30
avr

Dialogues de rue

Scènes de la vie quotidienne.

En rue. Sept femmes. Sept petites vieilles. Misenplitées. Brushingées. Dont certaines ont trois pattes. Devant la posss’. Mais est-ce jour de paie à la posss’ aujourd’hui ? Les pensions vont-elles tomber ? Veinardes va (larmichette au coin de mon œil eye-liné). Un car s’approche. Elles montent. Elles bavardent gaiement. De tout. De rien. Elles rient. Sept femmes. Sept minutes ? Voilà. C’est ça. Elles se rendent à un speed-dating pour troisième âge. Y’a de la rencontre dans l’air. Y’a de l’amour dans l’air.

A la caisse du supermarché. Un homme. Une femme. Deux petits vieux. Chacun à sa caisse. « Oh comment vas-tu ? » demande-t-il. « Tu es seule ? » ajoute-t-il. « Seule, ben oui depuis que… » répond-elle, le regard plein d’espoir de l’histoire qui pourrait naître. « Non, je veux dire, tu es venue avec quelqu’un pour tes courses, veux-tu que je te dépose ». Patatras. Adieu histoire à naître. Elle s’en va, son cabas semble plus lourd, d’un coup.

En rue. Quatre femmes. Quatre jeunes femmes court vêtues. L’une d’elle parle fort. Mécontente. « Tu aurais dû me le dire. Si je la croise je la plante, ça va barder. Mieux vaut qu’elle n’apparaisse pas, elle va dégager vite fait. Tu aurais dû me le dire ». « … ». « Elle a couché avec mon homme, tu imagines. Tu aurais dû me le dire. Tu aurais dû me le dire ».

A chaque âge, à chaque moment, l’amour est là, on en parle, on en rêve, on le détruit, on l’imagine, on le veut, on le vit.

29
avr

Les humeurs d’Anaïs (refusé)

censure

Et voici le billet que j’avais proposé mais qui a été refusé et remplacé par « mon cœur, mon amour ». A savoir que j’ai fourni un stock de billets pour plusieurs semaines, mais qu’en fonction de l’actualité, de mon inspiration ou de mes envies, je propose parfois autre chose pour un dimanche bien précis, en l’occurrence le Télévie de samedi prochain. Je m’en voudrais de ne pas publier ce billet que j’aime beaucoup.

Le crabe

Détrompez-vous, je ne vais pas vous narrer une journée à la côte belge, avec son lot de coquillages, de châteaux de sable, de vagues frigorifiantes, avec ses gaufres et ses glaces, avec son repas en terrasse fait de moules, soles ou autres crabes.L’heure est grave.

Samedi prochain, la télé œuvre pour la vie. Elle se monopolise pour la recherche contre le crabe, pas le crabe mayonnaise, le méchant crabe, qui attaque au hasard, qui ne lâche ses proies qu’au prix de lourds traitements et d’un combat souvent inégal.

Je sais, vous êtes tellement sollicités de toutes parts (pour soutenir les blessés du gros orteil droit à Wagadougou, pour interdire la vente de fourrure de mygales, pour lutter contre la peste des fourmis d’Egypte) que vous ne prêtez plus aucune attention à ces courriers qui envahissent vos boîtes, à ces hommes et femmes qui tentent de vous vendre de l’ONG aux caisses de supermarché.

Je sais, je sais. Je suis un peu pareille également.

Mais le crabe frappe sans merci, sans répit. Demain, je serai peut-être sa victime. Demain, vous serez peut-être ses victimes.

Alors, ce samedi 5 mai, lorsque vous serez derrière votre écran, que vous entendrez parler du Télévie, dont la grande soirée de clôture se déroule dans notre capitale de la Wallonie (waw), ne fermez pas vos yeux, ne bouchez pas vos oreilles, souvenez-vous du billet d’Anaïs, saisissez votre téléphone et donnez. Un euro, dix euros, un million d’euros, comme on le dit «les petits pavés font les grandes avenues».

Et si je ne vous ai toujours pas convaincus, sachez que, lors de votre appel, vous aurez peut-être la chance de proposer votre don à un animateur de la chaîne privée belge, ou, mieux, la très grande chance, que dis-je, l’extrême honneur, la joie ultime, de proposer votre don à … moi-même. Oui, vous avez bien lu ! Si c’est pas une super bonne nouvelle ça…

Alors, convaincus ?

29
avr

Les humeurs d’Anaïs (9)

Voici le billet publié ce dimanche.

« Mon cœur, mon amour »

« Je hais les couples qui me rappellent que je suis seule », chante Anaïs. Pas l’Anaïs qui signera ce billet, votre dévouée, mais l’autre, celle qui chante.

Ce morceau résume mon état d’esprit du moment. En un tout petit minuscule (microscopique) quart d’heure, j’apprends la naissance de deux histoires d’amour. Deux ! Voilà donc quatre personnes amoureuses alors que je me morfonds devant ma TV (sans même une de mes séries débiles vénérées pour me consoler, que le monde est cruel).

Je bave d’envie, je rage de jalousie, je me liquéfie de désespoir, je me tuméfie de sinistrose. Pourquoi pas moi ? Je veux et j’exige (à répéter vingt fois) une réponse. POURQUOI PAS MOI ?

Je sais, je sais, inutile de me faire la morale, je devrais me réjouir du bonheur des autres, d’autant que ce sont de bonnes copines, qui méritent l’amour avec un grand A, les chabadabas, les déclarations enflammées et tout le saint tremblement. D’ailleurs je vais me réjouir, les féliciter, écouter leurs bonheurs, accepter la présentation de l’élu, tenir la chandelle à chaque sortie, les regarder se bisouiller sans arrêt et faire semblant que ce bonheur qui m’explose à la figure ne me fait rien de rien.

Et dans mon for intérieur, le petit démon jalousie va me faire imaginer un scénario digne du pire des films d’horreur. Je les invite, tous les quatre (autant faire d’une pierre quatre coups) à une sympathique petite soirée entre amis. Dès leur arrivée, je leur propose un jeu, je les oblige, sous la menace, à se mettre entièrement nus. Première honte : exposer qui sa cellulite, qui ses bouées ventrales à l’élu de son cœur. Je les enduis ensuite de miel et je lâche un ours. On va voir ce qu’on va voir ! Non mais, on ne peut impunément exposer son bonheur tout neuf à Anaïs sans risquer des représailles dignes de ce nom. Seul problème… où trouver un ours féroce de nos jours ? Je ne connais que ce bon vieux Nours de mon enfance, tout câlin tout doux. Et puis si l’ours féroce préférait ma chair moelleuse à la leur ? Et puis la prison, très peu pour moi, j’aime pas la bouffe de cantine.

Bon. Je resterai la gentille Anaïs, la douce Anaïs et je me contenterai de leur servir mon succulent plat de spaghetti bolognaise home made (merci les bocaux), avec un grand sourire du type « zêtes mignons les petits zamoureux ».

Au fait, arsenic ou mort aux rats dans la sauce bolo ?
9

28
avr

En avoir ou pas…

Je suis vénère. Vous allez me dire que ça devient une habitude. Ben oui. J’en peux quelque chose moi, si tout m’énerve en ce bas monde ?

Miss pseudo-psy de la Bible (pour les nouveaux, la Bible, ce n’est pas ce recueil débile de poésies du temps de Jésus-Christ superstar, mais le Ciné Télé Revue), à savoir une conseillère conjugale qui dispense ses conseils foireux depuis que la Bible existe, nous a encore assené ses vérités absolues.

Question de Madame-la-plaintive « Monsieur-mon-époux ne veut pas d’enfant, il préfère ses sorties. Je suis sans emploi et un nouveau né mettrait de la joie dans ma vie solitaire. Que faire, help please. »

Réponse de Miss pseudo-psy : « Il préfère ses sorties ? Ridicule. Menacez-le d’une séparation, ça lui fera un électrochoc. Votre mari est un grand gamin. Vous vous êtes mariés pour construire quelque chose à deux et non pour avoir une existence solitaire et égoïste. »

Aaaaaaaaaaaaaaaaah je vais la tuer l’étriper réduire le tout en haché frais, remplir des boyaux de porc de ce mélange et faire un barbecue géant, vous êtes tous invités.

