31
déc

Je vous souhaite...

Je l'ai déjà publié, mais pour ceux qui n'ont pas le courage de lire toutes mes élucubrations, pour ceux qui ont besoin d'un joli petit texte à la veille de l'an neuf, pour ceux qui n'aiment pas ce que j'écris (et donc qui préféreront ceci), je vous réitère les souhaits du Grand Jacques :

Le seul fait de rêver est déjà très important. Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir et l'envie furieuse d'en réaliser quelques-uns. Je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer et d'oublier ce qu'il faut oublier. Je vous souhaite des silences. Je vous souhaite des chants d'oiseaux au réveil et des rires d'enfants. Je vous souhaite de résister à l'enlisement, à l'indifférence, aux vertus négatives de notre époque. Je vous souhaite surtout d'être vous.Jacques Brel

17:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

31
déc

Aller à confesse

Avec ce début d’année qui approche, le temps des bonnes résolutions a sonné…

Et ça me rappelle lourdement les temps des confessions. Je n’ai pas spécialement été éduquée dans un catholicisme exacerbé, mais je n’ai pas échappé à l’école catho, aux messes, à ma communion (laissez venir à moi les petits cadeaux), et, jusqu’à la dite communion (soit six ans), à la confession. Un enfer, sans mauvaise allusion. Je n’ai jamais été une sainte, enfant. Ni un démon. Juste une fille un peu espiègle, fort bavarde (ça m’est resté), parfois un peu sadique (avec les bestioles, comme tous les gosses). Alors quand était venu le temps de la confession, je n’avais aucune inspiration. Et je me creusais la tête durant les heures d’école précédant ce moment intense de la journée. Au moment fatidique, je sortais systématiquement les mêmes bêtises : je parle trop, je ne suis pas gentille avec ma famille, j’ai mangé trop de bonbons.

Avec le recul, voilà ce que j’aurais dû dire :

pardonnez-moi mon Père parce que j’ai péché :

j’ai été vilaine avec le chaton qu’on a recueilli, je l’ai pris dans mon bain avec moi et j’ai voulu tester sa capacité à rester sous l’eau, le laissant se débattre un peu avant de le faire remonter. Je me suis rattrapée depuis, je ne fais plus jamais de mal aux animaux. Je suis pardonnée ?

J’ai été vilaine car j’ai menti lorsque ma mère m’a interdit d’aller à Aqualibi car je ne savais pas nager (maintenant je nage comme un caillou qui flotte, c’est mieux). J’ai dit « oui maman, d’accord maman, pas de problème maman » et j’y suis allée, à Aqualibi. Les potes ayant eu la bonne idée de faire tomber toutes les filles à l’eau avec leurs vêtements, j’ai inventé un mensonge abracadabrant à maman, qui m’a crue « maman c’est fou, j’ai trébuché et atterri dans une gigantesque flaque d’eau, j’ai eu si peur de m’y noyer maman». Depuis, j’ai avoué la vérité. Je suis pardonnée ?

J’ai été vilaine toute l’enfance car j’avais si peur du noir que je laissais toujours la lumière du hall allumée, pour pouvoir m’endormir, au grand dam de mon père qui fulminait, se fichait totalement de mes états d’âme, et éteignait systématiquement, me laissant mourir de peur, transie d’angoisse dans mon petit lit glacial. Maintenant j’utilise des ampoules économiques. Je suis pardonnée ?

J’ai été très vilaine mais les torts sont partagés avec ma meilleure amie. Vu la prescription, je peux l’avouer. Je ne me souviens d’ailleurs plus de qui est venue l’idée, je crains que ce soit de moi, avec mon imagination déjà débordante. Moi et mon amie on a été vilaines, donc, quand on a découvert un évier bouché à l’école, on a trouvé rigolo d’ouvrir le robinet à fond pour voir ce que ça donnait… On a vu ! Vraiment vu ! L’espace du dîner complet (boulettes frites glace), l’école était totalement inondée. A vous, les instituteurs qui vous souvenez de cet épisode, si vous passez par ici, rassurez-moi : je suis pardonnée ?

Depuis des années, l’épreuve de la confession fait partie du passé. Et pourtant. Comme il serait doux de pouvoir avouer ses mauvaises pensées, ses actes répréhensibles, et d’un coup de baguette magique, pouf, être absoute, tout est oublié, pardonné, passons l’éponge.

Ai-je tant à me faire pardonner ? Voyons cela avec les Sept Péchés Capitaux. Définition, trouvée sur le net : "7, nombre parfait et symbole de l'abondance divine, il est aussi selon la Bible le nombre du châtiment, de la purification et de la pénitence. Il est aussi attribué à Satan qui s'efforce de copier Dieu se faisant le singe de Dieu. Ainsi la bête infernale de l'Apocalypse (Ap 13,1) a sept têtes. Saint Augustin voit le sept comme la perfection de la Plénitude. Il en faisait aussi le nombre de la créature, considérant non la vie de celle-ci mais son devenir, l'évolution. C’est également lui qui a nommé les péchés capitaux pour la première fois. Selon lui ce ne sont pas les plus graves mais ceux qui sont à l’origine de tous les autres." Oups, s’ils sont à l’origine de tous les autres, j’imagine que confesser ces sept là suffira à obtenir le pardon divin.

Et c’est parti (Nâdiya) :

Avarice
On a tous un petit côté avare qu’on n’ose pas confesser. Moi je confesserai juste que je refuse de payer les ouvreuses au cinéma, sous le fallacieux prétexte que c’est leur seul salaire. Le jour où j’aurai la preuve de cette aberration, promis, je leur donnerai un pourboire, mais pas avant. Sinon, je serais plutôt dépensière, voire super dépensière. Je me crée chaque jour de nouvelles envies, qui se transforment immédiatement en besoins vitaux. La dépensite aiguë est elle un péché ?

Colère
Je suis très en colère, sur tout, partout, beaucoup. Je ne supporte pas l’injustice, et je la vois partout. Au bureau, avec les avantagés et les désavantagés, sans raison (les lèches bottes sont avantagés, les francs sont désavantagés – pas de bol, je suis trop franche) avec les injustices totales que je tente de combattre (mon surnom : la syndicaliste). Ça plait peu, l’attitude que j’ai, ce qui me dessert particulièrement. Dans la vie privée, l’injustice ce sont les boutchous qui sont malades (et moi je me plains avec cette minuscule bronchite, alors que des mômes passent leurs réveillons dans les hostos, sans savoir s’ils verront les prochains réveillons), ce sont les richissimes qui écrasent les pauvrissimes (je n’y pige rien en politique, mais les scandales de cette année, ça, je les ai compris), c’est la classe moyenne qui voit son pouvoir d’achat s’amoindrir d’année en année, ce sont les top biches qui se tapent tous les mecs qu’elles veulent alors que moi j’arrive même pas à en trouver un seul, de mec, ce sont les femmes qui font des gosses sans réfléchir, pour les abandonner ensuite, alors que d’autres femmes n’arrivent pas à en avoir, des gosses, malgré des traitements lourds et coûteux, ce sont les animaux maltraités sans scrupules (promis, je ne mangerai plus de foie gras à l’avenir), ce sont les hommes du site orange qui deviennent d’une paresse effroyable, d’une vulgarité toute crue, d’un irrespect total, ou au contraire mielleux à souhait, baratineurs nés (cumulables), et c’est l’homme de ma vie qui est lui aussi paresseux, pour prendre autant de temps avant de débarquer, rondidju. Ma petite révolte personnelle.

Envie
Ah l’envie, la jalousie. Un péché que je tente d’éviter à tout prix mais qui me rattrape très souvent. Je l’avoue, j’envie ceux qui sont plus beaux, plus riches, plus grands, plus intelligents, plus blonds (surtout plus blondes), plus talentueux, plus dynamiques, plus francs, plus courageux, plus amoureux, plus heureux, plus drôles, plus culturés (cultivés ?), plus musclés, plus minces, plus distingués. Ça nous fait donc à tout casser un gros … euh… on est combien sur terre ?

Gourmandise
La gourmandise n’est pas un péché. Qu’on se le dise. Il n’y a plus que six péchés capitaux, youpie. Quelqu’un pour me contredire ?

Luxure
Ah comme j’aimerais m’adonner à ce péché. Luxuuuuuuure. Ça sonne bien non ? J’ai comme l’impression que j’ai totalement oublié ce péché, il est exclu de ma vie. Reste à espérer que ce soit comme le vélo, que ça ne s’oublie pas. Sinon je prendrai des cours de sexo-école, na.

Orgueil
Je ne suis pas du tout orgueilleuse, je suis la représentation absolue de l’anti-orgueil. Je me demande même s’il ne m’en faudrait pas un peu de l’orgueil, ça aide non ? Au bureau ça aide à négocier les augmentations, en amour ça aide à négocier les préliminaires, avec son proprio ça aide à négocier les réparations. Trop d’orgueil doit être invivable pour les autres, mais trop peu est invivable pour soi.

Paresse
Paresse est mon second prénom, j’avais omis de le stipuler ?

Score : 4,5/7, ça va encore non ? En cette veille de l’an neuf, sincérité oblige, je l’avoue humblement, je râle sur tout et rien, je me goinfre de gras et sucré, je glande devant les conneries TV, je médis sur la famille/les collègues et tout les humains qui m’entourent, j’envie (tous ceux sur qui je médis, logique), je critique tout et rien (et je m’auto-critique, aussi, ça compense), je suis bordélique (point de non retour atteint), je claque du fric pour moi et pas pour les ONG, je rancune (du verbe rancuner, que je conjugue à tous les temps), bref, je suis comme tout le monde. Je suis loin d’être une sainte, je suis juste humaine, avec mes tas de défauts et mes quelques qualités, j’espère que ça suffira à m’offrir le paradis (et s’il arrive en avance, par exemple sur terre, c’est tant mieux).

Bonané à tous !

16:01 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

30
déc

Le renne de ma vie

renne2_32416

19:10 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime les jolies photos | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

30
déc

Popups

Je n’ai pas souvent évoqué le plaisir (voire les fous-rires) que peuvent provoquer les popups sur le site orange. C’est si amusant pour les hommes de discuter quasi en direct, plutôt que de répondre à des messages, par des phrases supposées être sans faute, grammaticalement correctes, et surtout, compréhensibles (ce qui n’est pas donné à tout le monde).

Voici donc un florilège, un bêtisier, un best of (au choix) des popups que j’ai reçus dernièrement (j'ai corrigé les fautes pour vous permettre d'y comprendre quelque chose) :

Olibrius : salut j'ai bcp d'humour de mon côté, j'aime cuisiner, j'aime conduire, et j'aime baiser qu'en penses-tu?
Moi : j'en pense que tu as parfaitement bien choisi ton pseudo

Bobby : je m’appelle Bobby et tu m’intéresses
Moi : Je m’appelle Sue Ellen et tu ne m’intéresses pas, désolée

QCM : Je te propose:
a. soit de tourner dans mon prochain film
b. soit de parler de l'oeuvre de Spinoza et de son influence sur la théorie du surhomme nietzschéen
c. soit d'évoquer avec toi la mémoire de ce sacré de putain de déconneur qu'était notre cher et aimable regretté Roi Baudouin (qu'est-ce qu'il nous aura fait pisser de rire celui-là)
d. soit de te faire torridement l'amour sur un bingo au café 'la coupe'
perso je te conseille la proposition d
Moi : je te propose :
a. d’aller faire tes propositions salaces ailleurs
b. d’aller faire tes propositions salaces ailleurs
c. d’aller faire tes propositions salaces ailleurs
d. d’aller faire tes propositions salaces ailleurs

Voyeur : coucou, j'ai msn et webcam, si tu veux te changer les idées on peut se voir sur messenger. bises
Moi : oui mais que vais-je voir, la tête ou… le reste…

Direct : Salut, partante pour un plan cul ce soir?
Moi : au moins c’est clair, net, et direct

Romantico-obsédé : hello, quelques caresses verbales en msn miss? :-)
Moi : jolie façon de proposer du cul virtuel, mais ça reste toujours du cul… (en fin de compte la proposition est la même que la précédente)

Indépendantgénéreux : Je cherche une femme seule ou avec un enfant qui acceptera que je travaille beaucoup; je suis indépendant. En retour elle sera gâtée et aimée. Il est tard, souvent 19 heures lorsque je rentre et j'aime avoir un repas, et du réconfort à ce moment là... Je crois que c'est normal.
Moi : bien sûr c’est totalement normal, on appelle ça une boniche ou une prostituée.

30
déc

Tueur en chéries ?

Je suis allée prendre un verre avec un tout nouveau contact, que je connais peu, mais qui me semble sympa. Je me rends compte que les longues discussions sur le net n’augmentent pas les chances que la rencontre se passe bien, et comme un verre n’engage à rien mais permet déjà de se faire une idée, j’ai foncé. La conversation ne se passe pas trop mal, mais pas de coup de cœur. Je ne suis pas non plus passionnée par ses propos, loin de là. Il est vrai que les hommes m’ennuient vite. Ou plutôt que chez moi, c’est tout ou rien. Soit la conversation me captive, soit elle m’endort. Et quand elle m’endort, ça se voit ! J’ai des difficultés avec l’hypocrisie, donner le change relève pour moi de l’exploit. On me le reproche souvent, je manque de diplomatie. Pas de juste milieu. Dans le cas présent, je m’endors devant mon coca light.

Jusqu’au moment fatidique où il me dit « je n’aime pas les animaux, d’ailleurs à un moment de ma vie j’avais des pulsions meurtrières à leur égard, des envies de les tuer ». Glups. Dans ma tête, une pensée fugace « et si maintenant il avait des pulsions meurtrières à l’égard des femmes ». Cette pensée fugace finit par ne plus me quitter, et mon imagination débordante se met au travail : je le vois me suivre, m’espionner, me poursuivre, et m’ajouter à sa longue liste de femmes victimes de ses pulsions irrépressibles. Déjà, côtoyer quelqu’un qui n’aime pas les animaux, c’est impossible pour moi, côtoyer quelqu’un qui émet l’hypothèse d’avoir voulu leur faire du mal, ça devient inadmissible, mais côtoyer un potentiel tueur en série, là je dis non.

Et j’annonce que je dois rentrer, que mon rat est malade et que j’envisage d’aller chez le vétérinaire. Blanc. En plus c’est à demi vrai, mon rat est effectivement malade, il n’a pas digéré sa dernière boulimie et a tout rendu sur le tapis juste avant mon départ pour le rendez-vous… de là à aller chez le véto, il est clair que je mens, mais quel bon alibi. Parler de rats fut-il le coup de grâce pour lui ? Je pense que non car au moment de l’addition, il la prend, me la tend, la reprend, hésite, puis, grand seigneur, conclut « allez, c’est bon pour une fois, mais tu payeras la prochaine fois hein !!! » (j’ai pris un coca light, pour rappel).

Ma décision est prise : il n’y aura pas de prochaine fois. Assassin de rats, non. Radin, NON !

29
déc

2007

Que 2007 vous comble de petits bonheurs, car c’est l’ensemble de ces petits bonheurs qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue. Chacun choisira les petits bonheurs qu’il aime, voici les miens, sans ordre de préférence, en vrac, petits ou grands :

enfoncer mon doigt dans le nutella et le déguster lentement
Gagatiser devant un bébé et le voir me répondre d’un sourire
regarder le soleil se coucher sur la mer du Nord
regarder le soleil se lever en Floride
voir un chat se rouler au sol de bien-être sous les premiers rayons du soleil
mon nénuphar qui m’offre une fleur, rare, éphémère, mais parfaite
jouer à Pretty Woman dans un magasin de fringues
un massage
avoir des papillons plein le ventre quand je LE vois
un client qui m’offre des fleurs en remerciement
un amoureux qui m’offre des fleurs sans raison
une assiette de spaghettis pleine de gruyère
un film au cinéma qui me coupe du monde et me plonge dans cette ambiance si particulière
un pot de Haagen Dasz mangé sur une soirée (praliné and cream de préférence)
une déclaration d’amour
ma filleule
les illuminations de Noël
une promenade en bord de Meuse
une pizza mangée avec les doigts
toujours avec les doigts, décortiquer et dévorer des crevettes, assise sur le sable
un orgasme
regarder la mer, méditer, méditer, méditer
mon nid tout rangé tout beau (c’est si rare)
ma balance qui me dit « tu as maigri » (c’est si rare)
frites, fricadelle et mayonnaise (voilà pourquoi la balance me parle rarement gentiment)
un bain chaud, bougie, musique, bouquin
une brocante avec des affaires à faire
les chevaux de bois
les bêtisiers de fin d’année
le ronronnement d’un chat
le printemps
boire un verre en terrasse à l’automne, quand rien ne laissait présager qu’on pourrait encore profiter du soleil
une heure de jacuzzi
une croisière
dans la série luxe, une nuit dans un palace
gratter un billet de la loterie (et frémir d’espoir)
gagner à la loterie
gagner à la loterie de l’amour
un DVD, un coca, un bout de chocolat, un plaid, un moment cocoon parfait
le même moment à deux, double petit bonheur
un fou rire
un diamant
une demande en mariage
un SMS inattendu
faire la grasse matinée (avec un petit déj au lit : deux bonheurs pour le prix d’un)
une nuit crapuleuse
un champ de coquelicots
une marguerite effeuillée qui me confirme qu’il m’aime à la folie (pas du tout ?)
une soirée entre amis
me sentir belle.

Voilà, j’en oublie, heureusement, chaque jour permet de découvrir d’autres petits bonheurs. C’est tout le mal que je vous souhaite pour 2007.

22:37 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

27
déc

"Je vous trouve très beau"

Avez-vous vu ce film superbe d’Isabelle Mergaut ? A regarder un 25 décembre. C’est ce que j’ai fait, tant qu’à faire ! Un titre basé sur une phrase toute faite récitée sans y croire, mais qui, au film du film, prend tout son sens. Comme l’a dit un des acteurs, une comédie n’a de sens que si elle véhicule un message. Le message de ce film en particulier est empreint de tendresse et d’émotion. Et j’admets qu’à la fin, le jeu des acteurs était si bon, les sentiments semblaient si réels, que je me suis surprise à me dire de Michel Blanc « c’est vrai, quand il est amoureux, comme il est beau ». Pari gagné Isabelle !

19:31 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

26
déc

Je craque

Je craque pour cette petite bêtebellevie

18:41 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime les jolies photos | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

26
déc

Un conte de Noël

Si j’étais dans un roman Harlequin, ou dans une nouvelle Nous Deux, ma lettre au Père Noël se serait envolée du sac postal et aurait atterri non loin de chez moi, chez un charmant célibataire qui en serait tombé follement amoureux. S’en serait suivi (oups c’est français ça ?) une jolie rencontre, et nous aurions vécu heureux avec beaucoup d’enfants.

Je ne suis pas dans un roman Harlequin, encore moins dans une nouvelle Nous Deux. Je suis dans la vraie vie. Alors ma lettre au Père Noël est restée sagement sur le blog, MAIS elle a néanmoins été lue par son destinataire, qui m’a envoyé les coordonnées du potentiel homme de ma vie (cf commentaire sur le post en question). Digne d’un scénario Harlequin/Nous Deux, non ? En tout cas, ça y ressemble. C’était Noël, j’ai bien droit à ma petite part du gâteau du rêve, non ?

J’ai donc osé contacter ce cadeau inattendu : « A mon retour de mon "pélerinage" de Noël en famille, j'ai trouvé une lettre du père Noël. C'est Noël à cette heure, et j'imagine que c'est un joli cadeau de sa part :) Il s'est permis de me donner ton adresse, car il parait que toi aussi tu lui as envoyé une lettre. Il pense que nous devrions en faire connaissance. Bien sûr je ne veux pas te forcer, ni t'imposer le choix du Père Noël, mais réfléchis ... à bientôt j'espère. Anaïs »

La réponse n’a pas tardé : « Bonjour Anïis, Merci pour ton mail suite au cadeau du Père Noël. J'étais persuadé que ma lettre était partie trop tard, mais le Père Noël semble vraiment avoir des dons insoupçonnés ! Je ne lui en veux donc absolument pas de t'avoir donné mon adresse, bien au contraire. Après tous ces efforts, je comprends qu'il soit épuisé et se repose d'un sommeil bien mérité. Ce Noël s'annonce sous les meilleurs auspices. J'ai trouvé ton message après avoir déballé d'autres merveilleux cadeaux, mais c'est ton mail qui me fait le plus plaisir (pardon papa, pardon maman, merci papa noël). Le choix du Père Noël ne peut être que le bon donc ce sera avec plaisir que je vais le suivre. A bientôt !! »

Suivent quelques échanges très sympas qui n’ont pas lieu d’être retranscrits, mais qui situent d’ores et déjà un contact qui passe bien, une complicité naissante (Harlequin, tu joues à Harlequin, un clown un peu fou, et même un pantiiiiiin – Marie Laforêt).

Cependant, dans un petit mail qui aurait pu passer inaperçu, je lis, je relis pour être sûre d’avoir bien lu, je relis encore ce que je crois avoir lu mais ne peux croire avoir lu : « Je ne rentre sur Paris que demain soir, patience donc ».

NON MAIS DE QUI SE MOQUE LE PERE NOEL ? Il n’a pas encore de GPS en 2006, quasi 2007 ? Il est pas capable de trier correctement ses courriers, non seulement par affinités, mais aussi par région ? C’est un comble pour un homme qui sillonne le monde depuis la nuit des temps ! Ok, ok, ok, je m’emporte, Paris c’est pas si loin. Il aurait pu me donner l’adresse d’un célibataire de Boston, de Wagadougou, ou d’Outsiplou. Il a dû deviner que Paris est une ville que j’adore, qui me fait rêver, où je vais très volontiers, ne serait-ce que pour m’installer sur un banc, dans un parc, un rayon de soleil timide sur le visage, pour déguster un petit sandwich et rêvasser. Mais tout de même, Papa Noël ! Le Parisien me croyait française, m’espérait parisienne. Moi je ne l’imaginais que belge (qui peut imaginer un seul instant que ce blog soit lu en dehors de mes petites frontières ?).

J’ai donc dû prendre mon courage à quatre mains (les miennes et celles, virtuelles, du Parisien), ma plus belle plume et mon humour ravageur, afin de lui annoncer la grande nouvelle : « Tu rentres sur Paris ? Je suis morte de rire, le Père Noël s'est complètement gouré ! Il m'a envoyé un parisien ma parole. J'adoooore Paris, mais pour ma part je ne vis même pas en France :)) Et bien, un vrai farceur ce Père Noël ma parole ! »

La réponse de mon Parisien n’était pas dépourvue d’humour. Lui non plus ne portera pas plainte contre Papa Noël. Sa conclusion, très jolie, constitue en soi un petit cadeau de Noël compensatoire : « j'espère que tu conserveras de cette journée plus de l'émotion de ce matin à 1h01 que de la déception qui a suivi un peu avant 13h00 ... Je ne peux que m'excuser pour ce raté magistral et d'avoir aiguillé le Père Noël sur ce mauvais cadeau. J'espère qu'un jour prochain un de ses lutins viendra t'apporter le modèle que tu veux et dans une version "locale" dont tu puisses profiter à ton aise. »

Nous n’aurons pas droit à une happy end version Harlequin ou Nous Deux, c’est clair et net, mais avouez que c’est tout de même un joli conte de Noël, basé sur un quiproquo, plein de rires et de joies, et qui nous mènera peut-être à ... Dieu seul le sait encore (Papa Noël aussi peut-être). D’autant que finalement, tous les chemins mènent à Paris. Sur ce je m’en vais écouter Marc Lavoine (Paris Paris combien, Paris …)

25
déc

Le dilemme

J’ai demandé au Père Noël de m’apporter un spécimen mâle … qu’on se le dise. Et on se le dit. Se pose maintenant une question existentielle à laquelle je n’avais pas pensé : que faire si une rencontre se produit grâce à ce blog ? Il est totalement confidentiel, à savoir qu’absolument personne de ma famille, de mes amis, de mes collègues, de mes voisins, des amis de mes voisins, de la famille de mes collègues, ni même de mes animaux domestiques, irrévocablement personne donc, n’est au courant de son existence. Moi qui adore me répandre en « va voir mon blog sur ceci ou cela – j’ai d’autres blogs, va lire ce que je dis, tu veux voir ma nouvelle photo, mon nouveau post, mon délire du jour ? », ici je garde un silence absolu. Je me croirais dans un presbytère. Enfin là ousqu’on ne parle pas (ma culture catholique est inversement proportionnelle à ma culture… cathodique !). Les bénédictins ? ça doit être eux. Je suis une bénédictine. Une tombe. Pourtant j’ai dur. Parfois j’aime bien ce que j’ai écrit, mais j’ai envie d’avoir un avis extérieur, savoir si effectivement c’est joliment écrit, ou si au contraire c’est à ch...er et que je suis aveuglée par ma vanité. Mais je tiens, car je sais pertinemment que si ma famille, mes amis, mes collègues, mes voisins, les amis de mes voisins, la famille de mes collègues, ou même mes animaux domestiques, viennent ici, la magie sera faussée, et surtout, surtout, je n’oserai plus être totalement moi-même.

D’où ma question…

Il va de soi que si je rencontre quelqu’un qui aurait eu connaissance de mon existence, de mes talents de narratrice, de mon humour délirant, de mes qualités exceptionnelles (vanité, vanité, vanité), via le blog (dans la vraie vie mes talents, mon humour, mes qualités ne sautent pas aux yeux, faut croire, sinon ils seraient tous là au parlophone à me souhaiter un noyeux joël, mais rien de rien), donc si je LE rencontre ici, c’est qu’il aura connaissance totale du blog. CQFD. La Palice en aurait dit autant mais il est tard, très tard, mes deux neurones sont déchargés.

Mon imagination fertile se met d’ores et déjà en branle.

Scénario 1 : Lhom me contacte sur le blog, on fait connaissance. LA rencontre a lieu. Lhom me plait infiniment, je craque, mon cœur fait boum boum. Oserais-je écrire ce que je pense ou ressens sur le blog, au risque qu’il me lise ?

Scénario 2 : Lhom me contacte sur le blog, on fait connaissance. LA rencontre a lieu. Il embrasse comme une méduse / il me montre son book porno / il me largue comme une malpropre sur un trottoir un soir de pluie et de brouillard (quelques taxis passent sans me voir – Blues Trottoir). Oserais-je l’écrire sur le blog ?

Réponse : non. Dans le premier cas, il est probable que je m’expose au râteau du siècle, en direct sur le blog le-célibat-ne-passera-pas-par-là, si je déclare mon penchant pour Lhom et que ce dernier ne soit pas taillé en Tour de Pise (en d’autres termes qu’il ne penche pas pour moi en retour). Dans le second cas, j’ai beau aimer raconter mes petites (més)aventures, me moquer, d’eux (parfois), de moi (souvent), de mes échecs (toujours), je ne pourrais me résoudre à critiquer ouvertement une personne dont je sais pertinemment qu’elle vient sur le blog le-célibat-ne-passera-pas-par-là (exception : si cette personne n’a eu aucun respect pour ma petite personne si adorable, là il s’en prendra, je vous le promets).

Morale de l’histoire : cesse de t’inventer des scénarios à dormir debout Anaïs (ou à ne pas dormir du tout), et attends déjà que Lhom te contacte sur le blog, banane !