31
mai

L’air pagne de la campure

Depuis que j’ai entendu ce matin à la radio «c’est la journée mondiale sans tabac», j’ai envie de vous pondre un petit sujet bien fumant bien marrant sur la cigarette. Un sujet drôle. Je veux faire rire, pas me lamenter sur ce sujet qui fâche, sur ma haine du tabac, sur mon incapacité à embrasser un cendrier, sur mon intolérance à la moindre odeur de fumée, même en pleine rue, après tout c’est mon air pur (et l’air pur n’est-il pas à considérer comme un « lieu public ? »), sur le tabagisme passif, sur les fumeurs qui peuvent, avec mon assentiment, transformer leurs poumons en morceaux de charbon, tant qu’ils le font at home et rien qu’at home, et, enfin, sur le bonheur que j’ai d’aller au resto depuis le 1er janvier, j’en passe et des meilleures.

Je ne vais pas profiter de cette journée « cliché » pour crier ma haine du tabac, non, d’autant les fumeurs ne vont pas s’abstenir de vicier mon air durant une journée, juste pour me faire plaisir. Non. Je vais faire un sujet rigolo, ri-go-lo, RI-GO-LO.

Petite recherche sur Google, histoire d’être inspirée. Outre les statistiques habituelles, les chiffres dont on nous bassine et sur lesquels on applique le « j’y pense puis j’oublie, c’est la vie c’est la vie », les photos sordides et les activités diverses et variées proposées pour cette journée… le coup de grâce m'esr donné par Tobacostop, qui m’énumère les cent méfaits du tabac : palpitations cardiaques Toux Baisse de la fertilité Sinusite Hypertension Leucémie Asthme Picotements des doigts Gingivite Douleur de poitrineTroubles de la vue Ulcère de la bouche Ménopause précoce Cancer du poumon Diabète sucré Spasmes Artérite des jambes Surdité Emphysème Ulcère duodénal Frigidité Conjonctivite Gastrite Stérilité Nervosité Artère bouchée Impuissance Voix raclée Problèmes hormonaux Fausse couche Mauvaise circulation sanguine Ulcère peptique Mortalité périnatale élevée Coups de sang Caillots sanguins Cataracte Ulcère de l'estomac Bronchite chronique Cancer de la langue Crise cardiaque Suppression de l'immunité Cancer des joues Troubles du sommeil Destruction des cellules Cancer des cordes vocales Diabète Destruction des vitamines Coronarite Diminution du goût Obstructions dans le cerveau Hypotrophie du fœtus Vertiges Pouls constamment accéléré Catarrhe Indigestion Saccage des enzymes digestifs Pneumonie Instabilité de caractère Allergies respiratoires Défauts de croissance Gonflement des membres Cancer du pancréas Saignements de grossesse Estomac acide Cancer du larynx Angine de poitrine Nausées Cancer du col de l'utérus Syncope Hyperglycémie Cancer de l'œsophage Stomatite Manque d'énergie Cancer des reins Baisse de la libido Transpiration abondante Cancer de la vessie Cancer de la vésicule biliaire Espérance de vie réduite Cancer des lèvres Déchaussement des dents Diminution de l'odorat Cancer du pharynx Anormalités placentaires Grossesse extra-utérine Naissance prématurée Excès de mucus poitrinaire Baisse des facultés mentales Insuffisances cérébrales Multiplication des rides Maux de tête Pharyngite Gangrène Laryngite Perte du souffle Oesophagite Apparition de tics Bronchite purulente Respiration profonde gênée Cycles menstruels perturbés.

Non, décidément, après avoir lu tout ça, je ne peux être ni marrante ni drôle ni rigolote. Je peux juste vous montrer ce dessin, drôle lui (enfin, on va rire), de H2SO4, à voir sur son blog, là, à gauche, dans mes blogs d’artissss’… (merci à lui pour ce prêt qui me permet de vous faire rire un tantinet tout de même).tabac

15:44 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

31
mai

Scènes d’un trajet quotidien

Tous les matins, ils sont là au rendez-vous. On attend. Ensemble et à la fois chacun dans son petit coin d’arrêt de bus.

Deux amies. L’une, 1m79 pour 34 kilos habillée. Un visage de poupée barbie. Des cheveux corbeau. L’autre, 1m50 pour 78 kilos sans la tignasse. Un visage rond, un nez volumineux, et je reste polie. L’autre se compare-t-elle à l’une ? Que se dit-elle ? Sa beauté intérieure est-elle supérieure ? Laquelle des deux est la plus heureuse ?

Un djeun casquetté de Vuitton. En training qui brille. Comment peut-on fabriquer des casquettes Vuitton. Les mots « casquette » et « Vuitton » ne sont-ils pas incompatibles ?

Une fille magnifique. Elle a la classe. Brune. Une mèche qui ondule devant ses superbes yeux. La classe. Et en legging une fois.

Une maman et sa fillette. Fidèles au poste, chaque matin. Cette petite, je vais la voir grandir, évoluer au fil des saisons.

Une fille en dreadlocks. Un visage tellement poupon. Encore une enfant. Un visage qui dénote avec sa tenue et sa coiffure. Et pourtant, elle est belle. Vraiment belle.

Un jeune en costume cravate. Il fume. Il crache quatre fois en trente secondes. Bientôt on ne saura plus passer sur le trottoir, faudra slalomer entre les crachats glaireux. La new génération est-elle donc pourri(t)e de l’intérieur, contaminée par un champignon maléfique qui envahit l’estomac, pour devoir ainsi cracher à tout bout de parole ?

Deux femmes d’un âge certain commentent les faits. « Quand je vois ça ma bonne dame, je ne regrette plus de ne pas avoir eu d’enfants », « oh comme vous avez raison ma bonne dame, je suis comme vous, pas d’enfant, pourtant j’ai été si triste, j’en ai tellement voulu, mais maintenant, plus de regrets, quand je vois ça ».

Parfois, je pense comme elles…

Tous les matins, je les vois, je les observe, je les scrute. Et eux, me voient-ils ?

Photo www.bia-bouquet.combus

30
mai

Merci !

Ce matin, une magnifique surprise dans ma boîte mail... Magali, que tout bon lecteur du blog doit connaître, m'a concocté un petit texte génial comme tout, illustré par Mako, que tout bon lecteur connaît aussi.  Un tout grand merci pour cet hommage très touchant.  Je poste dans l'urgence pour en faire profiter tout le monde, mais je suis super émue.

 

   Accro à Anaïs

 

Me voilà, suis de retour ! Je me suis échappée trois jours à la côte, le copain qui m'a invitée possède non seulement une superbe fermette mais aussi un chouette ordi portable dernier cri top top top ! Et voilà qu'à mon arrivée il m'annonce que ce fichu ordi top top top ne veut plus se mettre en route ! Au secours, pas d'ordi top top top, pas de lectures Anaïs, pas de passage sur mon blog adoré, pas de posts à savourer ! Je vocifère, je grrrrrrrrrrrrr, je rrrrrrrrrmmmmmmmm, je ... oh non je n'ose le dire, je déborde  de déception, de colère même.

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Je suis totalement anéantie. Pourquoi ne démarres-tu pas ordi adoré, ai besoin de toi, moi ! Evidemment à Wulpen, charmant petit village côtier-campagnard ( 6 kilomètres  de Oostduinkerke ), il n'y a pas de cybercafé ! Vais pas aller en ville pour me dénicher un ordi et siroter calmement les textes d'Anaïs ! Tout le monde va me prendre pour une folle. Imaginez-vous les gens murmurer : la pauvre Magali, quarante ans, maman de deux super gamins, animatrice-conteuse pour enfants et voilà qu'elle retourne toute la digue pour se trouver un clavier. J'aurais vite la réputation: «  La dingo de Bruxelles  », a-t-elle mangé du sable, est-elle grisée par les cris des mouettes, mais non c'est le soleil ! Heureusement, les trois jours passent. C'est pénible, j'ai beau essayer de réparer l'ordi top top top, je n'ai vraiment pas la main informaticienne pourtant j'ai la main verte, est-ce si différent ? Dites là-haut un petit coup de pouce serait vraiment le bienvenu, eh les gars suis pas blonde, juste châtain clair, alors quoi ? Je n'en peux plus, je craque, je m'effondre. Vous n'oserez le croire mais je suis à bout, c'est la catastrophe !

 

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C'est l'heure de rentrer à la casa, 130 kilomètres avalés avec une seule idée en tête... Oh zut pas de place pour me garer, mais pourquoi mes voisins ont-ils tous décidé de rester chez eux ce soir ?  Je bondis enfin de la voiture, pique une pointe jusqu'à la porte d'entrée chargée comme un mulet. Mère indigne, voilà que j'oublie mon fils Nicolas sur le siège arrière, demi-tour. Je m'énerve, la clé ne veut pas tourner dans la serrure, elle résiste, je fulmine, j'ai chaud ! Logique c'est la clé de la boîte aux lettres, quelle cruche !

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Je lâche mes paquets et ni une ni deux je grimpe quatre à quatre les escaliers ( si si je ne mens pas !) et zoup je m'installe face à mon écran chéri, fonce sur mes favoris, clique et choisis : ANAÏS ! Ahhhhhhhhhhh, le bonheur, enfin je m'apaise, je respire, je me délecte, j'oublie tout. Le reste attendra bien, le monde peut s'écrouler, tant pis ! Suis-je folle, pensez-vous ? Non juste accro à Anaïs, à son blog dont je ne peux plus me passer, mmmmmmm ses  mots, sa prose, ses sujets... mais cela elle le sait, je pense lui avoir déjà dit 10 fois  !

 

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                           Magali.

 

      

30
mai

Chtite présentation

Je dois pondre une présentation pour me présenter sur MadmoiZelle. Logique…

Je réalise alors, ô stupeur intense, que je ne me suis finalement jamais présentée à vous clairement. J’ai posté mon premier billet « bonne résolution » (mais si, voyons, là tout en bas à droite, vraiment tout en bas, le premier quoi) oùsque je m’inscrivais sur un site de rencontres, et puis basta.

La lacune va être comblée. Je me présente.

Je m’appelle Anaïs, je suis née en Gelbique le … Oups non, trop formel.Je suis donc (toujours) Anaïs. Petite belge fière de l’être (même si le fantasme de la parisienne émerge en moi régulièrement). Je suis une super râleuse devant l’éternel, ce qui me procure, ô joie, une inspiration quotidienne pour mon blog. Tout me fait râler. Je râle quand il pleut, je râle quand il fait trop chaud, je râle sur les jeunes, je râle sur les vieux, je râle de n’avoir pas exigé un bisou de Christophe Willem quand il est passé à ma portée, je râle que Docteur Mamour soit en passe de se faire piquer la fille qu’il aime (si, il l’aime, je le sens je le sais).

Je suis séries addict, ça c’est clair et net. Fashion addict, à mes heures. Bouffe addict. Par conséquent, balance addict. Magazines addict. Livres addict (j’en ai deux cents qui attendent patiemment leur tour).

Je suis jeune, très jeune. Mais si mais si, hein que je suis jeune ? La jeunesse c’est dans la tête ! Je vis avec un rat. C’est comme ça.

Je suis célibataire (bouhouhouhouhou) et j’attends désespérément l’amour (comme dit Jennifer, qui l’a trouvé, elle). Au fait j’ai toujours une chanson en tête, en toutes circonstances. Je la garde en tête, rassurez-vous.

Et, last but not least, j’écris. Sur tout, sur rien, sur n’importe quoi. J’écris j’écris j’écris. J’aime ça. C’est mon défouloir, c’est mon exprimoir.

J’invente des mots, ne vous inquiétez pas, c’est ma spécialité (outre les belgicismes dont je fais usage inconsciemment).

Voilà voilà, des questions ?

29
mai

Fashion victim un jour, fashion victim toujours...

Premier billet paru sur MadmoiZelle.

Etes-vous, comme moi, fashion victim ? Victime dans le sens où moi, les nouveautés, lorsqu’elles sont nouvelles (logique), je crie au scandale, à l’horreur putride, puis, à force de les voir, les revoir, les re-revoir dans les vitrines, dans les magazines, et bien je finis par craquer. C’est ça, pour moi, une fashion victim. Petite chose tellement influençable que je suis.

J’ai ainsi craqué, après avoir ouvertement critiqué, pour les santiags (dans mon très jeune temps), le pantalon jodhpur, les bottes hautes (tant haïes lorsque la mode était aux bottillons), les chaussures de bowling, les bottes/baskets, les couleurs flashy, les pois, les épaulettes de catcheuse, l’absence d’épaulettes, les armatures et les strings. Par contre, les strings pour pied, pas moyen, c’est pas que j’aime pas, c’est que mon gros orteil et son voisin refusent catégoriquement de subir cette souffrance.

Depuis quelques temps, je hurle au scénario catastrophe en voyant le grand retour des pois et du legging dans tous mes magazines. My god, comment ce moule fesses/moule cellulite peut-il revenir à la mode en 2007 ? « On en reparlera lorsque tu auras acheté un legging blanc à pois roses, me dit ma petite voix intérieure ».

Que dire alors de l’arrivée imminente des sabots en plastoche (crocks qu’on dit quand on est « in ») dans mon petit pays (la Gelbique, pour les nouveaux ou ceux qui ne suivent pas). On a toujours une guerre de retard, ici. Même si je les trouve immondes, j’ai une tendresse particulière pour ces sabots en plastique. Ça me rappelle l’époque des sabots, dans mon tout tout jeune temps (9 ans). Mais si, rappelez-vous, du moins ceusses qui sont aussi vieux que moi, ils étaient en cuir, avec une lanière réglable qu’on mettait soit derrière pour bien soutenir nos petons de gamines, soit devant, rabattue sur le dessus du sabot (mais ma môman me l’interdisait, « va pas te casser la figure avec ça ma fille »).

Alors, qui sait, je vais peut-être, nostalgique, m’offrir des sab… euh des crocks.

Seul bémol ? ça doit faire horriblement mal de porter ça, surtout quand on a des pieds de canard comme moi. Rien que de les voir j’ai mal, je sens les cloches pousser comme des boutons d’herpès chez les virussés.

Pour faire le jardin, peut-être ? Sauf que j’ai pas de jardin… J’achète d’abord les crocks puis je cherche une demeure avec jardin ?modefinipt

18:56 Écrit par Anaïs dans Anaïs joue à MadmoiZelle | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
mai

Je ne suis plus une gamine

Nan, chuis plus une gamine. A partir d’aujourd’hui, appelez-moi Mademoiselle. Ou plutôt, Madmoizelle.

Tombée (plouf) par hasard sur le site madmoizelle.com, je redécouvre Fab, le big boss des lieux. Un boss oui, qui gère un site pour nous les femmes (gros dilemme pour un lien… je le mets chez les filles ou chez les mecs ?). Vous connaissez pas Fab ? Comment ! Vous connaissez pas Fab ! Il a écrit « Futur Papa », un bestseller tiré de son blog, oùsqu’il racontait les neuf mois de grossesse de sa chérie, vécus par lui-même. Mais c’est un livre à offrir ou tout futur papa, et même à toute future maman, afin qu’elle comprenne mieux ce qui se passe dans la p’tite tête de son homme. Hyper drôle. Enfin, je crois. Passque je suis arrivée un peu tard sur la blogosphère. Le livre allait paraître, et les billets avaient disparu, logique. Ça sera pareil pour moi, quand je sortirai mon bestseller. Je serais vous j’imprimerais d’ores et déjà l’intégralité de mon blog, on sait jamais hein. Bon, revenons à nos moutons. J’ai jamais parlé de ce livre, en effet, parce que le sujet bébé n’est pas très fastoche, tiraillée que je suis entre mes questions existentielles : un bébé ou pas, envie ou pas, besoin ou pas. Questions auxquelles je ne sais répondre sans le papa. Et comme pas de papa, pas de billet bébé. Voilà. Bon revenons enfin à nos moutons.

Au détour d’une page, je lis qu’il cherche des femmes à interviewer : pompière volontairedanseuse de rue, mannequin, artiste de cirque, nonne, hôtesse de l'air, infirmière, expatriée, magistrate, avocate, journaliste, casteuse, auteure, créatrice d'entreprise, styliste, danseuse, petit Rat de l'Opéra… Trop tard pour devenir petit rat ou mannequin, je pourrais dare dare devenir avocate, créer mon entreprise ou tomber en religion. Et puis je relis attentivement et je remarque ceci : une femme auteure (enfin une ou plusieurs). Déjà j’adore cette féminisation des noms, il est tellement temps de s’y mettre. Ensuite, j’écris, je gribouille, je scribouille, donc je suis auteure. Enfin, un peu. Un chouia. Mais ça devrait peut-être suffire. Allez, je me propose pour une interview, qui ne tente rien n’a rien…

Il me répond. « Une interview, non. » Ooooooooh. « Mais devenir écriveuZ chez Madmoizelle, tu veux ? » Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah. Je m’évanouis. Des sels. Moi, écriveuZ sur ce site que toutes les femmes de l’hexagone consultent, et les belchs aussi, et les suisses aussi, et les … enfin toutes quoi ! C’est un rêve. Je me frappe la tête contre la cuvette du WC pour me réveiller, je retourne lire le mail. Il est toujours là. Je ne rêve pas. Il veut de moi comme écriveuZ.

Ce n’est pas un rêve… et c’est à voir dès aujourd’hui sur MadmoiZelle.

J'en profite pour remercie Mako et Flobert, qui ont accepté d'illustrer mes premiers billets.

18:49 Écrit par Anaïs dans Anaïs se la pète | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
mai

L’amitié, c’est … (en souvenir de « l’amour c’est »)

Moment difficile, surtout pour un jour férié (toujours regarder Florence Foresti en pestacle un jour férié, jamais regarder un téléfilm triste), j’ai visualisé le téléfilm sur la vie de Vincent Humbert et son choix de l’euthanasie, une histoire médiatisée que tout le monde connaît, même les inculturés de mon acabit. Florence Pernel y est magnifique de sincérité. J’ai l’impression de ne jamais avoir autant pleuré. J’ai craint de recevoir une visite impromptue, on m’aurait crue en pleine dépression, prête à m’étouffer avec une carotte pour en finir (c’est d’ailleurs ce que j’ai fait…). J’ai pleuré à gros sanglots, j’ai pleuré lentement, j’ai pleuré silencieusement, je n’ai eu de cesse de pleurer, de la première à la dernière minute. Un vrai veau inconsolable car la mamelle nourricière a disparu et qu’il doit se mettre à l’herbe, le pauvre.

Ce film a le mérite de rendre aux choses leurs véritablement vraies valeurs vraies : un petit souci n’est qu’un petit souci. On le sait, on y pense parfois, puis on oublie (c’est la vie c’est la vie – Dutronc). Je vais maintenant vous sortir une phrase-type digne d’une grand-mère, mais « tant qu’on a la santé on n’a pas le droit de se plaindre ». Digne d’une grand-mère je vous le disais.

Et comme l’a dit l’autre dans le téléfilm « ce qui compte ce n’est pas la durée de vie mais sa qualité. »

A nous de faire en sorte, quand cela nous est offert, de rendre cette qualité meilleure, car la vie ne nous est offerte qu’une et une unique petite fois. Un seul essai. Pas de seconde prise. (tchu que je suis barbante avec mes leçons de morale à la 6 4 2, c’est nin possib’ d’être saoulante à ce point, avant 9 heures du mat).

Ce téléfilm met également l’accent sur l’importance d’être entouré dans pareille épreuve. La solitude est tellement plus perceptible quand tout va mal. Dans ces moments là, comme dans tout moment de la vie, en fin de compte, seuls l’amour et l’amitié importent (là je reverse une larme, parce que l’amour, moi y’en a pas avoir).

Et on réalise qu’on a des « faux amis ». Qui ne connaît pas cette expression, les «faux amis anglais», ces mots qui ressemblent tant au français, avec un sens cependant différent : actually qui ne signifie pas actuellement (mais en fait), eventually qui ne signifie pas éventuellement (mais certainement), ou bachelor qui ne signifie pas bachelier (mais célibataire ¬– je comprends enfin le pourquoi du comment de l’émission à la rose, dont j’étais raide dingue – j’ai honte sur ce coup là).

Les faux-amis se volatilisent dès que le malheur vous touche, sans doute par peur de la contagion. Ou par manque de courage. Ou par égoïsme. Savourez donc vos vrais amis (et encore une leçon de morale, une).

Bon après avoir pleuré, après avoir disserté lamentablement sur l’amitié, je m’en vais lire un magazine féminin, histoire de retomber de plein fouet dans la dure réalité du quotidien : le poids, le maquillage, les rides et les mecs.

Envoyez donc ce post à sept amis pour leur confirmer que vous êtes là pour eux, et un bonheur vous arrivera…. Sinon … Tuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuut.

Pour terminer en beauté, et rester dans la morale-triste-kitsch, les paroles souvenirs de cette chanson de Jérémy Chatelain.

L'amitié, c'est pour moi un paysage,
Où tu viens effacer mes p’tits nuages,
L'amitié, c'n'est pas un feu de bois,
Ce n'est pas, une tape dans le dos,
L'amitié, c'est toi qui ne réclame pas,
Ce qu'un jour, tu m'as donné
L'amitié, c'est pour moi un paysage,
Si tu veux, tu viens et on partage,
L'amitié, c'n'est pas un feu de bois,
Ce n'est pas, une tape dans le dos,
L'amitié, c'est toi qui ne réclame pas,
Ce qu'un jour, tu m'as donné
Je me suis regardé aujourd'hui dans la glace,
Il y a un peu de chagrin dans ma vie,
Devinez qui vient l'enlever
Un matin en hiver te voilà seul au monde,
Tu sais que tu peux t'appuyer sur moi
Je serai toujours là pour toi

08:57 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des coups de blues | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28
mai

Mon sac de fille

Vous vous souvenez de l’interview faite de moi par Miss Hello ? Et bien il y en a une nouvelle chaque vendredi, histoire de découvrir d’autres blogueuses. Bon ça, à la rigueur, vous vous en fichez, passque, bien sûr, y’a que mon blog qui vous intéresse, bien sûr de chez bien sûr. Mais ce qui va vous plaire, c’est que ce vendredi a germé l’idée (via Miss Zen) de montrer le contenu son sac. Comme sur le site Sac de filles.

Aussitôt proposé, aussitôt photographié…

Je vous le montre donc :

sacnb























On commence en haut à droite, dans le sens des aiguilles d’une montre.
- Une trousse kitschissime rose ornée d’un ‘tit chat (provenance Eurodisney), contenant mon lecteur MP3 (musique indispensable pour adoucir mon caractère).
- Du brol : un tas de bons de réduction (je suis la reine du gratuit et de la ristourne), des mouchoirs (je n’ai pas photographié les 14 mouchoirs en boule au fond du sac), des chewing-gum menthe forte que je ne mangerai jamais (je déteste ça), mes clés (je me la pète grave, voilà mon seul objet de marque – et encore, une marque belge chère mais à mon avis méconnue en France).
- Mon agenda oùsque je note tous mes RV où j’oublie d’aller, mais qui me sert surtout de carnet de notes pour le blog.
- Le livre que je viens de commencer (j’ai toujours de la lecture sur moi, bouquin ou magazine).
- Un portefeuille bien large bien dodu pour stocker tout mon matos : des médicaments pour tout (enfin contre tout), des cartes magiques qui paient tout, my identity, des cartes de fidélités périmées, un coupe-ongle de compétition plat comme une lime (hyper génial), des prescriptions médicales, des cartes magique qui donnent des chèques cadeau, un ticket de cinéma pour un film gratuit… et, last but not least, du pognon.
- Sur le portefeuille, un porte-clés trouvé sur une table de bistrot. Vu sa forme je me suis dit qu’il me porterait chance pour trouver l’amouuuuuur.
- Un psssht psssht pour sentir toujours bon.
- Quelques bics dont le bic magique qui se gomme.
- Un spriiiisht pour mon nez d’allergique.
- Un GSM qui date d’avant guerre, se décharge toutes les deux heures et me tape sur le système.
- Un baume pour lèvres douces toujours prêtes à embrasser un crapaud qui se présenterait.
- Des granules homéopathiques contre la nausée.
- Un puuuuuf puuuuuuf pour mes poumons asthmatiques.
- Et le petit dernier, le bidule rond et noir cerclé d’argent… c’est le nouveau grand concours schmilblick… Celui qui devine gagnera une photo dédicacée de moi (Nuages peut le certifier, il a eu la sienne au dernier concours). Bon, une photo en plus gros plan…schmilblick

27
mai

Censure

Certains d’entre vous, les plus vigilants, les plus rapides, les plus perspicaces, les plus fidèles, auront peut-être remarqué un commentaire étrange qui disait approximativement « Anaïs championne de la censure ».

Pour ceux là, je souhaite donner une petite explication. Parce que j’estime que respecter mes lecteurs est important. Pas que je dois me justifier. Juste expliquer. Et c’est l’occasion d’un billet, je trouvais que mon rythme diminuait ces derniers temps. Et surtout, ça vous fera aller relire de vieux billets abandonnés de tous depuis des semaines.

Je ne pense nullement être une censureuse, du moins si le commentaire, même désagréable, est constructif. Râleuse, oui. Chieuse, oui. Boudeuse, oui. Rouspéteuse, oui. Susceptible, oui. Censureuse, non.

Quand je me suis fait fortement critiquer (c’était la première fois, ça m’avait vraiment tourneboulée) parce que j’avais fait un trait d’humour dans un billet sérieux traitant du problème démographique en Asie, lequel engendrait un surcroît d’hommes célibataires, je n’ai pas censuré le commentaire, j’ai répondu. A voir ici. Relisez les billets. N’abandonnez plus les billets d’Anaïs.

Quand je me suis fait traiter de Pauvre Pomme en Mal de Mâle pour une raison que j’ai oubliée, je n’ai pas censuré le commentaire, qui m’avait passablement énervée, mais aussi, ô joie suprême, inspirée sur un billet paru plus tard ici. Une critique finalement constructive. Allez, lisez les vieux billets, ils en ont besoin les pauvres.

Quand je me suis fait insulter par mail, j’ai répondu, enfin jusqu’à un certain point, ensuite j’ai conseillé de ne plus lire mon blog et basta.

Quand, quelque part sur le blog, quelqu’un a commenté « il est nul ton blog », j’ai laissé, sans réagir, n’en voyant pas l’utilité. Mais je n’ai pas viré.

Mais quand, parce que j’ai choqué un mâle qui passait par là, en l’espace de trois minutes, j’ai droit à un commentaire débile, un commentaire salace mais néanmoins absurde et un commentaire suggérant à Skynet de virer mes inepties encombrantes de son serveur, avec une montée d’agressivité notable, j’estime avoir le droit de virer tout ce blabla inutile, irrespectueux et à connotation érotique. Je ne réagis pas à de telles sottises, je vire. D’où le commentaire tardif m’accusant de censurer. Ce n’est pas de la censure, c’est une gestion constructive du blog. Quand on n’aime pas, on passe son chemin, nul besoin de perdre son temps à insulter la blogueuse, isn’t it ?

Sur ce, Docteur Mamour m’attend, j’y cours j’y vole.

27
mai

Le défi du rat dessiné (suite)

L’histoire n’est pas finie… Elle continue. Cette journée de samedi fut pleine de bonnes surprises pour moi. Des propositions passionnantes et intéressantes (mystère et boule de gomme jusqu’à concrétisation complète), des cadeaux dessinés de mes dessinatrices attitrées Mako et Flobert (superbes, mais ça sera pour plus tard, pas d’impatience), et des dessins inattendus. J’adooore les surprises. Et j’ai été servie. J’étais proche de l’apoplexie, complètement sur mon nuage face à toutes ces bonnes choses qui me sautaient au visage. C’est trop fun d’être gâtée ainsi. C’est tellement trop cool d’avoir plein de surprises dans sa boîte mail…

D’abord Marguerite, la célèbre vache, qui m’offre non pas un mais trois dessins, excusez du peu ! (Bon, je lui avais proposé, si jamais mon blog lui plaisait un petit peu, si ça dérangeait pas trop, sans vouloir insister, juste au cas zoù, en passant quoi, comme ça, une idée qui m’est venue, sans forcer d’aucune manière, juste au cas zoùzoùzoù…). Mais j’ignorais quand le dessin promis allait arriver, et paf, paf, paf, comme les trois fées (marraines) de la Belle au Bois Dormant, paf paf paf, trois dessins. Je vous montre le premier, en rapport direct avec le concours (les deux autres suivront). N’est-elle pas géniale cette vache ? J’aime les vaches. Enfin pas vraiment celles qui traînent dans les champs en attendant le train et en bousant à qui mieux mieux (celles-là je n’aime que leur museau velouté). Mais les vaches dessinées, ou la vache qui rit, j’adore (surtout quand elle rit pas pour cause de lèvres gercées, cf la campagne reproduite sur mon blog, cherchez un peu, c’est à droite). Et Marguerite, j’aime aussi, sa dérision, l’air de rien. Vous pouvez découvrir ses humeurs sur son blog. Je vous conseille celle du 23 mai … Elle me fait mourir de rire à chaque fois. Oui, zavez raison, à force de mourir de rire je devrais déjà être bouffée par les vers, et vous ne croyez pas si bien dire, j’ai failli y rester ce midi… billet suivra.

anaisdurpt

Ensuite, là, c’est la surprise totale. Un de mes lecteurs m’avait renseigné un blog d’actu dessinée, et vachement (admirez la transition extraordinaire entre les bovins et l’actu) bien dessinée. On peut dire qu’il a des idées, ce H2SO4 (Acide en formule chimique paraît-il). J’ai tant aimé que j’ai immédiatement mis un lien dans mes artissss’. Et comme il sait qu’il faut surtout pas oublier de dire merci à Anaïs, sinon elle boude, j’ai eu non seulement un merci… mais surtout un dessin de mon rat. Excusez du peu. Je vous laisse d’abord admirer le dessin, ensuite foncez sur son blog. Il vaut le déplacement. Rien que l’image de ce WE m’a mis la larme à l’œil (d’ailleurs elle se rapporte à un billet que j’envisageais de poster bientôt, message subliminal, message subliminal – oh et puis non j’envoie un mail, c’est moins subliminal mais plus direct). Il faut absolument tout regarder, ce dessinateur est vraiment extra, moi je vous le dis ! Y’a même des dessins pour femmes telles que moi : régime, liposuccion, et sujets plus sérieux qui me font bondir comme les femmes battues, l’excision, enfin bref j’aime… Bon amusement !

A tous les deux, merci du fond du coeur, ça m'a fait un réel gros gros plaisir.le_rat_d_ana_spt