De une : je m’étonne que Miss pseudo-psy n’ait pas demandé à Madame-la-plaintive « mais dites-moi, aviez-vous parlé enfants avant le mariage ? Monsieur-votre-époux en souhaitait-il ? » Passque s’il avait averti « moi pas vouloir bébé », Madame-la-plaintive n’a qu’à se flageller avec des flageolets le restant de sa vie, fallait réfléchir avant d’épouser Monsieur !

De deux : aucune réaction à « un bébé mettrait de la joie dans ma vie de chômeuse ». Je ne veux pas émettre de jugement hâtif, mais ça serait pas un tout petit minuscule tantinet égoïste ça, faire un enfant pour combler sa solitude ? Je dis ça je dis rien…

De trois : conseiller la menace de la séparation, c’est vachement risqué. J’espère pour Miss pseudo-psy que le mari ne s’écriera pas « je n’accepte pas ton chantage, adios »… Diable diable, on serait aux States Miss pseudo-psy aurait illico un procès sur le dos !

De quatre, et voilà ce qui me met le plus en rogne, cette Miss pseudo-psy qualifie ce pauvre époux d’égoïste solitaire grand gamin. Ainsi donc tous les hommes, et j’imagine, toutes les femmes, par extrapolation, ne souhaitant pas d’enfants sont des égoïstes. Ben voyons. Facile. C’est à cause de personnes comme Miss pseudo-psy que ceusses qui font le choix de ne pas avoir d’enfants sont catalogués, étiquetés, montrés du doigt, jugés, harcelés. Qu’on bassine tous les jeunes couples de questions pièges « alors, quand est-ce que vous nous faites un petit ? » (à dire de la voix mielleuse de l’institutrice qui s’adresse à un tout tout petit enfant). Tout le monde sait, en effet, qu’avoir un enfant est le geste le plus désintéressé qui soit. Ben voyons. Ben voyons. Ben voyons.

Serait-il possible de cesser de mettre les gens dans des cases : ceux qui ont fait le choix de pouponner sont l’incarnation de la générosité, ceux qui ont fait le choix de ne pas pouponner sont l’incarnation de l’égocentrisme. Madame pseudo-psy, si tout était aussi simple ça se saurait et la vie serait nettement plus simple (mais tellement ennuyeuse).

Savez-vous, Miss pseudo-psy, qu’en 2007, certaines personnes font le choix d’avoir un enfant pour le rendre heureux, libre et épanoui. Savez-vous que certaines autres personnes font le même choix sans réflexion aucune, par manque d’amour reçu, pour avoir un jouet à câliner, sans avoir conscience des dégâts potentiels, ou simplement parce que ça se fait dans la bonne société actuelle qui inculque les valeurs mariage-boulot-bébé-maison-chien. Savez-vous que certaines personnes font le choix de ne pas avoir d’enfant car ils ne se sentent pas capables de le rendre heureux, d’assumer un enfant 24h/24, ou tout bonnement parce qu’ils n’aiment pas les enfants, comme d’autres n’aiment pas les chats, les chiens, le poulet (chacun ses goûts) et c’est loin d’être un choix égoïste, mais plutôt un choix réfléchi et responsable. Savez-vous, enfin, que certains font le choix de ne pas avoir d’enfant pour s’épanouir dans autre chose, un autre type de vie, une autre créativité, un autre bonheur.

De quel droit quiconque pourrait se permettre de juger une seule des personnes précitées ?

Savez-vous que les jugements de valeur, dans un magazine à grand tirage, sont dangereusement dangereux ?

Je vais poser ma candidature à la Bible, sans aucune formation de conseillère conjugale, je pense que je suis plus apte à faire réfléchir mes interlocuteurs et à ne pas répandre mes idées toutes faites comme du pollen au printemps.

17:50 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28
avr

Devenir accro sans même s’en apercevoir

Première rendez-vous. Bof bof. Pas d’émotion. Une simple curiosité. Une envie d’en savoir un peu plus. Mais je ne pense pas que ça marchera.

Deuxième rendez-vous. Sympa. Intéressant. De plus en plus. Je vais peut-être revoir ma position.

Troisième rendez-vous. De plus en plus intriguée. De plus en plus curieuse. J’attends l’heure du rendez-vous, fébrile. Je commence à me réjouir. Je mords à l’hameçon.

Quatrième rendez-vous. Ça y est je craque. Je fonds. Je suis touchée. Je deviens accro. Mignon, drôle, attirant. J’ai des papillons dans le ventre. Emotions, émotions.

Vivement la semaine prochaine pour mon rendez-vous quotidien avec … Newport Beach.

Mon éternelle reconnaissance à la personne qui m’a signalé que cette série repassait dès cette semaine, moi qui n’en avais jamais vu un seul épisode, oh sacrilège ultime.

Je lui dédie ce billet. Je lui dédie tout ce blog qui a six mois aujourd’hui, happyyyy biiiirthdayyyy toooo hiiiim. Je lui dédie ma vie entière, jusqu’à la mort. Aaaaaaaaah. Une série de plus à me mettre sous la dent.

PS : si vous vous demandez pourquoi je n’évoque pas le cinquième rendez-vous, soit celui d’hier, c’est passque je l’ai complètement oublié … me voilà déjà infidèle, shame on me. Je vais devoir errer sans fin sur le net pour tenter de l’y trouver, ô rage ô désespoir…

26
avr

Oh oh

Courez acheter le Flair sorti hier. Vite vite vite.

Ils en parlent.

Oui ils en parlent.

De quoi ?

Ben du célibat.

Vous ne pensiez pas qu’ils parlaient de moi, tout de même. Allons, il faut savoir raison garder.

Ceci dit, chouette article sur les rencontres foireuses sur le net : « Calamity drague sur internet – plus jamais ça ! ».

A mourir de rire. Entre le menteur pathologique, l’alcoolique qui vômit, le marié futur papa, le moi je moi je moi je (j’ai connu) et le dépressif (j’ai connu).. je m’y retrouve plutôt deux fois qu’une.

Et ça me rassure : je ne suis pas la seule à vivre des trucs dignes des pires scénarios hollywoodiens…

Alors courez acheter Flair (je suis vraiment trop bonne).

26
avr

Testing zone : « Osez la chasse à l’homme »

La testing zone est donc lancée. Le premier site qui me propose de tester un article est Le jardin des Dames.JDD_logo

Créé par deux jeunes femmes (bien plus jeunes que moi, bisque bisque rage) qui n’ont qu’un seul but, que vous soyez seule ou en couple : votre plaisir. Sex toys, idées gourmandes, livres coquins, musique, lingerie, cours de strip-tease… rien n’est laissé au hasard sur ce site dédié à l’épanouissement sexuel de la femme (et de son homme).

Premier test. On commence soft. Un livre. Mais pas n’importe quel livre. Un livre issu d’une collection dont j’ignorais l’existence : « Osez ». Une vingtaine de titres, variés, des plus soft aux plus hard. Petit format, style Paresseuses ou On n’est pas des courges, petit prix (8 eur). Je reçois « Osez la chasse à l’homme ». Rien que la couverture est déjà prometteuse. Le regard docile du mâle et l’air déterminé de la femelle laissent présager une lecture délirante.JDDchasse_homme

Ce livre n'est pas un recueil de théories psychologiques, ce livre n'est pas un listing de techniques de drague, ce livre n'est pas une analyse de l'homme, de la femme et du gouffre qui les sépare, ce livre n'est pas non plus une invitation à la luxure…

Parfois cru, toujours drôle, il est tout à la fois et plus encore… Il est tellement spirituel, tellement véridique, tellement plein de bons conseils (agrémentés d’une analyse psy très pertinente), tellement fin qu'il se mange sans faim (copyright "le père Noël est une ordure").

Il relève le défi, en 128 pages seulement, de vous faire déguster des kilos de bons trucs pour appâter/dévorer les hommes, de vous gaver de tonnes de conseils pour maîtriser la psychologie du mâle, de vous servir sur un plateau des conseils pratiques et ludiques pour devenir une chasseuse d’hommes respectable, le tout arrosé de litres d'exemples loufoques mais tellement réels et nappé d'une sauce humoristique à vous en décrocher la mâchoire… vous allez vous régaler ! Alternant humour, exemples tirés du 7e art ou de la littérature, témoignages, conseils avisés, c’est un véritable guide pratique.

Je ne veux pas tout vous révéler, préférant vous laisser la surprise. Je vous citerai jusque deux morceaux choisis qui résument parfaitement le ton de l’ouvrage : "Devenir chasseuse d’hommes est un état d’esprit qui passe par une mise en condition physique. Une chasseuse est un être vif et léger, athlétique, elle est ferme. Une chasseuse fait envie et suscite l’admiration, ce n’est pas un loukoum avachi devant la télé." … "Il vaut mieux un beau bijou fantaisie dont vous changerez lorsque vous en serez lassée – comme d’un homme, non ? – qu’un truc en or massif, genre mari encombrant, qui risquerait de vous occasionner des ennuis."

Personnellement j’ai dévoré ce guide en deux jours et vu que je me partage entre la farniente au soleil, le bureau vénéré, la TV, l’écriture de mes billets, les loisirs et mon vibro, je l’ai lu durant mes balades en bord de Meuse, sur un banc. Au début, j’assumais mal la couverture, me disant « mais keskon va penser de moi, lisant un guide pour la chasse à l’homme ». Rapidement, je me suis surprise à bomber le torse, relever la tête et tenir bien haut mon petit ouvrage, histoire de montrer à qui de droit quelles étaient mes intentions !

Ça y est, je suis touchée en plein cœur, je prends mon arc, mes flèches, et à moi la chasse au mâle…

Courez vite sur Le jardin des Dames découvrir les autres titres de la collection. Je serais bien tentée par « Osez découvrir le point G » ou « Osez vivre nu », surtout avec les températures estivales. Je propose un prochain titre pour la collection « Osez les sex toys ».

A bientôt pour un nouveau test du Jardin des Dames.

19:24 Écrit par Anaïs dans La testing zone d'Anaïs | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

26
avr

A la recherche de la Nouvelle Pop Star Ac (1)

Lu dans la presse : l’appel aux votes massifs d’un site américain afin de favoriser le participant naze d’ «American Idol» (précurseur «Nouvelle Star» aux States), celui qui est censé se ridiculiser et être éliminé (un genre de JP de la Star Ac, pour les connaisseurs). Les téléspectateurs en ont marre d’être manipulés, de voir des nuls dans les castings, juste pour faire rire la galerie, alors que tant de bons chanteurs ont été refusés. Et ça marche, le naze de service risque de gagner… J’adore.

Et chez nous, ou plutôt chez nos « amis » et voisins de France ?

Le principe est identiquement le même, qui en aurait douté. Mais moi je m’en fiche comme de ma première tétine, parce qu’il est clair que je ne compte pas dépenser un kopek à envoyer des SMS à vil prix pour soutenir qui que ce soit. Pas bête l’Anaïs, elle profite du pestacle pour pas un sou, pas un euro.

Souvenirs souvenirs.

Star Ac 1. 2001. Bande-annonce sur TF1. Curiosité. Je regarde. En trois résumés je suis accro. Je cours après le bureau pour ne pas louper un épisode, en cas de panne de courant je vole chez les voisins pour les supplier de me laisser entrer (du vécu). Si je dois m’absenter (uniquement en cas d’accident grave ou de décès, s’entend), je branche mes deux magnétos. Avec une bande de cops, on devient des fans hystériques de la star ac. Au point d’aller les voir en concert. Nul. Mais ambiance géniale. Je connais « laaaa musiiiiiqueeee » par cœur, avec la non-choré en prime. J’ai honte. Tant pis. Non, j’ai pas honte, tout bien réfléchi. Le mal est fait.

Depuis lors, je suis toujours accro à la Star Ac, mais moins hystérique. J’arrive même à louper une quotidienne sans pleurer. J’ai grandi.

Evidemment, j’ai également suivi ce que M6 a daigné nous offrir via les chaînes belges (passque moi j’ai pas de satellite ni rien qui vole, juste un câble bien ancré sous terre) : Popstars et Nouvelle Star, sa poignée de gagnants, sa brouette de perdants.

Cette année, à la Nouvelle Star, zont déjà décrété qui gagnerait : après la tortue-voutée-Christophe de l’an dernier (j’adooore), voici l’illuminé-extra-terrestre de service à la voix rauque et cheveux pinettés : Julien-tire-la-geule-et-se-la-pête-grave-avec-son-ukulélé.

« Zont déjà décrété ? », me dites-vous.

Ben oui quoi. Comment, c’était un secret ? Je pouvais pas dire que tout est du chiqué, que le gagnant est connu, qu’il s’agit d’une énooooorme manipulation diabolique pour vous (pas moi, vous) faire envoyer des dizaines de milliards de SMS à 50 centimes d’euros ? Que même que si notre Virginie Effira nationale a laissé applaudir le public pour Julien hier durant trois bonnes minutes sans revenir sur le plateau, c’est pour obtenir un effet subliminal (comme les pubs) sur les télépestateurs et leur faire comprendre (entrer dans la caboche) la qualité de son talent, si c’est pas déjà fait (maintenant c’est pigé ? vous savez pour qui voter ?). Que même qu’à la Star Ac, sur 742.135 participants au casting, dans les 16 élus, y’en a 4 qui suivent les cours d’Armande Altaï, 3 qui ont dansé dans la troupe de Kamel, 5 qui ont suivi les cours de théâtre de truchmachin et 2 qui ont couché avec Nikos (le dernier, c’est le petit-fils de la femme de ménage d’Alexias Laroche-Joubert), que nous sommes l’objet d’une méga géante manipulation (Truman Show, vous connaissez ?)

Sorry si je vous ai ôté vos belles illusions. Mais rassurez-vous, même en ayant conscience de la supercherie, on se marre autant (pour ne pas dire plus).

Allez, votez jeunesse.

25
avr

Nouvelle rubrique : la testing zone

Depuis la nuit des temps, enfin depuis que j’évolue sur deux pattes et que je parle, donc ça fait un bail quasi emphytéotique, j’ai toujours adorer tester.

Tester quoi ? Ben tout. A manger, à boire, à enduire sur le corps, à renifler, à caresser, à écouter… En rue, quand les passants zigzaguent comme des fous pour éviter les « mendiants de test », moi je fonce droit dessus pour être choisie. C’est ainsi que j’ai dû, un jour, après mon repas au Quick suivi de glace dégoulinante de chocolat, tester du cassoulet, des biscuits sucrés et de la soupe en sachet. Je hais le cassoulet. Rien que voir du cassoulet me file la nausée. C’est ainsi que j’ai dû tester des chips light au tout début de l’ère du light. Zétaient bons. C’est ainsi que j’ai perdu deux heures à répondre à un test par téléphone sur tout et rien (mais j’ai pu voir les résultats dans la presse, comme je me la pétais ce jour là, anonyme parmi les pourcentages cités), c’est ainsi que j’ai été testée dans la rue sur je sais plus quoi par le magazine Familles, photo dans le magazine à la clé (non je ne révélerai pas le mois de parution, zêtes pas fou)…

Alors, l’idée d’ouvrir une testing zone sur ce blog mondialement connu a bien sûr germé dans mon petit esprit tordu. Tester tout et rien et vous en parler, quel fantasme intellectuel. Aussitôt dit, aussitôt fait.

Dans quelques jours, vous aurez les résultats de mon premier test.

Qu’ai-je testé ? Surpriiiiiise. Juste pour vous mettre l’eau à la bouche, sachez que j’ai des contacts proches, très proches, trèèèèès trèèèèès proches, avec un site de vente d’articles coquins hyper chouette, ainsi qu’avec un centre de beauté et de bien-être totalement fabuleux…

Et pour ceusses ayant des choses à tester, je suis volontaire pour tout. J’ai bien dit tout. Tester un GSM, un lecteur MP3 greffé à l’oreille, un PC portable, des lasagnes d’une autre marque, de l’autobronzant pas orange ? un jacuzzi, des sacs de luxe, des écharpes de la nouvelle collection Strelli, de la bouffe de régime qui fait maigrir, du dentifrice auto-brossant, des repas gastronomiques, du papier WC hydratant… contactez-moi pour faire partie de ma testing zone (warning : je teste des choses, des produits, des aliments, pas des êtres humains, est-ce bien clair ? Pour cela, faites plutôt mon test là à gauche, dénommé « compatibilité »).

C’est sérieux hein !

18:00 Écrit par Anaïs dans La testing zone d'Anaïs | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

25
avr

Conversations de filles…

Puisque la terre tourne en carré en ce moment et nous offre des journées estivales en avril, alors que môman me l’a bien souvent répété « avril ne te découvre pas d’un fil », j’entreprends une longue balade avec Mostèk en bord de Meuse hier soir.

Nos sujets de conversations sont toujours les mêmes, ils ont le mérite de nous passionner et de nous faire partir dans des délires débilo-rigolos :

- sujet 1 : les mecs, ceux qu’on voudrait qui veulent pas de nous, ceux qui nous courent après dont on ne veut rien savoir de plus, « eski va m’appeler ? », « eske je suis juste une bonne copine pour lui ? », « eski sera sur msn ce soir ? », « eske je dois prendre l’initiative et risquer un râteau monumental ? »

- sujet 2 : le bureau, les collègues qu’on supporte plus, le boss chéri qu’on ne chérit plus depuis qu’on n’a rien eu pour notre fête des secrétaires, les clients sur qui on taperait volontiers malgré la chaleur ambiante, « eski va me virer ? », « eske je suis une bonne employée pour lui ? », « keske ces charognes de collègues disent de moi ? », « eske je dois prendre l’initiative d’exiger une augmentation et risquer un râteau monumental ? »

- sujet 3 : nos problèmes intestinaux, prépondérants lors de nos balades tardives post-repas, les boyaux qui chatouillent, les tuyaux qui glougloutent, les ballonnements qui nous travaillent, « eskia des toilettes par ici ? », « eske je peux émettre un gaz sans risquer d’intoxiquer les passants ? », « eske toi aussi t’as des crampes en ce moment ? », « eske t’aurais un Imodium instant ? »

Bien sûr, je suis armée. Non, pas armée d’un Imodium… je suis passée du coq à l’âne entre-temps (ou plutôt des boyaux aux animaux). Je suis armée de mon fidèle appareil photo.

Pour trouver mes canetons préférés. Immortaliser leurs petites bouilles et voir s’ils ont grandi.

Seul le tout jaune est visible. L’autre a disparu. Je me lamente. Je fais des oooooooooooh à ameuter tout le quartier. Mostèk se moque de moi et me dit « ben il est mort tiens ». Froidement. Elle m’annonce ça, tout de go, sans prendre de gants, comme si elle m’annonçait la mort du Pape. Alors qu’elle est censée savoir que la mort du Pape ne me fera rien, tandis que la mort du caneton, va me falloir du temps pour m’en remettre. Je suis triste comme tout.

Mostèk est de plus en plus étrange… Lorsque nous croisons un chien qui promène son maître, elle me dit « t’as jamais eu envie d’arracher un chien à son maître, là comme ça, et de le jeter à la Meuse ? » Lorsque nous croisons une fillette qui traîne ses parents, elle me dit « t’as jamais eu envie de prendre une gamine, là comme ça, et de la jeter à la Meuse ? »

Suis-je tombée dans un mauvais thriller ? Vais-je être assassinée par une jeteuse de corps à la Meuse en série ? Mon poids devrait cependant l'empêcher d’assouvir ses pulsions meurtrières : prendre Anaïs, là comme ça, et la jeter à la Meuse, c’est pas donné à tout le monde.

PS : Mostèk va sans doute réagir à ce billet, ne croyez rien de ce qu’elle vous prétendra…

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