9
mai

Les minutes blondes...

First one : découvrant partiellement la couverture de Paris Match, qui révèle la photo de la mère infanticide qui défraie actuellement la chronique, je suis stupéfaite :

"Waw, dingue comme elle ressemble à l'épouse de... allez... à la princesse... euh, l'épouse de Laurent."

"Euh Anaïs, celle-là c'est l'épouse de Laurent, c'est la petite photo qu'il faut regarder".

(Indépendamment de cette minute blonde, tout cela est bien triste).

infanticide.jpg

Second one : découvrant ma petite poulette féline à la fenêtre, je me mets à lui parler gagateusement, derrière la vitre, lorsqu'elle me répond d'un miaulement étrange et que j'entends distinctement, alors que via le double vitrage, on n'entend que dalle normalement. Bizarre, d'autant que son miaulement ressemble à celui du poulet, alias le toutnu. Elle a mué, ou quoi ?

C'est là que je comprends que le poulet est là, hurlant via le soupirail de la cave, devenue sa salle de jeux défouloir. je ne le vois pas mais je l'entends.

Blonde, et plutôt deux fois qu'une...

13:44 Écrit par Anaïs dans Anaïs et ses blondieuseries | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28
nov

La minute princesse blonde

Moi "Gisèle... ça me dit quelque chose ce prénom, c'est pas une princesse Disney ?"

Elle "chais pas"

Moi "Euh, c'est pas... comment elle s'appelle celle de la Belle et la Bête ?"

Elle "Ben Belle"

Oups, blonde.

Et moi de rajouter "et celle de Raiponce ?"

Elle "Ben Raiponce".

Blonde. Je me tais, pas osé demander "et celle de Cendrillon ?"

(C'était celle de Il était une fois, ce film tout mimi, et moi de chanter "Un baiser pour un amour sincère, et un prince charmant pour me plaire")

07:49 Écrit par Anaïs dans Anaïs et ses blondieuseries | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

18
nov

La minute blonde : Petit Prince pervers ?

Je lis un article sur les 70 ans du Petit Prince (vieil article d'avril dernier retrouvé dans le fond de mon sac tout chiffonné, lors d'un tri, because au bureau ce jour, pas moyen de bosser, because installation de nouveaux pc, j'aime pas ça j'aime pas ça j'aime pas ça - comme ça vous savez tout), et je lis :

"l'adaptation pornographique du Petit Prince".

Kwaaaaaaaaaaaaaaaaaaa, keksedka, quelle horreur, le Petit Prince en porno !

Je relis consciencieusement :

"l'adaptation phonographique du Petit Prince".

Ouf.

ça me donne envie d'écouter Gérard Philippe tiens...

19:14 Écrit par Anaïs dans Anaïs et ses blondieuseries | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

31
oct

Les minutes blondes du jour

Anonymes of course.

Elle "pas bien d'avoir déguisé comme ça Iguaï pour Facebook". 

Moi "Euh, c'est un montage FB m'chou, j'ai pas déguisé mon toutnu."

 

Elle "196,271 participants au nano, ça fait 196 271 personnes ?"

Moi "non hein, ça fait 196 personnes et une jambe".

yoda-hoodie.jpg

19:32 Écrit par Anaïs dans Anaïs et ses blondieuseries | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

22
oct

La minute blonde du jour

Elle "Oh, Di Rupo a un coyote dans sa voiture".

Moi "Ah bon, mais un faux quand même ?"

Blonde...

Ben quoi, c'est joli une peluche de coyote...

coyote.jpg

10:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs et ses blondieuseries | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

16
jui

Gaston y'a le téléphon qui son VS Gaston Lagaffe

18 heures.

Mon GMS sonne.

Enfin il vibre, en mode silencieux quoi.

J'ouvre le clapet (ouais, j'ai pas d'iphone, pas de smartphone, juste un vieux truc à clapet).

Et je découvre qui m'appelle :

"Primolut".

Euh, c'est qui ça Primolut, je connais pas, kiksè ?

Et la pièce tombe, c'est mon médoc à prendre tous les jours, j'ai lancé un appel à témoins sur mon FB pour connaître la meilleure heure pour prendre un médoc chaque jour, et j'ai programmé un rappel sur mon GSM, histoire de tester si ça fonctionne.

Bon, ça fonctionne.

Et j'espère que dans quelques jours j'arrêterai de me dire "Euh, c'et qui Primolut ?"

Au moins chuis sûre que maintenant j'aurai un pote qui m'appellera tous les soirs, quand bien même ce serait un petit pote blanc de quelques millimètres de diamètre.

Blonde...

18:07 Écrit par Anaïs dans Anaïs et ses blondieuseries | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

15
jui

La minute blonde : marche royale

Dimanche, c'est notre fête nationale, mais aussi l'événement de la decennie, puisque le Roi Albert abdique et que son fils prend la place.  Chais pas trop quand le nouveau roi sera roi, mais je pense que l'ancien roi sera plus roi le 21.

Et, durant une conversation, on me dit "tiens, y'a Albert qui organise une marche dimanche, tu veux venir ?"

Et moi : "hein, le roi ?"

Blonde.  Passque bien sûr le roi est mon pote et m'invite à marcher avec lui quoi, qui plus est le jour de la fête nat'...

Je sais, mon cas est irrécupérable, mais c'est pour ça que vous m'aimez, non ?

 

21:37 Écrit par Anaïs dans Anaïs et ses blondieuseries | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

9
jui

Minute blonde #2

Annonce de la naissance de jumeaux "X, né à 13h00 et Y, né à 13h01"

Et moi "rhoooo, c'est rapide dis donc, une minute entre les deux, hé ben, zétaient bien pressés"

Euh non, miss Anaïs, c'était une césarienne...

14:03 Écrit par Anaïs dans Anaïs et ses blondieuseries | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

9
jui

Minute blonde #1

Fermer mon parasol resté ouvert durant la nuit, après la pluie, et me ramasser toute la flotte sur la tête : done.

13:42 Écrit par Anaïs dans Anaïs et ses blondieuseries | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

22
mai

La minute blonde : l'orteil cassé (on dirait un titre de Tintin non, ou alors une œuvre de Van Gogh)

Elle me dit "je pense que je me suis cassé un orteil".

Et moi, compatissante "aïe, lequel ?"  Bon, oh, ça va, je sais que cette question ne réglera pas le souci, mais c'est logique non, pas pour vous ? Moi quand on me dit "je me suis cassé un orteil, ben je demande lequel", à chaque fois je fais comme ça.  Oui, passqu'on me dit tout le temps "je me suis cassé un orteil", ça doit être une malédiction.

Alors elle, d'un air aussi étonné que … euh, l'adjectif m'échappe, mais un air qui veut dire c'est quoi cette question débile et inutile, elle me dit "comment ça lequel, nos orteils ont des noms ?"

Gros fou-rire.  Et puis prise de conscience : contrairement à nos doigts, nos orteils n'ont pas de nom, les pauvres.

Et moi de devoir lui expliquer que non, nos orteils n'ont pas de nom.

Mais que déjà, y'a le gros orteil.

Et puis le petit orteil.

Ça en fait deux.

Ensuite, tu peux dire "celui à côté du gros orteil".

Et puis "celui à côté du petit orteil".

Ça en fait quatre.

Il en reste un.

Ou alors suffit de compter : le deuxième, le troisième…

Et elle "et on compte à partir de quel orteil ?"

My god je vais la frapper.

Donc, une fois que j'ai expliqué le fonctionnement des orteils, j'insiste, "alors, lequel est kaput ?"

Et elle "attend, je compte…"

Et moi de me dire que si elle compte, c'est que c'est ni le gros ni le petit, ni çui à côté du gros ni çui à côté du petit, donc il en reste un, celui du milieu.  

"Celui du milieu ?"

"Oui", me dit-elle, "le troisième à partir de…"

C'est définitif, elle est blonde, elle compte, alors que c'est celui du milieu.

Alors, je lui propose de nommer ses orteils, ça simplifiera les choses.  Le gros s'appellerait Gérard (avec G comme gros), le petit Paul (avec P comme petit).  Et pour les autres, qualifions les de small, medium et large (ça c'est son idée), et appelons-les Simon, Marcel et Laurent. 

Bon, ça lui plait pas car elle retiendra pas.  Je lui explique alors qu'il suffit de prendre un prénom en G, P, S, M ou L, même si ça change chaque fois.  My god, il eût été si simple de dire gros orteil, petit orteil, and co…

Et elle de conclure "et pour savoir si c'est pied gauche ou pied droit, on fait comment ?"

Rhaaaaaaaaaaaaaaa.

Bref, elle s'est cassé un orteil.

PS : question subisidiaire : savez-vous nommer vos doigts, passque moi je sais, mais je suis pas sûre que la majorité de la population le sache.  Les groseilles notamment.  Meuh, non, je dis pas que vous êtes des groseilles, mais juste comme ça, vous savez ?

PS2 : en matière d'absence de noms aux orteils, d'autres se sont penchés sur ce souci, et il en est sorti un petit livre bien sympa, dispo sur Amazon, pour les petits - extraits :

orteils.jpg

orteils 2.jpg

orteils 3.jpg

orteils 4.jpg

orteils 5.jpeg

orteils fin.png

18:35 Écrit par Anaïs dans Anaïs et ses blondieuseries | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28
jan

La minute blonde du jour, enfin de là, tout de suite

Je m'envoie un mail à moi-même (pléonasme) afin de me rappeler de faire quelque chose demain.  En soi, c'est déjà digne d'une blonde, je sais.

Mais le moment de blonditude absolue c'est quand, lorsque je reçois une notification de nouveau mail, je me précipite sur ma boîte mail pour voir de qui vient ce message...

Blonde !

16:33 Écrit par Anaïs dans Anaïs et ses blondieuseries | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

31
oct

Une minute blonde du temps oùsque Patrick vivait encore...

Après la publication de ma dernière minute blonde en forme de bouquet de fleurs numériques, Moustique m'a rappelé sa minute blonde à elle rien qu'à elle.  Je pensais ne pas l'avoir racontée ici, et puis si, finalement... Alors je l'ai retrouvée, et relue.  Et c'est chouette, ce blog, passque c'est comme un journal, je me souvenais plus de cette minute blonde avant qu'elle m'en reparle, je me souvenais plus de cette soirée, de ce film maté entre nanas.  C'est dingue comme j'oublie des trucs.  La mémoire est sélective, elle oublie les moments difficiles, mais là, quoi, c'est un moment inoubliable.  Alors, pour ceusses qui ne lisaient pas ce blog à l'époque, celle oùsque Patrick vivait encore, la revoici, cette minute blonde d'anthologie :

J'ai vécu hier la minute blonde la plus démentielle de toute mon existence de blonde.  Enfin sans doute la plus démentielle, car mon existence n'est point finie.  Démentielle car c'est pas moi qui ai joué la blonde, pour une fois.  Et démentielle car elle a provoqué un giga fou rire et qu'à l'heure où je vous écris, rien que d'y songer me donne encore une irrésistible envie de me marrer.

(Précision : je la publie bien entendu avec l'autorisation expresse de son auteure).

Nous voilà donc, par un vendredi soir froid et sinistre, réunies, Mostek, Moustique et moi, pour une soirée entre nanas.  Histoire de remonter le moral des troupes, de fêter le nouveau job de Moustique, de discuter, de manger des Mars glacés (enfin sur ce coup-là, j'attends toujours), de rire, de pleurer et de mater des DVD.  Mostek a apporté tous ses nouveaux DVD : que du stressant thrillant angoissant hémoglobinant.  Moustique propose Dirty dancing : adjugé.

Commence alors la séance DVD-Coca-souris Côte d'Or qui sont en fait des éléphants.  En VO, Dirty Dancing, pour la toute première fois.  Et bien croyez-le ou pas, c'est pour moi une immense déception, cette VO.  Le film en perdrait presque sa saveur, tant moi y'en a être habituée à la VF, à la voix sensuelle de Johnny, à la voix gamine de Bébé, et aux répliques cultes, qui ne sont pas pareilles en anglais ma bonne dame : on laisse pas bébé dans un coin, fait plus sec à l'intérieur, j'peux plus passer de toi, Jhoooonny, Frédérique c'est pour moi le nom d'une vraie femme.  Grosse séquence nostalgie, violons et sensualité.  Grand moment d'anthologie Swayzienne (une pensée pour lui, passqu'il va très très beaucoup mal et ça me fait très très beaucoup de la peine).

Une fois le film fini nous zappons sur TF1 et c'est le moment de la minute blonde, mais je ne pouvais passer sous silence cette vision de Dirty Dancing.  Sur TF1 donc, c'est la soirée de l'étrange qui n'a absolument rien d'étrange si ce n'est Dechavanne et Carmouze qui se trémoussent comme deux vers solitaires déneuronés dans un intestin bourré-massacre.

Soudain, le concours du jour.  Enfin un des concours du jour, passque dans ce genre d'émission, y'a un concours avant chaque page de publicitéééééééééés : on annonce le gagnant, on relance la machine pour empocher des sousous sur le compte des téléspectateurs-pigeons.

Le gagnant de l'instant T : « Serge Pignon de Montreuil ».

Et là, comme dans un film, comme au ralenti, Moustique se tourne vers moi et me dit : « c'est dingue, dans ces jeux-là, ce sont toujours des 'petits de' qui gagnent ».

Silence.

Regards stupéfaits.  De Mostek à moi.  De moi à Moustique.  De Mostek à Moustique.

Silence.

Je sens la minute blonde d'anthologie (après l'anthologie Swayzienne, nous restons dans les moments à marquer d'une pierre blanche) arriver en même temps que le fou rire.

Je réponds enfin « mais Moustique, Moustique, Moustique... »

Réponse « ben oui quoi, encore hier, y'avait un jeu, c'est encore un 'petit de' qui a gagné ».

Re-silence.

Re-regards stupéfaits. De Mostek à moi.  De moi à Moustique.  De Mostek à Moustique.

J'insiste « Moustique, mais Moustique, c'est pas ça... Anaïs Valente de Namur, Moustique Trucmuche de Namur, Mostek Bazar de Namur ».  Alors la pièce tombe. Elle a trouvé la fente dans le kinder.

Et le fou rire est là, et bien là.  Vraiment là.

Il restera d'anthologie (décidément), ce fou rire.

Il est clair qu'aucune de nous trois ne regardera plus jamais les résultats de jeux sans avoir un petit sourire en coin.  Il est clair que ni Mostek ni moi ne regarderont plus jamais les résultats de jeux sans avoir une pensée charitable pour Moustique.  Merci Moustique, une fameuse soirée d'anthologie, qu'on a passée chez toi.

Blonde !

07:42 Écrit par Anaïs dans Anaïs et ses blondieuseries | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
oct

La minute blonde du jour

Ma collègue : "pour mon anniversaire, Belgacom m'a offert deux mois de bouquets".

Moi : "tchu, super, dingue comme ils font vraiment la p... chez Belgacom, à envoyer des bouquets de fleurs pour les anniversaires".

Le fou-rire qui a suivi au bureau fut mémorable, mes côtes en souffrent encore.  Ma kinder'attitude est décidément inépuisable...

10:54 Écrit par Anaïs dans Anaïs et ses blondieuseries | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

17
avr

La minute blonde

J'étais jeune et (encore plus) blonde :

Une amie me parle de son chien.  Moi, j'ai jamais eu que des rongeurs ou des félins dans ma vie, et des péchons aussi, ah et des tortues, aquatiques ou terrestres.  Alors je demande "il mange quoi ton chien ?"

Et elle "du Cervo"

Et moi "argh, du cerveau, mais tu trouves ça où, du cerveau de quel animal ?"

Bonde, je vous disais...

13:09 Écrit par Anaïs dans Anaïs et ses blondieuseries | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

14
mar

La minute blonde qui n'attend pas de Raiponce

J'avais déjà vécu une minute blonde au moment de la sortie de Raiponce au cinéma :

Pour rappel :

Mostek me proposer d'aller voir le dernier Disney.

Moi "ouiiii".

Elle "Raiponce".

Et moi "ben je te l'ai donnée ma réponse".

 

Et voilà la seconde minute blonde avec sa sortie en DVD :

Mostek "j'adore trop Raiponce"

Moi "oh oui, ça renoue avec tout ce que j'aime chez Disney, le côté romantique, le côté meugnon, le côté drôle, le côté chanson, le côté grippal" (en allusion avec ma fameuse grippe de janvier 2011, qui a commencé pile au cinéma)

Et Mostek "hein, le côté gris pâle ?"

 

Blondes, qu'on est, je vous le dis.  Toutes les deux.

11:03 Écrit par Anaïs dans Anaïs et ses blondieuseries | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

7
fév

La minute blonde : l'informatique, c'est plus de mon âge

A ma demande, Mostek a apporté son disque dur externe, pour que j'y pompe quelques films.  Mais bien sûr, moi, j'ai oublié le mien.

Peu importe, je vais les copier sur mon pc, et demain je les recopie sur mon disque dur externe.

Et moi d'ajouter "de toute façon, fallait d'office passer par le PC pour copier coller, ah ben non, je copiais, je débranchais ton disque je branchais en urgence le mien et puis je collais"...

Et Mostek "euh, ou alors tu branchais les deux disques, sur les DEUX ports USB".

Et elle conclut "tu rigolais là, hein ?"

Ben non, même pas... chuis juste blonde.

08:17 Écrit par Anaïs dans Anaïs et ses blondieuseries | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

5
fév

La minute blonde : il gèle ?

Hier, nous sortons de chez Ikéa, avec l'intention d'aller au cinéma.

Le brouillard est tombé, un enfer.  Givrant, en plus.

Et moi, naivement "si tu veux, on zappe le ciné et on retourne à Namur directement, pour éviter le gel".

Euh, sauf qu'il fait - 10 / - 15 depuis le matin, donc éviter le gel...

Blonde, je sais !

18:58 Écrit par Anaïs dans Anaïs et ses blondieuseries | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

1
avr

Encore raté...

J'ai encore cru au pêchon d'avril du jour sur Contac'.  Ils y annonçaient que les Black Eyed Peas ont réservé Walibi pour sept jours en juillet.  On mettra ça sur le compte du changement d'heure qui fait que je me lève dans le noir depuis lundi, passque ça m'a semblé totalement plausible, au point que je me suis dit qu'il fallait absolument que j'avertisse ceusses qui ont un accès annuel au parc, histoire qu'ils y aillent pas durant cette semaine... et qu'ils piquent une crise auprès du Kangourou orange pour cette arnaque à la clientèle privée de son parc durant sept jours.

Ben quoi, ça aurait pu être possible, Lady Di se réservait bien Harrod's une journée pour ses courses.  Et d'autres le font encore, mais chais plus qui... des noms ?

Ensuite, Mostek et moi on a organisé un pêchon pour une collègue, à base de pêchons, savoir ceusses qui nous mangent les panards régulièrement (oui, je vous en parle, promis juré craché gerbé), on lui a fait croire qu'on avait reçu un mail de la boîte qui organise ça, que les poissons de là où elle avait mis ses pieds étaient morts (ce qui est malheureusement arrivé avec une autre cliente, because les produits qu'elle avait mis sur ses pieds) et qu'on voulait plus de nous là-bas.  Je me suis éreintée à faire un faux mail, puis à tout corriger car c'était trop "style Anaïs", j'ai simplifié sur les conseils de Mostek, j'ai intégré d'horribles fautes pour qu'elle puisse pas imaginer que je l'avais écrit, et j'ai envoyé.  A 9h.  A midi, elle l'avait toujours pas lu, tchu.  Finalement, elle l'a lu, elle l'a cru, elle a juré qu'elle avait rien mis sur ses pieds, j'ai suggéré un suicide collectif de poissons à la vue de ses orteils, on a bien ri, et elle a pas su appeler "la responsable" car le numéro que j'avais indiqué, le mien, était incomplet.  Chuis vraiment blonde.

Le pire dans tout ça, c'est que depuis mardi, on m'appelle Dori (Dory ? Dorie ?) au bureau, vous savez, cette adorable poisson fille qui a perdu la mémoire.  Le pire du pire, c'est que c'est mérité, vu ma mémoire de poisson rouge en fin de vie actuellement, dixit mon boss chéri...

Tout ça finalement, c'était que du poisson, et comme je dois en manger trois fois semaine, j'ai eu ma dose, yesssss.

21:21 Écrit par Anaïs dans Anaïs et ses blondieuseries | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

24
nov

Les pigeons et moi, c’est une grande histoire d’amour (et une minute blonde involontaire permanente)

TUP 2.jpg

Dieu sait que j’aime les animaux.

Même les pigeons.

Enfin, je les aimais. Jusqu’à ce qu’ils fassent tout pour se faire haïr, les vilaines bêtes.

C’était l’été, il faisait chaud et je me baladais, bras nus, en ville, ignorant tout du danger qui se profilait à l’horizon.  Pas de surprise, bien sûr, vous l’aurez deviné.  Un specimen moqueur a plané au-dessus de moi, visé, tiré, et patatras, une énorme fiente bien baveuse sur le bras.  Ma première fiente de pigeon.  Sur le bras droit.  Esske ça porte bonheur de recevoir une crotte de pigeon sur le bras droit ?  J’ai encore le souvenir de cette sensation de chaleur, du fou rire qui a suivi, du regard dégoûté des passants (en plein après-midi ensoleillé, y’avait foule), du mouchoir que j’ai désespérément cherché pour limiter les dégâts et de la maigre consolation de savoir qu’il aurait pu viser mon Tshirt, le vilain pas beau.  Et l’odeur, que dire de l’odeur.  J’ai toujours cru qu’une crotte de pigeon ça ne sentait rien.  Ne me demandez pas pourquoi.  Je sais qu’une crotte de chien, ça pue.  Je sais qu’une crotte humaine, ça pue.  Donc la logique veut que les crottes de pigeons puent aussi.  Et je vous le confirme.  Une crotte de pigeon, ça pue.  Une odeur particulièrement écoeurante, répugnante.  

Des recettes de pigeon à me fournir ?

C’était l’été, il faisait chaud et je mangeais en bonne compagnie, allanguie en terrasse, ignorant tout du danger qui se profilait à l’horizon.  Toujours pas de surprise, bien sûr.  Un specimen moqueur s’est installé sur le toit, a pris position, visé, tiré, et patatras, une énorme fiente qui amorce sa descente.  Elle eût pu tomber d’un coup sec, paf, dans mon assiette.  Mais c’eût été trop beau.  Elle a donc préféré, cette fiente, rebondir d’abord sur l’auvent du restaurant, avant d’exploser en dizaines de petits paquets de fientes qui sont ensuite tombées, parsemant mon assiette et mon verre.  Malheureux hasard, nous étions plusieurs, mais je fus la seule victime.  Ben voyons.  Sale bête.  Mais la plus sale bête, ce fut la serveuse, qui n’a même pas proposé de me rapporter une autre boisson fraîche.  Après tout, est-ce ma faute si ce pigeon a élu domicile sur le toit de l’établissement ?  Décidément, le client n’est plus roi, ma bonne Dame (petite page d’anti-pub, c’est au Passé Simple à Namur, qu’on laisse le client se débrouiller avec la fiente de pigeon qui atterrit dans l’assiette et le verre).

Des recettes de pigeon à me fournir ?

C’était hier, il faisait froid et je mangeais ma mauvaise tartine au fromage en me promenant en ville.  J’aime pas le pain.  Et j’aime pas le fromage.  Alors le pain au fromage, c’est décidément pas ma tasse de thé, mais on peut pas se nourrir exclusivement de lasagnes et de hamburgers ma bonne dame.  J’arrive donc au pire morceau de la tartine : la croûte.  Je l’approche sans appétit de mes lèvres non charnues (on rêve toutes de lèves charnues qui ne demandent qu’à être embrassées, mais en ce qui me concerne, faudrait les gonfler au silicone ou les mordiller sauvagement pour les rendre appétissantes), lorsqu’un pigeon gourmand s’envole, se précipite sur moi et tente de me piquer mon frugal repas.  Je sens encore la caresse de sa plume sur ma main et le souffle provoqué sur mon visage par le battement de ses ailes.  Bête animal.  S’il l’avait demandée poliment, je la lui aurais volontiers donnée, ma croûte.

Alors, tout bien réfléchi, j’aime plus trop les pigeons…

Une illu de Titoun

 

TUP 2.jpg

 

 

 

31
oct

On va enfin comprendre le B-A BA de l'heure d'hiver...

... et c'est pas trop tôt, mouahahah.

Je me suis déjà insurgée contre l'heure d'hiver sur ce blog.  J'allais pas remettre ça encore cette année, et puis une petite vidéo vaut mieux qu'une longue baffouille écrite.  Merci au lecteur fidèle qui a diffusé ceci sur FB et m'a fait le découvrir, qu'il en soit remercié jusqu'en 2012 (ben oui, jusqu'à la fin du monde quoi).

Mais avant de vous laisser regarder cette chtite vidéo, je ne résiste pas au plaisir de vous recopier mon blabla incongru de 2007, que je n'avais jamais relu et que je vous ai retrouvé au milieu de quasi 3000 billets, et je peux vous dire que c'est du sport.  Alors ça mérite que vous le relisiez non ?  Voici...  Bonne (re)lecture.

J’ai déjà évoqué la confusion que cela créait dans nos esprits, et les questions qui fusaient « attends, on avance ou on recule d’une heure ? » « On recule, mais ça signifie quoi en pratique ? »  « donc il fera clair plus tôt ou plus tard ? »  « Plus tôt »  « Ah non, plus tard, réfléchis bien… » « oh je ne sais plus ».  Et ça finit toujours comme ça.  On s’emberlificote dans ses explications, on perd patience.  On perd son temps…  (Et si on passe une heure à parler du changement d’heure, on perd le bénéfice de cette heure gagnée, vous comprendre ?)

Sans compter que j’ai dû changer l’heure d’un paquet appareils : mes magnétoscopes, le graveur DVD qui ne grave jamais rien mais sait-on jamais qu’un jour il cesse sa grève, mon réveil radio, le réveil du living, celui de la cuisine (ah non, celui-là, sa pile est à plat depuis mars 2004), ma montre, l’appareil Belgacom affichant mes appels, mon répondeur, mon GSM.  De nouveau une perte de temps.

Epuisant.

Mais je n’ai pas évoqué le réel nœud du problème, savoir les questions qui fusent après le changement.

Ce matin mon réveil a sonné à 6h20.  Mais aurai-je dormi une heure de plus ou de moins ?  En y réfléchissant bien, il sonnera à 6h20 mais il sera en réalité 7h20, ancienne heure.  Donc, j’aurai dormi une heure de plus.  Cependant, il faut également considérer l’heure à laquelle j’ai été dormir ?  En général, je vais dormir vers 22h00-22h30 (et oui, me faut mon compte d’heures, sinon je suis encore de plus mauvaise humeur que d’habitude).  Mais hier soir, en allant dormir à 22h00, il était en fait, 23h00 nouvelle heure.  Non Anaïs, 23h00 ancienne heure.  C’est tard.  Trop tard pour moi.  J’aurais dû aller aux plumes à 21h00 pour respecter mon ancien rythme.  Et puis hier soir, il faisait clair tellement tôt, ou tellement moins tard.  Et ce matin, drôle de sensation, ce lever sous la lumière du jour.  Trop tôt.  Combien de temps pour que mon pauvre organisme épuisé s’adapte à la nouvelle heure ?  A quel moment dois-je décider que cette nouvelle heure devient l’heure officielle, et ne plus penser à l’ancienne heure ?  ça prendra combien de temps ?  Six mois au bas mot, jusqu’à ce que… nous adoptions l’heure d’été.

06:50 Écrit par Anaïs dans Anaïs et ses blondieuseries | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

30
jui

Les pigeons et moi, c’est une grande histoire d’amour (et une minute blonde involontaire permanente)

Dieu sait que j'aime les animaux.

Même les pigeons.

Enfin, je les aimais. Jusqu'à ce qu'ils fassent tout pour se faire haïr, les vilaines bêtes.

C'était l'été, il faisait chaud et je me baladais, bras nus, en ville, ignorant tout du danger qui se profilait à l'horizon.  Pas de surprise, bien sûr, vous l'aurez deviné.  Un specimen moqueur a plané au-dessus de moi, visé, tiré, et patatras, une énorme fiente bien baveuse sur le bras.  Ma première fiente de pigeon.  Sur le bras droit.  Esske ça porte bonheur de recevoir une crotte de pigeon sur le bras droit ?  J'ai encore le souvenir de cette sensation de chaleur, du fou rire qui a suivi, du regard dégoûté des passants (en plein après-midi ensoleillé, y'avait foule), du mouchoir que j'ai désespérément cherché pour limiter les dégâts et de la maigre consolation de savoir qu'il aurait pu viser mon Tshirt, le vilain pas beau.  Et l'odeur, que dire de l'odeur.  J'ai toujours cru qu'une crotte de pigeon ça ne sentait rien.  Ne me demandez pas pourquoi.  Je sais qu'une crotte de chien, ça pue.  Je sais qu'une crotte humaine, ça pue.  Donc la logique veut que les crottes de pigeons puent aussi.  Et je vous le confirme.  Une crotte de pigeon, ça pue.  Une odeur particulièrement écoeurante, répugnante.  

Des recettes de pigeon à me fournir ?

C'était l'été, il faisait chaud et je mangeais en bonne compagnie, allanguie en terrasse, ignorant tout du danger qui se profilait à l'horizon.  Toujours pas de surprise, bien sûr.  Un specimen moqueur s'est installé sur le toit, a pris position, visé, tiré, et patatras, une énorme fiente qui amorce sa descente.  Elle eût pu tomber d'un coup sec, paf, dans mon assiette.  Mais c'eût été trop beau.  Elle a donc préféré, cette fiente, rebondir d'abord sur l'auvent du restaurant, avant d'exploser en dizaines de petits paquets de fientes qui sont ensuite tombées, parsemant mon assiette et mon verre.  Malheureux hasard, nous étions plusieurs, mais je fus la seule victime.  Ben voyons.  Sale bête.  Mais la plus sale bête, ce fut la serveuse, qui n'a même pas proposé de me rapporter une autre boisson fraîche.  Après tout, est-ce ma faute si ce pigeon a élu domicile sur le toit de l'établissement ?  Décidément, le client n'est plus roi, ma bonne Dame (petite page d'anti-pub, c'est au Passé Simple à Namur, qu'on laisse le client se débrouiller avec la fiente de pigeon qui atterrit dans l'assiette et le verre).

Des recettes de pigeon à me fournir ?

C'était hier, il faisait chaud et je mangeais ma mauvaise tartine au fromage en me promenant en ville.  J'aime pas le pain.  Et j'aime pas le fromage.  Alors le pain au fromage, c'est décidément pas ma tasse de thé, mais on peut pas se nourrir exclusivement de lasagnes et de hamburgers ma bonne dame.  J'arrive donc au pire morceau de la tartine : la croûte.  Je l'approche sans appétit de mes lèvres non charnues (on rêve toutes de lèves charnues qui ne demandent qu'à être embrassées, mais en ce qui me concerne, faudrait les gonfler au silicone ou les mordiller sauvagement pour les rendre appétissantes), lorsqu'un pigeon gourmand s'envole, se précipite sur moi et tente de me piquer mon frugal repas.  Je sens encore la caresse de sa plume sur ma main et le souffle provoqué sur mon visage par le battement de ses ailes.  Bête animal.  S'il l'avait demandée poliment, je la lui aurais volontiers donnée, ma croûte.

Alors, tout bien réfléchi, j'aime plus trop les pigeons...

Une illu de Titoun, illustratrice pétillante que je vous invite à découvrir.

TUP 2

10:47 Écrit par Anaïs dans Anaïs et ses blondieuseries | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

22
jui

I’m loosing my mind ou « Anaïs, la serial minutes blonder »

Chais pas ce que j'ai en ce moment, mais je cumule minute blonde après minute blonde, lesquelles me font de plus en plus croire que j'ai le ver solitaire du cerveau.  Vous connaissez ?  Moi non plus, mais je ne vois que ça comme explication.

Vous voulez des exemples de ma versolitaireducerveauite aiguë ?

L'autre jeudi, un peu après les saints de glace, je vais sur le marché acheter des plantes d'été, de celles qui doivent être plantée après les saints de glace, d'où ma précision, of course.  Et durant toute la journée, je raconte aux personnes que je croise que j'ai acheté des plantes là, qu'on met au balcon, les trucs d'été.  Jamais moyen de me souvenir du nom de ces plantes.  Bon, l'info n'est pas passionnante pour mes interlocuteurs, clair, mais est-ce normal, dix fois d'affilée, de buter sur le mot « géranium » ?

Le même jeudi, quelqu'un me dit « tu fais pas ton âge hein, t'as quel âge au fait, moi je te donne... (trois ans de moins, yesssss) ».  Et moi, entendant l'âge qu'on me donne, je manque de m'étrangler, pensant que la personne me vieillit.  Passque, d'un coup, je suis persuadée d'avoir dix ans de moins que mon âge.  Non, franchement, ça m'a fait peur.  Surtout que, je vous le jure, je n'étais sous l'influence d'aucune substance, ni drogue, ni alcool, ni moquette.

Un autre jour, un jour comme les autres, je prends ma douche, me lave les dents, me sèche les cheveux, m'habille, enfin rien que du très classique.  Puis je quitte la salle de bains et me dirige vers le living.  Et là, quelque chose de bizarre.  Et je réalise que j'ai oublié de mettre lunettes.  Ça peut paraître banal, mais quand on sait qu'elles ne quittent mon nez, depuis ma tendre enfance, que pour le bain ou le lit, c'est dire si mon cerveau est dans un sale état.  D'autant que sans lunettes, j'ai la vue d'une taupe de cent dix ans.

Quelques jours plus tard, je suis dans ma cuisine pour fermer la fenêtre.  Il me semble qu'il fait vachement chaud.  Mais chaud, chaud, chaud.  Or, dehors, il fait normal.  Un temps de merde à la belge quoi.  Et je comprends, une des plaques électriques de ma cuisinière est allumée.  Et vu que j'ai plus cuisiné depuis deux jours, tirez-en les conclusions qui s'imposent.  C'est ma facture d'électricité qui va aimer.

Hier, toujours dans ma cuisine, je décide de me cuire des pâtes.  J'ai pour habitude, en attendant que l'eau boue/boude/bouille/bouse, de jouer du piano, ça m'occupe, plutôt que de regarder la casserole d'un air bovin en attendant les bulles.  Je me dirige ensuite vers ladite casserole et y plonge mes pates.  Mais elles ont l'air bizarre.  Très bizarre.  Et pour cause, l'eau ne bouait/boudait/bousait/bouillait pas...  Vite vite, je les ai extirpées de là.

Et tout ça ne sont que des exemples, ceux dont je me souviens, parmi des centaines du genre.

Non, franchement, j'ai besoin de vacances, d'une thalasso, de médicaments, d'une psychothérapie, je sais pas, mais j'ai BESOIN.

06:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs et ses blondieuseries | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

26
mai

Blonde... mais pas moi...

(publiée avec l'autorisation de l'intéressée, of course).

Lorsqu'elle m'a raconté cette minute blonde, j'ai de suite pensé à un billet, passque je ne pouvais décemment vous laisser dans l'ignorance d'une telle minute blonde.

Un matin, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, elle se fit toute jolie car on venait la chercher.  On ?  Je n'en sais pas plus.  Ami.  Amant.  Futurhomdesavie.  Peu importe.  L'essentiel c'est qu'elle l'attendait en bas de son immeuble, impatiemment.  Sans doute encore un peu endormie, digérant à peine son café matinal et ses deux croissants (j'extrapole j'extrapole, sinon le billet fera quatre lignes, ça vous plairait un billet de quatre misérables lignes ?).

Et elle s'impatientait, car il n'arrivait pas.  Sans doute était-il un peu en retard.  D'ailleurs elle ne l'avait pas volé, elle qui est toujours en retard.  Toujours.  Donc, moi, en mauvaise fille que je suis, je jubile de la savoir attendant quelqu'un en retard, gnark gnark.  Ça me tue, ces gens toujours en retard.  Mais ce n'est pas le sujet du billet.

Donc elle attendait qu'il passe la prendre.  Et il arriva.  Elle se précipita dans la voiture, tellement heureuse qu'il arrive enfin.  Elle déposa son paquetage sur le sol du véhicule, et se tourna enfin vers lui, prête à l'embrasser.  Sur la bouche ou sur la joue, nul ne le sait.  Je n'ai pas investigué.  Si elle passe sur ce blog, elle donnera la précision qui s'impose.  Enfin, si elle le souhaite.  Et si elle passe ici.

C'est l'instant T de l'histoire, l'instant où elle s'apprête à l'embrasser.  Son visage se tourne, au ralenti, comme dans un film avec Julia Roberts (ou Meg Ryan, je verrais bien Meg Ryan dans cette scène), ses lèvres s'entrouvrent légèrement (et si c'est Meg Ryan nouvelle version, lesdites lèvres sont épaisses et charnues, of course), avides de ce qui va suivre.  Puis elle réalise qu'elle ne connaît pas l'individu auprès duquel elle s'est assise.  Tout bonnement ! Elle ignore qui il est.  Son impatience à voir arriver son ami l'a fait ouvrir la portière, déposer ses sacs, s'asseoir, refermer la portière et enfin s'approcher doucement du conducteur sans lui jeter un regard.  Elle s'était pourtant dit « tiens, je pensais qu'il avait une voiture blanche, pas une noire ».  Elle avait aussi pensé « tiens, pourquoi fait-il un tel créneau pour se garer correctement, alors qu'on repart immédiatement ». 

Cette (més)aventure de blonde (si si, c'est de la blonde attitude à l'état pur) lui aura valu de rencontrer l'employé du salon de coiffure là, tout près de chez elle.  Peut-être lui offrira-t-il une coupe à l'occasion...

Blonde...

Et vous, des minutes blondes à confesser ?

Et une illu de Miss Minimo made exprès pour l'occasion, merci Miss Minimo...

blondepte

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs et ses blondieuseries | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28
avr

La minute blonde : il est pas dur mon œuf ? (à dire avec l’intonation de « il est pas frais, mon poisson ? »)

Le hasard fait que, peu de temps après avoir reçu six vrais œufs d'une amie, j'ai reçu un vrai œuf d'un collègue.  Un vrai œuf d'une vraie poule, qui vit toute seule dans son petit cabanon, gambade gaiement la journée, rentre au bercail en râlant à la tombée du jour (je l'invente pas, on me l'a raconté), et va se réfugier à l'étage de sa maison, pour échapper aux fouines.  Et cette lady poule, ben, elle m'a offert un œuf.

Que du bonheur.

Bon, une omelette avec un seul œuf, c'est peu copieux.  J'aurais pu tenter un œuf à la coque, mais il faut chronométrer, et je ne suis pas douée.  Moi, je suis la pro de l'œuf dur, celui qu'on laisse cuire des minutes et des minutes, et qui est toujours bon à déguster ensuite.

Donc, je plonge mon œuf dans un poêlon rempli d'eau, et je mets le tout à chauffer.

Il fait bon (c'est ce week-end), ma porte-fenêtre, celle qui donne sur ma terrasse où batifole mon nouveau transat, est ouverte.  Les oiseaux chantent et la vie est belle.  Il est genre 18 heures, le soleil est encore bien présent, même s'il commence à bailler de sommeil.

Durant la cuisson, je regarde Envoyé Spécial que j'ai enregistré, un reportage sur Vincent Lindon.  J'adooore cet acteur.  Je l'adorais du temps de L'étudiante, je l'adorais du temps de Mademoiselle Chambon, je l'adorais du temps de Welcome, je l'adore je vous dis.  Et le reportage est adorable.  Et captivant. 

Soudain, j'entends un bruit de pétard.  Un feu d'artifice ?  Bizarre autant qu'étrange, passqu'il est encore tôt.  Sauf erreur, pour un feu d'artifice, faut qu'il fasse noir non ?  Comme aucune autre fusée n'explose, j'en déduis qu'il s'agit d'un pétard.  Vilains enfants qui utilisent des pétards.  Paaaaas bieeeeen.

Un bon quart d'heure plus tard, il commence à faire frisquet.  Je me dirige vers la porte-fenêtre, afin de la fermer, lorsqu'une abominablement abominable odeur de brûlé me transperce le cap, le pic, la péninsule. 

Et je comprends.

Mon œuf dur, ben il est super archi dur, sur ce coup là.

Plus une goutte d'eau.

Juste un œuf dur d'un côté, cramé de l'autre, et toute fissuré de partout.

Et une odeur, rho, une odeur.

Et je comprends.

Je me souviens de cette histoire que mon père m'a souvent racontée : il y a des années, il avait mis des œufs à cuire.  Durs.  Beaucoup.  Genre six.  Puis il les a oubliés.  Puis il a entendu un pétard.  Puis un autre, et un autre, et un autre, et encore un autre et un autre.  Et ça l'exaspérait, tous ces pétards, jusqu'à ce qu'il aille voir ses œufs et comprennent, en les voyant.  Sans eau.  Cramés.  Et fissurés.  Tilt, fait le neurone d'Anaïs.

Et je vais vous dire...

Il avait bien raison, mon paternel : un œuf dur qui explose, ça fait vraiment le bruit d'un pétard.

Blonde.

 

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs et ses blondieuseries | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

2
avr

Du péchon du péchon encore du péchon, du péchon du péchon toujours du péchon

A chanter sur l'air de « des petits trous, des petits trous, encore des petits trous » (S. Gainsbourg).

Hier, c'était le 1er avril.  Moi, je suis nulle pour faire des blagues, je manque cruellement d'imagination à ce sujet.  Donc je m'abstiens, en général.

Et hier matin, j'avais oublié qu'on était le 1er avril.  Quand mon réveil sonne, je me traîne comme une larve ambulante jusqu'à la salle de bains, je mets la radio à fond pour entendre météo et nouvelles sous ma douche (seul moment où je m'informe, faut au moins que j'entende quelque chose) et je fonce sous l'eau bouillante.

Et j'entends que la commune de Mouscron va tenter un projet pilote : des couples de hamsters (homos ou hétéros, je sais pas, mais par deux quoi) avec petite roue, vont être installés dans des familles, afin d'y produire de l'électricité.  10 % de la consommation annuelle, qu'ils vont produire.  Et je me dis « mais c'est dingue, pourquoi n'y a-t-on pas pensé plus tôt ».  Et puis je me dis « pourquoi n'y a-t-on pas pensé à Namur ».  Et je me dis encore « 10 % pour une famille, ça fera beaucoup plus pour moi ».  Et je me dis enfin « je veuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuux ».

Puis je sors de ma douche, je m'habille, me brosse les dents, mets mon manteau, prends mon sac, jette un dernier regard sur ma femme mon fils et mon domaine mon rat devenu tout d'un coup totalement inutile (pourkwaaa j'ai pas deux hamsters ?) puis je pars bosser.

Une fois arrivée, une collègue me parle du fabuleux poisson d'avril fait à son tendre époux : elle a laissé un petit mot disant, en substance « marre de toi et de nos enfants, je te quitte et je retourne chez ma mère ».  Je ne trouve pas ça drôle.  Mais pas du tout.  Et mon imagination se met en branle : et si le mari la prenait au mot et rétorquait « ta décision tombe à pic, j'ai une maitresse depuis six mois, ça m'arrange, casse-toi, qué bonheur » ?  Et si, pire, dans un élan de désespoir, il se suicidait ?  Pire encore, s'il assassinait leurs enfants communs, avant de se donner la mort ?  Pire du pire, s'il assassinait leurs enfants, puis sa femme, sans qu'elle ait le temps de crier « poisson d'avriiiil », puis se suicidait ?  Non, franchement, je ne trouve pas ça drôle.

Et tout d'un coup, je me souviens de cette info géniale entendue à la radio, sans me souvenir exactement, mais sachant que c'était génial, hyper génial.  Et je sais.  Je sais.  Je comprends.  C'était un péchon d'avril.

Pfffffffff, pour  une fois qu'une nouvelle était intéressante, sans parler meurtres, cambriolages, viols, famines ou télé réalité, j'aurais dû m'en douter, ça ne pouvait qu'être un péchon d'avril.  Sacrebleu.

Illu que j'ai piquée sur le blog de Miss Gally (j'ai honte et m'en excuse), passque le personnage, on dirait moua, sale caractère compris, c'est rigolo. 

1eravril

15:23 Écrit par Anaïs dans Anaïs et ses blondieuseries | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

21
déc

La minute blonde : le bus de trop

Ereintée par une dure journée de labeur, je me traîne comme un escargot namurois vers l'arrêt de bus.  Je monte, tel un zombie famélique, dans le bus lorsque celui-ci daigner arriver, et je me laisse transporter jusqu'au lieu de ma correspondance.

A l'arrivée, ô miracle, ma correspondance est là.  D'habitude, je repère le second bus, mais le temps de descendre du premier et de courir élégamment (gloups) pour l'attraper au vol, pffff, il a disparu.  C'est toujours la même rengaine.  Si je suis en retard, il est déjà parti.  Si je suis en avance, il est en retard et je poireaute un quart d'heure.

Mais ce jour là est miraculeux.  Ce jour là, mon second bus est là.  Il m'attend.  Je descends du premier.  Il m'attend.  Je traverse la bande de droite.  Il m'attend.  Je traverse la bande de gauche.  Il m'attend.  Pour la petite histoire, à la gare de Namur, ils ont mis un « îlot » pour piétons entre les deux double bandes de circulation.  Avec des feux.  Non synchronisés, tant qu'à faire.  Histoire de faire rager les pauvres piétons.  De les faire poireauter tant que faire se peut sur ce minuscule îlot aussi dangereux que les abords du circuit de Francorchamps lors du grand prix.  Soit.

Après avoir traversé, j'accélère le pas jusqu'au bus, histoire qu'il ne démarre pas au moment même où je l'atteins, ce qui m'arrive, bien entendu très souvent.

C'est vraiment mon jour de chance.  Je monte dans le bus, et me mets à rêvasser à ma future soirée pantoufles/TV/série débile.

Je ne rêvasse qu'à moitié, car le chauffeur fait subir un interrogatoire à une pauvre dame qui a perdu son abonnement et n'a pas d'argent pour payer un ticket.  Il l'avertit qu'il va remplir un papier provisoire et qu'elle ira s'acquitter de sa dette ensuite. 

Le bus démarre.  Mais... Mais... le chauffeur ne prend pas la bonne direction.

Je comprends immédiatement : il se rend à la gare des bus, histoire de remplir le fameux papier provisoire.  Fichtre, que de temps perdu.

Qu'importe, je suis planquée au chaud, je saisis mon livre et je me laisse bercer par le ronron du moteur.

Mais... Mais... le bus n'entre pas dans la gare des bus.  Il poursuit sa route et part... en direction de mon bureau.  Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaargh.  Sacrilège.  Me voilà repartie vers boss chéri, si c'est pas malheureux. 

Histoire de garder bonne contenance, je feins l'indifférence totale, je sonne et je descends au prochain arrêt

Je cours ensuite comme une folle afin de retourner au point de départ, où m'attend mon petit bus chéri que j'aime et qui me reconduira chez moi.

Ce jour-là était tout compte fait miraculeux.

Blonde !

07:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs et ses blondieuseries | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

8
déc

La minute blonde : un signe du destin...

Il y a des jours comme ça, où le destin tente désespérément de faire un signe, de mettre en garde.

Un dimanche d'été (ça fait un bail, j'ai attendu qu'il y ait prescription au cas zoù quelqu'un qui serait passé par hasard durant mes mésaventures se souviendrait de tout ça...).  Grasse matinée.  Je rêvasse, regardant le plafond.  Quand soudain, une vision apocalyptique : une araignée.  Sur MON plafond (et non "au plafond", même si souvent, je pense que j'en ai effectivement une).  La pauvre ne sait pas qu'elle s'expose à une mort certaine en élisant domicile chez moi.

Je saisis immédiatement un balai, je monte sur un tabouret et j'entame la chasse à l'arachnide.  Perfide, l'arachnide.  Elle s'échappe, je tente de me mettre en travers de son chemin, en vain.  Je me tends, je m'étends... et je m'étale !  Mon pied finit sa chute sur un flacon de parfum qui traînait par là (vous me direz "que fait un flacon de parfum sur le sol", je sais je sais, bordélique je suis, bordélique je resterai).

Aïe !

Je pars ensuite rejoindre des amies pour un repas sympathique et légèrement arrosé.  On mange, on boit, on rigole, on regarde le temps passer.  On se sépare, smack smack, à bientôt.  Je prends le bus.  Je me sens légère légère, il fait beau.  Je descends du bus avec grâce... et je trébuche sur une souche d'arbre mesquine.  Mais que fait donc une souche d'arbre dans un quartier résidentiel ?  Incapable de me retenir à quoi que ce soit, je fais un vol plané... et je m'étale !  Me voici donc à plat ventre en pleine rue.  Derrière moi, j'entends ronronner le moteur du bus, qui n'a pas encore repris sa route.

Aïe !

Vous pensiez que l'aventure s'arrêterait là ?  C'est compter sans ma blonditude...  Ô douleur, la blonditude ronge ma vie.

Retour au bercail, sans encombre.  Petite heure de repos, pour me remettre de mes émotions, panser mes plaies, laver mes fringues souillées par la chute et oublier cet événement dramatique (ah si, dramatique) de mon existence.

Réveil.

Vu la chaleur ambiante, je décide d'arroser les quelques plantes qui ornent ma jolie terrasse (waw, comme je me la pète).  Je saisis mon joli petit arrosoir en galvanisé.  Je le remplis.  J'arrose.  Vu la petitesse de l'objet, un second remplissage s'impose.  Ce que je fais.

Pour une raison toujours inexpliquée, lorsque je sors à nouveau pour continuer à arroser, je le fais en marche arrière.  Va comprendre.  Et il y a une petite marche entre le living et la terrasse.  Toute petite.  Si petite que je l'oublie.  Et que je trébuche, toujours en marche arrière.  J'atterris ensuite sur mon postérieur, que j'ai, fort heureusement rebondi (ça a parfois du bon de faire un mètre de tour de cul), et je me retrouve les quatre fers en l'air, estomaquée par cette troisième chute en quelques heures.

Aïe.

Trois chutes qui résonnent comme un signe du destin ?  En tout cas, comme une invitation à rester couchée, envers et contre tout. 

Bonne nuit.

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs et ses blondieuseries | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

2
fév

La minute blonde anthologique

J'ai vécu hier la minute blonde la plus démentielle de toute mon existence de blonde.  Enfin sans doute la plus démentielle, car mon existence n'est point finie.  Démentielle car c'est pas moi qui ai joué la blonde, pour une fois.  Et démentielle car elle a provoqué un giga fou rire et qu'à l'heure où je vous écris, rien que d'y songer me donne encore une irrésistible envie de me marrer.

(Précision : je la publie bien entendu avec l'autorisation expresse de son auteure).

Nous voilà donc, par un vendredi soir froid et sinistre, réunies, Mostek, Moustique et moi, pour une soirée entre nanas.  Histoire de remonter le moral des troupes, de fêter le nouveau job de Moustique, de discuter, de manger des Mars glacés (enfin sur ce coup-là, j'attends toujours), de rire, de pleurer et de mater des DVD.  Mostek a apporté tous ses nouveaux DVD : que du stressant thrillant angoissant hémoglobinant.  Moustique propose Dirty dancing : adjugé.

Commence alors la séance DVD-Coca-souris Côte d'Or qui sont en fait des éléphants.  En VO, Dirty Dancing, pour la toute première fois.  Et bien croyez-le ou pas, c'est pour moi une immense déception, cette VO.  Le film en perdrait presque sa saveur, tant moi y'en a être habituée à la VF, à la voix sensuelle de Johnny, à la voix gamine de Bébé, et aux répliques cultes, qui ne sont pas pareilles en anglais ma bonne dame : on laisse pas bébé dans un coin, fait plus sec à l'intérieur, j'peux plus passer de toi, Jhoooonny, Frédérique c'est pour moi le nom d'une vraie femme.  Grosse séquence nostalgie, violons et sensualité.  Grand moment d'anthologie Swayzienne (une pensée pour lui, passqu'il va très très beaucoup mal et ça me fait très très beaucoup de la peine).

Une fois le film fini nous zappons sur TF1 et c'est le moment de la minute blonde, mais je ne pouvais passer sous silence cette vision de Dirty Dancing.  Sur TF1 donc, c'est la soirée de l'étrange qui n'a absolument rien d'étrange si ce n'est Dechavanne et Carmouze qui se trémoussent comme deux vers solitaires déneuronés dans un intestin bourré-massacre.

Soudain, le concours du jour.  Enfin un des concours du jour, passque dans ce genre d'émission, y'a un concours avant chaque page de publicitéééééééééés : on annonce le gagnant, on relance la machine pour empocher des sousous sur le compte des téléspectateurs-pigeons.

Le gagnant de l'instant T : « Serge Pignon de Montreuil ».

Et là, comme dans un film, comme au ralenti, Moustique se tourne vers moi et me dit : « c'est dingue, dans ces jeux-là, ce sont toujours des 'petits de' qui gagnent ».

Silence.

Regards stupéfaits.  De Mostek à moi.  De moi à Moustique.  De Mostek à Moustique.

Silence.

Je sens la minute blonde d'anthologie (après l'anthologie Swayzienne, nous restons dans les moments à marquer d'une pierre blanche) arriver en même temps que le fou rire.

Je réponds enfin « mais Moustique, Moustique, Moustique... »

Réponse « ben oui quoi, encore hier, y'avait un jeu, c'est encore un 'petit de' qui a gagné ».

Re-silence.

Re-regards stupéfaits. De Mostek à moi.  De moi à Moustique.  De Mostek à Moustique.

J'insiste « Moustique, mais Moustique, c'est pas ça... Anaïs Valente de Namur, Moustique Trucmuche de Namur, Mostek Bazar de Namur ».  Alors la pièce tombe. Elle a trouvé la fente dans le kinder.

Et le fou rire est là, et bien là.  Vraiment là.

Il restera d'anthologie (décidément), ce fou rire.

Il est clair qu'aucune de nous trois ne regardera plus jamais les résultats de jeux sans avoir un petit sourire en coin.  Il est clair que ni Mostek ni moi ne regarderont plus jamais les résultats de jeux sans avoir une pensée charitable pour Moustique.  Merci Moustique, une fameuse soirée d'anthologie, qu'on a passée chez toi.

Blonde !

 

06:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs et ses blondieuseries | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

27
jui

La minute scientifique

Grande discussion scientifique avec mes collègues vénérées ce jour : kesk'un faucheur, une faucheuse, un faucheux et un cousin...  Vous-mêmes, saurez-vous faire la différence sans consulter Robert ?

Tout ça à cause du magnifique blog d'Olivier !

14:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs et ses blondieuseries | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

16
jui

Une minute blonde ... : Un sac rouge comme un steak saignant

Vous êtes gâtés aujourd'hui, un billet + un gratuit... à découvrir ici...

En fait c'est un billet pour un concours organisé par une blogueuse, que j'ai totalement oublié de publier ici au préalable... Donc un inédit, pour lequel vous pouvez voter en indiquant votre choix en commentaire, s'il vous amuse... j'avoue que cette mésaventure ne m'a pas énormément amusée sur le coup...

Bonne lecture.

 

Un sac rouge comme un steak saignant

Lorsque j'étais jeune, soit il n'y a pas si longtemps (qui oserait dire que je suis vieille ?), j'étais fada de sacs.  Oh, pas des sacs Gucci, Chloé ou Prada, que nenni, point mon budget ma bonne Dame.  Mais des marques plus démocratiques, telles Boo, Paquetage ou Esprit.  J'en avais toute une collection, des sacs à dos, des sacs besaces, des sacs plus chic, dans toutes les couleurs possibles et imaginables.

A cette époque, je m'étais donc offert un magnifique sac d'une couleur indéfinissable, entre le framboise écrasée et la prune avant épluchage (oui, j'épluche mes prunes, et alors).  Je l'aimais mon sac, comme tous mes sacs durant leurs premiers jours de cohabitation, of course (ensuite, j'ai tendance à me lasser, je me lasse très vite, ce qui explique la taille de ma garde-robe et l'absence d'homme dans ma vie, mais soit, là n'est pas le sujet de ce billet).

Par un dimanche estival et ensoleillé (vous voyez donc que ça date de mon jeune temps, du temps oùsque l'été était encore synonyme de soleil et pas encore de tornades, neige ou autres canicules anormales), je me préparais pour un resto entre copines célibataires.  Un resto gastronomique en terrasse, le bonheur.  Nirvanesque.  Et pour l'occasion, j'avais sorti une petite robe glamour, des escarpins à talons (presque) hauts et, bien sûr, mon tout nouveau sac.

Tout nouveau tout beau.

Fière, qu'elle était, l'Anaïs.

Le repas se passe.  Bien.  Très bien.  Et très bon.  Foie gras en entrée, avec son petit confit d'oignons.  Steak d'autruche en plat principal.  Moelleux au chocolat en dessert.  Le tout arrosé de champagne, vin rouge, vin blanc et j'en passe. 

Etant donné mon appétit de moineau boulimique et surtout étant donné la taille gargantuesque du fameux steak d'autruche (que je vous conseille, soit dit en passant, l'autruche étant un animal délicieux, bien qu'hargneux de son vivant), je décide d'emporter un doggy bag, non pour moi (nan, je le jure, je n'emporte jamais de doggy bag dans les restos gastros, je ne le fais qu'avec les pizzas, promis juré), mais pour le félin qui partageait ma vie, à l'époque.

En douce, je glisse le morceau du volatile géant dans une serviette, que j'emballe elle-même dans une autre serviette, elle-même entourée d'une troisième serviette, et je glisse le tout dans mon nouveau sac framboise-prune.  Et le tour est joué.  Ni vu ni connu.

Notre journée se poursuit dans un bar à cocktails et je rentre ensuite chez moi, tard dans la nuit, grisée tant par cette folle journée entre filles que par les grammes d'alcool ingurgités.

Un gros dodo, et il n'y paraît plus.  Fort heureusement, car, le lendemain, une journée de travail m'attend.  Puis une seconde journée.  Puis une troisième.  Une quatrième.  Et enfin une cinquième, me menant au week-end.

C'est le vendredi matin que les conséquences du drame commencent à se faire sentir, dans les deux sens du terme.  Une odeur suspecte dans mon living, que je pense venir du félin, féru d'offrandes odorantes à mon égard, surtout le matin avant mon départ, dans sa litière à peine changée.  Tant qu'à crotter, autant le faire en présence de l'humain, n'est-il point ?  Une fois au bureau, j'ai cependant l'impression que l'odeur m'a suivie, mais j'attribue bêtement cela à un mirage olfactif, sans plus.  De retour chez moi, je constate que l'odeur devient vraiment pestilentielle.  Une décharge à l'abandon, à côté, c'est du pipi de chat, si vous me pardonnez l'expression.  L'odeur ne ressemble plus du tout à une odeur féline.  Clairement.  Indubitablement.  J'entame alors des fouilles dans mon frigo, dans ma poubelle, en vain.  Me penche sur mon évier afin d'en repérer les effluves.  En vain.  Sniffe mes dessous de bras, dans l'espoir d'une révélation fulgurante, genre pustule infecté mal placé.  En vain.

En désespoir de cause, je m'apprête, en attendant d'aller consulter un spécialiste en matière de "nez qui pourrit", à sortir de chez moi afin de rejoindre quelques amis lorsque, saisissant mon sac framboise-prune afin d'y glisser mes clés, je comprends enfin.

Tout.

D'un coup.

D'un bon coup d'odeur nauséabonde récurrente.

L'odeur vient du sac.

Alléluia, j'avais enfin comprendu.

Et je vous le certifie, le steak d'autruche faisandé, ça ne sent pas le poulet grillé !

Depuis lors, j'ai tout essayé, déo pour WC, Numéro 5 Chanel, Fébreze, rien n'y fait.  Mon sac framboise-prune a toujours cette vieille odeur de volaille puante.  Amoindrie.  Mais toujours là.

Illu issue de Petit Bordel.

odeur

odeur2

odeur3
odeur4
odeur5

09:03 Écrit par Anaïs dans Anaïs et ses blondieuseries | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |