31
mar

L’espion… qui m’espionnait

C'est le titre « l'espion qui m'aimait » qui m'est venu en tête de suite, en grande fan de 007 que je ne suis pas, mais cela ne collait pas à l'histoire, donc « l'espion qui m'espionnait », voilà un titre parfait non ?  Si, parfait.

A trois, vous le dites : parfait.

Il  a quelques années, à l'époque où je surfais encore sur le net, espérant y rencontrer un prince (maintenant, les princes viennent à moi naturellement, plus besoin de chercher - oh ça va, si on peut plus rêver un peu), j'avais un jour reçu un message de quelqu'un à qui j'en avais trop dit, genre énormes secrets : la ville où je vis, l'endroit où je bosse.  Dans son message, il m'avait dit « tu as l'air toute triste quand tu fais tes courses ». 

C'est le genre de message qui fait se dresser les poils de la paranoïaque que je suis, passque j'aime pas qu'on me voie sans que moi je voie qui me voit, vous comprendre ?  Et puis, d'abord, je n'étais pas triste.  Pas du tout.  C'est ma tête naturelle, j'y peux rien.  Je ne parviens pas à sourire aux anges, béatement, en permanence.  Pourtant j'aimerais, passque paraît qu'on dirait que je tire la tronche, au naturel.  Pourtant je sais rire, promis juré, mais quand je suis seule, en train de faire mes courses, je me concentre sur ce que je dois acheter (vu que je ne fais jamais de liste et que si je dois acheter du lait et de quoi souper, je ressors avec trois tablettes de chocolat blanc spéculoos et un magazine féminin, sans lait ni souper), je me concentre sur le décryptage des panneaux et des prix, en bonne myope que je suis, et donc, je ne souris pas, c'est horrible mais c'est ainsi.  Et si je croise quelqu'un que je connais, je ne le vois pas non plus, tant qu'à faire, comme ça ça confirme la sensation de « purée elle est triste et elle tire la gueule en plus, c'te pimbêche ».

Et donc, pas plus tard que ce jour (c'est dire si l'info est primordiale, pour que je la relate directement ici, alors que d'habitude il me faut au minimum trois jours, au maximum trois ans, pour rédiger), je reçois un mail disant, en substance « rho, tu prends le bus en face d'oùsque moi je le prends, je t'ai reconnue car tu lis un livre et tu es trèèèès concentrée ».  Le « tu es concentrée » à lire « tu es triste et tu tires la gueule », of course, j'ai l'habitude.  Rhaaaaaaaaa, la paranoïa me reprend.  Non, je vous rassure, j'ai pas peur qu'il s'agisse d'un tueur en série découpeur de femmes en rondelles (quoique, on n'est jamais trop prudente), mais, je l'ai dit, j'aime pas qu'on me voie sans que moi je voie qui me voit.  Surtout quand ça a lieu, apparemment, chaque matin à l'arrêt du bus. Rhaaaaaaaaaa.  Je suis faite comme un rat, enfin comme une rate.

Donc, dès demain, quel que soit le temps (heureusement, on annonce du froid pour Pâques, donc ça sera de saison), je me déguise, je me camoufle, je ne lis plus rien, je change de veste de sac de bottes de cheveux, je mets un bonnet une écharpe pas Strelli des lunettes noires j'engage un garde du corps je prends un taxi (biffer les mentions inutiles).

Ou alors je mets une burqa... oups non, c'est dorénavant interdit, tchu tchu tchu, c'était pourtant une super idée.

C'est clair maintenant, ma vie va changer totalement.  Je ne pourrai plus être à l'arrêt de bus sans me demander si je suis observée, épiée, décryptée, analysée.  Et j'ai aussi intérêt à choisir les livres que je lis, à prendre des trucs hyper intellos histoire de me donner un genre.  Rha la la la la.

Pour info, j'ai congé vendredi, nananère... me demande si je vais pas me terrer dans un café, armée de jumelles, pour repérer l'observateur en question.  Quelqu'un en congé pour m'accompagner dans cette mission de contrespionnage ?

31
mar

Les mots-clés du jour

annie girardot a t elle jouer dans les chtites : non, la pauvre est en maison de repos maintenant, tandis que sa mémoire s'est envolée

c est pas parce que escargot n'a pas de dent calecon : en effet, c'est pas passqu'il n'a pas de dents, non mais

barbie et le proute caca boudin!!!!!!!! : un peu de respect pour cette blonde à forte poitrine

partition pipi gazon papillon coccinelle : faire pipi sur le gazon pour amuser les coccinelles, faire pipi sur le gazon, pour amuser les limaçons

patience est mere de surete : prudence, pas patience

animal chiens prend une femme blonde par le cu : et pourquoi juste une blonde ?

fraise tagada qui ne font pas dans la vodka : ainsi fond fond fond la petite fraise tagada-a, ainsi fond fond fond, elle fond dans la vodka

synopsis un homme achete boite de conserve ravioli pour gagner un voyage : tchu ça a l'air captivant comme film ou livre

boite foie gras perimee mangeable? : mais oui va, ça provoquera même pas une crise de foi(e)

Quel est le principal lot à gagner dans le grand concours Nutella Toaster ? : mais keske j'en sais moi, un toaster ?

PARLONS MOORE LANGUE ET CULTURE DES MOSS : la culture des moss... inventée par Kate ?

blog de jeune bloggeuse aux gros seins : tu sais ce qu'ils te disent, mes seins ?

"la semaine commence mal" : tant qu'elle finit bien...

célibataire nerveuse anaïs : nan chuis pas nerveuse, pas du tout, c'est CLAAAAAAAAAIIIIIIIIRRRR ?

cbwalker87 : à vos souhaits

scoubidou sex : ça doit gratter non ?

sexe scoubidou : oui ben ça va on a compris

 

31
mar

Quand le hasard offre un petit (ou un grand) bonheur

Parfois, je me dis qu'il n'y a pas de hasard dans la vie.  Jamais.  Never.  Nunca.  Nooit.

Vendredi (enfin un vendredi), les enfoirés passent à la TV.  Et chantent Angelo Branduardi.  J'enregistre, car je suis pas at home.  Je commence à regarder, je m'interromps, et je réenregistre quelque chose dessus, par erreur, sans voir Angelo.  Moi, j'aime Angelo.  Mais j'ai pas vu les enfoirés chanter Angelo.

Mercredi, je vais déguster, avec une amie, une succulente crêpe mikado, pleine de glace, de chocolat fondu et de crème fraîche, ce qui est somme toute logique pour une crêpe mikado, je le conçois.  Durant la discussion, elle m'annonce qu'Angelo vient à Namur.  Oh oh oh, j'y pense puis j'oublie.  Petite cervelle, petite mémoire.

Jeudi, je vais manger chez une autre amie.  Qui m'annonce qu'elle a découvert Angelo vendredi, qu'elle ne connaissait absolument pas, qu'elle adooooooore.

Et la boucle est bouclée.  Je me souviens, qu'il vient.  Je le dis.  On chante un petit coup, pour fêter ça.

Moins de 24 heures plus tard, nous avons nos tickets.

Hasard, coïncidences, destin, j'en sais trop rien.  Mais ce que je sais, c'est qu'ils font bien les choses, quoi qu'ils soient, et qu'on va voir Angelo, yessssssssssss.

 

06:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

30
mar

J’ai testé « embrasse un crapaud, puis sauve une vie »

C'est le soir, mais il fait encore clair, vive le printemps.  Il fait doux, mais pas assez, nous le comprendrons plus tard.

En voiture, direction sauvetage de batraciens.

Passque, c'est bien connu, au printemps, les sauteuses des prés, plus souvent appelées ainsi lorsqu'elles sont accompagnées d'ail, prennent des risques inconsidérés pour aller pondre dans l'étang qui les a vues naître, en traversant des rues pleines de trucs qui font vroum vroum.  Durant cette migration, nombreuses sont celles qui se font écraser et ça fait plotch plotch.

Vous allez me dire, « à quoi bon en sauver quelques-unes, est-ce vraiment indispensable dans notre société, notre monde ».  Bien sûr que non.  Rien n'est indispensable.  Bosser ne l'est pas.  Aller au cinéma non plus.  Aider une œuvre non plus.  Se tracasser pour l'effet de serre non plus.  Et faire traverser des grenouilles non plus.  Mais doit-on, dans notre existence, ne faire que des choses indispensables ?  Purée, ô que non, j'espère bien.  Donc moi, depuis toujours, ne me demandez pas pourquoi (peut-être ce mythe du prince charmant, qui sait), je rêvais de sauver des grenouilles.  Passque j'aime bien ces petites choses en soi banales, mais quand on y pense tellement géniales (et ça rime) : servir un repas de Noël aux démunis, répondre au téléphone au Télévie (enfin pas cette année, zont quitté Namur, les fourbes), donner l'heure à une vieille dame angoissée, sauver des grenouilles... J'aime ça. 

 

Et l'opportunité m'a donc été donnée d'aller sauver les grenouilles.  Mon matos est prêt : seau, bottes en caoutchouc n'ayant jamais servi (moi être une aventurière dans l'âme, dans l'âme seulement), gilet réfléchissant (en tout cas plus que moi) prêté par ... euh j'ignore si je peux le dire et lampe torche... que j'ai oubliée.  Passque, sans doute, j'ignorais comment allait se passer la récolte des grenouilles.  Donc je croyais sans doute, béatement, qu'elles allaient se précipiter dans mon seau, en me croassant des petits « mercis mercis mercis ».

Bref oubliée, la lampe, mais pas grave, car à notre arrivée, l'organisateur a tout le matos adéquat pour les bénévoles ignorant tout des déplacements annuels de batraciens.

Et il est super, l'organisateur.  Passionné.  Il prend le temps de tout nous expliquer.  Ainsi, une fois que nous sommes bottés, gilet-réfléchissantés, seautés et lampedepochés, il nous emmène à l'endroit balisé « attention traversée de batraciens », avec petite lumière et panneaux pour avertir les véhicules, et nous explique le processus : les petites planches en bois arrêtent les bestiaux, il nous suffit de les récupérer et de les mettre dans le seau.  A gauche, ceux qui reviennent de l'étang après la ponte et les galipettes (enfin plutôt les galipettes puis la ponte).  A droite, les retardataires qui tentent encore de rejoindre ledit étang.  Nous serons à gauche, pour les retours.  C'est ainsi que ça s'appelle : y'a les allers, et les retours.  Et tout est comptabilisé : 4500 allers à ce jour, rien que là où nous sommes.  C'est grisant. 

Il est maintenant temps de nous mettre au boulot, et de repérer les grenouilles.  Mais ici, point de grenouilles, que des crapauds.  4500 crapauds autour de moi, voire plus.  Et mon esprit se met en branle : 4500 princes charmants potentiels.  Un supermarché de bruns ténébreux en puissance.  Rhaaaaaa, je me meurs de bonheur.

Mais je n'ai pas le temps de rêvasser et d'organiser mon mariage de princesse, le devoir m'appelle.  Et il est simple, passque les crapauds, c'est d'une fadeur inattendue.  Dans ma tête, grenouilles et crapauds, ça saute vachement.  Ça saute haut.  Ça ne fait que ça, sauter.  Un peu comme des criquets ou des sauterelles, je sais pas trop.  Mais genre, tu approches ton doigt, et pouf, y'a plus de grenouille, enfuie, échappée, évaporée.  Et bien pas du tout.  Le crapaud, puisqu'ici, il ne s'agit, je vous le rappelle, que de crapauds, avance mollement, bien au sol.  Même lorsqu'il saute, c'est parallèlement au sol, et pas en l'air, j'ai pu le constater.  Le crapaud est fade.  Tellement fade que j'angoisse : une fois ce crapaud transformé en prince, ça va donner un mec « fauteuil télécommande football bière pieds sur la table basse », je ne vois pas d'autre alternative.  Alors, est-ce une bonne idée d'en embrasser un ?

Donc le crapaud avance à son rythme.  Et une fois bloqué par les panneaux de bois supposés lui sauver la vie, il attend.  Le panneau ne fait que vingt centimètres de haut, mais le crapaud ne tente rien.  Il reste là, perdu.  Et il attend.  Il attend la main humaine qui vient le sauver.  Oh, il a peur hein, on peut le constater : le mâle croasse pour la signaler, sa peur, tandis que la femelle, elle, fait pipi.   Passque, oui, le crapaud est mâle OU femelle.  La grenouille aussi.  Et non, le crapaud n'est pas le mâle de la grenouille, non non non.  Le mâle se reconnaît à ses petites pattes avant ornées de taches noires (dont j'ai oublié le nom, mais je crois me souvenir que ça a un lien avec la sexualité, petit coquin va).  La femelle se reconnaît à sa taille : elle est énorme.  Et puis, le mâle, il est obsédé (ça donnera donc un prince « fauteuil télécommande football bière pieds sur la table basse cul sexe cul sexe cul sexe cul »), il s'accroche comme un damné, tout petit qu'il est, sur le dos de son énorme femelle, il s'accroche à son cou, et ils avancent à deux, soudés.  Hilarant.  Captivant.

Et nous les ramassons.  Des petits mecs.  Des grosses nanas.  Et des couples.  Parfois, la nana est ballonnée, incroyablement ballonnée (un peu comme moi après le repas, vous voyez), si ballonnée qu'on en déduit qu'elle n'est pas du groupe « retour » mais du groupe « aller », qu'elle est vachement en retard et qu'elle doit rejoindre l'étang.  Et hop hop hop, on la change de seau.

C'est grisant, ce ramassage de crapauds en danger.  On se sent investi d'une mission vitale.  Un petit rôle, tout petit, mais tellement important pour chaque petit batracien sauvé de la mort.  Genre « je suis la déesse des batraciens, venez vers moi, ma toute puissance va vous sauver ».  C'est limite émouvant.  Et pourtant, le crapaud, en soi, c'est pas super émouvant.  Bon, c'est vrai, les petites pattes, c'est mignon.  Et le léger croassement, c'est craquant.  Mais la peau verdâtre, les pustules, la chair flasque (plus flasque que mon bide, je vous le jure), froide, parfois un peu gluante, c'est bof bof.  Et puis leur grande gueule toujours fermée, c'est étrange.  Grande gueule qu'on a embrassée, bien sûr.

Ben oui, et ne jouez pas les étonnés, vous vous y attendiez, hein.

On a repéré un crapaud en super forme, qui s'accrochait désespérément à une de nos mains, la confondant avec une femelle, sans doute, comme un bernard-l'ermite s'accroche à sa coquille.  Pour le détacher, ce ne fut pas une mince affaire, je vous le dis.  C'était un signe.  Comme un coup de foudre.  Alors, on l'a embrassé.  A tour de rôle.  Sur le corps ou carrément sur la bouche.  Moi, j'ai opté pour la bouche.  Passque moi, maintenant, je peux dire que j'ai embrassé un potentiel prince sur la bouche.  J'ai au moins embrassé quelque chose en 2010, c'est déjà ça.  Et puis c'est mieux que d'embrasser un homme potentiellement fade comme un crapaud non ?  Donc, on a embrassé un potentiel prince... Et c'est au moment où on riait comme des gamines de ce moment étonnant que le doute s'est insinué en nous, comme du venin de vipère (je fais dans les bestiaux à sang froid, en ce moment) : et si c'était plutôt une potentielle princesse ?  Au moment des baisers, en effet, nous maitrisions encore mal la distinction mâle/femelle (maintenant je suis une pro du tri de crapauds, comme l'immonde tri de poussins vu sur internet).  Cris de détresse envers l'organisateur, qui confirme que c'est un prince, enfin un crapaud pardon, ouf ouf ouf, trois fois ouf.  On l'a échappé belle. 

Et il et resté crapaud, malgré nos baisers langoureux.

Mais finalement, tout bien réfléchi, heureusement qu'il ne s'est pas transformé en prince charmant, car le pauvre aurait dû choisir entre trois prétendantes... et je vous prie de croire qu'on se serait battues à mort.

La chasse, ou plutôt la récolte, de crapauds a duré deux bonnes heures, durant lesquelles chaque petit batracien trouvé était un petit moment de bonheur.  Un petit moment de douleur pour mon dos, qui s'en est souvenu toute la nuit, le bougre, mais qu'importe.

J'ai réalisé mon rêve.  Parfois, quand on réalise son rêve, on est déçu.  Là, c'était comme dans mon rêve.

Je pense qu'on a fait traverser environ 150 crapauds, ce qui est très peu par rapport à certains soirs, quand il fait plus chaud et/ou un peu humide.  Passqu'en plus, ils sont spepieux sur la météo...  150 c'est pas énorme, mais c'est toujours ça.  Et puis on reviendra !

Comme l'a dit un de mes acolytes quand nous remballions lampes, bottes, gilets réfléchissants et seaux, c'était une chouette soirée.  Et comme a répliqué l'organisateur « pas une chouette soirée, une grenouille soirée ».  Damned, ça aurait fait une super bonne anaïssade ça... 

Grenouille soirée qui s'est terminée avec des kilos de durums et des litres de boissons pétillantes.  Que du bonheur je vous dis, que cette grenouille soirée.

Et puis, c'est clair et net, maintenant, je ne mangerai plus jamais de cuisses de grenouilles.  J'avais arrêté durant dix ans, un peu comme le tabac, puis j'avais recraqué quelques fois ces dernières années.  Mais là, terminé, à jamais.  Depuis que je sais que les batraciens, de par leur constitution, mettent plusieurs jours à mourir, agonisant, sans pattes... Horreur et putréfaction, je ne veux plus participer à ça.  Scampis à l'ail, oui, escargots à l'ail, oui, mais cuisses de batracien à l'ail, plus jamais.

Et la photo, c'est une grenouille qui a pondu tout récemment dans un point d'eau près de chez moi.  Une charogne de grenouille qui s'est cachée quand j'ai été la voir, la vilaine.  Une grenouille qui ressemble trait pour trait aux crapauds de ma récolte, mais elle a pondu en grappe, donc c'est une grenouille, le crapaud pond en chapelet.  Keske je suis culturée en matière de batraciens, hein, maintenant.  Une grenouille que je me ferais bien frire avec de l'ail, en punition de son absence.  Mes bonnes résolutions la sauvent...

grenouillenamur

 

29
mar

Qui pourrait bien nous aimer hein ?

« Céline . » (attention à l'espace avant le point, primordial, l'espace avant le point), nouvelle lectrice assidue de mon blog, pas avare de commentaires, ce que j'adore (et ce dont je la remercie vu que certains qui m'ont promis des commentaires n'ont pas tenu leur promesse, eux, oui, c'est de vous dont je parle titchu, titchu), a écrit, comme ça, l'air de rien, en passant, cette toute petite phrase qui m'a totalement collée au sol (fort heureusement, j'étais vautrée sur mon canapé, je ne suis donc pas tombée fort bas) : « qui pourrait bien aimer une fille brûlée hein ? »

Est-il possible de passer ce petit bout de commentaire sous silence, d'y répondre « bêtement » par un autre commentaire, comme je le fais d'habitude ?

Non.

Comme je vous le disais, ça m'a scotchée, cette question.  Tourneboulée.  Retournée de l'estomac.  Attristée.

Etonnamment, Céline ., je me suis justement posé cette question ce week-end.  Pas « qui pourrait bien aimer une fille brûlée hein ? », mais « qui pourrait bien m'aimer hein ? »

Drôle de hasard non ?

Bon, je ne vais pas prétendre que je ne me pose jamais cette question, enfin que je ne me la suis jamais posée, mais j'ai eu une phase existentielle, ou quelque chose du genre, ce week-end.

Alors tu comprends, Céline ., pourquoi ta question, posée comme ça, à la fin d'un commentaire, si discrète, mais si parlante, m'a bouleversée.

Parce que d'un côté, je me dis « de quel droit puis-je me plaindre, moi, quand je lis ce que tu endures, ce que tu as enduré, ce que tu vis au quotidien, tes angoisses, tes questions, tes douleurs, alors que tu devrais profiter de ton adolescence, être naïve, confiante en l'avenir, mordant la vie à pleines dents, sans réfléchir ».

Et d'un autre, je me dis que comparaison n'est pas raison.  Et que oui, j'ai le droit de m'interroger, même si ne suis pas brûlée, même si je n'ai pas traversé tes drames, même si...  J'ai le droit de me demander « qui aimera une fille comme moi, pas cap' de préparer un petit plat ni de repasser une chemise correctement, pas cap' d'avoir un intérieur rangé, pas cap' d'avoir des yeux de biches, pas cap' d'être séduisante, pas cap' d'être mince, pas cap' d'être jolie, pas cap' d'être cultivée, pas cap' d'être désirable.  Cap' de rien en fait. Alors, qui ? »

Causes différentes, questions identiques, Celine . et moi.

Mais Céline ., malgré tes interrogations, malgré les miennes, crois-moi, crois-le, ne cesse jamais de le croire : tu vas être aimée.  Il verra plus loin que tes brûlures.  Il te verra, toi, pour ce que tu es à l'intérieur, avec tes défauts et tes qualités, pour ce que tu es à l'extérieur aussi, avec tes défauts et tes qualités.  Il t'aimera toi, Celine ., telle que tu es.  Quant aux autres, n'aie aucun regret, ils n'en valent pas la peine.

 

 

19:16 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des coups de blues | Lien permanent | Commentaires (20) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
mar

La prise de tête du jour

Quelqu'un qui me veut du mal (je ne vois que ça) m'a envoyé ce jeu.  Si vous parvenez à maintenir le chat encerclé, faites-moi signe, moi je vais de ce pas voir mon médecin pour avoir des calmants.

Add. Trois minutes et dix essais après avoir posté, j'ai réussiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

chat

29
mar

Anaïssade du jour

Mostek me dit "j'ai acheté un gros paquet d'œufs en chocolat" (à prononcer correctement, et pas comme oeuf, comme je dirai pas qui mais j'en pense pas moins).

 Et moi "si c'est un trèèèèès grooooos paquet, dis plutôt 'un paquet de trois en chocolat'"

 

29
mar

Les feux de l'amour, c'est sur les blogs, maintenant...

Un vrai vaudeville que les histoires d'amour d'ados.  Par souci de confidentialité, je ne citerai pas le nom de l'ado dont je vais vous parler, of course.  Mais bon, vous devinerez vite.  Marrant, j'ai l'impression d'être une mère de famille, là, pour quelques instants.  Ce qui est loin d'être le cas, chuis déjà une mauvaise marraine, alors une maman, vous zimaginez ?

Donc, les histoires d'amour, c'est du vaudeville.

Pour résumer : X aime Y, qui elle aime Z, qui lui aime A, qui elle ne l'aime pas, elle aime M, qui lui aime P.

Bon, évidemment, tout ça, c'est pas nouveau.  Déjà à l'âge de glace (quoique, y'avait pas d'humains à cette époque, sauf erreur), déjà au temps des cavernes, déjà au temps des Romains, les amours pas réciproques menaient le monde.  Je t'aime moi non plus, version soft.

Mais la nouveauté de ce siècle, ce sont les blogs.

Passque sur les blogs, tout se sait.  Et vu que X, Y, Z, A, M et P ont un blog.  Tout se sait.  Et vu que j'ai parlé de A sur mon blog, qui a parlé de moi sur son blog et que X, Y, Z, M et P sont passés par là, tout se sait encore plus.

Et me voilà catapultée, l'instant d'un tchat, dans un vaudeville d'adolescents. 

Me voilà transformée en conseillère pour ado en peine de cœur.  J'ai quinze ans, là, d'un coup.  Etrange.

Et me voilà catapultée, bis, dans ma propre adolescence.

Quand j'aimais F, qui ne m'aimait pas.

Point.

Ben oui, à l'époque, pas de tchat, pas de blog, pas de sms.  Tout restait mystérieux.  J'aimais F, sans réciprocité.  Ensuite j'ai aimé A, X, P, PM, A (bis), F(bis) et T, et puis B aussi, et j'oubliais M, tout ça sans réciprocité.  Appelez-moi reine de la non-réciprocité.

Mais ici, je parle de F.

Donc j'étais raide dingue de F.

Mais on était juste amis.  Très bons amis.  Des amis qui se voyaient en dehors de l'école.  Me souviens même que j'allais dans sa chambre, du haut de mes treize ou quatorze ans.  Actuellement, à cet âge, on laisse pas des ado aller dans une chambre sans une provision de préservatifs, ma bonne dame.  Mais de mon temps...

On était juste amis.  Tout le monde pensait le contraire, car on se téléphonait souvent, comme deux "meilleures amies".  Rha, j'ai un pincement au cœur en y repensant, comme j'étais encore naïve et comme je croyais encore en l'amour, à cette époque.

Et un jour, il m'a proposé une sortie.  J'ignore pourquoi, j'ai senti que c'était pas comme les autres fois.  Bizarre, je l'ai senti.  C'est ainsi.  Ce fut l'exaltation.  Le bonheur.  La réalisation d'un rêve.  Jusqu'au jour du rendez-vous.

J'y suis pas allée.

Ne me demandez pas pourquoi.

Passqu'à l'époque j'étais déjà conne.  Jeune et conne à l'époque, comme le dit la chanson.  Maintenant, je suis vieille, mais toujours aussi conne.  Si c'est pas malheureux.

Tout a changé.

Rien n'a changé.

Comme quoi, les vaudevilles d'ados de 2010, ça vous plonge une vieille Anaïs dans ses souvenirs en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.

 

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28
mar

Ma vie à deux - Missbean

"Le dimanche... on lit au lit".

On lit au lit, et keskon rit !

Même si moi, je me retrouverais sans doute plus dans des anecdotes type "Ma vie à une", j'ai totalement adoré "Ma vie à deux".  Et pour cause, il est écrit par Missbean, cette illustratrice parisienne (mais plus pour longtemps) que j'ai eu la joie de rencontrer et qui a illustré quelques billets de ce blog, et même quelques textes de bibis, avec des dessins encore inédits ici, faudrait que j'y remédie un de ces jours, tant ses dessins sont démentiels...

Dans "Ma vie à deux", je retrouve tout ce que j'adore du blog de Miss Bean, et plus encore, puisque c'est plein d'inédits. 

Elle a un style qui n'appartient qu'à elle, et c'est ce qui fait son succès, à notre Missbean, car ses petits personnages, une fois découverts, deviennent inoubliables.  Et les tranches de vie de couple qu'elle a coupées et illustrées pour nous, je vous prie de croire que c'est à mourir de rire. 

J'ai dévoré son recueil en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, et j'ai ri comme une baleine hystérique durant toute la lecture.

Moi je dis, chapeau Missbean.  Et puis je dis aussi, à quand "Ma vie à trois" ?  Passque la Miss, elle vient d'avoir un bébé, ce qui lui fait donc deux bébés en quelques jours, si c'est pas du bonheur, je vous le demande, c'est quoi ?

A découvrir si vous ne connaissiez pas Missbean (mais si vous êtes lecteurs de ce blog, c'est nin possible), à offrir à vos amis en couple, à votre chéri, ou à vous-même, passqu'on a toujours besoin d'une tranche de rire dans la vie.

Et un petit extrait du livre, un...

mavieadeux

mavieadeux

 

 

28
mar

Le mot clé du jour

voiture meuh in anaïs : ah ah ah, j'ai bien ri en lisant cette requête... ainsi, ça fonctionne, mais il faut y ajoute "Anaïs"... j'eûs espéré que même sans Anaïs... mais non, rien à faire, je parle pô assez de voitures ici...

En bonus, un petit printscreen, qui vous montrera les mots-clés en intégralité et la façon dont ils se présentent, ainsi que ce à quoi je passe mon dimanche : les séries, les mails, les citations, les synonymes... pour un projet sur lequel je bosse en ce moment.  Oui, je bosse... enfin entre deux épisodes...

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