30
nov

Les petits secrets d’Emma - Sophie Kinsella

« Le dimanche on lit au lit... » - Illu de Petit Bordel

lirelit

Ce livre, je l'ai emporté lors de mon escapade parisienne de début octobre.  Passqu'avec un Sophie Kinsella, je suis sûre de ne pas être déçue et de passer quelques bonnes heures de détente et de rire.  Alors, à la perspective de voyager seule à Paris, de me déplacer seule à Paris et de loger seule à Paris, il est claire que « Les petits secrets d'Emma » était la lecture idéale.

Et ce le fut, au point que je l'ai lu d'une traite, ou plutôt de deux : une première fois dans le Thalys (20 pages), une seconde dans mon lit (le reste des pages) durant la nuit.  Durant toute la nuit.  Jusqu'à la dernière phrase de la dernière page.

Et bien je vais vous dire : j'ai encore préféré ce livre aux célèbres « Accro du shopping ».

Outre l'humour et les histoires habituellement rocambolesques, j'y ai découvert une sensibilité, une émotion, du genre qui donne un peu la chair de poule, introuvable dans les « accro », que j'adore cependant.

Ça raconte quoi, me direz-vous ?

Emma a tendance à avoir des petits secrets.  En d'autres termes, elle ment.  Oh, sur des petites choses : sa taille de fringues, ce qu'elle aime, ses sentiments envers son petit ami.  Rien de grave, quoi.  Un jour, pourtant, dans un avion, croyant sa dernière heure arrivée (comme je la comprends), voilà qu'elle ressent une irrésistible envie de déballer sa vie, et surtout ses mensonges, à l'inconnu assis à côté d'elle, histoire de se confesser avant la mort.  Sauf qu'Emma ne meurt pas, et que l'inconnu s'avère ne pas être si inconnu que ça...

Envie d'une lecture légère, drôle et captivante pour vos soirées au coin du feu ?

La voici.

En plus, il est sorti en poche, ce qui ne gâche rien.

petitssecretsemma

30
nov

Les madeleines de nos auteurs - Apolline Elter

« Le dimanche on lit au lit... »

Apolline Elter m'a habituée a des ouvrages « multiples effets ».  Effets multiples que j'avais déjà décrits après lecture de son livre « Cadeau ».

Effets multiples que je découvre à nouveau, avec un plaisir non dissimulé, dans son nouveau-né : « Les madeleines de nos auteurs ».

« Nos » auteurs ?

Hé, oui les auteurs belges.  Parce que nous le valons bien, nous les belch', une fois.

Ainsi, « Les madeleines de nos auteurs » permet au lecteur de découvrir pas moins de 27 auteurs belges, ce qui est en soi déjà passionnant.  Passque moi, je l'avoue, les auteurs belges, je les connais mal (shame on me).  Bien sûr, je connais Nicolas Ancion, Jacques Mercier ou Xavier Deutsch, de noms, ou pour avoir lu leurs œuvres, mais il en est un tas dont les noms me sont encore inconnus et que je me suis fait un plaisir de découvrir durant ma lecture.  Parce qu'il n'y a pas que Guillaume Musso ou Sophie Kinsella dans ma vie.  Enfin si, mais ça peut changer.  Ça doit changer.

De plus, outre des passages de leurs œuvres et une biographie détaillée, chaque auteur est invité, dans le cadre d'une grande tablée virtuelle, à plonger dans son passé pour en extraire ses « madeleines proustiennes », soit ses meilleurs souvenirs gourmands.  J'en ai déjà l'eau à la bouche.

Enfin, en guise de conclusion, chacun nous offre sa recette secrète ou favorite.  Sensation étrange et bien agréable d'entrer dans la vie privée de ces célébrités.  

Je vous le disais, encore un livre « multiples effets » : découvrir des auteurs belges, leurs vies, leurs goûts, leurs envies, leurs recettes.  Et puis cuisiner... si vous le voulez.  Un livre parfois ludique, parfois régressif, parfois drôle, parfois touchant. 

Mon seul regret : n'y avoir pas découvert Amélie Nothomb, et une recette genre « fruits pourris au vomi macéré »... absence peut-être expliquée par le fait que sa sœur vient de sortir un ouvrage intitulé « la cuisine d'Amélie »...

Quoi qu'il en soit, voici une très bonne idée de cadeau pour les fêtes, qui plaira à tous les amateurs de littérature, de cuisine, de belgitude... ou des trois.

Bon, je file, j'ai bien envie de tenter la recette de Nicolas Ancion, moi.  Indubitablement, celle qui m'a fait le plus rire, c'est l'essentiel.

Au fait, vous voulez connaître mes madeleines à moi ?  Bon, avant toute chose, je ne me considère pas comme une auteure belge, parce que, pour moi, écrire des guides, ce n'est pas être auteure, mais plutôt scribouilleuse.  Mais puisque vous me lisez régulièrement, on dira que je suis auteure belge... de blog.  Alors mes madeleines : le lapin du jardin câliné le matin mangé le midi, la tarte au sucre sans sucre ou presque, les madeleines (et oui, moi aussi), le chocomousse bien frais sur les tartines ou directement en bouche et l'osso bucco avec kilos de moelle.  Le tout préparé par mes ancêtres, of course, jamais par moi.

madeleine

 

30
nov

Vie de merde : tout sauf merdique

« Le dimanche on lit au lit... »

Et bien les miracles arrivent : je l'ai reçu !

Oui vous lisez, bien, je l'ai reçu.

Mon "vie de merde" que j'attendais depuis un mois, au point que c'en devenait en effet une véritable vie de merde à la belge.

Je l'ai reçu mercredi.  A croire que mon billet de dimanche dernier a ému l'éditeur, le facteur, le voleur, que sais-je...

Quoi qu'il en soit, je l'ai reçu, et c'est que du bonheur : des textes bidonnants, des illus made by Pénélope Bagieu, que je vénère vous le savez.  Bref, de quoi passer quelques bonnes heures dans la bonne humeur.  Que du bonheur.  Ce livre fait déjà un carton, et je le comprends aisément. 

vdm

 

28
nov

Rupture de stock

Pour les namurois, rupture de stock du Savoir écrire chez Papyrus... mais, suite aux demandes, Agora s'est finalement décidé à avoir l'ouvrage... paraît même qu'il est en vitrine, je vais voir ça demain...  Merci à vous !

28
nov

Noël avant l'heure !

Joli cadeau pour moi ce matin, non seulement mes grenouilles de Sondron, que vous avez déjà vues, en original tout beau tout que pour moi, un collector je vous dis, mais aussi le dernier livre de Sondron avec une dédicace de la mort qui tue, que je vous livre pour le plaisir des yeux, même si le scan est merdique et que l'original est nettement mieux (et lisible, ce qui ne gâche rien).  Y'a sur terre des gens vraiment gentils, juste pour le plaisir d'être gentils.  Merci Monsieur Sondron, voilà un tout grand bonheur qui en vaut cinq !

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ça c'est le scan que Monsieur Sondron a tenté de me refaire (je vous dis, il est parfait ce Monsieur, et brun et ténébreux et marié)

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28
nov

Julien Doré : y’a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis

(la mésaventure congélation suivra bientôt, mais là je manque de temps... sorry les petits loups).

 

J'ai jamais pu le sentir, avec sa barrette (abandonnée depuis lors pour un look dandy) et ses grands airs.  Viscéralement.  Autant j'adore j'adule Christoooooophe Willem, autant Julien Doré me donne des poussées d'urticaire.

Enfin me donnait.

Y'a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis non ?

Bon, je me considère comme une imbécile incult(uré)e et au QI de poule, mais l'imbécile que je suis a changé d'avis.

Passque sa chanson « les limites », j'adore j'adule.  Elle me file une pêche d'enfer, me donne envie de me dandiner (dandy-nez), de me trémousser, de chanter.  Elle me plonge dans un passé que je n'ai pas vécu, style années antiques avec petites robes serrés, comment s'appelait cette époque déjà ?  Début 19e.  Avec de petits chapeaux à plumes, des cheveux lissés et de longs sautoirs de perles.  Avec des cigarettes sur longs portes cigarettes.  Ça ne me revient pas, diantre...  Cette période où les femmes dansaient genoux serrés, et pieds partant sur le côté avec élégance, mains à angle droit à la manière d'un pingouin, avec moins d'élégance, vous situez ?  ça va me revenir ça va me revenir ça va me revenir...  Période Charleston.  C'est ça, Charleston.  Ça m'est reviendu alleluia.

Et vous, il vous fait quel effet le Julien ?

 

27
nov

J’ai vu Bruel en vrai… et seul (ou presque)

Bruel et moi, c'est une très longue histoire.  Très ancienne aussi.  J'ai connu la bruelmania (oui, bon, si vous n'étiez pas nés, ou si vous étiez encore au berceau, prière de vous abstenir de le mentionner, bande de petits jeunes).  J'ai fait partie de la bruelmania.  Bon, je n'ai jamais hurlé « Patriiiiiiiiiiick » en plein concert, parce que je trouve ça ridicule et déplacé.  Mais je hurlais dans mon cœur, comme une midinette que j'étais.  Puis j'avais un gros classeur plein de coupures de presse, devant lesquelles je bavais.  Même que ma môman s'en souvient, passque j'étais un tantinet hystérique lorsqu'il passait à la TV, mon petit Bruel chéri à longs cheveux d'alors.  Je me souviens notamment d'un Télévie en pleine bruelmania, que j'ai regardé, comme un bernard-l'hermite regarde une coquille vide : avec délectation et adoration.

Puis le temps a passé, j'ai grandi, j'ai rangé mes classeurs, je n'ai plus coupé le moindre confetti sur lui, il s'est marié, moi pas, il a eu des nenfants moi pas, il a divorcé moi pas.  Je lui ai simplement laissé une petite place dans mon cœur de midinette, entre Christophe Willem et Calogero, entre Lara Fabian et Rose (mon dernier coup de cœur).

C'est un peu par hasard, donc, que je suis allée voir Bruel au Forum de Liège lundi.  Par un heureux concours de circonstances.  Un concert acoustique, ça me tentait bien.  J'ai loupé Lara Fabian en acoustique, et je m'en mords encore les orteils de désespoir.  Alors, j'étais heureuse de ne pas louper Bruel en acoustique.

Après une petite virée en voiture au son de Place des Grands Hommes et autres succès de la star, hurlés dans l'habitacle, nous voilà en plein centre de Liège, avec plus d'une heure d'avance.  Il est 18h45 et je crois me souvenir, pour avoir été au Forum début de l'année avec Alex (autre blogueuse belge que vous connaissez bien) voir Christophe Willem, que le salon de dégustation de Jean-Philippe Darcis est juste à la sortie de la salle.  Je trouve l'entrée, mais où est la sortie ?  J'embarque mes comparses (Moustique et Mostèk, pour ne pas les citer) dans une ruelle, on tourne, on tourne et on tourne encore, et paf, la boutique de Darcis.  Paf, drame incommensurable : elle est fermée.  Est-ce admissible de fermer une boutique si tôt, alors qu'Anaïs se rend à Liège ?  Franchement Jean-Philippe, je suis déçue.  Vraiment déçue.  Pire : j'ai même pas pu baver devant le moindre macaron en vitrine, tout était rangé et le comptoir était désespérément vide.  Et moi en larmes.

Compensation immédiate avec un beef tender du Quick (ou tender beef, je ne le retiens pas, au grand dam des caissières qui apparemment ne comprennent pas que beef tender et tender beef, c'est Schtroumpf vert et vert Schtroumpf), des frites, un coke light et quelques phrases à l'accent bien liégeois qui me rendent la banane (sont toutes enrhubées les liégeoises ?).

Ensuite, direction le pigeonnier, pour découvrir nos places.  Ce ne put être pire.  Enfin, si, puisque derrière nous, trois rangs.  Les trois derniers.  Faut pas avoir le vertige, je vous le dis.  C'est haut de chez haut, et le vide semble vouloir nous happer.  La scène ressemble à une maison de Barbie, et Bruel fera sans doute office de Ken.

Il arrive avec une demi-heure de retard, le filou, et le concert commence enfin.

Il est seul.

Je pensais qu'il serait accompagné de quelques musiciens, pour une ambiance discrète.

Mais non, il est seul. (sur la fin, un guitariste le rejoindra).

Et il chante.  Toujours aussi bien.  Mieux, presque, puisque sa voix n'est pas couverte par des bruits d'instruments tonitruants comme à la grande époque.  Il a un peu forci non ?  Mais il est bien sûr toujours aussi craquant, souriant, charmant.  Et charmeur.  L'ambiance est animée, même si feutrée.  Ne seraient ces quelques hystériques, sans doute vestiges de la bruelmania, qui profitent des silences pour hurler, que dis-je, pour bêler « Patriiiiiiiiiiiick » ou « Je t'aaaaaaaaaaaaime », ne seraient ces débiles qui mitraillent à qui mieux mieux avec flash, alors que Patrick a demandé l'abstention (heureusement, cela ne durera pas, Patrick y mettra immédiatement bon ordre en exigeant que cela cesse, non mais), ce serait parfait.  Ne gâchons pas le plaisir : c'est parfait.

Patrick est loin, on dirait une petite fourmi.  Mais le son est bon.  Et j'ai mes jumelles.  Achetées y'a des années, dont je ne me sépare jamais en concert.  Ce soir est un grand soir : je comprends enfin comment les régler.  C'est complexe, le réglage de lunette, cela m'aura pris quatre ans.  Et je vois enfin Patrick bien net, pas flou ni rien, que du bonheur.

Outre ses classiques, il nous offre quelques chansons moins connues, dont j'ignore les titres.   Adorables.  J'ai la chair de poule lorsqu'il nous fredonne une composition sur le 11 septembre.  Mes poils dansent la java et mes yeux se mouillent lorsqu'il aborde le thème du sida (me demande si le titre n'est pas « Demain »).  Trop beau. Trop prenant. 

En 1990, c'était la passion, en 2008, c'est l'émotion.  Et ça lui a bien. 

J'ai des frissons, que j'hésite un instant à attribuer au fait que mon estomac et mes intestins sont en phase préparatoire d'une gastro.  Mais j'ai des frissons, et c'est bon.

Après plus de deux heures, le concert se termine, et je fais une chose que je ne faisais plus depuis des années : je m'offre le programme, en souvenir.

Retour, ensuite, à Namur, toute enneigée.  Toute blanche.  Comme la voiture de Mostek, qui nous attend au bureau.  Gelée.  Congelée.  Des pieds à la tête.  Enfin, des pneus à la carrosserie.  Sans oublier les portières.  Moustique nous a quittées pour rentrer au bercail.  Nous voici, à plus de minuit, seules, dans le noir, dans le froid, grelottant, face à un véhicule qui refuse de s'ouvrir.

La situation est grave !  GRAVE.

(la suite demain, teasing teasing, chers lecteurs).

Une vidéo sur DHNET.

Photo issue de Dhnet, © DEVOGHEL

bruel

26
nov

Le malheur du jour

Pékin express est fini et le miracle ne s'est pas produit.

Tout comme le Titanic coule toujours à la fin du film, tout comme Bébé et Johnny finissent toujours ensemble à la fin du film, tout comme on ne peut changer ce qui est (et ce qui m'avait été annoncé, sacrebleu), cette foutue équipe de m... a gagné le jeu.

C'est définitif, je boude.

26
nov

Les bonheurs du jour

En hiver, y'a pas de bonheurs du jour, vous l'aurez constaté, passque :

- j'ai une délicieuse gaufre aux abricots... oubliée au bureau

- j'ai trois lasagnes Farniente... oubliées au bureau

- j'ai un livre génial à lire... oublié au bureau

- j'aimerais pouvoir oublier d'aller au bureau

 

Mais bon, sinon, tout va bien je vais bien tout va bien je vais bien.

Puis je vais regarder pékin express oùsque je sais qui gagne mais je tente d'espérer que c'est les zaut' qui gagnent...

26
nov

Je hais ceusses qui racontent la fin

Oui, je les hais d'une haine haineuse, même si c'est pas charitable du tout, dirait le curé du coin (s'il y a encore un curé dans le coin).

Pas charitable ?  Passque c'est charitable de raconter la fin d'un livre, d'un film, d'une télé-réalité ou de quoi que ce soit d'autre, de faire exploser le suspense insoutenable, de briser tous les espoirs et toutes les illusions ? 

Nan, c'est pas charitable.

Donc ma haine et justifiée.

Y'a, dans le monde, un tas de gens qui prennent un malin plaisir, les sadiques, à tout dire.  Tout ré-vé-ler.

Combien de fois ai-je dû me boucher les oreilles lorsque des copines se racontent tout le déroulé de la Xème saison de Grey's ou de Desperate (sans le second mot vous comprendez ? comme ça je gagne du temps).  Mais quand je sens venir la chose, en général, je m'éclipse, je râle, je n'écoute pas.  Bref, j'agis et j'échappe aux révélations.

Mais il y a des fois où agir est impossible, tant le venin est dispensé rapidement.

Des fois où la bave du crapaud (mon interlocuteur/trice) atteint la blanche colombe (moi).

Des fois où je parle de la prochaine diffusion d'Anna Karenine, et qu'une amie (devenue ex-amie entretemps, la garce), me réplique « joli film, en effet, je te le conseille, dommage qu'elle meure à la fin ».  Aaaargh, je vais la tuer l'étriper la cuire au bain-marie la transformer en pâtée pour rat.  Je rougis, je râle, je vocifère, et elle me rétorque « ben quoi, tout le monde le sait, qu'elle meurt, enfin voyons ».  Ben non, pas moi, chuis inculturée, en tant qu'amie elle aurait dû le savoir.

Des fois où je parle de Pekin Express, qui passe seulement maintenant en Gelbique (je le précise pour les Français qui ont tout vu y'a belle lurette), en disant que j'aime décidément pas cette équipe là du tout du tout du tout (je ne précise pas laquelle sur ce blog, passque moi, je raconte pas la fin alors que la finale est diffusée ce soir, na) et qu'on (je ne précise pas qui, car je crains les représailles très musclées) me dit « oh tu vas être bien déçue, si déçue, tellement déçue ... » d'un air qui signifie clairement et inexorablement que mon équipe maudite va gagner.  Et voilà la moitié (que dis-je 99 %) du plaisir lié au suspens envolé, en un quart de seconde.  Je deviens rouge.  Mauve.  « On » aussi.  Un peu tard.  La moutarde me monte au nez.  Je suis au bord de la crise d'apoplexie.  Soudaine envie de vengeance, mais je ne trouve rien à révéler à mon ennemie (oui, c'est une femme, cela va de soi, qui d'autre qu'une femme peut révéler de tels secrets ?).  Alors je me tais.  Un regard noir suffit.  Il suffit à me faire réaliser qu' « on » n'a pas fait exprès.  Que ce n'était pas malintentionné, même si maladroit.  Que je dois abandonner tous mes plans de vengeance.

Alors je pardonne.  Oui, je pardonne (mais tout de même, entre nous, totalement entre nous, vade retro Mostèkas).

Je pardonne.  Même si ce soir, moi, je sais déjà qui gagne Pekin Express, et que j'en pleurerais des larmes de désespoir.  Ce qui ne changera pas beaucoup mes habitudes, car Pekin Express est l'émission de télé réalité qui me fait le plus pleurer : je pleure sur les rencontres avec les locaux, sur la pauvreté, sur la richesse des cœurs, sur les épreuves, sur le stress, sur les amitiés qui naissent, sur les souffrances, sur les cobayes qui se font manger (bande de sauvages), sur les chats abandonnés (ça c'était l'an dernier), je pleure je pleure je pleure je pleure... Pekin express devrait se faire sponsoriser par Kleenex.

Au moins, ce soir, j'aurai une vraie bonne raison très réelle de chez réelle de pleurer....

 

08:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : pekin express |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |