10
oct

10/10/2016 : CAP48

Quand j’étais gosse, j’allais chaque année vendre des trucs aux portes pour l’opération 48.81.00, ça s’appelait comme ça à l’époque. On sonnait dans tous les buildings d’Amée à Jambes, et on montait à pied en sonnant à chaque porte pour essayer de vendre. J’aimais ça et j’étais super motivée.

Si j’avais su…

Hier j’ai regardé l’émission et j’ai été heureuse d’avoir acheté les post-it jeudi dernier, ma petite pierre à l’édifice. Et d’avoir parlé de mon expérience aux bénévoles et aux vendeurs, qui m’ont remerciée.

Le plus émouvant pour moi fut le reportage tourné à William-Lennox, que j’ai reconnu bien sûr, de deux dames d’une quarantaine d’année ayant eu un avc et étant en revalidation. Comme je me suis retrouvée en elles ! La recherche du mot, la chaise roulante, l’oubli des prénoms… Ce que j’ai eu n’est pas un avc, j’ai été écrasée par une voiture sur un passage piétons, mais les conséquences sont identiques.

Comme on l’a dit à Cap48, ça peut vous arriver… Je ne le souhaite à personne bien sûr, mais quand on sait ça, on considère la vie et le don à Cap48 différemment.

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17
jui

17/07/2016 : Scrat

J’aime Scrat depuis toujours, j’avais écrit Scratt, mais c’est Scrat selon internet.

J’avais tanné une collègue pour avoir son porte-clé Scrat en peluche.

Une autre collègue m’a apporté une petit Scrat avec gland vibrant à l’hôpital.

C’est dire si j’étais connue conne « celle qui aime Scrat ».

Dans happy dog de dimanche dernier, le chien a un Scrat géant, je l'aime (le Scrat, bon le chien aussi mais moins quoi…)

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13
mar

13/3/2016 : phrase féline et canine

La phrase à répéter, je l’adoooorais ce jour là J

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29
nov

12540

Le nanowrimo se termine demain, je n'ai pas gagné cette fois, je m'en doutais, mais ça m'a aidée et je vais continuer à raconter mon expérience...

Comme le nombre de mots ne s'affiche plus à droite (mystère), je vous l'écris : 12540, un jour je mettrai tout ici, oui oui.

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Mes premiers livres :

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4
nov

SGT, kekseksa ?

Mail reçu ce jour via ce blog :

"Bonjour,

Je suis journaliste pour une chaîne française **** et me permets de vous contacter dans le cadre d'un nouveau programme que nous préparons sur l'Amour et le Handicap,qui sera diffusé l'année prochaine sur notre chaine à 20h50.Je vous écris car  je recherche actuellement le témoignage de célibataires porteurs du SGT. En lisant votre site, j'ai découvert un auteur à succès et j'ai cru comprendre que vous étiez également concernée par le SGT?"

Le SGT, kekseksa ?

Une recherche google m'informe : Syndrome de Gilles de la Tourette.

Oserais-je user d'humour pour lui répondre "je ne suis pas concernée, putain chier ?" - Non, car je n'aime pas blaguer sur un handicap, mais ça me démange. Et ça me démange de savoir comment elle en est arrivée à cette conclusion...

Quelle vie trépidante et pleine de risques !

14
aoû

Culture insomniaque

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Depuis une semaine, je ne dors pas, ou peu, passque j'ai une culture parisienne en travers de la gorge.

Au sens propre, j'entends. Mais bon on s'en fout, le sujet du jour n'est pas ma gorge, mais mes nuits blanches.

Pour tromper l'ennui, je laisse la TV allumée, et je somnole vaguement, allant d'une émission à l'autre.

Et de me rappeler le (bon) vieux temps du siècle dernier quand j'étais môme et que la nuit nous offrait un seul spectacle : la mire.

Keskon devait s'ennuyer en tant qu'insomniaque, au (pas si bon) vieux temps du siècle dernier quand j'étais môme.

Ici, je vais vous dire, c'est trop waw la variété de trucs qu'on peut voir à la TV, la nuit.

Je fais l'impasse sur les chaînes privées belges, qui ne proposent que des jeux surtaxés et des trucs de voyance ou d'amour par sms,

J'ai ainsi pu découvrir, au fil des nuits :

- la vie des varans, ou des dragons de komodo, mais non c'était les varans, ces horribles bazars issus du crétacé qui n'ont pour seul ennemi que le crocodile, c'est dire (j'en veux pas un chez moi, c'est clair et net)

- la vie des miss France pendant et après leur règne (paillettes, gloire et retour sur terre)

- la vie des dinosaures au moment où elle s'arrête (ce truc m'a encore plus empêchée de dormir, les dinosaures qui fondent, explosent ou se font trouer les ailes – ouais, certains dinos ont des ailes comme Eliot le Dragon po po po po po pom – par des trucs enflammés, à côté de ça Jurassic Parc, c'est les bisounours)

- la vie des femmes agricultrices ou ayant/voulant une exploitation vinicole (captivant, le fait que les femmes sont plus douées en œnologie que les hommes)

- une plongée dans l'univers musical de Prokofiev, avec une présentation captivante destinée aux enfants, du ballet Roméo et Juliette (mon meilleur moment d'insomnie, un 10/10)

- les difficultés d'agriculteurs d'un pays d'Afrique (bah ça a duré cinq minutes, j'ai pas tout bien retiendu)

- une série policière dont je ne connaîtrai jamais la fin (mais c'était qui l'assassin de tout le personnel de la banque ?) because j'ai fini par m'endormir

- le roi de la vente de voitures (qui ne la vendra pourtant pas cette fois ci)

- la mobilisation habituelle pour rénover une maison, larmes, applaudissements et solidarité à l'appui (mais là je me suis totalement endormie, un bon somnifère, pourtant, avant, j'aimais bien cette émission)

Allez, bonne nuit...

12
aoû

Le mystère de la coulée brune

Un jour, chez moi, voulant ramasser un papier qui traîne sur le sol près de mon porte journaux (depuis quelques jours, shame on me and on my bordel absolute), je découvre qu'il colle, le papier.

Il est englué dans une coulée brun clair, un peu transparente, de la couleur du coca.

Ayant trois fauves à la maison, je me méfie toujours des coulées que je découvre, alors je m'approche prudemment, je nettoie, je hume la chose. Elle ne sent ni le vomi félin ni la crotte féline (ouf), mais un peu le caramel.

Je repense alors au coca, sachant que mon toutnu a déjà renversé plusieurs fois mon verre de coca, que j'ai le malheur de laisser traîner par terre comme les papiers (shame on me blablabla). Mais comment du coca (light) pourrait-il se transformer en plaque un peu collante, un peu gluante ? Je ne me l'explique pas.

Alors je nettoie, puis j'oublie.

Et ce matin, me penchant vers mon porte journaux : rebelotte. Une nouvelle coulée. Nan mais allô quoi, keskeséksebinz ? Plus besoin de humer avec circonspection, je sais que la substance n'est pas dangereuse, mais d'où vient-elle ?

Je vide alors mon porte journaux, dans un éclair de lucidité, me souvenant de ces délicieux bonbons au miel bio que j'y avais entreposé, bordélique que je suis (shame on me ter).

Et bien c'est dingue comme comme des bonbons au miel bio peuvent se liquéfier au contact du transformateur d'un pc portable.

Dingue.

7
jui

tiercé félin gagnant !

Aujourd'hui Iguaï a gagné le tiercé des bêtises félines, dans l'ordre...

D'abord, on commence en douceur avec le roulé boulé au sommet de la tour de séchage, histoire de déjà bien saloper les plaids à peine sortis de la machine. Je ne me plains pas, il n'a pas tout fait tomber comme la dernière fois, sur moi, qui lézardais sur mon transat, avec un atterrissage du bestiau dans le bac à nénuphars (oups, ça mouille).

Ensuite on se fait piquer la papatte par une bestiole sans doute zébrée, pour faire gonfler les orteils et faire ressortir les traces de bronzage.

Et last but not least, on chope, enfin, son premier oiseau, qu'on transforme en cadavre sanglant et qu'on transporte partout avec soi, avec refus formel de le lâcher et grognement en conséquence (j'ignorais que mon petit toutnu pouvait grogner aussi fort).  En désespoir de cause, j'ai tenté de faire appel à un ami, savoir à mon voisinage, pour desserrer la mâchoire du fauve, mais, match de foot Belgique-Tunisie oblige, zont pas voulu m'ouvrir. Et me vlà en tongs sur le trottoir avec mon toutnu et son cadavre dans le museau, voyant au loin deux dames arriver... J'ose, j'ose pas ? J'ose...

Elle "oh vous aviez perdu votre chat ?"

Moi "n'ayez pas peur, il a un oiseau mort dans la gueule, je ne parviens pas à le lui faire lâcher".

Et, telle Zorrette sur son destrier, même pas peur, elle a résolu mon problème. Qu'elle en soit remerciée à tout jamais.

Depuis, le toutnu erre comme une âme en peine à la recherche de son jouet.

Allez, je vais jouer au nettoyeur de scène de crime maintenant...

(PS je précise que j'avais constaté le décès de l'oiseau tout de go, sinon j'aurais d'abord veillé à le sauver avant de saisir mon appareil. Mais d'expérience, je n'ai jamais pu sauver un oiseau, j'ai même dû abréger les souffrances de deux, proies de mes fauvesses)

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13
nov

J’ai testé « acheter une liseuse Kindle »

Août 2013 : «  les livres numériques ma bonne Dame, très peu pour moi, jamais de la vie, moi je dois tenir le livre, le feuilleter, sentir son papier se froisser, le respirer, l’avoir dans ma bibliothèque avec ses 850 petits amis »

Septembre 2013 : « les livres numériques ma bonne Dame, c’est sensas, ça ouvre la porte à plein de découvertes, c’est pratique, c’est facile, et voilà ».

Et oui, y’a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, paraît-il…

Entre août et septembre, avec Rachel Colas, on s’est lancées dans l’aventure Kindle, elle m’a montré sa toute jolie liseuse en couleur digitale et tutti quanti, et j’avoue que j’ai bavé.

Puis petit à petit, découvrant ce big progrès de la mort qui tue, bien forcée, vu que je mettais tous mes petits écrits en Kindle, merci Rachou de cette super idée, ben ça a commencé à me titiller.

« J’en veux une ».

« Nan allez pas ton truc, toi te faut du livre ».

« J’en veux une ».

« Nan, t’aimeras pas ».

« J’en veux une ».

« Bon okeye ».

(Dialogue avec me, myself and I, of course).

Et me vlà sur Amazon, pour acheter ma liseuse.

Pas livrable en Gelbique, keskesèksebinz ?

Ben non, pour d’obscures raisons de droits ou du genre quoi, impossible d’avoir une liseuse sur amazon.fr livrée en Belgique.

C’est nul.

Faut l’acheter sur amazon.com, où elle passe de 79 eur (en dollars), à genre 129 eur, avec les droits de douane, de taxe, de change et tuti quanti.

J’en veux plus.

Mais en fait si j’en veux.

Alors, à force de tergiverser, d’entendre Rachel (toujours elle, elle est mon ange gardien) me proposer de me la ramener de France quand elle irait y chercher un colis, je fonce et franchis ce pas décisif.

Ce 31 octobre 2013, quelques heures avant le lancement du Nanowrimo, je m'offre ma liseuse. Et une housse. Mauve. Et un chargeur. Inutile, j’en avais déjà un avec mon ipod, tchu. Youpi tralala youplaboum, chuis contente.

Reste à attendre son arrivée.

Tic tac tic tac tic tac, c’est long.

Je vous passe les détails de mes angoisses existentielles, et puis non : eske je vais savoir m’en servir, eskelle va transférer mon stock de livre du pc, eske ça va pas tomber en panne et comment ske je vais faire si jamais, et patati patata.

Et hier, tadaaaaaaaaaaaam, excursion en France et retour de la bête.

Et aujourd’hui, tadaaaaaaaaam, grâce à mon adorable voisine qui a été me la chercher sur sa pétrolette à roulette pendant que je peignais un joli truc à l’aquarelle (après des raisins qui ressemblent à des prunes et une pomme qui ressemble à une pêche, j’ai enfin réussi à peindre un truc qui ressemble à ce qu’il doit ressembler, et même que je trouve ça joli même si c’est pas fini).

Je rentre chez moi et tadaaaaaaaaaaaaaam, keske je trouve sur ma table ?

Ouais, ça !

 

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Danse de la joie.

Elle a l’air jolie hein, mais la housse elle est mal fichue, elle cache les boutons, tchu. ça m'apprendra à acheter du cheap.

Enfin soit, danse de la joie.

Angoisses existentielles.

Je branche la bête, qui se charge.

J’allume la bête, qui me demander de m’inscrive via le wifi (ouf j’ai le wifi depuis deux ans, sauvée).

Il me trouve plein de comptes Voo, chuis sûre que c’est mon voisinage, moi c’est pas Voo et moi il me trouve pas.

Sacrebleu.

Diantre.

Angoisse existentielle.

Puis, miracle, je repousse sur « inscription », et ça me trouve mon wifi.

Alléluia.

Ma Kindle me dit bonjour. Elle est polie.

Elle me demande qui je suis.

Ben Anaïs.

Je dois donc encoder mes mots de passe et mail Amazon, pour qu’elle retrouve mes livres, eskelle va les retrouver, allez on y croit.

Je dois encoder l’adresse là à droite, anaisvalente et patati hotmail point be.

J’encode tout correctement, puis je foire pour passer au mot de passe.

Je recommence.

J’encode anairvalente, puis je réussis à encoder le mot de passe.

Message « ce compte n’existe pas. »

Rhaaaaaaaaaaaaaaaa je veux mourir, on me retrouve pas, je vais perdre tous mes livres, achevez-moi, on achève bien les chevaux.

Puis je vois anair, je m’appelle pas anair, mais anais.

Je réencode.

Et par erreur je pousse sur je sais pas quoi et je retourne au menu principal.

Rester calme.

Me débarrasser du Toutnu qui me colle et m’éneeeeeeeeeeeerve. Il paie mes erreurs car pas de câlin tant que ma liseuse marche pas, na.

Je réencode. Mail. Mot de passe.

Bingo.

J’ai 68 livres dans ma liseuse.  A un près ce serait une kindle érotique…

On m’a bien dit de charger mes livres, car c’est pas parce que tu le vois qu’il est là.

Je me dis que je vais charger les nôtres avec Rachou, et vous faire une jolie photo de la première page, pas de la couverture car j’ai pris une kindle basique, celle à 59 eur (79 au début du billet, mais en promo maintenant), en noir et blanc, et on voit même pas les couvertures, c’est nul. Mais un livre ça sert à être lu, pas à admirer la couverture.

J’ai sept pages de livres.

Mais je parviens pas à passer à la seconde page.

Je me dis que je vais charger les 67 premiers, vu qu’avec ma chance et mon nom, le mien sera dernier. Et je l'ouvrirai pour la photo.

Je charge, je charge, je charge, et je repasse par la page d’accueil.

Mais après 6 livres, la ligne bibliothèque du menu d’accueil, ben elle est passée en page deux.

Ah ah ah, et ça vous fait rire ?

Moi pas, je sais pas passer à la seconde page…

Donc j’ai encore rien lu, j'ai accès à six livres, mais je vais lire le mode d’emploi, j’espère que c’est une version blonde… sinon chuis foutue.

Et dire que si j’avais écrit un billet intitulé « j’ai testé lire un livre », il se serait résumé en ces mots : j’ai pris mon livre, j’ai ouvert mon livre, j’ai lu mon livre.

J’ai encore du taf pour parvenir à lire un livre sur ma liseuse…

Mais je l'aime déjà d'amour.

24
jui

J'ai testé coucher dehors (à la belle étoile)

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Souvenez-vous, y'a six ans (déjà) j'avais testé vivre nue, ce qui me vaut encore plein plein de visites sur ce blog (bande de petits pervers va).

Cette fois, j'ai décidé de tester coucher dehors, mais pas nue, ça sera peut-être pour une prochaine fois.

Quand je dis "coucher dehors", j'entends "passer la nuit dehors".

Et quand je dis "j'ai testé", j'entends "j'ai pas eu le choix, question de survie de ma vieille carcasse".

Lundi soir.  22h30.  Canicule.  28 degrés dehors.  28 dedans, mais sans un pet de vent.  29,5 dans ma chambre.

Je suis dehors, en nage encore, et je me dis que je suis incapable de dormir dans mon lit, dans cette chambre où l'air circule mal, avec les bouffées de chaleur qui me terrassent toutes les dix minutes, surtout le soir et la nuit, les garces immondes (les bouffées de chaleur devraient être interdites par la loi, voilà à quoi devrait servir un gouvernement, à promulguer des lois utiles à la population).

Ma décision est prise, je vais dormir dehors.  J'avais déjà tenté l'expérience lors d'une précédente canicule, mais j'avais finalement regagné mon petit lit sur le coup d'une heure du mat.

Cette fois, ça sera toute la nuit, moi, la lune et les étoiles.  So romantique, en plus.

Je cherche la grande ourse, qu'on m'a encore montrée récemment, avec son étoile, euh, du berger, du nord, polaire… décidément il est écrit que je ne mémoriserai jamais le nom de cette étoile et que je la confondrai toujours avec Venus.  Tant pis, on mettra ça en épitaphe sur ma tombe "là-haut, maintenant, puisse-t-elle avoir compris laquelle est la polaire".

Je la trouve pas, pas assez noir, ça va viendre, et puis j'ai toute la nuit pour l'admirer...

J'entreprends alors un chtit déménagement qui me fait suer comme un bœuf ménopausé.

Bah oui, il en faut des trucs pour passer la nuit dehors :

Installer un coussin sur mon lit de jardin (because j'ai pas de matelas gonflable ni rien d'autre pour bien dormir, je m'avachirai sur mon transat, très peu confortable).

Y adjoindre deux gros coussins moelleux pour le confort de mes fesses et de ma tête.

Prévoir un plaid épais pour la fraîcheur qui risque d'arriver.

Ajouter un petit verre de jus d'agrumes passque préparer tout ça, ça donne chaud chaud chaud.

Allumer une loupiote, même si mes petites lampes solaires font que la nuit n'est pas vraiment noire, et c'est tant mieux.

Installer mon pc pour m'endormir en regardant Orange is the new black, la nouvelle série made by ceusses qui ont fait Weeds paraît, vraiment pas mal, je vous la conseille, elle vient de commencer disent-ils mais y'a déjà 12 épisodes, je pige pas trop.

Voilà, chuis prête, je m'installe confortablement comme sur une couchette de prisonnier, je bois mon petit jus de réconfort après l'effort, je lance ma série, avec mes écouteurs, pour pas déranger mes voisins, et je pose ma tête sur mon coussin/oreiller, profitant de la fraîcheur toute relative qui commence à envahir l'atmosphère.

J'en suis à me dire que c'est presque le bonheur, lorsque je sens une masse s'abattre sur moi, comme sur un trampoline, suivie par une seconde masse, toute aussi joyeuse.  Le rat et la souris, tout heureux de ma présence nocturne inattendue, s'en donnent à cœur joie, et que je sautille, et que je "va-et-vienne" sur ma carcasse, et que je me frotte de bonheur, et que je bouge et bouge encore.  Un enfer.

Une heure plus tard, les bestiaux sont calmés, ou presque, mon épisode se termine, et mes paupières se ferment. 

Moment idéal pour fermer mon pc, enlever mes lunettes et rejoindre morphée pour une nuit romantique au clair de lune.

Je ferme les yeux.

Et je réalise combien la nuit est bruyante.

Chez mes voisins, en journée, une petite pièce d'eau dispense un clapotis tout léger tout agréable.  J'adore.  Ça fait vacances.  Ça rafraîchit l'ambiance.  Ça donne envie de pisser.  Mais là, en pleine nuit, je me croirais aux chutes du Niagara.  L'enfer au carré.

Bon, n'y pense pas Anaïs, concentre-toi plutôt sur le ronflement des bestiaux qui ont élu domicile dans ton cou et sur ta tête, dans un élan d'amour infini.  Ah, c'est sûr qu'ils m'aiment, ces bestiaux.  Et moi je les aime autant que le bruit d'eau voisin, à la folie, dans le sens "devenir folle et tout casser".  L'enfer au cube.

Bon, je scrute les étoiles, histoire de me calmer.  Sauf que sans lunettes, je vois que du noir complet, du noir intense, point d'étoiles.

Alors je m'emmitoufle dans mon plaid douillet, because il commence à faire vachement frisquet, en cette nuit de canicule, et je ferme les yeux, je veux dormir, je vais dormir.

Je dors pas.

Et puis y'a une moustique, là, près de ma joue, je l'entends tournicoter, chercher la meilleure position pour me piquer.  Je la chasse d'un coup de main habille, me flanquant une gifle pour l'occasion, et je m'enterre sous mon plaid, histoire de ne laisser à cette moustique aucune parcelle accessible.

Et ça me donne chaud, mais chaud.  Passque dormir dehors pour échapper aux bouffées de chaleur ne fait pas échapper aux bouffées de chaleur.  Et passqu'avoir des bouffées de chaleur en étant en nem dans un plaid, c'est l'enfer puissance 4, pire encore que dans une chambre où on n'a pas froid, ou si peu.  Je passe donc mon temps à mourir de chaud, dérouler mon nem, frissonner, réinstaller mon nem, et ainsi de suite jusqu'à 3h30 du mat, où je suis terrassée par une folle envie de faire pipi (note pour plus tard : plus jamais le jus d'agrume en pré-dodo).

Je me lève donc dans le but de me soulager et de mettre un petit gilet, histoire d'avoir moins froid lorsque je ne suis pas "plaidée", et de mourir encore plus d'hyperthermie dans le cas contraire... passque comme disait le Renard, rien n'est parfait.

Une fois dans ma chambre, je repère mon lit.

Mon grand lit.

Mon accueillant lit.

Mon chaud très très chaud lit (28,9 degrés encore).

Je m'y jette voluptueusement, attirée comme par un aimant, et je m'endors immédiatement, pour quatre magnifiques heures de sommeil enfin réparateur.

Le lendemain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, mes coussins, mon plaid et mon pc sont eux aussi bien blanchis par la rosée matinale, me confirmant que faire dodo dehors, c'est vraiment pas la panacée universelle…

19
jui

Question scientifique du jour au Docteur Anaïs

Question : si lors d'un accouchement les contractions se rapprochent de plus en plus, annonçant la délivrance toute proche, en est-il pareil des bouffées de chaleur de mamypause, à l'approche de la fin du traitement (et donc de la délivrance à venir) ?

Réponse du Docteur Anaïs : oui.  J'en suis à une contraction bouffée toutes les dix minutes.

Question : mais kesk'une bouffée de chaleur ?

Réponse du Docteur Anaïs : c'est comme une irradiation allant de la pointe des cheveux à la base du coup.  Comme une combustion spontanée en devenir.  Comme un coup de soleil qui va et vient.  Comme une poussée de fièvre digne d'une méningite.

Question : et la canicule, ça aide ?

Réponse du Docteur Anaïs : ouais, ça aide à te pousser à ouvrir le frigo pour y mettre la tête, ça aide à remplir une bassine d'eau pour y plonger tes orteils surchauffés (passque les orteils sont irradiés aussi, second effet kisscool), ça aide à faire croire aux gens qui te disent "mais pourkwa t'es toute rouge ?" que c'est à cause du soleil (et tu vas aussi devenir rouge si tu continues avec tes questions à cinq euros, vu que je vais te flanquer mes cinq doigts dans la figure, because les rougeurs ça énerve grave, mais ça fera l'objet d'un second billet, ça le vaut bien).

Merci Docteur Anaïs, à bientôt pour une prochaine consultation virtuelle.

14
jui

Appelez-moi (encore) Miss Bricolage : à la recherche de l'attache perdue

Je suis une non-bricoleuse née, vous le savez, même si parfois un miracle se produit, comme ici.  Alors, en matière de voilage de fenêtre, j'ai opté pour la solution de facilité (quoique), les crochets collants.

Ou plutôt les crochets collants qui collent pas.

Vous connaissez ?

Je les colle.  Ça semble tenir.  Et puis un beau jour, ou plutôt une belle nuit, car ils adorent se faire la malle quand les étoiles brillent, dans un bruit qui, en journée, semblerait anodin, mais, la nuit, fait penser à un cambrioleur qui tente de s'introduire chez moi pour me voler / violer / dépouiller / frapper.

Le côté fun de ces crochets collants qui collent pas, c'est qu'on ne sait jamais quand ils vont tomber.

Surprise !

Et quand ils tombent, je les recolle à la superglu, en général ça tient.  Dans ma chambre en tout cas, ça tient depuis 7-8 ans, j'ai bon espoir.  C'est le dur lot des châssis en pvc.

Mais dans ma cuisine, châssis en méranti, j'ai fait pareil, en mauvaise bricoleuse que je suis.

Y'a bien des petits trous de brise-vue de l'ancien occupant, que j'ai utilisés des années pour y suspendre de jolies cartes pleines de grenouilles et de fleurs, mais depuis que j'ai ma nouvelle cuisine grise toute belle toute propre, rigolez-pas, j'ai voulu mettre des voiles tout gris tout jolis tout propres, des fois que le soleil du plein Sud n'abîme ma cuisine (j'ai dit rigolez pas).  C'est super mimi, avec des ronds en bois vert pomme comme la peinture murale, pour resserrer le tissus (comment on appelle ce truc ?).

Tout beau.  Et tout collé.

Et l'autre jour, ben le voile de droite s'est effondré.  Je l'ai recollé à la superglu, un enfer, devoir me mettre en extension dix minutes pour tenir la chose qu'arrêtait pas de retomber (celui qui prétend qu'avec superglu on colle presque tout en dix secondes est un gros menteur devant l'éternel).

Je m'attendais donc à ce que le gauche me fasse le même coup, et ce fut fait, pas plus tard que ce matin.

Bruit de tour jumelle qui s'effondre (je sais, c'est même pas drôle), je me précipite pour admirer la dégringolade de voilage gris sur rond vert pomme, cherchant à récupérer le petit crochet collant à recoller…

Et en soulevant le voile, je précipite le crochet sur mon radiateur.  Il glisse entre le grillage et me nargue de l'intérieur.

VDM.

Et de regarder mon attache en espérant un miracle miraculeusement miraculeux, genre qu'elle ait des ailes et s'envole vers moi pour me tomber ensuite dans la main.

Bon.

Que faire.

Démonter tout ?  Euh, y'a douze vis cruciformes, je me connais, c'est foireux d'avance, malgré ma visseuse électrique de compet' achetée chez Ikéa, je saurai plus revisser bien droit, y'a rien qui tiendra.

La choper avec une pince, voilà.  J'ai une pince de bricolage, youpie.  Elle entre pas entre la grille, pas youpie.

La choper avec une pince à épiler, voilà, c'est plus fin.  Et plus petit.  Trop petit.  La pince entre, elle touche l'attache, mais j'ai aucun moyen de pincer la pince pour coincer l'attache.  Et une pince qui pince pas, ben c'est pas une pince.  Inutile, quoi.

La choper avec une fourchette, en la coinçant entre ses dents.  Super idée.  J'y parviens tant bien que mal. Mais elle se retourne, se glisse plus profond dans les entrailles du radiateur, naaaaaaaaaaaaaaan.  Je la récupère, la remet en position initiale, tout ça avec ma fourchette, je sais, appelez-moi Mac Gyver.

La choper avec une fourchette ET une pince à épiler.  Je la coince à nouveau avec la fourchette, la remonte tout doucement, si doucement que Bibie s'en est endormie, et je la porte à hauteur du grillage, où ma seconde main, armée de la pince à épiler, est prête à attaquer.

C'est là que ça se corse.

Surtout ne pas toucher les bords du grillage, au risque de faire retomber lourdement mon attache et de la voir disparaître définitivement dans les méandres du radiateur et, en hiver, provoquer l'explosion de ma modeste masure (meuh non j'échafaude pas des scénarios/scénarii catastrophes).

Calme, reste calme, petite Anaïs, tu peux le faire tu vas le faire tu vas sortir ton attache de ce grillage, sans rien toucher.

Et me voici transportée dans un voyage dans le temps, quand j'avais dix ans, que je jouais à Docteur Maboul.

Je mets mon masque chirurgical et m'apprête à extraire la côte de rire, la pomme d'Adam ou le papillon chatouilleurs (mes préférés, mais je détestais l'os de vœux, trop foireux) du corps de mon patient impatient, sans toucher les bords de sa carcasse, pour pas faire sonner son nez rouge.

Et j'extrais mon attache sans dégât, bonheur incommensurable, joie intense, soulagement extrême.

Je suis formidable.

Bon, y'a plus qu'à prendre ma superglu qui glue pas et à tendre le bras durant dix minutes.  VDM bis.

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6
jui

Appelez-moi Miss Bricolage (ou A la recherche du ventilo perdu)

 

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Aujourd'hui, il fait chaud.

Et aujourd'hui, je vais sortir de chez moi, ce qui est incompatible avec les chaleurs intenses chimiques que je ressens actuellement et qui vont jusqu'à provoquer des malaises (imaginez une fièvre soudaine et fulgurante, ben voilà, c'est ça).

J'ai donc décidé de m'équiper d'un ventilateur.

J'ai bien un petit ventilateur usb bien pratique, mais il sera moins pratique de me trimbaler avec mon ordinateur portable pour y brancher le ventilo.  Un peu lourd.

Je me souviens avoir acheté un mini ventilo à piles rouge y'a des années.  Et je me souviens avoir reçu un petit ventilateur à piles noir y'a des années aussi, pour le blog, lors d'une campagne Passoa (buvez avec modération).

The big question of the day is : où sont-ils ?

Ce sont toujours les choses dont on a peu usage qui se cachent le plus.  

Pour le rouge, j'ai peu d'espoir, il a vécu deux déménagements.  Je sais que je l'ai quelque part (hé, je ne jette jamais rien), mais j'ignore totalement où et vu que je suis bordélique et dispose de dizaines de tiroirs pleins de brol, j'ai peur d'y passer la journée (hé, je ne jette jamais rien je vous dis).

Mais le noir doit être là, à portée de main, à portée de regard.

J'ouvre un tiroir, celui à piles, outils, petit matos électronique, tournevis, prises, corde, pinces, porte-clés, sonnette qui sonne pas and co (hé, je vous dis que je jette jamais rien) et j'y trouve, alléluia hosannah au plus haut des cieux paix sur la terre aux inventeurs du ventilateur, mon ventilateur noir.

Qui fonctionne pas.

Damned.  Un sort aux inventeurs du ventilateur à pile, pourquoi n'ont-ils pas inventé le ventilateur à dynamo.  Bon, faut le recharger, ça donne chaud, mais ensuite on peut se rafraîchir les aisselles facilement quoi.

J'ouvre le ventilateur, scellé par un couvercle vissé par une minuscule vis, au moyen d'un de mes minuscules tournevis, retrouvé après dix minutes de recherches (mais qui a inventé les vis dans les couvercles de ventilo re-damned ?).

Je trouve trois piles dans mon tiroir à piles and co, en fouillant dans l'amas de piles en état / usagées qui le squattent en me disant que je ferais vraiment bien de trier et de classer mes piles, de recycler celles qui doivent l'être, de recharger celles qui peuvent l'être, bref de changer mon mode de fonctionnement, de ranger, de jeter.  Dans une autre vie, peut-être.

J'enlève les trois piles et constate qu'une d'elles a coulé re-re-damned.  Ça va être galère, je sais que pile qui coule est synonyme d'appareil qui colle et qui, accessoirement, ne fonctionne plus.

Je nettoie un peu la gluanteur qui squatte l'intérieur de mon ventilateur et je constate alors que le petit ressort sous cette pile qui coule a été totalement rongé et s'est désolidarisé de sa base pour se transformer en trois petits anneaux (preuve en est que le contenu d'une pile est pire que le coca).  Re-re-re-damned.

Je tente quand même de mettre mes trois piles neuves (encore sous blister, merci le dieu du blister) en place, mais ça marche pas.  Logique, je vois bien que sans le ressort, la pile ben elle se balade (puisse-t-elle éviter de me chanter des ballades – digression pour que vous comprendre la différence entre balade et ballade).

Puisqu'elle se balade, je vais la coincer.  Je fabrique un petit ressort de carton (bricoleurs, taisez-vous, continuez à lire), que j'insère, suivi de la pile et de ses deux compagnes.

Ça marche pas.  Re-re-re-damned.

Puis je réfléchis.  Ouais, ça je sais faire aussi.  Parfois.

J'analyse l'intérieur de mon ventilo.

Et j'ai un éclair d'intelligence.  Je me dis que le ressort sert à coincer, mais aussi à faire passer des trucs.  Des trucs de la pile.  Enfin bref pour résumer et pour faire court, faut du métal.

Je tente de remettre les anneaux anciennement poisseux anciennement constituant un ressort, mais j'abandonne vite.

Et je réfléchis encore un peu.  Me faut un ressort.

Je me rappelle avoir laissé traîner un ressort des semaines dans un petit plat sur ma table de salon, me demandant d'où il venait, puis l'avoir jeté.  Mais pourquoi ai-je jeté ce ressort, moi qui ne jette jamais rien ?

Et je réfléchis.  Ça chauffe ferme là-dedans.  Et j'ai chaud.  Et même pas un ventilateur pour me rafraîchir.  Et je m'énerve, ce qui n'est pas bon pour mes chaleurs chimiques.

Gros titre dans la presse "une namuroise meurt d'autocombustion après avoir cherché durant six heures un ventilateur".

Puis ça tilte à nouveau dans ma tête.  Oùskia des ressorts ma bonne Dame ?  Dans les bics.  CQFD.

Et vu que je ne jette rien, des bics, j'en ai des dizaines.  Qui écrivent ou n'écrivent plus, séchés par le temps, mais on s'en moque. 

J'y trouve un ressort.  Je l'insère à la place du premier.  Il saute à gauche et à droite mais je parviens à le coincer avec la pile.  J'insère les deux autres piles, et le miracle se produit.

Mon ventilateur fonctionne.

De l'air frais, alleluia hosannah blablabla.

Bon, sur ses pales, on voit tourner en lettres rouges PASSOA, mais je m'en moque comme de ma première pile rechargeable.

Je nage dans le bonheur (et accessoirement dans la sueur).  Je suis un génie.  Un génie du bricolage. 

Trop fiereuh de moieuh !

Prochaine étape, trouver un ventilateur sans piles, j'en ai dégotté un sympa ici, mais ça m'a l'air d'être à l'autre bout du monde re-re-re-re-damned.

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26
jui

Ma journée maudite

Hier, j'ai pris mon courage à deux mains, j'ai pris le taureau par les cornes, et je me suis enfin décidée à aller en ville pour quelques formalités soporifiques.

Mon entourage s'en est vu ravi, car ça fait trois semaines que je dis, chaque jour, "demain je vais en ville", et que chaque demain, j'y vais pas, trouvant toutes les excuses possibles et imaginables : trop chaud trop froid trop de pluie trop fatiguée trop pas envie trop de monde trop de nuages dans le ciel trop d'escargots mouillés sur ma terrasse.

Mais là, je m'y suis fait traîner de force, pas le choix, tu fais tes formalités et après, un repas en guise de récompense.  Le coup de la carotte quoi.

Première étape.  La Ville de Namur, pour changer ma carte d'identité avant le 2 juin.  Ouais, chuis en retard, mais j'ai une excuse, et j'avais envoyé un mail pour signaler que je pourrais pas venir si vite, ce qui a d'ailleurs été fort apprécié, m'a dit la Madame, en me parlant des ceusses qui viennent jamais puis qui piquent une crise pour avoir leur carte d'identité dans la minute, la leur étant périmée depuis cinq ans, mais là ils en ont un besoin urgent pour aller en vacances, ben voyons.  Très gentille, la Madame de la Ville.  Moins gentil, le parc informatique de la Ville, qui est en panne.  Revenez plus tard, ma bonne Dame, au moyen de ce laissez-passer qui vous donnera priorité (youpie).

Seconde étape.  Ma mutuelle, pour y déposer mes 147 attestations de soins donnés et recevoir plein de sousous dans ma popoche.  Fermée, ma mutuelle.  Ah ben j'avais qu'à aller voir les jours d'ouverture, c'est clair.

Troisième étape.  La maison du TEC.  Alléluia, point de grève, c'est un miracle lourdien.  Mais cette foule de petits vieux en file indienne jusqu'au milieu de la route, kekseksa ?  Ah ben c'est l'achat de leur abonnement désormais payant, sacrebleu.  Zont dû venir en car, je vois que ça.  Avec une moyenne de deux minutes par petit vieux, pour autant qu'il n'ait pas la tremblote, j'en ai pour deux heures au bas mot.  Abandon par forfait.

Quatrième étape.  Après l'effort, le réconfort.  Ben oui, même si mes formalités ont été contrariées, j'ai droit à ma carotte hein.  Ben non.  Etablissement fermé pour cause de décès, merci de nous en excuser.

C'est une malédiction, je vois que ça.  Y'a quelqu'un qui manipule sauvagement une poupée vaudou à mon effigie, ma parole.

Alors, pour me consoler, je m'offre un chtit cadeau, une breloque pour mon bracelet.  J'ai pas d'idée de ce que je veux, mais en repérant un petit papillon je me dis que c'est parfait pour célébrer cette journée, un papillon, avec toute sa symbolique.  J'ai pas ma carte d'identité, j'ai pas mes papelards de mutuelle, j'ai pas mes documents du TEC, j'ai pas mangé ce que je voulais, mais j'ai mon papillon.  J'avais envie d'un tatouage, va comprendre pourquoi, j'ai pas (encore) osé, mais j'ai mon papillon.

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15
jui

J'ai survécu à une attaque de fraises (et non de clones)

Et c'était pas des fraises de Wépion.

Me vlà en train de zoner dans la cuisine, à la recherche d'un truc à manger.  J'ai faim sans avoir faim.  Mon plan de travail est envahi d'une part par la vaisselle propre qui sèche depuis 48 heures, d'autre part par la vaisselle sale qui s'empile depuis les mêmes 48 heures.

Pas envie de commander un truc, pas tentée par les pizzas grasses en ce moment je dois dire.

Pas envie de préparer un truc, trop la flemme.

J'analyse le contenu de mon congélateur, savamment listé sur un tableau effaçable (une de mes seules maniaqueries, avec celle de passer la vitre de ma douche à la raclette après chaque effusion d'eau).  Rien ne me botte.

J'ouvre le frigo et j'inspecte.

Un reste de concombre encore comestible, bien, ça sera parfait demain en salade, avec un bout de bidoche.

Un petit suisse orphelin, abandonné par les cinq autres, qui ont trouvé refuge dans mon estomac.

Trois oranges de montagne, trois pommes, trois poires, pour une future salade de fruits jolie jolie jolie.

De la mayo.  De la sauce cocktail.  De la moutarde.  De la moutarde.  De la moutarde.  Nan chuis pas fada de moutarde, juste que j'en ai acheté un pot et reçu deux.

Une vieille compote reçue chez Quick (rha, un Giant, là, tout de suite, je me damnerais pour un Giant, faut que j'investisse dans une voiture, ça me permettra d'aller au Quick à toute heure).

Deux bouteilles de bière périmées, que je dois vider et jeter depuis des mois.

Une bouteille de rosé en attente d'être bu.

Divers breuvages genre eau, coca light, sans grand intérêt.

Ben c'est à peu près tout. 

Ce frigo est un drame dramatiquement dramatique.  Je me sens l'âme d'une Bridget Jones, car je sais que j'ai de la Haagen Dasz au congel, je pourrais souper avec ça, en chantant all by myself, mais je me sens d'humeur joyeuse, donc all by myself c'est bof quoi, note que cette scène me fait mourir de rire.

Aaaah, tiens, là-haut, des fraises.

Plus très en forme, les fraises.  Y'en a une qui vire vers le brun, comme si elle avait pris un coup de soleil, et une autre qui se couvre de poils, comme par un excès de testostérone.

Je les inspecte.  Bah, je les mettrai dans ma salade de fruits (pas la basanée et le mec of course).  Demain, la salade de fruits, avec les croissants et l'orange pressée, petit-déjeuner, au soleil, avec un livre, moment de plénitude.

Je les redépose donc à leur place dans mon frigo, tout en haut, décidant de zapper l'épisode "souper", toute façon j'ai pas spécialement faim, je vais manger une main et garder l'autre pour demain et basta.

Sauf qu'elles refusent d'y rester, à leur place, les fraises vilaines pas belles. 

Leur barquette bascule.

Je la rattrape mais heurte dans la foulée le bocal de sauce cocktail, en verre (d'habitude je prends des squeeze mais là y'avait pu, la faute à cette unique journée caniculaire de début mai, quand tous les fans de barbecue ont acheté mes potentiels squeeze, m'obligeant à opter pour du verre – information sans intérêt, mais indispensable à l'intrigue).

Le bocal dégringole et je le vois déjà explosé sur le carrelage, avec de la cocktail perce estomac partout partout (ouais, la cocktail avec bouts de verre inside, ça perce l'estomac, essayez, vous verrez).

Je le chope au passage, le bocal, dans un réflexe incroyable, et le propulse côté frigo, où il retombe, en totale sécurité.

Ouf.

Sauf que la barquette de fraises fait encore des siennes.  Elle ne tombe pas, mais se met de biais, propulsant alors les fraises vers ma tête, dans un bombardement hystérique.  Et ben, se ramasser dix fraises sur la tronche, c'est particulier comme sensation.  Et surprenant.  Bon, la fraise étant par nature molle, je ne suis pas blessée.  Juste morte de rire.  Et puis ça aurait été pire avec des châtaignes, des pastèques ou des cailloux, c'est clair (note que j'ai jamais de barquette de pastèques ou cailloux dans mon frigo, ouf).

Mais diantre, comme c'est agressif, ces petites bêtes-là.

Demain, je m'achète des framboises, avec l'espoir qu'elles soient plus dociles.

5
jui

Blog d'un condamné, blog d'une ennuyée

Quand on s'ennuie, ben on s'ennuie.

Et en ce moment, keske je m'ennuie.  Je m'emmerde.  Je me fais chier comme un rat mort, comme aurait dit l'autre.  Je ne trouve même pas d'autres synonymes pour décrire mon ennui.  C'est dramatique, même mon neurone s'ennuie.

Alors, pour … mon ennui.  Tchu, c'est quoi le verbe, ah non, pas tronquer, tromper, on en parlait tout à l'heure, de cette expression, et voilà qu'elle m'échappe.  Donc, pour tromper mon ennui, je fais plein de choses :

- préparer de la mousse au chocolat

- préparer de la mousse au chocolat (ben quoi j'en ai fait deux fois en deux jours, c'est grave docteur ?)

- regarder tomber la pluie (là, je ne le recopierai pas, vu que je l'ai regardée tomber vingt-deux fois minimum, ça s'appelle n'avoir pas de bol et j'entends les mauvaises langues dire "elle aura pas eu de chance pour ses vacances, enfin sa convalescence")

- passer de la position assise sur canapé à la position assise sur transat

- regarder Revenge, l'intégrale de la saison 1, puis de la saison 2

- regarder Scandal, idem

- regarder 90210 (marrant, pour taper le nom de cette série, je dois me la dire en anglais, façon générique "previously in nine o two one o", euh, ça s'écrit comment, zéro in english, o ? ow ? oh ?), alors que j'aime pas cette série

- lire le dernier Agnès Abécassis et l'aimer

- aller en bord de Meuse chercher des cygnes et des bébés cygnes, même pas qu'il y en a cette année, c'est la misère

- pleurer

- dépasser les mémés avec canne, mon nouveau sport préféré

- rire

- faire des blagues qui ne font rire que moi, genre durant une discussion sur le thème "on connaît très peu les noms de famille des personnages de séries télé", dire "allez, un test, tu connais le nom de famille de Lorelei et Rori, dans Gilmore Girls ?"  Paraît que c'était pas drôle, moi j'ai trouvé ça hillarissime (pour hilarant puissance drôlissime)

- lire quinze vieux Ciné Télé revue assise sur le pot

- lire un vieux Jeune et Jolie, ce que je ne suis pas (pleurer sur cette idée) et me dire que ça ne parle que de cul, et que du temps où j'étais jeune et que je lisais Jeune et Jolie, c'était vachement plus soft

- me dire que je suis une vieille ringarde

- me dire que ça m'aurait vraiment bien plu de voir le zoo de Plankendael

- me dire que j'ai vu Bister, na

- écouter le dernier Nolwenn Leroy en boucle

- et le single d'Emmanuel Moire, même si j'ai dit que c'était pas bon pour mes hormones

- surfer sur internet

Bref, vous voyez le topo, quand je m'ennuie, ben je fais des activités ennuyantes.  Et c'est la dernière qui est le sujet de ce billet (nan, le sujet du billet n'est pas la liste de ce que je fais pour tromper mon ennui, même si les apparences sont trompeuses).

En surfant sur le net, enfin sur Culchèvre, j'ai découvert ce blog : http://uncondamne.tumblr.com/

Et comme, quand je m'ennuie, j'aime bien m'ennuyer à mourir, le nom du blog m'a interpelée.  Donc j'ai été le visiter.

Un blog tout neuf, trois billets, trois jours de la vie d'un homme qui apprend qu'il lui reste trente jours à vivre.

Ça se lit rapidement, c'est bien écrit, mais j'ai de suite senti comme un malaise.  Comment vous dire, en trois mots, comme les trois billets déjà écrits : ça sonne faux.

Je ne peux dire que ça, ça sonne faux, archi faux.

Déjà, le nom du blog, "blog d'un condamné".  Peut-on s'appeler ainsi le jour où le couperet tombe, et créer dans la foulée un blog ?  Oui, une référence littéraire, mais je n'y crois pas.

Et puis, chais pas, c'est trop dramatique, trente jours.  Trente jours ?  Je n'y crois pas, je sais que c'est possible, mais ça n'est pas crédible, de la façon dont c'est annoncé.

Et à J3, il fait l'amour à sa femme qu'il aime.  Vaillant le condamné.  Ça va vite se dégrader pourtant, trente jours quoi. J'y crois pas je vous dis.

Il ne dit rien de lui, rien de réel.  Que du blabla.  Impossible de le contacter.  Je persiste et signe, j'y crois pas.

Et puis j'y crois pas, instinctivement, quand je lis, c'est ainsi, peut-être me trompe-je, mais voilà…

Alors j'ai envoyé l'adresse du blog à ma conseillère perso, histoire d'avoir son avis.  Ben elle y croit pas non plus na.

On doit être deux grosses incrédules face aux milliers de lecteurs qui vont adhérer, un peu comme les deux seules qui ne rient pas dans la salle où est projeté le film La croisière.

C'est ainsi.

Pour moi, un blog crédible, c'est celui de Jemphi, très beau, très triste, très vrai, passque Jemphi, quand il dit (quand il disait, car malheureusement, il est décédé) : "Bonne Maman d’Enghien, comme nous la surnommions avec mon frangin et comme nos enfants, ses arrières petits-enfants, avaient également pris l’habitude de l’appeler.
Oh non… Rien d’un patronyme de noblesse, juste la façon, peu originale, que nous avions trouvé pour la distinguer de notre Bonne Maman maternelle… de Bruxelles.
Ben oui, elle habitait Enghien!", ça, c'est du vrai, du concret, de la tranche de vie, pas de l'émotion formatée.  Quand il parle de sa douleur, de sa peur, on sent qu'il a mal, qu'il tremble d'effroi.  Je n'ai lu que ses derniers billets, mais j'y crois.  Et moi, c'était Bonne Maman de Bouge et Bonne Maman de Salzinnes, parce qu'elles habitaient Bouge et Salzinnes.

Alors, cher Monsieur le Condamné, si votre blog est réel, je vous prie de me pardonner d'en avoir douté, et vous souhaite tout le courage nécessaire pour ces trente jours.  Mais non, vraiment, je ne peux y croire.

Quoi qu'il en soit, merci, durant dix minutes, j'ai trompé mon ennui, non en vous lisant, mais en écrivant cette bafouille.

Mais je n'y crois pas.

Et vous ?

Add. du 7 juin.  Après une recherche sur le net, il semble que de plus en plus de personnes pensent à un fake, dont moi, de plus en plus, parce que, après analyse, je constate que :

- le compte twitter ne suit que des journalistes

- il est suivi par 3600 personnes, en trois jours ça sent le buzz organisé

Et plus je lis les billets quotidiens, plus je suis confortée dans mon opinion, malgré les centaines d'internautes qui se disent touchés, moi, ça ne me fait ni chaud ni froid, c'est bien écrit, mais ça pue le bidon quoi.

Certains disent que, fake ou pas, l'essentiel est de faire passer un message, que ça les touche, et que si c'est faux, cela reste touchant, que ça les fait se remettre en question quant à leur propre vie, mais moi je dis non non et non, je trouve ça incompréhensible d'accepter ainsi que ce soit du pur mensonge, c'est ignoble pour les gens vraiment condamnés, de faire ainsi croire à toute la toile un prochain décès, même si c'est une campagne marketing.  Et pour moi, chaque phrase de ce blog sera alors de la grosse daube dénuée de sens.  Pour avoir lu deux blogs de condamnés, malheureusement décédés, je peux vous dire que c'est tout différent.  Pour avoir lu également le blog d'une femme découvrant son cancer, attendant les résultats, vivant la maladie et les traitements, là c'est de la véritable émotion qui touche, une angoisse que l'on ressent.  Ici, c'est tout simplement ignoble !

1
jui

Putains d'hormones

Il existe  certaines choses avec lesquelles on vit sans s'en rendre compte, c'est naturel, ça fait partie de nous depuis toujours, sans même qu'on y ait jamais pensé.  Et on dit souvent qu'on prend conscience de la valeur d'une chose lorsqu'on l'a perdue.  Mais on parle alors d'amis (les magiciens), d'amoureux (tous des salauds), d'argent peut-être (mais comment ai-je pu dépenser si vite ces 10 millions du Lotto, tchu), de santé (c'était chouette quand j'avais encore ma main, se dit souvent le Capitaine crochet).

Ben moi, j'ignorais que mes hormones me manqueraient tant, mais là, j'en ai pris conscience, ma bonne Dame…

Me vlà transformée depuis peu en être hybride, asexué, enfin presque hein, faut pas pousser, j'ai pas de poils qui me poussent sur le torse ou le visage (mais ça peut venir, qui sait), j'ai pas envie de draguer tout ce qui passe, j'ai pas chopé un cerveau à 5000 eur en échange de mon mien à 200 eur (comprendront ceusses qui ont lu ma blague sur Facebook, rapport aux cerveaux mâles et femelles).  Nan, chuis pas un mec, chuis toujours une meuf.  Mais je suis hormono-orpheline.

Bien sûr, je connais les effets secondaires de ce petit moment de plaisir de mon existence.  Je vais vous zapper les bouffées de chaleur, les bouffées de glaciation polaire que même un gros ours blanc contre lequel je me blottirais ne parviendrait pas à faire stopper (ça, on avait omis de me le dire, que les bouffées m'entraîneraient du chaud au froid en alternance), et les douleurs qui squattent gaiement l'intégralité de ma vieille couenne, en plus de celles qui ont pris possession de mon bide, because docteur Mamour a été faire un stage de boucherie inside.  Tout ça, vous vous en moquez, hé, on n'a pas gardé les cochons ensemble, mes petites ou grosses douleurs quotidiennes c'est pas drôle.

Mais l'effet "sautes d'humeur", ça c'est drôle, et vous allez aimer, non ?

Ah ben si.

Appelons le plutôt l'effet larmaloeil. 

Chuis déjà une petite chose sensible au naturel, mais là j'atteins des sommets genre Everest (il fête pas un anniversaire d'ailleurs celui-là, oh que c'est émouvant).  Plus besoin d'une grosse émotion, d'une infinie tristesse, d'un désespoir profond, d'une horrible nouvelle, le moindre petit truc provoque en moi un déferlement de sensations, et ça me ferait mourir de rire, si je n'en pleurnichais pas illico.  Non mais allô quoi, pleurer devant la beauté d'un brin d'herbe, c'est poilant, tellement poilant que c'en devient émouvant… alors je re-pleure.  Vous comprendre le processus de l'effet larmaloeil ?

Exemples.

Je vois enfin un bout de soleil après des semaines de nuages (et je parle au sens propre, non au figuré), l'émotion est telle que j'en pleurniche un gros bout de minute.

J'écoute une jolie chanson, même pas triste en plus, genre plutôt joyeuse, mais si belle que les larmes se pointent au bord des yeux.  Bon, je vais zapper les trucs genre Beau malheur ou Savoir aimer ou Quand on n'a que l'amour ou Ne me quitte pas, car là on va m'interner rapido presto.

Une publicité rigolote à la TV, et c'est parti mon kiki, je pleurniche devant l'intelligence du scénario, la beauté des images, la finesse de la musique.

Petite promenade.  Je croise un chat tout mignon.  Qu'il est beau ce poussy, je pleurniche.  Il vient vers moi, puis se refuse à une caresse, quelle tristesse, je pleurniche.

Je n'ai pas mal, je pleurniche de joie.  Ah si, finalement j'ai mal, je pleurniche de douleur.

Je prépare des pâtes.  Trop cuites.  Je pleurniche devant mon incompétence.  Mais bonnes.  Je pleurniche en songeant à la chance que j'ai de manger à ma faim chaque jour.  Puis je pense aux pesticides et à la dioxine, et je pleurniche face à cette société de merde qui finira par tuer nos enfants, enfants que je n'aurai jamais, aaaaaaah, je pleurniche de plus belle.

Un sms gentil me souhaite un prompt rétablissement, je tue mon gsm sous mes pleurnicheries.  C'est pas aquaproof un gsm ?

Et tout ça, je le fais en solo, mais imaginez ce qui pourrait se passer en bonne compagnie :

La caissière qui me signale "ah, vous avez bien fait de prendre trois pots de Nutella, c'est 2 + 1 gratuits".  Et je me liquéfie de bonheur devant elle, qui songe à appeler sa direction, des fois que je sortirais un riot gun et tirerais sur tout ce qui bouge dans une crise de dépression intense.

Le client au bureau qui signale qu'il doit annuler un rendez-vous, et moi de lui dire que c'est pas grave, en reniflant allègrement, créant chez lui une angoisse monstre.

Durant ma promenade, une madame et son chien me saluent, enfin la madame, pas le chien, rustre va, alors je pleure, passque la madame est polie, passque le chien ne l'est pas.

Un brun ténébreux me fait sa déclaration, puis part en courant pendant que je sors mes mouchoirs, tellement ma joie est intense.  Et me revlà célibattante, l'occasion de pleurnicher un coup.

Avec du recul, beaucoup de recul, c'est plutôt amusant comme situation, non ?  Puis ça permet une diminution du taux de chômage des mouchoirs.  Oui. Amusant.  Emouvant.  Et c'est reparti pour un tour…

Et pendant que je vous écris, mon Ipod m'offre Marguerite de Cocciante.  Chais pas pourquoi, cette chanson me fait toujours brailler, un peu comme si je voulais être Marguerite, attendez quoi, elle est superbe cette déclaration.  Résiste résiste résiste, passque sinon ça va être les chutes du Niagara, le tsunami larmesque, la déferlante humide.  Je passe à la chanson suivante.  Vieille, tu te sens vieille.  Cocciante et moi, c'est fini, y'a des limites.  Mais la rupture est douloureuse, j'en pleurerais presque.

Bon je vous laisse, j'ai dégoté l'intégrale des Oiseaux se cachent pour mourir, en vieilles K7 VHS, quelle émotion, des mois que j'avais envie de revoir cette série, si triiiiiiiiiiiiiiiiiste.

Allez, je peux le faire, je peux résister, je vais résister, mais s'il vous plait, hormones adorées, revenez vite !

Et si vous voulez encore plus de larmes, je vous conseille cette jolie galerie de portraits.

7
mai

L'abécédaire de l'hospitalisation

Anesthésie.  Comme dans les séries télé.  Couchée sur un brancard étroit, me vlà dans le TGV, même que la madame devant dit au monsieur derrière "hé, j'arrive pas à te suivre".  Et au-dessus de moi, de grands carrés de lumière qui défilent à grande vitesse.  Comme dans les séries je vous dis.  Je me croirais à la fête foraine et on rigole bien tous les trois.  Et puis le gentil monsieur dit à la gentille madame "Madame (ça c'est moi) est stressée, on va lui parler vacances".  Et ils me parlent vacances, me mettent le masque à oxygène et puis je me réveille et je demande l'heure, très important de savoir l'heure quand on se réveille.  Et puis y'a du bruit, et puis j'ai mal, et puis je suis vivante, et puis je remonte en chambre, et puis je récupère mes lunettes, et la boucle est bouclée. 

Ballon.  Le bidou.  Gonflé comme un ballon, par le gaz.  Pas de l'hélium, sinon l'équipe chirurgicale devrait apprendre la lévitation, mouahahah.  Mais gonflé comme Vahiné.  Une laparo ksa s'appelle.  Heureusement, j'avais pas maté les photos avant.

Charmant.  Le personnel.  En consultation.  En examens.  Les chir.  Les anesthésistes.  En salle d'op.  En salle de réveil.  Ça fait un bien fou, tant de gentillesse.  Ça m'a tellement touchée qu'au retour de salle de réveil, je le répétais en boucle "en tout cas, ils sont gentils, qu'est-ce qu'ils sont gentils, mais gentils, j'ai dit à quel point ils étaient gentils ?"

Diagnostic.  Le moment qu'on préfère. 

Embout de thermomètre.  Un euro pièce.  C'est cher.  La prochaine fois, je prends le mien, de thermomètre.

Fleet phospho soda.  Comprendront ceux qui l'ont testé, solidarité de nausées oblige.  Pour les infos, reportez-vous à la lettre K.

Grand roue.  Lavement barythé et urographie = foire du Midi, une fois sur ma plaque de métal, ça monte, ça descend, ça tourne et ça tourne encore, et t'as intérêt à t'accrocher, Anaïs, quéén aventure.

Humiliation.  Sensation répétitive liée à toute intervention chirurgicale, ce qui la précède, ce qui la suit.  Déshabillez-vous, enfilez cette immonde blouse, ne bougez pas pendant que j'insère la canule, tournez à droite, tournez à gauche, avalez ça et passez la nuit sur le pot, mettez ces jolis bas blancs anti thrombose, et je vous passe les détails les plus croustillants, sauf si vous insistez.

Infirmier.  Etudiant.  Dialogue. "Vous avez des douleurs ?" "Non". "Ah, vous n'avez pas encore été opérée". "Non, dans une heure". "C'est pour plus tard alors, les douleurs" (voix ironique). Certains feraient mieux de changer de métier, devenir clowns par exemple…

J'ai faaaaait (voix de François Pirette).  Obsession totale, pire qu'une petite vieille en maison de retraite qui ne pense plus qu'à ça.  Qui ne fait plus qu'écouter les bruits de ses intestins.  En maison de repos, paraît que c'est leur sujet de conversation préféré, c'est devenu le mien, j'ai pris un fameux coup de vieux.

Kiss cool.  Second effet kiss cool.  Après avoir ingurgité tant bien que mal, et plutôt mal que bien, croyez-le, cette mixture dont le nom restera à tout jamais gravé dans ma mémoire, Fleet phospho soda (soda étant la grosse arnaque du siècle pour noyer le poisson), j'ai vécu l'enfer.  Ah oui, si l'enfer existe, il s'appelle fleet.  Imaginez un verre de sel avec un chouia d'eau.  Avalez.  Vomissez.  Et c'est le second effet kiss cool.  Mémorable.

Là je trouve rien à dire…

Misery.  L'infirmière de nuit.  Sans le marteau, mais Misery quand même.   

Nettoyage de printemps.  Ce qu'on m'a dit : "t'as eu ton petit nettoyage de printemps, c'est pas plus mal".  Une façon de voir les choses.

Orgasme.  Ou presque.  Produit de contraste entre les guiboles, effet étrange garanti, chaleur intense assurée.

Panne.  Encore un objet humiliant.  Mais y'a pire.  Y'a le lange.  Même pas peur, j'ai envisagé d'en demander un.

Quarantaine.  C'est le plus bel âge de la femme, qu'y disait.  Qui l'a dit, que je le frappe à grands coups de redon ?

Redon.  Ce tube qui ressemble à ces guirlandes de Noël fort à la mode il y a quelques années.  Quand je l'ai vu sortir de mon corps, il a fallu m'apporter les sels, enfin si j'avais vécu au 18e siècle quoi (y'avait des redons au 18e siècle ?)  Et puis, mon redon, il est célèbre, il a participé à l'examen de fin d'année d'une sympathique petite étudiante infirmière marseillaise.  Mais j'aime pas les redons, c'est définitif.  J'espère qu'elle a réussi son exam de redon, la miss.

Solidarité.  Amicale, familiale, facebookienne, primordiale.

Tousser.  Après avoir pris des laxatifs, tousser sur ordre de la radiologue, pour faire descendre le liquide de contraste, c'est vraiment vraiment, mais vraiment vraiment déconseillé.

Urrah, moment bonheur où, enfin, je peux manger un quick avec un coca light, fantasme absolu, livré à domicile par une gentille collègue.

Voiture.  Sur le retour.  Un panneau annonce une chute de pierres.  Et moi de m'imaginer écrasée par un rocher.  Trop con.  Epitaphe "au moins, elle n'était plus malade".  Gros fou rire dans la voiture.

WC.  Mon nouveau meilleur ami.  A toujours garder à portée de main… enfin de fesse.

X. Chromosome de merde, parfois.

Youpie, c'est fini, rentrez chez vous ma bonne dame.  Le meilleur moment qui soit, retour at home, avec ma petite valise rose.

Zorro.  Mon docteur Mammour.  Mon sauveur.  Mon Zorro.

6
avr

J'ai testé le cercueil médical

Grande première pour moi l'autre jour : direction l'hôpital pour tester le cercueil médical, alias l'IRM.  Comme on me l'a justement dit "contrairement au cercueil classique, te plains pas, tu finis par en sortir".  C'est exact, mais contrairement au cercueil classique, j'étais bien vivante moi, inside, et je n'ai pas aimé.  Mais pas du tout.

Récit.

Premier constat : l'IRM, c'est mieux que les pruneaux, mieux que les jus de fruits, mieux que les laxatifs en tous genres.  L'angoisse est telle (oui hein ça va, je suis une chochotte, mais déjà entrer dans un hôpital en bonne santé, je refuse, alors y entrer pour un examen médical, vraiment pas mon truc) que mes intestins en subissent les conséquences immédiates.  En soi, c'est une bonne chose, finalement, sans entrer dans les détails de ma grève intestinale.

Second constat : j'ai une chance folle, car j'ai droit à toutes les injections possibles et imaginables et par conséquent à ma première perfusion.  Fais un vœu Anaïs, une première, ça se fête.  J'aime pô ça, ça pique, ça tire, ça beurk, une perfusion.

Et me vlà donc sur mon siège jaune, dans ma tenue hyper glamour en papier jaune, derrière mon rideau jaune (sont fous du jaune ma parole), ma perfusion dans le bras.  Et je m'ennuie.  Et j'ai froid, même si j'ai gardé mes chaussettes (noires, si j'avais su, j'aurais pris du jaune, note qu'il suffirait d'une chtite hémorragie, et je serais aux couleurs de mon pays, du coup).

Face à moi, un panneau explicatif pour le personnel soignant : que faire en cas d'urticaire léger, urticaire sérieux, bronchomachintruc et œdème de Quincke.  Réjouissant…

Puis vient mon tour, et, en plus d'avoir dû enlever mes cholis bracelets Pandora, ma montre, mes boucles d'oreille et les plombs de mes dents (nan, je rigole, pas les plombs), je dois remettre mes lunettes au gentil Monsieur infirmier qui m'accompagne.  Une fois aveugle, je rencontre l'IRM, savoir une grosse tache beigeasse.  Je récupérerai mes lunettes en dehors du local, et ne sais dès lors toujours pas à quoi ressemble vraiment le cercueil médical, du moins de l'extérieur.

Avant de m'installer en position couchée, dernière petite joyeuseté.  Euh, comment dire, comment résumer, juste en quelques mots, zaurez qu'à comprendre : gel, insérer, voies naturelles.  Voilà, zavez compris ?  Sauf que je suis encore debout, alors le gel, ben il prend la fuite, c'est joyeux, je vous le disais. 

Toute poisseuse, je me couche enfin.  Ah on peut dire que c'est confortable, un oreiller sous la tête, un autre sous les genoux, vraiment sympa.  S'il n'y avait la perfusion, toujours douloureuse et cette fois opérationnelle.  Et s'il n'y avait le fait que mon petit lit douillet va bientôt être catapulté à l'intérieur de la machine infernale, ce serait parfait.  Bon, manque juste un plaid, car ça caille ferme.

Puis c'est le grand départ.  Je me crois dans Retour vers le futur, et j'entre dans ce tunnel beige, presque jaune tiens.  C'est serré, au point que je me demande si mon nez, qui n'est pourtant ni un pic ni un cap ni une péninsule, va passer.  Il passe.  Oui, bandes de médisants, mon bidou passe aussi.  Seuls mes pieds restent à l'extérieur.  On m'avait dit que c'était étroit, mais c'est bien pire que ce que j'imaginais, genre si je respire, je touche le plafond quoi.  Et je respire comme une dingue, ça doit être une crise de claustrophobie, je vois que ça, alors que je suis censée être calme, pour que tout se passe bien, sinon mon IRM va être toute floue because j'ai trop respiré non ?  Si ça tombe c'est comme pour une radio, faut pas respirer, mais durant combien de temps ?  Gros titre dans la presse namuroise "une jeune (si si, jeune) namuroise décède dans un IRM, il semble qu'elle ait volontairement cessé de respirer, enquête en cours".

Y'a comme un courant d'air désagréable, je suis congelée, mais je ne peux bouger, c'est la directive : on ne bouge pas, sauf en cas de souci, là je peux bouger les pieds pour qu'ils me sortent de là.

Et y'a un souci.

Le souci c'est que je me mets à imaginer comment faire si je dois vomir, pas moyen de me redresser, pas moyen de bouger, à peine moyen de tourner la tête.  Je vais vomir, je vais m'étouffer dans mon vomi, je vais mourir sans avoir pu bouger les pieds.  Et bien sûr j'ai soudain envie de vomir.

Le souci c'est que je me mets à réaliser qu'être enterrée vivante ça doit être ça, avec de l'air en plus.  Et bien sûr, je parviens plus à l'aspirer, l'air, chuis toute bloquée.

Le souci c'est que j'ai peur d'avoir une crampe au pied droit.  Voire au pied gauche.  Voire aux deux.  Et bien sûr… nan, je rigole, j'ai pas eu de crampe.

Le souci c'est que ça fait un bruit infernal ce truc, oscillant entre marteau piqueur et mitraillette.  Et le casque qu'on m'a posé sur la tête ne sert à rien.

Le souci c'est que ça caille, zauriez pas un plaid des fois, allez quoi, pitiééééééééééé ?

Le souci c'est que j'ai plein de soucis mais je doute que ce soit un souci pour vous.

Alors je me concentre sur la musique, histoire de me calmer.

Je ferme les yeux.

"Sex bomb".  C'est celaaaaaaaaaaaa oui, fous-toi de ma tronche, Radio Nostalgie, j'en ai tout l'air, d'une sex bomb, à cet instant.

"L'été indien".  Merciiiiiiiiiiiiii, je vais pouvoir me plonger dans la visualisation relaxante que j'avais prévue, une plage de la côte d'Opale, le soleil, la mer, le ressac, les embruns, et des moules bouchot en récompense.  Naaaaaaaan, pas les moules, je vais vomir, je vais vomir.

"I like Chopin".  Ouiiiiiiiiiii, du piano, ça relaxe.  Relax relax relax relax relax, méthode Coué.

"Tout le bonheur du monde".  Ouiiiiiii, je veux tout le bonheur du monde, là, de suite, et d'abord, je ne suis pas une célébrité, mais sortez-moi de là.

Et les chansons s'enchainent, et les bruits divers, variés et assourdissants s'enchainent, et le temps ne passe pas.  Et mes bras sont brûlants, y'a un coussin chauffant sous moi ou quoi ?  Ou bien est-ce le produit de contraste, celui dont on dit qu'il peut provoquer des réactions allergiques ?  Voilà, ma mort est proche.

Au bout de euh, chais pas moi, six heures, enfin vingt minutes quoi, mais keske c'est long vingt minutes dans un cercueil médical, presqu'une éternité, on m'extrait enfin de mon tube, on m'enlève ma perfusion, on me fait me redresser et partir au plus vite pour laisser la place au joyeux volontaire suivant, je suis encore groggy et les cheveux en bataille, la faute au gros aimant ma bonne Dame, et je tente de trouver mon chemin, sans mes lunettes, pour enlever ma tenue seyante et rejoindre le monde réel, ravie d'avoir survécu à l'un des meilleurs moments de mon existence, après le train infernal de Walibi et les toboggans sous eau d'Aqualibi (après le CHR, Walibi est donc mon endroit préféré).

25
jan

Le régime langue de vipère : mon Koh-lanta à la Cinquante nuances de Grey !

Vous le savez, on m'a coupé l'appendice euh, comment skon dit, parlal ? buccal ?

Depuis, je vis mon Koh-lanta à moi rien qu'à moi.

Rien à manger durant des jours, à part du liquide.  J'ai tenté les pâtes, mais à toutes petites doses, coupées en tout petits morceaux, et au prix d'atroces souffrances (siiiii, atroces).

Puis j'ai eu aussi mes épreuves.  J'ai gagné l'immunité grâce à ma bravoure intersidérale durant l'intervention, passque le docteur il m'a dit que j'avais été bien sage.  Récompense : j'ai pas été éliminée au conseil.

Et ce matin, j'ai gagné le confort : me suis offert un petit-déjeuner pantragruelesque : du danio et un smoothie aux fruits, keske c'était bon.

Là je tente la gaufre au sucre en tranches, et ça passe assez bien, chuis sur la voie de la guérison ma bonne dame.

Mais le plus rigolo fut ce matin dans le bus.

Je lisais Cinquante nuances de Grey, que je termine, avant d'entamer Cinquante nuances plus sombres.

Et ben les galipettes de Miss Ana et de son taré de Grey, ben elles m'ont fait aucun effet.

Rien en lisant "putain Ana keske tu mouilles", rien en lisant "je jouis d'être possédée par lui", rien en lisant "la brûlure de mes fesses, les boules qui me remplissent".

Rien de rien.

Mais alors, keske j'ai pris mon pied en lisant "elle prend des oeufs, du bacon et des pancakes et pour moi une omelette et une salade de fruits".

J'en suis encore toute mouillée... de salivation.

22
jan

De l'avantage de passer une nuit blanche : récit de ma dernière aventure internetesque

Nan, je ne parle pas d'une aventure amoureuse ou sexuelle, m'enfin m'enfin m'enfin.

Ceusses qui sont mes amis sur Facebook le savent (et ceusses qui le sont pas savent pas ce qu'ils loupent, on se marre comme des canards sur Facebook), je me suis amusée à la pharmacie tout récemment. 

Ayant connu quelques soucis, euh, intestinaux – bon, appelons un chat un chat et une constipation une constipation, et que celui ou celle qui n'a jamais été constipée me jette le premier fécalome – je me rends à la pharmacie pour y acheter du Dulcolax, une grande première pour moi.

A ce qu'on m'a dit, c'est un truc injectable à l'endroit du délit, dirons-nous (dingue comme certains sujets sont difficiles à aborder), donc je m'informe auprès de mon pharmacien, d'un "ça se met par l'arrière c'est ça ?".  Mine étonnée.  Sourire en coin.  "Non", me dit-il, "ça s'avale".  Bon.  Soit.  Je rougis pire qu'Ana dans Cinquante nuances de Grey, c'est pas peu dire.  La collègue pharmacienne qui écoutait tout est morte de rire.

Après les avertissements d'usage (pas d'avis prolongé sans avis médical, le Dulcolax c'est un médicament vilain pas beau ma bonne Dame), le monsieur me vend mon médoc à avaler et je m'en vais.

De retour at home, je me plonge sur internet, qui me confirme que la version "arrière" existe tout autant que la version "avant".  Y'avait donc pas de quoi rire, non mais m'enfin quoi hein !

Dans la foulée, je fais une recherche sur les dangers de ce genre de produits, laxatifs en tous genres, vu que mon pharmacien rechignait vraiment à me le vendre.

Et c'est là que ma mésaventure internetesque intervient.

Bien sûr, quand j'ai cliqué sur ce lien Google, j'ai bien vu l'avertissement qui m'avertissait (c'est son but) et me demandait si j'avais bien 18 ans.  Mais je n'ai pas trop fait attention.  Là, vous vous dites que je suis tombée sur du porno, mais nan, c'est bien pire, le porno c'est la cour de récréation à côté de ce que j'ai découvert.

Attention, âmes sensibles s'abstenir.

Me vlà donc sur un forum de discussion… réservé aux adultes adeptes de couches-culottes.  Oui, bon, chuis pas surprise, j'ai déjà vu une émission sur ces messieurs fans de langes, qui se font cajoler par leur épouse, une tétine dans la bouche, voire plus si affinités (un nichon quoi).  Euh, bon, chacun son truc.  Mais ici, c'est pire, ce sont des adeptes de langes dont le fantasme est de se réveiller le matin comme un bébé, à savoir le lange souillé.  Argh.  Et sur ce forum, ils se dispensent donc leurs bons trucs pour parvenir à leurs fins, but malaisé quand on est adulte.  D'où les laxatifs, vous suivez ?

Et voilà comment, par le plus grand des hasards, je me suis retrouvée, bouche grande ouverte par la stupéfaction, yeux agrandis par l'horreur, totalement muette de stupeur (à l'époque j'avais encore une langue opérationnelle).

Et le lendemain, avec Mostek, grande discussion au bureau, lancée par bibi, vu que j'adore les débats existentiels : tu rencontres l'homme idéal en tous points, le big prince charmant de la mort qui tue la vie, c'est idyllique durant six mois, le bonheur intersidéral puis, paf, badaboum, crac boum hue, il t'annonce qu'il adore souiller ses langes la nuit.  Tu fais quoi ?

- tu le largues illico, tape 1

- tu acceptes par amour, tape 2

- tu le fais soigner, tape 3

Pour ma part, dans l'absolu je tape 1, mais si c'est l'homme idéal en tous points, le big prince charmant de la mort qui tue la vie, c'est idyllique durant six mois, le bonheur intersidéral, ça me ferait mal, alors pourquoi pas 3 (naaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan 2, ça jamais, je préfère être constipée jusqu'à ce que mort s'ensuive, est-ce bien clair ?)

Voilà à quoi je pense durant mes nuits d'insomnie post transformation en vipère.

9
nov

Quand on n'a pas de tête… on n'a pas de tête !

Y'a quelques semaines, un ami me demande de lui réserver des places de concert en ligne, histoire de faire une surprise à sa femme.

Je réserve, je reçois, je fournis, et patati et patata.  Sympa comme surprise, ça.

Ce vendredi, je croise mon amie en ville, on papote et tout et tout, et elle me dit "mon chéri m'a dit de me préparer, qu'il m'emmène ce soir, mais surprise, je sais pas où".

Et moi "rhooo, cool, sympa ça, une surprise".  Et de me dire qu'il y a vraiment des mecs bien, qui organisent des surprises à leur femme, que tous les mecs ne sont pas des connards en quête d'une femme de ménage (message subliminal).

Et de m'interroger sur leur destination, moi qui vais passer ma soirée toute seule devant Koh Lanta et Qui veut épouser mon (enfoiré de) fils, blottie dans mon plaid à manches que Saint-Nicolas m'a apporté, me gavant de mousse caramel au beurre salé.

Et quand je dis m'interroger, je "'mean" (du verbe to mean, in english) vraiment m'interroger, passque j'ai totalement oublié le pourquoi du comment de cette soirée.  Ben voyons.

Quand on n'a pas de tête, je vous disais.

Et là je viens de recevoir un sms "petite cachotière va", et le franc, enfin l'euro, est tombé.

Dieu, comme c'est dur de n'avoir qu'un neurone, fainéant qui plus est.

(Notez que l'avantage de la chose, c'est que je n'ai pas eu à mentir en rougissant comme une incapable de garder un secret que je suis, vu que mon étonnement et ma curiosité quant à la soirée en vue étaient... bien réels !)

14
oct

Recette du jour : perdre une heure le dimanche matin

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Se lever à 9 heures.

Prendre ses potions magiques anti-crève pas si magiques mais on y croit.

S'habiller pas trop mal, mettre ses jolies bottes mauves, une légère touche de maquillage, un domptage savant de la tignasse rebelle, un nettoyage bien utile des lunettes, pour avoir l'air potable et ne pas ressembler à quelqu'un qui va voter pour le… euh, non, je ne peux le dire, ça risquerait de choquer certains électeurs de ce parti.

Partir, sous le soleil, Emilie Simon plein les oreilles, et ça rime.

Arriver au bureau noté sur la convocation et, comme à chaque fois, systématiquement, remarquer que c'est le seul bureau où la file fait cent mètres.  Ce n'est plus une coïncidence, soit le bureau est géré à la 6-4-2, soit les électeurs sont mal répartis entre les bureaux (50 là-bas, 500 ici).

Faire une longue file (la moitié de l'album d'Emilie), suivie par une famille hystérique, avec des petits nenfants qui courent partout et écrasent mes jolies bottes mauves en hurlant.

Attendre, attendre, attendre, en avançant petit pas après petit pas.

Loucher sur la convocation du monsieur qui précède, laquelle est accompagnée d'un fatras de documents, et remarquer que c'est mon futur voisin.

Enfin atteindre le lieu saint, et noter que tous les urinoirs isoloirs sont vides, because la désorganisation totale des assesseurs.

Recevoir ma paperasse et voter en 15 secondes chrono, fastoche, j'avais repéré le numéro 9 préalablement.

Sortir de l'isoloir et attendre, attendre, attendre, vu que ma carte d'identité est encore tout au bout, mais keski font ces assesseurs, furieuse envie de les aider.

Repenser au sms reçu hier d'une connaissance perdue de vue depuis des lustres "hello, mes chouchous pour demain à Namur : (on omet).  Deux personnes que je connais bien et que j'estime beaucoup, vous pouvez leur faire confiance en votant pour eux sur la liste (on omet).  Merci pour Namur et les Namurois".

Renpenser aux réponses que j'aurais pu envoyer :

- je ne vote pas pour les ruminants, je préfère les poules, dont je fais collection

- même sous la torture, je ne voterai pas pour cet ignoble requin

- t'es payé combien pour envoyer ce genre de propagande vomitive ?

- ils paient combien pour avoir mon vote ?

Me dire que j'ai bien fait de pas répondre à ce sms abject.

Continuer à attendre.

Attendre que le premier assesseur ait coché mon nom.

Attendre que le premier assesseur ait coché mon nom.

Attendre que le troisième assesseur ait fini de contempler son cachet pour enfin l'apposer sur ma convocation.

Sortir du bureau et remarquer que la file a doublé, et ils sont pas sortis de l'auberge avec des assesseurs lents comme un escargot namurois atteint de mononucléose aiguë.

Rentrer chez moi en écoutant Emilie Simon.

Avoir perdu 1 heure pour rien.  Me souvenir que, la première fois que j'ai voté, j'étais fière, pleine d'espoir et de fierté de participer au sort de mon pays, et que, désormais, j'ai conscience de la connerie de la procédure, et de l'inutilité de mon vote, même si, tout au fond, j'ai une lueur d'espoir… qui sera vite balayée ce soir (ça rime encore).

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6
sep

Le bruit

C’est l’aube, l’heure où blanchit la campagne.

Je suis réveillée par un bruit étrange.  Lointain mais étrange.

Tudududu, tudududu, tudududu… comme un bruit de réveil.  D’ancien réveil électronique.  Bruit qu’on entend encore dans les films américains.

Dérangeant, mais lointain.

Je m’interroge : d’où vient ce bruit qui ne s’arrête jamais ?

Serait-ce un voisin qui ne se réveille pas ?  Sacrebleu, puisse-t-il arrêter cette machine infernale, pitié, je veux encore dormir.  Ou alors il est décédé, le voisin, et il n’a plus la capacité de faire quoi que ce soit.

Serait-ce un oiseau qui serine son chant matinal ?  Possible, mais improbable, un oiseau n’est pas si répétitif, parfois il s’interrompt, pour reprendre de plus belle.  Enfin j’imagine.  Trop répétitif je vous dis.

Répétitif et infernal, j’en peux plus.

Mon réveil à moi sonne enfin et camoufle le bruit.  Quelques minutes, car ma curiosité me fait le couper.

Et le bruit recommence.

Bon, ça suffit, je me lève.

Je m’approche de la fenêtre ouverte, afin d’en savoir plus.  Le bruit me semble plus faible.  Je repars vers la fenêtre fermée, et il s’accentue.  Bizarre autant qu’étrange.  Et ça continue encore et encore : tudududu, tudududu, tudududu…  Je m’éloigne de la fenêtre fermée pour rejoindre celle ouverte, et ça diminue à nouveau.  Bon, ce bruit, il est inside my hose, my god !

Retour vers la source.  Il fait encore tout noir.  Et je n’ai pas mes lunettes, je vois donc comme une taupe diabétique (ben oui, les taupes diabétiques voient plus mal que les autres, c’est scientifiquement prouvé, si, si, promis juré craché gerbé).

En aveugle donc, je m’oriente vers le bruit.  Je me baisse, je tente de m’approcher le plus possible, de faire en sorte que mon oreille de Super Jamie trouve la source.  Et je réalise que le bruit semble venir d’un thermomètre digital posé sur mon appui de fenêtre.  Vous le savez, j’ai la manie des thermomètres, j’en ai… euh, oserais-je vous le dire, au risque de passer pour une folle furieuse ?  ‘tendez, je compte : quatre dans ma cuisine (oui, quatre, cherchez pas à comprendre), un dans le salon, un dans la salle-de-bain, deux dans la chambre, boh ça fait que huit finalement.  Donc le bruit provient du thermomètre de ma chambre, qui me donne températures in and out, pour que je sache comment me vêtir le matin.  Vu qu’il fait noir et que je n’ai pas mes lunettes, je ne vois pas si quelque chose clignote sur le maudit appareil, que je saisis d’une main rageuse, ce qui fait immédiatement cesser le bruit.  Immédiatement.  Bizarre autant qu’étrange, à nouveau.  Le pouvoir de ma main, je le dis souvent au bureau, elle répare les pc plantés, ma main.  Ben maintenant elle fait cesser les bruits matinaux.

Gagné.

Sauf que j’ignore ce que c’était.

J’allume, je chausse mes bésicles et j’observe l’appareil.  Normal.  Donne la température.  Rien de plus.

Faut pas chercher à comprendre.

Sauf que c’est une manie chez moi, tout comme celle des thermomètres : chercher à tout comprendre.

Galère.

Des idées, chers lecteurs ?

9
mai

Soiiiiiiiiiiiiif

A 22 heures, j'avais soif.

A 2 heures, je mourrais de soif.

A 6 heures, j'agonisais de soif.

A 6h35, je buvais buvais buvais buvais buvais.

Morale de l'histoire, bois le soir, petite Anaïs, tant pis si tu pisses six fois la nuit...

9
avr

L’art de n’avoir aucune mémoire

Vous le savez, je cultive cet art avec brio.  Et je me demande régulièrement comment je faisais avant, à l’âge de glace, lorsqu’internet n’existait pas.

J’ai rarement un exemple concret pour illustrer cette situation à part celui de « tu sais hein, cet acteur américain célèbre qui sortait avec cette actrice blonde là, et depuis il est avec une brune qui a joué dans cette série pour ado que j’adorais, où elle sortait avec un blond puis un brun, allez, sa mère était morte, tu vois ? »

Mais hier, j’ai atteint les sommets de la « aucune mémoire attitude ».

Nous étions entre copines et je cherchais le nom d’un acteur américain, oui, toujours.  Impossible de m’en souvenir, bien sûr.

Alors j’ai fait comme d’habitude « allez, il est hyper célèbre, il est mariée à cette chanteuse française qui elle-même est sortie dans son jeune temps avec un chanteur français hyper connu qui maintenant est marié à une princesse et ils vivent dans un pays lointain plein de grandes étendues, pa… pa… quelque chose, que ce pays s’appelle ».

Ben elles ont pas trouvé, franchement c’était hyper simple tout de même hein.

Quel acteur américain est marié à une chanteuse française qui a couché avec un chanteur français marié à une princesse, ben un seul.

Bon, d’accord, je me trompais un tantinet, celui marié à une princesse c’est le grand brun qui aime les yeux révolver, comment il s’appelle déjà ?

Le mien est juste marié à une top biche à laquelle il a dédié récemment une chanson sublime « cette femme c’est la mienne ».

Mais pour le reste j’avais tout bon, suffisait juste qu’elles se concentrent un peu.  Son ex est bien mariée à ce bel acteur américain brun, ils ont même une gamine dénommée Lili Rose, mais ça, ça vient juste de me revenir.

Mais c’était peine perdue, passque quand j’ai dit « ben si hein, Florent Pagny il est marié à une princesse et ils vivent en pa… pa… je sais plus quoi, Papouasie ?  Pagnytisie ? », ben l’une d’elle, dont je ne donnerai pas le nom, pour préserver l’intimité de son neurone, m’a répondu « ah bon, il est marié Pagny ? »

Pas une pour rattraper l’autre…

6
avr

J’ai testé étrange rencontre

Sortie en ville ce vendredi, congé de vendredi saint oblige.  Là oùsque je bosse, on est super catho.  Diantre, j’ai oublié de NE PAS manger de viande, ma voisine m’a rappelé que l’an dernier ce fut idem, chuis décidément une mauvaise catholique.

Sortie en ville donc, shopping, petite bouffe, balade.

Et on commence par la petite bouffe.  Envie de mezze, aussitôt pensé aussitôt fait, mezze.  Bien bon, grandes discussions, chouette moment entre filles, qui se termine, of course, par un passage aux toilettes.

A mon retour, je réalise combien j’ai mal au mollet, enfin pas au mollet, mais à l’avant, comment ksa s’appelle, pas la cheville, plus haut.  Bref, j’ai mal, et je le dis « oh comme j’ai mal, c’est bizarre ».

Et la dame assise à côté de moi, enfin à la table d’à côté mais les tables sont si serrées que c’est comme si qu’elle était à côté, nous interroge « vous avez mal ? si je peux vous aider ».

Enfin je crois entendre ça, dans ma discussion.  Mais oui, c’est bien sa question, elle pense que je me suis fait mal.  Je ne me suis pas fait mal, du moins je n’en ai pas souvenance, la douleur est là, sans que je sache pourquoi ni comment.

Son intention est bel et bien de m’aider, et je crois comprendre qu’elle a une capacité de guérison, par imposition des mains, un peu comme ceusses qui enlèvent le feu des brûlures.  Et j’y crois, même certains hôpitaux font appel à ces personnes ayant ce « don ». 

Alors je lui dis que pour mon devant du mollet (le nom ne me revient toujours pas, sacrebleu, et l’imposition des mains pour neurones fatigués, vous faites aussi ?), pas grave, mais pour ce mal de dent qui me terrasse depuis le 24 janvier dernier, je ne dis pas nom.

Elle me propose alors d’aller dans un coin tranquille, et je la suis, dans un coin pas tranquille, où les serveurs nous regardent comme si nous étions vertes à pois bleus, tandis qu’elle met sa main en position près de mon visage, plusieurs fois.  Je vous passe les détails, c’est confidentiel, non mais.

Retour à ma table, ensuite, étonnée de cette rencontre, surprise aussi, positivement surprise, et pleine d’espoir qu’enfin ce mal de dents (mal d’amour) s’en aille à tout jamais.  Je veux y croire, à ce pouvoir.

Paraît que je dois attendre, que je vais sans doute avoir un peu plus mal, le temps que ça « sorte ». 

J’ai mal depuis, limite plus mal, chais pas si c’est psychosomatique. 

D’ici demain, je croise doigts, orteils, oreilles et tout ce que je peux croiser, j’invoque tous les dieux des sciences dentaires et le pouvoir magique de cette étrange mais agréable rencontre, pour qu’enfin cela cesse.

Je vous tiens au courant des résultats…

5
avr

Cette manie de m'écrire à moi-même

Nan, je ne souffre pas d'un dédoublement de personnalité, je sais que je suis unique, fort heureusement, quelle horreur, deux fois moi, ce serait insupportable.

Mais comme mon neurone, lui, souffre de troubles de la mémoire, j'ai cette manie de m'envoyer des mails.

Programmer un enregistrement ce soir ?  Je m'envoie un mail

Aller chercher le 7dimanche dimanche ? Un mail

Faire la vaisselle dès que je rentre ?  Un mail

Prendre ma pilule, pas la contraceptive, celle contre le cholestérol, on ne rajeunit pas ma bonne dame... Un mail

Et ainsi de suite.

Sauf que, à l'instar de cette amie qui m'invitait par mail au cinéma lundi en envoyant sa missive électronique à une autre Anaïs, j'ai une autre destinataire, à qui j'envoie souvent des mails, dont le prénom commence comme moi, pour préserver son anonymat on va l'appeler, chais pas moi, Annabelle, ou Annie, ou Anne, ou Annette, ou Anubis ou Anus.  Anus, voilà, c'est bien.

C'est ainsi qu'Anus a reçu, y'a quelques semaines, la recette de ma soupe à la courgette, que j'avais tapée dans un mail sous la dictée de Mostek, fameuse soupe faite avec amour pour un homme, un vrai, en chair et en os, en bisous et en câlins, entre-temps devenu un ex, et non, c'était pas because ma soupe.

C'est ainsi qu'Anus a également reçu, y'a quelques heures, mon manuscrit "Le savoir écrire pour les filles", que je m'adresse à moi-même de mon pc à mon portable, pour le retravailler car, vu qu'il est épuisé, je vais le rééditer avec une chouette couverture made by une illustratrice belche, rien que ça, une fois.  Drame dramatiquement dramatique, voilà que mon manuscrit se balade dans la nature maintenant.  Je l'ai enjointe de le détruire immédiatement sous peine de représailles abominables pour les siècles des siècles, amen.

Bon, ça pourrait être pire niveau envoi de mails à Anus, je sais pas moi.

J'aurais pu lui envoyer un manuscrit inédit de bibi, genre mon roman qui va se vendre autant que les ventes de Marc et Guillaume réunis, qu'elle enverrait à son nom à un éditeur célèbre et paf, elle deviendrait célèbre aussi, à ma place.  D'ici peu, vous découvririez le best seller d'Anus Valente.

J'aurais pu lui envoyer le relevé de ma carte visa, enfin mastercard, mais peu importe le nom de cette carte, ce relevé de six pages eet demi aurait fait pleurer Anus.

J'aurais pu lui envoyer une sex tape de moi-même, qu'elle aurait vendue à la presse people pour au moins dix euros, c'est ce que je dois valoir.

Je l'ai échappé belle, tout compte fait.

Et promis, Anus, je serai vigilante, à l'avenir.

3
avr

Sur un malentendu… ça peut ne pas marcher

Dingue comme un tas de malentendus peuvent parfois devenir copains comme cochons.

Hier, un message sur Facebook, d’une copine virtuelle que je ne connais pas en real life, même si le but est d’y remédier prochainement.  Elle m’annonce un mail.  Que je ne reçois pas.  Vu que je m’inquiète, je l’interroge et elle me répond qu’elle va au ciné voir Indian palace, à Namur, et me propose de l’y accompagner.  Impossible, je vais moi aussi au ciné, mais pour un autre film, Torpedo.

Dommage, tant pis, ce sera pour une autre fois. Elle conclut d’un « tu as mon numéro de gsm, donc si tu changes d’avis ».

Premier malentendu, je n’ai pas son numéro, ou n’en ai pas souvenance, mais je n’ose broncher, vu ma mémoire alzheimerienne. 

Une fois au cinéma, Torpedo n’est plus à l’affiche, mais pas grave, on avait aussi envie d’Indian palace, je décide donc de prévenir la miss par sms… mais je ne trouve pas son numéro, ma mémoire ne me jouait donc pas de tour, je ne l’ai jamais reçu.

Pas grave (bis), je la reconnaîtrai, j’ai vu sa photo, elle a des dreadlocks blonds.  Pis elle m’a dit qu’elle venait avec une copine et une collègue, donc suffit de chercher trois femmes dont une dreadlockée, et le tour est joué.

Le tour n’est finalement pas joué, car jamais je ne l’ai trouvée.  Mais le film était super, un zeste mélange de jolis paysages, d’humour british comme j’aime, de bons sentiments, de vilaines mégères et d’amour toujours.  Du perfect film comme je les aime, dont on sort avec une banane d’enfer, des étoiles dans les yeux et de l’espoir plein le cœur.

Une fois de retour at home, j’annonce ma présence, et c’est là que nous comprenons tout.

Premier malentendu donc, je n’ai pas son gsm.

Second malentendu, elle a pas dit « une copine et une collègue », soit trois, mais « une copine et collègue », soit deux.

Troisième malentendu, j’ai une mémoire d’éléphanteau alzheimerien, mais aussi une vue de taupe aveugle, vu que sur la photo, point de dreadlocks.   

Quatrième malentendu, sa photo de FB n’est pas la sienne.  Donc j’aurais jamais su la reconnaître.

Cinquième malentendu, elle s’est trompée d’Anaïs en m’envoyant son mail avec son numéro de G, jamais reçu par bibi donc.

Sixième malentendu, elle m’a pas cherchée, vu que j’étais censée être ailleurs.

Et voilà comment les malentendus parviennent à faire se louper deux personnes assises quasi l’une derrière l’autre, car quand j’ai entendu ce bruit de sms en plein milieu du film, ben c’était elle, tchu, qué dérangement, et manque de bol, pile durant une seconde de silence dans ce film somme tout plein de bruits.

Allez, on y croit, la prochaine sera la bonne !  Mais si mais si.

Et dans la foulée, allez voir ce film, il est top.

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11
mar

C'est éreintant d'être maman

Surtout à mon grand âge, allez-vous me dire, bande d'irrespectueux pour le troisième âge que je représente haut la main.

J'ignorais à quel point ce pouvait être épuisant, ces nuits trop courtes car les projets envahissent les pensées, ces réveils toutes les quatre heures pour s'occuper du petit, ces angoisses quotidiennes en espérant que tout ira bien dans l'avenir, bref cette responsabilité incroyable qui tombe sur mes frêles (si, frêles) épaules comme ça, d'un coup, paf.

Oh que oui, être maman d'un domaine sur Hidden Chronicle, c'est épuisant... allez, j'y retourne, le petit ne m'a plus vue depui 3h30, il est temps !