30
sep

Semaine fée du logis 2 : quand je cuisine…

Je vous l'ai dit hier, ma vie est un peu perturbée en ce moment, au point que, de temps en temps, je cuisine.  Je sais, c'est dingue.  J'ai ainsi fait un crumble aux fruits rouges (étalez les fruits rouges surgelés dans le fond du moule, saupoudrez de pâte à crumble achetée au rayon frais du supermarché, enfournez), des pêches au thon (ouvrez la boîte de pêches, ouvrez la boîte de thon) et une quiche saumon romanesco (ça se complique fortement, je vous épargne la recette).

Vous vous dites, là, en me lisant « mais c'est qu'elle perd la tête notre Anaïs (le 'notre' symbolise votre attachement fou à mon égard - nan j'ai pas abusé d'alcool, je rigooooole), cuisiner, keskiluiprend ? »

Je vais vous dire ce qui me prend.

Ma chère môman m'a, il y a un petit temps déjà, mis en tête une idée vilaine pas belle : « les graisses hydrogénées, c'est dangereux ».

Elle a pris pour me dire ça l'expression terrorisée de la femme enfin responsable qui a tout compris et qui, plus jamais, est-ce clair, n'avalera le moindre microgramme de graisse hydrogénée.

Passque les graisses hydrogénées, comme dirait une autre petite blogueuse belge, c'est le mal.  C'est mauvais.  C'est cancérigène.  Ça fait grossir du gros orteil.  Ça provoque des éruptions sur les fesses.  Ça donne des cheveux blancs.  Ça rend célibataire.  (Biffer les mentions inutiles).

J'ai ricané.

Puis j'ai trouillé.

Et j'ai commencé à analyser les étiquettes de tous ces trucs que j'aime manger.  Et, bien entendu, le verdict est tombé (ça vire en poésie mes billets, zavez vu comme ça rime) : les graisses hydrogénées, elles sont partout.  Dans le chocolat les cakes les quiches les pizzas les gâteaux les galettes les plats surgelés les crêpes le chocolat blanc le chocolat noir le chocolat au lait le chocolat lait noisette le chocolat blanc spéculoos... PARTOUT.

J'ai donc pris une bonne résolution.  Supprimer toutes les sucreries de mon alimentation, et faire mes desserts moi-même.

Au menu : quatre quart(s ?), et crêpes.  J'ai donc acheté du sucre à 84 centimes, de la farine à 39 cents, des œufs à 1.99 eur et du lait à 41 cents (c'était l'époque où les 14 centimes de hausse n'étaient pas encore ajoutés et à payer par les consommateurs pigeons que nous sommes).

Ben franchement, je vais vous dire : je suis maintenant la reine de la crêpe.  Et du quatre quarts.  Bon, j'avoue, je suis la reine de la crêpe qui se désagrège ou toute noire crâmé, et du quatre quarts foncé à l'extérieur (pour ne pas dire brûlé) et mou à l'intérieur (pour ne pas dire cru).

Mais j'aime ça, faire de bonnes petites choses avec mes dix petits doigts.

Depuis lors j'ai même tenté le gâteau aux pommes.  J'en ai fait quatre.  Ben oui, j'avais reçu un sac de pommes, fallait bien en faire quelque chose.  Zétaient bons, mes gâteaux aux pommes.

J'ai aussi tenté les lasagnes (recette demain).  Et la ratatouille.  Et le poulet à la tomate et aux carottes.  Et le jus d'orange frais chaque jour.

Je deviens presque parfaite, je vous le dis.

Le seul hic : j'ose pas faire goûter ce que je fais.  Aucune confiance en moi.  Peur d'être confondue avec la méchante reine/sorcière de Blanche-Neige, vous savez, celle de la pomme empoisonnée.

29
sep

Série fée du logis 1 : deux mois sans capharnaüm

Passque je pense être habitée par un esprit maléfique, j'aborde en ce mardi annonciateur d'été indien (en fait j'en sais rien, j'écris mon billet en ce vendredi ensoleillé, en attendant Koh Lanta et Secret Story, donc j'extrapole sur la météo de lundi, tant pis), par une « série fée du logis ».  Passque je trouve que mon comportement est anormal en ce moment.

Je vous zesplik :

De une, j'ai des envies de cuisiner (billets suivront durant la semaine), mais des envies vraiment anormalement anormales, genre récurrentes, quotidiennes et harcelantes.

De deux, j'ai des envies de vivre dans un intérieur rangé.  J'ai pas dit nickel chrome hein, faut pas pousser, mais rangé.

C'est ce thème, le rangement, qui fait l'objet du billet du jour.

Tout a commencé le 31 juillet.  Le 31 juillet dernier, j'ai réalisé que la situation était grave.  Grave de chez grave.

Je suis bordélique, c'est indéniable.  Mais quand le bordel envahit tout, qu'il faut l'enjamber pour se coucher, que la salle-de-bains semble couverte de tapis plain gris alors qu'il s'agit juste de poussière scotchée au vinyle bleu, quand la vaisselle n'est pas verte mais couverte de champignons malodorants, quand y'a plus une fringue dans l'armoire (nan, c'est pas passqu'elles sont toutes à laver, j'ai de quoi m'habiller trois ans sans laver quoi que ce soit, acheteuse compulsive moi être, mais juste qu'elles sont toutes en-dehors de l'armoire), c'est là qu'en général je m'arrête et j'observe.  Puis je pleure.  Je pleure passqu'atteindre un tel état de bordel, c'est pas nin possip.  Et passque l'opération rangement semble inimaginable.  Insurmontable.

Pourtant, il a bien fallu.

Le 31 juillet.

Passque le lendemain, j'avais quelqu'un à loger ici (nan, pas un brun ténébreux, malheureusement).  Et quand quelqu'un loge, il faut le loger, le nourrir et aussi le laver.  Enfin façon de parler.  Mais il doit avoir accès à tout l'appartement.  Impossible de le laisser sur le pas de la porte comme je le fais avec le facteur, la concierge, la voisine et ma mère.  Impossible. 

Donc j'ai rangé.  Et rangé.  Et encore rangé.  L'enfer.  Puis nettoyé.  Et nettoyé.  Et encore nettoyé.  L'enfer, encore.  En fait, j'ai agi comme le fait le commun des mortels, chaque semaine en moyenne, voir plus.  Mais moi j'y arrive pas.  Je rêverais d'être maniaque, d'avoir le rangement dans les gênes.  Que ça coule de source.  Que ça aille de soi.  N'avoir qu'un manteau, une paire de shoes (à la rigueur deux, une par saison), quelques fringues, deux livres, un DVD (genre Pretty Woman, le seul le vrai).  Mais moi j'ai trois garde-robes pleines de vêtements (dont les trois quarts aussi démodés que ... ouf ben que les trucs démodés, avec des coloris à chier, des épaulettes de camionneurs et en plus dans un format dans lequel j'entrais quand j'étais ado, soit plate comme une sole limande), des dizaines de chaussures de toutes les couleurs, autant de livres qu'une bibliothèque et de DVD qu'une DVDthèque.  L'horreur.  Bref, chez moi, ça sera jamais comme dans les magazines de déco.

Mais après mon big rangement de l'année (du siècle ?), je me suis surprise à évoluer dans mon intérieur, un grand sourire aux lèvres.  C'était cool, cette cuisine dont je voyais l'évier, cette chambre où je ne trébuchais pas sur des piles de vêtements, cette salle-de-bains avec une baignoire brillante.  Le bonheur.  L'ordre à l'extérieur, ben ça aide à avoir de l'ordre à l'intérieur, je trouve.

J'ai donc décidé, en ce 1er août, que dorénavant, chez moi, il fera tout le temps « comme si un brun ténébreux pouvait débarquer dans ma vie, et dans ma chambre, à tout instant ». 

Et bien, plus de deux mois plus tard, j'ai tenu.  Bon, y'a bien quelques failles, du bordel qui tente de revenir, de la vaisselle qui tente de se poiler (néologisme - celui-là est pour toi Fanfan - signifiant se couvrir de poils), des fringues qui s'échappent de la garde-robes, mais je tiens.  C'est dur, mais je tiens.  Ranger, pour moi, c'est pas naturel, donc je dois me forcer, c'est pas un réflexe d'amener mon assiette sale et de la laver, ni de ranger mes fringues une fois lavées et séchées.

Mais je tiens.

Depuis deux mois.

Keske chuis fière.

28
sep

Et ça continue encore et encore...

Je continue mon apprentissage.  Après avoir saoulé le rat de "do mi ré la sol" durant une demi heure, après avoir joué des notes sans queue ni tête, j'ai appris ce petit morceau joué sur un vrai piano samedi (merci à sa propriétaire, ce fut du bonheur).  J'ai même su rejouer j'ai du bon tabac sans avoir la partition, après quelques essais difficiles.

Samedi, j'aurai mon piano chez moi.  Un presque vrai.  Chuis surexcitée, passque j'ai du mal sur le synthé, les touches sont trop petites pour mes doigts, et il est trop haut.  Mais samedi, rha samedi...  J'accueillerai mon piano.  Des idées de prénoms ?

Bon...

Plus difficile cette fois (pas les notes, c'est fastoche) : saurez-vous reconnaître le morceau ?

28
sep

Qui a vu le yéti - le dénouement

On en parlait partout, de ce fameux yéti.  Zétaient tellement nombreux à l'avoir vu...

Et moi, cette info me poursuivait.

Au point que lorsque j'ai entendu la pub pour cette nouvelle voiture, la Skoda Yéti, sur la radio au dauphin, le matin dans ma douche, je me suis dit « et ben, le yéti intéresse vraiment tout le monde ».

J'ai pas tilté, en grande blonde devant l'éternel...

Pourtant c'était clair et net, ce fameux yéti vu par tant de gens, c'était ça : cette nouvelle voiture.

Grosse biesse d'Anaïs va.

Bon j'y connais rien en yéti... mais ça m'a tout l'air d'un 4x4 ça non ?  En fidèles lecteurs, vous savez ce que je pense des 4x4 hein... N'empêche qu'il en jette, dans ce paysage polaire, c'est clair.

Pour en savoir plus...

Yeti2

28
sep

Campagne trash

Je vous parlais récemment d'une campagne d'une ligue contre l'Alzheimer, interdite de diffusion, car trop choquante...

A ce sujet, je trouve celle-ci vachement plus trash, limite si j'ai pas dû détourner le regard... beurkitude intégrale, mais pourquoi pas... ça vous choque, ça vous donne envie d'arrêter, ça vous laisse de glace ou ça vous file l'envie d'en griller une ?

Je vous mets un lecteur rose, pour adoucir la chose.

20:01 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28
sep

Le condamné à mort qui n'est pas mouru

Quand j'ai lu ça, j'ai d'abord éprouvé de la compassion.  Passqu'être condamné à mort, être amené dans le local et savoir que dans quelques minutes ce sera fini, puis subir durant un temps fou des tentatives pour trouver une veine, sans succès, et devoir retourner dans sa cellule en attendant la prochaine fois, c'est tout de même pas facile facile, j'imagine.  Son avocat a dit "c'était incroyablement douloureux, à tel point qu'il s'est effondré et s'est mis à pleurer".

Puis j'ai lu, aussi, que le condamné l'avait été pour enlèvement, viol et meurtre d'une adolescente, il y a 25 ans déjà, je ne suis plus parvenue à avoir une opinion.  Car j'ai imaginé qu'en matière de douleur, ce qu'avait subi cette adolescente était bien pire.  En matière de douleur pour sa famille aussi.

Puis je me suis dit que mes pensées reflétaient la loi du talion, et que c'était pas très joli de ma part. 

Puis j'ai pensé que l'adage "si on te frappe sur la joue droite, tends la joue gauche", c'était pas mon truc.

Puis... puis... puis...

Et depuis lors, je ne parviens pas à me décider...

Est-ce cruel d'avoir fait subir ça à cet homme qui a fait subir pire ?

Doit-on être inhumain avec lui car il l'a été ?

Faut-il relancer le débat de la peine de mort ?

Franchement j'en sais rien, d'un côté j'ai pitié de lui, de l'autre je trouve qu'il n'a eu aucune pitié, alors pourquoi s'en faire ?

Purée, comme c'est difficile tout ça... Z"en pensez quoi ?

17:19 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

25
sep

Question du jour

Dans l'expression "JEUNES ANGLAIS", où est le nom, où est l'adjectif ?

Oui, bon, je sais, c'est bizarre de se poser ce genre de questions (et à mon avis les deux alternatives sont possibles).

Allez, je vais m'abrutir devant la finale de Secret Story, ça reposera mon neurone.  Et je tiens pour Cindy.  Na.

20:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

25
sep

Mes humeurs du jour (enfin d'hier) dans la Meuse Namur

Faut-il b... comme un escargot pour lutter contre la grippe ?

Je viens d'apprendre, selon une étude hautement scientifique menée durant vingt ans (fou comme les scientifiques ont parfois du temps à perdre) par un spécialiste des gastéropodes suisse ainsi que par des experts des states, que la sexualité des escargots leur permet de mieux lutter contre les parasites. 

Je vous passe les détails de l'étude, un peu soporifiques, mais il semble que, pour les escargots ainsi que tout le règne animal (soit l'homo sapiens y compris), la reproduction par voie sexuée (en opposition à la voie asexuée, pratiquée par exemple par les plantes, les reptiles ou les bactéries, faut tout vous expliquer ma parole) présente divers avantages.  Vous avez sans doute connaissance de ses principaux atouts, je ne vais pas vous faire un dessin, petits filous que vous êtes... mais vous ignorez peut-être que ce type de reproduction permet de mieux lutter contre les parasites. 

En extrapolant un peu (voire beaucoup), j'en viens à me dire qu'il serait bon de se lancer dans une pratique assidue de la sexualité et/ou de faire des bébés rapido presto... passque, hein, bon, la grippe mexicaine, ou du cochon, ou H1N1, quel que soit son véritable nom, est à nos portes, ne l'oublions pas. 

Je sais, la grippe, c'est un virus et non un parasite, mais tout prétexte n'est-il pas bon pour se lancer à corps perdu dans le plaisir de la chair ?

Sur ce, j'y fonce.  Et vous, keske vous faites encore là ? 

 

24
sep

J'ai testé "la leçon de piano"

J'ai toujours voulu être une artiste.  Mais c'est mal barré, vu que j'ai rien fait depuis ma tendre enfance, ni danse, ni musique, ni peinture.  J'avais donc fait une croix sur mes rêves de danseuse étoile, peintre ou dessinatrice archi célèbre.  Mais dans le coin de ma tête trottait une idée, une envie : apprendre le piano.  Quand j'étais môme, y'avait un piano dans ma famille.  Je l'admirais, je le touchais timidement, sans plus.  Jamais osé investiguer.  Pas l'oreille musicale, l'Anaïs.

Donc, à ce jour, je sais juste jouer "fais dodo" : si la sol sol la sol la si sol si la sol sol la si la sol, à jouer sur n'importe quelles trois touches d'ailleurs.

Puis la vie m'a appris qu'on pouvait être vivant un jour et paf, sans préavis, sans avertissement de nulle part, être mort.  Et qu'il fallait réaliser ses rêves durant la vie.  Avant qu'il ne soit trop tard.

Alors j'ai décidé de réaliser mon rêve, et je me suis inscrite à des cours de piano.

J'ai de suite abandonné l'idée de l'académie, lorsque j'ai appris que pour les adultes, faut se farcir une année de solfège avant de toucher la moindre touche, noire ou blanche.  Pour les enfants c'est pas comme ça, ils sont à la fois confrontés au solfège et à l'instrument, mais je n'ai pas trouvé une bonne façon de faire croire que j'avais dix ans.  Et même si le solfège est indispensable, ça me bottait pas de me coltiner une année d'apprentissage sans pouvoir tenter quelques mélodies.  Je me connais, j'allais abandonner de suite.

J'ai donc pris des cours avec "intégration progressive du solfège".

Ben je vais vous dire, on n'a pas la même notion d'intégration progressive.  Passque dès le premier cours, le gentil prof tout jeune tout blond tout pas brun ténébreux, il voulait que je joue à deux mains.  Et en lisant une partition, pardi.  Moi qui n'ai plus lu de partition depuis mes cours de flûte en première rénové.  Moi qui n'ai plus voulu toucher à cette flûte depuis la fin de l'année scolaire, passque j'aimais pas le filet de bave qui en coulait chaque fois que je m'entraînais.  Comment dégoûter une ado de toute envie d'apprendre la musique ?  Lui imposer une année de musique avec un prof fêlé et une flûte en plastique beige.

Dans ma bêtise, j'imaginais un truc fastoche comme tout, progressif, à l'aise blaise, relax max, cool raoul, moi qui tape à dix doigts plus vite que la meilleure des meilleures.  Avec un peu de pratique, c'était dans la poche.  Fingers in the noze.  Quelques exercices et voili voilà.

J'ai eu deux cours à ce jour.

Mon nouveau prof, il est sympa.  Même s'il est pas très consciencieux.  Faut dire que c'est sa première fois en tant que prof.  Et que j'attends depuis une semaine des adresses pour acheter mon piano (merci Mostek pour le prêt de ton synthé, ça m'aide very much), et que là il est 21h14 et j'ai toujours rien reçu malgré la crise que j'ai piquée ce jour pour avoir enfin les infos et les partitions pour la gosse débutante que je suis, non mais, non mais !, message subliminal, toi ô prof de piano, si j'ai pas ton mail avant demain, je te fais bouffer les 88 touches mercredi).  Il est sympa donc.  Même s'il semble bien optimiste.  Paraît que j'ai bien le jeu legato, sans coupure brusque entre les notes (merci les vingt-cinq ans de dactylographie), alors il s'imagine que j'ai la science musicale infuse.  Mais bon, avec de l'entraînement, je vais finir par y arriver hein, à jouer Fais dodo (en entier), J'ai du bon tabac, A la claire fontaine et autres comptines bien sympatoches.  J'y crois j'y crois j'y crois.  Promis, je vous convie à mon premier concert.

Je réalise donc mon rêve, enfin, et je vous prie de croire que j'en ai des auréoles sous les bras après la leçon.  Et que, les heures qui suivent, j'arrête pas de voir des touches devant mes yeux, et de répéter les notes dans ma tête.  Et que j'ai joué quinze fois J'ai du bon tabac en rentrant.  Et que le rat il apprécie pas la chose, même si je mets le son au minimum.  Il s'agite comme un rat d'égout lors d'une inondation.

Dans l'histoire, j'ai pas de bol, car j'ai mon cours après une élève hyper douée et dotée d'une expérience que je n'égalerai jamais.  Tout à l'heure, en attendant mon tour et l'apprentissage de "j'ai du bon tabac", je l'ai entendue jouer la superbe musique de Twilight...  Rhaaaaaaaaaa, trop beau.  Rhaaaaaaaaa, je veux jouer ça.  Rhaaaaaaaaa, jalousie quand tu nous tiens.

Allez, rien que pour vous, mon premier vrai morceau.  Et vous êtes préviendus, le premier qui rira aura une tapette.

06:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

23
sep

Psychose version 2009

Chais pas si c'est pareil partout, mais en Belgique, il est dorénavant impossible d'ouvrir un journal, un site web d'infos ou d'écouter la radio ou la TV sans entendre parler de la peste, enfin du choléra, enfin je veux dire de cette fameuse grippe aux noms variés, mais pas la grippe saisonnière.

Je n'y prêtais pas trop attention ces dernières semaines, mais là, j'avoue que j'angoisse.

J'angoisse quand j'entends que les gens s'engueulent déjà dans mon pays pour avoir leurs doses de Tamiflu.  Une fois l'épidémie à nos frontières, ce sera chacun pour soi, et les gens seront prêts à tuer plutôt que d'être contaminés.  Y en aura-t-il pour tout le monde ?

J'angoisse quand je lis que les élèves seront séparés d'un mètre chacun.  Mon Dieu ça promet une super ambiance pleine de suspicion.

J'angoisse quand j'entends que les profs ne pourront plus se serrer la main.

J'angoisse quand un spécialiste de la grippe explique à la jolie présentatrice du JT que pour les personnes à risques ça pourra dégénérer en pneumonie très très très dangereuse.

J'angoisse quand je me dis que je vais devoir prendre le bus et cotoyer des tas de gens à l'haleine non seulement fétide mais également pleine de bouts de virus de la grippe.

J'angoisse quand la presse ne trouve rien de mieux que de publier un article sur les pays qui gardent des virus mortels et normalement disparus, juste pour le cas où ils voudraient faire une guerre bien sympa à grands coups d'envoi de maladies mortelles.

J'angoisse à l'idée d'aller me ridiculiser en pharmacie pour obtenir le vaccin, passque oui moi, ma bonne Dame, je suis dans les personnes à risque.  Oui, à risque.  Nan, chuis pas enceinte.  Nan j'ai pas 90 ans, bande d'irrespectueux.  Chuis atteinte d'une maladie chronique moi Madame.  Donc j'ai droit au vaccin, passque le moindre rhume mute en bronchite dans mon organisme, alors la grippe, rhaaaaaaaaa j'angoisse.

Enfin, j'angoisse à l'idée que boss chéri ne prépare rien pour nous protéger des vilains clients pas beaux et contagieux qui vont bientôt franchir les portes du bureau et venir nous contaminer.  Point de masques, point de produit désinfectant.  Nada.  Que dalle.

J'angoisse à l'idée d'être malade et confinée toute seule chez moi, avec personne qui osera venir me soigner ou me nourrir.  Et je mourrai seule ici, bouffée par mon berger allemand (si j'en avais un).  Devrais-je déjà remplir mon frigo et mon congélateur ?

J'angoisse passque j'ai été lire des infos sur le net, non sur la grippe, mais sur le choléra et la peste, et j'ai appris que le choléra existait encore dans beaucoup d'endroits, et même que quelques cas étaient relevés en France chaque année.  Je vais plus en France, fini pour moi les voyages dans des pays exotiques et lointains.  J'ai aussi appris que c'était idem pour la peste et la peste bubonique (me demandez pas la différence, j'ai déjà la nausée).  C'est quoi cette terre où sévissent tant de maladies atroces ?

J'angoisse tellement que je fais des cauchemars où tout le monde se promène masqué, toussant, agonisant, blanc comme des linges ou des fantômes.  Genre épidémie où tout le monde tombe comme des mouches sous une nuée de Baygon vert (ou bleu, chais plus). 

Je me vois en train de regarder L'amour au temps du choléra, ou Le voile des illusions, ou Virus, ou Le hussard sur le toit, ou Pars vite et reviens tard... bref que de trucs pleins d'épidémies et de morts.

Rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa.

J'en peux plus, je veux aller vivre sur la lune, là oùsque la grippe n'existe pas.  Ni la peste.  Ni le choléra.  Ni internet, tant pis pour vous.

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |