31
jui

Sea, sand and sun

lancaster
Enfin !

Il est enfin là.  Et bien là.  Enfin, on ne peut présager de rien, mais il est là et on ne va pas s’en plaindre.  Même si, en bonne belge rouspéteuse, voire rouscailleuse, je dirais qu’il fait chaud.  Trop chaud.  Beaucoup trop chaud.

Mais il est là.

Le soleil.

Que j’aime tant… mais à l’ombre.

Et même si je passe mon temps à l’ombre, ne rejoignant la zone ensoleillée qu’en fin de journée, pour profiter des derniers rayons qui dorent si peu ma peau, je passe parfois, imperceptiblement, de la couleur cachet d’aspirine à la couleur hostie, savoir un blanc un peu moins blanc que le blanc totalement blanc.

Preuve en est qu’on bronze aussi à l’ombre, à travers le parasol, ou via la réverbération, enfin sans doute un peu des deux.

Alors je me protège.  Passque je tiens à ma peau.  Et passque j’ai pas envie de cramer.  Ni de peler.  Et vu que je suis totalement capable de me choper un coup de soleil à l’ombre… je me protège.

Nan, je ne fais pas de banc solaire pour « préparer ma peau ».  Vaste couillonnade de toute façon, on ne prépare pas sa peau aux brûlures et aux cancers.  On l’en protège.  Point barre.  Une année, dans un accès de folie et de bêtise intersidérale, j’ai tenté l’expérience banc solaire, ça mérite un billet, que je vous préparerai bientôt, tant qu’à faire, passque j’ai cru mourir.  Je vous raconterai.  Plus tard...

Pour aborder les mois chauds, j’ai donc reçu une crème protectrice.  Et pas n’importe quelle crème ma bonne Dame : une crème « Lancaster accélérateur de bronzage crème velours irisée ».  Excusez du peu.  Pour moi, dont le dernier achat en matière de crème solaire fut fait chez … Aldi, ce fut un bonheur nirvanesque de découvrir cette crème d’une telle qualité, rien que pour moi.  Enfin rien que pour ma divine petite peau.

Je me suis donc installée, durant mes dernières vacances à domicile, sur ma terrasse ensoleillée, à l’ombre de mon chtit parasol, vue sur ciel bleu, petite glace à portée de main, magazine à portée d’autre main, boisson fraîche à portée de troisième main, ma crème Lancaster dans la dernière main.

J’ai ouvert le tube, et j’ai immédiatement été téléportée en vacances.  VACANCES.  Cette odeur, argh.  Ce type de senteur est sans doute celui qui véhicule le plus d’images pour moi (quoique l’odeur de poulet rôti, et puis celle de chocolat fondu, et celle de vanille, sans oublier celle d’escargots à l’ail…).  Un condensé de plage, de sable fin, de palmiers, de noix de coco, de cocktails, de courses effrénées au bord de la mer et de couchers de soleil.  Que du bonheur.  J’ai ensuite rouvert les yeux.  Ni plage, ni mer, ni palmiers.  Ni rien.  Juste moi et ma vieille carcasse sur mon vieux transat défoncé, sous mon vieux parasol délavé, un tube orange qui sentait divinement dans la main.  Alors, je me suis enduite de cette texture si significatrice et si douce et je me suis endormie paisiblement, après avoir mangé ma glace et lu quelques pages de mon magazine.  J’ai rêvé de palmiers, de couchers de soleil et de noix de coco.

J’étais bien.  Zenitude intégrale.  Bonheur suprême.  Odeur ultime.

Alors, je vous le dis et vous le redis : même sans la mer, même sans les palmiers, même sans les couchers de soleil, c’est ça les vacances.  Un endroit calme.  Ensoleillé.  De quoi se sustenter.  De quoi lire.  Et une crème solaire de qualité, douce, et à l’odeur qui fait rêver !

Pour illustrer tout ça, une superbe photo de la Mer du Nord, qui fait rêver… d’Anne-France.

2512301430_540cbb0c10

31
jui

NOG

Naaaaan, je ne me suis pas emberlificoté les pinceaux et les lettres, voulant vous parler d’une ONG.

Ouiiiii, vous lisez bien le sujet du jour : NOG.

NOG comme Nouvel Orgasme Gustatif.

Tout nouveau tout beau et qui me laisse encore un goût incroyable en bouche.

J’ai testé la pâte à tartiner au spéculoos. 

J’ignore si cette merveille existe ailleurs qu’en Belgique, mais si ce n’est pas le cas, vous n’avez plus qu’une solution : courir, voler, galoper jusqu’ici pour goûter.

Parce que c’est tellement divin que mourir sans avoir mangé de la pâte à tartiner au spéculoos, c’est impensable, tout bonnement impensable.

Tout d’abord, il y a l’odeur.  Spéculoos puissance 10.  Puissance 100.  Puis la couleur.  Spéculoos.  Tout simplement.  Ensuite, la texture.  On s’attend à voir cette pâte étrange devenir biscuit, mais que nenni.  Onctueux.  Tendre.  Fondant.  Rien qu’à la voir, la salivation est assurée.  Enfin, il y a le goût.  Le summum du bonheur intense.  L’extase à l’état pur, pour plagier une célèbre marque de shampooing. 

A déguster pur, ou sur un petit beurre de Lu.  Enfin sur plusieurs petits beurres de Lu.  Divin, nirvanesque, orgasmique.  Il n’y a pas suffisamment de mots dans notre belle langue française pour qualifier ce moment.

Mais je préfère vous prévenir.  L’addiction est assurée, et une fois le pot entamé, le risque est énorme que vous fassiez comme moi : passer la soirée à l’ouvrir, le pot, pour y tremper une cuiller, ou, mieux encore, un doigt.

lotus

31
jui

Concours de nouvelles Femmes d'aujourd'hui - les "perdants" (4) : la bête des Ardennes

femmesauj
Cette semaine découvrez la nouvelle de Cathy.

 

La bête des Ardennes


    Cela faisait déjà deux heures qu’ils avaient quitté leur gîte pour marcher dans la forêt, et pourtant, à peine cinq kilomètres avaient été parcourus. De bonne constitution physique, habitués des longues randonnées pédestres, le couple avait chaussé ses bottines de marche avant même les premières lueurs de l’aube et s’était aventuré, avec sac à dos et pique-nique pour la journée, dans la magnifique forêt ardennaise. Arrivés la veille, ils avaient déjà quelques kilomètres dans les jambes et pourtant, ce n’était pas la raison de leur lenteur. Si Patricia et Marc Vandenhove étaient là, à se balader au petit jour, c’était pour assouvir leur nouvelle passion : observer les oiseaux.

    Ils s’étaient d’abord avancés prudemment dans la sombre forêt, à l’aide d’une toute petite lampe de poche, n’éclairant que les endroits où ils posaient les pieds.  Puis, jugeant la distance avec les habitations suffisante, ils s’étaient arrêtés au milieu du chemin et avaient éteint la lampe. Dans le noir total, un silence inquiétant régnait, si ce n’était une légère brise soufflant dans les jeunes feuilles printanières. Patricia et Marc avaient attendu, serrés l’un contre l’autre, attentifs au moindre tressaillement de la forêt, retenant leur souffle. Au loin, le ciel s’était zébré d’une infime clarté, s’ouvrant peu à peu sur une aurore prometteuse.

C’est un Rougegorge qui avait donné le signal. Patricia avait immédiatement reconnu ses notes aiguës et nerveuses, terminant par un « tik-ik-ik » d’alarme.  Comme si les habitants de la forêt avaient attendu leur chef d’orchestre, le concert avait commencé sans plus attendre. Les tons enjoués des mésanges charbonnières s’étaient mêlés aux pépiements des moineaux friquets auxquels s’étaient joints très vite les voix fortes et typiques des pinsons des arbres, tandis que quelques troglodytes mignons, petits par la taille mais imposants par leur chant métallique, se lançaient dans la mêlée. Un hibou moyen-duc, jugeant le moment opportun d’aller se coucher, était passé au-dessus du couple, le faisant sursauter.  Quand l’aurore était largement apparue, les chants étaient tellement nombreux que Patricia et Marc avaient depuis longtemps renoncé à les reconnaître tous. Ils s’étaient remis en marche, leurs jumelles autour du cou et leur guide ornitho à la main.  Que c’était bon de respirer cette air matinal, mélange d’humus, de feuilles et de terre humide ; qu’il était doux d’écouter ce concert (cette cacophonie, auraient dit certains) naturel et reposant.

    Alors que le soleil se levait paresseusement, le couple repéra un joli petit endroit pour déjeuner, au bord d’une rivière, et s’y arrêta.  Tandis qu’il ôtait son sac à dos, Marc repéra une bergeronnette des ruisseaux posée sur la rive, non loin d’eux.  Il fit signe à sa compagne de ne pas bouger mais trop tard, le petit hochequeue s’envola prestement.  Patricia étendit une fine couverture sur une pierre plate, ce qui effraya un autre oiseau qu’elle ne reconnut pas.  A peine assise, elle chercha dans son guide et découvrit le cincle plongeur. Cette nouveauté lui mit du baume au cœur car, il était bien beau d’étudier dans les livres, mais rien ne valait les découvertes sur le terrain. Pour Patricia, c’était la meilleure façon de mémoriser les noms, les caractéristiques et surtout les chants de ses nouveaux amis à plumes.

    Tandis qu’elle disposait le petit-déjeuner sur la nappe improvisée, Marc s’empara du rouleau de papier toilette qu’ils ne manquaient jamais d’emporter avec eux et s’excusa.
-    Une urgence … Désolé chérie, ne m’attend pas pour manger …
Patricia fit la moue et le regarda s’éloigner dans le sous-bois peu rassurant. Elle mordit dans son sandwich et tourna les yeux vers la rivière.  Un léger mouvement dans l’arbre tout proche attira son attention. Ce petit oiseau bleu et orange qui descendait le long du tronc la tête en bas, c’était … oui, c’était bien une … Holà là, plus moyen de se souvenir ! La jeune femme observa l’oiseau un long moment, avant de se souvenir du nom avec satisfaction : une sitelle torchepot. Comme pour confirmer ses dires, celle-ci lança son « tuit » caractéristique avant de prendre son envol jusqu’à l’arbre suivant. 

Le sandwich bien entamé, Patricia commençait à trouver l’absence de Marc un peu longue.  Elle se versait une tasse de café fumant quand elle entendit avec soulagement un léger martèlement du sol derrière elle. Sans se retourner, elle lança :
-    Ca va Marc ?  Tu n’es pas malade au moins ?
Un grognement lui répondit.  Elle en lâcha sa tasse qui roula jusqu’à la rivière, et suivit bêtement du regard sa progression dans le courant. Un deuxième grognement, bien distinct, lui fit dresser tous les poils du corps.  Elle amorça un geste pour se retourner.  Ce fut inutile … A moins de trois mètres d’elle, un énorme sanglier, le genre de bête qu’on préfère voir de loin, à l’abri derrière un grillage, vint s’abreuver à la rivière.  Patricia se sentit mal mais s’efforça de tenir le coup.  Le souffle court, la sueur lui perlant les tempes, elle pensa à Marc qui n’allait pas tarder à revenir.  Comment le prévenir ?  Elle fouilla les alentours du regard, puis ses yeux tombèrent sur le petit-déjeuner étalé près d’elle. Elle paniqua et fit mine de rabattre un coin de couverture sur les sandwiches. Le geste ne manqua pas d’attirer l’attention du mastodonte qui se retourna précipitamment, les sens en alerte. 
« Comment ne m’a-t-il pas vue ou sentie en arrivant ? » se dit la jeune femme, tétanisée.  Elle pensait toujours à l’arrivée imminente de son mari.  Allait-il faire fuir l’animal ou, au contraire, le rendre furieux ?  Néanmoins, elle s’attendait à tout, sauf à ce qui se passa …

- Chérie, regarde ce que j’ai trouvé !  cria Marc, arborant un large sourire et tenant contre lui un jeune marcassin couinant de peur.
Patricia manqua défaillir.  L’animal à ses côtés commençait déjà à gratter le sol de ses pieds puissants et grognait nerveusement. Une laie, c’était une laie ! Et Marc n’avait rien trouvé de mieux que de lui prendre un de ses petits !

    A l’instant même où l’animal chargea, Patricia se redressa et hurla de toutes ses forces :
- Maaarc !  Lâche-le ! Lâche-le tout de suite !  Attention !
Le beau sourire du jeune homme disparut instantanément en voyant le monstre foncer droit sur lui. Il lâcha le marcassin qui tomba lourdement sur le sol, couinant de plus belle et attisant la fureur de la mère. Marc s’enfuit à toutes jambes, tentant de repérer un arbre où grimper.  Entendant la bête se rapprocher dangereusement, il s’agrippa au tronc du premier sapin venu et s’y hissa tant bien que mal. Pas assez vite, malheureusement … L’animal lui mordit violemment un mollet. Au hurlement de son mari, Patricia ne réfléchit pas et s’empara de la thermos en aluminium qu’elle se mit à frapper sur la pierre.  La laie stoppa net son attaque et se retourna.
- Tu es folle ? Arrête ça tout de suite !  lui ordonna Marc, toujours agrippé au sapin dans une position plus que précaire.
La bête le regarda, puis tourna à nouveau son attention vers la rivière.  Elle hésitait.  Patricia redoubla son raffut.  Quand la    laie se mit à courir dans sa direction, la jeune femme entra dans la rivière jusqu’aux genoux, se croyant à l’abri. C’était mal connaître les sangliers … La bête, que l’eau ne semblait pas gêner le moins du monde, avança vers sa proie qui reculait. Patricia se retrouva bientôt dans l’eau froide jusqu’à la taille, ses bottines glissant dangereusement sur les cailloux.
    C’est alors qu’elle entendit un couinement terrifié. Marc avait repris le marcassin et le secouait. La mère abandonna immédiatement la rivière et fonça à nouveau sur sa première victime. Le jeune homme lâcha le petit et courut en boitant jusqu’à un autre arbre. Le choc le prit dans les jambes et le fit tomber.  Il n’eut pas le temps de se retourner, un croc lui traversa le bras droit, lui arrachant un cri de douleur. Une pluie de coups et de morsures d’une violence inouïe s’abattit sur lui, l’empêchant totalement de se défendre.  A demi-conscient, il vit son sang tacher lentement la terre, cette terre qu’il avait pris tant de plaisir à respirer quelques heures plus tôt …
Dans une sorte de brouillard, il entendit sa femme hurler :
- Hé, la bête, viens ici !  Viens je te dis ! Amène-toi !
Patricia tenait le marcassin entre ses mains et attirait une fois de plus la femelle vers elle. « Non, ne fais pas ça » tenta de crier Marc, mais aucun son ne sortit de sa bouche ensanglantée.
La jeune femme, à genoux, tenait fermement le petit à bout de bras et regardait la laie en fureur foncer droit sur elle.
« Elle ne pourra pas m’atteindre sans toucher son bébé », pensa-t-elle. « Elle ne le tuera pas … elle va s’arrêter … ».
La bête approchait à toute allure, ses défenses tachées de sang, le sang de l’être que Patricia aimait le plus au monde.
« Elle va s’arrêter … elle va s’arrêter … elle va … ».

Une main ferme s’abattit sur son épaule.  Elle lâcha sa tasse de café qui roula jusqu’à la rivière, et suivit bêtement du regard sa progression dans le courant.
- Tu m’avais l’air bien loin, ma chérie. Encore en train d’écrire un roman ?
Patricia leva son visage vers son mari et lui sourit tendrement.
- Cette forêt m’inspire. Je crois que je tiens mon sujet pour le prochain concours de nouvelles.
Il lui rendit son sourire et fit mine de s’asseoir à ses côtés quand, tout près d’eux, un buisson frissonna … Mue par un pressentiment, Patricia voulut retenir son mari qui s’approchait déjà du feuillage mais elle ne fut pas assez rapide. La petite bête couina quand Marc agrippa son pelage ligné de roux et de brun.
Patricia, au bord de l’hystérie, hurla :
- Lâche-le Marc, lâche-le tout de suite !
Derrière eux, un grognement se fit entendre, puis un deuxième, puis un troisième … Une horde de sangliers se tenait à l’orée du bois, les fixant de leurs yeux furibonds.

Patricia sut, à cet instant précis, qu’elle ne participerait jamais au prochain concours de nouvelles …

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

30
jui

Célibataire ? Envie de voyage ? Et un voyage célibataires à gagner, un !

 

Je le sais je le sens, je ne suis pas la seule célibataire sur ce blog (sans doute la seule célibataire endurcie, oui, mais pas la seule célibataire, ça non).

 

Le célibat, ça n’a que des avantages.  Si.  Et si vous zêtes pas d’accord, ben zavez qu’à être d’accord.  Point barre.  Le célibataire peut se lever quand il le veut, se coucher quand il le veut, péter quand il le veut, manger quand il le veut, regarder des conneries à la TV en ingurgitant des hectolitres de glace quand il le veut et faire l’amour quand… ah ben ça non, pas toujours, en effet.  Que des avantages, je vous dis. 

 

Et en vlà un de plus : un week-end au soleil à gagner avec Parship.fr !

 

Parship.fr, site de rencontre français, propose une méthode basée sur un test de personnalité qui permet une analyse de ses propres envies et attentes.  Ensuite, le site dresse la liste des célibataires mâââââles (enfin pour nous, les femmes - mais y’a aussi des femelles, pour vous, les hommes, of course) susceptibles de nous  plaire… tout cela gratuitement.  Si vous souhaitez, ensuite, devenir membre Premium, vous aurez en plus accès à des articles, à la newsletter et à des conseils dispensés par une psychologue, si vous ressentez le besoin.

 

Mais nous parlions célibat, soleil, mer, petits zoiziaux et week-end (romantique ?) à gagner…

 

Alors gagnez … en visitant ce site www.lesclesdeschamps.com et en participant gratuitement au concours, via six questions, pour prendre la poudre d’escampette et gagner un week-end  pour  deux à Rome, Barcelone ou Marrakech.

 

Je sais, vous m’aimez… enfin surtout les français, puisque ce concours vous est réservé.  Alors si tu es français, grand, brun, ténébreux et romantique, tu sais ce qu’il te reste à faire (ben quoi, sois un peu perspicace : participer, gagner, et m’inviter tiens alleye une fois).

 

Bonne chance à tous.

 



Article sponsorisé

30
jui

Chronique Flair de la semaine : virée dans une boutique de lingerie

A découvrir iciiiiiiiiiiii.

L'air en tête de la semaine.

Déshabillez-moi - Juliette Greco

Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Oui, mais pas tout de suite, pas trop vite
Sachez me convoiter, me désirer, me captiver
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Mais ne soyez pas comme tous les hommes, trop pressés.
Et d'abord, le regard
Tout le temps du prélude
Ne doit pas être rude, ni hagard
Dévorez-moi des yeux
Mais avec retenue
Pour que je m'habitue, peu à peu...

Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Oui, mais pas tout de suite, pas trop vite
Sachez m'hypnotiser, m'envelopper, me capturer
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Avec délicatesse, en souplesse, et doigté
Choisissez bien les mots
Dirigez bien vos gestes
Ni trop lents, ni trop lestes, sur ma peau
Voilà, ça y est, je suis
Frémissante et offerte
De votre main experte, allez-y...

Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Maintenant tout de suite, allez vite
Sachez me posséder, me consommer, me consumer
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Conduisez-vous en homme
Soyez l'homme... Agissez!
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Et vous... déshabillez-vous!

29
jui

dernier jour...

Dernier jour pour voter pour moi...  Merci à tous.

29
jui

Rrrratmoureux - le dénouement

Psssssst, vous là.  Oui, vous.  Approchez.  C’est moi, le rrrrrat, le mulot, la grosse souris grise, le campagnol domestique, le rongeur bavard.  

Voilà. 

Maggie, c’est fini (et dire que c’était mon premier amour - à chanter sur l’air de Capri, vous l’aurez compris).

Elle est partie.  Pour toujours.  Oui, pour toujours.

Jamais je ne la reverrrrai.  Mais jamais je ne l’oublierrrrai.

C’est indéniable, je suis rrrratmoureux.

Passque l’Anaïs, ben, elle a fait du cobaye-sitting durant dix-huit jours.  Dix-huit journées de bonheur intense, durant lesquelles j’ai oublié toute sensation de solitude.  Cette solitude propre à ma condition de rrrrat des villes solitaire et abandonné (c’est là que vous pleurez ou que vous créez une pétition pour me libérer de mes chaînes).  Dix-huit journées de pur plaisir.  Platonique hé, n’allez rien vous imaginer de salace, séparés que nous étions par les barreaux de nos cages respectives (j’ai eu beau tenter de les ronger, mes dents n’étaient pas assez puissantes, foi de rrrrat).

Maguy est donc arrivée un jeudi soir.  Enfin Maggie.  Maggie est son véritable prénom, à ma petite cochonne d’amour (et d’Inde).  Anaïs, avec son grand âge, elle a plutôt pensé à la Maguy de la série TV. Keskelle est biesse, je suis d’accord, vous êtes d’accord, nous sommes d’accord.  D’autant que c’est la Maggie, des Simpson, of course.  Il est temps de songer à vivre avec son temps Anaïs ! 

Donc le bestiau est arrivé un jeudi soir, et immédiatement, ce fut le drrrrame.  Passqu’Anaïs, ben, tenez-vous bien, accrochez-vous à votre dentier ça va rire dans les zygomatiques : elle avait oublié qu’elle était allergique aux cochons d’Inde.  Et au foin.  Oublié.  Rien que ça.  Faut dire qu’elle est allergique un peu à tout, faut dire.  Et elle y pense jamais, faut dire.  Elle est bête, faut dire, mais ça vous le savez.  C’est ainsi qu’on la retrouve souvent rouge, gonflée et suffocant, lorsqu’elle entre en contact avec des substances ou des bestioles peu recommandables pour sa frrragile constitution.  Et là, ben elle a encore oublié.  Carrément.  Elle a accueilli Maggie sans vraiment réfléchir, tout à sa joie d’avoir une petite compagnie bien sympathique pour moi (et pour elle, c’est un fait) à la maison.  Dix minutes après l’arrivée de la cochonnaille miniature, clair qu’elle réfléchissait déjà à comment survivre durant dix-huit jours en toussant, crrrrachotant, reniflant et étouffant à qui mieux mieux.  Kho Lanta version urbaine. 

Aaaaaah ça valait le détour, ma bonne Dame, pour reprendre son expression favorite, de la voir dans un tel état, sachant qu’il restait encore près de 450 heures à tirer.  Comment ça, je suis un rrrrat sans cœur ?  M’enfin.  Si on peut plus rire.

Nous avons donc vécu, elle et moi, au rythme de ses crises d’allergie, lesquelles se manifestaient surtout lorsqu’elle passait à proximité de nos cages, installées côte à côte, donc à tout moment du jour, mais, fort heureusement, point de la nuit.  Vous auriez dû la voir, nettoyant la cage de Maggie, avec un masque de protection sur le nez, par 30 degrés à l’ombre, suant comme un cochon pas d’Inde, pestelant à chaque seconde, reniflant comme un goret (décidément, nous restons dans le milieu porcin).  Et les gouttes qui tombaient systématiquement de son nez sur le sol, sans passer par la case mouchoir.  Et pas que des gouttes, beurk beurk et re-beurk, aussi du presque solide, mais suffisamment liquide pour que ça coule.  Vous voyez le topo.  Pas rrrragoûtant.  Ça doit être ça, le dévouement pour la cause animale.  Elle va être canonisée, l’Anaïs.

Ensuite, elle se réfugiait dans sa chambre, interdite à tout rongeur, sifflait des poumons comme un train vapeur, crrrrachottait encore et encore, émettait des rrrrâles comme si elle allait passer l’arme à gauche à tout moment, envisageait d’appeler les urgences, reprenait une petite dose de potion magique, tentait de respirer calmement, recrrrrachottait, re-rrrrâlais, repensais à l’hôpital et je vous en passe et des meilleures.  Une véritable série télé.

Pendant, ce temps, moi, j’étais aux anges.  Au parrrradis des rongeurs.  Nirvanesque.  Dix-huit jours à croiser son regard de braise.  Dix-huit jours à entendre ses petits couinements amoureux.  Si, si : amoureux.  Je crois au coup de foudre, moi.  Pas vous ?  Dix-huit jours à voir son corps de déesse se déhancher pour attrrrraper une carotte ou un brin de paille.  Dix-huit jours à roucouler ensemble.  Dix-huit jours à admirer sa jolie petite truffe.  Dix-huit jours à refaire le monde ensemble.  Dix-huit jours à se susurrer des mots doux, à échafauder des projets d’avenir.  Un avenir improbable.  Un avenir incertain.  Car nous le savions, la séparrrration était inéluctable.  Roméo et Juliette des temps modernes.  West Side Story version rongeurs.  Mais Maggie devait retrouver sa famille.  Et moi rester ici.  L’Anaïs, elle a besoin de moi, c’est clair et net, aussi clair que rrrrat et cobaye n’ont fait qu’un durant dix-huit magnifiques journées.

Inoubliables journées.

Romantiques journées.

Puis elle est partie.  Là.  Elle vient de partir.  Ce lundi soir.  La séparrrration fut douloureuse.  Pas besoin de mots, j’ai tout lu dans son regard.  Maggie, je ne t’oublierai jamais.  Et t’as pas intérêt à m’oublier pour un bellâtre à rosettes, est-ce bien clair ?

Bilan de ces dix-huit jours made by l’Anaïs : deux sprays de Ventolin, deux boîtes de Zyrtec, trente-huits paquets de mouchoirs, un masque de protection, trois crises d’angoisse, dix litres de reflux nasal, trois pustules sur les brrrras, 1232 éternuements, dont 765 avec glaires propulsées dans tout l’appart, un mal de gorge et des yeux de lapin atteint de choriza chronique.  Rien que ça.

Bilan de ces 18 jours made by the rrrrat : à part le fait que l’Anaïs a chanté, durant 18 interminables journées « elle voit souvent rouge, avec elle ça bouge, Maguy soleil ou bien Maguy larmes, on est sous le charme », expérience formidable, et c’est maintenant indéniable : je veux la revoir.  Et nous nous marierons et nous ferons plein de petit rrrratchons.  Yesssss.  Qu’on se le dise.

Illu de Mako, super fan de chons.  Je vous conseille d’aller de suite visiter son blog… elle vient d’y poster des photos de chons à lunettes à se tordre de rire par terre.  

chon2

06:00 Écrit par Anaïs dans Le Rat vous parle | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28
jui

Opération Schtroumpfs

 

Opération Schtroumpfs lancée sur ce blog depuis plusieurs jours déjà - STOP - pochettes reçues d’Unick que je remercie du fond du coeur bisou bisou merci merci - STOP - album encore en attente - STOP - je me réjouis - STOP - mon coeur fait boum boum à l’idée de coller bientôt mes images - STOP - cuisine envahie depuis semaine dernière par bocaux de sauce tomate mascarpone octroyant une pochette en cadeau - STOP - reçu onze pochettes ce jour durant virée courses - STOP - ai donc acheté plein de trucs inutiles pour avoir des pochettes - STOP - je sais c’est nul et je suis puérile - STOP - attention - STOP - message de la plus haute importance - STOP - soyez vigilants - STOP - Delhééééés annonce des pochettes en rayon par des affichettes « produit participant » mais sans le bon adéquat (qui n’est plus en rayon, tchu) que nenni - STOP - ai vociféré à l’arnaque et reçu les pochettes dues - STOP - n’est pas né celui qui arnaquera Anaïs - STOP - continuons le combat - STOP - l’honneur est sauf, personne ne m’a demandé si je préparais cet album pour une fillette ou pour un garçonnet - STOP - merci à celles qui m’aident à la conception de cette oeuvre d’art j’ai nommé mon album Panini Schtroumpf - STOP

schtroumpf4

28
jui

Au fait...

Au fait, si le coeur vous en dit, votez pour moi... après avoir lu mon épopée à dos d'âne...

28
jui

La tête dans les nuages

Naaaaaaaan chuis pas amoureuse.  Hélas, trois fois hélas, j’ai beau tenter de me conditionner « tu vas tomber amoureuse, c’est un ordre Anaïs », rien n’y fait. 

C’est juste que l’été est la saison des parcs d’attractions.

Et moi, j’aime pô les parcs d’attractions.  Parce que justement, on a souvent la tête dans les nuages, que ce soit avec les trucs qui montent qui tournent qui accélèrent qui redescendent ou avec les simples grandes roues qui offrent une vue inégalable et tellement effrayante sur les quartiers environnants.

Donc j’aime pô les parcs d’attractions.

A part celui de la souris américaine.  Parce que celui-là, il me fait rêver, il me permet de retrouver la part d’enfance que j’ai cachée au fond de moi (enfin, pas si cachée que ça…).  Je peux sans gêne monter sur les chevaux de bois, avoir la larme à l’œil dans « it’s a small world », frémir en me prenant pour Peter Pan (ben quoi, c’est vachement haut cette attraction) et faire une photo souvenir avec Tic et Tac.

Mais les parcs d’attractions dites à sensation, très très très peu pour moi. 

Chaque année, des attractions se bloquent, laissant les téméraires participants, au mieux, coincés durant des heures, au pire, coincés durant des heures tête en bas.  My god, rien que d’y penser, je sens l’angoisse monter en moi.  J’ai beau avoir pitié d’eux, je ne peux m’empêcher un petit sourire sarcastique au coin de la bouche : zavaient qu’à pas y aller…

Et de toutes façon, moi, les sensations, je les ai rien qu’en regardant les attractions, de loin, de très trèèèèèèès loin.

Chaque année en juillet, la foire s’installe dans ma petite ville.  Chaque année, je me goinfre de croustillons et j’ai le visage maculé de sucre impalpable.  Enfin moi j’appelle ça du sucre impalpable, mais je me demande si ce n’est pas une expression familiale, tout comme chez moi on dit « manger une souris Côte d’Or » pour une bouchée, alors que ce sont des éléphants, tout le monde le sait, tout comme chez moi on dit aussi « manger de la sauce poulette » pour un vol au vent.  Ne me demandez pas pourquoi, c’est ainsi.  Et c’est ainsi que mes croustillons annuels sont recouverts de sucre impalpable.

Cette année (à moins que ce ne soit l'an dernier, je m'y perds dans toutes ces abominations), ils ont atteint le summum de l’horreur : un genre de balle ronde (pléonasme, une balle étant, sauf erreur, toujours ronde) au centre de laquelle s’installent deux volontaires perturbés du neurone.  La belle est rattachée par des élastiques tendus à leur maximum, plus elle est propulsée dans les airs à la vitesse de l’éclair, et rebondit durant de longues minutes.  Pour exacerber la sensation d’horreur, des haut-parleurs transmettent les commentaires des deux volontaires perturbés du neurone.  C’est à mourir de rire : des « aaaaaaaaaaaaah » aux « oooooooooooh » en passant par les « putain quelle horreur ». 

Voilà, à regarder deux fois cette boule s’envoler vers le firmament, j’ai eu ma dose d’adrénaline.  Pour pas cher ma bonne Dame.

Tout ceci me rappelle un séjour lointain que j’ai effectué il y a déjà… oufti, un petit temps, du temps oùsque je montais encore dans les grands oiseaux de métal.

Sans doute drillée par le séjour, la chaleur, la sueur, j’ai accepté de monter dans une attraction style tour infernale, un peu du même acabit que la balle magique qui rebondit rebondit rebondit : un ascenseur fou qui monte, descend comme un dingue vers le sol, remonte sans marquer la moindre pause et redescend encore plus vite.  J’ai cru mourir.  Et vu qu’ils poussent le vice jusqu’à prendre une photo des participants à l’apogée de l’angoisse… j’ai chez moi ce souvenir impérissable d’une Anaïs terrorisée, accrochée à sa voisine hilare, lui plantant ses ongles dans le bras, cachant son visage dans son giron. 

Et non, même contre mon poids en écharpes Strelli, je ne vous la montrerai pas, cette photo… quoique… ça pèse combien une écharpe Strelli ?

Illu de Flo
anaisphotopt

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |