11
oct

L'après FIFF – Je te survivrai

Par le plus grand des hasards, je me suis replongée dans une ambiance très Fiffienne, en regardant Je te survivrai, un film franco-belge, mais aux accents très belges, même namurois d'ailleurs (quand les personnages vont manger chez El greco et parlent de la chaussée de Marche, on sait qu'on est à Namur). Un film subsidié par le FIFF, d'après son générique, dont j'avoue n'avoir jamais entendu parler avant ce soir. 

Jonathan Zecca (craquant acteur) y incarne un agent immobilier ambitieux et particulièrement antipathique de prime abord, qui voue une haine féroce à sa voisine, une sorte de mégère non apprivoisée qui vit dans une caricature de maison (ça fait vraiment sorcière dans sa masure). Il rêve de s'approprier son logement et la parcelle qui le jouxte, pour s'en faire un golf. Mais elle ne meurt pas... 

Un jour, il songe à ce puits situé dans son jardin, qui alimente la vieille en eau, et décide d'aller y jeter un œil. 

Sauf qu'il y tombe et que la seule personne apte à l'entendre et lui porter secours... c'est la sorcière d'à côté. 

Je vous conseille ce film à la fois drôle et cynique, touchant par moment aussi. Et puis c'est du belge, presque à 100 % (seul le réalisateur est Français).

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10
oct

FIFF – une rencontre magique en guise de cerise sur le gâteau

Pour finir en beauté ce 29e FIFF, je suis allée à la rencontre d'Audrey Tautou. Après un peu de file et un chouia de patience (et pour l'anecdote, après mon traditionnel Quick du FIFF et ma séance de shopping quotidienne – le FIFF est une ruine pour mes finances), la voilà. Audrey. 

Toute simple, toute fluette, elle semble de prime abord un peu mal à l'aise, ce qu'elle avoue tout de go : elle n'a pas l'habitude de ce type de rencontre avec son public. Elle avoue également manquer de confiance en elle, au fil des anecdotes, et c'est palpable à l'humour qu'elle distille durant toute l'heure, s'étonnant que nous ne dormions pas, que nous soyons là rien que pour elle, comptant les déserteurs (je comprends mal l'intérêt de venir pour partir durant la rencontre, ce que je trouve vachement irrespectueux, mais soit). 

Une rencontre magique, drôle, emplie d'anecdotes captivantes, pleine de sensibilité aussi, tout comme cette actrice forte et fragile à la fois, que j'aime énormément. Ravie que ce moment ait confirmé tout le bien que je pensais d'Audrey Tautou. 

En cadeau, ensuite, Dieu est grand, je suis toute petite, que je n'avais jamais vu et que j'ai eu énormément de plaisir à découvrir. 

Une envie désormais : revoir quelques films d'Audrey, mes chouchous Ensemble c'est tout et La délicatesse, mais aussi Venus beauté institut et Un long dimanche de fiançailles. 

Merci. Et à l'année prochaine pour le 30e FIFF. 

Une superbe photo souvenir ratée (mais pourquoi j'ai oublié mon bon appareil, pourquoi?)

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10
oct

FIFF - Terre battue

Alors que Jérôme perd son job dans la distribution et tente de se lancer à son propre compte, alors que son couple avec Laura bat de l'aile, Ugo, son fils, tente de percer dans le domaine du tennis, où son talent semble prometteur.

Dans ce milieu de la compétition, tant professionnelle que sportive, père et fils vont se côtoyer, se découvrir, apprendre les difficultés de la réussite et ce à quoi elle peut mener.

Superbement interprété par Olivier Gourmet (que j'aime décidément beaucoup beaucoup) et le charismatique Charles Mérienne (sans oublier Valéria Bruni-Tedeschi), voilà un film un peu autobiograpique qui accroche dès la première minute, et ne lâche le spectateur qu'après la balle de match (ouais, elle est facile, je sais). J'ignorais ce qui avait inspiré le réalisateur (un fait divers), l'effet de surprise fut donc total... et totalement réussi.

A voir !

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20:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

10
oct

FIFF - Le goût des myrtilles

En sortant de la séance, j'ai été interpellée par Canal C, qui voulait mon avis sur le film. Outre le fait que je déteste être filmée, je n'ai pas voulu le donner, car je n'ai pas aimé. Et même en n'ayant pas aimé, je n'ai pas envie de dénigrer ce film. Un film, c'est un bébé, ce sont des heures de boulot, c'est un rêve devenu réalité, c'est l'espoir d'un succès. Et puis les goûts et les couleurs hein... moi je préfère le goût de la framboise, ceci devant expliquer cela. Je n'ai pas aimé, car je me suis ennuyée, presque endormie, c'est ainsi.

Pourtant, j'ai aimé la poésie du film, j'ai aimé la sensibilité des personnages, j'ai aimé les images superbes, le talent du réalisateur pour rendre une simple vue sur un lustre en cristal absolument magnifique, pour nous présenter les papillons d'une façon qui arracherait des larmes, pour faire découvrir une faune belge parfois insoupçonnable (qu'elle était belle, cette chenille poilue, moi je veux en croiser une comme ça chez moi !), donc il y a plein de choses que j'ai aimées dans ce film, même si au final je ne l'ai pas aimé, voilà ce que j'aurais dû dire à Canal C, sans doute.

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20:02 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

10
oct

FIFF - Bouboule

Et bien Namur est gâtée cette année au FIFF, avec un second film tourné presque intégralement sur son territoire, et ici surtout à Jambes. Sensation étrange de voir ma ville à l'écran, pour l'histoire de Bouboule, alias Kevin, 12 ans, 100 kilos. Rejeté par les gamins de son âge, il fait la connaissance de Patrick, gardien de sécurité, qui l'entraîne dans son délire de commando, et dans ses délires à la limite de la légalité...

Relativement à Bouboule à proprement parler, je suis passée de l'empathie à la crainte. Au-delà d'un humour bien présent durant tout le film, le personnage m'a dérangée, cette prise de pouvoir par ce gamin longtemps trop silencieux m'a fait peur, la violence verbale ou physique aussi. Bouboule prend sa place dans la société, dans sa société familiale, non sans grabuge. Les personnages qui gravitent autour de lui ne sont pas en reste, une mère étouffante et désabusée, des sœurs hargneuses et visqueuses de méchanceté, une meilleure amie déjantée, pour ne pas dire totalement barge... Seul le chien me semble normal, tout bien réfléchi...

Un chouette film, qui fait réfléchir à la différence, au rejet, à ses conséquences, tout en faisant rire. En bonus, une BOF de M, avec le joli titre « Bouboule ». Excusez du peu...

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9
oct

FIFF - Vie sauvage

Incroyable histoire que celle de Vie sauvage, car elle est vraie... C'est celle d'un homme qui, privé de leur garde, enlève ses deux fils et parvient à échapper à la justice française durant onze ans. Onze ans de cavale, de vie dans la nature, au milieu des animaux, de marginaux parfois, dans des fermes, des communautés, de petits villages, une vie faite de débrouillardise, dans un monde presque irréel parfois. Onze ans de recherche par leur mère, désespérée, qui n'abandonnera jamais.

Ici, le parti pris est clair : nous ne verrons que la vie des enfants durant ces onze années. Une vie à la manière de « robinsons » durant les premières années, comme une aventure, une vie plus complexe à l'adolescence, qui mènera au retour dans la lumière, et à la prison pour le père. De la mère, il sera rarement question.

Le réalisateur a réussi le challenge de faire valider son projet tant par la mère que par le père et les enfants (lesquels ont écrit deux livres séparés, un par la mère, un par le trio, dont la lecture devrait être un complément utile à ce film). Difficile pari s'il en est. Montrer ce qu'on ne sait jamais des faits divers si brièvement évoqués à la télévision : que s'est-il passé durant ces onze années ? Et moi d'osciller, durant le film, entre de l'empathie pour l'un, puis pour l'autre. De me dire que si ce n'est pas le bonheur, ça y ressemble fortement, puis de songer que ce père a fait vivre l'enfer à ses fils, que cette mère ne rattrapera jamais le temps perdu (ce que la fin du film laisse supposer)...

Un film qui fait s'interroger, au-delà du mot fin. Peut-on priver des enfants de l'un de leurs parents ? Cette question me trottera en tête durant des heures...

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20:46 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

9
oct

FIFF - Le beau monde

 Après « Pas son genre », que j'avais beaucoup aimé malgré certaines longueurs et une envie de donner des baffes aux personnages (Emilie Dequenne était fabuleuse de crédibilité, comme toujours), revoici un film traitant de la différence de classe sociale, mais avec une approche toute différente, bien plus subtile et légère, en apparence.

 Alice a 20 ans, elle vit avec sa mère chômeuse et se passionne pour la laine et la broderie. Un peu paumée, elle cherche à intégrer une école d'art. Aidée inopinément par Agnès, une Parisienne aisée, elle rencontre son fils, le bel Antoine, avec qui elle commence une relation. La voilà plongée dans un milieu dont elle ignore tout. Oscillant entre ce monde guindé et celui plus populaire dont elle provient, Alice perd peu a peu ses repères. Fascinée, elle se laisse vampiriser par Antoine, qui en profite pour s'échapper de ce monde qui est le sien, grâce à elle.

 Une histoire sensible et belle, jalonnée d'images et de moments de broderie tout en finesse, finesse qui n'a d'égal que celle de ses deux personnages principaux, à la fois beaux et désabusés, plein d'espoirs et d'autodestruction, parfois.

 Je pensais Ana Girardot liée à Annie, mais que nenni, elle est la fille d'Hippolyte, mais a la grâce d'Annie, c'est indéniable. Je lui trouvais d'ailleurs une ressemblance...

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8
oct

FIFF - Les héritiers

C'est l'histoire (vraie) d'une prof de lycée qui gère des classes dites « difficiles ».

C'est l'histoire d'une classe difficile désabusée et désintéressée de tout.

C'est l'histoire de la rencontre de cette prof et de cette classe, et de leur plongée dans l'histoire du monde, au travers d'un concours national d'histoire sur le thème des enfants et adolescents dans le système concentrationnaire nazi.

Au départ pas motivée pour un euro, les élèves, parfois rebelles, souvent grossiers, vont se prendre au jeu de l'apprentissage de l'histoire, de laisser toucher par le vécu de ces enfants et adolescents anéantis par la Shoah et se lancer de tout leur cœur dans ce concours... Apprentissage du respect, de la solidarité, du travail de groupe, entre autres.

Le seul souci de ce film, c'est qu'il fait pleurer et qu'on en sort avec un visage marqué par les larmes. Mais que d'émotions... Il m'a un peu rappelé le film américain « écrire pour exister », qui, sauf erreur, était également basé sur des faits réels.

Un film à montrer dans toutes les classes, les difficiles, les faciles, les multicolores, les intellectuelles, sans exception. Le témoignage de Léon Zyguel, rescapé des camps, est bouleversant.

Les survivants disparaissent au fil des ans, faisons en sorte que leur histoire ne soit jamais oubliée.

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17:28 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

6
oct

FIFF - Melody

 

Et bien ça fait un bail emphytéotique que j'avais plus autant été touche par un film. Par des actrices parfaites de sensibilité et de crédibilité. Par une histoire de vie, de vies, de partages, d'amour aussi.

 

 

L'histoire est simple et somme toute banale : Melody a besoin d'argent. Emily a besoin d'un bébé. Une transaction, car c'est ainsi que cela se nomme, va leur permettre de réaliser leur rêve : Melody sera la mère porteuse d'Emily. L'une est Française, l'autre Anglaise, et ce mélange des languages pourrait symboliser la difficulté de communication entre ces deux femmes que tout oppose, qui, au-delà des apparences qu'elles tentent de sauver à tout prix, vont s'apprivoiser, se découvrir, se livrer et apprendre à aimer, à s'aimer aussi.

 

Bouleversant, émouvant, plein d'images superbes et de sentiments qui explosent. J'étais sans voix à la fin. Je ne vous en dirai pas plus, pour ne pas déflorer l'intrigue, mais à voir impérativement...

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11:17 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

5
oct

FIFF - Jacques a vu

Je me suis offert une plongée dans le déjanté avec ce film réunissant une brochette de « stars » belges, tourné dans la région namuroise, même si l'action est censée se dérouler dans les Ardennes et (un chouia) à Rome.

J'ai adoré la première demi-heure, avec un Nicolas Buysse et une Christelle Cornil (que j'avais découverte dans le superbe Au cul du loup lors d'un précédent Fiff) en pleine forme. Tellement en forme que j'ai fini par me lasser de leurs péripéties qui faisaient beaucoup rire la salle, mais moins moi (je sais, j'ai l'humour très difficile).

L'histoire commence avec l'achat (la scène chez le notaire, criante de vérité, croyez-moi sur parole) d'une maison pourrie au prix surévalué, par ce couple désireux de renouer avec le passé de Monsieur, Brice. Sauf que le passé a disparu (de la famille d'antan, il ne reste qu ele cousin Jacques) et que l'accueil est plutôt glacial, voire polaire. Lorsqu'un centre de loisirs prévoit de s'installer dans la région, Brice profite d'une pseudo-vision miraculeuse par son cousin Jacques pour enrayer le processus et faire du village le nouveau Beauraing. Rocambolesque à souhait...

J'avoue que je me suis plus amusée du décor du tournage que de l'histoire à proprement parler : c'est pas tous les jours que les personnages vont à Rome... au pied de la Cathédrale Saint-Aubain ou qu'ils s'offrent les services d'une prostituée romaine... dans le piétonnier namurois. Même la gare de Namur a été transformée pour l'occasion et Jambes a eu droit à ses quelques secondes de gloire arrosées de Blanche de Namur.

A découvrir, car c'est belge, car ce fut tourné à Namur, et car c'est drôle pour autant que vous aimiez ce type d'humour.

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17:48 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

3
oct

Fiff -Tokyo fiancée

Quinze ans que je n'ai pas approché un roman d'Amélie Nothomb. J'en avais marre d'être tout le temps plongée dans mon dictionnaire, faut croire que je ne suis pas assez intelligente pour la lire.

Mais j'étais curieuse (et impatiente) de découvrir ce film adapté d'un de ses romans.

L'histoire se passe au Japon (comme le titre ne le laisse pas imaginer), une culture que je connais mal. Une histoire d'amour comme il en existe tant, entre une Belge née au Japon, qui rêvait d'y revenir et un Japonais qui tente d'apprendre le français et répond à la petite annonce d'Amélie. Et la rencontre fut.

Rencontre qui nous plonge dans une bouffée de drôlerie, de tendresse et de fraîcheur, saupoudrée d'anecdotes à la japonaise. Dépaysement et bonne humeur assurée, sans cependant négliger l'émotion, avec, en bonus par rapport au livre (un bonus dont l'histoire se serait bien passée), la catastrophe de Fukushima et ses conséquences pour le pays.

Les acteurs sont parfaits pour leurs rôles et diablement attachants. Joli moment.

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21:58 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

11
mai

J’ai vu Pompéi, et keske j’ai ri…

Voir Pompéi, c’est un peu comme voir Titanic, on ne peut pas vraiment espérer une happy end.

J’ai vu, il y a bien longtemps, Les derniers jours de Pompéi. J’étais gamine, et cette histoire m’a fascinée. Depuis j’ai toujours rêvé de me rendre sur place.

J’étais donc curieuse de découvrir la version 2014 de cette histoire, l’imaginant moderne, captivante et pleine d’effets spéciaux.

Bon. Soit. On vit d’espoir.

Après 1h44 de film, je peux vous dire ce que j’en ai aimé : le générique de début, avec un texte touchant, et la belle gueule de l’acteur principal.

Point barre. J’ai lu sur une critique que Pompéi reprenait un condensé ridicule de 2012, Tsunami, Gladiator et L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux. Ça m’a fait cet effet là aussi. Surtout pour le côté ridicule.

Pourtant je l’ai vu en VO, qui peut laisser espérer un bon jeu d’acteurs, comparativement au doublage français parfois (de plus en plus) foireux. Même en VO, ils jouent comme des savates.  Ah, la jeune actrice est superbe, ça il faut le reconnaître. Mais cette potentielle si belle histoire d’amour qui aurait pu naître sur fond de « fin du monde », elle fait flop.

Le film m’a paru incohérent du début à la fin. Je me fourvoyais en croyant que l’éruption avait eu lieu durant la nuit, surprenant les habitants. Elle a commencé à 13h, dixit wikipédia, c’est la coulée de lave qui a lieu durant la nuit. J’ignorais également tout du "tsunami" qui avait précédé l’éruption. Pour ça, on peut dire que Pompéi m’a appris quelque chose. Pour le reste, d'après ce que j'ai lu sur wikipédia et les critiques de personnes calées sur le sujet, tout est faux, même Pompéi est mal recréée, semble-t-il, en un genre de mélange Pompéi/Herculanum, oups.

Mais que dire de ces scènes complètement absurdes et aussi crédibles que moi en train de gravir le Vésuve pour y faire une photo ?

Exemples ? Exemples :

Alors que tout s’écroule autour d’eux, le sénateur romain (Russel Crowe, qui joue aussi bien qu’une crêpe à la cassonade) et le gladiateur (le beau brun ténébreux) trouvent encore le temps de se battre. Ben oui hein, il pleut des boules de feu, le sol se fissure, mais on a un compte à régler toi et moi.

Au milieu de l’apocalypse, nos héros se prennent dans les bras pour se réconforter, mais crévindieu, le temps presse !

Faire surgir le héros une fois de la poussière, alors qu’on l’imagine mort ou gravement blessé, ça passe, deux fois, ça lasse.

Même quand ils meurent, ils meurent mal, c’est dire… On sait depuis le début qui va mourir, c’est couru d’avance, mais s’ils pouvaient mourir avec un petit effet de surprise, avec l’impression de vraiment mourir et pas seulement de dire « oups, je meurs », ça serait cool quoi.

Pis y’a le souci des chevaux, qui sont tout gentils tout dociles alors que tout crame autour d’eux. J’y connais rien en chevaux, mais j’ai comme l’impression que…

Et la fin, rha la fin du film, rho la la, épique de chez épique. Dommage, je ne peux vous en parler, mais c’est le summum du n’importe quoi de chez n’importe quoi.

Bref, si vous avez envie de vous poiler et d’admirer de belles tablettes de chocolat ou une très très jolie femme, Pompéi pourrait vous plaire un chouia. Sinon, passez votre chemin…

Le seul bon côté de ce film, c’est que je m’ennuyais tant que j’ai occupé le temps en dégustant ce petit fruit que j’aime d’amour, c’était bon, ça, au moins.

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26
déc

Gravity

Ça fait longtemps que j’avais plus eu envie de voir un film. Des mois.  Presque un an, sans tenir compte de Hunger Games 2 (qui m’a un chouia déçue, j’avais sans doute été trop grisée par l’effet de surprise du premier volet, et puis ayant lui la trilogie, je savais ce qui allait se passer, et limite si je ne me suis pas un peu ennuyée).

Mais Gravity, j’avais envie.

Va savoir pourquoi.

Parce que les trucs dans l’espace, c’est comme les trucs sous l’eau : même si c’est une histoire de Bisounours, ça m’angoisse ferme.  Grave. Grave comme Gravity quoi (ouais elle est bonne, je sais). Cette sensation permanente de manquer d’oxygène (j’avais écrit occygène, c’est dire si j’ai dû en manquer, les dommages cérébraux semblent perceptibles). Et ici, je savais que c’était pas une histoire de Bisounours, alors j’ai angoissé ferme depuis la première seconde, jusqu’à la dernière. Un thriller spatial.

Bah, j’imagine que la belle gueule de Clooney et la sympathie que j’éprouve pour Sandra Bullock ne sont pas étrangères à mon envie de voir le film. Et le fait qu’il soit encensé.  Enfin on s’en fout, j’avais envie quoi.

Et j’ai aimé. 

La première image est sublime.  Beaucoup le sont. Et je dois être maso, mais c’est cette beauté de l’image, couplée à cette angoisse d’atmosphère non oxygénée, qui m’ont scotchée.  Passque pour la belle gueule de Clooney, on repassera : on la voit à peine, sous son casque de cosmonaute. Ah ben ça j’y avais pas pensé hein. 

Donc j’ai aimé.

Chais pas trop pourquoi, les images, le calme, somme toute relatif, car entrecoupé de scènes qui donnent la chair de poule. Ça tourne comme un manège. A filer la gerbe. D’ailleurs en toute logique, elle aurait dû gerber dans son casque, non, Sandra ? ça propulse aussi, par moment, comme un grand 8. Et puis le calme revient. Ça donne une telle sensation de vide que ça fait se poser des questions existentielles, si, je vous jure. D’ailleurs j’ai écrit « vie » au lieu de « vide », existentiel je vous dis.  Comme si la dérivation dans l’espace était une dérivation dans l’existence, vous voyez ? Bon, je délire, toujours ce manque d’oxygène et mon cerveau.  Je regrette juste un peu trop d’américanisation, en ce sens ou même quand ça va mal, ben ça va encore plus mal, tant qu’à faire, ouais, faut pas pousser bobonne dans les orties, des fois, sont tout seuls dans l’espace, ça suffit déjà, comme grosse merde, non ? Ben non, faut bien captiver le spectateur, aussi. Et de me dire durant tout le film : moi, là-haut, jamais de la vie, jamais jamais jamais, avec un sentiment d’oppression qui ne m’a pas quittée. 

Voilà, j’ai aimé.

J’ai peu de points de comparaison, je pense que le seul autre film dans l’espace que j’ai vu, et aimé (et qui m’a fait angoisser, toujours ce problème d’oxygène), c’est Avatar.  

Je vous déconseille de lire les critiques avant de le voir, si vous l’envisagez, car elles en disent bien trop. Je viens d’en découvrir une qui raconte même la fin du film, siiiiiiiiiiiiii je vous jure, qu’on le pende haut et court, ce journaliste de malheur… ou qu’on l’envoie en orbite, tiens. Savourez le plaisir de la découverte, sans en savoir plus, sinon que ça se passe dans l’espace (ça, il faudrait revenir de deux mois sur Mars pour l’ignorer).

Et puis, je vous l’avoue, à l’heure où je vous écris, j’ai encore du mal à respirer, sans doute car j’ai une bronchite… mais pas que.

Bon, j’irais bien le voir en 3D…

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02:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

4
oct

Voilà, c'est FIFFNI !

A l'an prochain le FIFF, merci pour ces jolis films, j'espère vous avoir donné l'envie d'en voir quelques uns...

Mes coups de coeur : La tendresse, Les conquérants, Les âmes de papier.

Mes envies : voir Demi-soeur, Au bonheur des ogres et La vie d'Adèle, que j'ai manqués. Vite, qu'ils sortent !

17:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

4
oct

FIFF – Les âmes de papier

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Belle brochette d’acteurs pour ce film de clôture : Julie Gayet, Jonathan Zaccaï, Pierre Richard, et Stéphane Guillon.

Tiens, Stéphane Guillon, j’ignorais qu’il était acteur également. J’ignorais aussi qu’il était si mignon, dans le genre brun ténébreux triste à souhait, dans le genre Paul, écrivain qui n’écrit plus, à part des oraisons funèbres, sur commande. Ah, il est talentueux. Cynique, mais talentueux.

Et lorsque Emma (Julie Gayet) lui demande de parler de son mari décédé à Adam, son fils de 8 ans, qui fait un blocage, le voilà entraîné dans une vie qu’il ne voulait pas. Il aime pas ça, lui il écrit pour les enterrements, pas pour les anniversaires, pas pour discutailler avec un enfant. Et pourtant, petit à petit, il va s’intégrer à leur vie… jusqu’à ce que le défunt mari revienne d’entre les morts… oups.

Ça commence en comédie, ça continue en comédie romantique, ça bascule enfin dans le fantastique… faut s’accrocher au niveau transition, qui peut étonner quand on ne s’y attend pas (je ne m’y attendais pas), je regrette juste quelques longueurs au milieu du film, je l’avoue.

Les âmes de papier (joli titre déjà) est l’un de mes coups de cœur de ce 28e FIFF, car il jongle avec du bon humour, de l’amour juste ce qu’il faut, un enfant tout mignon, de l’étrange.  On dirait un roman de Musso, version livre…

Très bon moment, et Pierre Richard est fabuleux en ermite chercheur de paperasse hystérique alcoolique sur les bords.

Voilà un autre endroit que je veux voir, après les Nymphéas, ce pont aux cadenas :

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17:25 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

4
oct

FIFF – Le sens de l’humour

Et le voilà, le film de Maryline Canto. Après avoir adoré La tendresse, je mourais d’envie de le découvrir, et je n’ai pas été déçue.

Non seulement elle en est la réalisatrice, mais également l’actrice principale, tant qu’à faire. Elle y incarne Elise, qui vit seule avec son fils, depuis le décès de son mari. Elle entretient une relation distante avec Paul, qu’elle résume à « tu me baises bien, point ».

Petit à petit, les liens vont se renforcer, au fur et à mesure que Paul fait la connaissance de Léo, le fiston.

Ce film aurait pu s’appeler La tendresse aussi, ou plutôt Le sens de la tendresse, à réapprendre, voire Le sens de l’amour, joli aussi.

Malgré son titre, il faut avouer que Le sens de l’humour n’est pas toujours très drôle. Autant Maryline Canto était lumineuse, solaire, dans La tendresse, autant on la sent éteinte dans Le sens de l’humour, mais petit à petit, elle va se réveiller… Le talent d’une grande actrice, deux films différents, deux attitudes opposées, avec toutefois ce petit sourire au coin de l’œil, que je lui aime tant.

Ce que j’aimerais aussi, c’est découvrir ce musée qui expose les Nymphéas, dans lequel Monet voulait que le visiteur se sente « au milieu de l’eau ». Je n’ai jamais vu les Nymphéas, je veux les voir, merci Le sens de l’humour, de m’avoir donné cette envie.

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17:13 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

4
oct

FIFF – Gare du Nord

J’ai voulu voir Gare du Nord par curiosité, car j’aime bien cette gare parisienne, synonyme pour moi de bons moments à venir. Paraît qu’elle a une sale réputation, qu’elle est dangereuse. Ce film est mi-documentaire, mi-fiction, d’après les notes reçues, mais j’ai eu du mal à percevoir la nuance (et je me demande si la partie documentaire n’est pas présentée séparément, va savoir – et non, j’ai pas dormi).

J’hésitais, sachant que Nicole Garcia y tenait un des rôles principaux. Nicole Garcia, pour moi, c’est comme Isabelle Huppert : de très bonnes actrices, mais souvent dans des films qui pour moi sont soporifiques.

Mais j’ai tenté le coup, et j’ai pas été déçue. Comme dans Tokyo anyway, il ne se passe pas grand-chose, sinon des tranches de vies, mais qui ont toute leur importance. Et je ne me suis pas ennuyée, prise par l’histoire d’amour qui est la trame de fond de l’histoire, avec, je l’ignorais, la présence de François Damiens en cadeau bonus, qui incarne un personnage inquiet, mais avec quelques moments bien drôles.

L’histoire d’amour donc, entre Mathilde et Ismaël, elle est belle, malgré la mocheté relative des lieux, elle prend aux tripes, elle remue. Elle m’a remuée, en tout cas. Et je ne regarderai plus la Gare du Nord du même œil, désormais… (ça tombe bien, dans huit jours, j’y suis).

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4
oct

FIFF – Tokyo anyway

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Ils sont quatre. Amis. Bruxellois. La même journée, tout va basculer : deuil, nouveau job à Tokyo, grossesse inattendue et soucis professionnels.

Quelle incidence ces événements vont-ils avoir sur ces quatre amis ?

Une chronique douce amère qui passe sans que l’on ne s’en rende compte.  Quasiment rien ne se passe, mais tout se passe.  Vraiment bien mené, avec des moments drôles, des moments doux, des moments d’angoisse et même des bouts de sexe inside.

La fin m’a cependant laissée sur ma faim… j’en redemande. Peut-être une suite : Tokyo on the way, puis back from Tokyo, par exemple ? Parce que c’est bien beau de présenter les personnages, de montrer leurs failles, leurs doutes, puis paf, c’est la fin, et quoi, on peut savoir comment ils vont évoluer ? C’est la magie du cinéma, de nous plonger dans des tranches de vie, et puis fini, mais là, trop vite fini…

Anecdote qui m’a amusée, au tout début, un casting : « we don’t want another Brad Pitt ». Mais my god, c’est vrai, dingue comme cet acteur, on dirait Brad Pitt jeune. Stupéfiant.

 

Et le bogosse à la Brad Pitt jeune, il s'appelle Benjamin Ramon, pas moche hein (et dans le film, il est bien foutu, je vous le dis, ouais, passqu'on le voit tout nu, mais pas tout bronzé)

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4
oct

FIFF – Puppylove

Puppylove, d’après sa réalisatrice, est une expression anglaise résumant le sentiment absolu et charnel du premier amour adolescent. Elle a voulu un film qui replonge les adultes dans ces sensations et qui donne aux adolescents un miroir de ce qu’ils peuvent vivre.

Et c’est là que ça me dérange, car, si l’histoire est belle, si les acteurs sont parfaits, si la complicité entre les deux adolescentes, l’une timorée, l’autre dégourdie, qui va l’entraîner dans son sillage, est visible à l’écran, et pour cause, elles se connaissent à la vie, j’ai du mal à croire que ce genre d’histoire est celle que vivent tous les adolescents : les plans à trois, le cul pour le cul, la séduction du père, par la meilleure amie, la frontière de l’inceste non franchie, mais limite, très limite, du moins l’ai-je ressenti ainsi...

Je dois être une vieille ringarde, je sais, mais il y a dans ce film un arrière-goût malsain dont j’ai du mal à me défaire.

Dommage, car à part ça, c’est un très joli film, dynamique, sans temps mort, avec de belles images, un Vincent Perez parfait en père de famille un peu paumé, deux jeunes actrices formidables de naturel, des rires à profusion, et un passage à l’âge adulte pas mal résumé, même si, pour ma part, quand même dans l’excès.

Et je reste sur mon idée que pour donner aux ados une image de Puppylove, La Boum ou LOL, ben c'est plus réaliste... (mais je sais, je suis une vieille ringarde, on l'a déjà dit).

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4
oct

FIFF – Lulu femme nue

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Lulu est femme au foyer, mariée depuis des années à un homme qui semble la rabaisser constamment, trois enfants. Après un entretien d’embauche foireux, elle pète un câble et ne rentre pas chez elle.

Tout simplement.

Et commence un road movie en solitaire, en bord de mer (et ça rime), où les rencontres vont s’enchaîner et transformer sa vie.

Les road movies semblent à la mode au cinéma ces dernières années, et ça tombe bien, j’adore les road movies.

Karin Viard y est excellente en Lulu un peu paumée, sa rencontre avec Bouli Lanners touchante.  Plusieurs rencontres vont transformer Lulu et lui permettre d’enfin se rencontrer elle-même.

Je n’aurais pas dû abuser de giant avant la projection, car j’ai dû m’assoupir un instant : le résumé parle d’une troisième rencontre, avec une employée harcelée. Et ça, j’ai pas vu. Maudit coup de pompe.

Mais un très joli film, un bilan de vie intéressant, joué avec délicatesse. Et j’ai aimé découvrir Bouli Lanners en homme sensible et tendre.

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3
oct

FIFF – Amazonia

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Amazonia a tout pour être un film qui plaira à tous : de jolies images, un décor naturel sublime, la 3D, une histoire d’animaux, mais scénarisée, afin de créer l’empathie, et un casting de rêve : 40 singes capucins, des jaguars, un anaconda, un kinkajou (kekseksa ?), une loutre, un aigle, des dauphins roses, des crocodiles et une taira (kekseksa bis). Et j’ajouterais, deux paresseux, important les paresseux, zont oublié de mentionner les paresseux.

C’est donc un film réussi, mais j’ai eu du mal à accrocher. La faute au singe capucin, héros du film. J’aime pas les singes, c’est pas ma faute. Et encore moins les capucins, depuis que j’ai vu ce film où un capucin élevé pour venir en aide à une personne paralysée pète un câble et devient un assassin en puissance. 

Donc le scénario pour susciter l’empathie, il a pas marché sur moi.  Attention, il est adorable, ce petit singe, surtout au début, quand il a peur, et puis quand il découvre un monde inconnu, lui qui a toujours vécu en présence d’humains.  Mais rien à faire, j’ai pas d’empathie pour les capucins, ils m’énervent, avec leurs cris stridents et leurs mimiques pas drôles.  C’est mon avis et il est subjectif, je sais.

Moi j’aime les paresseux, leur petite bouille qu’on a envie d’embrasser, leurs poils à l’air bien sale, leurs longues pattes avant et leurs griffes sorties de l’âge de glace, je les aime. Amazonia avec un bébé paresseux en héros, j’aurais préféré. Bon ça aurait été moins dynamique, car le paresseux est un peu larve, il faut le reconnaître.  Donc, pour le bien des spectateurs, un capucin, c’est mieux.

Et ce film va plaire à la majorité, il est superbement réalisé, avec des moments cocasses, des moments émouvants, des moments angoissants. Avec plein de bêtes genre grenouilles de toutes les couleurs, avec des insectes que même l’imagination la plus fertile ne peut inventer, des trucs stupéfiants, j’en suis toujours pas remise. Avec des paysages à couper le souffle, mis en valeur par la 3D.

Donc ce film va plaire à tous, notamment aux enfants. A voir ! Pour peu qu’on aime les singes un peu plus que moi… J'ai aimé, mais j'ai eu du mal avec le capucin, je l'admets.

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2
oct

FIFF – La tendresse

Comme il porte bien son nom, ce film !

Tout y est tendresse. Et si ce n’est pas tendre, c’est drôle, mais d’un humour empreint de tendresse. Pari gagné, Madame Hänsel, votre film transpire la tendresse à chaque image, dans le regard d’Olivier Gourmet, dans l’espièglerie de Marylin Canto, qu’est-ce que je les aime, ces acteurs. Et dans l’attitude des enfants aussi. Et dans l’apparition de Sergi Lopez, tant qu’à faire. Tendresse d’amour à venir, ou tendresse d’amour passé.

Tout cela sans « gnangnanterie » hein, fort heureusement, la frontière est fine entre tendresse et « mieleuserie », mais elle n’est pas franchie.

Bon, l’histoire maintenant : un couple séparé depuis quinze ans se retrouve, le temps d’un voyage en voiture, pour aller rechercher leur fils blessé dans une station de ski. Et voilà, aussi simple que cela… mais ce pût être compliqué.

Enfin une histoire de couple séparé qui ne se déchire pas, ne se hait pas. Comme ça fait du bien.

Voilà, La tendresse, c’est un film qui fait du bien.

(tiens, il existe plein d'affiches pour ce film, perso, ma préférée est la première, totalement à l'image du film, je vous laisse faire votre choix)

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2
oct

FIFF – Les conquérants

Les conquérants, ce sont Galaad et Noé, qui n’ont rien de bien conquérant, il faut l’avouer : l’un est entraîneur de foot presque viré, l’autre est acteur presque nul. Ils sont demi-frères mais se connaissent très peu, n’ayant jamais vécu ensemble. La force des choses, savoir le décès de leur père, va les réunir. Persuadés qu’ils sont victimes d’une malédiction poissarde que leur peur leur a transmis, car il a, il y a des années, volé le Graal, ils décident d’aller le remettre à sa place, qu’il n’aurait jamais dû quitter, au fin fond d’une grotte au fin fond d’un bled perdu au fin fond de la France.

Et les voilà partis à l’aventure.  Mais n’est pas Indiana Jones qui veut, et nos pseudo-héros vont vite l’apprendre à leurs dépens.

Les conquérants, c’est avant tout une comédie, et on rit beaucoup.  J’ai beaucoup ri, même si parfois, trop is te veel.  Comment dire, trop d’ours tue l’ours quoi…

Mais au-delà de la comédie, c’est un film plein d’affection naissante entre ces deux presque frères qui vont apprendre à se connaître, et sans doute à s’aimer enfin.  Ils sont drôles, mais pas que. Ils sont émouvants aussi parfois.  Besoin d’une preuve ?  La preuve : « le plus dur c’est de se dire que tu fais peut-être quelque chose pour la dernière fois. Tu ne t’en rends compte que quand tu es malade.  Le plus dure c’est que le monde va continuer sans toi, la vie va continuer sans toi » (sorry, j’ai perdu mon bic magique avec lumière inside, qui me permettait d’écrire durant la séance, donc là je cite de mémoire, très défaillante, ma mémoire).

Bref, bref, bref, un superbe film, à découvrir, parce qu’on rit beaucoup, et parce qu’on y voit de très jolies choses.

Et puis, perso, parce qu’entendre jouer à la guitare « qui peut faire de la voile sans vent, qui peut ramer sans rame… », c’est du bonheur ; j’avais oublié jusqu’à l’existence de cette chanson.

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10:53 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

1
oct

FIFF – Le démantèlement

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Changement de continent et de registre pour le film suivant : Le démantèlement.

Direction le Québec, à la rencontre de Gaby, qui a dédié sa vie à sa ferme, la ferme Gagnon & fils, et à son élevage de moutons.  Mais Gaby n’a pas de fils, il a deux filles : Marie et Frédérique.

Lorsque Marie vient lui demander de l’argent, qu’il n’a pas, il décide de tout sacrifier, de démanteler sa ferme, et de la vendre petit bout par petit bout, un procédé relativement classique, mais qui fait mal, très mal.

Il abandonne ainsi tout ce qui a fait sa vie, pour ses filles, jusqu’à sa maison, jusqu’à son chien, avec pour seul avenir une fin de vie dans un petit appartement de location, en pleine ville.

Ce film m’a complètement tourneboulée.  Il est douloureux, malgré la beauté des images, de la musique. Cette douleur est permanente, omniprésente, elle remue, elle réveille des choses, elle fait pleurer, elle donne envie de lui dire « mais non, arrête, pense à toi, un peu ». L’amour justifie-t-il un tel sacrifice ?  Est-ce finalement ça, aimer, tout donner pour le bonheur de ses enfants ? Quelles sont les limites à l’amour ?

J’ai beaucoup pleuré durant ce film, faut dire qu’il y a des moutons, et j’ignore pourquoi, les moutons, ça me fait pleurer. Leur côté grosse masse un peu bête, qui suit sans réfléchir, toute « moutonneuse », toute douce, avec cette petite tête et ce museau en Y, ben je pleure, faut pas chercher à comprendre ; j’ai pleuré durant Hiver Nomade l’an dernier, où ils tenaient le premier rôle, j’ai pleuré dans Le démantèlement, où leur rôle est secondaire, mais si important pour Gaby.

Gabriel Arcand, qui interprète Gaby, est formidable. Il parle peu, mais tout se lit dans son regard. C’est du cinéma québecois aussi, avec de longs silences, qui portent la réflexion. Tout cela sur un fond de musique country. Ses filles sont si belles, si gentilles malgré tout, qu’on pourrait presque leur pardonner…

Anecdote amusante, la reprise de cette expression que j’utilise souvent « quoi de neuf ? rien, que du vieux… », j’ignorais qu’elle existait par delà les mers…

Autre anecdote amusante, le film est sous-titré en anglais, et c’est tant mieux, car j’ai souvent dû lire les sous-titres anglais pour comprendre… le français des dialogues. On a beau dire, un accent québecois, ça vous change une langue.

 

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1
oct

FIFF – Vandal

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Des tags, enfin des graffitis, j’ignore tout.  Je sais juste que ça salit les murs, que ça dégrade les bâtiments…

Avec Vandal, je vais découvrir que c’est de l’art. Interdit, mais de l’art. Avec des groupes qui se disputent les territoires et les pans de mur, et les autorités qui les traquent sans relâche.

Vandal, c’est tout d’abord l’histoire d’un gosse paumé, Chérif, que sa mère envoie chez son oncle et sa tante, à Strasbourg, ne sachant plus que faire de lui. Son cousin, faussement BCBG, va rapidement l’intégrer à son groupe de graffeurs et lui faire découvrir le monde de la nuit et de l’art, pendant que, en parallèle, il découvre le monde de l’amour.

Etonnante chronique adolescente que Vandal, qui nous entraîne dans un milieu méconnu, par le biais de personnages attachants, pour qui le passage à l’âge adulte risque d’être brutal.

Aucun temps mort durant ce film très dynamique, qui m’a donné une envie : tenter un tableau avec un graffiti inside. Reste à trouver en moi le talent de faire un graffiti, et ça c’est pas gagné...

Mais pari gagné donc… puisque ce film m’a interpelée, et fait que je ne regarderai plus les graffitis du même œil désormais.

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20:54 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

1
oct

FIFF – Baby balloon

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Baby balloon, c’est Bici, Bici and the Bitches, c’est son groupe rock, dans lequel elle excelle.  Accessoirement, son meilleur ami, Vince, en est le guitariste, et toujours accessoirement, elle aimerait qu’il soit plus que son meilleur ami.  Elle en rêve. Un tout gros rêve, aussi dilaté que ses formes le sont…

Jusqu’à ce qu’Anita débarque.  La mince Anita, dont Vince tombe immédiatement sous le charme, au grand dam de Bici.

Autour d’eux gravitent des personnages hauts en couleurs, telle la mère de Bici, que l’on dirait castratrice si Bici était un homme, mais castratrice quand même.

Voilà un film plein d’humour, qui aborde délicatement mais avec force en même temps, va comprendre, c’est ça le talent j’imagine, les difficultés de la fin d’adolescence, le tout sur un fond musical parfaitement adapté.

Quand la musique permet de s’exprimer, cela fait un film vraiment réussi…

Dommage que les chansons n’étaient pas sous-titrées pour les non-anglophones, car elles prennent vraiment tout leur sens dans l’histoire.  Elles sont superbes, interprétées avec brio, et j’ai encore en tête actuellement « I don’t mind, I don’t mind, I don’t mind… » (écrite par Claire de Namur).

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08:56 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
sep

Non FIFF - Possessions

Tant que je suis dans le cadre « cinéma », envie de vous parler de Possessions, que j’ai vu l’autre jour.

J’aime assez les films tirés de faits divers, qui permettent d’en savoir plus, de pénétrer dans la tête des protagonistes, parfois, du moins subjectivement.

J’avais été drôlement touchée l’an dernier par « A perdre la raison », inspiré de l’histoire de Geneviève Lhermitte (qui a d’ailleurs inspiré une de mes Histoires à mourir de vivre, dans le volume 2, vous la reconnaîtrez peut-être).

J’ai été scotchée par la performance de Jeremie Reniers et de Julie Depardieu dans ce film qui relate, plus ou moins librement, du point de vue du coupable, l’histoire de la famille Flatcif : en 2003, Xavier Flatctif, sa femme et leurs trois enfants disparaissaient.  Après enquête, il s’avèrera que les assassins étaient des locataires des Flatcif, qui nourrissaient une haine à leur égard, sans doute due à la jalousie maladive qui les habitait.

J’avais eu vent de ce drame, si mes souvenirs sont bons, via un épisode de Faites entrer l’accusé.  Voir les faits relatés dans un film, voir la haine naître, grandir, enfler, jusqu’à l’explosion finale, c’est encore autre chose.

Pas très joyeux, mais un film à voir, pour ne jamais oublier que la race humaine est finalement bien souvent la plus… animale !

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21:26 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
sep

FIFF – Henri

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Premier film de Yolande Moreau en solo, Henri est une histoire d’amour atypique entre Henri, que le veuvage récent (brève apparition de Lio) a rendu un peu dépressif et imprégné de bière (mais peut-être l’était-il déjà avant, va savoir), et Rosette, papillon blanc envoyé par un foyer de handicapés mentaux, pour le seconder au restaurant qu’il tenait avec son épouse. 

Ils vont, presque sans se parler, du moins au début, apprendre à se connaître, à s’aider et, qui sait, à s’aimer.  Avec un road movie à Middelkerke en bonus.

Un très joli film, très belge par certains côtés (qui caricaturent un tantinet notre pays, faut bien le dire), très très drôle souvent, et puis très très triste parfois.  Avec des images magnifiques de la mer, des regards touchants et des musiques qui restent en tête, comme La nuit n’en finit plus, Ti amo, ou ce magnifique morceau sur fond de mer du Nord, dont j’ai oublié le nom et que je n’ai pas eu la présence d’esprit de repérer au générique, dommage, vraiment dommage).

J’y ai même découvert une expression que j’ignorais, lorsqu’on trinque « santé, bonheur, pipe à toute heure ».

Et puis la dernière scène m’a totalement scotchée. M’a donné envie de rire, danser et pleurer en même temps.

Bref. J’ai aimé.  Beaucoup aimé. 

Et pour bien déprimer (tiens je pensais que c'était Sylvie Vartan, mais que nenni) :

21:09 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
sep

Fiff – Je fais le mort

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Un très bon moment de décompression ensuite, avec Je fais le mort qui, contrairement à ce que pourrait laisser penser le titre, n’est nullement un film déprimant.

François Damiens y incarne de Jean Renault (à ne pas confondre avec Jean Reno), un acteur césarisé y’a un bail, mais que ça, vraiment que ça.  Depuis lors, il se traîne et se voit contraint d’accepter le rôle du mort pour la justice, lors de la reconstitution de plusieurs crimes dans une station de ski.

Sauf que son côté mêle-tout, celui qui fait que plus personne ne veut de lui sur aucun tournage, va encore faire des siennes, et qu’il va vouloir mener sa propre enquête, au grand dam du coupable, de la police et de la juge d’instruction.

Plein de moments drôles (malgré un passage où le côté loufoque est poussé à l’extrême, que j’ai moins apprécié) font de ce film une jolie réussite, cocasse comme tout, avec juste un petit zeste d’amour. 

J’y ai retrouvé avec plaisir François Damiens, que je n’avais plus vu depuis le dernier Fiff, dans Tango Libre et Torpedo (deux moments de pur bonheur).  En bonus, la présence cette jolie et talentueuse actrice, Géraldine Nakache, que j’ai découverte dans le superbe Tout ce qui brille.  Joli duo.

Conclusion : François Damiens me fait toujours autant rire et a toujours ce petit truc qui fait que je suis sous le charme (va comprendre, il est pourtant ni brun ni ténébreux). 

Ça me donne bien envie de revoir La délicatesse, tiens…

20:53 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
sep

Fiff – L’escale

Encore un documentaire avec L’escale, alors que je me pensais partie pour une fiction.

Que nenni.

L’ambiance est moins joyeuse, puisqu’elle nous plonge en Grèce, dans une « pension » située dans un demi sous-sol à la limite du sordide, qui accueille des clandestins.  Ils ont réussi à rejoindre la Grèce, ont survécu, et attendent la suite du chemin, l’Europe du Nord, au moyen d’un faux passeport, via l’aide d’un passeur. Ils attendent, ne font qu’attendre, la peur au ventre, peur de se faire contrôler et emprisonner.

Certains repartiront d’où ils viennent, certains passeront.  L’ambiance est lourde, d’autant que, dès le début, on sait que l’un d’eux mourra, on ne sait comment ni pourquoi, mais on le sait.

Ce documentaire a le mérite de nous plonger dans le quotidien des clandestins.  De nous faire réaliser qu’ils ne sont pas que des chiffres, des statistiques, mais bel et bien des êtres humains, qui rêvent d’un monde meilleur et déboursent des sommes folles pour y parvenir… sans toujours survivre (sur ce point, je pense qu’ils enjolivent beaucoup nos pays, qui n’ont pas grand-chose à leur offrir, mais c’est un autre débat).

Au fil des minutes, on s’attache à eux, à tous ces espoirs qu’ils ont, et on finit par espérer les croiser un jour, là-haut, chez nous.

Beaucoup parviendront à partir, mais d’après le réalisateur, c’est un hasard exceptionnel.  Ce documentaire a été tourné avant la crise qui touche la Grèce.  Actuellement, la situation des clandestins est encore pire qu’à l’époque.

 

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20:42 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |