23
jui

Absence

Je prends une petite semaine d'absence sur ce blog, pour cause de maladiiiiiiie.  A très bientôt...

20
jui

Sorry

Sorry pour mon silence, j'ai pourtant tellement à vous écrire, mais mon esprit semble être en vacances, tout comme moi d'ailleurs, alors entre mon WE à Spa, (que du bonheur) la préparation d'une brocante pour évacuer trois mètres cubes de brol, (voire six mètres cubes) les activités prévues, les DVD à voir, Secret Story (ben oui quoi, j'avoue), les petites bouffes, les feux d'artifices et le sexe (nan je rigole, c'est juste pour les moteurs de recherche), ... voilà, j'ai rien écrit.

Mais je reviens, promis juré.

14
jui

Scènes d'un mastodonte quotidien

C'est toujours les mêmes dans ce bus.  Toujours.

Ceux du matin.

Ces femmes qui parlent beaucoup.  Aujourd'hui elles parlent félins.  Les chatons sont nés.  Mignons mais qu'en faire ?  J'ai envie d'intervenir, je supporte pas ces gens qui font des « bébés » et n'assument pas ensuite.  La pilule c'est pas fait pour les chiens.  Enfin si.  Pour les chiens.  Et pour les chats.

Ces gens qui sont plongés dans leur musique, vive les lecteurs MP3.  Coupés du monde ou presque.  Ils nous offrent leur monde, tant la musique résonne d'un siège à l'autre.

Ce chauffeur pas toujours de bonne humeur, et celui-là qui semble adorer ça, celle-ci qui est sans cesse en retard (ah les femmes), et ce dernier, l'air bourru, mais si gentil pourtant.

Cette maman qui l'an dernier montait avec sa fillette dans une poussette.  Il y a six mois, la fillette lui tenait la main.  Actuellement, la fillette marche seule, tandis que maman pousse la petite sœur.  Les mois passent et les vies évoluent.

Cette enfant qui n'est plus vraiment une enfant, mais qui restera à tout jamais une enfant (suis-je claire ?), avec son papa, et avec sa maman.  Elle est si heureuse de vivre.  Elle sourit à la vie, en permanence, ignorant les bouchons, l'heure matinale, la vie qui passe.

Cette femme qui descend après moi.  Elle marche difficilement.  Et chaque matin, je me demande où elle va.  Chaque matin.  Je ne le saurai sans doute jamais.

Ceux du soir.

Ces jeunes un peu bruyants, ravis d'avoir enfin fini leur journée d'école.

Ce prêtre, habillé d'une longue robe noire, toujours la même, plus très fraîche.  Elle a vécu.

Cet homme avec un chapeau.  Ça se remarque, un homme avec un chapeau.  Il est tellement grand que même sans le chapeau, il serait remarquable.  Mais il y a le chapeau.

Ce chien qui promène cette femme.  Un lévrier.  Au fil des saisons, il est nu ou habillé.  Frileux, le lévrier.  Et peureux.  Il a peur de tout et m'émeut énormément.

Ce chauffeur qui attend la fin de sa journée, pour retrouver je ne sais qui, amoureuse, mère, père, femme, enfants.  Ou personne, juste son téléviseur, comme moi.

Cette petite vieille qui se dit que demain, elle ne prendra plus le bus à cette heure.  Trop de monde.  Mais demain, elle aura oublié.  Et demain, elle prendra le bus à la même heure.

Et cette femme qui s'assied toujours à la même place, du moins quand elle est libre.  Derrière le chauffeur.  Bien installée.  Un livre entre les mains.  Toujours.

Cette femme, c'est moi.

 

13
jui

Un mythe s’effondre

L'information est tombée récemment.  Mais je n'en suis toujours pas remise.  D'autant qu'elle est tombée sur ce blog, mon bébé, mon tout petit, mon mignonnet de bientôt trois ans (rhaaa on ne rajeunit pas ma bonne Dame).  Et sans préavis.  Sans un quelconque avertissement.  Tout de go.  Brute de pomme.  Vlan dans la gueule d'Anaïs.  Et que je te jette l'info au visage en commentaire, sans ménagement.  Et que je te balance tout ça dans la tronche, paf paf paf.

Le gruyère n'a pas de trou.

Le drame.  D'autant que l'info vient d'une Suisse(sse ?), et que j'en déduis qu'elle doit être fiable.  Elle m'aurait dit que le chocolat suisse est meilleur que le belge, je n'y aurais pas prêté foi, of course (non mais, moi chuis belge hein, je sais que mon chocolat est the best of the best).  Mais quand il s'agit de fromage suisse, je ne peux que croire ce que je lis. 

Ainsi le gruyère n'a pas de trou.

A mon grand désespoir.  Je l'ai toujours cru.  C'est là qu'on réalise que dans la vie, on peut se tromper sur toute la ligne, pendant toute une vie, ou presque (comme le chante Calogero, qui me fait pleurer à chaque fois, le bougre).  Mais me tromper à ce point !  Avoir cru pendant des années que le gruyère était plein de trous, et réaliser que c'est faux, c'est incroyable ; je dirais même plus, c'est unbelievable. 

Mais alors, à kwa ski ressemble le gruyère, si ce que je prenais pour du gruyère était de l'emmenthal, une fois ?

Une recherche sur Google s'impose.

...

...

...

Quelques secondes plus tard.  Ben sur Google, en cherchant « gruyère », y'a tout de même beaucoup de trucs à trous, je vous le dis moi.  Ce qui prouve que je suis pas la seule à me fourvoyer.  Mais j'ai tout de même dégotté un truc sans trou, ce qui tend à confirmer que le gruyère n'a point de trous.

Recherche suivante, sur Emmenthal.  Et là, en effet la révélation : il est plein de trous, le filou. 

Maintenant, je sais.

Merci.

Mais, tout bien réfléchi, j'ai encore une question : y'a une différence de goût entre les deux ?

Allo, la Suisse, y'a kékun ?

gruyere

emmenthal

06:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

12
jui

J'aurais préféré vivre - Thierry Cohen

"Le dimanche... on lit au lit" (même si c'est dans la nuit... on est déjà dimanche).

Des mois que j'ai acheté ce livre, sur les conseils d'un internaute tenant un blog lecture.  Des années que je voulais le lire, depuis que j'avais découvert cette couverture illustrée d'un calendrier (édition originale).

Puis je me suis décidée.

Je ne m'attendais pas du tout à ça, la quatrième évoquant l'histoire étrange d'un homme se suicidant puis vivant, impuissant, sa vie, m'avait laissé imaginer un truc romantico-triste à la Marc Lévy.

Point du tout.  Même si l'étrange et le surnaturel sont au rendez-vous.

Dès la première page, j'ai été happée par l'histoire.  C'est bien ficelé, entre suspense et quatrième dimension.  Ça se lit vite.  Ça se dévore.  Ça fait pleurer.  Ça déprime.  Enfin, moi, ça m'a déprimée, car à lire certaines critiques, ce n'est pas le cas pour tous.  Ça doit être un livre qui déprime les déprimés et donne de l'énergie vitale aux optimistes, à mon avis.  On s'attache au personnage, qu'on a pourtant souvent envie de tuer, puis d'aider, puis encore de tuer.  On veut agir pour lui, on espère qu'il va pouvoir agir.  Alors on dévore le livre, pour en connaître le dénouement.  Vite.  Puis on pleure.  On réfléchit.  On se pose mille question.  On relit la fin pour être sûre d'avoir compris.  Et on repleure.  On reréfléchit. Je dis "on", mais lisez "je".  Chais pas pourquoi là, d'un coup, je parle en "on".

Ainsi donc (pléonasme), j'ai aimé.  J'ai adoré.  J'ai accroché.  Je n'ai pu m'en détacher.  Agréable à lire.  Prenant.  Captivant.  Un bon livre.  Original et tout et tout.

Par contre, ce qui m'a déplu au point de hérisser mes poils de bras (et ceux des jambes, si je ne les avais rasés récemment), c'est la morale de l'histoire.  Cette trame religieuse culpabilisante à souhait.  Ce message, comme un fil conducteur, qui s'accentue à la toute fin pour devenir harcèlement : le suicide est un péché.  Enfin, c'est comme ça que je l'ai perçu, j'imagine que chaque lecteur a sa propre interprétation (la vôtre m'intéresserait, d'ailleurs, tant qu'à faire).  Ça, ça ne m'a vraiment pas plu.  Pour moi, le suicide n'est pas un péché, mais un acte désespéré, commis par quelqu'un qui n'entrevoit pas d'autre solution, ni pour faire du mal à autrui, ni pour se faire du mal, mais au contraire pour ne plus souffrir.  Voilà ma position, totalement, je pense, opposée à celle de l'auteur.  Non, franchement, sur ce coup-là, je n'adhère pas, et je pense que ce message n'était pas indispensable à l'intrigue.  Mais bon, tout auteur fait passer le message qu'il veut, cela va de soi...

A part ce détail final qui me laisse un goût amer, ce livre m'a bouleversée.  C'est l'essentiel.

 

auraispreferevivre

11
jui

Deux films sinon rien… et d’un extrême à l’autre !

Me suis fait deux séances de ciné, et je vous prie de croire que c'était vraiment d'un extrême à l'autre, de la soirée délire et fun à la soirée déprime et réflexion profonde...

D'abord, « L'âge de glace 3 ».  Moi j'ai vu les 1 et 2.  Mais pas au ciné.  C'était donc ma « première fois Scratt en format géant ».  Et dès son apparition, j'ai craqué.  Est-ce normal d'être amoureuse d'un écureuil virtuel ?  Chais pas mais c'est ainsi.  Même que je l'ai mis en fond d'écran pour l'avoir tout le temps avec moi.  A la première seconde du générique, on voit son petit nez fureter par tout, et j'ai commencé mon concert de « ooooooooooh », de « aaaaaaaaaaah », de « qu'il est booooooooooooo », de « il est à mouaaaaaaaaaaaaaaa ».  Puis y'a eu Scratina et ça m'a fait deux écureuils pour le prix d'un.  Bon, bien sûr, y'a plus l'effet de surprise du début, avec le gland et tout et tout (oui c'est un gland, et non une noisette, qu'on se le dise, le gland a un chapeau, et c'est beau), mais c'est toujours aussi mimi et rigolo, même que j'ai failli faire une crise d'asthme tellement je me marrais.

Alors pour ma part, je trouve que ce troisième volet rassemble tout ce qu'il faut d'humour, de scènes attendrissantes et d'aventure pour passer un bon moment.  Je vous conseille la scène ou le paresseux dont j'ai oublié le nom (à part Scratt et Scratina, je connais aucun nom) nous fait une crise de solitude extrême de l'animal célibataire sans enfant tout malheureux (on dirait moi, d'ailleurs cet animal est ma réincarnation, c'est dingue).  Puis la scène de la plaine de jeux.  Et la scène du gland.  Bref beaucoup de chouettes scènes.  Seul bémol : j'ai trouvé que sur la fin ça traînait en longueur.  Mais à part ça, un super chouette moment.

Ensuite, on passe aux choses sérieuses : « L'enfant au pyjama rayé. »  Un film à l'affiche superbe, dont je n'avais pas entendu parler.  Fort heureusement, il m'a été conseillé et je n'ai aucun regret.  Quel film !  Accrochez-vous et préparez vos mouchoirs.  Même si le film ne tombe jamais dans le larmoyant inutile, il prend aux tripes quasiment dès la première seconde, pour finir en apothéose, au point que j'étais incapable de parler, de bouger un orteil, de me lever.  Juste capable de fixer le générique qui défilait, comme hypnotisée, dans un silence incroyable.  Personne ne bougeait dans la salle, à croire que l'effet était similaire chez tous.  J'ai même quasi été incapable de pleurer (moi qui d'habitude fonds en larme pour tout et n'importe quoi), tellement j'étais tétanisée.  Ce film est uniquement diffusé en VOST, et c'est tant mieux.  Il est tiré d'un best seller, et raconte l'histoire d'un gamin allemand qui se retrouve voisin d'un camp de concentration, ayant suivi sa famille et surtout son père, militaire à hautes responsabilités dans ce camp.  Intrigué par la « ferme » qui jouxte la villa qu'il occupe avec sa sœur et ses parents, il se lie d'amitié avec un enfant juif, séparés qu'ils sont par les barbelés.  Il ne comprend néanmoins rien de ce qui se trame... 

Outre les performances des deux jeunes acteurs, j'ai été époustouflée par l'actrice jouant la mère, dont le rôle évolue fortement au fil du film : elle est extraordinaire.  Totalement extraordinaire.  Enfin de toute façon, c'est le film qui est extraordinaire, et je vous le conseille fortement, tout en insistant pour que vous y alliez un jour où vous n'êtes pas trop déprimé (donc pour les filles, à éviter durant le syndrome prémenstruel, je veux pas être responsable de dépressions subites moi hein une fois).  Il ne doit pas être diffusé dans beaucoup de salles, mais ce film DOIT être vu.  Les critiques le conseillent aussi aux enfants, mais soyez prudents, c'est pas du facile, même si en effet, je pense que les enfants doivent savoir, car tout ça doit se perpétuer.

Après ce film, incapacité totale à parler d'autre chose ou à prendre un verre de façon légère.  Juste capable de disserter sur la connaissance qu'avaient les Allemands de ce qui se passait dans les camps à l'époque, de la responsabilité ou non des militaires qui suivaient les ordres, de la conscience qu'ils avaient ou pas de la gravité de leurs actes, des populations européennes qui n'ont pas bougé ou si peu, mais savaient-elles vraiment, et de ce que j'aurais fait si j'avais, moi, vécu à cette époque, si j'avais su, si j'avais compris... aurais-je agi ou fait l'autruche ?  Bref du lourd, du très lourd.

Maintenant, à vous de choisir...

ageglace3

enfantpyjama


More about this movie

19:53 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

10
jui

Mes humeurs dans la Meuse

Dernières de la saison, mes humeurs partent en vacances durant juillet et août, elles seront de retour en septembre...

Cervelle de moineau suisse

Suisse, car en forme de gruyère, avec plus de trous que de fromage.  J'ai pu le constater tout récemment, lors du décès de Michaël Jackson : j'oublie systématiquement qui est mort.  Oh, pas dans la « vraie vie ».  Mais dans le star system.  A croire que lorsque j'apprends le décès d'une célébrité, je suis triste, j'y pense... puis j'oublie (c'est la vie c'est la vie).

Je serais curieuse de pouvoir déterminer, dans une liste de cent personnes connues, tous secteurs confondus (évitez cependant la politique, pas mon truc), qui est mort et qui ne l'est pas.

En discutant de Michaël Jackson ou en lisant des articles consécutifs à son décès, j'ai ainsi (ré)appris le décès de Carlos.  De Jacques Villeret.  De Jeff Bodart.  De Pascal Sevran.  De Louis XIV, Charles de Gaulle et Lady Di (meuh non, je rigoooole). Et de Farrah Fawcett, mais ça c'était tout récent donc j'ai une excuse.

Finalement, savoir si une star est vivante ou non, c'est quasi aussi complexe que de savoir si elle est encore mariée et avec qui...

Est-ce parce que ces gens n'ont fait partie de ma vie que sur papier glacé que, morts ou vivants, finalement, ils restent bel et bien présents ?  Désir inconscient de les maintenir en vie ?  Statut d'icône qui les maintient en vie envers et contre tout ?  Help... Y a-t-il un psy dans la salle ?  Passque bon, même si ça a peu d'importance, ça la fout mal d'avoir chaque fois l'air surpris : « ah booooooooon, Carlos/Jacques Villeret/Charles de Gaulle est mort ?  Mais quand donc ? »

Enfin, avec le décès de Michaël, j'aurai au moins appris, après maintes recherches, la signification de RIP.  Vous l'ignorez ?  Tant mieux, zavez qu'à chercher, comme moi.

9
jui

De l’art de tout salir…

Je l'ai déjà dit, je n'étais pas une super fan de la mort qui tue (expression mal choisie, mais bon) de Michael Jackson.  J'avais vécu en direct live son super succès, j'avais vu ses clips incroyables et frémi sur thriller.  J'avais vaguement lu des infos sur les accusations à son encontre.  Je ne pense même pas que j'avais surveillé le verdict.  Je m'étais sans doute dit « Tiens, il serait pédophile ?  Bizarre.  Peut-être oui, que c'est possible, il n'a pas l'air très normal avec ses chirurgies, son obsession des microbes, sa drôle de vie.  Pédophile ?  Qui sait... ça reste à prouver. »

Sans plus.  On en parle un peu, puis on oublie.  Franchement, j'adore lire les conneries de la presse people, mais je n'en crois pas un mot.  Ça m'amuse, tout simplement.  De là à me forger une opinion, il y a un pas. 

Et puis il meurt et c'est la folie sur internet.

Les infos se bousculent.

Et les démentis.

Un jour Michael Jackson a été découvert chauve, amaigri, dans un état lamentable.  Le lendemain on voit des images de ses répétitions, sur lesquelles il danse et chante.

Un jour le premier gosse qui l'a accusé d'attouchements reconnaît avoir tout inventé.  Le lendemain il s'agit d'une rumeur, le gosse n'a rien dit.

Les versions évoluent.  Passque sa vie était étrange.  Du moins, ce qu'on en connaissait.  Mais jour après jour après jour après jour, les versions évoluent.

Ce qui est immuable, par contre, c'est la mesquinerie, la méchanceté, la connerie humaine, des internautes.  C'est à qui sortira le plus d'insanités à la ligne.  A qui crachera le plus sur le défunt.  Comme si le bénéfice du doute n'existait plus.  Et quels que soient les arguments des fans, rien ne trouve grâce aux yeux des détracteurs.  « Il a été jugé innocent des accusations ?  Ben évidemment, tout s'achète, mais y'a pas de fumée sans feu... »  « Il a payé pour éviter un procès, ça prouve qu'il est coupable. »  « Il vivait dans un monde d'enfants, ça explique tout ».  « Il avait acheté ses gosses. »  « Bon il est mort, qu'on arrête d'en faire tout un foin, ça fait un pédophile de moins ».  Et patati et patata.  Et je vous passe les vulgarités à vomir que l'on peut lire sur certains sites de la presse belge. 

Franchement, moi, je ne sais rien.  Je ne sais s'il était pédophile.  Il a en tout cas été lavé de tous soupçons.  Je ne sais si c'était un bon père.  J'ai juste vu une fillette lui déclarer son amour.  Et c'était émouvant.  Je ne sais quelle vie il menait.  Je n'ai vu que des photos de presse.  Je ne sais si ses enfants seront richissimes.  Franchement je m'en fous, qu'ils soient heureux, ils le méritent comme tout le monde.  Finalement, je ne sais rien.  Et je ne prétends pas savoir.

Tout ce que je sais c'est que des gens qui semblent haïr cet homme à peine mort passent leur temps à déverser leur haine sur internet.  Et je me demande pourquoi.  Passque moi, si j'aime pas un site web ou un blog, je passe mon chemin en silence.  Et si j'aime pas une star ou une célébrité, j'ai pas ce besoin d'aller le dire sur tous les forums du monde.  Si j'aime pas, j'ai autre chose à faire de mon temps que d'aller lire tous les articles disponibles pour pouvoir écrire ensuite que ça me saoule d'avoir à les lire.  Quand j'aime pas, j'aime pas, et ça se limite à ça.

Un article très instructif.

Et une illu de Vadot, parue dans le Vif l'Express, à la fois cynique et poétique...

mj

06:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

8
jui

Chronique Flair de la semaine

A découvrir ici..., (sur le site web uniquement)

flair2

7
jui

26 degrés à l’ombre

Avec les journées chaudes qu'on a eues récemment (je déteste ça, ce soleil implacable, ces aisselles en sueur - sans compter la puanteur des gens dans le bus, les magasins, en rue -, cette absence d'air frais, cette impossibilité de dormir avant 2 heures du mat, ces douches inutiles dont on sort encore en transpiration), toutes les conversations tournaient autour de la météo.

- Pas trop chaud chez toi ?

- Ah si j'avais mis l'air co dans ma voiture, tchu !

- Et au bureau, ça va, vous terminez plus tôt ?  Tu rêves, pas fonctionnaire à la Ville moi hein !

- Moi j'ai autant de degrés dans ma chambre, et toi ?

- Pas dormi cette nuit, t'as entendu l'orage ?

Et j'en passe.

J'adore ça, c'est rigolo, et puis de toute façon, la météo c'est le sujet qui comble toutes les conversations quand on n'a plus rien à se dire.  C'est un rituel immuable.  Chuis sûre que les hommes des cavernes agissaient déjà ainsi :

- Chéri, sois prudent pour la chasse au mammouth, va faire froid, tiens mets ta peau de dinosaure autour de ton cou (oui, je sais, c'est pas la même époque mais bon)

- Fais combien dans votre caverne ?  Deux buches, et chez toi ?  Trois !  (pas de thermomètre à l'époque, donc ça parle en équivalent feu de bois non ?)

Etceteri etcetera.

Donc l'autre jour, nous parlions de nos températures avec une amie.  Pas nos températures suite aux poussées d'hormones hein, les températures de nos « chez nous ».  Moi j'avais 26 dans mon salon, 27 dans ma chambre, 27,5 dans ma salle de bains.  Elle 26 partout.

Lorsque je lui ai dit que je trouvais que 26 partout, c'était encore raisonnable, elle me répond « oui mais je préfère 26 en hiver hein ».

Sur le coup, j'ai pas réagi.

Puis j'ai réfléchi.  Enfin pour autant que je sache réfléchir avec mon neurone et par une telle chaleur, bien sûr.

Et plus je réfléchissais, moins je comprenais.

Passque moi, de toute façon, j'ai toujours trop chaud, c'est bien connu.  Au bureau, je me balade en courtes manches tout l'hiver tellement il y fait caniculaire, tandis que les collègues sont en col roulé.  En été, je suis la plus déshabillée possible, mais ça ne suffit pas, alors je me lamente au fil des heures tellement j'ai chaud.  J'ai bien eu un ventilateur, mais ses pales se sont cassées, faut pas chercher à comprendre, le surmenage sans doute.  Donc j'ai chaud.  Y'a bien l'air co, mais je partage mon bureau avec une frileuse donc il est en chômage technique.

Bref j'ai toujours chaud.

Alors pour moi, avoir 26 degrés en été, c'est chaud.  Mais en général, on se met en maillot, ou à poil, ou en short.  Donc on a chaud, en étant peu couvert.

Mais 26 degrés en hiver, c'est pire non ?  Avec les couches de fringues.  Les chaussettes.  Les bottes.  26 en hiver, c'est l'enfer.

Donc la question du jour : comment mon amie peut-elle trouver que 26 degrés dans son living en été, c'est intenable, alors qu'elle rêve d'avoir 26 degrés en hiver ?  Les degrés d'été sont-ils plus chaud que ceux d'hiver ?

Y a-t-il un scientifique dans la salle ? 

06:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |