19
nov

Le blog d'une fille géniale rencontrée au TEFF

A découvrir ici : http://1000decouvertes4roulettes.com/

18:58 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

14
nov

14/11/2017 : mes photos préférées du TEFF (the extraordinary film festival) à Namur

IMG_3182.JPG

Luc, l’organisateur, et Lucie.

 IMG_3237.JPG

La photo de Françoise et moi.

 IMG_3252.JPG

Le chat borgne.

 IMG_3223.JPG

Mes pieds le dernier jour

IMG_3250.JPG

Gipsy.

 IMG_3208.JPG

Ce que j’ai mis sur facebook.

23434975_10155893683066967_1077709318445777827_n.jpg

11:51 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

13
nov

12/11/2017 : quatrième et dernier jour du TEFF (the extraordinary film festival) à Namur

Départ à 8 h pour prendre le bus et déjeuner au TEFF. J’espérais y aller à pied mais niveau drache c’est le pire jour donc j’y vais en bus, trempée mais en bus. Je passe prendre un sandwiche mou aux crevettes pour dîner et, comme d’habitude un cougnou chocolat + sucre, maintenant j’ai retenu le nom.

 Je déjeune avec le chien guide célébrissime, j’ai nommé Gipsy (je pense à Gipsy king pour m’en souvenir) et je demande à sa maitresse si elle connaît la chanson « l’araignée Gipsy », of course elle connaît et on chante ensemble. Le « tiens voilà la pluie » est de circonstance.

 C’est dimanche est c’est la séance « familles ». J’ai un succès fou auprès des fillettes avec mon rolateur customisé et plein de Hello Kitty. La projection de dessins animés pour petits et grands est magique. Je craque tellement tout est beau, notamment « mon petit frère de la lune » (où une fillette raconte sa relation spéciale avec son frère), « Cul de bouteille » (quand un grand myope doit mettre des grooooooooooosses lunettes – ça me rappelle mon enfance) et « the present » (un jeune homme reçoit en cadeau un chien à qui il manque une patte, sacrilège ! Il finit par s’y attacher, et pour cause… le chien n’est pas le seul à qui il manque quelque chose…)

Je vois à l’instant sur un mail reçu que ce petit film a eu un prix hier, yessssssssss, bien mérité.

« Macropolis » est génial aussi : l’histoire de deux jouets, un chat borgne et d’un chien unijambiste, jetés par l’usine de fabrication car ils sont « différents ». Joli, et je fais plein de photos, car y’a un chat !

 J’ai enfin retenu le prénom du créateur du FEFF, qui maintenant me connaît vu que je viens chaque jour, qui est un réalisateur (d’où j’imagine son envie de créer un festival de films) et qui est le papa de Lou : il s’appelle Luc. Alors je demande son prénom à la présentatrice des séances, que je vois chaque jour : Lucie, faciiiiile à retenir : Luc, Lucie, Lou, tout commence par L.

A 11 h, je mange mon sandwiche mou (ouaiiis grosse bouffe a faim) en attendant la séance « court métrage comédie ». Keskon se marre, surtout avec « Diagnostic » où joue Michel Cimes, qui anume l’émission que j’adore et que je regarde avec Adriana Karembeu. Je m’attends à un film dur, vu son nom, mais que neni c’est à mourir de rire, le diagnostic étant « c’est irréversible, vous êtes con ». ça me rappelle, et je le dis quand la parole m’est donnée, une image que je viens de mettre sur facebook, une place de parking pour handicapé et le texte : la connerie n’est pas un handicap, cette place n’est pas pour vus. Un film génial, tout le monde a bien ri. Inversion et Faux départ sont à mourir de rire aussi, et font réfléchir au handicap et à ses conséquences : pari réussi.

Après avoir bien ri, je vais voir ma dernière séance de 2017 : 6 courts métrages de tous pays : Minh Tam, Love is blind, Dans ton monde, Entends-moi, You will fall again et Retina, de superbes courts métrages, histoire de finir ce festival en beauté.

 Je fais une photo souvenir avec Françoise canart, une ex jamboise que j’ai connue via les tricots urbains, qui est bénévole durant tous le TEFF, et je vais manger une crêpe micado juste à côté, boooooooon. Je rentre, vannée par ces quatre jours, mais ravie. 

 
 

IMG_3212.JPG

IMG_3213.JPG

IMG_3218.JPG

IMG_3223.JPG

IMG_3222.JPG

IMG_3225.JPG

IMG_3250.JPG

IMG_3252.JPG

17:03 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

13
nov

11/11/2017 : troisième jour du TEFF (the extraordinary film festival) à Namur

Il bruine, je vais donc au TEFF en bus, mais c’est le marché, le bus ne traverse pas la ville. Je le sais, je vais m’adapter. Première surprise, y’a plus d’arrêt près de la Maison de la Culture, je dois descendre à outsiplou. Deuxième surprise, le grognon est fermé aux piétons, j’ai donc marché pour rien, pensant aller en ville par la rue du Pont, je dois tout retraverser pour passer dans l’autre rue, dont le nom m’échappe (y’a la RTBF radio dans cette rue). Troisième surprise, y’a pas de marché : un gentil monsieur que j’interroge me dit que si, mais vu le temps y’a très peu d’exposants. Vu que je suis super en avance, je marche jusqu’aux trois pelés exposants en train de s’installer, et je veux traverser la galerie d’Harscamp pour rejoindre directement  le TEFF. Quatrième surprise, la galerie est fermé le dimanche, et ce samedi 11 novembre est un dimanche. Grrr, je fais encore demi-tour et je vais au TEFF, trempée, pour déjeuner, après être passée prendre un cougnou.

 Je déjeune donc (un croissant, un pain au chocolat, et le meilleur jus de pommes que j’ai jamais bu – tchu j’ai oublié de demander la marque) et je fais connaissance de Gipsy, le chien guide le plus célèbre de Namur, il a participé à des tournages sur Canal C et va dans les écoles informer les enfants de sa fonction, avec bien sûr son couple de maîtres avec qui je fais connaissance, des gens supers.

 Ensuite, je vais voir mon premier film : la séance « cécité » avec plein de courts métrages : Paris, Magic man, Sculpteur de lumière, Glances of closed eyes et Derrière les yeux. Tout est beau, mais je suis estomaquées par Sculpteur de lumières, un aveugle qui découvre le bonheur de sculpter des choses superbes comme tout, ça le passionne et lui prouve qu’il peut être autre chose pour le public qu’handicapé. . Lors de l’interview, il dit : « toute épreuve est l’occasion de se réinventer ».

 Après, c’est la séance « ailleurs » qui, comme son nom l’indique, parle du handicap dans les autres continents : Traveller et We are able, au Nianmar (j’ignore où c’est mais on dirait en Asie) et Résilence au Brésil. Je réalise à quel point c’est encore plus dure là-bas et suis touchée par le court-métrage filmé au Brésil, Résilence, où le monsieur est hyper positif, incroyablement positif, même s’il doit marcher sur ses mains, équipées de tongs. Très touchants, ces trois courts-métrages.

 Pour terminer, je vais voir une dernière séance de 9 courts-métrages de plein de pays, sur plein de handicaps différents, et je suis pliée en deux de rire en regardant « Leo et Carol », leur mariage est filmé, avant et pendant. Leo, qui souffre d’une forme rare de nanisme, a un humour fou en racontant qu’un médecin lui a demandé « vous êtes comme ça de naissance ? » et sa réponse « non, non, j’étais grand avant puis d’un coup je suis devenu petit. » A question idiote réponse idiote. Encore un super moment.

 Je retourne encoooooooooooore chez Burger King car aucun bus ne traverse la ville, je dois donc remonter à la gare, alors tant qu’à faire… Heureusement qu’une jeune fille retient mon plateau qui allait tomber, sinon mes frite étaient au sol. Hier le coca, aujourd’hui les frites… tchu !

IMG_3202.JPG

IMG_3206.JPG

IMG_3208.JPG

IMG_3209.JPG

IMG_3203.JPG

IMG_3204.JPG

IMG_3210.JPG

IMG_3211.JPG

11:10 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

10
nov

10/11/2017 : deuxième jour du TEFF (the extraordinary film festival) à Namur

Avant d’aller au TEFF, je décide d’aller faire un tour en ville. Enfin, un tour, faut le dire vite, je vais chez Expo (vendeur très sympa, mais pas de chats déguisés en licornes), chez Club (vendeurs très sympas bis, mais pas de Putain de chat volume 3) et voilà. Mon graaaaaaaaaand tour en ville est terminé. Je vais manger chez Exki (il est 11 heures, la foule en délire n’est pas arrivée encore.

 J’en profite pour dire que mes deux trajets en bus furent formidoubles (ben, oui, deux trajets formidables, c’est donc formidouble) : chausseurs adorables, passagers pour m’aider et me céder leur place sans même que je le demande ni que je pleure, yes.

 Donc à 12 heures, midi quoi, j’arrive au TEFF et j’écris un truc pour le tableau puis je fais un test organisé par deux personnes, dont une anglaise avec son chien guide (un labrador noir) : les yeux cachés par un bandeau, je dois toucher ou sentir les objets et deviner ce que c’est.  Le premier est une tour Eiffel, faciiiiiiiiiiiile. Je vous passe les détails, mais j’ai tout trouvé, même si ce fut dur pour le « lipstick » (oui, le mot m’est venu en anglais) et la boîte de conserve. J’ai ainsi appris que pour les aveugles une boîte de conserve est galère, car pas d’inscription en braille et aucune odeur quand c’est fermé, bref dur dur.

Je vais ensuite voir la séance fratries, avec le super émouvant « Gildas a quelque chose à nous dire », durant lequel ses frères filment sans le savoir les derniers mois de la vie de Gildas, entouré de ses parents et desdits frères. Une grande leçon d’amour envers un frère qui n’a jamais su parler, dire ce qu’il pensait, ressentais, laissant sa fratrie pleine de questions, il ne parle pas because le CMV, virus de merde, que sa maman avait eu durant la grossesse. Un film qui m’a faut pleurer. Comme d’hab me direz-vous mais que nenni, j’ai vraiment braillé comme un veau tant j’étais émue.

 Pour déjà finir ma journée, je regarde « Free », un film Croate suite à la « libération » des malades mentaux, jusqu’alors enfermés ensemble. La loi a imposé cela à ce pays et tant mieux, les malades ne sont nullement livrés à eux-mêmes, ils sont aidés, vivent à quatre par appartement, et apprennent enfin la vie quotidienne. Et surtout, ils sont libres. Le personnel soignant, avec le recul, approuve cette nouveauté, qui forme les malades, les responsabilise et surtout, les rend enfin heureux. Un reportage super intéressant et très émouvant.

 Je sors du TEFF vers 17 h, et passe d’un coup du cocon protecteur du Palais des Congrés à la ville bruyante, en pleine heure de pointe, pleine de monde ultra pressé. Le choc ! Je décide de ne pas reprendre de suite un bus, de peur qu’il soit bondé, et d’aller manger au Burger King. Je prends un menu enfant et vais remplir mon verre au distributeur de boissons lights. Y’ a un choix de fous : cherry coke, coca vanille, coca citron, coca fraise, coca framboise, et j’en passe. Je craque pour un coca framboise, que je renverse partout. Ça, c’est fait. Je dévore mon menu et mon reste de coca framboise, et demande à mon voisin, un chauffeur de train qui s’est installé entretemps, si j’ai le droit d’aller remplir à nouveau mon verre. Il me dit que, ouiiiii, c’est à volonté, et me conseille le coca vanille, que je fonce (enfin foncer, faut le dire vite) tester. Et en effet, delicious, je le lui dis et on entame une sympathique conversation sur tout et rien, notamment sur les ceusses qui ne respectent pas les places pour handicapé (commennnnnnnnnnnt ça se voit que je suis handicapée mdr), ce qui le rend fou de rage. Vraiment un homme bien, qui me propose de ramener mon plateau, ce que j’accepte avec joie. Je le remercie pour tout, lui dis au revoir, et reprends un bus jusque Jambes, où je file au dodo, fatiguééééééééééééééée que je suis.

 IMG_3193.JPG

IMG_3192.JPG

IMG_3195.JPG

IMG_3196.JPG

IMG_3194.JPG

IMG_3198.JPG

IMG_3200.JPG

 

 

19:53 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

10
nov

9/11/2017 : premier jour du TEFF (the extraordinary film festival) à Namur

Je suis partie à 8h20 prendre un bus pour aller au TEFF, et je suis rentrée en bus à 19h14 chez moi : presque partie 11 heures, une grande première dans cette seconde vie, mais keske je suis fatiguééééééééééée.

 Il est 19h59, j’ai bu, mangé, et j’écris ce billet. Faut croire que je ne suis pas assez crevée, non je rigole mais tant que les idées sont dans ma cervelle de moineau, autant en profiter.

 Donc ce premier jour au TEFF était fabuleux, les bénévoles adorables, les films marrants et/ou durs, les WC pour handicapés avec portes faciles (ouais, je n’ai absolument rien bu, mais j’ai été deux fois aux toilettes, va comprendre).

 J’arrive en ville comme je peux, en bus, avec un chauffeur atroce : Je dis « bonjour », il ne me répond pas, ne me regarde pas. Ça commence bien. Je lui dis ensuite « vous voulez bien attendre que je sois assise pour démarrer ? » Il me répond, toujours sans me regarder « oui » (en soupirant) puis « vite ». Passque, bien sûr, je peux aller vite. Je m’installe comme je peux sur un siège et me relève car mon imper est coincé. Là, il démarre brusquement, manquant de me faire tomber, ce que j’évite en m’accrochant à la barre. Ça commence bien. Je me retiens pour ne pas pleurer mais j’ai les larmes aux yeux, ce que j’aurai souvent tant je suis émue par ce festival. L’absence de regard de ce chauffeur est le plus dur.

 J’arrive et je croise Françoise Canart, qui est bénévole toute la journée et me dit « mais c’est la semaine prochaine, tu es une semaine trop tôt ». Ah ah ah, trop drôle, je le crois une fraction de seconde et je sens que je vais pleurer mais non, mon génial cerveau me dit que c’est le bon jour et on rigole. Elle entre vite et je m’assieds sur un banc cinq minute avec (toi) mon déjeuner, je mange, je suis enfin zen et je fais des photos.

 Pour cette première, je choisis la table ronde sur le sujet « image et communication sur le handicap », une table ronde passionnante et j’ai bien retenu la parole de l’organisateur, dont le nom m’échappe, mais il est génial et son fils, que j’ai vu, Lou, a composé la magnifique musique de présentation, donc sa parole était « au début du handicap, on est sur le pourquoi (pourkwaaaaaaaa moi ?), ensuite on évolue et on passe au pour quoi (dans quel but). Clair que j’ai vécu ça, je suis dans le pour quoi, cherchant un nouveau sens pour ma vie. Evidemment, j’ai voulu le dire, et j’ai levé la main pour intervenir et raconter mon histoire. L’accident a au moins eu cet avantage de faire disparaître toute trace de timidité en moi. Je raconte à quel point l’humour est important, et je pleurniche en le disant. Très crédible moi être.

 Directement après (1/2 heure après quoi), c’est la seconde séance. Juste le temps d’aller chercher un sandwich mou au saumon fumé et un truc làààààààà (un cougnou me dit la vendeuse) et ça commence : « Une vie normale », un reportage où les réalisateurs filment un papa et son fils trisomique, qui tente de passer son CAP et de s’en sortir dans son job de serveur, avec ses joies, ses peines, et celles de son papa, touchant de volonté, même si les larmes finissent par venir, tellement le ras-le-bol sonne à la porte. Dur et prenant, car on sait comme c’est difficile.

 Je reste sur mon siège, où je suis siiiiiiii bien, pour les deux reportages suivants « des visages et des figues » où des personnes réalisent de jolis masques et posent avec, drôle comme tout et émouvant, et « quand j’étais papillon », témoignage filmé d’adultes handicapés mentaux qui vivent en institution et parlent de l’amour et de la sexualité. Plein de cœurs ouverts par la confiance que les réalisateurs ont installée.

 Je sors marcher un peu dans le palais et je finis en beauté avec « pub, com et handicap », une séance hyper drôle et émouvante parfois, avec de très très courts métrages qui sont des pubs du monde entier sur le handicap, souvent avec un humour fou qu’on n’oserait pas dans notre pays proute ma chère, et c’est dommage car on peut rire de tout, et surtout de soi, quand on est handicapé.

 Bref, une super journée, et je tente d’aller dire au revoir à Françoise Canart en ascenseur, mais je ne prends pas le bon, donc je redescends et j’abandonne car il est tard, 19 heures. J’attrape immédiatement un bus pour rentrer, un vieux bus mais le chauffeur est génial, il se lève pour m’aider à monter et se déplace pour m’aider à descendre car il y a trois marches. Il est aidé par deux passagers. Trois aides pour moi, merveilleux.

 

IMG_3182.JPG

IMG_3179.JPG

IMG_3183.JPG

IMG_3185.JPG

IMG_3187.JPG

IMG_3189.JPG

IMG_3188.JPG

IMG_3190.JPG

09:37 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

23
oct

22/10/2017 : le festival nature : L’ourse noire et Métamorphoses

Je suis allée voir ces deux petits films de +- 50 minutes à l’Acina, dans le cadre du Festival Nature. Le choix fut difficile, entre l’heure de diffusion (ni trop taud ni trop tard) et le sujet (rien sur les félins, keski me plairait et plairait à l’amie avec qui j’étais ?)

 Je pars du principe que L’ourse noire sera superbe, mais angoissant, c’est la vie d’une ourse hein ! C’est superbe en effet, mais pas du tout angoissant, même émouvant de voir ces bébés ours. Et finalement, Métamorphoses, qui raconte les changements des insectes, le plus connu étant de la chenille au papillon, mais y’en a plein d’autres, se révèle hyper captivant. Et angoissant, un vrai thriller, my god. Et ces insectes qui se bouffent entre eux, quel stress. Un film d’horreur quoi.

 Après, on va manger au Jardin d’Italie, je prends des tagliatelles aux scampis et un tiramisu maison (une tuerie) comme dessert. Un super moment.

pizapfinn.jpg

pizapmercredi2.jpg

pizapmercredi.jpg

7
oct

7/10/2017 : FIFF : Nelly et Simon : mission yéti

Ce vendredi, comme mon rhume était moins fort, j’ai décidé d’aller en ville en bus voir au caméo 1 un film d’animation du FIFF, histoire de finir en beauté, et de découvrir le caméo 1, new version. J’allais voir « Nelly et Simon : mission yéti », un dessin animé québecois.

 En allant prendre le bus, je rencontre l’infirmière de nuit de William-Lennox, qui vient de prendre sa pension. Je papote tant avec elle que quand je recommence à marcher, mes jambes sont super ankylosées, je marche comme un canard malade.

 Je monte tant bien que mal dans le bus et je descends à l’arrêt près du Caméo. Bon, il est 11h10 et je vais voir le film à 13h, je suis juuuuuuuuuuuste un peu en avance…

Je vais redécouvrir Wibra, il est 11h25. Je vains redécouvrir Zeeman, il est 11h35. Bon bon, je décide de trainer ma carcasse en rolateur jusqu’Agora, je resterai au rez. Et j’achète le nouvel album du chat (de Geluck), la caissière, que je reconnais car dans ma première vie j’adoooorais rester des heures chez Agora (à l’étage) et regarder les livres. Avent tout ça, il est 12h. J’arrive au Caméo à 12h15, mais on me dit gentiment que la séance où je veux aller est pour le FIFF CAMPU et que toutes les places sont prises. Meeeeeeeeeeeerde. Je peux attendre, s’il reste une place elle sera pour moi. J’abandonne mon idée de cliente VIP et je m’assieds pour attendre, sous les regards compatissants du personnel (ils sont gentils comme tout, ont pitié de moi et prient pour qu’il reste une place).

 A 13h, quand tous les mômes sont entrés, il reste 4 places, l’organisateur est heureux, ça se voit (au moins je ne pleurerais pas de désespoir en hurlant comme Maxime Préveau, enfin comme un veau, ouf), et il me conduit à ma place : dernière rangée, pratique comme tout, ouf.

Le film est génial, marrant comme tout, avec un oiseau à mourir de rire, et des personnages marrants et émouvants, qui plus est doublés en français, mais avec un léger accent québécois, trop joli.

 L’histoire : « Québec, 1956. Les destins de Nelly Maloye, détective privée débutante, et Simon Picard, assistant de recherche en sciences, se croisent accidentellement. Soutenus par un mécène ambitieux, Maloye, intuitive et chaotique, et Picard, méthodique et obsessionnel, se lancent dans une aventure visant à prouver l’existence du Yéti. Pour y arriver, Simon compte sur le journal d’un explorateur pour les mener au repaire de la créature mythique. Accompagnés de Tensing, un jeune guide Sherpa, et de Jasmin, un mainate bavard, ils sont confrontés à de nombreux dangers au cœur de l’Himalaya. »

 Après le film, je vais (encore) chez Burger King (je l’appelle sans cesse Giant King, tchu), et je croise Catherine à qui j’avais dit de m’y rejoindre, on passe un super moment, et on mange bien. Leur coca light framboise est un régal, comme leur fanta light framboise. Je reçois une tête de mort fille en cadeau (fille car elle a un nœud rose), diantre.

 Vers 17h20 je reprends un bus, et je rentre chez moi, épuisée comme après un marrant (je voulais dire un marathon), toujours enrhumée, mais je n’ai plus mal à la tête, donc le rhume est en partance, yes. En partance tout comme le FIFF, snif. Je remercie l’équipe pour sa confiance, et les équipes du Caméo et du théâtre qui ont été supers avec moi.

 PS : le bayar d’or est pour le film « chien », que je n’ai pas vu. « chat » aurait été mieux mdr.

39ca96e7-14a4-4d05-839c-4d13e2de9d4e_ORIGINAL.jpg

58a7a0775ad0fd0b7fdd33ac.png

LOGO-français-Couleur-v5b-rev.png

IMG_3084.JPG

IMG_3086.JPG

 

14:37 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

5
oct

4/10/2017 : FIFF : mes photos

201710021505101131343.jpg

IMG_2999.JPG

IMG_3001.JPG

IMG_3007.JPG

IMG_3008.JPG

IMG_3010.JPG

IMG_3033.JPG

IMG_3036.JPG

IMG_3040.JPG

IMG_3057.JPG

IMG_3060.JPG

IMG_3070.JPG

IMG_3074.JPG

IMG_3076.JPG

 

 

10:22 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

4
oct

4/10/2017 : FIFF : Il a déjà tes yeux

Voici le second et déjà dernier film que j’ai été voir au FIFF. Déjà dernier car dans ma première vie j’en voyais bien plus, mais je suis super contente d’y avoir été, et j’ai choisi les films qui me tentaient.  Déjà dernier car aller en ville en bus est dur dur pour moi et me fatigue vite. Celui-ci se donnait au théâtre de Namur, c’était une version pour aveugles avec commentaires ajoutés, mais ils se sont trompés et nous ont fait voir la version pour sourds avec les dialogues écrits. Dommage, car la version pour aveugles devait me toucher, moi qui ai été opérée deux fois des yeux suite à l’accident dont j’ai été victime. Je souffre de diplopie maintenant (voir double) c’est épuisant mais comme je le dis toujours : ça aurait pu être bien pire, j’aurais pu être aveugle.

 Bon, tout mon blabla nous éloigne du film, une comédie hilarante de et avec Lucien Jean-Baptiste.

 L’histoire : « Paul est marié à Sali. Tout irait pour le mieux s’ils arrivaient à avoir un enfant. Jusqu'au jour où Sali reçoit l'appel qu'ils attendent depuis si longtemps : leur dossier d'adoption est approuvé. Il est adorable, il a 6 mois, il s'appelle Benjamin. Il est blond aux yeux bleus et il est blanc. Eux… sont noirs ! »

 Un super film, j’ai bien ri, ils jouent super bien, et au-delà de l’humour, on retrouve une réflexion sur le racisme, bien interpellante.

 Merci aux membres du théâtre qui m’ont bien aidée à accéder à une place en ascenseur, quand la salle était totalement vide : le pied, sensation d’être une VIP

 Demain, je vous poste toutes mes photos…

080809.jpg-c_300_300_x-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

IMG_3079.JPG

13:27 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

2
oct

2/10/2017 : FIFF : Rien n’est pardonné

Ce dimanche, je suis donc allée voir mon premier film au FIFF. Au Caméo, nouvelle version, moi qui ai connu l’ancien Caméo. Le personnel est génial et m’a beaucoup aidée pour trouver la salle et l’ascenseur, de même qu’une toute nouvelle jamboise avec qui j’ai sympathisé, beaucoup parlé, et repris le bus pour rentrer.

 Après la projection bien sûr : un superbe documentaire intitulé « Rien n’est pardonné ». Illusion à la une de Charlie Hebdo après les horribles meurtres du 6 janvier 2015 : tout est pardonné.

Ce documentaire, commencé en 2011, ignorait tout du drame qui allait survenir : il racontait la vie de Zineb El Rhazoui, d’abord au Maroc, puis à Paris, où elle bossait pour Charlie Hebdo, jusqu’à ce jour funeste où elle a échappé par hasard à la mort, étant absente le jour des meurtres. Isolée, protégée, enceinte, sa vie est devenue encore plus difficile mais elle veut envers et contre tout (contre tous) défendre ses opinions.

 Magnifique, émouvant, poignant, d’autant plus pour moi qui étais dans le coma après avoir été renversée le 20 décembre 2014, et j’ignorais tout de cet horrible drame.

 En sortant, j’ai voté pour ce documentaire, qui participe au concours FIFF, bonne chance, tu le mérites.

cinemacameocfiff_danieldubois_0.jpg

Zineb-foulard.jpg

10:20 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
sep

29/09/2017 : 32e FIFF mes photos

Le FIFF commence ce jour à Namur, voici mes photos. Je vais tenter d'aller voir un reportage dimanche, je n'irai pas aux visions presse malgré ma carte de journaliste, car l'Eldo étant détruit, elles n'ont plus lieu là mais rue du Séminaire, trop dur pour moi, mais il y a plein de films aux séances publiques (Caméo, théâtre...)

 

infos ici : https://www.facebook.com/FIFFNamur/

fiff.jpg

fiff2.jpg

19:04 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

11
oct

L'après FIFF – Je te survivrai

Par le plus grand des hasards, je me suis replongée dans une ambiance très Fiffienne, en regardant Je te survivrai, un film franco-belge, mais aux accents très belges, même namurois d'ailleurs (quand les personnages vont manger chez El greco et parlent de la chaussée de Marche, on sait qu'on est à Namur). Un film subsidié par le FIFF, d'après son générique, dont j'avoue n'avoir jamais entendu parler avant ce soir. 

Jonathan Zecca (craquant acteur) y incarne un agent immobilier ambitieux et particulièrement antipathique de prime abord, qui voue une haine féroce à sa voisine, une sorte de mégère non apprivoisée qui vit dans une caricature de maison (ça fait vraiment sorcière dans sa masure). Il rêve de s'approprier son logement et la parcelle qui le jouxte, pour s'en faire un golf. Mais elle ne meurt pas... 

Un jour, il songe à ce puits situé dans son jardin, qui alimente la vieille en eau, et décide d'aller y jeter un œil. 

Sauf qu'il y tombe et que la seule personne apte à l'entendre et lui porter secours... c'est la sorcière d'à côté. 

Je vous conseille ce film à la fois drôle et cynique, touchant par moment aussi. Et puis c'est du belge, presque à 100 % (seul le réalisateur est Français).

000989.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

 

20:17 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

10
oct

FIFF – une rencontre magique en guise de cerise sur le gâteau

Pour finir en beauté ce 29e FIFF, je suis allée à la rencontre d'Audrey Tautou. Après un peu de file et un chouia de patience (et pour l'anecdote, après mon traditionnel Quick du FIFF et ma séance de shopping quotidienne – le FIFF est une ruine pour mes finances), la voilà. Audrey. 

Toute simple, toute fluette, elle semble de prime abord un peu mal à l'aise, ce qu'elle avoue tout de go : elle n'a pas l'habitude de ce type de rencontre avec son public. Elle avoue également manquer de confiance en elle, au fil des anecdotes, et c'est palpable à l'humour qu'elle distille durant toute l'heure, s'étonnant que nous ne dormions pas, que nous soyons là rien que pour elle, comptant les déserteurs (je comprends mal l'intérêt de venir pour partir durant la rencontre, ce que je trouve vachement irrespectueux, mais soit). 

Une rencontre magique, drôle, emplie d'anecdotes captivantes, pleine de sensibilité aussi, tout comme cette actrice forte et fragile à la fois, que j'aime énormément. Ravie que ce moment ait confirmé tout le bien que je pensais d'Audrey Tautou. 

En cadeau, ensuite, Dieu est grand, je suis toute petite, que je n'avais jamais vu et que j'ai eu énormément de plaisir à découvrir. 

Une envie désormais : revoir quelques films d'Audrey, mes chouchous Ensemble c'est tout et La délicatesse, mais aussi Venus beauté institut et Un long dimanche de fiançailles. 

Merci. Et à l'année prochaine pour le 30e FIFF. 

Une superbe photo souvenir ratée (mais pourquoi j'ai oublié mon bon appareil, pourquoi?)

audrey tautou.jpg

 

20:28 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

10
oct

FIFF - Terre battue

Alors que Jérôme perd son job dans la distribution et tente de se lancer à son propre compte, alors que son couple avec Laura bat de l'aile, Ugo, son fils, tente de percer dans le domaine du tennis, où son talent semble prometteur.

Dans ce milieu de la compétition, tant professionnelle que sportive, père et fils vont se côtoyer, se découvrir, apprendre les difficultés de la réussite et ce à quoi elle peut mener.

Superbement interprété par Olivier Gourmet (que j'aime décidément beaucoup beaucoup) et le charismatique Charles Mérienne (sans oublier Valéria Bruni-Tedeschi), voilà un film un peu autobiograpique qui accroche dès la première minute, et ne lâche le spectateur qu'après la balle de match (ouais, elle est facile, je sais). J'ignorais ce qui avait inspiré le réalisateur (un fait divers), l'effet de surprise fut donc total... et totalement réussi.

A voir !

TB_Ugo-tennis-500288.jpg

20:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

10
oct

FIFF - Le goût des myrtilles

En sortant de la séance, j'ai été interpellée par Canal C, qui voulait mon avis sur le film. Outre le fait que je déteste être filmée, je n'ai pas voulu le donner, car je n'ai pas aimé. Et même en n'ayant pas aimé, je n'ai pas envie de dénigrer ce film. Un film, c'est un bébé, ce sont des heures de boulot, c'est un rêve devenu réalité, c'est l'espoir d'un succès. Et puis les goûts et les couleurs hein... moi je préfère le goût de la framboise, ceci devant expliquer cela. Je n'ai pas aimé, car je me suis ennuyée, presque endormie, c'est ainsi.

Pourtant, j'ai aimé la poésie du film, j'ai aimé la sensibilité des personnages, j'ai aimé les images superbes, le talent du réalisateur pour rendre une simple vue sur un lustre en cristal absolument magnifique, pour nous présenter les papillons d'une façon qui arracherait des larmes, pour faire découvrir une faune belge parfois insoupçonnable (qu'elle était belle, cette chenille poilue, moi je veux en croiser une comme ça chez moi !), donc il y a plein de choses que j'ai aimées dans ce film, même si au final je ne l'ai pas aimé, voilà ce que j'aurais dû dire à Canal C, sans doute.

1013616_fr_le_go_t_des_myrtilles_1409577119613.jpg

20:02 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

10
oct

FIFF - Bouboule

Et bien Namur est gâtée cette année au FIFF, avec un second film tourné presque intégralement sur son territoire, et ici surtout à Jambes. Sensation étrange de voir ma ville à l'écran, pour l'histoire de Bouboule, alias Kevin, 12 ans, 100 kilos. Rejeté par les gamins de son âge, il fait la connaissance de Patrick, gardien de sécurité, qui l'entraîne dans son délire de commando, et dans ses délires à la limite de la légalité...

Relativement à Bouboule à proprement parler, je suis passée de l'empathie à la crainte. Au-delà d'un humour bien présent durant tout le film, le personnage m'a dérangée, cette prise de pouvoir par ce gamin longtemps trop silencieux m'a fait peur, la violence verbale ou physique aussi. Bouboule prend sa place dans la société, dans sa société familiale, non sans grabuge. Les personnages qui gravitent autour de lui ne sont pas en reste, une mère étouffante et désabusée, des sœurs hargneuses et visqueuses de méchanceté, une meilleure amie déjantée, pour ne pas dire totalement barge... Seul le chien me semble normal, tout bien réfléchi...

Un chouette film, qui fait réfléchir à la différence, au rejet, à ses conséquences, tout en faisant rire. En bonus, une BOF de M, avec le joli titre « Bouboule ». Excusez du peu...

bouboule.jpg

19:52 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

9
oct

FIFF - Vie sauvage

Incroyable histoire que celle de Vie sauvage, car elle est vraie... C'est celle d'un homme qui, privé de leur garde, enlève ses deux fils et parvient à échapper à la justice française durant onze ans. Onze ans de cavale, de vie dans la nature, au milieu des animaux, de marginaux parfois, dans des fermes, des communautés, de petits villages, une vie faite de débrouillardise, dans un monde presque irréel parfois. Onze ans de recherche par leur mère, désespérée, qui n'abandonnera jamais.

Ici, le parti pris est clair : nous ne verrons que la vie des enfants durant ces onze années. Une vie à la manière de « robinsons » durant les premières années, comme une aventure, une vie plus complexe à l'adolescence, qui mènera au retour dans la lumière, et à la prison pour le père. De la mère, il sera rarement question.

Le réalisateur a réussi le challenge de faire valider son projet tant par la mère que par le père et les enfants (lesquels ont écrit deux livres séparés, un par la mère, un par le trio, dont la lecture devrait être un complément utile à ce film). Difficile pari s'il en est. Montrer ce qu'on ne sait jamais des faits divers si brièvement évoqués à la télévision : que s'est-il passé durant ces onze années ? Et moi d'osciller, durant le film, entre de l'empathie pour l'un, puis pour l'autre. De me dire que si ce n'est pas le bonheur, ça y ressemble fortement, puis de songer que ce père a fait vivre l'enfer à ses fils, que cette mère ne rattrapera jamais le temps perdu (ce que la fin du film laisse supposer)...

Un film qui fait s'interroger, au-delà du mot fin. Peut-on priver des enfants de l'un de leurs parents ? Cette question me trottera en tête durant des heures...

vie sauvage.png

20:46 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

9
oct

FIFF - Le beau monde

 Après « Pas son genre », que j'avais beaucoup aimé malgré certaines longueurs et une envie de donner des baffes aux personnages (Emilie Dequenne était fabuleuse de crédibilité, comme toujours), revoici un film traitant de la différence de classe sociale, mais avec une approche toute différente, bien plus subtile et légère, en apparence.

 Alice a 20 ans, elle vit avec sa mère chômeuse et se passionne pour la laine et la broderie. Un peu paumée, elle cherche à intégrer une école d'art. Aidée inopinément par Agnès, une Parisienne aisée, elle rencontre son fils, le bel Antoine, avec qui elle commence une relation. La voilà plongée dans un milieu dont elle ignore tout. Oscillant entre ce monde guindé et celui plus populaire dont elle provient, Alice perd peu a peu ses repères. Fascinée, elle se laisse vampiriser par Antoine, qui en profite pour s'échapper de ce monde qui est le sien, grâce à elle.

 Une histoire sensible et belle, jalonnée d'images et de moments de broderie tout en finesse, finesse qui n'a d'égal que celle de ses deux personnages principaux, à la fois beaux et désabusés, plein d'espoirs et d'autodestruction, parfois.

 Je pensais Ana Girardot liée à Annie, mais que nenni, elle est la fille d'Hippolyte, mais a la grâce d'Annie, c'est indéniable. Je lui trouvais d'ailleurs une ressemblance...

beau monde.jpg

 

20:07 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

8
oct

FIFF - Les héritiers

C'est l'histoire (vraie) d'une prof de lycée qui gère des classes dites « difficiles ».

C'est l'histoire d'une classe difficile désabusée et désintéressée de tout.

C'est l'histoire de la rencontre de cette prof et de cette classe, et de leur plongée dans l'histoire du monde, au travers d'un concours national d'histoire sur le thème des enfants et adolescents dans le système concentrationnaire nazi.

Au départ pas motivée pour un euro, les élèves, parfois rebelles, souvent grossiers, vont se prendre au jeu de l'apprentissage de l'histoire, de laisser toucher par le vécu de ces enfants et adolescents anéantis par la Shoah et se lancer de tout leur cœur dans ce concours... Apprentissage du respect, de la solidarité, du travail de groupe, entre autres.

Le seul souci de ce film, c'est qu'il fait pleurer et qu'on en sort avec un visage marqué par les larmes. Mais que d'émotions... Il m'a un peu rappelé le film américain « écrire pour exister », qui, sauf erreur, était également basé sur des faits réels.

Un film à montrer dans toutes les classes, les difficiles, les faciles, les multicolores, les intellectuelles, sans exception. Le témoignage de Léon Zyguel, rescapé des camps, est bouleversant.

Les survivants disparaissent au fil des ans, faisons en sorte que leur histoire ne soit jamais oubliée.

héritiers.jpg

17:28 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

6
oct

FIFF - Melody

 

Et bien ça fait un bail emphytéotique que j'avais plus autant été touche par un film. Par des actrices parfaites de sensibilité et de crédibilité. Par une histoire de vie, de vies, de partages, d'amour aussi.

 

 

L'histoire est simple et somme toute banale : Melody a besoin d'argent. Emily a besoin d'un bébé. Une transaction, car c'est ainsi que cela se nomme, va leur permettre de réaliser leur rêve : Melody sera la mère porteuse d'Emily. L'une est Française, l'autre Anglaise, et ce mélange des languages pourrait symboliser la difficulté de communication entre ces deux femmes que tout oppose, qui, au-delà des apparences qu'elles tentent de sauver à tout prix, vont s'apprivoiser, se découvrir, se livrer et apprendre à aimer, à s'aimer aussi.

 

Bouleversant, émouvant, plein d'images superbes et de sentiments qui explosent. J'étais sans voix à la fin. Je ne vous en dirai pas plus, pour ne pas déflorer l'intrigue, mais à voir impérativement...

MELODY_01 light.png

 

11:17 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

5
oct

FIFF - Jacques a vu

Je me suis offert une plongée dans le déjanté avec ce film réunissant une brochette de « stars » belges, tourné dans la région namuroise, même si l'action est censée se dérouler dans les Ardennes et (un chouia) à Rome.

J'ai adoré la première demi-heure, avec un Nicolas Buysse et une Christelle Cornil (que j'avais découverte dans le superbe Au cul du loup lors d'un précédent Fiff) en pleine forme. Tellement en forme que j'ai fini par me lasser de leurs péripéties qui faisaient beaucoup rire la salle, mais moins moi (je sais, j'ai l'humour très difficile).

L'histoire commence avec l'achat (la scène chez le notaire, criante de vérité, croyez-moi sur parole) d'une maison pourrie au prix surévalué, par ce couple désireux de renouer avec le passé de Monsieur, Brice. Sauf que le passé a disparu (de la famille d'antan, il ne reste qu ele cousin Jacques) et que l'accueil est plutôt glacial, voire polaire. Lorsqu'un centre de loisirs prévoit de s'installer dans la région, Brice profite d'une pseudo-vision miraculeuse par son cousin Jacques pour enrayer le processus et faire du village le nouveau Beauraing. Rocambolesque à souhait...

J'avoue que je me suis plus amusée du décor du tournage que de l'histoire à proprement parler : c'est pas tous les jours que les personnages vont à Rome... au pied de la Cathédrale Saint-Aubain ou qu'ils s'offrent les services d'une prostituée romaine... dans le piétonnier namurois. Même la gare de Namur a été transformée pour l'occasion et Jambes a eu droit à ses quelques secondes de gloire arrosées de Blanche de Namur.

A découvrir, car c'est belge, car ce fut tourné à Namur, et car c'est drôle pour autant que vous aimiez ce type d'humour.

1013724_fr_jacques_a_vu_1410440467312.jpg

17:48 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

3
oct

Fiff -Tokyo fiancée

Quinze ans que je n'ai pas approché un roman d'Amélie Nothomb. J'en avais marre d'être tout le temps plongée dans mon dictionnaire, faut croire que je ne suis pas assez intelligente pour la lire.

Mais j'étais curieuse (et impatiente) de découvrir ce film adapté d'un de ses romans.

L'histoire se passe au Japon (comme le titre ne le laisse pas imaginer), une culture que je connais mal. Une histoire d'amour comme il en existe tant, entre une Belge née au Japon, qui rêvait d'y revenir et un Japonais qui tente d'apprendre le français et répond à la petite annonce d'Amélie. Et la rencontre fut.

Rencontre qui nous plonge dans une bouffée de drôlerie, de tendresse et de fraîcheur, saupoudrée d'anecdotes à la japonaise. Dépaysement et bonne humeur assurée, sans cependant négliger l'émotion, avec, en bonus par rapport au livre (un bonus dont l'histoire se serait bien passée), la catastrophe de Fukushima et ses conséquences pour le pays.

Les acteurs sont parfaits pour leurs rôles et diablement attachants. Joli moment.

Tokyo_Fiancee.jpg

21:58 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

11
mai

J’ai vu Pompéi, et keske j’ai ri…

Voir Pompéi, c’est un peu comme voir Titanic, on ne peut pas vraiment espérer une happy end.

J’ai vu, il y a bien longtemps, Les derniers jours de Pompéi. J’étais gamine, et cette histoire m’a fascinée. Depuis j’ai toujours rêvé de me rendre sur place.

J’étais donc curieuse de découvrir la version 2014 de cette histoire, l’imaginant moderne, captivante et pleine d’effets spéciaux.

Bon. Soit. On vit d’espoir.

Après 1h44 de film, je peux vous dire ce que j’en ai aimé : le générique de début, avec un texte touchant, et la belle gueule de l’acteur principal.

Point barre. J’ai lu sur une critique que Pompéi reprenait un condensé ridicule de 2012, Tsunami, Gladiator et L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux. Ça m’a fait cet effet là aussi. Surtout pour le côté ridicule.

Pourtant je l’ai vu en VO, qui peut laisser espérer un bon jeu d’acteurs, comparativement au doublage français parfois (de plus en plus) foireux. Même en VO, ils jouent comme des savates.  Ah, la jeune actrice est superbe, ça il faut le reconnaître. Mais cette potentielle si belle histoire d’amour qui aurait pu naître sur fond de « fin du monde », elle fait flop.

Le film m’a paru incohérent du début à la fin. Je me fourvoyais en croyant que l’éruption avait eu lieu durant la nuit, surprenant les habitants. Elle a commencé à 13h, dixit wikipédia, c’est la coulée de lave qui a lieu durant la nuit. J’ignorais également tout du "tsunami" qui avait précédé l’éruption. Pour ça, on peut dire que Pompéi m’a appris quelque chose. Pour le reste, d'après ce que j'ai lu sur wikipédia et les critiques de personnes calées sur le sujet, tout est faux, même Pompéi est mal recréée, semble-t-il, en un genre de mélange Pompéi/Herculanum, oups.

Mais que dire de ces scènes complètement absurdes et aussi crédibles que moi en train de gravir le Vésuve pour y faire une photo ?

Exemples ? Exemples :

Alors que tout s’écroule autour d’eux, le sénateur romain (Russel Crowe, qui joue aussi bien qu’une crêpe à la cassonade) et le gladiateur (le beau brun ténébreux) trouvent encore le temps de se battre. Ben oui hein, il pleut des boules de feu, le sol se fissure, mais on a un compte à régler toi et moi.

Au milieu de l’apocalypse, nos héros se prennent dans les bras pour se réconforter, mais crévindieu, le temps presse !

Faire surgir le héros une fois de la poussière, alors qu’on l’imagine mort ou gravement blessé, ça passe, deux fois, ça lasse.

Même quand ils meurent, ils meurent mal, c’est dire… On sait depuis le début qui va mourir, c’est couru d’avance, mais s’ils pouvaient mourir avec un petit effet de surprise, avec l’impression de vraiment mourir et pas seulement de dire « oups, je meurs », ça serait cool quoi.

Pis y’a le souci des chevaux, qui sont tout gentils tout dociles alors que tout crame autour d’eux. J’y connais rien en chevaux, mais j’ai comme l’impression que…

Et la fin, rha la fin du film, rho la la, épique de chez épique. Dommage, je ne peux vous en parler, mais c’est le summum du n’importe quoi de chez n’importe quoi.

Bref, si vous avez envie de vous poiler et d’admirer de belles tablettes de chocolat ou une très très jolie femme, Pompéi pourrait vous plaire un chouia. Sinon, passez votre chemin…

Le seul bon côté de ce film, c’est que je m’ennuyais tant que j’ai occupé le temps en dégustant ce petit fruit que j’aime d’amour, c’était bon, ça, au moins.

DSCN0647ter.jpg

20:34 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

26
déc

Gravity

Ça fait longtemps que j’avais plus eu envie de voir un film. Des mois.  Presque un an, sans tenir compte de Hunger Games 2 (qui m’a un chouia déçue, j’avais sans doute été trop grisée par l’effet de surprise du premier volet, et puis ayant lui la trilogie, je savais ce qui allait se passer, et limite si je ne me suis pas un peu ennuyée).

Mais Gravity, j’avais envie.

Va savoir pourquoi.

Parce que les trucs dans l’espace, c’est comme les trucs sous l’eau : même si c’est une histoire de Bisounours, ça m’angoisse ferme.  Grave. Grave comme Gravity quoi (ouais elle est bonne, je sais). Cette sensation permanente de manquer d’oxygène (j’avais écrit occygène, c’est dire si j’ai dû en manquer, les dommages cérébraux semblent perceptibles). Et ici, je savais que c’était pas une histoire de Bisounours, alors j’ai angoissé ferme depuis la première seconde, jusqu’à la dernière. Un thriller spatial.

Bah, j’imagine que la belle gueule de Clooney et la sympathie que j’éprouve pour Sandra Bullock ne sont pas étrangères à mon envie de voir le film. Et le fait qu’il soit encensé.  Enfin on s’en fout, j’avais envie quoi.

Et j’ai aimé. 

La première image est sublime.  Beaucoup le sont. Et je dois être maso, mais c’est cette beauté de l’image, couplée à cette angoisse d’atmosphère non oxygénée, qui m’ont scotchée.  Passque pour la belle gueule de Clooney, on repassera : on la voit à peine, sous son casque de cosmonaute. Ah ben ça j’y avais pas pensé hein. 

Donc j’ai aimé.

Chais pas trop pourquoi, les images, le calme, somme toute relatif, car entrecoupé de scènes qui donnent la chair de poule. Ça tourne comme un manège. A filer la gerbe. D’ailleurs en toute logique, elle aurait dû gerber dans son casque, non, Sandra ? ça propulse aussi, par moment, comme un grand 8. Et puis le calme revient. Ça donne une telle sensation de vide que ça fait se poser des questions existentielles, si, je vous jure. D’ailleurs j’ai écrit « vie » au lieu de « vide », existentiel je vous dis.  Comme si la dérivation dans l’espace était une dérivation dans l’existence, vous voyez ? Bon, je délire, toujours ce manque d’oxygène et mon cerveau.  Je regrette juste un peu trop d’américanisation, en ce sens ou même quand ça va mal, ben ça va encore plus mal, tant qu’à faire, ouais, faut pas pousser bobonne dans les orties, des fois, sont tout seuls dans l’espace, ça suffit déjà, comme grosse merde, non ? Ben non, faut bien captiver le spectateur, aussi. Et de me dire durant tout le film : moi, là-haut, jamais de la vie, jamais jamais jamais, avec un sentiment d’oppression qui ne m’a pas quittée. 

Voilà, j’ai aimé.

J’ai peu de points de comparaison, je pense que le seul autre film dans l’espace que j’ai vu, et aimé (et qui m’a fait angoisser, toujours ce problème d’oxygène), c’est Avatar.  

Je vous déconseille de lire les critiques avant de le voir, si vous l’envisagez, car elles en disent bien trop. Je viens d’en découvrir une qui raconte même la fin du film, siiiiiiiiiiiiii je vous jure, qu’on le pende haut et court, ce journaliste de malheur… ou qu’on l’envoie en orbite, tiens. Savourez le plaisir de la découverte, sans en savoir plus, sinon que ça se passe dans l’espace (ça, il faudrait revenir de deux mois sur Mars pour l’ignorer).

Et puis, je vous l’avoue, à l’heure où je vous écris, j’ai encore du mal à respirer, sans doute car j’ai une bronchite… mais pas que.

Bon, j’irais bien le voir en 3D…

gravity.jpg

02:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

4
oct

Voilà, c'est FIFFNI !

A l'an prochain le FIFF, merci pour ces jolis films, j'espère vous avoir donné l'envie d'en voir quelques uns...

Mes coups de coeur : La tendresse, Les conquérants, Les âmes de papier.

Mes envies : voir Demi-soeur, Au bonheur des ogres et La vie d'Adèle, que j'ai manqués. Vite, qu'ils sortent !

17:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

4
oct

FIFF – Les âmes de papier

ames de papier 2.jpg

Belle brochette d’acteurs pour ce film de clôture : Julie Gayet, Jonathan Zaccaï, Pierre Richard, et Stéphane Guillon.

Tiens, Stéphane Guillon, j’ignorais qu’il était acteur également. J’ignorais aussi qu’il était si mignon, dans le genre brun ténébreux triste à souhait, dans le genre Paul, écrivain qui n’écrit plus, à part des oraisons funèbres, sur commande. Ah, il est talentueux. Cynique, mais talentueux.

Et lorsque Emma (Julie Gayet) lui demande de parler de son mari décédé à Adam, son fils de 8 ans, qui fait un blocage, le voilà entraîné dans une vie qu’il ne voulait pas. Il aime pas ça, lui il écrit pour les enterrements, pas pour les anniversaires, pas pour discutailler avec un enfant. Et pourtant, petit à petit, il va s’intégrer à leur vie… jusqu’à ce que le défunt mari revienne d’entre les morts… oups.

Ça commence en comédie, ça continue en comédie romantique, ça bascule enfin dans le fantastique… faut s’accrocher au niveau transition, qui peut étonner quand on ne s’y attend pas (je ne m’y attendais pas), je regrette juste quelques longueurs au milieu du film, je l’avoue.

Les âmes de papier (joli titre déjà) est l’un de mes coups de cœur de ce 28e FIFF, car il jongle avec du bon humour, de l’amour juste ce qu’il faut, un enfant tout mignon, de l’étrange.  On dirait un roman de Musso, version livre…

Très bon moment, et Pierre Richard est fabuleux en ermite chercheur de paperasse hystérique alcoolique sur les bords.

Voilà un autre endroit que je veux voir, après les Nymphéas, ce pont aux cadenas :

ames de papier.jpg

17:25 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

4
oct

FIFF – Le sens de l’humour

Et le voilà, le film de Maryline Canto. Après avoir adoré La tendresse, je mourais d’envie de le découvrir, et je n’ai pas été déçue.

Non seulement elle en est la réalisatrice, mais également l’actrice principale, tant qu’à faire. Elle y incarne Elise, qui vit seule avec son fils, depuis le décès de son mari. Elle entretient une relation distante avec Paul, qu’elle résume à « tu me baises bien, point ».

Petit à petit, les liens vont se renforcer, au fur et à mesure que Paul fait la connaissance de Léo, le fiston.

Ce film aurait pu s’appeler La tendresse aussi, ou plutôt Le sens de la tendresse, à réapprendre, voire Le sens de l’amour, joli aussi.

Malgré son titre, il faut avouer que Le sens de l’humour n’est pas toujours très drôle. Autant Maryline Canto était lumineuse, solaire, dans La tendresse, autant on la sent éteinte dans Le sens de l’humour, mais petit à petit, elle va se réveiller… Le talent d’une grande actrice, deux films différents, deux attitudes opposées, avec toutefois ce petit sourire au coin de l’œil, que je lui aime tant.

Ce que j’aimerais aussi, c’est découvrir ce musée qui expose les Nymphéas, dans lequel Monet voulait que le visiteur se sente « au milieu de l’eau ». Je n’ai jamais vu les Nymphéas, je veux les voir, merci Le sens de l’humour, de m’avoir donné cette envie.

le sens de l'humour.jpg

17:13 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

4
oct

FIFF – Gare du Nord

J’ai voulu voir Gare du Nord par curiosité, car j’aime bien cette gare parisienne, synonyme pour moi de bons moments à venir. Paraît qu’elle a une sale réputation, qu’elle est dangereuse. Ce film est mi-documentaire, mi-fiction, d’après les notes reçues, mais j’ai eu du mal à percevoir la nuance (et je me demande si la partie documentaire n’est pas présentée séparément, va savoir – et non, j’ai pas dormi).

J’hésitais, sachant que Nicole Garcia y tenait un des rôles principaux. Nicole Garcia, pour moi, c’est comme Isabelle Huppert : de très bonnes actrices, mais souvent dans des films qui pour moi sont soporifiques.

Mais j’ai tenté le coup, et j’ai pas été déçue. Comme dans Tokyo anyway, il ne se passe pas grand-chose, sinon des tranches de vies, mais qui ont toute leur importance. Et je ne me suis pas ennuyée, prise par l’histoire d’amour qui est la trame de fond de l’histoire, avec, je l’ignorais, la présence de François Damiens en cadeau bonus, qui incarne un personnage inquiet, mais avec quelques moments bien drôles.

L’histoire d’amour donc, entre Mathilde et Ismaël, elle est belle, malgré la mocheté relative des lieux, elle prend aux tripes, elle remue. Elle m’a remuée, en tout cas. Et je ne regarderai plus la Gare du Nord du même œil, désormais… (ça tombe bien, dans huit jours, j’y suis).

gare du nord.jpg

16:50 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

4
oct

FIFF – Tokyo anyway

tokyo.jpg

Ils sont quatre. Amis. Bruxellois. La même journée, tout va basculer : deuil, nouveau job à Tokyo, grossesse inattendue et soucis professionnels.

Quelle incidence ces événements vont-ils avoir sur ces quatre amis ?

Une chronique douce amère qui passe sans que l’on ne s’en rende compte.  Quasiment rien ne se passe, mais tout se passe.  Vraiment bien mené, avec des moments drôles, des moments doux, des moments d’angoisse et même des bouts de sexe inside.

La fin m’a cependant laissée sur ma faim… j’en redemande. Peut-être une suite : Tokyo on the way, puis back from Tokyo, par exemple ? Parce que c’est bien beau de présenter les personnages, de montrer leurs failles, leurs doutes, puis paf, c’est la fin, et quoi, on peut savoir comment ils vont évoluer ? C’est la magie du cinéma, de nous plonger dans des tranches de vie, et puis fini, mais là, trop vite fini…

Anecdote qui m’a amusée, au tout début, un casting : « we don’t want another Brad Pitt ». Mais my god, c’est vrai, dingue comme cet acteur, on dirait Brad Pitt jeune. Stupéfiant.

 

Et le bogosse à la Brad Pitt jeune, il s'appelle Benjamin Ramon, pas moche hein (et dans le film, il est bien foutu, je vous le dis, ouais, passqu'on le voit tout nu, mais pas tout bronzé)

benjamin ramon.jpg

15:44 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |