28
fév

In bed with Anaïs

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Texte de Flo, illu de Mako

27
fév

Une histoire de lemmings

 

Les lemmings, vous connaissez ?

Ben moi pas.  Pas du tout.  Jamais entendu parler.  Pourtant, je m'y connais un peu en bestioles genre rats, hamsters et autres souris blanches.

D'ailleurs en parlant de rats, je me suis pris un délire monstrueux dans un magasin animalier où je me trouvais avec ma filleule récemment : une demi-heure à observer une famille de rats (enfin, j'en déduis que c'était une famille, vu que y'avait un gros rat et plein de plus petits, cinq ou six, voire sept).  Les pauvres étaient contraints de se serrer comme des sardines anorexiques dans une minuscule maison faites pour deux rats maximum.  A se demander comme ils ne s'étouffaient pas les uns les autres.  Leur ballet permanent, j'entre je sors, je rentre je ressors, pousse-toi de là que je m'y mette, nan c'est ma place, tu m'écrases avec ta patte, et ma  patte à moi tu la veux...  Démentiellement démentiel.  Ça faisait longtemps que j'avais plus tant ri.

Mais on n'est pas ici pour parler rats, mais pour parler lemmings.

Les lemmings dont j'ignorais tout.

Et la question que je vous pose est la suivante : combien de chances avais-je d'entendre parler de ces bébêtes DEUX FOIS sur une seule journée, savoir ce jeudi 26 février.  Combien de chances hein ?  Aucune.

A l'aube donc, alors que le soleil fait encore dodo, j'arrive au bureau et, comme chaque matin, rituel aussi immuable que le cacao glacé et la lecture des mails professionnels aussi soporifiques qu'un coup de batte de baseball, je tourne la page de mon calendrier « 365 idées reçues ».  J'aime ce genre de calendrier.  L'an dernier, j'ai eu 365 jours du chat de Geluck.  Cette année ce sont les idées reçues, histoire d'être un peu moins conne chaque jour (sauf qu'à peine lue, l'idée reçue est oubliée, vu que je suis, à l'instant où je vous écris de mon canapé douillet, incapable de vous en donner quelques unes, rhaaaa, j'ai beau me creuser la tête et le neurone orphelin, rien de rien de rien).

Donc, l'idée reçue du jour « le lemming ne se suicide pas ».  Hein ?  Kekseksa le lemming ?  Je lis le texte à gauche de la photo d'un adorable rongeur (enfin ça ressemble à un rongeur) et j'apprends que si les lemmings tombent par dizaine des falaises à certains moments de l'année, c'est à cause de la promiscuité : sont tellement nombreux et stressés que paf, ils tombent.  Mais point de suicide.  Bon.  C'était l'idée reçue du jour.  J'aime bien car j'ai appris deux choses : l'existence des lemmings et le fait qu'ils ne sont pas si dépressifs qu'on le croit.  Double effet calendrier.

Ensuite, je rentre chez moi, et je me plonge dans les dernières pages de « un petit pas pour l'homme », livre dont je vous ai parlé dimanche.  Il me reste quinze pages. Dernier chapitre.  Chaque chapitre commence par une phase (les cinq phases du célibat).  Dernière phase : « phase dite du lemming qui se balance en bas de la falaise comme tous ses amis lemmings, prouvant ainsi qu'il n'a rien compris dans la phase 4 ».  Oui, bon, l'auteur n'a rien compris du pseudo-suicide des lemmings, mais avouez que c'est perturbant, non ?  Ah ben si, c'est perturbant de lire ainsi deux trucs sur un animal dont j'ignorais tout hier encore.  Un animal dont on parle somme toute rarement.  Très rarement.  Jamais.

Est-ce un signe qu'un lemming va bientôt faire irruption dans ma vie ?

Est-ce un signe que je dois me suicider ?

Est-ce un signe que je ne dois pas me suicider, car je suis un lemming réincarné ?

Oh bien sûr, c'est une histoire de hasard et de coïncidence, mais j'ai trouvé ça incroyablement incroyable.  Et comme d'hab, ce qui est incroyablement incroyable, je vous en parle.  Ça vous saoule ?  Tant pis, promis, je ferai mieux la prochaine fois...

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06:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

26
fév

Mes humeurs dans la Meuse...

Paru il y a peu dans la Meuse

Les hommes préfèrent les blondes

Ce n'est pas nouveau, je le sais, en grande brune que je suis, que les hommes préfèrent les blondes (malgré leur QI de caneton).    Marylin Monroe, Britney Spears, Tipi Hedren, Cameron Diaz, Grace Kelly, Julie Taton et ma prof de français : toutes blondes.  Toutes adulées.

Même cet hypocrite de Baudelaire, que j'aimais jusqu'à aujourd'hui, l'a dit « la femme doit être dorée pour être adorée ».  J'aime plus Baudelaire.

Les chercheurs de la Sorbonne se sont penchés sur ce phénomène (ils n'ont rien d'autre à chercher à la Sorbonne), pour tenter de l'expliquer.  Passque c'est bien beau de le savoir, mais c'est encore plus beau de le comprendre.

Ainsi, il paraît que c'est simplement leur côté plus rare qui fait leur succès.  Rien que ça.  Uniquement ça.  Et un peu aussi le fait qu'elles attirent plus le regard, de par l'éclat de leur chevelure (et l'éclat de leur neurone constipé, il attire aussi ?).

Moi je dis qu'ils sont vraiment nuls, les chercheurs de la Sorbonne.

Par contre, paraît aussi que les blondes se flétrissent plus vite, se rident plus tôt et perdent plus rapidement leur éclat en viellissant.

Moi je dis qu'ils sont vraiment géniaux, les chercheurs de la Sorbonne.

Conclusion de cette enquête somme toute vraiment passionnante : mieux vaut être vieille et brune que vieille et blonde.

J'ai un bol fou : chuis vieille et brune.

Et au fait, je préfère les bruns, qu'on se le dise...

meusemoi

06:00 Écrit par Anaïs dans Général | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

25
fév

Chronique Flair de la semaine

A découvrir ici...

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24
fév

Mes humeurs dans la Meuse...

Paru il y a peu dans la Meuse

Une fracture très très particulière

L'info qui a défrayé la chronique cette semaine, ce n'est pas la première bourde publique d'Obama, ce n'est pas le xième rachat de Fortis, ce n'est pas Justine Henin qui devient journaliste, naaaaaaaaan.

L'info de la semaine, c'est le Docteur Sloane qui s'est « fracturé le pénis ».  Enfin qui a eu le pénis fracturé par sa jeune et jolie (tiens ça sonne comme le mag' de mon adolescence) petite amie.

Je parle bien sûr du tout dernier épisode d'une de mes séries télé favorites, Grey's Anatomy.  Donc d'une fiction.  Une fiction, of course, ma bonne Dame, passque la fracture du pénis n'existe pas, puisque le pénis ne contient pas d'os, qu'on se le dise.  Ressortez vos vieux cours d'éducation sexuelle pour apprendre le B.A.-BA de l'érection.  Bref, point de véritable facture... ou presque, puisqu'il s'agit en réalité d'une rupture du corps caverneux (si vous ignorez ce qu'est un corps caverneux, ressortez vos vieux cours patati patata).

Le plus étonnant est que cet épisode semble avoir fait trembler tous les spécimens mâles qui peuplent l'Amérique, sans oublier tous les spécimens mâles européens qui regardent le streaming, puisque 65 % des recherches Google après la diffusion mentionnaient « fracture du pénis ».

Alors, Messieurs... on s'offre une petite crise d'angoisse ?  On va pratiquer l'abstinence durant quelques semaines, jusqu'à ce que cet épisode ne soit plus qu'un lointain souvenir ?  On va calmer les ardeurs de Madame tant que faire se peu ?  On va prendre des douches froides chaque soir ?

Je n'ai pour ma part qu'un conseil à vous donner : n'angoissez pas, continuez comme d'habitude, mais évitez si possible les positions tarabiscotées comme la brouette russe, la fleur de lotus inversée, le cavalier sur un orteil, le tigre féroce, la cuillère tordue et le tournicoti tournicoton.

Vous n'avez jamais entendu parler de ces positions ?  Tant mieux, vous ne courez dès lors aucun risque.  CQFD.

meusemoi

23
fév

L’art du bain

Bon, c'est vrai, dans « les bons plans », j'énumère en long et en large les avantages de la douche (ça coûte peu, ça lave, contrairement au bain qui n'est qu'une macération de chair plus ou moins fraîche, ça retend les peaux, etceteri etcetera).

Mais de temps en temps, j'ai bien dit de temps en temps (passque l'eau, c'est de plus en plus précieux), un bon vrai bain brûlant, c'est que du bonheur.

Et c'est tout un art.

D'abord, il faut qu'il fasse noir, c'est mieux.  Ça permet d'installer quelques bougies bien romantiques pour une ambiance parfaite.

Ensuite, il faut de la musique.  Douce.  Pour ma part, une compil de morceaux de piano (La leçon de piano, Clair de lune, Amélie Poulain, Orgueil et Préjugés...) et de ma chérie Hana Pestle.

Puis il faut une température adéquate de l'air.  Pas trop chaud, afin d'éviter de se transformer en homard trop cuit.  Je préconise 18 à 19 degrés pour l'air.  C'est bien suffisant, si l'on considère que l'eau atteint 38 degrés.

Enfin, mais c'est très important, il faut quelque chose dans l'eau.  Des huiles essentielles, de la crème de bain, une petite perle luisante ou que sais-je encore (qui a dit un canard vibrant ?)... pour ma part, j'opte pour quatre perles couleur et saveur grenadine « pétille-moi ».  D'abord, ça pétille, et c'est rigolo.  Ensuite, ça sent super bon, et c'est agréable.  Enfin, ça colore l'eau en rose et c'est joli.  Last but not least, ça a des effets sur l'organisme (vivifiant ou relaxant), et c'est tant mieux.  On dirait des bonbons en sucre, et l'écrin qui les contient est magnifique.

The cherry on the cake, c'est quand monsieur se déshabille, le regard gourmand (comme s'il allait dévorer une tarte aux cerises), et plonge dans ce bain, puis me masse, m'embrasse, m'enlace, me ..., me ... et me ... encore et encore et encore et encore.  Rhaaaaaaaaaaa.

Bon, je m'égare vraiment là.

C'était le bain.

A vous de préparer le vôtre, mais pour les perles « pétille-moi », c'est ici que ça se passe, chez Lilouplaisir.

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23
fév

Information incroyablement incroyable

Samedi, j'étais au resto pour un anniversaire.  J'étais malade comme un chien et j'ai donc failli annuler.  Mais je trouvais ça nul de ne pas être présente à l'annif d'une amie... d'autant que c'est moi qui avais le cadeau, argh.  J'ai donc, après avoir somnolé toute la journée, pris une douche sur le tard, douche qui m'a exténuée, je me suis ensuite reposée (comme c'est original), puis je suis allée au resto, ou plutôt je m'y suis traînée, toujours aussi molle.  Afin d'oublier ma santé fragile (vous pouvez verser une larme, je comprendrai), j'ai décidé de noyer mon chagrin et mes microbes dans l'alcool.  Après un chtit apéro, ça allait d'ailleurs vachement mieux.  Ah, l'alcool, ya que ça de vrai pour soigner tous les bobos, chagrins d'amour ou autres (la loi m'oblige cependant à apporter la précision suivante "buvez avec modération, ne conduisez pas après avoir bu, l'alcool peut provoquer des cancers et rendre débile et patati et patata").

"Où veut-elle en venir ?", vous demandez-vous, songeurs, angoissés et inquiets.  Je vous comprends. 

Je ne vais pas vous raconter que j'ai pris une escalope pleine de fromage, de tomate, de gras et de pâtes, un régal qui dépasse l'entendement.  Que le dessert c'était un tiramisu plein de bougies et qu'on a chanté "happy birthday to you" version accélérée.  Qu'on a vraiment bien ri et tout et tout.  Tout ça est banalement banal.

Ce que je veux vous révéler, c'est une chose sidérante.  Digne de l'enquête sur le watergate.  Digne de la machination qui a provoqué la mort de Kennedy.  Digne du mystère du triangle des Bermudes.  Digne d'une enquête sur la pousse des poils en été.

Asseyez-vous.

J'ai appris une chose dont je ne me suis toujours pas remise.

Ma vie ne sera plus jamais pareille.

Samedi, un pan de mon passé m'a sauté au visage, en découvrant une information incroyablement incroyable : qui est Mademoiselle Toutlemonde.  Ou plutôt qui était Mademoiselle Toutlemonde, puisque sa chronique dans Flair s'est interrompue il y a un petit temps déjà.

Bien sûr, seules les fans de Mademoiselle Toutlemonde comprendront et partageront mon émotion.  Mais ses fans sont nombreux, j'en suis convaincue.  Car Mademoiselle Toutlemonde, elle n'était pas comme tout le monde justement.  Semaine après semaine, les lectrices de Flair ont partagé sa vie, sa grossesse, ses rires et ses larmes.  Mademoiselle Toutlemonde a marqué les esprits au même titre que les Schtroumpfs, Tintin ou Candy.  Et oui...

Et j'ai donc mangé avec une de ses amies.  Et maintenant je connais le véritable nom de Mademoiselle Toutlemonde.  Je n'en reviens toujours pas.  Vous non plus hein ?  Dingue hein !  Fou hein !  Incredible hein !

Me reste à manger avec Mademoiselle Toutlemonde, et je pourrai mourir tranquille (et moins idiote, sans doute).

Qui est-elle ?  Mais vous n'y pensez pas, voyons.  J'ai juré de tenir le secret, sur ma propre tête.  Nan, même sous la torture, je ne dirai rien, est-ce bien clair ?  Mais si vous avez des actions chez Strelli, Farniente ou Darcis, contactez-moi en privé...

 

22
fév

Un petit pas pour l’homme - Stéphane Dompierre

"Le dimanche... on lit au lit"

Daniel a 30 ans et il vient juste de larguer sa copine après quelques années de vie commune.  Rien que de très banal.  Ce qui l'est moins, ce sont les phases au travers desquelles il va passer suite à cette rupture, phases résultant d'une étude de 1972, hautement scientifique, mais que l'on peut résumer facilement ainsi (je cite) :

Phase 1 : ce soir je baise

Phase 2 : je ne veux plus voir personne

Phase 3 : appelez-moi quelqu'un

Phase 4 : on est bien, tout seul

Phase 5 : j'suis amoureux

Si, si, c'est hautement scientifique, malgré le côté « brut de pomme ».

Au travers de quelques mois de sa vie de nouveau célibataire, Daniel nous permet ainsi de traverser avec lui, et avec un humour bien présent, ces cinq phases déterminantes pour son avenir.

Ce livre est un bijou.

Un bijou car au-delà du côté « chick lit » version homme, avec la drague, le sexe, l'humour, l'argent, le boulot, bref tout ce qui fait la « chick lit », mais vu du côté masculin, ce qui n'est pas à négliger (et ce qui est passionnant pour la femme que je suis), l'histoire est bien plus profonde.  Elle parle d'une remise en question, d'une crise, d'une envie de changement.  Et d'un constat que Daniel fait dès la page 92 et qui m'a laissée sans voix (ce qui n'est en soi pas grave, vu que je lisais, seule, chez moi) : « mes parents m'ont donné une vie, et je ne m'en suis pas encore servi ».

En cadeau bonus, un petit côté mystérieux tout plein (et tellement romantique), avec les incursions discrètes de brefs extraits du journal un peu trop intime de ... et bien là est le mystère, of course...

Un bijou je vous dis.  A lire à tout prix si vous avez envie de rire tout en vous posant quelques questions sur le sens de la vie.  Quelques questions seulement, on n'est pas là pour déprimer, que diable.

 

petitpas

22
fév

In bed with Anaïs

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Dessin de Mako, texte de Flo

20
fév

Le greluche test est de retour...

Chaque année je le fais, chaque année je vous invite à le faire : le greluche test.

Drame cette année, je suis plus une greluche, à croire que j'ai grandi, mûri, bletti (du verbe blettir, devenir blet).  Et quand je lis les questions, je comprends, chuis pas assez fan de mode, ventes privées et fringues de marques, ni de maquillages.  Heureusement, les séries télé me sauvent du déshonneur.

Bref, mon score, 46, savoir "super girl", mais pas greluche.  Passque "L'année dernière, vous auriez été greluche débutante, mais avec l'inflation ... :-/"

Nouveauté cette année, mon nom est dans le questionnaire, en tant qu'auteure que la (non) greluche (ne) lit (pas)... je me demande d'ailleurs si je dois en être flattée ou pas...

Bon allez, à vous maintenant !  Un clic sur le dessin et c'est parti.  Et avouez-moi tout en commentaires, ça m'en fera peut-être plus que trois, pour changer...

greluche2009