17
mar

17/03/2018 : les oubliés du 22 mars

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J'ai regardé l'émission de RTL, "les oubliés du 22 mars", et je m'imagine bien comme ça doit être pénible pour eux, répéter tout le temps ce qui leur est arrivé, les assurances qui ne paient pas, l'Etat belge qui s'en fout, courage à eux.

 

Je viens d'écrire ça à l'assistante sociale de ma mutuelle : "L'assurance n'arrête pas de me réclamer des certificats, des prolongations... et de me demander si je suis enfin capable de retravailler. Ils ne semblent pas comprendre mon état, comme si j'avais une grippe, c'est pénible...", pas le même vécu qu'eux, mais même combat...

 

sans parler de mes mails sans réponses à mon (connard de) neurologue de Lennox, W. pour ne pas le citer, pour avoir ce certificat réclamé par l'assurance, car bien sûr je suis cap de rebosser of course (je ne demande que ça) - je comprends les victimes des attentats...

 

Y'a une épouse de victime amputé qui disait "toujours prouver qu'il est encore malade, car bien sûr sa jambe peut repousser...", si c'était pas si dégueu on en rirait…

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12
mar

12/03/2018 : j’ai cru mourir

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Et ce n’est pas une expression, je l’ai vraiment cru. Depuis mon accident, mais ça ne m’étais plus arrivé récemment, quand je rigole trop, je tousse, j’étouffe et je ne sais plus respirer. Et j’angoisse, je m’énerve, et bien sûr ça empire. Ça ne m’est jamais arrivé qu’en compagnie, et mon beau-frère m’a calmée, fait respirer doucement, et c’est passé.

 

Mais hier, j’étais seule chez moi, tranquille, sur mon divan, je venais de manger mes tartines. Et paf j’avale de travers. Je me dis que comme d’hab, je vais tousser un peu puis que ça va passer. Ben nenni, pas moyen d’arrêter de tousser, je fais partir les chats qui font dodo sur moi pour me mettre droite, je tousse tant que mes yeux pleurent, je dois être rouge tant j’ai chaud, et je tousse et j’ai du mal à respirer avec tout ça. Et inutile d’appeler Télépronam, d’ici à ce qu’ils envoient quelqu’un en m’entendant agoniser, il sera bien trop tard. J’ai pensé à ce que mon beau-frère me disait quand j’avais ça : « respire doucement doucement, sois zen ».

 

Je panique.

 

Il a fallu un temps fou pour que ça passe (bon dans ma tête, ça semblait long mais va savoir), et petit à petit j’ai moins toussé, mieux respiré, et arrêté de cracher, ouf. Je suis restée une demi heure dans mon divan avant de monter au lit, histoire d’être calmée, passque keske j’ai eu peur, cette réaction physique est due à l’accident, je n’avais pas ça avant.

 

Mais le point positif est que je n’ai pas fait de crise d’asthme, je n’ai rien dû prendre après, j’ai comme d’hab depuis deux jours mis des huiles essentielles d’estragon dans mon diffuseur (keske ça sent fort).

 

Et ce matin, après la kiné, je suis allée mettre un bocal en verre dans la bulle et profiter un peu du soleil printanier dans le parc. Car yessssssssssssss, j’ai cru mourir (le 11 mars en plus, le jour du birthday de mon beau-frère) mais je suis en vie.

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20
jan

20/01/2018 : deuil

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J’ai écrit ceci ya quelques temps déjà mais j’ignore si c’était pour l’ajouter à quelque chose et si je l’ai publié. Sans savoir la réponse (j’aime ma cervelle), je republie :

 

je suis en train de faire un nouveau deuil, après celui de mon job : celui de mon cerveau ...

car un neurone perdu l'est à jamais, je le sais mais je réalise vraiment que c'est ad vitam aeternam, que je garderai ma cérébrolésion pour toujours, tchu

 beaucoup de deuils ce jour : trajet en train impossible pour moi, neurones perdus, what else (comme disait l'autre) ?

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11
jan

11/01/2018 : Evidemment

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Ce matin j’ai regardé, dans mon lit, la rediffusion de l’émission pour les 20 ans du décès de Michel Berger, avec France Gall et plein plein de chanteurs qui venaient lui rendre hommage. Emouvant, encore plus en sachant que France l’a rejoint, où qu’il soit. J’avais les larmes aux yeux, mais pas moyen de pleurer à gros sanglots, j’ai toujours une boule dans la gorge.

 Cette chanson fut la plus émouvante of course, chanson écrite par Berger suite au décès de Balavoine, j’avais 12-13 ans, la boule dans ma gorge était énorme :

Y a comme un goût amer en nous
Comme un goût de poussière dans tout
Et la colère qui nous suit partout

Y a des silences qui disent beaucoup
Plus que tous les mots qu'on avoue
Et toutes ces questions qui ne tiennent pas debout

Évidemment
Évidemment
On danse encore
Sur les accords
Qu'on aimait tant

Évidemment
Évidemment
On rit encore
Pour les bêtises
Comme des enfants
Mais pas comme avant

Et ces batailles dont on se fout
C'est comme une fatigue, un dégoût
A quoi ça sert de courir partout
On garde cette blessure en nous
Comme une éclaboussure de boue
Qui n'change rien, non, qui change tout

Évidemment
Évidemment
On danse encore
Sur les accords
Qu'on aimait tant

Évidemment
Évidemment
On rit encore
Pour des bêtises
Comme des enfants
Mais pas comme avant

Évidemment
Évidemment
On danse encore
Sur les accords
Qu'on aimait tant

Évidemment
Évidemment
On rit encore
Pour des bêtises
Comme des enfants
Mais pas comme avant
Non non
Pas comme avant
Pas comme avant

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1
nov

1/11/2017 : « j’ai testé la relativité du temps »

Dans mon brol, j’ai retrouvé une note manuscrite pour mon blog. Si mes souvenirs sont bons, ça date de ma première vie, quand j’allais à des trucs organisés en ville (petit concert ou conférence) et que personne ne savait que je tenais un blog, donc je prenais des notes sur un papier volant, et tout le monde s’interrogeait, gnark gnark. Tchu, j’écrivais totalement de façon illisible, si j’étais morte, personne n’aurait pu relire mon chef d’œuvre.

 

Le voici, j’ai beaucoup pensé au temps qui ne passait pas quand j’étais à William Lennox !

 

J’ai testé la relativité du temps :

 

Dans la vie, une minute est-elle toujours de la même durée ?

 

Je vous écris en direct live d’une salle de conférence où je me trouve, après une journée à bosser dans un bureau surchauffé malgré l’air co, genre 28 degrés, salle somme toute très jolie mais ô combien encore chaude en ce début de soirée. Le sujet ne m’intéresse guère, mais ça aurait pu être pire : les contributions alimentaires dans le cadre d’une séparation ; SI, ça aurait pu être pire, je sais pas moi, euh, attendez, je cherche. Une mouche passe et se pose sur la chemise à carreaux de l’homme devant moi, puis sur le costume beige de son voisin. Bon, je trouve rien de pire, on va dire que la chaleur ramollit mon cerveau : le cerveau peut-il disparaître suite à une chaleur caniculaire ? Et je regarde ma montre, et j’acquiers la certitude qu’une minute n’a pas la même durée en fonction des circonstances.

Une minute de Calogero dure une seconde.

Une minute à l’hôpital dure une heure.

Une minute de shopping dure 89 euros.

Une minute de sèche-cheveux dure dix cheveux cramés.

Une minute de conférence dure un siècle.

Une minute de bon sexe dure une seconde.

Une minute de mauvais sexe dure une heure.

Une minute à écrire ce billet sans plus écouter ma conférence dure une seconde.

J’ai lu un jour que le temps parait très long quand on est jeune et que plus on vieillit plus il raccourcit et passe vite. Je peux vous dire que j’ai vécu l’exception qui confirme cette règle.

 

 

 

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28
sep

28/9/2017 : j’ai pris le train

Ce 20 septembre 2017, dernier jour de l’été, j’ai pris le train de Jambes à Gembloux.

Une fois mais pas deux !!!

J’étais aidée par Gaëtan, du service d’accompagnement du Ressort. Sans lui, cela aurait été impossible pour moi. Comme il l’a dit, le temps était gai, comme son prénom.

On a loupé le train car on attendait pour aller sur l’autre voie, et quand on a su qu’on était sur la bonne, le temps pour moi de « courir » jusqu’au train, il était parti. Faut dire que pour moi, courir est un euphémisme (je ne sais plus la signification de ce mot, mais ça doit être correct).

(à suivre)

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14
sep

14/9/2017 : Une bonne djate di rlevant

Mon père adorait le café et aimait commander « une bonne djate di relevant », c’était sans doute du wallon.

 Moi je n’ai jamais aimé le café. En fait, je ne me souviens pas en avoir bu, si ça tombe, j’adorerais…

 Mais j’adoooooooooore l’odeur du café torréfié chez Delahaut.

 Bon, trêve de bavardage, le sujet est « le café à William-Lennox ».

 Je l’ai raconté 1000 fois à tout qui je croise, mais j’adore cette anecdote que ma sœur m’a racontée.

 Au début, à Lennox, je buvais du café. Aucun souvenir, donc impossible de savoir si ça me semblait bon. Mais ma sœur, qui me connaît et sait que je n’en bois jamais, contrairement à beaucoup de belges (une fois) me dit « tiens, tu bois du café, tu aimes ça maintenant ? »

 Et moi : « non, mais je ne le dis pas, ils sont si gentils ».

 Donc, à croire que je n’osais pas le dire.  Ma sœur l’a donc dit et le lendemain j’ai eu du lait froid chocolaté, j’adore. A mourir de rire, non ? Si si.

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27
aoû

27/8/2017 : extrait de mon mail à mon boss

Bonjour,

j'ai tout le temps envie de retravailler, même si je sais que j'ei suis incapable, physiquement et mentalement

le neurologue trouve que j'ai vite fait le deuil de mon boulot mais il ne comprend pas que ça m'a pris deux ans pour comprendre que je ne rebosserais jamais, pour le dire aux médecins à Wépion les larmes aux yeux, et même maintenant c'est encore dur, car j'aimais mon travail, j'avais voulu être la plus indépendante possible (avec de l'aide dans les dossiers difficiles) et j'aimais mes collègues

j'allais fêter 20 ans d'ancieenneté c'est énorme :) j'ai été la première que vous avez engagée, je me souviens qu'en venant me présenter je pensais que vous étiez un collaborateur car pr moi les notaires étaient "vieux" :)

maintenant je regarde maisons à vendre et les annonces des agences dans le vlan, ça compense :)

je ne sais plus taper à dix doigts, comme avant...

bonne soirée et encore merci pr tout

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31
jui

31/7/2017 : une araignée appelée à régner… ou à décéder

Ce matin, j’ai écrit sur Facebook : j'ai vu rentrer une arrégnée de la poubelle au salon, argh  

 Déjà, j’ai fait une grosse faute, mais c’était bien une araignée, dont j’ai peur, non une coccinelle, que j’adore, mais que j’appelle tout le temps araignée depuis l’accident (le « manque du mot », disait la soigneuse à William-Lennox). Elle s’était donc enfuie de la poubelle et avait filé au salon.

 Puis, en faisant ma kiné,  j'ai retrouvé l'araignée : elle s'était installée en suspension sous la selle du vélo d'appart, je l'ai tuée. Ce fut dur car elle est tombée par terre, mais je l'ai eue, j’ai dû m’y reprendre à trois fois, mais elle était suicidaire faut croire.

  Ouf…

et un joli dessin de moi (le vert mdr)

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11
jui

11/7/2017 : la cervelle

Le cerveau est un truc incroyable !

J’avais oublié que c’était le jour des poubelles, heureusement j’avais sorti la mienne hier, merci à ma voisine de l’avoir déplacée au bon endroit.

Par contre, je me suis souvenue de la série dont j’étais folle ado : Beverly Hills, mais y’avait un chiffre après, c’était leur numéro de maison je pense, et ça m’est revenu en anglais : nine o twoo one o (90210). Par contre, je ne me souviens pas comment on écrit zéro en anglais : o, ow, ho ??? Avec Brenda et Brandon Walsh, les jumeaux.

On m’a dit que la mémoire à long terme irait mieux que celle à court terme, clair que se rappeler du nom entier d’une série est bien plus utile que de se rappeler du jour des poubelles…

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29
jui

29/6/2017 : en larmes au marché

Si d’habitude les ouvriers sont gentils comme tout, proposent de m’aider à passer, s’inquiètent pour moi, ceux du jour étaient odieux…. Ceux d’aquaflux, ou un truc du genre.

 D’abord, pas un bonjour, pas un regard, je n’existe pas, ensuite ils ont refusé de bouger quand je le demandais poliment en me disant sèchement « vous n’avez qu’à faire le tour ». ben oui, facile comme tout : avec deux machines, une rue pleine de trous et de graviers, des trottoirs  impraticables

 Pour couronner le tout j’ai eu droit à un « on n’a pas choisi de travailler ici »…

 J’ai répondu en pleurant « moi non plus je n’ai pas choisi d’être renversée par une voiture ».

 Une gentille dame qui promenait son chien m’a aidée à traverser, et je pleurais de plus en plus. Le souci est qu’actuellement, si je suis joyeuse, je suis trèèèèèèèèèèès joyeuse, et si je suis triste je suis trèèèèèèèèèèèès triste, à gros sanglots bien bruyants.

 Je suis donc allée au marché en continuant de pleurer, et sur place, je pleurais encore. Quand j’ai rencontré Sophie, je pleurais. Quand je l’ai revue sur le marché, les larmes étaient au bord de mes yeux. Finalement, parler avec elle de tout et de rien m’a fait un bien fou et j’ai enfin cessé de pleurer.

 Yesssssssssss.

 Le pire est que à ils ont coupé l’eau sans avertir personne, sans dire quand ça reviendra. J’ai soif moi.

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13
jui

13/6/2017 : en apesanteur

Hier, j’ai regardé Envoyé Spécial avec le reportage de l’astronaute français dont j’ai oublié le nom. Outre les magnifiques vue des pays, continents, villes, j’ai en l’impression d’étouffer durant toute l’émission, tant je détesterais faire ça, déjà que j’ai très peur de l’avion. Mais être dans un petit truc, et voir que dehors c’est l’espace, sans oxygène, sans avoir les pieds au sol, quelle horreur.

Et puis je réalise que voilà la solution pour moi : être en apesanteur, « flotter » sans ressentir la gravité, « marcher » en « volant », ça éviterait le rolateur.

Il me semble avoir entendu à la radio que dans quelques années, on irait en vacances dans l’espace.

Solution pour moi, mais non merci, je reste sur mon plancher des chats, enfin des vaches.

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8
jui

8/6/2017 : souvenirs souvenirs (à chanter)

Mes souvenirs reviennent youpiiiiie : après m’être souvenue du pet du vagin, je me souviens maintenant du pet mouillé. Passionnant.

J’ai toujours été une péteuse (une chieuse aussi, mais ça c’est un trait de caractère) – par contre je n’ai jamais et je ne sais pas roter, et je pensais ne pas avoir pété durant mon séjour à Lennox, mais ma sœur m’a confirmé que si si si, je pétais énormément.

Lorsque péter remplace parler…

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22
mai

22/5/2017 : et m…..

En voulant faire mon tableau pour la sdb, avec des chats aux yeux bleus, j’ai regardé la peinture aquarelle reçue à la brocante, et comme c’était turquoise, j’étais ravie.

Après avoir renversé deux fois le petit pot sur la table, sans faire de dégâts (ouf) je n’ai pas pu y échapper : je n’avais bien sûr pas de tablier et j’ai envoyé plein de giclées de peinture turquoise sur le beau tshirt chats jaune reçu de ma sœur et mon beau-frère, tchu. J’ai de suite enlevé le tshirt pour le rincer à l’eau, voilà donc pourquoi je suis en soutien-gorge maintenant.

Voilà le tableau en question et un petit tableau vert que j’ai terminé hier, avec mes trois chats.

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9
mai

9/5/2017 : stage prémonitoire

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En 2014 j’allais à ce stage que j’ai adoré avec une amie que je connais grâce à ce blog ; c’était un stage « écriture et peinture » tout ce que j’aime.

J’ai notamment écrit ceci, qui, avec le recul, semble très prémonitoire :

IL ETAIT UNE FEE :

Il était une fée qui avait perdu sa baguette magique

De la mort à l’amour, elle vous entraîne dans son sillage

Une plongée dans son passé,

Le deuil de ses rêves,

Puis enfin, l’envol.

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17
avr

17/04/2017 : le serment d’Hippocrate (d’hypocrite ?)

Wikipédia en dit ceci : https://fr.wikipedia.org/wiki/Serment_d%27Hippocrate

« Devoirs envers les malades : Le bien du malade, au physique et au moral, est la priorité du médecin. Celui-ci doit faire ce qui est utile et avantageux pour le malade. »

Tous les médecins n’ont vraisemblablement pas dû prêter serment…

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5
avr

5/4/2017 : Delhaize

Ce matin au petit Delhaize de Jambes où je vais, j’ai fait sonner le truc antivol en entrant et j’ai crié à la vendeuse : « c’est moi ? ça doit être ma nouvelle robe de nuit… ».

Et tout le monde m’a entendue et a dû se dire « elle fait ses courses en robe de nuit, sans doute pas lavée ».

Galère.

Non non non, je mets ça le matin comme tshirt à manches longues car il y a un joli chat, sur un caleçon, et j’adore ça… cela après m’être lavée bien sûr.

Qu’on se le dise.

(ps : en rentrant, j’ai coupé l’étiquette antivol)

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25
mar

25/3/2017 : le deuil

Si j’étais décédée suite à l’accident, ma famille aurait dû faire le deuil de moi.

Mais comme j’ai survécu, handicapée mais vivante, c’est à moi de faire le deuil. Pas un, plusieurs…

Le deuil de mon boulot.

Le deuil de mes collègues.

Le deuil de danser, j’adorais ça, je dansais très mal mais je dansais.

Le deuil de mon orthographe presque parfaite.

Le deuil de ma petite carrière d’écrivain.

Et d’autres deuils que je n’ai pas encore à l’esprit.

Dimanche, après une pizza géaaaaaaaaaaaante chez pizza hut (pour avoir le fromage dans la croute, j’adore ça, faut la version large) je suis allée pour la première fois au nouveau Caméo, fermé depuis… je sais plus mais longtemps. Il est désormais équipé d’un ascenseur pour ceusses qui ne savent pas bien marcher. Super.

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Je suis allée voir « Patients », le film de Grand Corps Malade. Je savais avant mon accident qu’il marchait avec une canne, mais sans plus. Là, bien sûr, je m’y suis encore plus intéressée, je suis en train de lire le livre et j’ai voulu voir le film. Ça m’a rappelé plein de choses : la revalidation, les couloirs de l’hosto, le fauteuil, les TC (traumatisés crâniens). Jamais larmoyant, souvent drôle, toujours touchant.

Le plus dur pour lui : quand il va voir le doc, heureux de bien évoluer, et parle de la reprise du basket, sport qu’il faisait en pro. Le doc lui parle et lui fait comprendre que ça… il doit en faire son deuil, qu’il n’est pas et ne sera plus capable.

Ça m’a fait un choc.

Car j’ai réalisé que je n’étais pas et ne serais plus capable de bosser.

Un deuil. J’avais beau me dire « ce n’est pas une priorité, rétablis-toi, y’a plus important », je pensais au fond que j’y retournerais un jour. J’ai compris en voyant le film que non.

Hasard, le lendemain je passais au bureau revoir les collègues et faire des photos de mon endroit, 19 ans d’ancienneté quand-même (snif je ne fêterai jamais 20 ans).

Ça sera un joli souvenir.

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20
déc

20/12/2016 : titre de livre

J’étais abonnée, avant l’accident, par mail, au livre gratuit du jour sur Amazon. Je le reçois donc encore par mail.

Ce jour, 20 décembre 2016, je reçois un mail et le titre du livre est « grossir le ciel ».

J’ignore le résumé, j’ignore aussi si j’interprète tout, mais ce titre me fait vraiment penser à ce qui me serait arrivé si j’étais morte suite à l’accident d’il y a deux ans.

Ouais, je dois vraiment tout interpréter :)

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9
déc

9/12/2016 : la malédiction Nutella chez Delhaize

Il y a quelques années, ça je m’en souviens, j’ai acheté un énoooooooooorme pot de Nutella, édition spéciale, au point que la caissière du Delhaize m’a demandé : « vous avez beaucoup d’enfants ? »

« Euh, non, aucun… »

Glups, prise en flagrant délit de goinfrerie.

Et ce jour, j’achète un pot normal de Nutella, car j’aime ça, mais surtout car y’a un gadget en cadeau et j’ai toujours adoré les cadeaux inutiles (je n’ai pas changé).

Je rentre chez moi avec mon pot, sans le casser, je découvre mon gadget que j’aime, et, chose que j’ai jamais faite depuis mon retour, va comprendre pourquoi aujourd’hui, je regarde mon ticket de caisse.

Et là, horreur et putréfaction, je constate que j’ai payé deux fois le Nutella, comme si j’avais pris deux pots, ce qui est impossible vu mon petit sac sur le rolateur, et puis j’avais d’autres courses à faire…

Bon tout s’est arrangé, j’ai appelé le magasin et j’y retournerai demain pour être remboursée (acheter quelque chose quoi) mais la question que je me pose est : est un signe qu’on a voulu me faire et qui dit « arrête de t’empiffrer de Nutella, c’est pour ton bien, et patati et patata ».

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24
oct

24/10/2016 : tristesse

Quand j'ai traversé et été renversée, vous le savez, j'allais à mon atelier d'écriture, et, je ne m'en souviens pas, mais j'ai toujours fait ça, j'emportais une farde contenant tous mes "exercices écrits" d'avant; cette farde a disparu dans l'accident et je ne la retrouverai pas, chuis triiiiiiiiiiiiste d'avoir tout perdu :(

Je retrouverai peut-être une partie sur ce blog, où je copiais quelques écrits, mais triste moi être.

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21
sep

21/9/2016 : opération bis - SUITE

Début du billet publié le 11/9/2016 :J’ai donc été opérée pour la deuxième fois et comme je l’ai dit, si ça avait été la première fois, j’aurais été moins zen pour la seconde. Tout bien réfléchi, l’après fut plus chouette, vu que le jour de l’opération au soir j’étais en pleine forme, on m’a même demandé si l’anesthésiste m’avait injecté quelque chose, genre gaz hilarant… je devais me sentir super soulagée. Et le lendemain, j’étais chez Trafic. En pleine forme je vous dis, mais faut relativiser la chose of course, « en pleine forme » en 2016 ne correspond pas à « en peine forme » en 2013, physiquement parlant.

Masi l’opération, avant et après (passque pendant, je faisais dodo) fut plus difficile que la première fois. Pas point de vue douleur, non, mais point de vue angoisse. Je n’ai pas eu de pré narcose, ce qui m’avait permis de quitter ma chambre et d’y revenir endormie. Ici, je suis arrivée en salle d’hop totalement réveillée, j’ai même causé avec le médecin, lui expliquant que j’avais rencontré une journaliste qui le connaissait et qu’à l’hosto on entendait sans cesse du bien de lui, sympa. Puis j’ai respiré dans un masque ce que je croyais être de l’anesthésiant (l’anesthésiant était dans l’intraveineuse, là c’était de l’oxygène), je respirais, je respirais et je ne m’endormais pas, j’allais dire « je ne dors pas » quand je me suis endormie.

Le pire fut le réveil en salle de réveil. Les infirmières étaient adorables, mais j’avais encore un masque pour respirer, j’avais le nez bouché, j’avais les yeux opérés et plein de trucs gluants et en plus je n’avais pas mes lunettes, donc je ne voyais vraiment rien. Et ce fut long, mais long. Quand j’ai entendu « remplis son retour en chambre », j’aurais pu danser. Mais en chambre ce fut long, mais long, d’autant que je devais tout le temps faire pipi. Je ne comprenais pas

à suivre

Suite : Donc je devais tout le temps faire pipi, ce que je ne comprenais pas vu que j’étais à jeun et sans boire depuis la veille. Mais la perfusion est pleine de liquide cqfd… Je demandais l’heure tous les quarts d’heure, croyant qu’une heure, voire deux, était passées, et ben non ce n’était qu’un quart d’heure, encore en y pensait maintenant, revivre cette attente me fait trembler d’angoisse… Looooooooooooooooong.

Puis à 17h, l’infirmière est venue enlever la perfusion, youpiiiiiiiiiiiiiie. Après, ça a été de mieux en mieux, je n’ai pas souffert mais je me sentais comme un zombie…

Le soir, mon beau-père m’a demandé ce que le doc m’avait injecté comme drogue, tant j’étais excitée et joyeuse…

Bon, ça fera trois semaines demain, je vois toujours double, grrrrrrrrrrrrrrrrr… Patience, patience (le mot magique).

 

12:47 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

11
sep

11/9/2016 : opération bis

J’ai donc été opérée pour la deuxième fois et comme je l’ai dit, si ça avait été la première fois, j’aurais été moins zen pour la seconde. Tout bien réfléchi, l’après fut plus chouette, vu que le jour de l’opération au soir j’étais en pleine forme, on m’a même demandé si l’anesthésiste m’avait injecté quelque chose, genre gaz hilarant… je devais me sentir super soulagée. Et le lendemain, j’étais chez Trafic. En pleine forme je vous dis, mais faut relativiser la chose of course, « en pleine forme » en 2016 ne correspond pas à « en peine forme » en 2013, physiquement parlant.

Masi l’opération, avant et après (passque pendant, je faisais dodo) fut plus difficile que la première fois. Pas point de vue douleur, non, mais point de vue angoisse. Je n’ai pas eu de pré narcose, ce qui m’avait permis de quitter ma chambre et d’y revenir endormie. Ici, je suis arrivée en salle d’hop totalement réveillée, j’ai même causé avec le médecin, lui expliquant que j’avais rencontré une journaliste qui le connaissait et qu’à l’hosto on entendait sans cesse du bien de lui, sympa. Puis j’ai respiré dans un masque ce que je croyais être de l’anesthésiant (l’anesthésiant était dans l’intraveineuse, là c’était de l’oxygène), je respirais, je respirais et je ne m’endormais pas, j’allais dire « je ne dors pas » quand je me suis endormie.

Le pire fut le réveil en salle de réveil. Les infirmières étaient adorables, mais j’avais encore un masque pour respirer, j’avais le nez bouché, j’avais les yeux opérés et plein de trucs gluants et en plus je n’avais pas mes lunettes, donc je ne voyais vraiment rien. Et ce fut long, mais long. Quand j’ai entendu « remplis son retour en chambre », j’aurais pu danser. Mais en chambre ce fut long, mais long, d’autant que je devais tout le temps faire pipi. Je ne comprenais pas

**************à suivre

19:52 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

7
sep

7/9/2016 : araignée, aaaaaaaaaaaah

Hier, dans ma salle-de-bain, j’ai vu une araignée. Petite, pas une mygale, mais quand même quoi !

Elle était trop haute pour que je la tue, la garce, elle sait que j’ai été accidentée et en profite. J’ai donc ouvert la fenêtre en oscillo-battant pour qu’elle sorte, ce qu’elle n’a pas fait, tant pis pour elle.

J’ai alors tenté de l’aspirer avec l’aspirateur de table, trop petit, tchu.

J’ai trouvé une brosse pour le dos avec un long manche, mais trop petit, aussi, tchu bis.

Et pendant ce temps, l’araignée me narguait, si si.

Enfin, j’ai pensé (oui, parfois je pense) à mon appareil magique acheté après mon accident : une pince longue pour mettre ou prendre un objet haut. Et je l’avais montée, youpie. Aussitôt dit aussitôt fait, j’attrape l’araignée avec l’appareil… et elle tombe, j’ignore où.

Depuis, je ne l’ai pas retrouvée, et j’imagine qu’elle prépare sa vengeance…

12:07 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

26
jui

Billet posté et écrit le 26/7/2013, comme quoi on n’a pas chaque fois de la chance…

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J'ai testé mourir pour arriver plus vite à l'hosto (ou presque)

Nan, je ne vais pas vous faire l'affront de vous faire croire que ce billet est programmé et que je suis au paradis (ou en enfer, voire au purgatoire, si tout espoir n'est pas perdu pour mon âme pervertie), d'où je vous ai concocté cette bafouille.

Le suspense n'est dès lors pas à son comble, puisque vous savez que je ne suis pas morte.

Réjouissez-vous.

Ou pas.

Mais j'ai failli.

Vraiment cru que ma dernière heure avait sonné.

Mourir en partant à l'hôpital, c'est un comble non ?

Récit.

Je pars prendre le bus qui m'emmènera à la (re)découverte de Sainte-Elisabeth.  Après Saint-Luc en mars, le CHR en avril, Mont-Godinne en mai et juin, je tente le dernier hôpital de la région.

Ensuite, j'écrirai un guide comparatif pour Test Achats (ou un billet pour ce blog).

Chemin faisant, plongée dans mes pensées toujours réjouissantes et pleines d'optimisme, je me mets à imaginer que je trébuche sur le trottoir, me casse une jambe, l'ambulance arrive, et je supplie de m'emmener plutôt à Sainte-Elisabeth, histoire de faire d'une pierre deux coups : ma visite programmée + le plâtrage de la guibole.

Mais je ne trébuche pas, alléluia, y'a un dieu pour les maladroites.

Et faut croire qu'il y a également un dieu pour les piétons et les piétonnes…

Me vlà arrivée là oùsqu'il faut traverser, en plein centre de ma petite ville.  Peu de voitures, ce qui ne simplifie pas les choses, car elles roulent comme si elles avaient un train à prendre, en général, et je risque ma vie chaque matin en allant bosser, j'en ai conscience.  Pire que de traverser une autoroute, niveau danger.  Pire que de traverser les voies du chemin de fer en dehors des passages à niveau.

Alors je suis prudente.

Et je fais bien, car à peine ai-je entamé la traversée du carrefour qu'une voiture surgit derrière moi et amorce son tournant sans regarder une seule seconde si par le plus grand des hasards un piéton ne se trouverait pas sur le passage pour piétons, passque c'est finalement le but d'un passage pour piétons, de laisser passer les piétons.  Môssieur est dans sa grosse bagnole noire, il n'a pas de temps à perdre, surtout pas avec une chtite piétonne de rien du tout, donc il tourne et fonce, pendant que je m'interromps brusquement dans ma traversée et attends, droite comme un i, le passage de la tornade noire.

Première montée d'adrénaline, mais toute petite, juste le cœur qui batouille un peu plus fort et un coup de chaud (mais ça j'ai l'habitude), donc pas de quoi fouetter un chat, passque j'avais senti l'oignon et repéré la voiture du coin de l'œil gauche, même si j'éspérais qu'en gentleman galant serviable brun ténébreux adorable poli respectueux prudent le môssieur s'arrête.

Ben non.

Je continue ma traversée, et c'est alors que j'en suis à la moitié de la chaussée que le drame dramatiquement dramatique se produit.

Passque, si j'avais repéré du coin de l'œil gauche le véhicule noir arrivant par l'arrière pour tourner à droite, j'avais pas remarqué le véhicule blanc arrivant par l'avant pour tourner à gauche, soit dans ma direction.  Un schéma serait sans doute utile, mais peu importe, imaginez une petite chose fragile (moi), tentant de traverser, et assaillie par une grosse bagnole noire puis par une énorme camionnette blanche, lesquelles se font face dans le carrefour.

Seconde montée d'adrénaline, donc, mais également petite, avec cœur qui batouille un peu plus fort qu'à la première montée, dont je ne suis pas encore remise (elle est vieille de trois secondes), et coup de chaud un chouia plus intense, qui doit me faire ressembler à un feu tricolore quand il est sur le rouge, ce qui devrait alerter le conducteur de la camionnette, non ? 

Ben non (bis).

Et moi je suis confiante, j'ai amorcé ma traversée, j'en suis à la moitié, il tourne et m'a indubitablement vue, il va ralentir, me laisser passer, en gentleman galant serviable brun ténébreux adorable poli respectueux prudent.

Ben non (ter).

Et c'est là que l'adrénaline, jusqu'alors encore relativement calme, monte dans les tours, parce que je réalise que le conducteur ne me voit pas du tout, tout perché qu'il est dans sa camionnette aux sièges bien hauts.  Il devrait m'avoir vue en tournant, s'il était attentif, mais j'imagine qu'il a les yeux partout pour pas faire emboutir son joli véhicule par un autre véhicule, alors qu'emboutir une chtite piétonne n'aurait finalement que peu d'incidence sur ledit véhicule, à part un peu de sang.  Mais là, il est si près de moi déjà qu'il ne peut plus me voir, chuis dans son angle mort avant gauche, ah ah ah, qui a inventé cette expression que je le torture.

La poussée de stress est énorme, mais elle me fige au sol, dans l'attente de l'impact, que j'attends, au lieu d'agir.  La camionnette est si près de moi, et si haute, que je me vois, durant une fraction de seconde, en bouillie sous ses roues.  Je ne vois plus le conducteur, trop haut.  Je vois uniquement la carrosserie, proche, si proche, encore plus proche, limite si je distingue pas les insectes écrabouillés sur le pare-choc, les pauvres, et je réalise ce qui m'attend : être spotchie comme une mouche estivale l'est par une tapette agressive.

Puis mon cerveau semble enfin se réveiller, je pousse un cri strident, genre hurlement de hyène effarouchée par un chasseur, et je fais un bond de gazelle (Bienvenue dans la jungle routière, ma petite Anaïs), donc un bond sur le côté, genre un mètre, qui me met hors de portée du conducteur.  Ouf. 

Lequel conducteur, alerté par mon cri ou par le déplacement d'air que mon saut de gazelle a provoqué, réalise enfin qu'il a failli me transformer en crêpe.

Et ralentit enfin.

Ben c'est pas trop tôt.

C'était presque trop tard.

Et je continuer à me la jouer hyène, sous le choc j'imagine, car mon cœur a migré dans mon cerveau et ça pulse ça pulse ça pulse. Mais hyène polie, pas grossière, mais en mode hystérique ascendant colérique.  Je ne sais plus ce que j'ai dit, mais je jure qu'il y avait pas de mots orduriers inside, juste des trucs du genre "mais hé ho, ça va pas non ?  mais arrêtez-vous, attention, quoi".  Version suraiguë niveau de décibels interdit même en discothèque.

Et le môssieur hésite entre le courroux et la honte, pour finalement adopter le courroux, en me hurlant un "ben je suis désolé hein".

Ben tu peux l'être.

Non mais attends, limite s'il est pas exaspéré que je l'aie ralenti dans son trajet de livraison de produits d'entretien.  Ouais, passque sa camionnette elle est pleine de produits d'entretiens, pratique pour nettoyer les passages pour piétons après qu'il ait explosé les piétons en déchets sanglants, espèce de rustre pas galant serviable brun ténébreux adorable poli respectueux prudent.

Mais que fait la police namuroise, que fait la ville de Namur, merde quoi, y'a des piétons qui se font écraser sans cesse, si si, sans cesse, regardez aux abords des passages piétons, tous ces cadavres et ces taches de sang, et on fait rien pour les protéger, rien de rien.  Je rigole mais pas tant que ça…

Je l'ai vraiment échappée belle, j'ai déjà failli me faire renverser plusieurs fois, mais là c'était moins une, vraiment moins une.

Note que s'il m'avait blessée, juste un petit peu, le môssieur, j'aurais pas dû me farcir deux bus, j'aurais eu mon transport privé à sirènes, tant qu'à faire.

Je pars ensuite vers l'hôpital, saine et sauve, en mode hyène survoltée rouge transpirante… mais en bus.

 

 

19:59 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

5
jui

5/7/2016 : mon chat, je t’aime

Ce matin, réveillée à 5h30 par un pipi pressant puis recouchée, j’entends crier un chat qui veut rentrer. Je me dis « ouf, les miens sont en sécurité au chaud, ils ne se feront par attaquer par cet excité ».

 

A 7h30 le chat crie toujours et je me dis que ses maîtres sont vraiment pas sympas de le laisser dehors.

 

A 8h30, je vais me laver les cheveux, le corps, les dents : il crie encore et là le doute m’assaille : « c’est pas un chat à moi quand même ? ».

 

A 9h10 je descends et je n’entends pas Iguaï m’appeler, comme d’habitude, bizarre, j’ouvre la porte de la salle à manger et il m’attend, ouf ouf ouf.

 

C’est là que j’entends hurler Praline à mort, dehors, derrière la porte de la cuisine… C’est donc elle qui était dehors depuis 17h30 la veille, quand je suis partie au Mykonos, resto grec que j’adore, première fois que j’y allais depuis mon retour (mezzé et desserts grecs miaaaaaaaaam). Et pour avoir de la voie, elle en a, elle a dû empêcher tous les voisins de dormir (ça me rappelle quand mes chats n’étaient pas limités à la cour par un filet et que j’avais été la rechercher sur un toit dont elle ne savait redescendre, alertée par des voisins adorables, alors que toute la rue croyait entendre hurler un bébé tant elle criait).

 

J’ai couru très vite à la porte (donc à 5 km heure) lui ouvrir, elle est rentrée dare dare en hurlant, elle a mangé et depuis elle me fait pleins de câlins en ronronnant de bonheur.

 

Vilaine bipède… (j’espère qu’elle a dormi sur le beau coussin dans son tout nouveau panier).

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le corps d'Iguaï, la queue de Praline, sur moi pour un câlin

09:46 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

18
jui

18/6/2016 : AVC

Hier j’ai regardé une émission que j’avais enregistrée sur France 5, qui parlait des AVC. Vous allez me dire « pourquoi regarder des émissions tristes » ? Pour m’informer, et puis ça parlait du cerveau, ça m’intéresse d’en savoir plus.

J’ai appris que quand quelqu’un a un AVC, il faut agir super vite, car il perd 100 neurones par minute si je me souviens bien, et ils ne reviendront pas.

Photo prise sur ma TV des symptômes devant alerter d’un AVC, et c’est là que j’ai tremblé d’effroi, car ce sont les conséquences de mon accident : je n’ai pas eu d’AVC, mais mon cerveau a été touché et je dois tout réapprendre. Heureusement, c’est possible, mes neurones n’ont pas été détruits, mais après avoir été renversée par la voiture, je ne parlais plus français (mais anglais), je ne marchais plus, je ne savais plus mon âge, j’avais oublié mes chats, mes neveu et nièces, je mélangeais les quelques prénoms dont je me souvenais, j’oubliais tout très vite, et j’en passe.

Bref, ce n’était pas « qu’un accident ».

Par chance, je récupère petit à petit, même si on ne sait pas jusqu’où je vais récupérer.

Epuisée, mais positive.

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10:16 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

8
jui

8/6/2016 / 8/6/2010 : y'a six ans, j'écrivais ceci :

Mon testament

Il y a quelques temps, un bichon a hérité de 12 millions de dollars, suite au décès de sa richissime maîtresse.  Le frère de la défunte a hérité de 10 millions de dollars, qu'il doit consacrer exclusivement à la petite bête.  L'histoire ne dit pas ce qu'il adviendrait de l'argent si l'animal venait à décéder (un accident est si vite arrivé, gnark gnark).  Le frère garderait-il son pactole ?  Qui hériterait des 12 millions du bichon qui n'a, sauf erreur, pas rédigé de testament.

Cette histoire incroyable, qui n'arrivera jamais en Gelbique, car un animal belge ne peut hériter de son maître (d'ailleurs je pense que c'est pareil en France, mais j'attends confirmation des juristes français qui viennent s'abreuver de débilités ici), a tout de même eu le mérite de me faire réfléchir à ma succession.

Car il n'est jamais trop tard.

Imaginez que je vienne à mourir cette nuit, d'un arrêt du cœur fulgurant (un cœur qui ne bat pour personne n'a-t-il pas tendance à s'assoupir ?), d'étouffement par absorption inopinée d'un rat baladeur (on avale bien un certain nombre d'araignées par an, pourquoi pas un rat ?) ou d'étranglement par écharpe Strelli (oui je dors avec, faut bien en amortir le coût, et puis en ce moment, y'a plus de saison, après un week-end de pentecôte limite caniculaire, c'est à nouveau l'automne hein, l'hiver ne tardera pas).

Petite parenthèse : l'heure est grave, je ne parvenais plus à écrire ce mot, « coût », j'ai d'abord écrit « cou », mais je savais qu'il s'agissait de ce que j'ai entre la tête et les épaules, ensuite j'ai opté pour « coup », mais là également, je sentais un stuuuuuuut.  Enfin, j'ai trouvé « coût », mais après d'interminables secondes.  Ce n'est pas normal.  Mon neurone serait-il malade ? Fin de la petite parenthèse.

D'abord, si je venais à mourir, vous n'en seriez pas avertis.  Ce blog resterait silencieux à jamais.  Vous seriez interloqués.  Estomaqués.  Lassés.  Et vous disparaîtriez à jamais.  Vous oublieriez le blog et ma personne, et personne ne saurait que je suis en train de me faire dévorer par les vers, enfin non, personne ne saurait que mes cendres reposent ici ou là (j'ai pas encore fait mon choix).

Ensuite, si je venais à mourir, ben je n'ai pas d'héritier.  Pas d'époux qui profiterait de ma fortune.  Pas d'enfant qui attendrait sa majorité pour la dilapider.  Rien.  Nada.  Angoisse.  Même le rat ne pourrait hériter, cf mon explication qui précède.

Mais alors, qui va profiter de mes fringues, mes bottes, mes écharpes Strelli, mes godasses Pataugas, mes lasagnes surgelées, mon bordel, mes 1.478 livres, mes 246 DVD et mes piles de magazines ?

Et surtout, diantre, qui nourrira le rat, le câlinera, le caressera, l'aimera ?

Sacrebleu, pitiééééééééééé, je veux pas mourir.  Jamais.  Ou pas tout de suite.

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14:25 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

4
mai

4/5/2016 : pourquoi se souvient-on des trucs inutiles ?

J’ai perdu la mémoire et elle revient petit à petit. Ouf me direz-vous, je me souviens désormais de mes mots de passe, du fonctionnement du voocorder, de mon numéro de téléphone, de la frappe à dix doigts (je m’en souviens, j’ai pas dit que je pratiquais comme avant), de ma rue, de ma cuisine équipée, du nom des fruits et des légumes, de celui de certaines fleurs, de mes chats, de leurs noms même si je mélange souvent, et j’en passe…

Mais je me souviens aussi de ma peur panique des avions et des insectes tigrés, totalement inutile quoi, et aussi de ça, que j’ai raconté à mes proches et que je viens de retrouver :

« La minute blonde : et une pizza, une (publié le 15/03/2007)

L'autre jour je me commande une pizza scampis. Vous connaissez ? Une pizza, des scampis, de l'ail, des tomates fraîches, trois tonnes de mozzarella, et le tour est joué. 1.500 calories au bas mot, mais keske c'est bon !

Me voilà donc partie chercher ma pizza scampis.

J’entre dans mon resto italien favori. Mmmmh ça sent bon la pizza, bonheur et orgasme gustatif en perspective. Oh ils ont rénové, c’est joli. Et le four à pizza a changé de place, quel boulot pour refaire tout ce resto ma parole.

Je me précipite au comptoir « bonjour je viens chercher ma pizza scampis », « une pizza scampis ? je n’ai qu’une margarita en commande ? Une scampis, euh, non je vois rien. On vous la fait en vitesse, désolé Mamzelle ». Je prends mon mal en patience, je garde mon calme, j’attends.

Quand soudain l’évidence m’explose au visage… J’hésite entre éclater de rire, faire semblant de rien en sifflotant bêtement ou rougir comme la sauce tomate qui commence à garnir ma pizza : je me suis trompée de resto ! J’ai commandé chez X et me voilà chez Y… Blonde !

A-t-on idée aussi de mettre deux restos italiens dans deux maisons similaires espacées de quelques mètres, avec deux longues salles prolongées de deux vérandas, et deux fours à pizzas (mais situés à deux endroits différents).

Je me confonds en excuses, je deviens couleur aubergine de honte, et je pars en vitesse chercher ma pizza scampis quasi froide dans mon resto habituel.

Et comme je n’ai nullement peur du ridicule, je raconte cette bourde à tout qui croise mon chemin depuis. Ils sont morts de rire, à chaque fois. Et lorsqu’ils me croisent, ils ne manquent pas de me demander « tu aimes toujours les pizzas scampis ? ». Suis-je donc la seule brune à cervelle de blonde en Belgique ?

Blonde ! »

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14:03 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

17
avr

17/4/2016 : noms !

Une des conséquences de l’accident est « le manque du mot », même si ça va mieux. C’est ainsi que j’avais oublié le prénom de mon beau-frère, qui s’est vu affublé de tous les noms d’oiseaux possibles et imaginables, le plus persistant étant « Anus ». Va comprendre !

Vu que je parlais plus français, tout a dû revenir lentement, notamment les fruits, les légumes et les couleurs, que je mélange encore : ma sœur me dit « fuchsia », je crois comprendre mais je traduis et je vois « turquoise ». Ce n’est qu’un exemple mais ça prouve qu’il y a encore du travail.

Hier, pas moyen de me souvenir du nom de deux choses :

- un chanteur français, qui jouait dans Le Roi Soleil avec Emmanuel Moire (que j’ai écouté, je l’adorais, et je l’adore toujours, j’ai ressenti le même « truc », émotion totale, limite larmes, folle envie de chanter…). J’ai demandé à plusieurs personnes qui ne savaient pas, dont un pote qui connaît aussi bien les chanteurs français que moi les hommes politiques du même pays, c’est dire…

Et cette nuit, ça m’est revenu : Christophe Mae.

Je ne l’aime pas tellement, même si je l’ai vu en concert à Ciney je crois, au Tempo Festival je crois (bis), mais je voulais me souvenir quoi.

- Une marque de sacs qui était à la mode quand j’étais ado, j’en ai deux et deux portefeuilles aussi, c’est de là qu’est venue cette question : quelle nom ? J’ai demandé à ma sœur en parlant d’une amie qui en avait un. Sa réponse : « comment veux-tu que je me souvienne du sac qu’avait ton amie y’a 25 ans ? » Soit.

Et cette nuit, ça m’est revenu : Paquetage.

 

Ce matin, j’avais oublié, pensant à Equipage. Mais je savais que je commettais une erreur. Et Paquetage m’est revenu. Yesssssssssssssssssss.

Chuis contente.

(ps : je me souviens très bien maintenant de Flo)

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11:51 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |