30
mai

Chronique Meuse de la semaine

Anaïs à la ferme

Je me suis crue téléportée dans une ferme l'autre jeudi, en me baladant dans ma ville.  Partout, où que je pose les yeux, des tracteurs.  Sur les ponts, sur les places, dans les rues et à tous les carrefours.  Des verts, des rouges, des bleus et même des jaunes.  Mais ce n'était pas l'ambiance « ferme » que j'attendais, genre petits oiseaux qui gazouillent, odeur de fumier et gentils fermiers me tendant un bol de lait encore tiède.  Que nenni.  Ici, c'était plutôt gros klaxons qui gazouillent, odeur de gasoil because moteurs non coupés et vilains fermiers ingurgitant des litres de bières.

Yeux exorbités devant un tel spectacle, je me suis mise à rêver d'un monde où les grèves ne nuiraient pas aux pauvres citoyens qui n'ont finalement aucune responsabilité dans les problèmes que vivent les grévistes. Je rêve de chauffeurs de bus décidant, un jour de grève, d'emmener les passagers à la Mer du Nord pour une moules-frites.  Je rêve de fermiers organisant des dégustations de salades, œufs et poulet frais.  Bref... Je rêve ... je rêve... et je peux toujours rêver !

Mais comme disait l'autre : I have a dream...  Et j'assume.

Car finalement, on « have » tous « a dream » : du lait vendu plus cher, des voyageurs plus sympas, des salaires plus élevés, des patrons qui partagent leurs bénéfices, des jours de congé en plus... Mais ce qui m'insupporte, moi, c'est que, dans ce bas monde, certains ont les moyens de revendiquer leurs rêves, et d'autres pas.  Et ça, c'est vraiment trop injuste, comme disait le mini poulet fermier dénommé Calimero.

29
mai

Diesel...

-

28
mai

France VS States

Je connais quelqu'un qui ne jure que par le cinéma français.  Sous prétexte que les productions hollywoodiennes sont abrutissantes, bêtes et dénuées de messages profonds.

Je connais aussi quelqu'un (pas la même personne, vous vous en doutez) qui ne jure que par le cinéma américain.  Sous prétexte que les productions françaises sont fades, peu amusantes et soporifiques.

Et bien, entre nous (mais n'allez pas le répéter à ceusses dont je parle, je me ferais lyncher illico presto), je trouve ça hautement débile de porter de tels jugements.  Comme si tous les films français étaient faits dans le même moule et tous les films américains idem.  C'est bête non ?  D'autant qu'ils en oublient les productions anglaises... ou belges.  Et le cinéma belge, il existe aussi, une fois !  Non mais.

C'est un peu comme dire « j'aime le fromage » ou « j'aime la viande », ou même « j'aime les fruits », comme si on pouvait aimer TOUS les fromages, TOUS les types de viandes et TOUS les fruits sans exception, sans nuance, sans préférence...  Chuis pas d'accord. 

Et puis d'abord, moi y'a des films américains que je trouve nullissimes, comme ce film décrit comme un chef-d'œuvre, mais qui m'a fait dormir, «  Forrest Gump », et d'autres que je trouve superbes, comme « La liste de Schindler » ou « Philadelphia ».   Et puis toutes les comédies romantiques américaines gnangnans à souhait, j'adore, of course.  Enfin pas toutes, après réflexion (oui je sais réfléchir, qui a osé en douter ?), certaines m'ont semblé débiles et non crédibles, comme « Runaway bride » avec Julia Roberts.  Et dans ce domaine, la France tire bien son épingle du jeu : « Ensemble, c'est tout », « prête-moi ta main », « Hors de prix », « Ce soir je dors chez toi »...  Oui on peut le dire, en matière de comédies romantiques, la France peut maintenant rivaliser avec les States.  Par contre, certaines comédies françaises, comme les Asterix ou Les visiteurs, ben ça me fait pas rire.  J'ai beau me forcer, tirer mes zygomatiques, me chatouiller les dessous de bras, rien n'y fait.  Je ne ris pas.  Pas du tout. Pas moyen.

N'aimer que les films provenant d'un pays, c'est un peu comme n'aimer que les films d'un tel acteur ou d'une telle actrice : réducteur.  J'ai adoré Catherine Zeta Jones dans « Le goût de la vie », mais je l'ai trouvée ridicule dans « Intolérable cruauté ».  Il n'y a pas uniquement de bons ou de mauvais acteurs, y'a aussi de bons ou de mauvais films, de bons ou de mauvais scénaristes, de bons ou de mauvais réalisateurs... et un bon ou un mauvais public.

Et puis j'aime aussi des films que personne ne connaît comme « Firelight » avec Sophie Marceau par exemple.  Si quelqu'un passant sur ce blog connaît et aime ce film, qu'il ou elle me contacte, je m'engage à... je sais pas à quoi, mais je m'y engage.

Et vous, zen pensez quoi du cinéma de l'autre côté de la big flaque ?  Et de celui de l'hexagone ?

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (14) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

27
mai

Chronique Flair de la semaine

A découvrir ici...

flair2

26
mai

Oooh !

En cherchant l'adresse de quelqu'un sur skynet-pages blanches, j'ai cru lire "Anaïs est d'une humeur de dogue".  Illusion d'optique ?  Hasard d'une autre Anaïs de sale humeur ?  Nan, c'est skynet qui relaie mon billet du jour, apparemment il a plu... cela explique sans doute les quelques commentaires récoltés...

Un petit scan souvenir, qui vous donne un aperçu de mon emploi du temps : préparer les remerciements suite aux funérailles, lire mes mails, regarder des séries (Medium, Esprits criminels et Lie to me, pour les myopes, faire mes paiements et me faire draguer sur internet, tout en gérant un peu mon blog...)

skynet

18:33 Écrit par Anaïs dans Anaïs se la pète | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

26
mai

Croisement d’une lionne et d’un pitbull

Je suis d'une humeur de dogue, ou plutôt de pitbull.  Voire du croisement entre un pitbull et une lionne énervée.

Ça vous arrive parfois, à vous, d'être d'une humeur telle que vous hurleriez sur tout qui croiserait votre chemin

Ça vous arrive, d'avoir l'estomac qui forme un nœud, les intestins qui hurlent et le cœur qui bat la chamade ?

Ça vous arrive d'avoir ce sentiment que rien ne va, alors que rien n'a changé ces dernières heures, à part un infinitésimal détail qui vous énerve à un point que vous n'imaginiez pas possible.  Un véritable infinitésimal détail, genre un mail qui vous énerve, un client qui râle, un patron pas sympa, un contact sur la page orange qui vous prend la tête.

Rien de grave, et pourtant, suite à cet infinitésimal détail (j'adore cet adjectif, et quel plaisir de le placer trois fois en un seul billet), tout semble aller de travers.

Et je m'énerve, je m'énerve, je m'énerve.  Je ne réponds pas au mail qui m'a mise hors de moi, histoire de laisser retomber le soufflé, je ne dis rien au client qui râle car le client est roi, je tente d'ignorer le patron pas sympa car le patron est roi des rois et je bloque le contact sur la page orange, ça me fera des vacances.

Mais je suis toujours énervée.  É-NER-VÉE.  Pour rien. Ou plutôt pour tout.

Alors va falloir que quelqu'un paie.  Subisse les affres de ma mauvaise humeur.

J'ai rien sous la main, à part un rat qui se balade langoureusement sur mon corps de déesse, alors que j'engloutis rageusement un gâteau au chocolat, savourant à peine la chose, tant mes nerfs sont en pelote. 

Et le rat a la mauvaise idée de marcher sur le gâteau.  MARCHER DESSUS.  Et puis de marcher sur mon PC portable (que celui qui ose penser « quelle idée de manger un gâteau en jouant à l'ordinateur avec un rat sur le bide » s'abstienne, il ignore à quoi il s'expose, là, de suite).  Mon gâteau ressemble à une mousse au chocolat.  Mon clavier est parsemé de traces de pates et mon rat va être transformé en cache-nez d'ici quelques instants, je vous l'assure.

Et voilà.  Il paie.  Pour rien.  Ou plutôt pour tout.

Le rat.

Il valse dans sa cage.  Je lui hurle dessus comme une harpie que je suis.  Une harpie.  Il subit le contrecoup de cet infinitésimal détail (quatrième placement de l'adjectif adoré, youpie).

Et moi je culpabilise.  Et je m'en vais soigner mon ulcère-minute-à-l'estomac.

Toujours aussi énervée.

Ça vous arrive parfois ?  Ça vous parle, ce que je vous raconte, ou bien est-ce moi qui suis au bord du burn out ?

Photo d'Anne-France

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06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des coups de blues | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

25
mai

Les bonheurs du jour

Pas vraiment de bonheur ce jour, mais ces derniers jours, en vrac :

- échappé de peu au vol de mon sac que j'avais oublié dans un restaurant, grâce à une gentille personne qui me l'a signalé avant qu'il ne soit trop tard

- dévoré une quiche à l'ombre d'un parasol, en dévorant virtuellement un livre vraiment cool dont je vous parlerai bientôt (le club des infidèles)

- écouté en boucle le nouveau Calogero (big problème depuis, je fredonne sans cesse toutes les mélodies)

- me suis offert Grégoire, pas encore écouté mais ça ne saurait tarder

- une séance d'aquagym super sympa, suivie d'une séance de flotaison sur eau, d'une séance de hammam et d'une séance de bain bulle, que du bonheur (voyez à ce sujet le sondage à droite...)

- ma filleule est définitivement une star, elle est première provinciale à la dictée du Balfroid, excusez du peu (tout ça grâce à mon livre bien sûr - et bien non, même pas)

Et quels sont vos bonheurs à vous ???

25
mai

L’histoire du poulet anorexique et boulimique

 

Des fois, j'ai une folle envie de poulet.  Rôti.  Du marché.  Le bon poulet tellement rôti que sa peau est presque écœurante.  Pleine d'épices.  Un délice.  Et ça rime. 

Il fut un temps où j'optais pour le blanc de poulet (la partie si saine, si light).  Mais j'ai vieilli.   Et manger du blanc de poulet est devenu trop dangereux pour moi.  Trop sec.  Je frise le « by pass » à chaque bouchée, vous savez, ce problème de déglutition qui fait passer la nourriture dans « le mauvais trou ».  Donc maintenant je prends une cuisse.  Une seule cuisse, en célibataire que je suis.

L'autre jour donc, plein soleil.  Petits zoiziaux.  Ambiance estivale.  Et folle envie de poulet rôti.  A déguster, selon l'envie du jour, avec une petite salade de tomates et quelques patates rôties achetées au même endroit.  Puis une tartelette aux framboises en dessert.  On n'a que le bien qu'on se fait.

J'achète donc ma cuisse de poulet sur un marché bondé (un enfer sur terre, des poussettes, une foule en délire qui avance à pas d'escargots - ça se dit ça, à pas d'escargots, vu que l'animal n'a pas de pieds ?).

Je rentre chez moi et m'apprête à profiter de ce festin.  J'extirpe de son sac ma cuisse de poulet.  Et je découvre qu'elle est malade.

Dans une cuisse de poulet, y'a deux morceaux.  Le pilon, et l'autre morceau dont j'ignore le nom.  En général, vu mon appétit de moineau goulafe, je me fais deux repas avec ces deux morceaux.

Mais avec cette cuisse là, c'est une autre paire de manches.  Je remarque illico que le pilon est souffrant.  Aucune partie comestible sur ce pilon.  Croyez-le ou pas, il est tout maigre.  Rien que de l'os et de la peau.  Un pilon anorexique.  Le pilon d'un poulet qui s'est mis à la diète durant les dix jours précédant son décès, je ne vois que ça.  Et une Anaïs désappointée.

Je me rue alors sur l'autre morceau, pas le choix, que je tente de dépiauter avant de le réchauffer, ce sera plus simple.  Et là encore, big méga déception.  Très peu de viande.  Anormalement peu.  Mais autour de cette viande, partout, dessus, dessous, à droite, à gauche, sous la peau grillée, sur l'os, partout partout, du gras.  Enormément de gras.  Du gras bien blanc bien tremblant (un peu comme un gâteau anglais vert en gelée).  Jamais vu autant de gras sur un bout de poulet de toute ma déjà longue vie.  Ce poulet est boulimique, c'est clair.  Il passait, de son vivant, son temps à se goinfrer de choses pas saines du tout, je ne vois que ça.  Un poulet élevé en plein air, au grain et faisant du sport ne peut être aussi gras.

Une fois enlevé tout ce gras.  Il reste peu, très très peu, de poulet.  Je le réchauffe, accompagné de patates.  Je déguste le tout avec ma salade de tomates.  Je conclus par la tartelette aux framboises.

Puis je sieste au soleil, repue.

Et encore en état de choc d'avoir rencontré pour la toute toute première fois un poulet à la fois anorexique et boulimique.

poulet

24
mai

Je le ferai pour toi - Thierry Cohen

 

« Le dimanche, on lit au lit ». (enfin vu la météo du jour, sur un transat sous parasol).

D'un côté, Daniel.  Heureux en famille.  Une femme aimée.  Deux fils.  Puis tout bascule.  A cause du fanatisme religieux.  Son fils ainé est déchiqueté dans un attentat.  Colère.  Tristesse.  Culpabilité.  Puis désir fou de vengeance qui va emmener Daniel aux portes de la folie.  Aux portes de la mort, aussi.

De l'autre côté, Jean.  Malheureux seul.  SDF alcoolique.  Lui, il attend la mort.  Comme une délivrance, sans doute. Lorsque des terroristes le kidnappent et font passer un seul message « quelle est la valeur de cet homme ? » 

Deux hommes.  Deux destins.  Deux vies.  Transformées par un événement.  A tout jamais ?

Voilà un livre au résumé bien mystérieux, qui m'a de suite intriguée.  Et j'ai bien fait.  « Je le ferai pour toi » captive dès les premières lignes et entraîne dans un mystère qui mettra du temps à se résoudre.  Dans plusieurs mystères, tout bien réfléchi.  Une sorte de thriller couplé à une quête effrénée de la vérité, la vengeance, la vie et l'amour.  Un livre qui, au-delà de son histoire déjà passionnante et de cette envie de connaître au plus vite le dénouement, fait réfléchir à l'essentiel.   Fait se poser les bonnes questions : Faut-il aimer les morts à la folie, quitte à en oublier les vivants ?  La vengeance doit-elle tout autoriser ?  La solitude est-elle la solution ?  Est-on plus forts à plusieurs ?  Sans oublier une réflexion latente sur l'absurdité des « guerres de religion », quelles qu'elles soient.

Je n'ai toujours pas lu le premier ouvrage de Thierry Cohen, qui m'attend patiemment sur ma table de nuit... clair que maintenant que j'ai terminé celui-ci, je n'ai qu'une envie : me précipiter sur « J'aurais préféré vivre ».

jeleferaipourtoi

22
mai

Ta ta ta ta ta ta ta ta ta ta ta ta ta ta ta ta ta ta ta ta …

Vous l'avez reconnu, l'hymne de l'eurovision ?  Du concours eurovision de la chanson.  Ben oui quoi.  Suffit d'un peu d'imagination.

Samedi, j'ai donc regardé le concours eurovision de la chanson.  Et quand je dis « regardé », je veux vraiment dire « regarder ».  Passque l'image m'a suffi.  Nul besoin du son.  Le son, je l'ai mis par intermittence, et franchement, c'était la big méga déception.  Déjà que l'image, c'était l'horreur.  A croire que maintenant, ce concours, c'est à qui se déshabillera le plus, à qui prendra le plus de poses lascives et à qui fera le plus un show digne d'un strip tease hot hot hot.

Durant tout le spectacle, je n'ai eu de cesse de me demander ce que Patricia Kaas était venue faire dans cette galère.  Enfin bon, si mon pays n'est rien venu faire dans cette galère, c'est qu'il n'avait même pas passé le cap des qualif.  Peut-être était-ce mieux, tout bien réfléchi.

Sur la fin, durant les votes, j'ai tout de même remis le son.  Passque c'est toujours un réel plaisir d'entendre les commentaires des présentateurs français, d'un chauvinisme à couper au couteau.  A les croire, Patricia DEVAIT gagner, elle était the best of the best, et patati et patata.  J'ai entendu la chanson, elle était chouette.  Je n'ai pas entendu le reste, ou si peu, donc je ne peux juger.  Mais ce chauvinisme permanent me file de l'urticaire.  Si le pays gagnant a eu tant de points, c'est qu'il était bien aussi.  Ou original.  Ou plaisant aux foules.  Ou plus commercial.  Qu'importe. 

En tout cas moi, j'ai opté pour l'eurovision sans le son, et les deux épisodes de la dernière saison de Grey's Anatomy.  Une eurovision pas comme dans ma jeunesse, c'est sûr, mais ça m'a suffi. Quant à Grey's Anatomy, c'était passionnant.  Même si je me doutais de la fin, vu que des enflures d'internautes prennent un malin plaisir à révéler la fin en commentaires.  Spoiler, ça s'appelle.  Donc je savais déjà, avant la première minute du premier épisode, que Meredith se sépare de Docteur Mamour après avoir tué Izzie pour abréger ses souffrances, mais c'était tout de même très chouette à regarder, cette fin de saison.  Mieux que l'eurovision, c'est clair.