28
mar

Petite pause

Je fais une pause de quelques jours, je reviens dès que possible.

Edit du 30 mars : vu vos commentaires et les mails que je reçois, une petite précision s'impose : un membre de ma famille a un très grave souci de santé.  Je ne me sens pas d'écrire pour le moment.  J'ai des billets en réserve, mais je n'ai pas envie de poster des choses rigolotes alors que le coeur n'y est pas, ce serait aller à l'encontre de mon état d'esprit.  Je n'ai pas non plus envie de m'épancher sur la situation, qui est somme toute trop personnelle pour en parler ici.  Donc, une pause me semble la solution.  Je vous mettrai toutefois les billets Flair et Meuse (faut savoir rester pro) et quelques chroniques plus "neutres", genre livres ou ciné. 

Merci pour votre compréhension.

Edit du 1er avril : pour ceux qui ont souhaité avoir des nouvelles, je copie ici mon statut Facebook :

tirer sa révérence un 1er avril, c'est sans doute faire une dernière petite blague pour la route... bon voyage...

26
mar

Scène d’un trajet quotidien

Journée pluvieuse mais douce.  17 heures, entre chien et loup dit-on je pense.  Le ciel n'est plus tout à fait clair, mais pas encore tout à fait noir.  La soirée s'annonce joviale : je vais cuisiner.  Folle envie d'escalope de poulet pannée, ça ne s'explique pas.

Le bus arrive, je monte et m'installe tant bien que mal, chargée que je suis par un gros sac de courses.  Le chauffeur n'est pas brun ténébreux mais il a un petit charme, je l'avoue.  Peu de cheveux, petites lunettes.  Un petit côté intello qui n'est pas pour me déplaire.

La valse des entrées et sorties prend quelques minutes, et je vois entrer une dame relativement âgée (expression qui ne veut rien dire, cela va de soi, car qu'est-ce que c'est être « relativement âgée » sinon un terme qui temporise le mot interdit « vieille »).  Elle est d'une élégance certaine avec ses beaux cheveux blonds lissés en carré court, coiffure inhabituelle pour une femme de cet âge, généralement plus adepte des boucles de « mémé ».  Un maquillage parfait ajoute encore à sa classe.  Elle se déplace cependant très difficilement, à petits pas tout petits tout petits, et à l'aide d'une béquille toute noire.

Elle s'approche de moi à petits pas tout petits tout petits, et s'assois sur le siège juste devant le mien, à côté d'une ado au look extravagant, aux dents appareillées de fil presque barbelé et dont l'ipod déverse un son agressif que j'entends malgré Hana Pestle qui chante dans mes propres oreilles.

Le bus quitte enfin la gare et s'apprête à traverser la ville à la verticale, via l'artère principale, laquelle est à sens unique (important pour la suite de l'histoire, concentrez-vous).

Notre dame relativement âgée sonne immédiatement, signalant son intention de descendre au prochain arrêt, situé sur cette fameuse artère principale à sens unique (je sais, j'insiste lourdement).

Lorsque le bus s'arrête, elle se lève péniblement (j'ai un tantinet pitié, « comme on devient ma bonne Dame ») et se dirige à petits pas tout petits tout petits vers la sortie.  Elle s'arrête devant la porte, se tourne tant bien que mal vers le chauffeur ni brun ni ténébreux et lui demande « pour redescendre la rue ensuite Monsieur, je prends le bus en face ? »  A noter qu'on ne redescend pas la rue, on la remonte, direction Nord, mais qu'importe.  A noter aussi que, vu le sens unique, il est clair qu'aucun bus ne passe dans l'autre sens, mais cette pauvre dame ne semble pas s'en rendre compte.  Le chauffeur acquiesce d'un œil distrait.  Je me concentre mieux sur la conversation, ne croyant pas entendre ce que j'entends : un chauffeur de bus qui répond n'importe quoi à une pauvre dame lourdement handicapée.

Etant donné qu'elle doit être un tantinet sourde de surcroît et qu'elle met, à raison, la parole du chauffeur en doute, elle insiste « donc je reprends le bus à l'arrêt en face alors ? »

Et le chauffeur de confirmer allègrement « oui oui c'est cela Madame ».

Cette brave dame descend enfin, ignorant tout du drame qui s'est noué.

Je suis sciée, estomaquée et chamboulée, tout à la fois, de constater à quel point ce chauffeur ne manque ni de culot ni de sensibilité.  Et penser à cette pauvre dame qui va, après quelque temps, vouloir reprendre le bus à l'endroit même où le chauffeur lui a confirmé qu'elle pouvait le reprendre.  J'ose espérer qu'elle réalisera rapidement que la circulation ne se fait que dans un sens et que retourner à la gare en bus est impossible.

Quant à ce chauffeur ni brun ni ténébreux ni sympa, je lui souhaite d'être un jour très vieux et très impotent, et de se retrouver perdu dans une ville qu'il connaît peu, à la merci d'un chauffeur dégueulasse tel que lui.  Rira bien qui rira le dernier.  Salaud, va.

Ma bonne résolution pour la prochaine fois : vaincre ma timidité maladive et oser intervenir dans ce genre de conversation afin d'orienter au mieux les gens maltraités par les chauffeurs ignobles.

26
mar

Mes humeurs dans la Meuse

(paru jeudi dernier)

Pétages de durite en série

Aujourd'hui, l'heure est grave.  Car le sujet est grave.  Depuis quelques jours, je n'entends parler que de fusillades.  Fusillade dans une église de l'Illinois.  Fusillade dans une école allemande.  Fusillade en Alabama.  Sans compter le drame récent survenu dans une crèche belge, que nul n'ignore, à moins de revenir d'un périple de six mois sur Saturne. 

A croire que ça devient systématique, quand on va mal (enfin vraiment très très mal), de prendre une arme et de passer ses nerfs sur d'innocentes victimes. 

Alors, à force d'entendre parler de ce genre de drames, j'ai développé une sorte de paranoïa aiguë et fulgurante au bureau : à chaque fois qu'un client est mécontent, je l'imagine surgissant à l'accueil, armé jusqu'aux oreilles, le corps encerclé de grenades, l'œil hagard et la bouche baveuse, assassinant mon boss, mes collègues et moi-même.  Passque bon, vu que ça arrive un peu partout, ça peut tout à fait se produire dans mon petit bureau, hein, faut pas se voiler la face. 

Par conséquent, j'ai échafaudé des plans pour échapper au tueur fou : m'enfermer dans les toilettes, sortir par la fenêtre en m'accrochant du mieux que je peux au grand sapin qui jouxte mon bureau, me cacher dans une armoire, utiliser un collègue grand et fort comme bouclier humain...

Y'a qu'un scénario que je n'ai pas encore imaginé dans mon esprit stressé : que ce soit moi qui pète un câble et tire un beau matin sur mon boss, mes collègues et surtout les clients, au risque de tacher les beaux murs blancs de grandes giclées de sang bien frais.

meusemoi

25
mar

Les plus courtes sont-elles les meilleures ?

Nan, je ne vais pas parler ici de sexualité, bande de petits pervers que vous êtes.

Juste qu'aujourd'hui c'est le jour de la chronique Flair (que je n'ai, honte à moi, pas encore lue - je les écris des semaines, voire des mois, à l'avance, donc quand je les relis sur papier glacé, c'est comme si c'était quelqu'un d'autre qui les avait écrites).

Et j'ai pu remarquer, depuis que cette chronique paraît, chronique qui est, il faut le dire, d'une taille qui ne peut qu'étonner le lecteur de ce blog, habitué à mes blablablas intempestifs, à quel point cette taille ne vous sied pas (tchu comme je parle bien la France aujourd'hui).

Que ce soit par mail, en commentaires ou lors d'une rencontre « de visu », c'est la première chose qu'on me dit sur mes chroniques Flair « j'adore, mais keske c'est court » (bon y'a aussi ceusses qui me disent qu'ils détestent, enfin plutôt ceusses qui n'osent pas le dire, mais restons dans les statistiques de ceusses qui lisent et aiment, sinon ça ne rime à rien).

Quand j'ai topé-là dans la main des gentilles dadames de chez Flair, il y a quelques temps déjà (sacrebleu je me souviens pas, était-ce en avril ou mai 2008 ?), la panique m'a envahie, passque le challenge était de faire du tout petit.  800 caractères.  Déjà, dans 7dimanche, puis dans la Meuse, j'ai droit à 1500.  Et sur ce blog, je dépasse parfois les 3000.  Alors vous imaginez, 800.  La dadame, devenue depuis mon adorable rédac'chef, m'avait dit « ça sera un super exercice pour toi ».

Et en effet, l'exercice est fabuleux.  Tenter de raconter quelque chose en 800 caractères à peine.  Bon, je l'avoue, je passe mon temps à pointer ma souris sur « outils statistiques » lorsque j'écris, pour pas dépasser.  Bon, je l'avoue, parfois, emportée par mon inspiration, je suis ensuite contrainte d'enlever des bouts de phrases.  Mais, je l'avoue, et c'est totalement sincère, j'adore cette limite qui m'oblige à faire passer l'essentiel, le message de la semaine, l'événement digne d'intérêt (enfin que je tente de rendre digne d'intérêt) pour les lectrices.  En effet, c'est un super exercice pour la bavarde que je suis et j'y prends un plaisir intense mais toutefois très chaste.

Et pour tout vous avouer, tant que j'y suis, si Flair me proposait plus de place, je serais bien embêtée.  Bien sûr, je ferais des bonds de joie.  Bien sûr, ce serait cool.  Mais je serais embêtée, tellement j'ai pris le pli de mes 800 caractères.

A vous de prendre le même pli...

25
mar

« Tendre dégustation » de Milka, ou l’art de la transformation

En bonne Belge garantie 100 % origine contrôlée que je suis, il est clair que je suis raide dingue du chocolat sous toutes ses formes, dans tous ses coloris, chaud ou froid, à boire ou à manger, et j'en passe.  Toute nouveauté est bien sûre impérativement testée par bibi.

A l'occasion de la sortie de « Tendre dégustation » de Milka (rien que le nom est évocateur, isn't it ?), la marque propose un site web qui agit comme un « transformateur de messages ».

Tout un programme...

Et vogue mon imagination vers les capacités de ce transformateur.

Ainsi, « tu m'apportes une bière, je mate le foot » pourrait aisément devenir « Ô toi amour de ma vie, aurais-tu l'extrême obligeance de bien vouloir m'aider à rafraîchir mon gosier angoissé par la course de ces athlètes en m'apportant une de ces délicieuses boissons au houblon qui prend le frais dans le frigidaire ? »...

Bon, ça, c'est ce que moi j'ai imaginé...

Mais que propose le transformateur Milka ?  L'heure du test a sonné !

« Veux-tu m'épouser ? », devient « Aimez-vous les huîtres ? Non ? Appréciez-vous maman ?  Non ? Un WE à Vesoul ?  Non ! Une partie de tennis avec les voisins ?  Non ! Mon pantalon à carreaux ? Non, non et encore non... ...  Et m'épouser ?  ... ...Oui ? »

« Fais de beaux rêves » devient « Tu le sais je t'aime plus que tout et m'endormir à tes côtés me comble pleinement, mais ce soir nous ne serons pas ensemble, alors en dépit de pouvoir t'accompagner jusqu'au lit, je te souhaite de faire les rêves les plus doux et espère que nos pensées se croiseront quelque part au recoin de notre imagination ».

« Peux-tu faire les courses ? » devient « Quelle vision d'horreur ce matin au cellier.  La surface lunaire de notre grand frigidaire aussi vide qu'un trou noir interstellaire.  C'est dans ce désert de Gobie que ma faim s'est réveillée, je ne peux plus la faire tare.  Pour combler cette pénurie alimentaire, ce soir des courses seront à faire.  Je compte sur toi ».

« Mon boss m'énerve » devient « C'est vrai mon patron doit assumer d'énormes responsabilités, dures à gérer, surtout après un voyage aux Seychelles ou aux Antilles.  Nous ne pouvons pas traiter tous les dossiers sans lui.  Il arrive aussi que l'ambiance soit difficile au retour d'un safari au Kenya.  Il a tendance à nous prendre pour de grands fauves et à vouloir nous dresser, ça nous stresse. Et pourtant nous restons toujours sur notre réserve.  C'est pourquoi j'aurai besoin de beaucoup de douceur ce soir. »

Je vous conseille aussi la demande d'augmentation à envoyer à boss chéri, elle vaut le détour, de même que les réponses à des questions que vous auriez reçues, « non non et non », « et puis quoi encore »,  « mille fois oui », « je vais réfléchir »...

Bien sûr, les messages sont délivrés oralement, ce qui ajoute un petit plus.  Parfois drôles, parfois tendres, parfois exagérément romantiques, ils sont si originaux que j'ai presque eu envie de tous les écouter !

Grâce à ce transformateur, adieu le langage phonétique ou SMS, vive le retour des phrases hautes en couleurs, gracieuses et distinguées...  comme le chocolat, à bien y réfléchir !

A vos claviers, rédigez et envoyez vous aussi vos messages en surfant sur http://www.toutsimplementraffine.fr/.  Et si vous avez envie de m'adresser une déclaration d'amour avec une tablette de Milka... n'hésitez pas, j'en rêve !  

(article sponsorisé par Blogrider)

25
mar

Chronique Flair de la semaine

A découvrir ici...

flair2

24
mar

Appartements raviolis VS appartements sushis

Nan, pas les appartements où on est ravi au lit, les appartements raviolis (oui, bon, chuis nulle en humour, je sais).

Vous connaissez ?

Le reportage est passé en 2004, à Envoyé Spécial.  Ça fait cinq ans mais je m'en souviens comme si c'était hier.  Ou presque. Je me souviens de ces apparts parisiens où des chinois pas très au courant des règles d'hygiène préparaient d'infâmes raviolis vendus ensuite dans des restos ou chez des traiteurs.  Des raviolis impropres à la consommation, limite dangereux, si si. Ça m'avait traumatisée et avait renforcé mon dégoût assez marqué pour la bouffe asiatique.  Bon je sais, c'est pas fondé, passque si ça tombe, dans les restos français, grecs ou italiens, l'hygiène est aussi merdique, je sais je sais je sais.  Je sais aussi que le reportage se déroulait sur Paris, pas dans ma ville, mais Paris / Namur, c'est kif kif bourricot hein.

En 2009 donc, soit jeudi, Envoyé Spécial remet ça.  Nouvelle enquête.  Rien qu'au titre, on comprend que la situation est toujours aussi grave.  Je me dis alors que je vais conclure ce billet, que j'ai déjà décidé d'écrire, of course, en arguant du fait que moi, maintenant, je suis sauvée, car j'aime les sushis.

Raté !

Passque dans le reportage, on apprend qu'outre les appartements raviolis, qui existent bien sûr encore, il y a maintenant des ... appartements sushis.  Et que c'est limite plus grave, passque les sushis, c'est du poisson cru, et que du poisson cru préparé dans des conditions d'hygiène déplorable, ça représente beaucoup de ... sushis, enfin de soucis (chuis nulle en humour je vous dis), pour les consommateurs.

Bref, c'est la galère, sur dix traiteurs chinois choisis au hasard, huit ont servi de la merde... et je n'exagère pas, puisque certains plats contenaient des matières fécales.  Un rouleau de printemps contenait même une bactérie au nom impossible à retenir, mais très très vilaine pas belle, puisqu'elle a tué, un beau jour (enfin un mauvais jour) où elle s'était réfugiée dans des steaks hachés, un enfant français, et en a laissé trois en dialyse.  Pas rien !

Pourquoi je vous écris tout ça ?  Ben juste comme ça, passque c'est nul les appartements raviolis/sushis et passque finalement je suis contente de pas aimer la nourriture chinoise.

Par contre j'adoooore les sushis.  Il fut un temps où j'aimais pas (cf ce billet), mais maintenant, et depuis quelques mois déjà, j'aime les sushis.   J'adore les sushis.  Depuis qu'un sushis-bar a ouvert à Namur.  C'est sur la place dont j'ai oublié le nom.  Et le resto, ben j'ai aussi oublié son nom.  Ça va me revenir.  Ils proposent un plateau « combo », qui permet de découvrir toutes leurs spécialités.  Mais moi j'ai déjà concocté mon menu favori : les raviolis (japonais les raviolis, pas chinois, ouf) en entrée, puis les sashimis thon et saumon (c'est comme des sushis, mais sans le riz, donc du poisson cru de qualité) et les maki concombre/sésame (du riz, du concombre, des grains de sésame, le tout emballé dans une algue).  Le tout servi avec d'autres algues, du gingembre (ça je déteste), du wasabi et de la sauce soja, un régal.

Que du bonheur !

Ah oui, ça s'appelle Ogawa, et c'est place Maurice Servais (merci internet).  Je pense que c'est super frais et préparé avec amour.  Et la madame est adorable, même si elle fait toute le temps des courbettes.  Déconcertant au début, mais on s'y fait vite.  Je vous le conseille vivement.

Seul regret, que le plateau « combo » ne soit pas au même prix le midi et le soir, alors que le reste de la carte ne varie pas, ça c'est nul pour ceux qui veulent découvrir le resto le soir.

Bon, j'ai faim maintenant, c'est malin.  Folle envie de thon cru, là, de suite.

Le site : http://sites.resto.com/ogawa/

sushisogawa

 

23
mar

C’est le printemps pilou pilou

En ce 21 mars, étant donné le soleil magnifique qui règne, dès le saut du lit, je plonge sous la douche, je m'habille et je fonce, à pied ma bonne Dame, au marché, dans le but de m'acheter des petites fleurs.

C'est une habitude annuelle, dès que le soleil pointe enfin le bout de son nez en mars, j'ai des envies de fleurs.  Des folles envies de fleurs.  Pas en bouquets, j'aime de moins en moins les bouquets de fleurs mortes (au moins ça sera économique pour homdemavie), nan, des vraies fleurs avec racines et tout et tout, qui vivent longtemps et enjolivent ma vie et mon balcon.

Bref (mot que je devrais rayer de mon vocabulaire, j'en ai conscience), me voilà en train de marcher, au soleil, Hana Pestle dans les oreilles.  Que du bonheur.

Le marché est envahi d'une foule en délire, je déteste ça, mais c'est inévitable avec le soleil.  Quand je serai célèbre, je ferai comme je ne sais plus quelle star qui réserve Harrod's pour elle, je réserverai le marché rien que pour moi, un samedi par mois.

Je ne suis pas célèbre, je slalome donc entre les badauds pour rejoindre le « rayon » fleurs.  Là, il est essentiel de comparer, car des fleurs y'en a de toutes les qualités et de tous les prix.

En général, j'opte souvent pour des pensées, mais cette année, soyons fous (enfin soyons folle), ce sera des primevères.  Acheter des primevères le premier jour du printemps (printemps = primavera), c'est symbolique non ?

Je repère donc l'endroit où les primevères sont jolies comme tout, et pas chères ma bonne Dame, et je hèle la vendeuse.  Comme elle est francophone, ce qui n'est pas systématique, j'ose une question qui m'a été inspirée par une réflexion que l'on m'a faite la veille. Comme ma question est conne, je la formule de la sorte « Dites Madame, j'ai une question à la con : eske ça résiste au gel ces petites bêtes là ? »

Question à la con passque je me doute que si ça s'appelle primevères, c'est passqu'on peut les planter au printemps.  Question à la con passque je plante presque chaque année des pensées dans mes petits pots et que je sais que pensées / primevères, même topo.  Question à la con passque je connais la réponse, mais la réflexion de la veille m'a mis un gros doute, comme si j'étais devenue bête d'un coup (qui a dit que je l'avais toujours été ?).

La Madame, elle rigole bien de mon expression « question à la con », elle confirme que cette question est con, in fact, puis elle me répond que oui ça résiste mais qu'en dessous de -2 ou -3 degrés, les fleurs fanent, faudra attendre les suivantes.  Pas si con que ça ma question, cette dernière info, je l'ignorais.

J'ai donc confirmation que je peux acheter mes petites fleurs, et je fais mon choix : deux jaunes, deux roses, un mauve, une bleutée (comment ça, vous vous foutez de mon choix de couleurs ?).

Surgit alors une charmante dame, fort intéressée par mon achat, qui s'adresse à la Madame-vendeuse et lui dit « tiens, ces fleurs, ça résiste au gel ? »

Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah.

La Madame-vendeuse et moi, on rigole bien, passque j'en profite pour ajouter que je suis pas la seule à poser des questions débiles (j'ose pas l'expression « à la con », des fois que ça choquerais la gentille dame).  Mais confirmation est faite que beaucoup de gens s'interrogent sur les vices et les vertus du gel sur les petites fleurs.

Et la charmante dame d'ajouter « donc ça tiendra tout l'hiver ».

Et moi, confortée dans mon idée que, finalement, j'en sais pas mal en matière de jardinage en pot, je lui réponds « ah ben non Madame, c'est pour une seule année les primevères, faudra en remettre après l'hiver prochain ».

Elle conclut alors « vous voyez, y'a plus bête que vous ».

Et on rigole encore et encore.

C'est fou comme le printemps, ça crée des liens.

Je quitte les lieux, avec mes primevères jaunes, roses, bleues et mauves, non sans recevoir un charmant sourire de Madame-vendeuse qui me gratifie d'un « à bientôt » signifiant qu'elle a bien aimé ce petit intermède-sourire.

Vive le printemps.

Illu de Petit Bordel, oui, bon, ce sont des pensées, mais c'est symbolique, hein.

penseespt

 

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

22
mar

Le sida ne passera pas par moi

Tout est dans le titre, pour une fois, je trouve que c'est un chouette slogan, librement inspiré du titre de mon blog.  Non ?

On en apprend beaucoup sur cette maladie ces jours-ci :

- que dans je ne sais plus quel petit pays d'Afrique, la moitié de la population est infectée et se voile totalement la face.  Keskon peut faire ?

- qu'en moyenne, six mois après l'annonce du diagnostic, en France, le malade perd son emploi

- que le vaccin, ben il est pas encore là, qu'on se le dise

15:25 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

22
mar

Spéciale chasse aux mecs !

"Le dimanche, on lit au lit"

J'ai reçu récemment quelques livres ... subliminaux.  Ah ben oui, passque recevoir en deux jours tous ces titres, ça ne peut être qu'un message subliminal, jugez plutôt :

- Mettez tous les hommes à vos pieds, de Marie Forled, ou comment se sentir bien avec soi pour se sentir mieux avec les autres et comment séduire puis avoir une vie amoureuse de qualité

- Ô mon prince charmant, te trouver, te garder, de Papaya, ou comment trouver et séduire un prince presque charmant, et apprendre ensuite à vivre au quotidien avec lui sans péter une durite

- L'homme, mode d'emploi pour les filles, de Camille Anseaume, ou comment comprendre enfin les mecs... vaste programme

- Le plaisir, mode d'emploi pour les filles, de Gaëlle Zimmerman, ou comment, un fois le poisson enfin ferré, atteindre facilement le septième ciel en sa compagnie

Non, sérieusement, je pense que mon éditrice (passque tous ces livres sont édités par MA Editions, alias mon éditrice) a voulu me faire passer un message sur ce coup-là, c'est clair et net comme clarinette.

Un gros message presque pas subliminal finalement, passqu'avec de tels titres, c'est du brut de décoffrage, ce message (et ça rime).

Bon, je lis tout ça, puis je mets en pratique immédiatement...  Messieurs, je vous aurai prévenus !