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jui

The first one (nearly)

 

Pourquoi un titre en anglais ?  Passque ça me fait moins mal de l'écrire en anglais, tout simplement.  Passqu'en anglais, ça passe quasi mieux.  Passque ça sonne mieux.  Passque sinon je vais pleurer.

Mais en fait, c'est pas vraiment le first one, c'est le second one.  Mais le first one date de tellement longtemps, j'avais même pô vingt ans, c'est vous dire, c'était juste un couac génétique.

Tandis que celui-ci, le second one, c'est vraiment le first first one, celui qui annonce le début de la fin, la dégringolade, le drame existentiel, la fin de la fin de tout, le premier pas dans la tombe, la faucheuse qui approche de plus en plus vite, la garce infâme.

Le first one.

Le premier cheveu blanc.

Y'a quelques semaines déjà, une collègue, plus jeune que moi (toute façon au bureau c'est bien simple, c'est moi l'ancêtre, la vieille, celle qui vit en MRS - maison de repos et de soins pour les jeunes - nan, la MRS n'est pas pour les jeunes, mais j'esplik aux jeunes qui passent par ici, va bene ?), donc cette collègue m'apostrophe pour me demander si j'ai des cheveux blancs, passqu'une autre collègue, encore plus jeune et plus blonde (ce qui a son importance car sur les blondes, les cheveux blancs, ça se voit pas, c'est super injuste, sont déjà blondes, et en plus restent d'apparence jeune plus longtemps - seule consolation, sur les blondes, les neurones se voient pas non plus, gnark gnark).  Bon j'arrête les parenthèses, ça vous confusionne je m'en doute.  Je lui réponds que NON, j'en ai pas des cheveux blancs moi ma bonne Dame, que j'en ai bien eu un quand j'avais genre 18 ou 19 ans, sans doute par erreur car je l'ai arraché et il est jamais reviendu.  J'ai bien vu qu'elle était mouééééche, comme on dit ici, que j'avais pas de cheveux blancs juré craché. 

Pour sûr, elle m'a jeté un sort.

Passque quand je suis allée me faire une coupe d'été tellement estivale que j'ai quasi la boule à zéro (je suis censée vous l'écrire, mais pas encore eu le temps) j'ai bien demandé à mon coiffeur (mon premier coiffeur homme de toute ma vie : fais un vœu Anaïs), il a inspecté ma tignasse comme s'il y cherchait des poux et m'a bien confirmé que ma superbe toison brune (là j'invente, mais bon, un coiffeur se doit de rester poli) ne contenait AUCUN cheveu blanc.

Et pas plus tard que mercredi.  Le mercredi 24 juin 2009.  A 15h30.  Je l'ai trouvé.  Le premier.  The first one.  J'avais bien remarqué depuis quelques jours un reflet genre blond dans ma glace, le matin.  J'ai mis ça sur le compte d'une perte de neurone.  Ou du soleil.  Mais ça m'intriguait.  Alors le mercredi 24 juin 2009 à 15h30, j'ai demandé à Mostek de regarder sur ma tempe.  Et elle l'a vu.  Le salaud.  Sur ma tempe droite.  Fier comme artaban.  Et blanc comme un linge.  J'ai demandé à Mostek de l'arracher, car je ne crois pas à l'adage qui dit, comme pour les mecs d'ailleurs, un de perdu dix de retrouvés.  Mostek a pas voulu, de peur de me faire mal.  Hé, chuis pas une chochotte hein.  Elle l'a donc isolé et j'ai réussi à l'arracher moi-même.

Puis je l'ai contemplé durant de longues minutes, hébétée que j'étais.  Non mais sérieux, riez pas, ça fait un choc de malade, pire qu'une première ride.  Passque la première ride arrive en douce, elle est d'abord d'expression, avant de se muer en sillon, puis en cratère.  Mais le premier cheveu blanc, ben il débarque sans crier gare.  Il ne s'éclarcit pas doucement, non, il vire du marron au blanc quasi d'un coup, paf, patatras, ça y est.

Bon, j'avoue qu'il est d'un joli blanc-gris, avec de chouettes reflets.  Pas d'un jaune pisse comme certains cheveux blancs.  C'est prometteur.  Bon, je pleure.  (et ça rime).  Comme je n'y croyais pas vraiment, j'ai passé ma main dans mes cheveux pour en extraire un autre qui s'était détaché naturellement, et j'ai comparé.  Y'a pas photo.  C'est bien blanc de blanc, lavé avec Dash ultra.  Je n'ai pas osé le jeter.  Je l'ai mis dans une enveloppe.  Chais pas quoi en faire, l'encadrer sur fond noir ?  Le brûler pour conjurer le sort (jeté par ma collègue, je le sens je le sais) ?  Le manger comme font certaines personnes atteinte de chezpasquoiphagie ?  Ou commencer une collection pour me tricoter une écharpe pour mes vieux jours ?

Vos suggestions sont les bienvenues.

Clair que j'aurais dû bien réfléchir avant mon vœu chez le coiffeur.  Et demander à ne jamais avoir de cheveux blancs.  Trop taaaaaaard....

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
jui

un programme génial qui fait les concours pour vous...

Konkours.com

29
jui

Le bonheur du jour

J'apprends qu'on va dépasser prochainement les 30 degrés. ça c'est du malheur pour moi, mais le bonheur qui compense c'est que dès les 30 degrés atteints, je recevrai ma boule de mozzarella gratuite... Comment, vous zétiez pas au courant ?  Vous vous zêtes pas inscrits ?  Tant pis pour vous... J'aurai une pensée pieuse en mangeant ma mozza, avec tomate, jambon de Parme et basilic cueilli sur ma terrasse, rhaaaaaaaaa

Bon allez je vais être gentille, apparemment il en reste encore, et faut cliquer ici pour s'inscrire (pour la Belgique hein).  Cliquez ensuite sur "concours" et inscrivez-vous pour avoir une boule gratuite...

29
jui

Qui vit à Spa ?

Et pourrait m'indiquer une chambre d'hôte sympa pour la nuit du 18 au 19 juillet... ou nous héberger pour une nuit ? 

29
jui

Thriller dans le bus

(NB : ce billet fut écrit en mai dernier, le titre n'a dès lors rien à voir avec le décès récent de Michaël Jackson...)

A l'heure où je vous écris ces lignes, mes doigts sont encore tous tremblotants sur le clavier, tant la frayeur causée par l'épisode que je viens de vivre se ressent encore dans chaque cellule de mon corps (oh comme c'est beau ce que j'écris).

Il est 7h30, en cette journée qui s'annonce radieuse.  Je me balade, comme Perrette, vers l'arrêt de bus, légère et court vêtue.  Il fait tout de même frisquet et je me réjouis de pénétrer dans un bus surchauffé pour que mes petits petons congelés puissent survivre.  A peine à l'arrêt, voilà le bus qui débarque, que du bonheur.

Une journée qui commence bien.

J'entre.  J'hésite un instant à m'installer à la première place, juste derrière le siège du chauffeur, la place oùsque je suis toute écrasée contre un panneau bien souvent orné d'une pub dépassée et oùsque je ne vois rien du paysage.  Mais le reste du bus est presque vide et j'opte donc pour la troisième place, où je peux étendre mes jambes et mon barda (deux sacs, mon repas, un livre, de la paperasse et tout ce dont une femme a besoin pour une journée de travail).  Je m'avachis, j'extirpe mon livre de mon sac et je me plonge dans la lecture.

Arrive ensuite un Monsieur à l'allure débonnaire (ce mot m'est venu directement en tête, mais j'avoue que j'en ignore la signification exacte - que dit Robert ?  « D'une bonté extrême », argh c'est pas ça), à l'allure patibulaire (que dit Robert ? « Inquiétant, sinistre », oui, ça colle mieux), donc à l'allure patibulaire.  Il tend un billet de 20 zeuros au chauffeur pour prendre un ticket.  Le chauffeur lui répond calmement qu'il ne peut changer que sur 5 zeuros, qu'il commence sa journée, qu'il n'a pas de monnaie.  L'individu tente de l'amadouer, en vain.  Le chauffeur lui conseille d'aller changer son billet dans un magasin à proximité, et de prendre le bus suivant.  Bon conseil.  Que ne suit pas notre individu, qui hausse de plus en plus le ton, au fur et à mesure que je me ratatine sur mon siège.  Il se met alors à tutoyer le chauffeur, le traiter d'imbécile, refuse de descendre du bus et vient s'asseoir deux sièges derrière moi.  Damned, me voici coincée entre un chauffeur exaspéré mais néanmoins calme et un passager n'ayant pas payé et au bord de la crise d'hystérie, qui continue à marmonner des trucs incompréhensibles, mais que je soupçonne ne pas être très gentils, dans la barbe qu'il n'a pas.  Il se met ensuite à hurler à nouveau, et je me retrouve totalement prise en sandwich entre les cris stridents qui fusent de toutes parts.  Je ferme les yeux, comme pour oublier.  Je fais semblant de me concentrer sur ma lecture, dont je ne parviens pas à retenir un seul mot.  J'aime pô ça moi, les gens agressifs alors qu'ils sont en tort.

Le chauffeur appelle alors la sécurité et le service contrôle, pour faire verbaliser le passager clandestin, et poursuit sa route.  Le calme envahit le bus.  On respire cependant très mal.  Je sens la présence du clandestin derrière moi, je ressens son énervement.  J'imagine alors les pires scénarios, où le chauffeur refuse de laisser descendre qui que ce soit en attendant la sécurité, où l'individu prend le bus en otage et attrape la première victime à portée de main, savoir moi, lui met un couteau sur la gorge et menace de la lui trancher (la gorge) si on ne le laisse pas s'échapper, ou pire, si on ne lui fournit pas un hélico et un million d'euros.  Angoisse angoisse angoisse.

A proximité de la gare, le chauffeur brise le silence en annonçant que la sécurité est indisponible et que c'est une chance pour le resquilleur.  Quelle idée aussi de le provoquer à nouveau.  Je me fais toute petite sur mon siège.  Je tente de disparaître sous ledit siège, mais chuis trop grosse.  Angoisse angoisse angoisse.  Le chauffeur reste cependant calme, tandis que son nouvel ennemi se lance encore et encore dans des insultes et des menaces verbales (trou du cul, imbécile, et j'en passe), avant de conclure par un « et tu me parles poliment » (sic).  Le chauffeur tente de le mettre dehors et je sens la bagarre arriver.  Heureusement, aucun des deux ne semble armé, sinon le pire arriverait, c'est certain, vu l'électricité qui flotte dans l'air.

Terminus, enfin.  Tout le monde descend.  Ou presque.  Notre passager énervé continue son monologue agressif, puis finit par descendre, pour continuer ses insultes derrière la vitre du bus, encore et encore et encore et encore...

Je descends, non sans avoir souhaité une « bonne journée quand même » au chauffeur.  Je réalise encore à quel point ces montées d'agressivité sont angoissantes, et pourtant si fréquentes.  Et même si les chauffeurs m'énervent souvent, avec leur manière de conduire comme sur un circuit de formule 1, la joie intense qu'ils ont à n'ouvrir qu'une porte lorsqu'il pleut des seaux et leur manie d'être toujours en avance quand je suis en retard ou en retard quand je suis en avance, je les plains d'avoir à subir ça.  J'en arriverais presque à comprendre les mouvements de grève, car il est totalement anormal de devoir bosser la peur au ventre, sans savoir si la journée sera tranquille ou menaçante...

PS : J'ai vachement admiré le flegme du chauffeur, qui a su garder son calme.  Le seul reproche que je lui ferais : une remarque à caractère raciste, « ça se croit tout permis, ces gens-là ».  ça, c'est nul.  Très nul. 

08:07 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28
jui

Les malheurs du jour

J'aime pô les dimanches :

Quand en tentant d'attraper des loques à reloquer sous l'évier, je réalise que j'ai démantibulé tous les tuyaux et que l'eau putride s'écoule partout

Quand je réalise que j'ai perdu mes racines et que c'est très dur, malgré ce que je pensais

Quand je me sens tellement seule que je me sens encore plus seule

Quand je pleure tout le temps et que ça me donne très chaud

Quand je vis dans un souk pas possible et que le rangement à venir me semble insurmontable

Quand Danièla a été virée de Secret Story et que moi je l'aimais bien, Danièla

Quand ma vie entière me semble insurmontable, tout simplement

 

Mais bon :

Y'a du soleil

J'ai découvert un resto génial hier, je vous en parler bientôt

Proposition de petite bouffe ce soir en vue rehausse de moral

Planifié un séjour à Deauville pour août, que du bonheur

J'ai rangé mon dessous d'évier, plus de danger de fuite, et tout est joli

 

Alors ça c'est tout de même du bonheur

Allez, je vous laisse et retourne à mon rangement et mes pleurs

26
jui

nostalgie

Quand on perd quelqu'un de sa famille, on monte une marche.  C'est du moins l'impression que j'ai eue.  Lorsque les générations « du dessus » s'en vont, on monte une marche.  Pour ma part, ça me projette à chaque fois d'un coup sec vers ma propre mort, vers ma propre mortalité.  Et en même temps, ça me plonge d'un coup aussi sec dans mon passé.  Tout me saute au visage.  Tout me revient.  Par bribes.  Passque j'ai une mémoire de souris, enfin de gruyère.

Un plumet volé à Ny, une croisière dans les pays nordiques, des cuisses de grenouilles à l'ail, des shoppings cigarettes-photos dans le Sud, Sainte-Maxime, It's raining again, des assiettes à pizza, Eurodisney en bourse, Boulouris, Julien Clerc, un karoké aux wallos avec rasoir à la clé et Marie Laforêt, Sandra Kim qui gagne l'Eurovision, Disney On Ice, un junior sans ketchup...  Je m'arrête là, passque c'est du chinois pour vous of course.  Voire pire.  C'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup.  France Gall aussi tiens maintenant que j'y pense, deux fois, dont une mémorable (vomir à Forest, ça passe pas inaperçu).  Bref bref bref, je suis en ce moment envahie de souvenirs positifs, et c'est tant mieux, ça fait du bien, ça aide.

Et dans ces souvenirs d'enfance qui remontent en ce moment, Michaël Jackson.  Quand je pense à Michaël Jackson, je me revois avec mon amie d'enfance, que je n'ai plus vue depuis l'enfance d'ailleurs.  Chais pas pourquoi.  C'est flou.  Je me demande si c'est pas elle qui m'a fait connaître le phénomène à l'époque (via Thriller), passque ses frères en étaient fous.  Et vu que j'avais déjà deux guerres de retard, je savais pas qui était Michaël Jackson alors que le monde entier se disputait ses albums.  Cette amie, elle disait toujours « voy a la casa de Anaïs ».  Il m'aura fallu dix années pour comprendre ces mots.  Je pigeais le sens, pas les mots.  Michaël Jackson n'a pas transcendé ma vie, je n'ai pas acheté ses albums, je n'ai pas adoré ses chansons, je n'ai pas suivi sa carrière, j'ai lu les scandales, les folies, les dérives.  Mais il a toujours existé finalement, depuis mon enfance.  Et ça fait tout de même bizarre.  Tout le monde meurt.  Chaque jour.  Partout.  Je suis bien placée pour le savoir.  Et untel n'a pas plus de valeur qu'untel.  Mais bon, c'était Michaël Jackson quoi.  Et voilà ma chanson préférée...

 

19:42 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

26
jui

L'info people du jour

Et bien, après une drôle de dame qui nous quitte, c'est au tour d'un drôle de bonhomme, ni tout à fait noir, ni vraiment blanc... Chienne de vie, quand tu nous tiens.  Pas drôle.

26
jui

Chronique Meuse d'hier

Sexe à l'infini pour 6990 eur

Ça sonnerait presque comme une pub pour une chaîne de télé belge (« appuyez sur le bouton rouge de votre télécommande », ça vous dit quelque chose ?), mais rien à voir...

Ici, pour 6990 eur (un prix qui parle de lui-même), vous pouvez adopter la Rolls des poupées gonflables, qui n'est d'ailleurs pas gonflable mais faite de silicone : Laura, 1 mètre 68 (tiens, comme moi), 42 kilos (anorexique, va), blonde ressemblant comme deux gouttes d'eau à une vraie femme, enfin à ce qu'il paraît.  Rien à voir bien sûr avec les poupées gonflables ressemblant à des ballons de plage.  Ici, on aurait presque l'impression d'avoir quelqu'un de plus dans la famille.  Effrayant, non ?

Bon, pas mon truc, je l'avoue (mais bon, le but c'est qu'elle soit le truc des mecs, pas des Anaïs), mais il en faut pour tout les goûts, et je respecte les envies et coutumes ( !) de tout un chacun.

Ce qui m'angoisse beaucoup plus, par contre, et là je pense surtout à ses futurs utilisateurs, c'est ce que précise son fabricant dans la presse : « Nous avons spécialement travaillé pour recréer au plus juste la sensation du toucher. (...)  le dessus des cuisses est plus dur pour obtenir la sensation des muscles et du tibia. »

Passque bon, hein, quand je lis ensuite que l'animal, enfin la Laura, est dotée de trois orifices, et vu l'endroit où son constructeur semble placer son tibia, je crains le pire et j'angoisse vraiment quant à l'emplacement desdits orifices...  

 

24
jui

Chronique Flair de la semaine

Profitez-en, savourez-là, c'est la der des der...

A découvrir ici...

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