29
fév

Toubib or not toubib – Agnès Abécassis

Paru sur Madmoizelle.fr 
 
Voilà.  J’ai enfin lu mon premier « Agnès Abécassis ».  Je dois sans doute être une extra-terrestre, vu le succès rencontré par ses premiers romans « Les tribulations d’une jeune divorcée » et « Au secours, il veut m’épouser », contant la vie de la même héroïne, Déborah.

Incroyable, me direz-vous, pour quelqu’un comme moi, fan de chick lit.  Mais vu que je n’ai jamais divorcé, et vu que je n’ai jamais été demandée en mariage (versons une larme sur cette réalité réellement très très triste), il faut croire que les titres m’ont peu interpelée…  

Dans Toubib or not toubib, on change totalement de registre, puisque l’ouvrage raconte les aventures de Yohanna, jeune doctoresse parisienne qui partage son cabinet avec un gynéco pas toujours rigolo une dentiste au look d’artiste et un acupuncteur un tantinet dragueur.  Lorsque sa vie  croise celle d’un psy réputé, certains phénomènes étranges amènent Yohanna a se poser des questions sur sa santé psychique… Quels sont ces nouveaux pouvoirs dont elle semble bénéficier ?

Je ne t’en dirai pas plus… préférant te laisser découvrir cette histoire rocambolesque et drôle, à lire partout et n’importe quand… mais à éviter si tu commences justement une psychothérapie !

Pour ma part… je ne la ferai pas longue, je vais de ce pas tenter de me dégotter les deux premiers ouvrages d’Agnès Abécassis.

Dernière chose et petit détail rigolo : la courte biographie reprise sur la quatrième de couverture, précise « Agnès Abécassis est née en 1972, ce qui lui fait donc aujourd’hui à peu près vingt-cinq ans… »  J’adore.  J’adhère.  Voilà un avant-goût de ce qui t’attend dans ce livre… et puis voilà une présentation que j’aimerais que l’on fasse de moi le jour où je sortirai mon premier livre, parce que moi aussi, j’ai « à peu près vingt-cinq ans » (et pour toujours, na).

Ma cote d’amour 8

Une bonne raison d’aimer Toubib or not toubib :
-    si tu traînes souvent dans les salles d’attente de médecins, ça te permettra de joindre l’utile à l’agréable

Une bonne raison de bouder Toubib or not toubib :
-    si tu traînes souvent dans les salles d’attente de médecins, ça risque de te stresser un tantinet… mais juste un tantinet
toubib

29
fév

Lostory – Agathe Lecaron

Paru sur Madmoizelle.fr 
 
Lorsque j’ai appris qu’une célèbre animatrice de TV belge (mais d’origine parisienne, je me dois de le préciser) avait écrit un livre, j’ai d’abord eu une phase de jalousie : « pourquoi elle, pourquoi elle, si ça tombe elle sait même pas écrire, elle a eu un esclave à son service, c’est juste passqu’elle est connue que son livre va être connu ».  Réaction type de l’Anaïs bavant de jalousie.  Ensuite, j’ai lu, histoire d’en avoir le cœur net.

Lostory.  Un titre qui sonne comme une émission de télé réalité, c’est indéniable.  Une couverture acidulée et fraîche, tout comme l’histoire de Juliette, animatrice télé qui n’anime en réalité pas grand-chose, amoureuse d’un amoureux pas très amoureux et qui adore tout comparer à des émissions télé, des séries télé, des personnages télé.  Un véritable délire qui ravira toute lectrice fan de télévision.  Un délire.  Tout comme sa vie, délirante depuis que son boss lui a proposé d’animer une nouvelle émission de télé carrément trash et que son amoureux pas très amoureux l’a demandée en mariage…  Des mesures s’imposent !

Un roman léger, frais et drôle qui prouve qu’on peut être blonde, jolie, animatrice télé et en même temps avoir un chouette talent d’écriture.

Mon unique déception : la fin, qui ne me satisfait pas.  Mais sauf erreur, je n’ai pas mon mot à dire… quoique Agathe, si tu m’entends, pour l’édition en poche, je peux avoir mon mot à dire ?  Non ?  Bon, tant pis.  J’aurai essayé.

Cote d’amour 6

Une bonne raison d’aimer Lostory : tu entends le printemps qui arrive ?  C’est le livre à lire au printemps, indubitablement.

Une bonne raison de bouder Lostory : si tu n’aimes ni la télé réalité ni la chick lit.
lostory

29
fév

Maigrir sainement

disclaimer 

Oenobiol

Que se passe-t-il lorsque deux grandes marques s’associent pour une perte de poids efficace et durable (Oenobiol et Le Diet, pour ne pas les citer) : cela donne Oenobioldiet™, un régime « clé sur porte » pour perdre quelques kilos avant l’été, les glaces dégoulinantes, les pizzas en terrasse, les salades pleine de mayonnaise et les frites bien belges que l’on trouve partout (même qu’elles sont moins bonnes en France, faut pas se voiler la face).

 

Vous êtes (comme moi, aaaaaaaargh je l’avoue), en (léger, mais si, léger) surpoids ?  Zavez abusé de foie gras ou de macarons ?  Zavez quelques kilos qui vous collent comme un verre sur sa pomme ?  Lisez ce qui suit…

 

Le principe de base du site est qu’il n’y a pas de miracle pour perdre du poids.  Un principe qui me plait car il est honnête (même si j’en rêve, moi, de la recette miracle qui me ferait fondre en me goinfrant de lasagnes Farniente et de macarons Darcis).  La méthode Oenobioldiet associe un complément alimentaire qui régule la glycémie (parfait pour une hypoglycémique comme moi)  à un régime élaboré en ligne de façon personnalisée.

 

Ainsi, après avoir calculé votre IMC, avoué votre alimentation (anarchique) et choisi la formule adéquate sur le site www.oenobioldiet.com, abracadabra, votre régime sur mesure est prêt.  Et vous n’avez plus aucune excuse pour manger sainement et obtenir une silhouette de rêve.  Le site propose également des recettes minceur, utiles pour les « sait-juste-faire-cuire-un-œuf » comme moi.

 

Voilà, si vous avez envie de perdre quelques kilos sans basculer dans la formule yo-yo… vous savez ce qu’il vous reste à faire. 

29
fév

Mon atelier d'écriture...

Vous savez comme j’ai eu du mal à me mettre à cet atelier d’écriture, éprise de liberté que je suis, en bonne sagittaire.  Puis je me suis prise au jeu… au point de tenter le tout pour le tout avec la dernière épreuve … : écrire un poème en acrostiche alphabétique, ou acrostiche simple...  Déjà, moi, et la poésie, ça fait trois, vous l’aurez constaté en découvrant les œuvres que j’avais écrites durant mon adolescence.
Alors, bon, ben je vous demande votre indulgence indulgemment indulgente, j’ai fait mon chtit possipppp’.  Allez voir les œuvres des autres scribouilleurs ici, elles valent le déplacement.  Actuellement, les sujets sont proposés par les membres… le prochain est le mien… à découvrir prochainement, pour ceux qui ne lisent pas mon blog depuis peu, les autres connaissant ce texte que j’avais rédigé, suite à un défi de Nuages…

J’aurais voulu trouver les mots adéquats
Et il semble que ce ne sera pas le cas
Tu es le seul qui a fait vibrer mon cœur
Alors même que tu as fait mon malheur
Ignore-moi, je t’en conjure
Même si pour moi c’est une déchirure
Eloigne-toi à tout jamais
Résigne-toi à m’oublier
Aimes-en une autre au plus vite
Isole-toi de mon aura maléfique
Tu trouveras ta satisfaction ailleurs
Où t’attend, j’en suis sûre, ton vrai bonheur
Un amour nouveau est l’ultime solution
Jette-toi corps et âme dans cette magique potion
Oublie tout ce que nous avons jusqu’ici vécu
Une page se tourne et tout a disparu
Referme la porte doucement derrière toi
Sors d’ici et surtout ne te retourne pas

28
fév

Quand j’étais môme (continuons la semaine nostalgie)

Quand j’étais môme, si je voulais m’amuser, je chaussais mes patins à roulettes, deux roues devant, deux roues derrière.  En métal bien lourd.  Adaptables à ma pointure, pour durer une vie.  De rollers en ligne il n’était pas question.

Quand j’étais môme, lorsque je devais préparer une élocution, je me rendais à la bibliothèque, je faisais des recherches durant des heures, des photocopies à la pelle (non, pas des stencils, faut pas abuser).  D’internet ou de google, il n’était pas question.  J’écrivais mon élocution à la main, ensuite, vive le progrès, j’ai eu une machine à écrire sur laquelle il fallait pousser comme une dératée pour qu’elle fonctionne.  Les caractères n’étaient pas effaçables.  D’ordinateur il n’était pas question. 

Quand j’étais môme, pour boire du jus d’orange ou du lait, je décollais le coin de la tétra brik, je le coupais tant bien que mal, et je me servais le breuvage.  D’ouverture sur le dessus au moyen d’un clip et d’un petit sticker, il n’était pas question.

Quand j’étais môme, pour appeler mes copines, je devais tourner un gros cercle de plastique pour composer le numéro et parler dans un cornet relié à l’appareil.  De touches digitales ou de sans fil, il n’était pas question.

Quand j’étais môme, les jeux électroniques, c’était une barre blanche face à une autre barre blanche, qui se renvoyaient une balle carrée.  Le tennis, ça s’appelait.  De 3D ou Wiii il n’était pas question.

Quand j’étais môme y’avait Dallas ou Dynastie.  Point barre.  De Docteur House, Greys Anatomy, Heroes, Lost, Prison Break, Newport Beach, Gilmore Girls, les Expert 1, 2, 3, 4, 5, … il n’était pas question.

Quand j’étais môme, pour corriger mes grosses fautes, j’utilisais du tip-ex liquide bien baveux, qui séchait en plus de cinq minutes.  De correcteur en tape, il n’était pas question.

Quand j’étais môme, j’achetais des 33 tours.  Et des 45 tours.  Siiiii.  Mais non, pas des 78 tours. Pffff.  Je les ai encore tous.  Sauf que j’ai plus de tourne-disque.  Rien n’est parfait dans la vie.  De CD ou autres fichiers audio il n’était pas question.

Quand j’étais môme, pour participer à un concours, je prenais une carte postale, j’écrivais consciencieusement la réponse, je collais mon timbre et je marchais jusqu’à la boîte aux lettres.  De clic sur « envoyer », il n’était pas question.

Quand j’étais môme, je parlais des heures au téléphone avec mes copines, au grand dam de môman qui venait tous les quarts d’heure me rappeler le coût des communications Belgacom.  De gratuité après 17h il n’était pas question.

Quand j’étais môme j’allais au cinéma dans le salon-TV de ma ville.  Un petit ciné, une petite salle.  De complexe gigantesque avec pop corn à 4,95 eur il n’était pas question.

Quand j’étais môme, lorsque j’avais rendez-vous avec des amies, on fixait l’heure et l’endroit bien avant (« 11h aux escargots », ça ne vous rappelle rien, les namurois ?)  D’appel de dernière minute par G il n’était pas question.

Quand j’étais môme, j’écoutais de la musique sur mon gros walkman dévoreur de piles.  Et De piles rechargeables ou de lecteur MP3, il n’était pas question.

Quand j’étais môme, pour prévenir môman d’un retard, j’allais dans une cabine téléphonique, où je glissais quelques piécettes ou une carte Belgacon.  De GSM, il n’était pas question.

Quand j’étais môme, pour une opération de l’appendicite on restait une semaine à l’hôpital.  Avec la TV.  Avec des visites.  Des cadeaux.  Des bonbons.  D’hôpital de jour il n’était pas question.

Quand j’étais môme, comme mon ami Larousse l’a si bien dit dans une publicité dont j’étais folle, les souris n’étaient encore que des souris et les puces que des puces.

Parfois, ça me manque, le temps oùsque j’étais môme.

Et une illu de Flo (oui passque j’ai du stock de Flo, de quoi tenir jusqu’à son retour de là-bas au loin, ouf, trois fois ouf)

quandjetaismomept

27
fév

Appel urgent !

Appel aux graphistes doués (ce qui n'est pas mon cas), pour mon livre (mais si, souvenez-vous, à sortir prochainement), j'ai fait une pyramide alimentaire mais elle est moche comme tout.  Qui accepterait de m'en faire une jolie (sur base de mon modèle) pour l'immortaliser dans ce futur best seller ?  Avec pour seul avantage la gloire d'avoir sa pyramide dans mon livre, je sais c'est peu...

Si intéressé(e) contactez-moi par mail anaisnamur at yahoo point fr.

Merciiiii...

27
fév

Avec tous ces moutons...

... vous allez rêver de moi la nuit. Plein de nouveaux moutons... à voir en cliquant en haut à droite...


 

27
fév

Des vieux oncles squelettiques et des cachous

C’était encore un rituel annuel que j’exécrais : rendre visite à la famille de « nuuuuuuuuuuuut » (le nom du village a été expressément remplacé pour préserver l’anonymat des protagonistes).

Dans ma tête d’enfant, ces visites étaient d’une sinistrose extrême.  Tout était démesuré.

L’endroit me semblait à l’autre bout de la terre, triste et sordide.  C’était un restaurant, mais dans mes souvenirs, nous n’y mangions point (je me trompe sans doute, mais je ne garde aucun souvenir d’un quelconque repas).  Nous allions directement dans le fond de l’établissement, où se trouvait un salon enfumé, une pièce interdite au public, sans fenêtre, sombre, ornée de vieux rideaux en velours foncé.  Ambiance film d’horreur.  Là, se trouvait, avachi dans son fauteuil, un vieil oncle très éloigné (j’ignore d’ailleurs si j’avais un quelconque lien de sang avec lui), dont je n’ai bien sûr pas souvenance du prénom.  Il était maigre comme une branche d’arbre séchée, et tellement ridé que son visage ne ressemblait plus à un visage et que ses mains ne ressemblaient plus à des mains.  Elles étaient maigres et tordues, avec une peau fripée et des veines toutes bleus prêtes à exploser.  

Au bout de ces mains, une boite de cachous.  Toujours.  Chaque année.  J’appelle ça des cachous, mais c’était plutôt des bonbons anisés, petits, noirs, surmontés d’une croix.  Et chaque année, il tendait sa petite boîte pour me donner un cachou.  Et chaque année, j’en prenais un.  Cet homme devait être quelqu’un de gentil, pour qui une visite enfantine mettait un peu de joie, peut-être, dans une vie morne, mais il me faisait une peur bleue.  Il me présentait toujours si gentiment ses bonbons, mais dans ma tête d’enfant, je le prenais pour un mort-vivant.  Je me demande même si je ne devais pas m’installer sur ses genoux, argh, j’en frémis d’horreur.  D’année en année, il était toujours là, dans son fauteuil, avec ses cachous.  A croire qu’il n’en bougeait jamais, que ce fauteuil était en fait une chaise percée sur laquelle il passait sa vie en permanence.

A côté de lui, un perroquet.  Dans sa grande cage arrondie.  Coco.  Prénom original.  Seule note colorée dans cette ambiance famille Adams.  Coco, paraît qu’on couvrait sa cage pour qu’il la ferme (dixit môman avec qui j’ai discuté tantes poilues et tontons cachous hier, vous le savez).

Et dans la pièce d’à côté, les cuisines.  Cuisines dont je n’ai gardé qu’un seul souvenir : les discussions sur les tombes à aller « visiter ».  Chaque année.  Des tombes d’illustres inconnus devant lesquelles j’étais censée me recueillir, en bonne petite chrétienne.  Ce que je ne faisais pas.  Cependant, une de ces tombes me traumatisait chaque année.  Celle d’un bébé.  Un bébé de la famille de Monsieur Cachou.  Mort dans ses premiers jours d’existence.  Etouffé dans son berceau, faute d’avoir fait son rôt.  Peut-être une mort subite du nourrisson, dont on ne parlait pas à l’époque.  Un bébé mort, pour l’enfant que j’étais, c’était l’horreur et le drame incommensurable.

J’en ai gardé une obsession des rôts pour les bébés (tout bébé qui passe entre mes mains a intérêt à roter vite, sinon pas de dodo), une aversion pour les petits vieux qui offrent des cachous et une haine des visites de tombes.

Je ne visite jamais aucune tombe.  Jamais.  Parce que je n’ai point besoin d’être devant un bout de marbre pour penser à ceux qui me manquent.  Tant.  De plus en plus.  Et pour toujours.  Je me tourne vers mon cœur, et je pense à eux.  Tout simplement.  A n’importe quel instant.  

Une image issue des studios Pixar, totalement représentative, et qui m’a soudainement fait me rappeler le prénom de ce Tonton Cachou… comme quoi les souvenirs ne demandent parfois qu’à remonter, bigre, je vais en cauchemarder, c’est sûr.

  vieillard

26
fév

Deux moutons sinon rien !

Et un nouveau mouton à découvrir, un.  Et même deux, voire trois !

26
fév

Hasard, coïncidence et autres signes du destin

Je vous parlais dimanche de ma chtite filleule et de son ignorance quant à l'existence de Pacman et de ses ennemis les fantômes.

 

La petite est informée de l'existence de mon blog, de mes projets d'écriture, de mon futur livre et tout et tout.  Mais elle ne lit pas mon blog ni les chroniques du 7Dimanche.  Elle est un chouia trop jeune, du moins pour certains sujets que j'aborde… n'est-ce pas…

 

Ce dimanche, exceptionnellement, elle va à la boulangerie et y dégotte une pile de 7Dimanche.  Ne résistant pas à la curiosité, elle le prend, pour lire les œuvres (sic) de sa marraine adorée (si si, je suis sa marraine adorée qu'elle aime d'amour pour toujours, na).

 

Elle lit.  Et elle découvre que je parle d'elle.  Ce que je ne lui avais pas dit, bien sûr, pensant lui envoyer l'article pour lui faire une surprise.  Vous imaginez la fierté de ce petit bout de dix ans plus si petit que ça dans sa tête : on parle d'elle dans la presse internationale (ou presque).

 

Je vous le dis, y'a pas de hasard.  Et y'a de la joie, c'est l'essentiel.

15:39 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |