8
jan

WC book 2008

Paru sur Madmoizelle (d’où l’usage du « tu »).

Es-tu une chieuse ?  

Je ne me permettrai pas, bien sûr, tu me connais, d’émettre la moindre opinion sur ce sujet… Que vas-tu donc imaginer, moi, oser traiter mes lectrices de chieuses, voyons voyons, comme si c’était mon genre.

Je me dis juste que tout qui aime me lire doit un tantinet se reconnaître dans mes écrits, car ne dit-on pas qui se ressemble s’assemble ?  Et moi, je l’avoue, chuis une chieuse, dans tous les sens du terme…

Tu en tireras donc les conclusions qui s’imposent…

Et vu que je passe pas mal de temps dans mes toilettes, je les ai aménagées afin qu’elles soient confortables : du papier WC assorti à la couleur des murs (indispensable, bien sûr, d’avoir des WC joliment décorés), des livres un peu partout pour éviter l’ennui, et surtout, surtout, comme mes WC sont dépourvus de radiateur et qu’en hiver on se croirait au temps de l’âge de glace (malheureusement sans Scrat, mon petit chéri), j’ai installé une petite chaufferette branchée sur l’interrupteur, ce qui fait que lorsque j’allume, ôôôô miracle, la chaufferette se met au travail et me souffle son air chaud en plein visage : nirvanesque.  Ça donnerait presque envie d’y rester des heures.

Par conséquent, j’ai dégoté le livre du siècle, enfin le livre de l’année plutôt, à offrir, à s’offrir ou à se faire offrir pour commencer ladite année en beauté : le WC book 2008.  

Un livre à laisser en permanence au petit coin et qui propose plus de 600 pages de blagues, de jeux (mots croisés, sudoku), de tests, de citations, de trucs, de conseils pratiques ou rigolos et d’infos people, sans oublier les horoscopes.  

De quoi ne jamais s’ennuyer sur place.

Paraît même que des célébrités l’ont adopté.  Impossible de le vérifier sur place, dommage, mais au moins ça permet de se la péter.  Lorsque les invités s’exclameront « Oooooh, sympa ton WC book », tu répondras « Oui, je sais (air blasé), Laurent Boyer, Philippe Bouvard et Bruno Solo l’ont aussi chez eux ». (tiens, que des hommes…)  Mieux, tu répondras « Oui, je sais, Laurent Boyer, Philippe Bouvard, Bruno Solo et Anaïs Valente l’ont aussi chez eux ».

Comment ça, je me la pète ?

Trois bonnes raisons d’aimer WC Book 2008 :
-    si tu es constipée et que tu squattes le WC
-    si tu as besoin d’être occupée en toutes circonstances
-    si te marrer t’aide à … évacuer

Trois bonnes raisons de bouder WC Book 2008 :
-    si tu es constipée et que tu ne squattes jamais le WC
-    si tu refuses de lire au petit coin, par principe
-    si tu as tendance aux tendinites, car il pèse lourd
wcbook


11:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs joue à MadmoiZelle | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

14
nov

Nicolas Ancion – Nous sommes tous des playmobiles

Paru sur Madmoizelle

Quand j’ai appris fortuitement (pour une fois que je lisais un journal) que l’auteur Nicolas Ancion partait vivre en France, dans le Sud qui plus est, pour se consacrer entièrement à l’écriture, j’ai bavé d’envie.  Bavé comme c’est pas permis.  En France.  Dans le Sud.  Ecrire.  Ça fait rêver non ?  ça fait baver, en tout cas, la petite belge frigorifiée que je suis actuellement.

Alors il a fallu que je sache.  Il a fallu que je découvre qui était Nicolas Ancion, au travers de ses écrits.  Il a fallu que je lise.  Que je découvre le dernier né de cet auteur belge : « Nous sommes tous des playmobiles ».

J’ai lu.  Et j’ai aimé ces dix nouvelles.  Dix histoires.  Des tranches de vie.  Déroutantes.  Choquantes.  Surprenantes.  Parce que les personnages, les playmobiles, ce sont des gens comme toi et moi.  Une vie banale.  Qui dérape.  Parfois.  Un grain de sable dans l’engrenage.  Et une vie bousculée.  Ou bien une vie qui reste banale, mais qui est enjolivée par le grain de sable, qui vient la lisser et la rendre plus douce.

Il y a cet homme qui saisit une opportunité sordide de faire basculer sa vie.  Il y a cet enfant dont le rêve pourrait devenir réalité.  Et surtout, il y a cet homme féru de français, qui va faire l’objet d’une vengeance... très particulière.  Et puis il y a tous les autres.  Frissons et émotions au rendez-vous.

Parce qu’en effet, nous sommes vraiment tous des playmobiles.

Cote d’amour 8.

Une bonne raison d’aimer Nous sommes tous des playmobiles :
- si tu aimes être imprégnée de la pointe de l’orteil à la racine du cheveu par l’ambiance d’une histoire, et le rester quelques heures durant

Une bonne raison de ne pas aimer Nous sommes tous des playmobiles :
- si tu préfères un roman suivi plutôt que plusieurs histoires très différentes les unes des autres

playmobiles

11:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs joue à MadmoiZelle | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

2
nov

Ma mère est une actrice – Alain Teulié

(Puisqu'on est dans la journée "lecture", une chronique parue sur Madmoizelle
 
Quand j’ai appris qu’Alain Teulié sortait un nouveau livre, Ma mère est une actrice, aux éditions Plon jeunesse et qu’il était destiné aux ados ou aux adultes ayant oublié de grandir... j’ai pressenti que j’aimerais.  Et oui, par moments, pas toujours, mais par moments, je me sens gamine, et j’aime ça.  Parce que j’estime qu’il n’y a rien de pire que de devenir totalement adulte.  C’est dramatique, non, d’être totalement adulte ?  Mais je m’égare, je sais.

J’ai dès lors plongé tête la première dans ce petit livre.  Un conte de fées.  Voilà l’expression qui m’est venue à l’esprit lorsque je l’ai refermé, une heure trente plus tard.  Un conte de fées moderne.  Un conte de fées lu d’une seule traite.  Un conte de fées tendre, drôle, captivant et émouvant.  Quatre mots qui résument ces 160 pages.

Je n’ai pas envie de raconter l’histoire.  Raconter, ça gâche tout.  Ça gâche la magie et l’imaginaire.  Je me contenterai de recopier la quatrième de couverture « Ils étaient deux cents ou plus, qui pouvaient appeler un magazine à scandale pour leur dire qu’il y avait un scoop intéressant à décrocher dans un lycée de banlieue.  Une bonne affaire pour un journaliste, avec photos, enquête sur Lola Riviera et moi, couverture et affiches partout sur les kiosques à journaux… Très vite, ce jour-là, je saisis dans quelle situation je m’étais mis. »  Une quatrième de couverture qui laisse présager une drôle d’aventure.  Mais qui ne dit rien sur l’émotion intense qui se dégage du livre.  Dois-je avoir honte de l’avouer, j’ai terminé la lecture en larmes, secouée par de gros sanglots longs.  Un conte de fées.  Et je n’ai pas honte, non, d’avoir pleuré.

L’auteur a un talent particulier, que j’avais déjà repéré lors de ma lecture de « A part ça les hommes vont bien » : il parvient, dans une histoire somme toute au départ drôle et sans autre prétention que de distraire le lecteur, à insérer ces moments d’émotion intense et de réflexion subtile, comme ça, l’air de rien, en douce.  

Extraits :

« Si vous lancez des graines vers les pigeons, ils s’envolent, mais si vous mettez juste les graines dans votre main et que vous la laissez ouverte et tendue vers eux, ils finissent par venir s’y poser ».

« Peu à peu, j’avais fini par oublier ce qui m’avait conduit à négocier ce virage brusque.  Je m’étais habitué.  C’est une des belles qualités de l’être humain, de s’adapter.  C’est aussi le plus grand danger qui menace notre existence.  Les gens ne veulent pas être malheureux.  Pour ça, ils sont prêts à oublier leurs vrais projets.  Oui, à mon avis, c’est terrible de s’habituer.  Demandez-vous à quoi vous avez fini par vous habituer, vous saurez ce qu’il faut changer pour aller mieux ».

Personnellement, j’ai trouvé immédiatement ce à quoi je m’étais habituée, tellement trop habituée.  C’est décidé, ça va changer !

Deux bonnes raisons d’aimer Ma mère est une actrice :
-    si comme moi tu as gardé ton âme d’enfant
-    si tu aimes les jolies histoires non dénuées de réflexion

Une bonne raison de bouder Ma mère est une actrice :
- un sentiment de trop peu à la fin, 160 pages, non, vraiment, c’est trop peu
mamereactrice

18:26 Écrit par Anaïs dans Anaïs joue à MadmoiZelle | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

25
oct

Cadeau – Apolline Elter

(Paru sur Madmoizelle
Dans deux mois c'est Noël !

Avez-vous déjà vos cadeaux ?  Ou êtes-vous plutôt du genre à courir dans tous les magasins le 24 décembre à 16 heures pour trouver un cadeau génial, original, pas trop cher et personnalisé… pour finir, en désespoir de cause, par offrir un bon d'achat pour du parfum ou un livre ?

Moi je fais partie de la seconde catégorie, à mon grand dam et malgré les bonnes résolutions que je prends chaque année.

Ma môman a dû s'habituer à recevoir des "bons pour" de ma part : bon pour ce livre (le dernier Musso, épuisé dans toutes les libraires dès le 24 décembre à 17h, si c'est pas malheureux cet irrespect profond de la clientèle), bon pour un bijou (repéré quelques semaines auparavant mais vendu dans l'intervalle à quelqu'un d'autre, le traître).

Cette année, j'ai dégotté un livre original qui a le grand mérite d'avoir un triple effet.  Oui vous lisez bien, TRIPLE effet.  Mieux que le double effet Kiss Cool, voici le triple effet "Cadeau".  D'habitude, un livre ne sert qu'à être lu et relu, et c'est déjà très bien ainsi.  Mais "Cadeau", d'Appoline Elter, sert à plein de choses.

1er effet : ce livre est un recueil d'idées cadeaux pour toutes circonstances, de la naissance à l'enterrement, en passant par la Saint-Valentin, la Saint-Nicolas (ou la Noël, pour les français) de nos têtes blondes et les cadeaux d'affaires (Boss adoré, prends-en de la graine, la fête des secrétaires, c'est le troisième jeudi d'avril), sans oublier des idées perfides pour « gâter » nos ennemis et des conseils pour un emballage réussi.  Bourré d'humour mais surtout grouillant d'astuces, il se lit avec plaisir et s'avèrera bien utile lorsque la bise sera venue et que vous partirez en virée shopping-cadeaux tardive.  

2ème effet : bonne nouvelle, ce livre est en soi une super idée cadeau.  Car quoi de plus original, pour une prochaine occasion, que d'offrir "Cadeau" … en cadeau !  Et voilà, votre liste pour Noël est déjà quasi prête.  Elle est pas belle la vie ?

3ème effet : l'ensemble des dernières pages du livre étant un registre servant à noter les cadeaux déjà offerts à l'un ou l'autre et/ou les idées qui vous viennent à l'esprit en prévision des prochaines occasions, je préconise, si vous offrez l’ouvrage à une de vos connaissances, de créer d'ores et déjà une page à votre nom, sur laquelle vous indiquerez ce que vous aimez.  Tant qu'à faire… au moins vous serez sûrs de recevoir ce qui vous plaît.  Comment ça, ça ne se fait pas ?  On s’en moque…

Où trouver "Cadeau" ?  Dans toutes les bonnes librairies d'ici peu ou sur le blog de l’éditeur (frais de port actuellement gratuits).

De plus, big méga nouvelle de la mort qui tue, l'auteure ayant appris que mon blog fêtait son premier anniversaire, elle m'a proposé de mettre en jeu deux exemplaires de son livre.  Si vous avez envie, ce dont je ne doute pas, de gagner ce livre, envoyez-moi, par mail impérativement (anaisnamur (at) yahoo.fr - les participations en "commentaire" ne seront pas prises en compte), votre meilleur ou pire souvenir en matière de cadeau…  Les deux mails les plus drôles, originaux ou touchants gagneront un exemplaire de Cadeau.  Les plus jolis textes seront publiés sur mon blog ainsi que sur celui d'Appoline.
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06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs joue à MadmoiZelle | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

19
oct

No Kid – Corinne Maier

nokid
Paru sur Madmoizelle
 
 
Un livre qui s’attaque au plus gros tabou français (et par conséquent belge, puisqu’en matière de tabou, la Belgique est à la France ce le foie gras est au canard), savoir le non désir d’enfant, je prends.  Pire : un livre qui propose quarante raisons de ne pas avoir avoir d’enfants, je prends je prends je prends.  Je veux savoir.  Je prends d’autant plus que l’auteur est maman de deux enfants, et qu’on évitera tout de go les jugements anticipatifs des lecteurs bien pensants, du style « encore une vieille fille aigrie qui crache son venin », sans toutefois malheureusement éviter les jugements du genre « mauvaise mère » (et j’avais bien vu, l’auteur partage mon avis – ou je partage le sien - elle le dit d’ailleurs dès les premières pages). 
 
La lecture promet d’être à tout le moins intéressante.  Peut-être passionnante…
 
Et elle l’est.  Passionnante.  Et drôle, en plus, contre toute attente.  Parfois un peu dans l’extrême au niveau des vérités que l’auteur assène… quoiqu’à bien y réfléchir… pas si extrêmes que ça… ces vérités.

Morceaux choisis :

« Le dialogue parent-enfant, c’est le dîner de cons tous les jours »

« Quand il sera un peu plus grand (l’enfant), il conviendra de donner l’exemple.  Au quotidien, c’est dur.  Se bâfrer de tartines au Nutella sur le canapé, fumer du shit en rentrant du boulot, se siffler une bonne (ou une mauvaise) bouteille au lit n’est pas un spectacle édifiant pour un enfant.  Traîner chez soi avec les cheveux gras et un peignoir sale n’est pas non plus un exemple susceptible de faire de lui un adulte responsable et positif.  Comment, dans un tel contexte, pourrait-il ‘se construire’ ?  Eclater en sanglots en sa présence parce que Josyane vous a fait une crasse ou parce qu’une promotion vous est passée sous le nez est à déconseiller.  Et je ne parle pas du crêpage de chignon avec votre moitié, accompagné de son lot de hurlements et de reproches, autant de scènes qui condamnent votre enfant à des années de divan, si ce n’est à l’alcoolisme et à la délinquance. »

« La malédiction des parents, c’est l’enfant hyperactif, une maladie d’invention récente.  Il y a quelques années, c’était juste un casse-couille ».

Le ton est donné.  L’enfant va s’en prendre plein sa petite gueule d’ange.  Les parents qui se veulent idéaux aussi.

Un livre qui fait réfléchir.  Et rire, les deux n’étant pas incompatibles.

Nul doute qu’il choquera les mères de famille (ou les « merdeufs », comme les nomme l’auteur), dévouées entièrement à la cause des petits chéris d’amour.  Moi, il ne m’a nullement choquée.   Il m’a appris plein de choses, ce livre.  Et confirmé des infos que je savais.  Et il m’a donné envie de tourner 40 fois mon ovule dans mon utérus avant de songer à avoir un enfant…

Un livre à mettre dans les mains de toutes les femmes (et accessoirement de tous les hommes) : il confortera celles qui ont fait le choix de ne pas avoir de marmots et qui n’en sont pas pour autant des monstres d’égocentrisme; il déculpabilisera celles qui ont des enfants et se surprennent à avoir régulièrement envie de les noyer comme des chatons ou de les échanger contre des écharpes Strelli, et qui ne sont pas pour autant des mères indignes.

Personnellement, l’âge avançant, je me questionne de plus en plus sur mon désir ou mon non désir d’enfant…  Après lecture de ce livre, me voici réconfortée : si mon choix s’oriente vers une non maternité, je sais dorénavant qu’au moins une personne sur terre me comprendra, me respectera, et ne me tendra pas un doigt accusateur signifiant « sale égoïste, mauvaise, va te cacher, tu es la honte de la France (en l’occurrence pour moi de la Gelbique) ». 

Soulagement suprême, merci Corinne !

Côte d’amour 9

Deux raisons de lire No kid :
-    si tu souhaites profiter enfin d’un avis éclairé et non « bisounoursé » sur les enfants
-    si tu t’interroges sur ton désir d’enfant et que tu souhaites décider en connaissance de cause

Deux raisons de ne pas lire No kid :
-    si tu es enceinte (sauf si tu as un énorme sens de l’humour et la capacité à prendre le recul nécessaire)
-    si tu as cinq enfants et qu’ils te ravissent jour après jour, sans exception aucune.  Jamais.  C’est compris ?
 
Add du 21/10 : interview de Corinne Maier renseignée par Nuages, que je remercie. 

06:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs joue à MadmoiZelle | Lien permanent | Commentaires (30) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

14
oct

Gloria de Marianne Maury Kaufmann

gloria
Paru sur Madmoizelle. 

Gloria, on ne sait pas grand-chose d’elle.  Même pas son âge.  Même pas son nom de famille.  Même pas sa profession.  Mais on sait le principal : c’est une femme, comme toi, comme moi.  Qui a des coups de blues, qui aime la mode, qui a un psy, qui est amoureuse, qui a des complexes, qui rit, qui râle, qui déprime…  Une femme, tout simplement.

Il m’aura suffi de voir la couverture en librairie, perdue entre quarante autres couvertures, pour avoir une folle envie de découvrir la vie de Gloria.

Et je t’avoue que j’ai bien fait.  Cette découverte fut une réussite.  J’ai adoré.  J’ai beaucoup ri, sans doute car je m’y suis tant reconnue, dans la vie de Gloria, notamment lorsqu’elle évoque son problème de strings dont elle ne sait que faire depuis qu’elle a découvert le shorty, drame ô combien existentiel, tu en conviendras.

Ça se déguste comme un macaron.  Ou comme plusieurs macarons.  Car si tu commences, tu ne pourras plus t’arrêter avant d’avoir lu la dernière page, je te le promets.  Ça se lit vite, c’est de la BD, mais c’est tellement drôle, tellement vrai, que c’est une BD à avoir toujours sous la main (au petit coin par exemple) pour en redéguster une tranche à chaque occasion (et dieu sait que les occasions sont fréquentes… au petit coin).

Ma cote d’amour : 8/10 (8 et pas 10, parce que décidément, c’est trop vite lu).

Trois bonnes raisons de lire Gloria :
- si tu es une femme une vraie, avec ses travers, tu reconnaîtras dans cet ouvrage
- si tu as entamé une psychothérapie, tu éclateras souvent de rire
- si, on t’a raconté, à toi aussi, tant de bobards quand tu étais petite

Une bonne raison de ne pas lire Gloria :
- si tu préfères un ouvrage de 1600 pages à lire durant plusieurs heures, tu risques de rester sur ta faim

18:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs joue à MadmoiZelle | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

14
sep

« La double vie de Pénélope B. », par Anne-Solange Tardy : quand une bloggueuse devient écrivaine…

Paru sur Madmoizelle. 
 
Lors d’un zapping sur blogs (je ne zappe jamais à la TV, mais keske je peux zapper sur les blogs, ma parole), je découvre qu’une bloggueuse (Anne-So, pour ne pas la citer) a écrit un bouquin.  Pour elle, tout s’est déroulé comme dans un véritable conte de fées (ouiiii, les fées existent) : un éditeur passe par hasard sur son blog, aime sa plume, lui propose d’écrire un livre, et non, elle ne se réveille pas à la fin, car ce n’est pas un rêve.  

Abracadabra, quelques mois plus tard, le voilà : « La double vie de Pénélope B. », par Anne-Solange Tardy.

Je décide alors que je dois im-pé-ra-ti-ve-ment lire ce bouquin, dont la couverture me fait déjà définitivement craquer : rouge et glamour, j’aurais presque envie de la dévorer.

La patience étant une qualité dont les fées ne m’ont pas gratifiée à la naissance, je fonce, le jour de la parution en France, dans trois librairies belges, mais bien sûr le précieux ouvrage ne s’y trouve pas.  La Gelbique a encore et toujours deux guerres de retard au niveau édition.

J’use alors de toutes mes relations, je soudoie toutes les personnes que je connais sur le net, je supplie l’auteur de me faire livrer son manuscrit par courrier express, par avion, par pigeon voyageur, voire à pied, si elle a envie de faire une petite marche jusque dans mon chtit pays.

Bingo.  Merci les fées de m’avoir dotée de la persévérance à la naissance.  Quelques jours plus tard, je tiens le livre, oserais-je dire la brique, entre mes blanches mains (semblables à celles de Blanche-neige, mais la comparaison s’arrêtera là).

Je le palpe, je le hume, je le serre contre moi.  Je l’aime.  Il est magnifique. (Et en plus, il est dédicacé).
 
Mais il n'est pas que magnifique, loin de là.  Et c’est là son principal attrait : il est bien écrit.

Très très bien écrit.

Le pitch ?  Une bretonne, récemment montée à Paris, découvre la branchitude de la capitale (le dictat des marques n'est pas près de tomber en désuétude à Paris, croyez-le) et se crée un blog… qui l’entraîne, presque malgré elle, dans une double vie dont elle n’imaginait pas les conséquences.  

Je ne t’en dirai pas plus… car je le sens, je le sais, tu vas te ruer dans la première librairie venue pour te le procurer.  Car, en plus, il est pas cher : 14,90 eur pour des heures de lecture, une tranche de vie parisienne, 342 pages de rire et 30 chapitres de bonne humeur, je te le dis, c’est pas cher !

Ce livre, il est drôle (dès les remerciements, j’étais pliée en deux de rire), il est tendre et il est captivant.    En bref, il est génial, je ne trouve pas d’autre mot (même si je suis convaincue que Pénélope B. va illico m’envoyer un mail pour me dire que « ‘génial’,  c’est dépassé à Paris, trèèèèès chèèèèère Anaïïïïs, vois-tu, tout qui utilise ce terme est immédiatement qualifié de has been, voyons Anaïïïïs… »).

C’est bien simple, du moment où je l’ai commencé, je n’ai pu m’arrêter : je l’ai lu dans le bus, je l’ai lu dans mon bain, je l’ai lu dans mon lit, et je l’ai terminé en douce au bureau (honte sur moi), quasiment en sautant une ligne sur deux tant je voulais connaître la fin.  Ensuite, j’ai ressenti ce petit pincement au cœur, ce vide, ce manque tellement révélateur que l’on endure systématiquement lorsque l’on referme définitivement ce que j’appelle un « bon  bouquin ».

Message subliminal pour mes fées à moi : je voudrais aussi être riche, talentueuse, belle et célèbre, vous pouvez y réfléchir ?

Pour résumer : drôle, réaliste, fashion, attendrissant aussi.  Tout cela dans un seul livre.  A ne pas manquer.

Trois bonnes raisons d’aimer « La double vie de Pénélope B. » :

-    Si tu lis quotidiennement des blogs, tu adoreras découvrir l’envers du décor et, crois-moi, tu ne liras plus jamais tes blogs adorés avec le même oeil
-    Si tu écris un blog, tu ne pourras que te reconnaître, parfois, dans cette tranche de vie d’une bloggueuse attachante et bidonnante
-    Si tu ne lis jamais de blogs (d’ailleurs, c’est quoi un blog ?), cette plongée dans le monde mystérieux et drôle de la blogosphère te convaincra de t’y mettre illico
doublevie

07:42 Écrit par Anaïs dans Anaïs joue à MadmoiZelle | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

24
aoû

J'ai testé la bague au doigt (bis)

Une nouvelle qui se répand comme une traînée de poudre, en Suisse, en Belgique, en France...  Jugez plutôt !  Joli comme tout hein !

Si vous ignorez ce dont je parle, cliquez ici pour lire l'article. 

Et que ça ne vous empêche pas d'aller répondre au sondage, on a dépassé la moitié des votes à atteindre, youpie... Continuez, même si le billet vainqueur se profile à l'horizon (on se croirait dans Secret Story)...

baguebleue

bague

08:43 Écrit par Anaïs dans Anaïs joue à MadmoiZelle | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

15
aoû

Samantha bonne à rien faire – Sophie Kinsella

samantha
Petite critique de livre parue hier sur Madmoizelle, ce « magazenligne » (je viens d’inventer ce mot, pardonnez-moi) formidable qui a eu l’idée (formidable aussi, gnark gnark) de me faire confiance et de publier certains de mes billets.  C’est tellement merveilleux que j’en reviens toujours pas…  Pour retrouver tous mes billets parus sur Madmoizelle, cliquez ici.

Qui ne connaît pas Sophie Kinsella et ses délirantes histoires de l’Accro du shopping ?

Elle nous revient avec une tout autre héroïne, un tout autre scénario, mais toujours aussi délirant : Samantha est une avocate renommée, débordée, overbookée et stressée.  Rien ne compte pour elle que ses projets professionnels et la promotion qui l’attend.  Manque de bol, elle commet une bévue effroyable le jour même de ladite promotion et fait perdre une somme d’argent monstrueuse à son plus gros client.  Paniquée, elle s’enfuit sans donner son reste, et se retrouve, par une série de malentendus abracadabrants, bonne à tout faire chez un riche couple anglais.  Elle qui ne sait pas faire cuire un œuf va se retrouver confrontée à des difficultés plus ardues encore que le pire des dossiers qu’elle a traités dans sa vie d’avocate…

Voici donc un livre à la Sophie Kinsella, à savoir toujours dans une certaine démesure, mais tellement drôle.  Qui n’a jamais eu cette sensation de devenir une femme débordée par son travail ou son existence, qui en oublie les petits plaisirs simples de la vie : regarder un coucher de soleil, patauger dans l’eau un soir d’été, dévorer un pain qui sort du four… et aimer, tout simplement.  Qui n’a jamais eu le sentiment d’être totalement dépassée par la situation, qu’il s’agisse de boucler un dossier ou de faire cuire un cake ?  

Cette jolie histoire, quoique farfelue, garde le mérite de nous faire réfléchir, entre deux crises de fou rires, au sens de la vie.  Joli pari pour un livre issu, il faut le dire, de la « chik lit ».

De plus, je te promets une scène de jardinage trèèèèès trèèèèèès particulière.  Après lecture, tu seras toute chose, et tu ne regarderas plus jamais une framboise du même œil…  Rien que pour cette scène, qui se trouve à la page… euh non, je garderai le secret (je te vois d’ici te ruer en librairie pour ne lire que ces quelques pages, grosse coquine !), le livre vaut le détour.

Message subliminal pour l’auteur : à quand un nouveau volume de l’accro du shopping ?

3 bonnes raisons d’aimer Samantha bonne à rien faire…
- si tu cherches de quoi te détendre à la plage et sous le soleil
- si tu te reconnais dans la description « femme d’affaires débordée »
- si tu te reconnais dans la description « cuisinière du dimanche »

2 bonnes raisons de bouder Samantha bonne à rien faire…
- si tu n’as pas aimé la série des « Accro du shopping » (mieux vaut alors ne pas insister)
- si les histoires délirantes rocambolesques ne te font pas rire

En conclusion : un chouette livre, à dévorer de préférence au soleil, doigts de pieds en éventail.  

Ma note : 8/10

20:49 Écrit par Anaïs dans Anaïs joue à MadmoiZelle | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

21
jui

Fils à papa

Paru sur Madmoizelle.be. (si vous m'y cherchez, cliquez sur "rédac" à droite en haut, Ecriveuz, et cherchez Anaiiiiiiiiis.

Il m’a invitée au resto et j’ai accepté. Nous n’avons pas beaucoup discuté, mais je fais confiance au destin qui m’a déjà tellement gâtée (ne riez pas sous cape, riez plutôt à gorge déployée devant ce trait d’humour aussi fin que ma ligne). Et puis il fait beau. Et puis j’ai envie d’être en terrasse. J’adore les terrasses. Que ne donnerais-je pas pour un repas en terrasse. Tout. N’importe quoi. Bêta.

Me voilà donc partie en direction de la terrasse où je suis censée le retrouver.

Il m’attend. Il est là. Pitiéééé, je peux partir en courant. Non, ma bonne Dame, votre éducation vous l’interdit. Vous avez vécu suffisamment de lapins dans votre courte (enfin courte, laissez-moi rire) vie pour en faire subir un à la gent masculine. Assumez assumez.

J’assume.

J’y vais. Le pas lourd. La démarche lente. Je ne le sens pas. C’est physique. C’est viscéral.

Il est petit. Même assis, il semble petit. Ratatiné sur sa chaise. Lunettes. J’adore les lunettes sur les bruns ténébreux, pas sur les petits ratatinés. Ça fait intellectuel. Ça me rappelle trop mon adolescence où mes lunettes à moi m’ont valu ce surnom. Passque j’avais des bésicles. Passque j’étais première de classe. Du coup j’étais taxée d’intellectualisme. Faux. Je n’en touchais pas une, ou presque. Les apparences sont tellement trompeuses. Keske j’en pouvais moi si j’avais le QI et la plastique de Sharon Stone. Meuh non je rigole. Pour la plastique, s’entend. Bref, l’intello de service, c’était moi. Du moins le croyaient-ils. S’ils avaient su qu’à l’époque déjà je passais plus de temps devant Santa Barbera ou Beverley Hills que sur mes notes de cours. Etudier me répugnait. Je n’aimais qu’une chose : les dissertations. Déjà.

Revenons à nos moutons, en l’occurrence cette terrasse où siège l’intello qui m’attend impatiemment. On dirait un Fils à Papa intello.

Qu’importe Anaïs, ne te fie pas aux apparences. Crois en ton étoile. Crois en la lasagne bien chaude que tu vas commander sur cette terrasse bien chaude également. A défaut de coup de foudre amoureux, crois en un coup de foudre gustatif.

Je m’approche et je m’installe en face de Monsieur Fils à Papa.

Et l’enfer commence. Il est d’un ennui mortel. Je l’écoute me débiter son monologue aussi passionnant que la lecture de l’encyclopédia universalis, sirotant le coca qu’il a daigné m’offrir. D’apéritif, il n’est pas question.

Il bosse pour papa (j’avais vu juste, un Fils à Papa), dans la big méga société de papa cotée en bourse au profit inversement proportionnel à la taille de fiston. En quelques instants, je sais tout de la société de papa.

Pause. La carte arrive. Je salive en pensant à la lasagne qui va m’occuper quelques instants. Fils à Papa me propose un carnaval de pâtes. J’aime pas les carnavals de pâtes. Toujours cette vague impression qu’on me sert les restes en mini-portions. Mais sur cette terrasse encore toute chaude du soleil de l’après-midi, on ne sert les carnavals de pâtes que pour deux. J’accepte donc de prendre un carnaval de pâtes, à contrecoeur.

Une fois le problème de la commandé réglé, Fils à Papa en revient à son sujet de prédilection : la boîte de papa. Et la voiture que la boîte de papa lui a offerte : direction assistée par diverses choses dont GPS mondial, ABtruc pour freiner à la vitesse de l’éclair, jantes en or, sièges en cuir de baleine, lecteur DVD (très utile, le lecteur DVD, pour se mettre en pilotage automatique sur l’autoroute, regarder Pretty Woman et se crasher au premier virage), mini bar (moi j’appelle ça une boîte à gants réfrigérée mais qu’importe). Ah qu’elle est jolie la voiture payée par la boîte de papa.

Le repas arrive, interrompant notre discussion passionnante. Je n’ai toujours pas su en placer une. Ce qui me permet une concentration minimale : de temps en temps un regard, de temps en temps un petit signe approbateur de la tête, de temps en temps un grognement, et le tour est joué. Qu’il mange, ça me fera des vacances.

J’ai rêvé trop vite. Manger ne l’empêche pas de parler. Je me plonge attentivement dans mon trio de pâtes, histoire de le faire taire, en vain. Il embraye sur son GSM. Enfin, le GSM offert par la boîte de papa. Avec toutes les fonctions possibles et imaginables : lecteur MP3, ouvre boîte, « organizer », couteau suisse, 869 sonneries, pliable en huit. Ah bon, un GSM ça ne sert pas qu’à envoyer des SMS et à ne pas entendre les gens appeler ? Première nouvelle.

J’entame difficilement la phase digestive. Ma concentration est identique à celle d’un unicellulaire. Mes paupières sont aussi lourdes que l’ego de mon Fils à Papa, lequel me parle maintenant de la carte de crédit de la société de Papa. En or la carte, waw qu’elle est belle. J’ose une question « le repas de ce soir, payé par la société de Papa via la carte de crédit de la société de Papa ? »

Il prend l’air outragé de l’homme accusé d’un manque de galanterie, ne me propose point de dessert, règle l’addition et s’en va, carte de crédit de Papa dans le portefeuille en crocodile du Pérou offert par la boîte de Papa, retrouver sa voiture subsidiée par l’entreprise de Papa.

Oups, il a oublié le GSM dernier cri … Je ne pousse aucun cri pour l’avertir, et je vais prendre mon bus, avec mon abonnement payé par bibi, dans mon sac mon vieux GSM sans fonction subsidié par bibi, dans mon portefeuille Mickey, une Visa bleue qui ne connaît pas la couleur de l’or. Je suis bien. Je respire. Il fait doux. Faut que je rentre, chez moi (Brel).

A noter dans mon carnet magique pour m’en souvenir : un repas en terrasse, d’accord, mais pas avec n’importe qui.

Et un dessin de Flo, qui a magnifiquement cerné la "chose", savoir le fissapapa... Merci Flo (allez la découvrir dans mes liens d'Artisss)filsapapapt

11:39 Écrit par Anaïs dans Anaïs joue à MadmoiZelle | Lien permanent | Commentaires (17) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

25
jui

« Parce que je t’aime » - Guillaume Musso

Paru sur MadmoiZelle.

Je suis devenue lectrice de Guillaume Musso totalement par hasard et non après avoir lu les critiques dithyrambiques qui fleurissent partout à son sujet depuis 2004, année de sortie de son premier roman à succès.

Un jour, j’ai acheté son second roman, « Sauve-moi », ignorant tout de l’auteur, attirée par la couverture.

Je l’ai remisé dans ma bibliothèque, dans l’attente d’une période propice à la lecture.

Et il y est resté.

Longtemps.

Puis, je l’ai lu. Et j’ai aimé. J’ai adoré. J’ai pleuré. J’ai vibré.

Longtemps, je l’ai pourtant appelé Maxime Russo, parce que ça sonnait bien et parce que je ne parvenais pas à retenir ce nom : Guillaume Musso.

Que te dire de son dernier né, « Parce que je t’aime » ? Qu’il commence par une requête importante de l’auteur : pour préserver la surprise, ne révélez pas la fin de ce livre à vos amis. J’approuve. Et je ne révélerai pas le milieu non plus. Mais à mes ennemis, je peux révéler la fin, dis Guillaume, je peux ?

Que te dire d’autre ? Que la quatrième de couverture est la suivante : Layla, une petite fille de cinq ans, disparaît dans un centre commercial de Los Angeles. Ses parents, brisés, finissent par se séparer. Cinq ans plus tard, elle est retrouvée à l’endroit exact où on avait perdu sa trace. Elle est vivante, mais reste plongée dans un étrange mutisme. A la joie des retrouvailles, succèdent alors les interrogations. Où était Layla pendant cette période ? Avec qui ? Et surtout : pourquoi est-elle revenue ?

En lisant ça, tu as tout compris et tu n’as rien compris. Tu as compris que, comme dans chaque ouvrage de Guillaume Musso, tu vas plonger, être aspirée dans une histoire d’amour, de sentiments, de douleurs, d’angoisses et de peur, de suspense et de pleurs, le tout arrosé du soupçon de fantastique qui lui est propre. Et comme il le demande, je n’en dirai pas plus. Non, rien de plus, nul besoin d’insister, je resterai plongée dans mon mutisme, comme Layla.

Que te dire de plus ? Qu’à la page 212, il écrit « l’amour, c’est la seule chose intéressante dans la vie ». Etrangement, quelques heures plus tôt, j’ai tenu le même discours. Etrange.

Que te dire enfin ? Que les livres de Musso sont des thrillers humains. Pas des thrillers où les tueurs en série se livrent à diverses expériences macabres. Non. Des thrillers du quotidien. Avec des personnages qui pourraient être toi, qui pourraient être moi. Voilà ce qui différencie les écrits de Guillaume Musso des thrillers traditionnels.

Les livres de Musso sont des histoires d’amour. L’amour sous toutes ses formes. Pas juste les petits cœurs qui volent au-dessus des visages béats des héros. Des histoires de haine aussi. De regrets. De remords. La vie, tout simplement, avec ses difficultés, ses douleurs et ses joies. Voilà ce qui différencie les écrits de Guillaume Musso des histoires d’amour traditionnelles.

Si, comme moi, tu adores les histoires d’amour. Si, comme moi, tu adores les thrillers. Si, enfin, tu ignores tout de Guillaume Musso, cours, vite, très vite, acheter ses quatre livres. Les quatre d’un coup, oui. Je te le promets, tu ne seras pas déçue. Et si tu connais déjà les livres de Musso, je suis convaincue que j’arrive trop tard et que tu l’as déjà acheté, son petit dernier...

Message subliminal pour l’auteur : A quand le prochain ? Un par an, c’est pas assez.Message subliminal pour l’éditeur : pas de faute (juste une coquille), je ne postule donc pas comme correctrice, sauf si vous insistez.

2 bonnes raisons d’aimer Parce que je t’aime…- un savant mélange de sentiments, de suspense et de surnaturel- une fin inattendue

1 bonne raison de bouder Parce que je t’aime …- si tu n’as pas aimé ses précédents livres (mais est-ce possible ?)musso

07:12 Écrit par Anaïs dans Anaïs joue à MadmoiZelle | Lien permanent | Commentaires (16) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

23
jui

Demoiselle d’horreur

Paru sur MadmoiZelle .

Avec la période des petites fleurs, du soleil et du bonheur qui passaient sur la mer (Joe Dassin, l’été indien) revient la période cruelle des mariages.

Y a-t-il quelque chose de plus terrorisant pour une célibataire qu’entendre parler mariage ? Oui : devoir assister à un mariage. Pire, l’horreur suprême : être demoiselle d’horreur, oups, demoiselle d’honneur à un mariage.

D’abord, se pointer seule à un mariage, c’est le pire supplice que j’aie jamais connu. Tout ce bonheur qui me saute au visage, cet amour qui coule, qui déborde de partout, c’est tellement beau… et tellement triste. J’ai beau me préparer psychologiquement, après un mariage, je suis totalement anéantie, il ne reste que des petits bouts de moi que personne ne ramasse, même pas un autre célibataire. Parce que ce mythe des mariages qui foisonnent de célibataires, je veux bien y croire, mais je l’ai jamais vécu. Les mariages auxquels j’ai assistés sont toujours pleins de couples heureux fiers de l’être. Point barre.

Mais il existe bien pire encore. Le summum du cauchemar, c’est d’être témoin, ou demoiselle d’honneur, à un mariage. Je l’ai vécu trois fois déjà. TROIS FOIS. Et j’ai à chaque fois été émue aux larmes, gros veau féminisé que je suis. Ravie de cet honneur qui m’était fait. Rêveuse. Et j’ai fini au lit, dans un état proche de la limace en train de fondre sous l’effet des granules diaboliques. Il faut du temps pour se remettre de pareille épreuve.

Car je l’avoue, pour moi, y’a rien de plus beau qu’un mariage (même si trois mariages sur quatre finissent en divorce, gnark gnark, n’est-ce pas plus équitable ainsi, vis-à-vis des célibataires ?), que les mariages m’émeuvent au plus haut point et que oui, je l’avoue, je le crie, je le hurle, me marier, en blanc meringue (enfin, plutôt blanc cassé), en long avec une traîne de six mètres, devant le bon Dieu et toute sa clique, recevoir du riz plein les yeux, embrasser l’élu à pleine bouche devant tous ceux que j’aime et qui partageront ce moment, entamer une danse sur « notre » chanson, passer notre nuit de noces dans un palace, et croire que ça durera toute la vie, ça reste mon plus grand rêve. Et j’en fais le serment, je ne demanderai pas à des copines célibataires d’être demoiselles d’horreur. Promis juré craché.

Je lui dédie ce billet, elle se reconnaîtra, elle qui, en ce grand jour, se marie. Un billet qui n’est pas plein de colombes, de riz et de pétales de rose. Un billet à la Anaïs. Une célibataire peut-elle décemment parler de mariage avec des fleurs plein la bouche ? J’espère cependant que ce ch’tit cadeau lui fera plaisir…

Message subliminal : qui veut me demander en épousailles, là, tout de suite, soyons fous… Illustration de Flobert http://floko.unblog.fr/ demoiselle_d_horreurpt

08:27 Écrit par Anaïs dans Anaïs joue à MadmoiZelle | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

19
jui

Christooooooophe

A voir sur MadmoiZelle.

Ce n’est plus un secret pour personne (du moins pour ceusses qui me connaissent très très très bien), je suis raide dingue de Christophe Willem.

Oh oh, je vous arrête de suite, vu mon âge déjà avancé, quand je parle d’être raide dingue, j’entends de sa musique, de sa voix, de sa personnalité. J’ai passé l’âge de jouer à la midinette qui hurle Christooooooooph dès qu’elle aperçoit un bout de sa tête de tortue au détour d’un couloir (car oui, j’ai eu la chance de le croiser, de l’approcher, de le photographier – je peux fournir cette photo inédite aux fans en délire qui me la demanderont gentiment -, et d’obtenir un autographe, aaaargh je me la pète grave).

Par conséquent, je me suis offert son premier album, afin de pouvoir entendre sa voix me susurrer plein de choses à tout moment du jour ou de la nuit. C’est pas cher payé pour avoir Christophe entièrement à moi.

Et je le dis tout de go : no regrets.

Cet album devrait être remboursé par la sécu. C’est l’antidépresseur du siècle.

L’avantage d’un premier album, c’est qu’on ne s’attend à rien de particulier. L’inconvénient d’un premier album, c’est qu’on ne s’attend à rien de particulier. D’autant que le Sieur Willem est issu, comme tout le monde le sait (à moins d’avoir vécu en Ousbékistan ces derniers douze mois), du télé crochet de M6, « Nouvelle Star ». Sûr que d’aucuns l’attendent au tournant…

Recette de cet album réussi : une bonne dose de disco pour le fun, un zeste de mélancolie pour la nostalgie, le tout arrosé d’une voix charismatique. Outre « Double Je » (avec Zazie en choriste, rien que ça, ça vaut le détour) et « Elu Produit de l’année » (jolie pratique de l’auto-dérision), très dansants, je ne peux que conseiller « Kiss the Bride », encore plus dansant, c’est dire. « Jacques a dit » est également, dans un genre totalement différent, une magnifique réussite, jonglant entre jeux de mots et mélodie tendre. « Demain » me rappelle les succès des sixties, et j’aime ça. En bonus anecdotique : « La tortue… ». Quinze titres (dont deux remix) à savourer sans modération, particulièrement les jours de blues.

En résumé : les chansons de Christophe Willem contiennent sans aucun doute des phrases subliminales, passque dès que j’entends les premières notes, je me surprends à hurler comme une damnée, en me déhanchant seule dans mon salon, comme une danseuse professionnelle sur le retour.

Je vous le disais, Christophe, il devrait être remboursé par la sécu…

Trois bonnes raisons d’aimer Inventaire :
- son dynamisme
- sa voix tellement particulière
- Christooooooof


Une bonne raison de bouder Inventaire :
- sa voix tellement particulière

Et un chtit dessin de Flo pour illustrer mon fanatisme, un.christoooooooophept

07:24 Écrit par Anaïs dans Anaïs joue à MadmoiZelle | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

13
jui

Rituels gustatifs

Paru ce jour sur MadmoiZelle.

Vous avez, vous aussi, vous petits rituels gustatifs ? Moi, par exemple, je dois manger en portions égales. Si je me fais des tomates mozzarella jambon de parme, je découpe consciencieusement le tout pour avoir un lot de trios bout de tomate/bout de mozza/bout de jambon. Idem pour la purée petits pois saucisse (et trier les pois, ça prend un temps fou). J’en connais certains qui mangent d’abord toute la viande, puis tous les légumes et enfin tous les féculents. Etrange aussi. Sont-ce des tocs ? Et puis on s’en balance, l’essentiel n’est pas là.

L’essentiel est que j’ai d’autres rituels bien plus étranges, que je vous fais partager.

Comment manger un cake Zébra :
Décoller délicatement le papier qui entoure le cake, en vous concentrant pour récupérer, si possible directement avec les dents, les coulées de sucre blanc collées audit papier
Avec une douceur infinie, décoller la couche de sucre du cake, l’idéal étant d’arriver à en obtenir un seul morceau (rassurez-vous, les premiers essais sont toujours infructueux, mais avec le temps, vous êtes capables d’y arriver)
Mettre les morceaux de côté
Manger le cake
Savourez les morceaux de sucre
Enfin, avec l’ongle ou l’incisive, racler le cake collé au papier, afin d’obtenir un papier entièrement propre
Alternative : avaler goulûment le cake Zébra

Comment manger un Ferrero Rocher (valable aussi pour les Rafaelos) :
Déballer le Ferrero, l’admirer, le humer
Croquer le Ferrero pour avoir accès à la Nutella
Laper doucement la Nutella avec le bout de la langue (ça devient hot)
Avaler (trèèèèès hooooot)… la noisette
Dévorer le reste du Ferrero Rocher
Alternative : avaler goulûment le Ferrero Rocher

Comment manger un Delichoc (Bichoc pour les vieux de la vieille tels que moi) :
Enlevez tout le tour en chocolat du biscuit (même les côtés difficiles) avec les dents
Laissez fondre le chocolat en bouche (sans le recracher)
Dégustez ensuite le biscuit (vous pouvez également manger d’abord tout le chocolat qui le recouvre, mais la tâche est malaisée)
Alternative : avaler goulûment le Délichoc

Comment manger un Melo-Cake :
Percez le Melo-cake avec les dents ou le doigt
Léchez la mousse blanche qu’il contient, en alternance avec des petits bouts de chocolat
Terminez par le biscuit
Alternative : avaler goulûment le Melo Cake (à ne pas faire au bureau, c’est toujours à ce moment que vous devez décrocher le téléphone, avec votre tête de hamster boulimique)

Comment manger M&Ms sans cacahuète (Bonitos pour les vieux de la vieille tels que moi) :
Prendre un ou deux M&Ms dans la bouche
Les laisser fondre jusqu’à ce que le chocolat ne soit plus recouvert que d’une mince pellicule de sucre
Prendre délicatement chaque M&Ms entre les dents
Exercer une très légère pression pour diviser le M&Ms en deux dans le sens de la hauteur
Laper le chocolat fondu qui se trouve à l’intérieur (très difficile, mais là encore, l’expérience aide)
Croquer le reste de sucre
Alternative : prendre 10 à 15 M&Ms en bouche, mâcher nerveusement jusqu’à obtention d’une pâte chocolatée, avaler goulûment (pour faire rire les amis, ouvrir la bouche avant d’avaler)

Comment manger un Prince :
En tournant lentement les deux parties du biscuit, les séparer
Lécher la farce chocolatée ou vanillée (vous pouvez aussi la décoller avec les dents)
Manger les biscuits (ou les jeter, si vous n’aimez que la pâte chocolat, après tout, rien ne vous oblige à les manger)
Alternative : avaler goulûment le Prince

Voilà ce que j’appelle un listing fourni d’orgasmes gustatifs… Bon appétit !

Et un dessin de Makooooooooo ! Dans mes artissss', là, à gauche, un lien vers chez elle...prince_orgasmiquept

18:28 Écrit par Anaïs dans Anaïs joue à MadmoiZelle | Lien permanent | Commentaires (22) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

5
jui

A part ça, je vais bien…

Je vous avais parlé de ce livre que je m’étais offert, je l’ai maintenant terminé et sa critique est sur MadmoiZelle et ci-dessous.

A part ça les hommes vont bien…

D’Alain Teulié, éditions Plon

Ce matin-là, Mathieu se réveille seul, Hélène est déjà partie. C’est évident, elle ne l’aime pas. C’est toujours le risque avec une fille qu’on a rencontrée la veille dans le métro ! Ainsi commence le journal de Mat… Il a presque trente-six ans, et sa vie sentimentale est un désastre. Ses amis ne sont pas mieux. Des trentenaires qui attendent l’amour comme un train en retard. En fait de célibattants, ils sont plutôt célibattus ! Mais Mat a décidé de ne pas lâcher l’affaire : la femme de sa vie est forcément quelque part…

La quatrième le couverture est prometteuse « Mat est bel et bien un Bridget Jones au masculin ! »

Et c’est exact. Mat, c’est Bridget Jones, en mec. Et ça fait un bien fou, pour changer, de lire les mésaventures amoureuses d’un homme, un vrai. J’en ai plein mes bibliothèques, des histoires de célibattantes chroniques. J’adore ça, mais il était temps qu’un homme s’y colle. Un mec comme on les aime, qui a envie d’aimer, qui a peur d’aimer, qui croit aimer jusqu’à ce qu’il réalise que, non, ce n’est pas encore pour cette fois.

Mat décide alors d’écrire un blog pour faire le bilan de sa vie. Un bilan mitigé… Un job soporifique dans le monde de l’édition, des ex toutes plus déjantées les unes que les autres, quelques copains par ci par là, une meilleure amie aux neurones de blonde, un père qui s’autoproclame écrivain et une nouvelle réceptionniste qui le fait craquer.

Un livre qui détend, un livre qui fait énormément rire. Mais également un livre tendre et quelquefois émouvant. Un livre qui, bien que « Bridget Jonesien » (à savoir catalogué par d’aucuns comme superficiel), a le mérite de faire réfléchir, car on fait tous un jour ou l’autre le bilan de sa (courte) existence. Un livre à offrir aux phobiques de l’engagement et à tout homme qui un tantinet a le sens de l’humour.

PS : J’allais ajouter que, qualité supplémentaire, le livre ne contient pas de fautes d’orthographe (celui que je lis en ce moment m’en a déjà offert quatre en dix pages, ça commence mal), ce qui est un avantage non négligeable. Malheureusement, en vous recopiant la quatrième de couverture, y’en a une grosse qui m’a sauté aux yeux… Tant pis, rien n’est parfait. Surtout pas moi. Et surtout pas Mat. C’est pour ça qu’on s’y attache tant au fil de la lecture.

Message subliminal pour les éditions Plon : besoin d’une correctrice ? Message subliminal pour l’auteur : envie de connaître une petite belge ?

En bonus, extrait d’un mail reçu de l’auteur via MadmoiZelle… J’ignore totalement comment il a eu (si vite) connaissance de mon billet, mais c’est vachement sympa de sa part. Aaaaaaaargh, j’ai reçu un mail d’un célébrissime auteur célibataire parisien beau et sympa, aaaaargh.

« J'use de votre adresse mail pour adresser mes remerciements à Anaïs pour son si bel article sur mon dernier livre : "A part ça, les hommes vont bien..." Elle en parle mieux que je ne le fais moi-même en promo, et je m'en inspirerai pour les prochaines fois... La Belgique m'a fait récemment un accueil trèschaleureux, entre autre la RTBF. Je suis heureux d'être si bien reçu par ce pays que j'apprécie beaucoup. Amitiés à Anaïs, donc, et à l'équipe de MadmoiZelle.com. Alain Teulié »à part ça

07:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs joue à MadmoiZelle | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
mai

Fashion victim un jour, fashion victim toujours...

Premier billet paru sur MadmoiZelle.

Etes-vous, comme moi, fashion victim ? Victime dans le sens où moi, les nouveautés, lorsqu’elles sont nouvelles (logique), je crie au scandale, à l’horreur putride, puis, à force de les voir, les revoir, les re-revoir dans les vitrines, dans les magazines, et bien je finis par craquer. C’est ça, pour moi, une fashion victim. Petite chose tellement influençable que je suis.

J’ai ainsi craqué, après avoir ouvertement critiqué, pour les santiags (dans mon très jeune temps), le pantalon jodhpur, les bottes hautes (tant haïes lorsque la mode était aux bottillons), les chaussures de bowling, les bottes/baskets, les couleurs flashy, les pois, les épaulettes de catcheuse, l’absence d’épaulettes, les armatures et les strings. Par contre, les strings pour pied, pas moyen, c’est pas que j’aime pas, c’est que mon gros orteil et son voisin refusent catégoriquement de subir cette souffrance.

Depuis quelques temps, je hurle au scénario catastrophe en voyant le grand retour des pois et du legging dans tous mes magazines. My god, comment ce moule fesses/moule cellulite peut-il revenir à la mode en 2007 ? « On en reparlera lorsque tu auras acheté un legging blanc à pois roses, me dit ma petite voix intérieure ».

Que dire alors de l’arrivée imminente des sabots en plastoche (crocks qu’on dit quand on est « in ») dans mon petit pays (la Gelbique, pour les nouveaux ou ceux qui ne suivent pas). On a toujours une guerre de retard, ici. Même si je les trouve immondes, j’ai une tendresse particulière pour ces sabots en plastique. Ça me rappelle l’époque des sabots, dans mon tout tout jeune temps (9 ans). Mais si, rappelez-vous, du moins ceusses qui sont aussi vieux que moi, ils étaient en cuir, avec une lanière réglable qu’on mettait soit derrière pour bien soutenir nos petons de gamines, soit devant, rabattue sur le dessus du sabot (mais ma môman me l’interdisait, « va pas te casser la figure avec ça ma fille »).

Alors, qui sait, je vais peut-être, nostalgique, m’offrir des sab… euh des crocks.

Seul bémol ? ça doit faire horriblement mal de porter ça, surtout quand on a des pieds de canard comme moi. Rien que de les voir j’ai mal, je sens les cloches pousser comme des boutons d’herpès chez les virussés.

Pour faire le jardin, peut-être ? Sauf que j’ai pas de jardin… J’achète d’abord les crocks puis je cherche une demeure avec jardin ?modefinipt

18:56 Écrit par Anaïs dans Anaïs joue à MadmoiZelle | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |