31
déc

10 façons d’exterminer « l’éditeur »

 

- Le placer dans un chaudron gigantesque.  Allumer le feu, sous le chaudron.  Le regarder rougir.  Puis cuire.

- L'embrocher et organiser un barbecue géant avec tous vos amis.

- Visiter la Tour de Londres et subtiliser quelques instruments de torture.  S'amuser en empalant l'éditeur, en écartelant l'éditeur, en broyant les os de la main droite de l'éditeur, celle qui lui sert à signer les contrats.

- Enterrer vivant l'éditeur.  Lui laisser juste un petit trou pour qu'il puisse respirer et murmurer « c'est bon, je signe ».  S'il refuse, boucher le trou.  Sans regret.

- Regarder « Seven ».  Choisir un péché capital (voire plus si affinités).  Exterminer l'éditeur comme dans le film. 

- Lui tirer une balle entre les deux yeux.  Si ça sonne creux, c'est normal.

- L'obliger à lire l'intégralité de l'encyclopédie Universalis, sans jamais s'arrêter, jusqu'à ce que mort s'ensuive.

- Le placer dans une baignoire.  Prendre un couvercle de casserole.  Appuyer sur le couvercle afin que sa tête soit placée sous le niveau de l'eau.  Attendre qu'il ait fini de se débattre.

- Remplir sa bouche de pages froissées d'un des ouvrages qu'il a édités.  Faire de même pour le nez.  Lorsqu'il est devenu tout mauve puis immobile et tout blanc, l'affaire est dans le sac.

- Le séduire, l'épouser, le faire devenir fou amoureux.  Puis le larguer comme une chaussette orpheline.  Il en mourra de chagrin.

(Au fait, bonréveyon et bonanébonsanté tout de même hein... à tous... sauf à l'éditeur).

Illu de Flo...

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06:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

30
déc

10 bonnes raisons de haïr « l’éditeur »

En cette période de trêve noëllesque / nouvelantesque, quoi de mieux que de publier un petit billet plein de heine, hain ?  pardon, plein de haine, hein ?  Rien de mieux, je vous le dis...

(toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé serait bien sûr purement fortuite - d'ailleurs j'ai bien écrit « l'éditeur », pas « mon éditeur », qu'on se le dise... - et d'ailleurs mon éditeur, ou plutôt mes éditeurs est une éditrice, ou plutôt des éditrices qu'on se le dise aussi... et qu'on se dise aussi que tout ceci est inspiré de faits réels, bel et bien réels...)

- L'éditeur va vous rappeler, un jour, peut-être, si tout va bien, s'il a le temps, s'il y pense, si les poules ont des dents.

- L'éditeur adooooore votre projet.  Puisse Dieu faire en sorte qu'il ne se contente plus de l'adoooooorer.

- L'éditeur imagine que vous avez un QI de moule et que vous allez gober toutes ses couleuvres.  Pour info : les moules ne s'alimentent pas de couleuvres.

- L'éditeur est toujours débordé avec ses projets prestigieux.  Et le vôtre, de projet, il est pas prestigieux alleye une fois ?

- L'éditeur vous appelle pour vous demander qui vous êtes, déjà, au fait.

- L'éditeur vous parle de Marc Lévy et de Guillaume Musso, le chien galeux.

- L'éditeur vous donne rendez-vous à onze heures.  Vous arrivez à onze heures du matin.  Lui à onze heures du soir.

- L'éditeur visualise déjà votre futur livre, ses couleurs, sa forme, ses ventes fulgurantes.  Il va visualiser longtemps ?

- L'éditeur ment comme un arracheur de dents.  Mais l'arracheur de dents, au moins, vous savez qu'il est vicieux.  Et c'est utile, parfois, de se faire arracher des dents.  L'éditeur arracheur de dents lui, est inutile.

- L'éditeur est un enfoiré chronique, et cette seule raison suffit à avoir des envies de meurtre...

Donc demain, sur ce blog : 10 façons d'exterminer « l'éditeur », ça va saigner dans les chaumières.

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28
déc

Des nouvelles, en veux-tu, en voilà ?

J'écris un peu moins en ce moment, vous l'aurez remarqué.  J'ai eu d'énormes difficultés à me remettre à l'écriture après le deuil vécu, étrangement.  Les idées étaient là, je les notais, mais pas d'énergie du tout.  Je fais mon petit possip'... Ajoutez à cela une nouvelle rigolote à écrire pour Flair dans les semaines qui ont suivi, et deux autres projets top secret car en attente d'un dénouement heureux, cela a suffi pour me transformer en larve apathique.

J'ai cependant une envie qui me taraude depuis un petit temps : m'essayer aux nouvelles.  Et là, on va pas rire.  Car mes sujets d'inspiration sont morbides... vous verrez... un jour.

En attendant, je publie tout ce qui est fiction sur ma page In libro veritas... si le coeur vous en dit, c'est à lire ici.  Rien d'inédit, des nouvelles déjà parues ici, mais cela permet de rassembler uniquement les "fictions", et pas le blabla du blog.

Bonne lecture.

28
déc

J’ai testé « cesse de te regarder le nombril durant quelques heures »

Quand j'étais gosse, j'adorais Noël, fête de famille par excellence : la crèche et ses véritables santons de Provence, le sapin décoré de boules kitsch et multicolores même qu'on n'en fait plus des pareilles actuellement et c'est tant mieux, le repas festif durant lequel je ne mangeais rien car étant gosse j'étais une chieuse de première (ça a bien changé niveau bouffe, ça n'a pas changé niveau chieuse, dommage, l'inverse eût été préférable), l'ambiance, les cadeaux et parfois la messe de minuit.

Maintenant, j'aime plus Noël, fête de famille par excellence.  Passque, même si famille doit être entendu au sens large, pour moi Noël, c'est la fête de « sa » famille, savoir son mari et ses enfants, inclus dans le package, sans oublier le chien, le chat, le canari et le poisson rouge.  Sans famille donc, j'aime plus Noël.

L'an dernier déjà, j'avais décidé de me rentre utile à Noël, plutôt que de regarder mon nombril durant tout le réveillon en me lamentant sur ma petite vie sordide sans mari sans enfants sans chien sans chat (quoique) sans canari et sans poisson rouge.  J'avais donc contacté les Restos du Cœur.  Deux fois.  Zont jamais répondu.  Confirmation fut faite : les Restos du cœur, c'est nul, zont pas de cœur.

Cette année donc, j'ai abandonné les Restos du Cœur qui répondent pas et se foutent totalement des propositions de bénévolat, et j'ai trouvé autre chose à faire : Noël pour tous.  Ça dit ce que ça dit, le but est d'offrir un Noël digne de ce nom à tous ceux qui n'en ont pas les moyens, tant qu'à faire.   

Résumé de ces deux jours noëllesques pas comme les autres.

16h.  Je dois m'habiller.  Cornélien.  Ne pas avoir l'air « débraillée ».  Mais ne pas avoir l'air « guindée ».  Ne pas cailler.  Mais ne pas être frigorifiée.  Galère de galère, pire que pour un réveillon « classique ».

17h.  La soirée commence tôt, avec un briefing pour tout le monde :

- explication du déroulement de la soirée,

- apprentissage de la chanson d'accueil à chanter aux 230 invités attendus, qui me fout la larme à l'œil, ça commence bien (et puis rhaaaaaaaaa faut chanter ? on m'avait pas dit que fallait chanter ! veux pas chanter moi !),

- découverte du menu - apéritif et zak, mousse de saumon et son toast aux tomates séchées, potage au potiron et lait de coco, civet de biche, poire et purée de chais plus quoi, chicons je pense, assiette de desserts, lasagnes pour les mioches-  ça y est je bave j'ai faim très très faim (et je pense à ce que j'ai apporté comme en-cas, une tartine à la confiote de fraise... pour un réveillon de Noël, c'est ça être bénévole ma bonne dame, réduction absolue de calories au programme, réveillon le moins cher du monde, aussi),

- répartition des tâches : nous avons opté pour la plonge et l'animation enfants - sacrebleu, pourquoi l'animation enfants, je sais pas animer moi, et puis j'aime pas les enfants moi, et puis je veux rentrer chez moi, moi, et réveillonner seule avec mes cuisses de grenouille à l'ail en pleurant sur ma triste vie de PDF (pas d'amoureux fixe),

- et au boulot...

18h.  La salle est joliment décorée, avec sapin, nappes vertes et tout le tralala.  Y'a même un genre de DJ prêt à lancer des CD de Noël, et une housse rectangulaire qui me fait l'effet de contenir un piano, enfin un synthé ou quelque chose du genre.  Etonnamment, quand je vois un piano, maintenant, je ne me sens plus, même si je suis incapable de réellement jouer quelque chose.  C'est comme une attraction, comme un coup de foudre permanent, une envie de toucher, de caresser (j'ai ça aussi quand je suis amoureuse, tiens, en y songeant bien).

18h15. Les premiers invités arrivent, bien en avance, mais c'était prévu, et ça nous permet de lancer réellement la fête.  Nous sommes censées nous occuper de la vaisselle, mais y'a un lave-vaisselle, et les premiers temps, y'a nin de vaisselle, donc les tâches sont diverses et variées.  Pour ma part, je déambule entre les tables, une bouteille de Coca dans une main, une de Fanta dans l'autre, et je sers tout qui a soif.  Dans mon enthousiasme délirant, je forcerais bien chacun à boire, boire et boire encore, mais je ne peux.  J'aime ça, tiens, servir à boire.  Faire un sourire, remplir le verre d'un enfant, malgré, parfois, l'absence d'un merci, d'un simple regard parfois, malgré les réflexions un peu brusques, parfois.  Un merci, un sourire, un regard... compensent tout.  Je suis dans mon élément.

19h45.  Le moment fatidique du chant a sonné, et je me rapproche du grand drap rouge qui reprend les paroles apprises peu de temps auparavant.  Mon enthousiasme est tel que je fais fi de ma voix de fausset, et j'entonne ce chant de bienvenue qui me met, encore une fois, la larme à l'œil.  Dingue comme Noël peut m'émouvoir.

20h.  J'ai faim.  Je sais qu'il y aura des restes et que je pourrai manger, mais bon, chuis pas là pour ça, me dis-je en engloutissant une olive et un bout de pizza brûlant, que je laisse tomber sur la pince à linge ornée de mon prénom et de paillettes.

20h05. Le service des plats commence et, via une chaîne humaine, la distribution se fait sans encombre.  Une expérience rigolote de travail à la chaîne, immédiatement suivie du début de l'animation enfants.  Dans l'intervalle, je tente d'engloutir une petite mousse de saumon et un Coca light, mais le devoir m'appelle, les enfants n'attendent pas.

20h30. Le principe est simple : plusieurs stands proposent divers jeux, permettant aux enfants de miser des jetons et d'en gagner (ou perdre).  Grâce à leurs jetons, ils peuvent ensuite se rendre au « magasin » pour choisir des cadeaux.  Je tiens le stand du « parcours électrique », là oùsque les mômes doivent faire passer un anneau de métal d'un bout à l'autre du parcours, le long d'un fil de fer métallique, sans le toucher, car chaque contact fait s'allumer une ampoule.  Le parcours est difficile et, après avoir raflé les jetons de deux enfants, je décide de changer la règle en « tout le monde gagne ».  Après tout, c'est Noël hein !  Je m'amuse à voir venir et revenir les mêmes enfants, qui ont bien compris que chez Anaïs, c'est du tout cuit.  Et au fil des visites, ils rient, me parlent et se confient à moi, me livrent qui un secret, qui une réflexion sur sa tenue vestimentaire, qui une recherche de jetons pour faire un cadeau à autrui.  Une complicité inattendue, je l'avoue.  Et j'adore j'adhère.

21h30. On me propose de la soupe et de la biche, mais, étonnamment, je n'ai pas faim du tout.  J'accepte juste un verre de Coca light.  Au loin, dans la salle voisine, j'entends une chorale chanter et le piano jouer (l'envie me prend d'aller jeter un œil, mais je ne peux quitter mon poste, sacrebleu, petit regret, gros regret).

22h30.  Le gong de fin retentit.  Les sourires et la joie des enfants hyper gâtés, sacs à dos remplis de trésors, fait plaisir à voir.  Et comme c'est Noël pour tous, j'ai aussi mon petit cadeau, un chtit nounours tout doux porte-clés.  Petit souvenir d'une soirée pas comme les autres.

22h45.  Petit détour par la cuisine afin de proposer de l'aide pour la vaisselle.  Mais le lave-vaisselle travaille bien seul.  Alors je mange une toute petite mignardise « bombe au chocolat », arrosée d'un autre verre de Coca light.

23h. Destination le coin cadeau, afin de préparer plus de 200 sacs remplis de cadeaux pour les invités : une tasse décorée à la main par des enfants et remplies de douceurs, des olives, des mousses au chocolat, des bonbons, de la feta, des mini produits de soins, des biscuits... Ouvrir 200 sacs, les remplir de 200 pots d'olives, 200 tasses, 200 pot de fêta, 200 sachets de bonbons, 200 kit beauté, puis les disposer en rang d'oignon en attendant qu'ils soient remis aux invités, tout cela dans la bonne humeur générale et les rires, ça fait quand même mal au dos, je vous le dis, ma Bonne Dame.  Mais imaginer la joie de ceux qui les recevra, ça compense largement (mon dos ne sera pas d'accord le lendemain matin, mais qu'importe).

Minuit.  La fête est finie, direction messe de minuit.  Quelques beaux chants (Douce nuit, Il est né le divin enfant, mais pas Peuple fidèle, pourtant repris au « programme », snif, un sermon soporifique à souhait je l'avoue (les messes, c'est vraiment pas mon truc), une flopée de curés (on dit prêtre, mais moi j'aime bien « curé »), dont l'un beau comme ... un Dieu (c'est trop injuste), et un âne tout beau dénommé Zorro (les ânes, c'est vraiment mon truc), gris comme dans la chanson (y'a bien une chanson intitulée « le petit âne gris », non ?). 

1h.  Après un vin chaud pas chaud et pas bon non plus, retour au bercail pour une bonne nuit de sommeil.

Résumé de mon frugal repas de Noël, le plus frugal depuis ma naissance, faut bien le reconnaître : trois olives vertes, deux confettis de pizza, un mini roulé de jambon, un autre de saumon, quelques bouchées de mousse de saumon avalées en quatrième vitesse et une mignardise au chocolat.   

2h.  Je meurs de faim, dans mon lit, et me mets à fantasmer sur le civet de biche, la soupe au potiron et les mousses au chocolat.  Trop taaaaaaaaaaaaaaard.  Je m'endors, le ventre toujours vide, qui crie son désespoir, en vain.

Le lendemain.

15h.  A peine arrivée, un balai me tombe dans les mains.  Balayer le jour de Noël, sacrilège.  Moi qui hais le ménage, je suis servie.  Mais c'est ça le bénévolat, nettoyer, astiquer, balayer...  Suit le rangement des centaines d'assiettes, verres, bols...  C'est à cet instant précis que je réalise à quel point l'entreprise « Noël pour tous », nécessite des heures de travail : récolter les dons, trouver les bénévoles, arranger la salle pour qu'elle soit accueillante, dresser les tables, préparer plus de 200 repas de qualité, rendre la soirée agréable et conviviale, et enfin, tout ranger le lendemain, rapporter la vaisselle prêtée, apporter les restes aux cochons (rien ne se perd).  Chapeau les organisateurs !

17h.  Une fois le travail fini, orgie de chips (j'avais jamais vu des sacs de 50 litres remplis de chips, là j'ai vu) et de mousse au chocolat (sans moi, le resto nous attend), puis nous quittons les lieux avec la promesse de revenir l'an prochain.  Je me sens pousser des ailes de dame patronnesse, en toute confidence.

18h.  Petit tour sur le marché de Noël namurois, puis un repas, un vrai, au Pizza Hut, seul resto ouvert en ce soir férié.  Suivi d'un second repas, foie gras et tarte, arrosé, enfin, d'un verre de vin. 

2h.  Au dodo.

Satisfaite.  Heureuse de cette fête de Noël sous le signe de la solidarité.  Heureuse d'avoir pensé à autre chose qu'à moi durant quelques heures.  Heureuse d'avoir vu cette maman et son fils, ces familles, cette dame seule... tous un peu moins seuls.  Heureuse d'avoir fait la connaissance d'un groupe de bénévoles motivés et enjoués.  Heureuse.

Ça s'appelle Noël pour tous.  Et ce fut également Noël pour moi.

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06:16 Écrit par Anaïs dans La testing zone d'Anaïs | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

27
déc

Pas de trêve à Noël

La faucheuse ne s'arrête jamais... même pas à Noël.  J'en parlais justement il y a peu, avec son choli cadeau : Yves Rocher est décédé, je l'ai appris à l'aube dans un bulletin d'info, et Nanne vient de le confirmer en commentaire.

Décéder le lendemain de Noël signifie pour la famille que chaque prochain Noël sera si difficile.  Une petite pensée pour eux.

 

24
déc

Idée cadeau number six (last and least) : l’album de Noël d’Anaïs Valente

Ah ah ah, je rigole, rassurez-vous, faudra encore attendre un peu (genre deux siècles et demi) pour acheter mon album et m'écouter pianoter à la perfection.

Mais j'ai assez causé pour aujourd'hui, alors, pour vous souhaiter un bon réveillon, un joyeux Noël, une joyeuse dinde, un joyeux foie gras et un joyeux champagne, quoi de mieux qu'un petit morceau de musique ?

Ben plusieurs petits morceaux de musique.  Afin que vous admiriez l'étendue de mes progrès depuis septembre, si si, on dirait pas, mais j'ai progressé.  Le son est hyper mauvais, mais promis, je vais acheter un nouvel appareil prochainement, car ça fait vraiment trop mal aux zoreilles...

Allez, Noyeux Joël à tous !

 

24
déc

Idée cadeau number five : un brun ténébreux

Un brun ténébreux petite quarantaine drôle comme tout tendre comme pas deux romantique à souhait galant bon cuisinier adorant le repassage et les draps en flanelle fan de musique française et de comédies musicales aimant faire la vaisselle en amoureux et les séries télé en tous genres.

Ça c'est mon idée cadeau à moi.  Et pour moi.  Charité bien ordonnée commence par soi-même.

Alors si vous en croisez un, si vous en connaissez un, si vous en êtes un... vous savez ce qu'il vous reste à faire !

15:52 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

24
déc

Idée cadeau number four : Geluck se lache

Point de gros matou bedonnant dans ce dernier livre de Philippe Geluck.  Aucune présence de ce Chat qui m'accompagne et me fait rire de puis le tout début (j'ai tous ses albums, qu'on se le dise).  Mais l'humour est au rendez-vous.  L'humour, le cynisme, la façon toute particulière qu'a le Chat, oups sorry, Geluck, de poser un regard sur la société et ses actus, avec sa verve et son mordant habituel, mais sans jamais être vulgaire, et c'est tant mieux ainsi.

Ce livre, c'est du texte et de l'image, savamment orchestrés afin que le lecteur en prenne plein les yeux et la cervelle.

Des images à la Geluck, malgré l'absence du félin semi-obèse (j'ai dit semi, te fâche pas le Chat), même brio, même trait, même humour poilant.  Faire se poiler le lecteur sans animal à poils, c'est déjà une réussite non

Puis, des textes courts mais percutants, des textes qui font mouche, des textes pleins de vérité et de bon sens, sous la couche d'humour, des textes à rire, à réfléchir, à grimacer parfois.  Et puis un texte qui a retenu mon attention : « les cinq dernières minutes - que feriez-vous s'il vous restait cinq minutes à vivre ».  Je n'ai pas lu les réponse de Philippe Geluck, car ce sujet m'a inspirée : et si moi, maintenant, j'apprenais qu'il me restait cinq minutes à vivre, je ferais quoi ?  JE FERAIS QUOI DE MES CINQ PETITES DERNIERES MINUTES ?

- je mettrais mon morceau préféré sur la chaîne hi-fi, le tout serait de le choisir... Susan Boyle et You'll see ?  Bella's Lullaby de Twilight ?  Christophe Willem et son Produit de l'année pour danser une dernière fois ?  Halleluja chanté par Hanna Pestle ?  Du triste ou du joyeux ?  Diantre, rien que choisir me prendrait plus de cinq minutes...  Je peux pas avoir cinq heures à vivre plutôt ?

- je pleurerais quelques secondes sur ma mort imminente

- j'irais illico prendre une douche, car à l'heure où je vous écris je suis sur canapé, cheveux gras, œil triste (ou l'inverse), et je voudrais pas qu'on trouve ma carcasse dans cet état

- j'ouvrirais ensuite ma porte d'entrée, afin qu'on me trouve rapidement, et non pas dévorée par le rat affamé

- j'appellerais ceux que j'aime pour leur dire « je vous aime » et ceux qui m'ont fait chier pour leur dire « vous m'avez fait chier » (n'insistez pas, je ne donnerai pas de noms, passque bon, il est pas encore sûr, à l'instant où je tape ces mots, qu'il me reste vraiment cinq minutes à vivre)

- je me ruerais sur mes tablettes de chocolat blanc spéculoos afin de ne pas en perdre une miette

- je ferais une dernière caresse au rat et remplirais son bol de bonne bouffe (histoire qu'il me dévore pas trop vite, cf point 4 ci-avant)

- je sortirais dans la rue pour embrasser le premier brun ténébreux qui passe et qui aurait intérêt à se magner sur ce coup-là

- je ferais mon testament, vite vite vite, léguant tous mes biens à cent soixante-neuf associations belges et étrangères, histoire de compliquer la vie de l'exécuteur testamentaire ou du notaire

- j'enverrais un mail à mon boss pour lui dire « vous savez, les trente-sept dossiers que vous m'avez demandé de retrouver hier, même que j'ai cherché trois heures six minutes et retourné toutes les archives tandis que vous buviez le champagne pour fêter l'année à venir, et bien je les ai retrouvés, pourtant c'était un défi impossible à relever, et personne n'aurait pu y songer sauf moi, croyez-moi, car, vous ne pourriez l'imaginer, c'est fou, mais ils étaient rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa je meurs adieu »

- je passerais en vitesse sur le blog pour préciser mon départ imminent, histoire de pas vous laisser commenter en vain

- je me mettrais au piano, et je jouerais mon morceau préféré (dans ceux que je suis cap' de jouer pour le moment, soit nin bramin) : « la pastorale »

- Puis je pousserais mon dernier soupir, toujours au piano, comme Mozart mourant en pleine composition du Requiem.

Et vous, pour vos cinq dernières minutes, des idées ?

Racontez-vous !

Sur ce, je vous laisse, je vais lire les cinq dernières minutes de Geluck !

 

geluckselache

24
déc

Idée cadeau number three : Susan Boyle

Si ce nom ne vous dit absolument rien, c'est que vous revenez d'un périple en Papouasie.  Susan Boyle, c'est le buzz de cette fin de décade du début de décénie (bref, le buzz de 2009).

Une histoire qui commence mal, et qui révèle à quel point la société ne tient compte que de l'image (ça me débecte mais c'est ainsi) : passque Susan n'est pas une top biche taille 34 habillée à la dernière mode et coiffée comme une star, elle est de suite jugée, considérée comme une nullité absolue et comme une potentielle bonne histoire à rire de Britain's got talent (un genre de Facteur X ou de Nouvelle Star anglaise).  On l'attend au tournant, mais c'est raté.  Raté !  Et ça leur cloue le bec, aux trois membres du jury beaux-mecs-top-biche-blonde.  Et le public aussi a le bec cloué ;  Car une fois qu'elle chante, c'est incroyable.  A la première écoute, j'ai pleuré, et depuis, depuis que j'ai acheté son CD et que je l'écoute, j'arrête pas de pleurer dès qu'elle chante.

Vous me direz, est-ce bien raisonnable d'écouter un CD qui fait pleurer ?  Oui, car ce ne sont pas des larmes de tristesse, mais d'émotion intense créée par cette voix.  Apparemment je suis pas la seule, et ça me rassure car j'ai failli appeler « SOS larmes intarrissables » récemment.

Cet album, il est sorti pour les fêtes, et il est en effet féérique et très « ambiance Noël ».  Ce ne sont que des reprises mais on va pas gâcher son plaisir !

Rien que pour « I dreamed a dream » (issu de la comédie musicale Les misérables, que j'ai pourtant vue il y a des années, mais dont je n'ai aucun souvenir de ce morceau, dire s'il m'avait touchée) et pour « You'll see » (apparemment écrit ou composé par Madonna, qui est une chanson absolument divine et absolument belle et absolument touchante et absolument tout), cet album vaut le détour.

Je l'ai acheté lors de mon périple dans la Sibérie londonienne (je dois encore vous la conter, promis, j'arrive), et c'est que du bonheur.  Dans les magasins, là-bas, succès sans doute assuré, les piles de Susan Boyle étaient effrayantes.  Et là-bas, les CD sont pas chers ma bonne Dame.

Allez, j'ai dégotté un résumé de son aventure incroyable et quelques morceaux.  A déguster sans modération.  Et si vous aimez cette voix, si elle vous touche un tant soi peu, ruez-vous pour acheter l'album, croyez-moi, il va vous mettre la larmaloeil tout comme à moi.

Cliquez sur la petite photo de la fenêtre Amazon pour découvrir une vidéo sur Susan et écouter des extraits de tous les morceaux du CD :

 

24
déc

Idée cadeau number two : c’est la crise… de rire ! - de François Jouffa et Frédéric Pouhier

Oui, c'est la crise, on nous bassine avec ça à longueur de journées et de soirées.  Ça doit être le mot le plus prononcé dans le monde ces douze derniers mois : CRISE. 

Ce livre est donc le parfait antidote, afin d'apprendre à rire de la crise.  Rire, mais pas se moquer, hein, comme disait Popeck (ou Popek, chais plus, tant pis, paix à son âme).

Pas un essai, pas un roman, pas une analyse de la situation, que nenni.  Un livre plein de blagues, de tests, de jeux et exercices, tout pour vous plonger dans la crise... sans déprimer, que du contraire.  Passqu'en rire, c'est déjà en sortir - de la crise moi parler hein (waw, je m'épate, cette citation de bibi entrera dans les annales, c'est clair).

J'adore l'introduction, qui incite le lecteur « à acheter plein d'exemplaires de ce livre écrit, édité et vendu en France (note pour l'éditeur, remplacer France par Belgique pour les exemplaires vendues là-bas.  Ils sont tellement susceptibles) ».  J'adore... mais j'adore moins le « vendues », passqu'en Gelbique, exemplaires est masculin.  Je sais je sais, chuis pointilleuse sur l'orthographe, et j'assume, une faute à la première page, c'est dommage (et ça rime, je sais moi y'en a être poète, c'est définitif).  Et puis en plus, après réflexion, je suis pas susceptible, c'est clair ?  Retirez ça tout de suite où je boude jusque janvier 2013.  A part ça, l'intro est déjà à mourir de rire.  J'espère qu'il y a un chapitre sur la crise ... cardiaque, ça peut servir quand on rit trop beaucoup beaucoup (ah ah ah, j'adore mon humour, vous aussi hein).

En parlant de bouder, je vais pas le faire longtemps, car ce livre est vraiment rigolo.  Et car je craque pour les citations de stars, par exemple Schwartzenegger (il a dû coûter cher en nominettes durant son enfance, lui) : « L'argent ne rend vraiment pas heureux.  J'ai 50 millions en banque, mais j'étais aussi heureux lorsque j'en avais 48 millions ».  Ben voyons.  Car je craque pour les listes (idées pour sortir de la crise, pour accueillir l'huissier, pour déterminer si vous êtes devenu pauvre...).  Je craque pour les exercices pratiques : calculs, dessins, écriture...  Bref, c'est vraiment un ouvrage sympa (malgré la faute de la première page - note aux auteurs : acheter Le savoir écrire rapido presto), dans la lignée des cahiers d'exercices que j'apprécie particulièrement, version crise.

Au fait : 8,90 eur, prix français, pour un livre de format pas si petit que ça, moi je dis que c'est pas cher, et c'est tant mieux, car au cas où vous l'auriez oublié durant la lecture de ce billet, c'est la crise...

 

crisederire