31
mar

Dernier jour pour Romans !

CHUIS PAS CONTENTE LA VOUS VOTEZ PAS ASSEZ POUR SHALIMA, VIIIIIIIIIIITE IL RESTE QUELQUES HEURES, FAITES-LE POUR MOI. POUPEES VAUDOUUUUUUUUUUUUUUUU 

Réjouissez-vous, voici venu le dernier jour de harcèlement "votez pour moi au Festival de Romans".

Si vous n'avez pas encore voté (bande d'ingrats, avec tout ce que je fais pour vous...), c'est ici que ça se passe.  Vous avez jusqu'à minuit.

Je vous invite aussi à voter pour ma copine Shalima et son blog Merci pour le chocolat (tout un programme).  Elle est super sympa, un peu déjantée (voire pire que moi, je vous l'assure, mais j'ai promis de me taire au sujet de ses activités secrètes) et elle est 9e actuellement.  Aidez-là à se maintenir dans les dix premiers en votant ici. (mais tâchez qu'elle ne me dépasse pas tout de même, on est dans la même catégorie, faut pas pousser !)

31
mar

Résultats du big méga sondage de la mort qui tue


Comme pour la Star Ac, les votes ont été analysés et vérifiés par Maître Moya (moya signifiant lymphatique dans un patois bien wallon de chez moi).

Comme pour la Star Ac, j’ai clôturé les votes au moment opportun : faire gagner le mauve.

C’est mon blog, c’est mon sondage, c’est mon huissier Moya, je fais ce qui me plaît.  Na.

C’est donc le mauve qui a gagné.  Reste à trouver une bannière… et quelqu’un pour me l’installer.

Car j’ai énormément réfléchi (quatorze secondes), et j’ai réalisé qu’en changeant le look, je pourrais aisément changer la bannière, j’ai déjà réussi à le faire lorsque le rat est venu manger un bout de ladite bannière… mais que je perdrais l’option commentaires externes… donc faut que je trouve un informaticien pas chien pour m’aider.  Ça sera le problème suivant.

J’ai déjà reçu quelques propositions de bannière, mais j’aimerais en avoir des tas, des tonnes, des paquets, à ne plus savoir qu’en faire… pour vous faire ensuite voter et faire votre choix, choix qui sera validé par Maître Moya, cela va de soi.

Le nouveau look sera adopté à la sortie de mon livre, tant qu’à faire (et passque j’ai appris récemment que la couverture devrait être dans les violets, mais chuuuuuuuut c’est un secret, ce qui tombe à pic, vous l’admettrez).

Avis dès lors à la populace créative…  J’veux de la bannière, avec du mauve, du violet, du parme, avec des macarons, des lasagnes, des écharpes, avec ma tronche enjolivée par le talent de l’artisss’, avec tout ce qui vous tente et tout ce que vous savez de moi…  L’appel est lancé, pitiéééééééééé ne me laissez pas tomber (pensez à la gloire qui vous guette : avoir dessiné la bannière de la célèbre Anaïs Valente – comment ça je joue ma star, qui a osé dire ça ???).  Vous avez jusque fin avril… donc un temps de dingue, de malade, des tas de minutes et de secondes pour songer à moi.

Et pour motiver les troupes, car on a beau dire, faut une carotte pour faire avancer l’âne, j’offrirai un exemplaire de la Célib’attitude des paresseuses à la gagnante ou au gagnant.  C’est nin bramin (encore du patois bien de chez moi, signifiant c’est pas grand-chose), mais voilà.  Le ou la gagnant(e) sera choisi soit par sondage contrôlé par maître Moya, soit par moi, en toute subjectivité, chais pas encore…  Et si un sponsor passait par là et souhaitait offrir une croisière aux Caraïbes, je suis partante (pour l’offrir, puisque je monte pas dans les oiseaux de métal).

(Je me réserve le droit de garder le design actuel, si finalement je n’avais aucun coup de foudre – tout le monde le sait, la femme est changeante – j’offrirais alors le guide par tirage au sort).
 
Edit : j'ai trouvé un sponsor, Monshowroom, que je remercie vivement.  Le cadeau sera finalement une pochette Petite Mendigote, ces petites pochettes adorables et si féminines (le livre zaurez qu'à l'acheter, na - ou bien je ferai un nouveau concours, zinquiétez pas).   
sondageresult

31
mar

Mourir dignement… en Belgique seulement ?

J’étais une jeune ado encore, censée être innocente et insouciante (ou uniquement soucieuse de ses amours platoniques et de son acné naissante), lorsque j’ai vu ce téléfim : « moi … (prénom) réclame le droit de mourir dans la dignité ».  Le nom de la protagoniste ne me revient pas (j’ai en tête Betty), mais ce téléfilm, contant l’histoire vraie d’une patiente atteinte de sclérose latérale amyotrophique réclamant le droit de mourir dans la dignité, m’a marquée à vie.

Parce que depuis lors, dès que j’ai une crampe ou un engourdissement, je me crois atteinte de cette terrible maladie incurable.  (Hypocondrie, je sais…)

Mais surtout parce que ce téléfilm m’a ouvert les yeux sur l’importance de l’euthanasie.  Du droit de mourir dignement, sans horribles souffrances, sans être dans un état de dégradation tellement intense qu’on n’imagine même pas que cela puisse exister lorsqu’on est en bonne santé.  Parce qu’avoir mal, en permanence, c’est inhumain.  Parce qu’avoir mal, en permanence, sans aucun espoir de guérison, ça l’est encore plus. 

L’histoire de Vincent Humbert, plus récente, m’avait à nouveau interpelée sur ce sujet.  Le téléfim était poignant et tellement révélateur des absurdités de la justice et de l’inhumanité de certains hommes politiques français (dans ce cas, le président, d’ailleurs).

L’histoire toute récente de Chantal Sébire n’a fait que raviver cette sensation intense que j’ai depuis ce tout premier téléfilm, si ancien, qui m’avait sortie de mon insouciance d’ado : je suis heureuse de vivre dans un pays qui a légalisé le droit à l’euthanasie.  Ravie.  De savoir que, si un jour, je suis dans la situation de Betty, de Vincent, ou de Chantal, je pourrai obtenir de l’aide.

Tout simplement.

Parce qu’il est révolu le temps où les médecins pensaient que les bébés ne ressentaient pas la douleur. 

Parce qu’il est révolu le temps où la souffrance était vue comme l’expiation des péchés ou comme une chose normale.

Parce qu’avoir refusé à Chantal Sébire le droit de mourir dignement, alors qu’elle souffrait le martyre, dévisagée par une tumeur monstrueuse, c’est totalement absurde, inhumain, ridicule, débile et révoltant. 

Parce que son décès, survenu juste après le refus des tribunaux, semblera sans doute suspect.  Mais parce que quelle que soit la cause de son décès, je bénis le ciel qu’elle ait enfin obtenu ce qu’elle réclamait dans la douleur et les larmes.

Parce que l’euthanasie est un droit pour les citoyens et un devoir pour les médecins.

Parce qu’on est en 2008, merde !

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

30
mar

Quand Anaïs se la joue Brigitte Bardot

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Pour terminer cette « semaine meufs » en beauté, une petite prise de position, passqu’on peut être femme (et femme inculturée et déneuronée) et avoir des convictions.

Vous le savez, je ne comprendrai jamais ces gens, surtout ces femmes, qui portent des bêtes crevées sur elles, sous forme de chapeaux, d’écharpes ou de manteaux.

Je trouve le chinchilla sublime.  Vivant.

Je trouve le bébé phoque craquant.  Vivant.

(Vous me direz j’ai qu’à pas porter des chaussures en cuir, je sais, le débat peut être très long sur le sujet).

La chasse au phoque vient de reprendre au Canada, avec des quotas haussés à 275.000 « individus ».  « Individus » est le terme utilisé dans la dépêche de la Dernière Heure.  Absurde non ?  Alors qu’il ne s’agit pas d’individus, mais de choses, d’objets, de futurs cadavres.  Tués à coups de bâton, sans doute pour ne pas abimer la précieuse fourrure.  Et tant pis s’ils ne sont pas vraiment morts, juste agonisants.  Quelle importance.  Un « individu », ça ne ressent rien.

Tout ça au Canada.  Pays que je croyais civilisé.  Alors qu’il tue ses phoques, espèce déjà menacée par la fonte des glaces.  (Et puis pour la petite histoire, même si c’est hors sujet, ce pays « civilisé » dégriffe ses chats, opération qui ne consiste pas en une petite intervention au coupe-ongle, mais bien en une mutilation par l’ablation de la phalange comportant la griffe, mutilation dont les félins de poche se remettent difficilement, tant physiquement que psychologiquement).  J’aime plus le Canada.

Vous me direz (à nouveau) « que peut-on y faire ? »  Chais pas, je l’admets, je voulais juste en parler, tout simplement.  Passque bon, en parler, c’est déjà ça.  C’est tout ce que je sais faire, en parler, alors je le fais.

Vous me direz (enfin), y’a pire dans la vie : les ceusses qui meurent de fin (ou plutot de faim...), les ceusses qui dorment sous les ponts, les ceusses qui sont privés de macarons (dont je fais partie).  Et alors ?  passqu’il y a pire, faudrait passer l’éponge sur un massacre de 275.000 individus ?  Ben non.

Non.

Fort heureusement, maigre consolation, la Belgique et les Pays-Bas ont décidé d’interdire l’importation de produits à base de phoques.  Bénédiction.  Merci ô terre chérie, ô ma Belgique que j’aime (enfin pas toujours, car encore niveau chats, hors sujet, mon pays autorise les chasseurs à exterminer les chats errants, c’est nul de chez nul, je hais les chasseurs).

Je terminerai en citant Brigitte Bardot, rapport à la soi-disant prolifération des phoques « Laissons les phoques vivre leur vie loin des hommes. De toute façon, il n'y aura jamais autant de phoques que de cons sur la terre ! »  Comme elle a raison.

La chasse aux cons à coups de bâton, c’est pour quand ? (Je sais je prends un énorme risque, on est toujours le con de quelqu’un).

Plus d’infos ici (attention, certaines photos sont difficiles à voir).

N'oubliez pas d'aller lire le billet de la Sudinette et celui d'Angie et aussi celui d'Amandine.
Vous pouvez aussi découvrir tous les textes sur le blog (attention majorité en néerlandais)

(Merci à Mostek qui m’a suggéré ce sujet, et m’a dissuadée de parler de ce film controversé diffusé sur internet, en rapport à l’Islam, durant lequel je n’ai fait que pleurer).

 bardot

12:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

30
mar

Les humeurs d'Anaïs (49) : Y'a plus de saison ma bonne Dame

49
 
(Cette semaine, mes humeurs sont jaunes...) 
 
L'an dernier à cette époque, nous nous préparions à un mois d'avril caniculaire, et vlà que cette année, quasiment à la même époque, il neige.  Y'a plus de saison ma bonne Dame.  Où va le monde !
 
Mais bon, on va pas se plaindre, même si parler météo semble être le sujet préféré des belges.
 
Passque c'est beau la neige.  Très très beau.
 
Elle crée une ambiance feutrée incomparable.  Inégalable.  Un silence étonnant.  Une atmosphère douce qui donne envie de se lover sous une couette et de rêver devant une comédie romantique.  Mais la neige, elle tombe toujours les jours oùsqu'on doit travailler, c'est nul.
 
Elle recouvre ma ville d'un manteau blanc et fait oublier la pollution, les déchets, les rues dégradées et les nids de poule.  Mêmes les toits deviennent tous beaux tous égaux tous blancs.   La citadelle namuroise est superbe, plus majestueuse que jamais.  Grandiose.  Mais quand elle fond, la neige, on patauge dans la gadoue la gadoue ouh la gadoue (Jane Birkin).
 
Et puis on peut s'amuser à manger les flocons, faire des batailles de boules ou des bonhommes de neige avec une carotte en guise de nez et une pipe dans la bouche.  On peut se laisser tomber pour marquer la neige de l'empreinte de son corps, puis battre des bras pour la transformer en ange.  On peut faire un igloo et y entrer pour manger un esquimau.  On peut (enfin surtout les hommes), écrire son nom en lettres capitales, en y faisant pipi.
 
C'est ludique la neige. 
 
Pourtant je mange plus les flocons, je fais plus de batailles de boules ou des bonhommes avec une carotte.  Je ne me laisse jamais tomber dans la neige.  Je ne fais pas non plus d'ange dans la neige.  Ni d'igloo.  Et je ne suis pas un homme pour y écrire mon nom.
 
J'ai grandi.  C'est pas chouette de grandir.  Vraiment pas chouette.
 
C'est décidé, la prochaine fois qu'il neige, je redeviens gamine !  Pas vous ?
 
Et un bonhomme de neige made by Raphaël pour illustrer ce billet, ainsi qu'une vue sublime de ma Citadelle made by Olivier
neige
20080325 Citadelle sous la neige-01

30
mar

La minute people

Une femelle cygne noire est raide dingue d'un cygne-pédalo blanc... Une info people hors norme, et qui ne prêtera pas à procès, puisque sauf erreur, un animal ne peut pas encore porter plainte ni réclamer des dommages et intérêts.  Ouf, je ne prends aucun risque sur ce coup là...  Apparemment l'histoire d'amour date de quelques mois, mais il semble que le retour du pédalo ces derniers jours ait permis aux amoureux de se retrouver.  Je leur souhaite beaucoup de petits cygneaux.
.cygne

29
mar

Premier rendez-vous

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Pour moi, un premier rendez-vous, c’est pire qu’un entretien d’embauche.  Pire qu’une première journée de travail.  Pire qu’un mariage où je vais seule.  Pire qu’un détartrage chez le dentiste.  Pire que le célibat.  Pire que tout.

Pourquoi n’existe-t-il pas des guides du premier rendez-vous ?  Qui donneraient de bons conseils et permettrait aux jeunes (mais si mais si, il faut appeler un chat un chat, je suis encore très jeune) femmes d’aller sans angoisse à leur premier rendez-vous.

Moi, je me pose des tas de questions.  Des tas.

Comment avoir l’air d’être contente de ce rendez-vous, montrer que je me suis préparée pour l’événement, tout en donnant l’impression que je n’en ai pas fait trop, que je ne suis pas obsessionnée par l’événement ?

Est-ce que je mets du parfum ?  Bien sûr, mais pas trop.  Donner l’impression d’être tombée dans un bain de J'adore, ça la fout mal.  Mais le parfum est utile.  Histoire de camoufler l’odeur de laine mouillée de ce pull merdique (vos pulls aussi, ils sentent la laine mouillée ?)  Ensuite, faut choisir quel parfum.  Passque moi, j’en ai des tonnes, des sucrés, des fleuris, des capiteux, des légers, des enivrants…  

Ensuite, est-ce que je me brosse les dents ?  Bien sûr, mais il ne faut pas qu’il sente l’odeur du dentifrice, pour ne pas donner l’impression de m’être préparée à un baiser de cinéma.  Donc j’ingurgite ensuite un tas de bonbons aux fruits, histoire d’avoir l’haleine fraîche… mais pas trop.

Gros dilemme maintenant : qu’est-ce que je mets ?  C’est là que se joue foncièrement tout le drame du premier rendez-vous.  Comment trouver une tenue qui fasse à la fois « non je n’ai pas sorti une tenue spécialement pour l’occasion, que vas-tu donc imaginer, voyoooons » et à la fois « non je n’ai pas remis ce vieux pull tout bouloché que je mets pour nettoyer ma terrasse à la javel ».  Faire montre d’un effort de présentation tout en ayant l’air naturel.  L’enfer.  

Et je mets quoi aux pieds ?  Du pratique mais pas sexy ou mes bottes de « pute » ?  Mes bottes de « pute », ce sont mes bottes à talons.  Mes seules bottes à talons.  Non pas que pour moi, mettre des talons soit synonyme de racolage, m’enfin.  C’est juste que lorsque je les mets, comme je n’en ai pas l’habitude, je me sens femme.  Pas seulement femme.  Plutôt femme femme.  Vous voyez.  Au summum de ma féminité.  Matez-moi ces mollets de poulet sublimé par ces bottes de « pute ».  Bon, je m’égare.

Voilà, chuis prête.  Enfin.  Reste plus qu’à attendre qu’on me le propose enfin, ce premier rendez-vous.
 
N'oubliez pas d'aller lire le billet de la Sudinette et celui d'Angie et aussi celui d'Amandine.
Vous pouvez aussi découvrir tous les textes sur le blog (attention majorité en néerlandais) 
 
 

29
mar

La BD d'Anaïs - 11

Retrouvez l'intégralité des épisodes ici.

Pour voir toutes les planches sur le site de Bob.

 

 

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06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs en BD | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28
mar

D’une namuroise à une autre

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Un lecteur m’a envoyé ce dessin de Kroll (que je copie sans autorisation, mea culpa), et tout m'est revenu en plein visage, ça m’a rappelé ce que j’avais oublié : l’événement de la semaine, le procès Fourniret.  Pourtant, c’est pas faute d’en avoir entendu parler sur toutes les TV, toutes les radios.  Mais j’ai oublié. 

Pourtant, je n’ai rien oublié.  Rien.

Elle vivait si près de moi, la petite Elisabeth.  C’est ainsi qu’on l’appelait.  « Le drame de la petite Elisabeth » « la disparition de la petite Elisabeth » « va-t-on retrouver la petite Elisabeth ».  Et on spéculait : pouvait-elle encore être en vie après autant d’années ?  Etait-ce préférable, ou mieux valait-il l’imaginer partie dans l’au-delà (bizarre, moi qui ai critiqué cette hypocrisie qui fait qu’on préfère utiliser toutes sortes de termes plutôt que le terme officiel : « mort », étrangement, pour Elisabeth, je ne peux m’y résoudre). 

Ça ne nous empêchait pas de vivre, non.  Mais régulièrement, on y repensait.  On avait tous en tête son joli visage encadré de cheveux blonds.  Chaque année, à la date anniversaire de sa disparition, on se disait « un an de plus ».

Puis ce fut l’horreur Julie et Melissa (et tant d’autres), et toute l’histoire Dutroux.

Puis l’horreur Elisabeth (et tant d’autres), et toute l’histoire Fourniret.

Je ne parviens pas à savoir si je crois en un dieu ou pas.  Je ne me décide pas.  Dualité de mon caractère, encore et toujours.

Mais dans des moments atteignant un tel degré d’horreur et d’inhumanité, je me dis qu’il ne doit pas y en avoir, pour laisser faire de telles choses.

Alors voilà, je ne suivrai pas vraiment les infos pour en savoir plus sur ce procès, peut-être un chouia, pour connaître la condamnation.

Je voulais juste dire que je ne l’oublierai jamais, cette petite Elisabeth si généreuse, qui voulait aider un couple en détresse cherchant un médecin, cette petite Elisabeth que le destin n’a pas laissée grandir. 

Elisabeth Brichet.

28
mar

Faites des enfants qu’ils disaient


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A chaque fois que je prends le bus (soit un nombre incalculable de fois) je suis heurtée par cette pub de la Mutualité Socialiste : « Moi je fais des bébés pour ma mutualité.  Ça lui fait tellement plaisir de m’aider ».

Et pour ceux qui n’auraient pas bien compris le message, une précision est ensuite indiquée : « 300 eur de prime de naissance et 3 années de remboursement complémentaire ».

C’est un personnage rigolo de femme enceinte jusqu’au yeux qui prononce ces paroles que je qualifierais de … scandaleuses.

Comment en sont-ils arrivés là ?  A faire croire que les femmes feraient des bébés pour une ridicule prime ?  Pire, à inciter les femmes à en faire uniquement pour cette prime ?

On a déjà bousillé notre pyramide alimentaire à force de Mac Do, de Raiders, euh de Twix, pardon et de lasagnes, voilà que notre pyramide des âges se porte si mal que certaines mutualités volent à son secours !

On sait que la dénatalité est un drame : qui va payer nos pensions, ma bonne Dame.  

Et bien je suis outrée.  Je pensais qu’il existait un comité de censure ou un truc dans le genre, d’ailleurs il en existe un, ils ont fait, si je ne m’abuse, une campagne toute récente, qui disait, en substance, « on ne peut vous aider pour tout, mais on surveille les pubs pour vous ».

Surveiller, surveiller.  Je demande des preuves.

Car laisser de telles publicités dans les bus, c’est criminel.  De une, c’est faire passer les gens pour des débiles mentaux en imaginant qu’ils puissent faire des mômes pour une simple question de prime (ou de chômage indexé, ou d’allocations familiales, ou que sais-je encore).  Rassurez-moi, les gens ne font pas des mômes pour ça, hein, dites, hein, mais criez-le moi, j’angoisse là !  De deux, si certains sont finalement débiles mentaux au point de se laisser berner par de telles inepties, il serait bon que la censure évite qu’une propagande de cet acabit soit affichée dans chaque bus.

Où va le monde.  Où va notre monde. Où va ton monde, ma bonne Anaïs.
N'oubliez pas d'aller lire le billet de la Sudinette et celui d'Angie et aussi celui d'Amandine.
Aujourd'hui, Shakti participe, découvrez son billet ici
Vous pouvez aussi découvrir tous les textes sur le blog (attention majorité en néerlandais)
 
llu de Flo, qui a eu la gentillesse de me faire ça là-bas, si loin, de l'autre côté de la Manche. 


mutuellept

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |