31
jan

Les chiens, c'est le mal

chiencaniche
Avec l'autorisation d'U-nicks, j'ai décidé de m'adonner à son plaisir du jeudi, savoir le « jeudi du mal », parce que je trouve le concept génial.  Moi je râle tous les jours, elle uniquement le jeudi… c’est unique… c’est U-nicks (un peu facile je sais).

Ce jeudi : les chiens, c'est le mal.

D’abord, y’a une chose que le Bon Dieu aurait dû éviter lorsqu’il a eu l’idée saugrenue d’inventer le chien (déjà là, il a fait fort, alors qu’il aurait pu se contenter du rat et du chat), c’est de créer le caniche (fort de chez fort).  Ce chien frisé hautement ridicule n’a pas lieu d’être sur cette terre, vous en conviendrez.  Ensuite, Dieu a dû inventer le raisin et par conséquent le vin, et, comme tout inventeur, tester la chose, car ensuite, non content d’avoir inventé le caniche, il a aussi inventé le caniche géant.  Le même, mais en grand.  De grandes oreilles pendouillantes et frisottées, une grande truffe pointue et narquoise, de grands yeux bovins et vides (caractéristique identique à tous les chiens, je suis d’accord), une grande petite queue ridicule et horripilante car toujours en activité.

Non, vraiment, Dieu aurait mieux fait de réfléchir avant d’inventer le caniche géant, même si cet animal, lorsque je le croise, provoque en moi des fou-rires mémorables.  Tout bien réfléchi, Dieu a peut-être créé le caniche géant pour engendrer le rire.  Ça doit être ça.

Pour couronner le tout, il a inventé, chez les maîtres des chiens, ce plaisir de les transformer en bêtes de foire.  Surtout les caniches géants.  Et que je te shampouine avec une lotion à la fleur d’oranger, et que je te mette une petite pince sur le crâne, et que je te fasse raser en laissant juste une touffe à l’extrémité de la queue et autour des pattes, et que je te mette un petit manteau écossais… Je persiste à croire que Dieu voulait nous faire rire à gorge déployée, sur ce coup là.

Puis Dieu, il aurait mieux fait de réfléchir un peu plus en créant le chien.  Il a créé le chien omnivore (en opposition au chat qui est carnivore et à qui vous ne donnerez pas des petits pois ou du riz, comme au chien, est-ce bien clair, mais que de la viande rien que de la viande ? – c’était la leçon alimentation animalière gratuite du jour).  Pourquoi Dieu ne l’a-t-il pas créé crottivore ?  Il crotte.  Il mange.  Il recrotte.  Il remange.  Adieu canisettes, adieu ramasse-crottes, adieu glissades intempestives sur diarrhées orangeâtres, adieu slalom entre les déjections.  Et adieu les mouches.  CQFD.

Enfin, Dieu il a commis une dernière bévue : il a rendu le chien bête et aimant.  Ça fait deux bévues.  Séparément, c’est supportable.  Un chien bête et indépendant, il vit sa vie de chien bête tout seul.  Un chien intelligent et pot de colle, il peut se rendre utile, cuire le repas, passer l’aspirateur, programmer le magnétoscope.  Mais le chien a été créé bête ET aimant son maître.  Qu’il attend patiemment.  Pour lui faire la fête lorsqu’il rentre.  Qu’il regarde ressortir pour aller chercher le journal avec désespoir.  Pour lui faire la fête lorsqu’il rentre.  Car le chien n’a pas la notion du temps.  Sortez dix fois en dix minutes, il vous fêtera dix fois comme si vous reveniez d’un périple de six mois à Oulan Bator.  Le chien est bête.  Et fou de son maître.  Ça peut avoir des bons côtés, je le consens, un chien ne me dirait jamais « tu as grossi » « t’as vu ce que tu me sers à bouffer ce soir ? » ou « on va promener bordel de merde j’ai pas que ça à faire ».  Mais c’est fatigant, cette admiration permanente, cette envie de devenir l’ombre de ton ombre, l’ombre de ta main (Brel).  Fatigant au possip’.

Mais à part cet infinitésimal avantage (pour rappel, des fois que vous l’auriez oublié, que le chien ne critique jamais son maître), y’a pas photo, les chiens, c’est le mal.  

PS : si vous allez voir « Enfin veuve », vous aurez le plaisir d’admirer, outre Michèle Laroque, un caniche géant blanc omniprésent (ça rime) et totalement… charmant (ça rime encore).

PS2 : ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, j’aime bien les chiens, enfin ceux qui puent pas de la gueule qui perdent pas leurs poils qui bavent pas qui veulent pas se promener qu'ont pas le regard vide et qui mangent leurs crottes.  Et puis j’aime les lévriers.  Même s’ils puent s’ils crottent s’ils perdent leurs poils s’ils bavent s’ils aiment courir et s’ils sont bêtes.  Voilà.  

Mais les chiens, c’est le mal, je persiste et signe.

Dessins d’Ani, découvert par hasard en cherchant à illustrer ce billet.  Un régal.
chienbave

06:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

30
jan

La minute blonde : ca(tastro)cophonie

radio
Ô surprise ce mardi soir.  Et de taille.

Voulant immortaliser sur cassette l’interview de moi qui passe dans quelques instants sur la radio au dauphin bleu (comment, vous l’ignoriez, que j’allais vivre quelques minutes de gloire intersidérale en presque direct live ?  Tant mieux, c’est le but, pourquoi croyez-vous que je ne l’ai pas annoncé à grand renfort de « je me la pète grave », hein ? Ben pour vous éviter d’entendre ma voix de poule sur antenne tiens), donc pour immortaliser ça et en faire profiter mes collègues chéries que j’aime, je farfouille dans des vieilles cassettes qui squattent mes tiroirs depuis plus d’une décennie.  J’en dégotte une qui m’a l’air de ne pas trop dater de Mathusalem et en voulant la rembobiner (quatre essais pour écrire ce mot : rebobinner, rebobiner, rembobinner et enfin rembobiner, diantre je deviens analphabète ma bonne Dame) pour écouter ce qu’elle contient comme enregistrement, des fois que j’y découvrirais des succès d’antan que je voudrais garder pour les siècles des siècles, je découvre une autre cassette qui hiberne dans l’habitacle de ma chaîne hi-fi, sur laquelle est inscrit un prénom.  Masculin.  D’un ex.

Un ex !

Et je me souviens.  Que j’ai enregistré un bout d’émission à laquelle il participait, pour entendre sa belle voix.  Et que je ne l’ai pas réécoutée, la laissant dormir à sa place, des mois durant, des années durant.  A l’ère du CD et du MP3, faut dire que je fais peu usage de mes cassettes audio (d’ailleurs, savez-vous tous qu’il fut un temps où existaient les cassettes audio, que l’on utilisait dans un walkman ?)

Ensuite, j’écoute l’autre cassette, et j’ai la surprise d’entendre le journal de la BBC, qui me raconte :

« tut tut tut tut tut tut, tuuuut it’s eighteen hours continental time, BBC world service, the news red by Tamara Carlton ... » (je vous épargne la retranscription des 45 minutes de news plus très fraîches).

Une cassette qui date donc de l’époque de mes études, en préparation de mon oral d’anglais.  C’est dire si ça fait un bail emphytéotique.  Voilà le supplice qu’on nous infligeait à l’époque, enregistrer des dizaines de minutes en langue anglaise, les écouter, les disséquer, les comprendre, les maîtriser, les résumer et les commenter.  Moi qui n’étais déjà pas fan d’actualité à l’époque, vous zimaginez aisément mon état... Au moins étais-je informée de ce qui se passait dans le monde... à l’époque seulement.

Réécoutant donc cette cassette pour la première fois depuis un kilo d’années, je suis surprise de me souvenir des phrases, des intonations, des expressions typiquement anglaises.  Comme si je l’avais écoutée la veille.  Normal sans doute, puisque j’ai dû l’écouter au bas mot 300 fois, voire 600 pour certains passages pleins de borborygmes incompréhensibles pour la francophone que je suis et je resterai.

Jolie plongée dans mes souvenirs, tout ça pour une émission sur la radio au dauphin... qui commence d’ailleurs, faut que je vous quitte…

Quelques dizaines de minutes plus tard…

Voilà, je suis parviendue à enregistrer les précieuses minutes dont question ci-avant. Et ce ne fut pas une mince affaire.  Ma microchaîne refusait systématiquement d’enregistrer.  Me vlà donc partie dans les méandres de mon brol à la recherche d’un autre appareil.  Faut dire que les appareils hi-fi, chez moi, c’est comme les magnétoscopes, les bottes et les écharpes Strelli, plus j’en ai, mieux je me porte.  J’ai donc tout un tas d’appareils disséminés un peu partout, dont certains en panne (mais j’ai d’énormes difficultés à m’en séparer, c’est grave Docteur, je l’affirme !) et certains où le lecteur CD est en rade.  C’est fragile un lecteur CD.  Je retrouve donc un vieux truc poussiéreux en chômage depuis deux ans mais doté d’un lecteur cassette (ce qui devient rare), j’y insère la cassette et patatras, ça n’enregistre todi nin comme on dit ici.  Sacrebleu, je suis au bord de la crise d’hystérie de nerfs d’apoplexie.  Soudain (éclair de lucidité), je repense à mon jeune temps, un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, un temps oùsque j’enregistrais souvent des chansons à la radio (et même parfois juste la voix du présentateur dont j’étais raide dingue mais c’est une autre histoire dont je vous parlerai ultérieurement, ce billet est déjà vachement long), un temps oùsque je coupais la languette pour pas effacer par mégarde mes cassettes.  Bingo.  La languette.  Elle est coupée.  Viiiiiiite du scotch, viiiiiiiiiiite un essai, yeeeees ça marche, viiiiiiiiiiite enregistrer, viiiiiiiiiiite écouter.

Tout ça pour ça. Tout ça pour deux minutes à la radio, trois phrases dites par bibi, dont on ne comprend que dalle tellement je parle vite et dans un téléphone datant lui aussi de Mathusalem.  Je bafouille, je gargouille, je bredouille.  Même moi j’ai pas compris ce que je disais, c’est dire si c’est grave, alors que ce sont des choses que j’ai dites, ma bonne Dame.  Heureusement, Estelle Toscanucci est là pour relever la barre, parler d’une voix intelligible et claire et donner l’adresse de mon petit blog.  Par contre, mon nom ça se prononce avec l’accent, donc Valèèèèèèntéééééé (et non Valente, qui rime avec Pineau des Charentes).  Merci Estelle, j’étais bien nulle, mais vous étiez super, ça relève le niveau.  Dieu que j’ai bien fait de ne pas aller chez Delarue.

Un coach vocal parmi vous ?

06:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs et ses blondieuseries | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
jan

Pour elle !

Mako elle a pas le moral, alors je me suis dit que si vous inondiez son blog de commentaires, ça lui ferait ptêt du bien.  Bon, je sais, vous êtes pas fadas des commentaires, y'a qu'à voir le peu que vous en pondez ici, mais faites un effort, un petit coucou, un petit bisou virtuel, chuis sûre que ça lui fera du bien.

Passque Mako, elle le vaut bien !  Y'a qu'à voir ce dessin pour le savoir, elle le vaut bien. Alors zou, je veux plus vous voir ici !

(pas de rubrique pour ce genre de billet, alors nous le mettrons dans "Anaïs a des coups de blues... par procuration")

seulept

19:50 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des coups de blues | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
jan

Chuis toute chose !

je découvre (toujours via mon espion magique), que le célèbre blog de Violette, "sois belle et parle" (tout un programme), a relayé mon hypra moche bannière "anti Saint-Valentin".

Effet boeuf, de découvrir sa petite bannière, créée de ses dix doigts, durant une heure, et remaniée par les influenceurs tellement elle était nulle à chier, est sur le blog de quelqu'un, et quel blog !

Chuis toute chose de chez toute chose.

Merci Violette pour cette jolie surprise. 

17:50 Écrit par Anaïs dans Anaïs se la pète | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
jan

Caille caille arrêt

Les chauffeurs de bus sont décidément des petits rigolos.

Après vous avoir narré leur jeu du « cache cache arrêt », voici venu le moment de vous parler de leur nouveau jeu, le « caille caille arrêt ».

Evidemment, c’est un jeu qui ne fonctionne qu’à certains moments de l’année : quand ça caille.  Ou quand ça pleut.  Heureusement, en Gelbique, c’est souvent le cas.  D’une logique implacable, n’est-ce pas ?  Encore mieux : quand c’est l’heure de pointe ET que ça caille ET que ça pleut.  Là, c’est le summum de la drôlerie.

Ainsi donc nos amis chauffeurs s’amusent.  Pourtant, on ne le dirait pas souvent, vu leur tirage de gueule quasi permanent.  Il est de notoriété publique que l’argent des infractions constatées est partagé entre les chauffeurs.  Mais ça ne leur rend pas le sourire.  Et je soupçonne qu’une mini caméra les surveille afin de s’assurer qu’ils ne sont pas trop sympas avec les voyageurs.  Car trop de sympathie nuit.  Trop de sympathie engendre le laisser-aller, la convivialité et par conséquent la fraude.

Caille-caille arrêt, donc, est un jeu d’une simplicité rare (ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, je ne dis pas par là que c’est un jeu réservé aux simples d’esprit, mais… maintenant que vous le dites…) : il s’agit, par grand froid, de laisser les voyageurs le plus longtemps possible à l’extérieur du bus, par un procédé lui aussi d’une facilité déconcertante : n’ouvrir qu’une porte sur deux.

Ainsi, les voyageurs entrent au compte-goutte, s’écrasent les petons, se poussent, se tirent, se râlent dessus et vocifèrent.  Les non-abonnés ralentissent les abonnés en recomptant leur monnaie ou en cherchant leur carte toute pliée au fond de leur poche, carte qui n’entrera ensuite bien sûr plus dans la machine à carte (comment qu’ça s’appelle ?).  Les abonnées pestent sur les non-abonnés qui ne sont jamais suffisamment minces que pour les laisser passer.  Bref, c’est l’ambiance ambiance, de grand matin.

Bien sûr, le jeu est d’autant plus rigolo que la météo est solidaire : s’il pleut, c’est le délire assuré, s’il neige c’est la frénésie, on distingue même un début de sourire sur le visage du chauffeur.  Et s’il y a foule et qu’il gèle, c’est la cerise sur le gâteau.  

Keskon se marre dans les transports en commun ma bonne dame.

Alors moi, c’est décidé, quand ils zouvrent qu’une porte, et ben je dis pas bonjour.  Je sais, ça leur fait beaucoup de mal, cette indifférence de ma part.  ça leur gâche indubitablement la journée. Mais c’est ainsi.  Je serai intraitable.  Intraitable.
 caillept

06:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28
jan

Avant-après

J’avais envie de vous offrir un billet glamour, basé sur un avant-après.

J’ai donc longuement hésité…

Un avant-après tignasse ?  Ou comment transformer une chevelure indisciplinée en jolie petite coupe nickel et qui me rende jolie comme tout.

Un avant-après french manucure ?  Ou comment transformer une main munie d’ongles dédoublés, jaunis par le temps et l’irrespect dont je fais preuve à leur égard, en petites mimines féminines à souhait.

Un avant-après du buste ? Où comment rendre ma progéniture mammaire rebondie mais néanmoins rebelle, fière et droite.

Un avant-après œil de biche ?  Ou comment transformer un œil bovin et triste en œil-drague-bruns-ténébreux, aux cils longs comme un jour sans lasagne Farniente.

Un avant-après global ?  Ou comment une Anaïs mal coiffée, mal maquillée, mal onglée, mal nichonnée peut devenir une Claudia Choufleur en devenir en deux temps trois mouvements.

Finalement, j’ai dû faire avec les moyens du bord…

Voici donc mon avant-après à moi rien qu’à moi tout à moi, de circonstance après la crève qui m’a terrassée tout récemment : ou comment transformer une boîte de mouchoirs en magma infâme et plein de miasmes.

Ça vous plait ?

Illu de Galourde, découverte toute récemment au hasard de mes voyages d’internautes, et dont je suis déjà fan.
avantapres
mouchoirs

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs est une beauté fatale | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

27
jan

La perversion et la perversité perverties de façon perverse

Perversion ou perversité ?  Qu’importe, c’est ce dont on m’a tout récemment accusée sur ce blog.  Vous ne vous en êtes sans doute pas rendus compte, dans cet amphigouri de commentaires étranges et absurdes envahissant ce blog à l’époque encore non modéré.  Mais c’est un fait.  Ce qui m’a bien sûr fait réfléchir (oui, même avec deux neurones, on peut réfléchir ma bonne Dame) : suis-je vraiment une grosse perverse, moi à qui on donnerait le Bon Dieu sans confession ?  Ou sont-ce mes propos qui peuvent prêter à confusion sur ma chaste personne ?
J’en étais au tout début de cette remise en question, lorsque je l’ai vu.  Lui.  Et j’ai fondu.  J’ai oublié toutes mes bonnes résolutions encore en gestation : tu ne seras plus jamais perverse, tu ne tiendras plus de propos fangeux sur ton blog, tu ne parleras plus de choses que la morale réprouve, tu réciteras tes prières.
Je l’ai vu.  Et j’ai fondu.  Et j’ai foncé sur lui.  Sans plus réfléchir.  Oubliées mes résolutions.  Je l’ai léchouillé.  Effrontément.  Je l’ai suçoté.  Lentement.  Je l’ai titillé.  Vicieusement.  Je l’ai mordillé, jusqu’à l’inciter à me fournir sa substance délicate et légèrement sucrée, qui s’est répandue dans ma bouche tel du miel.  Le plaisir est monté en moi par vagues successives et d’une intensité croissante.  L’orgasme est arrivé presque sans crier gare, au moment où je l’avalais… ce macaron cassis-violette de chez Ladurée.

Il est dit qu’Anaïs se vautrera jusqu’à la fin de ses jours dans le stupre et la luxure.   C’est un fait.  Indéniable.  Je ne suis que perversion.  Et perversité.  Gustatives.

(texte écrit dans le cadre du défi-mot des bloggeuses du forum VIB)

si vous aimez ce genre de défi, souvenez-vous de celui-ci

Défi VIB

Recommandé par des Influenceurs

17:32 Écrit par Anaïs dans Anaïs et le classé X | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

27
jan

Un petit test

Pour tenter de créer une bannière influenceurs... et je vous jure que c'est pas une mince affaire pour une débile de mon espèce.
antistval2
Add. de 18H47 : en "influenceurs", ça donne ça (et sur place, y'a même un petit texte de présentation qui parle du jambon) :
Le livre que c'est Anaïs qu'en a écrit une tranche !
Recommandé par des Influenceurs

27
jan

Les humeurs d’Anaïs (40) : Paris : on parie ?

(Hasard de parution qui fait que ce billet est publié dans le 7Dimanche juste après mon escapade parisienne...)

J’ai envie d’aller vivre à Paris.  

De m’installer dans un loft au coeur du 16e (une chambre de bonne à Pigale).  Devenir une chroniqueuse hypra célèbre (chiens écrasés dans la gazette de Pigale).  De cotoyer la jet-set et le star system parisien (autres rédacteurs de chiens écrasés).  Manger dans les plus grands restos parisiens (Mac Do) et m’habiller avenue des Champs-Elysées (Prisunic).  

Tentant non ?

Mais je me dois de peser le pour et le contre avant ce grand départ.

A Paris zont la tour Eiffel.  A Namur on a la tour de Pise (et on y mange bien).

A Paris zont l’Elysée.  A Namur on a l’Elysette.

A Paris zont des tas d’humoristes.  A Namur on a le seul, l’unique : Poelvoorde.

A Paris zont la Seine et les bateaux-mouches.  A Namur on a la Meuse et la Namourette.

A Paris zont les plus grands écrivains, les plus beaux, les plus riches.  A Namur, vous m’avez, moi (euh…).

A Paris c’est la France.  A Namur on a Cécile de France.

A Paris zont Olivier Strelli.  A Namur, aussi (et il est belge comme son nom ne l’indique pas) !

A Paris zont des tas de théâtres.  A Namur, on n’en a qu’un, mais qu’il est beau, et en pierre de France, prout ma chère.

A Paris zont des tas de salles de concert.  A Namur, on a les quarante mollons.

A Paris zont Anaïs qui chante bien et remplit les salles.  A Namur zavez Anaïs qui chante mal en remplissant sa baignoire.

A Paris zont l’avenue des Champs-Elysées.  A Namur, aussi, nananère.

C’est décidé, je reste !
40

26
jan

Une journée passionnante

Jeudi.

Me vlà donc partie vers la capitale belch’ pour rejoindre ensuite la capitale française, avec cinq autres bloggeurs belges, eux aussi invités par Buzzparadise pour le lancement de la nouvelle publicité Passionata.

Pour la petite histoire, Passionata, je connais depuis des années, c’est une marque à laquelle je trouve un bon rapport qualité/prix/glamour.  Clair que si j’avais d’énormes moyens, je fondrais pour du Chantelle, du Lejaby, ou autre, mais j’ai trouvé mon bonheur (et le bonheur de mon portefeuille) dans la collection à succès de Passionata, j’ai nommé le modèle Passio (à rayures et dentelle), que j’ai dans toutes les couleurs de l’arc-en-ciel (je sais, quand j’aime, je tombe dans l’exagération consumériste de la matérialiste que je suis).  C’était pour la petite histoire.

Me vlà donc en route à la gare de Namur, avec en tête l’heure de départ du train… Mauvaise heure, vu que, pensant être bien en avance, j’entends avec horreur et stupéfaction l’appel au micro de miss SNCB qui annonce le départ imminent de mon train qu’est censé partir dans dix minutes.  Vous suivez ?  Je gamberge quelques secondes, le temps que l’information parvienne à mon neurone (le second n’étant pas encore réveillé) et je cours comme une puce après un chien (je sais une puce, ça saute, mais j’ai pas d’autre idée, là, tout de suite) pour attraper mon train, de justesse.

Une fois arrivée en gare de Midi, je réalise à quel point je suis dénuée de tout sens de l’orientation.  Je me retrouve, par un vilain hasard, dans une partie de la gare que je ne connais point.  J’appelle à la rescousse la big boss de Léonetlola, qui avait eu la super idée de me communiquer son numéro, et après deux sms et deux appels, je parviens enfin à retrouver l’équipe au complet, prête pour le départ (ne manquait donc que moi, je commence vraiment bien ma journée).

Le trajet en train se passe très bien, le transfert en taxi également (première fois dans un taxi parisien, ma bonne Dame, d’habitude chuis adepte du métro, enfin adepte, pas trop le choix dirons-nous).  Arrivée un peu avant midi au resto pour retrouver les 48 autres bloggeurs venus de toute l’Europe : des Italiens, des Allemands, des Hollandais, des Espagnols, des Anglais et, bien sûr, des Français.  Un échantillonnage très représentatif : on trouve en effet de tout au niveau look et style, au niveau langue, au niveau sexe (et oui, même les hommes vont pouvoir se rincer l’œil), ainsi qu’au niveau poids (les bloggeuses françaises ne mangeraient-elles que de la salade verte, elles ont toutes une ligne d’enfer, que je leur envie – promis, demain, je commence un régime, il ne sera pas dit qu’Anaïs est un tas ; un thon oui, mais pas un tas).

Après avoir fait connaissance avec quelques personnes, dont les organisatrices hyper sympas (non, je ne flatte pas, elles le sont, sympas, simples et souriantes – et puis stressées par l’ampleur de la chose, 54 bloggeurs affamés), Vicky, Charline et Acia ; dont aussi TheBrunette, bloggeuse ô combien mignonne et souriante qui nous vient du Sud (mais qui n’en a pas l’accent, en ex-parisienne qu’elle est, et qui parle vite, mais vite – là je réalise que je suis namuroiiiiiise) ; dont enfin Pénélope Bagieu, dessinatrice de mon adorée Pénélope Jolicoeur, (oui, je me la pète, j’ai rencontré Pénélope Bagieu, mais pourquoi diable n’ai-je pas emporté son livre pour la supplier de me faire une dédicace, biesse fille que je suis).

Ensuite, place au show.  Rien que la découverte du (si petit) Crazy Horse vaut le déplacement.  Un lieu mythique, du champagne, des plateaux entiers de macarons (j’ai frôlé la syncope en voyant ça), des mignardises à damner un saint (mini tartelettes citron ou chocolat, cônes en chocolat blanc, sablés à la crème, mini pommes d’amour – meuh non je veux pas vous faire saliver, voyons, comme si c’était mon genre de faire ça).  Le show est magnifique, mais un peu court, trop court.  Les filles sont belles, et la question que je me pose est la suivante : pourquoi ce string Passionata, que j’ai moi aussi, fait-il si joli sur les danseuses, alors que sur moi, il fait effet « muffin » ou « saucisson dans son filet », hein, dites-moi ? les kilos ma petite Anaïs, juste les kilos.  Demain, je commence un régime.  

La musique est superbe (Badabim badaboum).  La nouvelle publicité est magnifique : une histoire passionnée entre une femme (belle) et un cheval (tout en transparence), le feu et la glace, la passion et la déraison.  A découvrir bientôt sur nos écrans.  Pari gagné : Passionata a revêtu une image bien plus glamour qu’auparavant, pour, je cite « que la femme ait toujours trente ans » (ça me va).  Après le show, nous quittons les lieux, non sans que j’emporte deux macarons sur mon passage, que je dévore avec bonheur, même pas honte (et si j’avais pris un tupperware, j’aurais pu faire des stocks, sacrebleu – qui a dit que ça ne se faisait pas ?).

Direction Ladurée, sur les Champs (ça le fait non, de dire « les Champs », comme si c’était mon QG).  La foule est dense, le magasin est plein de touristes et de parisiens (on fait vite la différence).  Après une longue fille, je fais remplir trois boites de ces petites choses dont je vous rebats les oreilles depuis une semaine : des macarons.  Une grosse boîte pour Moustique-ex-pétasse, deux petites pour moi et Mostèk.  Huit macarons à déguster avec volupté : caramel au beurre salé, pétales de rose, cassis-violette, framboise, citron, fleur d’oranger, griottes et j’ai-oublié.  Ignorant que le parfum spéculoos est disponible, j’oublie d’en prendre un.  Clair que je m’en mordrai les doigts, les avant-bras et les bras jusqu’à ma mort (ou jusqu’à mon prochain voyage à Paris).

« Et quand l’heure du départ fut proche » (je sais, la concordance des temps n’est pas respectée dans cette phrase, je cite juste un bout du Petit Prince, voilà tout, j’aime citer le Petit Prince), un taxi nous attend pour nous conduire à la gare du Nord, direction… le Nord.  Notre taximan (les belges étant répartis dans deux véhicules) semble atteint de flemmite aigue, et nous saoule durant vingt minutes sur son incapacité à arriver à la gare avant le départ de notre Thalys, qu’on n’a qu’à prendre le RER, et vas-y qu’il traîne exprès dans les ruelles, qu’il scrute sans cesse sa carte du RER, qu’il râle et râle encore.  Zen comme je suis, vous me connaissez, je sens des sueurs froides dégouliner dans mon dos, « eskil va se taire et conduire vite et bien ».  En désespoir de cause, exaspérées, nous lui enjoignons de nous larguer à une station de métro, ce qu’il fait avec joie.  Commence alors la (seconde) course folle pour attraper le train : métro, couloirs bondés, escaliers, courir, toujours courir… Nous arrivons en nage, à peine une petite minute avant le départ pour la Gelbique. Ouf.  J’ai (encore) gambergé sur ce coup là.  Dans le train, nous retrouvons le second groupe, qui a embarqué, bien plus tard que nous, dans un taxi conduit par un taximan motivé et dévoué, qui les a conduits à bon port.  Ô vie injuste et cruelle.  Ô chauffeur de taxi haï.

Le retour au pays se passe calmement, juste une dernière petite course folle pour attraper mon bus.  A la longue, on s’habitue.

Retour au bercail sous une pluie de saison, et, immédiatement, gros dodo.  Les macarons attendront.

Enfin, ils attendront peu, puisque ce soir, dégustation desdits si jolis macarons en compagnie de Mostèk et de ses macarons à elle, devant Marie-Antoinette.  Luxe, calme et volupté au programme.

Le régime ?  ben ça sera pour demain, je vous l’ai dit auparavant.  Demain.  Toujours demain.  Demain est un autre jour…

Je n’aurai qu’un mot à dire pour résumer cette journée : Badabim badaboum (oups ça en fait deux, mais qu’importe).

(Pour écouter Badabim badaboum)
passionnata