finalement, mon histoire de félins... ben elle est géniale et d'une originalité folle.  Mais non, je l'ai dit, je ne participe pas, je vous laisse la place.  Alors à vos claviers.

http://www.youtube.com/watch?v=-7yH6wWsviY


Article sponsorisé

28
jui

L'Anaïssade du jour

Enfin de vendredi...

Parlant à Mostek : "hé, ça fait un an que Michael Jackson n'est pas mort".  (Pour rire, il faut savoir que Mostek défend ardemment la théorie - que je trouve fumeuse - selon laquelle il a organisé sa mort et profite actuellement d'un anonymat retrouvé, peut-être en compagnie d'Elvis et de Lady di).

25
jui

Je pars en week-end... à lundi

Et bon week-end plein de soleil à tous

ana_s_cong_spt

24
jui

L'info (triste) du jour

L'autre jour, hier ou avant-hier, c'était la journée internationale du passage à niveau.  Drôle d'idée, me suis-je dit, puis j'ai entendu que ça servait à sensibiliser les gens au danger de les traverser n'importe comment.  Paraît qu'on entend mal arriver un train.  Une collègue m'a dit que c'était faux, mais moi je pense que c'est vrai, même si ça paraît tellement bizarre de ne pas entendre ce gros truc...

Et là, des jeunes fauchés par un train...  Quand j'étais gosse, pour éviter un détour, on traversait les rails... à Namur.  Inconsciente enfance.

Comme une preuve non nécessaire de l'utilité de cette journée étrange.  Inconsciente adolescence.  Ils faisaient la fête.  Allaient vers la plage.  Et pour zapper un tunnel piéton, les voilà tous partis.

Triste nouvelle en tout cas.

24
jui

L’Anaïssade du jour

Ce matin, 7h33.  Moi être au bureau.  Moi appeler Mostek qui est toujours dans son petit lit, passque moi je commence une heure avant Mostek.  Je la crois cependant déjà levée, vu que moi je me lève à 6h30.  Donc 6h30 + 1 heure = 7h30.  CQFD.

A sa voix ensommeillée, j'entends que ce n'est pas le cas.

Alors, la tentation est trop forte.

J'ai honte.

J'ai honte mais je suis tentée.

Alors je lui dis « Mostek ?  Tu dormais ?  Tu viens pas bosser, il est 9h30 ».

Je ne ferai plus jamais ce genre d'Anaïssade, elle a failli périr foudroyée par une crise cardiaque doublée d'une attaque d'apoplexie (en fait, c'est quoi l'apoplexie, passque si ça tombe, ça ne colle pas du tout aux circonstances... tant pis).

Elle a pas apprécié, j'ai honte.  Je l'ai de suite rassurée, mais son taux d'adrénaline était déjà parti en vrille.

Même pas drôle, en plus.

Enfin si, un peu tout de même hein, avouez...

Mais non, pas drôle, car c'est mon pire cauchemar, oublier de me lever, oublier d'aller bosser.  J'en rêve parfois la nuit et je me réveille en sueur, œil hagard, cheveux dressés.

Sa vengeance sera terriiiip' (mais encore faudra-t-il qu'elle se lève avant 6h30 pour la mettre en pratique...).  Et pour info Mostek : j'ai pas mon gsm dans ma chambre, no way.

Mais bon... sorry hein, shame on me.

24
jui

L’Anaïssade d’hier

Une amie chez qui je déguste une pizza (billet suivra sur ladite pizza et sur notre projet de la mort qui tue, billets suivront donc, car deux billets) me propose, en dessert, un Oreo.  Elle me demande si je connais.

Et moi, toujours pleine d'humour fin : « Oreo, je connais pas, mais je connais auréoles sous les bras ».

Ceci dit, les Oreo, ces trucs qui m'ont toujours fait penser à des réglisses, beurk, c'est succulent.  J'ai goûté la version blanche, à damner un saint... Rhaaaaaaaaaaaaa, j'en reveux.

24
jui

Scènes d’un trajet quotidien

Il fait chaud dans ce bus.  Y'a plus de saison.  On ne sait plus comment s'habiller ma Bonne Dame.

Je tâche de suer en silence. 

Silence interrompu par une sonnerie téléphonique.  Et la conversation commence.  Ne devrait-on dispenser quelques cours préalables avant la vente de tout appareil ?  Comment apprendre à répondre discrètement, à parler doucement, à aller à l'essentiel, à raccrocher au plus vite.

Il est des jours où je me gave des discussions téléphoniques que je surprends dans le bus.  N'entendre que des bribes de la conversation ouvre la porte à toutes les supputations.  Elle dit « à tout à l'heure mon chéri ».  Parle-t-elle à son fils qu'elle va retrouver chez la gardienne ?  A son époux qui lui manque ?  A son amant qu'elle croisera pour une brève étreinte ?  A son rat qui l'entend via le répondeur ?

Mais aujourd'hui, pas moyen de me gaver.  Je n'y comprends rien.  Je n'y pige que dalle.  C'est pô du français ça ma bonne Dame.  Dommage, car elle crie tellement que tout le bus en profite.  Je comprends juste un « à tout à l'heure mon chéri ».  Elle traîne une grosse valise.  Repart-elle au pays ?  En vacances ?  Ou simplement chez son amoureux ?  Je perçois une tension dans le bus.  Les passagers sont exaspérés par cette conversation qui dire.  Le chauffeur se retourne à plusieurs eprises.

Et moi j'ai chaud et je continue de suer en silence.

Arrêt.

Montent deux jeunes.  Genre loubard.  Genre racaille, comme on dit en France chez les gens bien pensant.  Je juge immédiatement.  Trop vite.  Car ils entrent et saluent bien poliment le chauffeur.  Chauffeur qui ne répond pas, tout comme il ne m'a pas répondu lorsque je l'ai salué.  Il rappelle sèchement les deux jeunes, exige de revoir les abonnements.  Qui sont faux.  Je n'avais pas jugé trop vite.  Petits loubards va.  Non mais.  Depuis que les chauffeurs ont des commissions sur les rentrées d'argent, ils ont un regain fulgurant de motivation.

J'ai toujours chaud et je sue toujours.

J'arrive à destination.  Enfin.  Un peu de fraîcheur.

Je me pose dans un coin.  J'attends.  Je regarde les voitures qui passent, qui passent, qui passent.  Une fourmilière.

Une voiture est en passe d'être dépassée par un scooter.  Par la droite ou par la gauche, je ne suis pas attentive.  Mon attention est brusquement attirée par le bruit de carrosserie écrasée.  Le scooter a-t-il tenté une queue de poisson ?  L'automobiliste n'a-t-il pas supporté de se faire dépasser par un usager dit « faible » ?   Toujours est-il que la voiture a violemment empêché le scooter de passer, provoquant ce bruit infernal.  Il doit y avoir de la casse.  Le scooter vacille mais reste debout.  Chacun continue sa route.  Ni constat, ni bagarre, ni excuses.  Drôle de vie.  Drôle d'attitudes.

Tout le monde triche, tout le monde râle, tout le monde agresse, tout le monde nargue.

J'ai besoin de noter tout ça.  Je trouve un bic indélébile et ma fiche de paie, en boule dans mon sac.  Mon écriture a une forte odeur.  Une très forte odeur.  Une très très forte odeur.  Et mon bic colle.  Colle fort.  Colle très fort.  J'en décolle un bout de Leerdammer light, arrivé là par je ne sais quel miracle miraculeusement miraculeux.  Keske ça sent le Leerdammer light.  Je macule ma fiche de paie de ma petite écriture serrée illisible.  Au moins, ça peut servir, une fiche de paie.  Sans rien dessus, passque ce mois-ci, ma bonne Dame, j'ai rien gagné.  Ce sont des choses qui arrivent.  Changement d'horaire, changement de salaire.  Rassurez-vous, c'était prévu.  Mais ça fait bizarre.

J'ai fini de noter, je rentre chez moi, en passant par la case cygnes, où les bébés grandissent en beauté. Et calmement.  Sans de disputer.  Sans tricher.  Sans râler.  Agresser.  Narguer.  Quoique... que seraient-ils prêts à faire pour un ver de vase ?

C'était l'ambiance dans ma petite ville de province.

cygnes