7
oct

7/10/2016 : livre de Jaklien

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J’ai acheté ce livre à la brocante et ça m’a rappelé plein de souvenirs :

- d’abord le titre « dans le jardin de Valérie », j’adore les jardins, mais surtout, Valérie des mon prénom de naissance, Anaïs étant celui d’auteur (et dans Valente, y’a Val, comme Valérie, intelligent hein J)

- ensuite les dessins de Jaklien, toute mon enfance, je les adore, on les trouvait partout et notamment sur les signets de baptême

- enfin, en l’ouvrant, j’ai vu ça et j’ai su qu’il me le fallait….

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16
jui

16/6/2016 : livres écrits par des chats :)

J’ai fini Journal intime d’un chat acariâtre, lu deux fois, une fois à William-Lennox et une fois ici.

J’ai commencé ici et ce jour Mon chat m’envoie des sms.

Les deux sont très poilants, j’adore.

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18
mai

texte écrit avant l'accident pour Histoires à mourir de vivre 2 (qui sortira un jour, retard dû à mon accident...) : LE PACTE

Il est beau. Si beau. Un apollon. Un dieu. Dieu de l’harmonie. Dieu de la réussite. Dieu de l’esthétique.

 Il se sait beau, depuis toujours. Il en a tant profité. Il a tant séduit, tant jeté, tant détruit. Mais il a cessé tout cela, il est désormais le seul à profiter de sa perfection. Il se suffit à lui-même. Nul besoin d’un faire-valoir. Il est parfait.

 Mais la beauté n’est pas éternelle, et petit à petit, il s’autodétruit. Une ridule par-ci, un cheveu blanc par-là. Rien de grave. Pour le commun des mortels, du moins. Mais il n’a rien de commun, lui. Il n’a rien en commun avec ces mortels. Sauf le fait d’être mortel, et ça le tue.

 Il ne peut se faire à l’idée que le pire reste à venir. Que chaque jour va voir sa beauté se faner, disparaître, inexorablement, inéluctablement.

 Dans Blanche-Neige, son personnage préféré, ce n’est pas le Prince Charmant, ce n’est pas Blanche-Neige, ce n’est aucun des nains, c’est la vilaine belle-mère, que le culte de la perfection rend folle. Il la comprend. Il est elle, en version masculine. Il l’aime, au-delà de son sadisme, au-delà de son narcissisme, au-delà de sa déraison.

 Jour après jour, cependant, son énergie s’étiole. Voir son reflet dans le miroir devient un supplice. Chaque nouveau cheveu blanc prend des allures de drame. Chaque ridule stigmatise toutes ses angoisses. Cet avenir qui l’attend, il n’en veut pas.

 Alors il décide d’en finir. Rester jeune à tout jamais. Rester sublime à tout jamais. Fabuleux destin. Fabuleux dessein. 

Et c’est là qu’elle apparaît. Son équivalent en femme. Une beauté intemporelle. Il ne comprend qu’à moitié ce qu’elle lui expose, subjugué qu’il est par ce physique presqu’irréel. Il écoute, sans vraiment entendre. Il ne comprend que quelques mots « pacte, beauté éternelle, conséquences, perte d’un être cher ». Il n’en retient que « beauté éternelle », son vœu le plus cher, peu importent les conditions, il s’en moque, il veut être beau. Éternellement.

 Lorsqu’elle lui tend la main, pour sceller leur accord, il la prend, la serre, et conclut cette alliance qu’elle lui propose. En symbole de ce pacte, elle lui glisse un anneau au doigt. Une alliance pour une alliance. La boucle est bouclée.

 Le voilà grisé par cet avenir qui s’offre à lui. Plus d’angoisses. Plus de miroir à anéantir. Rien que lui, lui, lui, et sa splendeur éternelle.

 Avant de disparaître, elle lui rappelle d’une voix monocorde « n’oubliez pas que pour chaque requête, il y aura des conséquences, ne l’oubliez jamais ».

 Peu importe, il est heureux. Oubliés, les projets d’en finir.

 Il redécouvre même le plaisir de séduire, lui qui ne cherchait plus qu’à s’auto-séduire, et se perd durant de longues années dans des aventures dénuées de sens, mais qui éveillent tous ses sens. Et c’est si bon. Le sexe, à l’état pur. Sa vigueur retrouvée. Ces femmes qui s’offrent à lui, tels des fruits à peine mûrs. Ces femmes si jeunes, de plus en plus jeunes. Plantureuses. Brunes, rousses, blondes. Belles, si belles, tellement belles. Jeunes, si jeunes. Vierges, parfois. Ce pouvoir de les dépuceler le transforme à nouveau en Dieu. Il jouit d’elles, comme il jouit en elles, sans jamais se lasser. Parfois, il ne connaît même pas leur prénom. Aucune importance. Sa vie n’est plus que ça, une jouissance totale et absolue. Irréelle, presque.

 Les années passent, parfaites. Comme lui. Jusqu’à ce qu’un matin, il la voie. Cette ride. Elle n’était pas là hier. Angoisse totale. Puis soulagement, il sait que faire. Et il va le faire. Il enlève son anneau, le tend vers le miroir, et la ride disparaît.

 Un coup de baguette magique.

 Non sans conséquence.

 En contrepartie de cette jeunesse à nouveau retrouvée, il le sait, il va perdre quelque chose. Ou plutôt quelqu’un. 

Ce sera sa femme, depuis si longtemps négligée. Bien sûr, il l’a aimée. Follement. Il y a longtemps. Ils ne partagent plus qu’une même demeure. Uniquement. Elle s’est flétrie plus vite que lui. Il s’est vite lassé. Il n’a pas de scrupules. Aucun.

 Après une brève période de deuil, question d’apparences, toujours d’apparences, il reprend le cours de sa vie. Le cours de ses vies, car ses forces sont comme décuplées. Il ne sait plus où donner de la tête. Les femmes lui semblent à ses pieds, mais il n’en a jamais assez. Oh, il prend son pied avec toutes. Chacune d’elle lui confirme à quel point il est beau, si beau, parfaitement beau, à tout jamais. Et le voilà reparti pour un marathon sexuel que même un jeune homme de vingt ans, en pleine force de l’âge, ne parviendrait à égaler. Il a l’impression que chaque orgasme est plus puissant que le précédent. Alors, il n’a de cesse de penser au suivant, dans cette fuite inconsidérée vers la jouissance ultime et absolue, si belle, tellement belle, tout comme lui, si beau, le plus beau, beau à jamais.

 Les années passent comme des trains, sans qu’il ne se lasse de sa vie, puis, l’inéluctable se produit. Une ride apparaît. Le rituel est immuable, il le connaît. Cette fois, il choisit sa vieille mère, qui n’est pas au mieux de sa forme. Il a quelques scrupules, vite oubliés car elle lui a souvent dit, dans la petite chambre rose de sa maison de repos, qu’elle aspirait à rejoindre son défunt époux, parti trop tôt, que sa vie n’avait plus de sens depuis son départ, que toutes ces douleurs qu’elle avait, toute cette fatigue qu’elle ressentait, faisaient qu’elle n’avait plus le goût de vivre.

 Et la voilà morte.

 Et le voilà immortel, à nouveau. Empreint d’un nouvel éclat. D’une nouvelle énergie. Il se regarde dans le miroir, se trouve tellement parfait que cela lui fait mal, dans le cœur, dans le ventre, dans les tripes, et jusqu’à l’extrémité de son sexe durci par la perspective des journées à venir. À peine s’il pense au fait que cette fois est la dernière : il n’a plus d’être aimé à offrir à son anneau désormais. Le sort en est jeté.

 Il est seul.

 Mais si jeune.

 Et si beau. 

Les journées se suivent et se ressemblent, faites de son narcissisme habituel, dont il se repait sans aucune conscience de ses excès.

 Jusqu’à ce qu’elle apparaisse. Vingt ans. Vingt-deux peut-être. Chevelure d’ébène et peau blanche. Il en rirait presque, on dirait Blanche-Neige. Oui, presque. Sa peau n’est pas si blanche que ça, au second regard. Et ses yeux sont bleus. Elle est d’une beauté diaphane. Il la trouve plus belle que lui, ce qui ne lui était jamais arrivé. D’habitude, il est le plus beau le plus puissant le plus grand le plus tout. Mais là, le voilà envouté. Et stupéfait par cet envoutement inattendu.

 Il en oublie cette collectionnite aiguë qui l’habite depuis tant d’années. Il ne veut plus se consacrer qu’à elle, uniquement à elle. En un mot, enfin en trois, il est amoureux. Il l’aime. À la folie.

 Et elle l’aime en retour. Elle le rend plus beau encore, plus humble, plus discret. Elle le transforme. Elle a vingt ans, dans ces eaux-là. Il a l’air d’en avoir trente, mais il connaît son âge réel. Il est le seul à le connaître. Alors, il l’occulte. Et il fonce tête baissée dans cette histoire fabuleuse que lui offre la vie.

 L’harmonie est totale. La complicité parfaite. Ses années d’expérience le transforment en Dieu du sexe. Il lui apprend tout, n’a plus besoin d’aucune autre, est pleinement satisfait. Elle est épanouie, découvre la vie à ses côtés, en parfaite harmonie. Heureux, il est heureux. Ils sont heureux. Leurs physiques parfaits en font un couple idéal, admirable et admiré de tous.

 Lorsqu’elle lui passe la bague au doigt, faisant fi des traditions, c’est à peine s’il remarque l’anneau auquel vient s’ajouter son alliance. Il l’a presque oublié.

 Presque.

 Car l’anneau, lui, ne l’a pas oublié.

 Et une ride se rappelle à lui. Il l’ignore, même si elle le tue, cette ride. Il le sait. Il est comblé, c’est une certitude. Mais il n’en est pas moins lui, amoureux de lui plus que d’elle, mais si peu. Trop peu peut-être. Il l’aime. Mais il s’aime tant aussi.

 Négligeant son anneau magique, il laisse la vie reprendre son cours. Il oublie. Il accepte la ride, bientôt suivie d’une autre, puis encore une autre, comme si toutes ces années se volatilisaient jour après jour, comme s’il allait recouvrer son apparence normale, son âge normal…

 Et ça, il ne peut le concevoir. Pour lui, mais surtout pour elle. Comment pourrait-elle aimer le vieillard qu’il deviendra au fil des mois, elle qui est tombée amoureuse d’un étalon de trente ans ?

 Sa vie est un enfer, il ne peut se résoudre à la quitter. Mais il ne peut rester à ses côtés. Il ne peut accepter qu’elle découvre le subterfuge. Mais il n’a plus personne à offrir à son anneau.

 Il n’y a qu’une seule personne qu’il peut sacrifier. Un seul être aimé.

 Elle.

 La sacrifier pour retrouver la jeunesse qui lui permettrait de la garder. Absurdité de ce choix impossible.

 La quitter pour la préserver, et devenir tout ce qu’il hait. Dilemme abominable.

 Son narcissisme prend le dessus. Il saisit son anneau et perd son bel amour en même temps que toutes ces rides qui avaient commencé à envahir son visage.

 La douleur de la perte est indescriptible. Intolérable. Il se déchire à l’intérieur. Il meurt. Il est mort. Lui qui n’avait jamais pleuré, découvre l’amertume des larmes. Le voilà inconsolable. Il tente d’adopter l’adage « une de perdue, dix de retrouvées », habitué qu’il a été au jeu de la séduction et de la luxure. En vain. Elle lui manque. Il crève de ce manque. Et de culpabilité. Il l’a tuée. Par vanité. Par peur. Par absurdité. Elle l’aimait, elle aurait pu l’aimer abîmé. Il sort de chez lui, se laisse aborder par une multitude de femmes toutes plus belles les unes que les autres, mais ne ressent rien. Pas d’amour, bien sûr, mais point de désir non plus. Rien. Ses pas ne font que le mener au cimetière, où il passe des heures sur sa tombe, à crever de désespoir.

 Il crève tant de douleur qu’il comprend que c’est tout ce qui lui reste à faire, crever. Crever pour ne plus mourir de tant souffrir.

 Alors il jette son anneau, et attend la vieillesse, impatiemment.

 La laideur.

 Puis la mort.

 Mais elle ne viendra pas.

 La vieillesse vint.

 La laideur vint.

 Mais la mort tant espérée ne vint jamais.

 Il n’avait pas suffisamment écouté : « un pacte, vous y gagnerez la beauté éternelle, mais il y aura des conséquences, pour chaque vœu que vous ferez, vous perdrez un être cher, et si à un quelconque moment vous regrettez votre choix, vous serez condamné à la vieillesse éternelle ».

 Vieux, à tout jamais.

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10
mai

10/5/2016 : livres

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Ça y esttttttttttttttttttttttttt : j’ai recommencé à lire des livres !

Le premier c’était Anna Sam, Les tribulations d’une caissière, j’ai adoré, en plus un seul personnage, c’est plus simple pour moi !

Le second que j’ai commencé aujourd’hui : Bob, le chat des rues, il promet d’être génial aussi !

Chuis contente.

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24
avr

24/04/2016 : livre : Tant qu’on rêve encore

Un livre dont j’adoooore la couverture et dont j’adooooooooooooooooore encore plus le titre !

Car oui, je rêve encore ;)

Le résumé ?

Le voici :

« À 20 ans, on largue son copain parce qu’il n’a pas bonne haleine, on transforme un chagrin d’amour en succès littéraire, on se rêve musicien célèbre et on prend le large sur un coup de tête.

Ian, Paul et Lauren n’ont pas fait exception.

Une décennie plus tard, le temps a fait son œuvre et les espoirs les plus fous ont laissé place à la vraie vie.

Aujourd’hui, Paul cherche désespérément l’inspiration pour un deuxième roman dans les bras d’une de ses étudiantes pendant que Ian, désabusé par une carrière qui ne décolle pas, prend ses quartiers dans le cagibi de sa jumelle. Quant à Lauren, après une virée de l’autre côté du globe, la voici de retour dans sa ville natale, où elle partage son temps entre un boulot sans intérêt et des soirées en solo.

Jusqu’au jour où la découverte d’une vieille correspondance la met face à cette question : que sont donc devenus mes rêves et ces gens qui jadis étaient mes amis ? »

Merci à Fleuve Noir pour cette jolie lecture qui se profile à l’horizon et merci au collègue qui a déposé l’envoi chez moi ce matin…

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3
mar

3/3/2016 : mon grand livre créatif

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Quand j’ai vu la couverture de ce livre sur mon pc j’ai aimé (devinez pourquoi) et j’ai voulu en savoir plus. Une recherche sur Amazon et je trouve…un texte de moi ! J’ai donc ce livre chez moi, le tout est de savoir où…

La critique de bibi :

Quand je reçois Mon grand livre créatif, vu mon grand âge, j’éveille mon âme d’enfant, je me mets dans ma peau de huit ans et je découvre un livre génial, et pas que pour les petits. Je repasse donc dans ma peau de vieille madame ridée (cinq) avec cheveux blancs (trois), passque même ainsi, ça va me plaire. Ce livre est un régal pour petites et grandes têtes blondes (et brunes), car il ouvre la porte à la créativité. C’est son but, vu son titre, me direz-vous, petits filous. Ouais, mais parfois le titre ne fait pas la réussite, comme l’air ne fait pas la chanson. Ici, rien qu’en feuilletant l’ouvrage, je me bidonnais grave. Sur chaque page ou double page, une situation et une invitation à réagir. Exemple qui m’a vraiment fait mourir de rire : « qu’est-ce qui fait peur dans cette caisse ? », avec photo d’une caisse vide et une invitation à dessiner son contenu. Et si le lecteur n’a pas vraiment d’idée, l’ouvrage est là pour lui faire quelques suggestions rigolotes : une araignée genre tarentule, un repas genre choux de Bruxelles ou la culotte de tante Yvonne. Fun. Même pas besoin de savoir dessiner, on peut aussi s’amuser à coller des illustrations, des mots, des feuilles d’épinard ou du foie de génisse (non là je rigole, bonjour les odeurs, pis moi j’adorais le foie de génisse étant petite). En plus de l’humour, il y a des choses plus poétiques aussi, comme dessiner des poupées russes, son humeur du jour, de jolies chaussures, décrire le contenu des livres, décorer des galets ou un nichoir à oiseaux… Bien sûr, ce livre est avant tout destiné aux enfants, et c’est indéniable, mais je me plais à imaginer une version femme, une version homme, parce que, quand je vais en ateliers d’écriture, qu’on pioche dans des photos, dans des bouts de phrases, pour s’en laisser inspirer, qu’on les colle et qu’il en ressort un texte parfois aussi inattendu que génial, finalement on ne fait rien de plus… Une jolie idée de cadeau pour les fêtes si vos petiots ont l’âme créative. Personnellement, j’y ajouterais seulement une reliure à spirale, pour faciliter le travail inside.

11
fév

1/02/2016 : il pleut paaaaaaaaaaaaaaas

Y’a comme ça des dates symboliques :

- ne parlons pas du 20 décembre, jour de mon accident, où j’avais programmé l’enregistrement du Père Noël est une ordure (le con), que je n’ai jamais vu mais qui est toujours sur mon Vocorder, histoire de ne pas oublier (ah ah ah, sait-on jamais que j’oublie)

- le 11 septembre, oui, le 11 septembre, c’était les tours jumelles, je m’en souviens comme si c’était hier, mais le 11 septembre 2015 est aussi le jour où j’ai pu quitter William-Lennox, alors le 11 janvier, un peu avant mon opération, j’ai voulu marquer le jour et j’ai sorti ma poubelle. Ouais, je vis dans une rue où on ne met pas les poubelles devant sa maison mais on les apporte à un endroit commun. Dur dur, quand on a eu un accident, heureusement je suis bien aidée mais là j’ai voulu marquer le coup : pour l’anniversaire de ma sortie, j’ai sorti ma poubelle en rolateur (voilà une fête d’anniversaire originale non ?).

- et le 1er février, c’est aujourd’hui. C’est aussi le premier jour du mois. Et désormais ça sera le premier jour où j’ai fait une balade avec mon rolateur et mes deux yeux, donc après l’opération du 15 janvier qui m’a enlevé un cache sur l’œil gauche. Je vois toujours double, ce qui rend la marche malaisée, parce que bien sûr sans cette vue double c’est finger in the nose J La phrase à retenir sera désormais : je vais mieux qu’hier et moins bien que demain. Na.

J’ai donc marché jusqu’au petit parc et me suis assise quelques minutes sur un banc. A mon retour j’ai regardé ce que contenait la boite de bookcrossing et y’avait un livre juste pour moi : L’arbre des miracles, de Bernard Werber. La couv’ est jolie, mais surtout il contient 20 petites histoires, donc c’est parfait pour mon petit cerveau.

 

A oui, j’ai aussi fait trois rangs au point mousse d’une écharpe que je vais commencer demain, car j’ai la chance d’être reçue au tricot, histoire de renouer le lien. Au fait, comment on termine une rangée de point mousse sur une écharpe, j’ai oublié. Merci.

 

Ps : le livre c’est l’arbre des possibles, pas des miracles (petit cerveau je vous dis).

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13
nov

vendredi 13 : lecture de "Et elle me parla d'un érable, du sourire de l'eau et de l'éternité"

vendredi 13... j'y ai pensé cette nuit et ce matin en déjeunant je me suis souvenue que la tradition était : le vendredi 13 à 13h13 mets-toi sous la table et fais un voeu (le voeu est trouvé mais sous la table ça va être coton...)

J'ai reçu un livre, dont le nom est très long à écrire, donc, vu ma lenteur, je ne le réécrirai pas (ouiiiiiiiii, je sais, il y a des copier coller)

Je vais le lire, et je remercie Fleuve Editions d'avoir gardé confiance en moi, et mon adorable collègue qui me les apporte et avec qui j'en profite pour tailler une bavette...

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16
sep

Ecrit en 2012 : Des cornichons au chocolat - Stéphanie/Philippe Labro

Si je vous disais, là, tout de suite, qu’en réalité je ne suis pas une jeune (voire très jeune) belge, namuroise, brune et célibataire. Mais que je suis mariée, deux enfants, vivant avec un labrador dans une belle maison quatre façades en brique sur un terrain de dix ares (maison typiquement belge). Ou encore que je suis un mec de cinquante piges. Ou, pire, sacrilège ultime, que je suis blonde. Ou enfin, que je suis réellement, comme j’en ai été accusée, une équipe de douze personnes chargées de faire croire que mon blog est réel alors qu’Anaïs n’existe pas.

Que feriez-vous ?

Crieriez-vous au scandale ? Demanderiez-vous à être remboursés ? Quitteriez-vous mon blog à jamais ? Porteriez-vous plainte pour escroquerie ?

Et bien voilà comme je me sens. Escroquée. Grugée. Arnaquée. Trompée sur la marchandise. Avec comme un goût aigre de cornichon en bouche.

Car, je l’ai appris en 2007…. Stéphanie. Cette chère Stéphanie. Cette drôle de Stéphanie. Cette émouvante Stéphanie. Cette ado à laquelle je me suis associée, qui m’avait comprise, qui couchait sur papier mon ressenti exact. Cette ado qui avait eu le talent d’exprimer les angoisses et les rêves de tous les ados. Et qui avait été éditée. Qui m’avait fait rêver (et, pour la petite histoire, ébaucher quinze journaux intimes indignes d’être publiés un jour, même par le journal de l’école). Stéphanie, donc, qui avait écrit « des cornichons au chocolat ».

Stéphanie n’existe pas.

Stéphanie était en fait Philippe Labro. Un mec. Un adulte. Pas une ado. Pas la jolie ado de la couverture du livre.

Un homme.

Mes illusions s’effondrent.

Je suis anéantie. Stéphanie est morte. Elle n’est jamais née.

Moi je pensais lire Stéphanie l'ado, je lisais Labro l'adulte. Cela fait toute la différence. Ma vie aurait peut-être été différente si je n’avais lu le livre de « Stéphanie ». Ma vie aurait sans doute été différente. Tout bien réfléchi, je n’aurais pas lu ce livre, s’il avait été écrit par un homme. Un homme qui écrit le journal d’une ado, ça ne rime à rien. Et si je ne l’avais pas lu, je l’aurais regretté. Enfin, pas vraiment regretté, peut-on regretter une chose que l’on ne connaît pas ? Mais cela aurait été dommage, de manquer les « Cornichons au chocolat ».

Parce que les Cornichons au chocolat, c’est mon adolescence, et sans doute la vôtre, tellement bien écrite, drôle, tendre, sensible, émouvante. Et tellement vraie. Offrez-le à votre fille. Lisez-le, même si vous avez quitté votre adolescence hier… ou avant-hier.

Ce livre est devenu culte.

Alors, tout compte fait, je ne porterai pas plainte.

Il faut absolument que je relise ce livre… ABSOLUMENT...

Alors je l'ai acheté, et relu...

Et bien, il n’a même pas vieilli, ce livre. Mais pas du tout. Certains livres, certains films, vieillissent mal. Ou plutôt nous ne vieillissons pas avec eux, et en les revoyant, les relisant, quelques années plus tard, on se demande comment ils ont pu nous toucher, nous faire rire ou pleurer.

Les cornichons au chocolat, ça n’a pas vieilli.

J’ai retrouvé les émotions de l’époque. Le chat Garfunkel. L’Autre. Les parents faussement indifférents. La tristesse. Les rêves. La solitude. L’espoir. Tout ce que j’avais ressenti à l’époque, quant j’avais l’âge de Stéphanie, à quelques années près.

Et bien finalement, j’ai pris 24 ans, mais je n’ai pas changé. J’ai aimé. J’ai ressenti sa tristesse, ses rêves, sa solitude, son espoir. Que je partageais à l’époque. Que je partage encore maintenant. Et j’ai pleuré. A la fin. Comme avant.

D’ailleurs là je pleure encore. Alors je vais me moucher, si vous permettez.

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20
aoû

L'écume d'écume des jours – Benoît Preteseille

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L'écume des jours est mon premier souvenir de lecture « adulte », j'avais onze ans. Ce livre m'a chamboulée, tourneboulée, toutcequevousvoulezenée.

L'an dernier, j'ai vu l'adaptation cinématographique avec Audrey Tautou, que j'adore, et je me suis endormie, j'ai détesté.

Alors c'est dire si j'étais curieuse de découvrir cette « plongée » dans L'écume des jours d'un dessinateur que j'avoue ne point connaître.

Autant vous le dire tout de suite, si vous n'avez pas lu L'écume des jours, passez votre chemin, vous n'y comprendrez que dalle de chez que dalle.

Si vous aimez le roman de Vian, en lisant L'écume d'écume des jours, vous retrouverez un peu de ce qui fait le charme et l'absurdité du livre, ce qui fait qu'on l'aime d'amour. Je regrette cependant le côté monochrome des dessins (d'un orange brunasse en plus, même pas d'un joli rose ou d'un violet, quoi, couleurs que j'associe plus au roman, va savoir pourquoi, de même que le bleu), coloris unique que ne laisse pas supposer la jolie couverture colorée, et c'est ma grande déception.

Ça m'a dérangée durant la lecture, cette couleur, enfin durant la vision, car il n'y a quasi rien à lire, juste à s'imprégner de l'ambiance de ces grands dessins parfois un peu noueux, tortueux, comme l'histoire de Colin et Chloé.

En conclusion, un joli hommage à Boris Vian et son oeuvre nénupharesque, qui ne m'a pas convaincue à 100 %, mais qui, sur certaines pages, m'a rappelé les émotions ressenties durant la lecture, notamment par la présence des petites souris, et je pense que tel était le but de cet ouvrage.

Acheter L'Ecume d'Ecume des jours : D'après Boris Vian

29
jui

Lectures estivales...

Quelques lectures de bibi sur mon transat, qui pourront vous donner envie pour les mois d'été sur le vôtre, de transat.

L'été des lucioles – Gilles Paris

Gilles Paris a ce talent, qui n'est pas donné à tous, de nous plonger dans la peau et dans les mots des enfants. Il avait déjà réussi ce challenge avec Autobiographie d'une courgette et Au pays des kangourous, il nous emmène dans une nouvelle aventure enfantine avec l'été des lucioles, un roman

Victor a neuf ans, il ne vit plus avec son papa depuis que sa maman l'a remplacé par une autre « maman ». C'est donc avec Claire et Pilar qu'il part en vacances au Cap-Martin. Avec son copain Gaspard il va partir sur le chemin de l'aventure... sur le chemin de la vie aussi. Autour de lui gravitent une foule de personnages attachants, qui font qu'une fois la lecture entamée, on n'a plus envie de les quitter. Ah petit Victor, si tu pouvais exister...

Un roman bourré de tendresse et d'humour, avec, sous une légèreté apparente, une profondeur bien décelable. Car c'est bien là la patte de Gilles Paris : sous des mots enfantins en apparence anodins, faire passer un message plus grave.

Une jolie lecture pleine de soleil, pour les grands mais aussi pour les moins grands.

Acheter L'Eté des lucioles

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Je suis une vraie fille – Marion Malabre et Lulu Inthesky

En grande fan de Pénélope Bagieu depuis ses débuts (même si j'avoue que je n'ai plus visité son blog depuis... euh depuis tout ça déjà), j'ai de suite été tentée par « Je suis une vraie fille », dont le titre promettait un bon moment de délire sans prise de tête.

Et en effet, c'est une sorte d'ersatz de Bagieu : c'est léger, c'est frais, et, même si parfois je ne me retrouve pas dans ces clichés très (trop?) féminins, la majorité m'a fait sourire. Clichés ? Ben les mecs, les soldes, le shopping, la bouffe, la drague... Parfois un peu lourd, parfois un peu snob, parfois un peu trop « de type Bagieu », il n'en reste que... parfois, je suis comme ça, moi aussi.

Le principe est simple : un titre, un dessin, une phrase explicative.

Et ce principe si simple est ce qui nuit un peu au livre, dont la lecture est très (trop?) rapide, au point qu'à la fin, on en reste sur sa... faim.

Hormis ce bémol (passque moi quand j'achète un livre, ben j'aime en avoir pour mon argent au niveau heures de lecture), je me suis bien amusée, et je ne peux que conseiller ce petit livre à toute fille qui a besoin de légèreté et d'humour dans sa vie. A laisser aux toilettes pour en déguster quelques pages à chaque passage, par exemple... 

 Acheter Je suis une vraie fille

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La vérité sur Anna – Rebecca James

Rebecca James avait fait se dresser mes poils avec La beauté du mal. Elle remet le couvert avec La vérité sur Anna, un huis-clos angoissant à souhait.

Nous y découvrons Tim, adulte ayant peu grandi encore, contraint de quitter le domicile de son ex, dont il est toujours amoureux, car son nouveau compagnon ne tolère plus sa présence. Fauché, il dégotte la bonne affaire sous forme d'une chambre dans une des plus belles demeures de Sidney. Elle appartient à Anna, seule héritière de ce domaine grandiose.

Rapidement cependant, la vie qui s'annonçait paradisiaque tourne au cauchemar : hurlements nocturnes, silhouettes qui regardent Tim... Anna, fragile et angoissante, y serait-elle pour quelque chose ? Malgré les conseils de ses amis, Tim refuse de quitter les lieux. A-t-il raison ?

Dès la première page, le ton est donné. Et j'adore ça, cette dynamique qui accroche le lecteur et fait qu'il ne peut arrêter sa lecture, l'angoisse allant crescendo. Un suspense réussi, glaçant à souhait, à déguster sans modération.

Seul bémol (amusant) du livre : il donne faim. Passque les personnages, à plusieurs reprises, se mettent à cuisiner des pâtes, et moi les pâtes j'adore ça, alors il a fallu que j'interrompe ma lecture, un dimanche après-midi ensoleillé, pour me préparer un gratin de macaronis jambon-fromage. Et c'était bon, autant que ma lecture...

Acheter LA VERITE SUR ANNA

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La véritable histoire d'un indien qui fit 7000 km à vélo par amour

Tout d'abord, je me suis interrogée : « elle est vraie, cette histoire ? »

Ensuite, je me suis répondu : « t'es blonde, si le titre c'est « la véritable histoire », c'est qu'elle est vraie... »

Enfin, je me suis mise à lire l'histoire de Pikej, à qui, tout bébé, on a annoncé « tu épouseras une fille qui ne viendra ni de cette ethnie, ni de ce village, ni de ce district, ni de cette province, ni de cet état, ni même de notre pays. Elle viendra à toi, sera musicienne et possédera la jungle ».

Cette prédiction restera gravée en Pikej, né en Inde, au sein d'une communauté peu prometteuse, puisqu'il fait partie des intouchables. Malgré la pauvreté et un avenir tout tracé, parsemé d’embûches et de peu de possibilités d'évolution dans la société, le talent et l'imagination de Pikej vont, petit à petit, le mener à rencontrer cet amour qu'on lui avait prédit, et à parcourir 7000 km pour le revoir.

Un conte de fées moderne mais toutefois réel, où cette fois c'est l'homme qui est pauvre et brimé, alors que sa princesse européenne est bien plus aisée que lui. Une rencontre inattendue. Un amour immédiat. Une histoire touchante, malgré les quelques longueurs du récit... car 7000 km, c'est long. L'occasion aussi, pour moi, de redécouvrir les travers et les beautés de l'Inde, avec, au final, une furieuse envie de découvrir ce pays.

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Pour un an avec toi – Gayle Forman

Un an après avoir quitté Willem et Loulou, dans Pour un jour avec toi, mon plaisir de les retrouver est aussi intense que la difficulté que j'avais eue à les laisser. J'avoue que je n'aime pas les romans en plusieurs volumes, du moins quand il faut attendre autant de mois pour en découvrir la suite, car j'ai une fâcheuse tendance à oublier l'histoire une fois la dernière page lue, avec ma cervelle de poisson rouge alzheimerien. Ça a l'avantage que je peux relire tout bouquin après un an, avec le plaisir de la découverte (mais le déplaisir de me dire « ah oui je me souviens » à chaque page), mais l'inconvénient que j'ai du mal à me replonger dans l'histoire.

Et me revoici avec Willem et Loulou, enfin plutôt avec Willem, qui se réveille à l'hôpital et se demande comment il va retrouver Loulou, avec qui il a vécu un amour aussi éphémère que fort, et dont il ignore tout, jusqu'au nom de famille... Et petit à petit, dans mon cerveau, les pièces du puzzle se remettent en place, et je me replonge dans leur vie, avec délectation.

Après avoir suivi Loulou l'an dernier, c'est au tour de Willem de révéler ses difficultés et ses failles, ses angoisses et ses espoirs. Car Pour un jour avec toi et Pour un an avec toi ne sont pas que des romans d'amour, point barre, ce sont aussi des chemins de vie de deux personnages, sans doute faits l'un pour l'autre, qui, par leur rencontre, vont aller de l'avant et parvenir à surmonter leurs difficultés. Waw, dit comme cela, ça semble rasoir, et pourtant ça ne l'est pas une seule seconde. Willem nous emmène dans un tour du monde rocambolesque à la recherche de Loulou, de l'Amérique du Sud à l'Inde, en passant par Amsterdam et Paris. Un voyage qui va le plonger dans son passer, l'aider à l'affronter, pour qu'enfin l'avenir puisse être envisagé. Tout cela avec, comme dans le premier volet de cette romance, une ambiance toute Shakespearienne en trame de fond.

Bonheur de boucler enfin cette boucle, avec Willem et sa Loulou.

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4
jui

Fräulein France – Romain Sardou

Je n’avais jamais lu de roman de Romain Sardou, par ignorance de ce qu’il écrit exactement, malgré son célébrissime nom de famille. L’histoire de Fräulein France a titillé ma curiosité et m’a donné envie de découvrir ce roman qualifié d’historique, moi qui n’aime pas vraiment l’histoire. Mais il y a une page de l’histoire qui m’intéresse, c’est celle de la seconde guerre mondiale, d’où ma curiosité précitée, cqfd.

The pitch :

Septembre 1940. Après la débâcle, l’Occupation commence.
A Paris, les Allemands profitent de tous les plaisirs. Au Sphinx, la célèbre maison close, l’arrivée d’une nouvelle pensionnaire fait sensation. Mademoiselle France est d’une beauté troublante. Elle ne «monte» qu’avec le gratin de l’armée allemande.
Que cache-t-elle derrière son apparente froideur ? Rien de ce qu’elle fait ou dit n’est laissé au hasard.
Fräulein France a sa propre guerre à mener…

Voilà bien un côté de la guerre que je n’avais jamais exploré, celui de la France occupée. Un quotidien presque comme avant… mais juste presque, avec son lot d’opportunistes, les collabos comme on les appelle. La question est « où commence vraiment la collaboration ? » Dans la recherche active du profit grâce à la présence des envahisseurs ? Dans la délation et la mise en danger d’autrui ? Dans la passivité d’une prostitution acceptant tous les clients, quelle que soit leur langue ?

Fraulein France me permet d’entrer de plein fouet dans cette période de l’histoire si particulière. J’avoue avoir eu du mal durant les 50 premières pages, j’ignore pourquoi, pas moyen de vraiment entrer dans l’histoire, trop de monde, trop de tout, mais après, une fois les pions posés sur l’échiquier, je n’ai plus pu lâcher mon bouquin, que j’ai lu quasi d’une traite, échafaudant tous les scénarios possibles et imaginables quant à la « guerre » de cette mystérieuse France.  Je regrette un peu que l’auteur révèle une partie de l’intrigue en cours de lecture, révélation sans doute nécessaire à la compréhension de l’histoire, mais qui anéantit un chouia le suspens de cette femme glaciale qui cache sans doute au fond d’elle-même un puissant secret. Je ne vous en dirai bien sûr pas plus…

Jolie découverte, donc, que ce livre, que cet auteur.

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2
jui

Vers le 8e ciel – Charlotte Valandrey

Si je pouvais, d’un coup de baguette magique qu’une fée me tendrait, me choisir une amie parmi les « gens célèbres », je prendrais Charlotte Valandrey. Car il doit faire bon vivre en étant l’amie d’une si belle personne. Belle dans tous les sens du terme.

D’elle, j’ai lu le second et le quatrième livre. Nan, je n’ai pas une peur des chiffres impairs, c’est le hasard. Mais depuis la lecture de Vers le 8e ciel, j’ai acheté son premier et son troisième livres, histoires de combler le manque… enfin.

J’adore lire Charlotte Valandrey car j’ai l’impression de plonger dans un roman, de retrouver les personnages quittés il y a quelques années déjà, elle-même, sa fille, ses chats, son appartement, sa meilleure amie, et son Paris (ah le Bon Marché, elle l’adore, tant que j’ai envie d’y retourner, là, de suite). Sauf que ce ne sont pas des personnages, c’est la vraie vie. Sa vraie vie. Avec tout ce qu’elle a de « people » mais aussi de de « métro boulot dodo ». Elle est comme vous et moi, Charlotte, avec ce petit truc en plus.

Ces petits trucs en plus. Ce petit et ce grand écran qui la portent, sa vie parisienne. Et puis tout ce qu’elle ne cache plus, sa séropositivité, la greffe du cœur, les angoisses des bilans de santé. Et en bonus le petit côté « surnaturel » de sa vie, avec tout ce qui fait qu’on la confond avec un roman : les rencontres incroyables, la carrière fluctuante mais captivante, le cœur greffé qui provoque des rencontres, voire l’amour, les prédictions d’un étrange voyant devenu ermite… Et puis qu’elle est drôle, Charlotte, quand elle évoque ses projets de reconversion en vendeuse de crêpes ou son expérience avec une gaine censée rendre la silhouette plus parfaite que parfaite.

Lire Charlotte Valandrey, découvrir sa vie, son quotidien pas si banal que ça, ça fait du bien au cœur et à l’âme, ça donne envie de croquer la vie à pleines dents comme elle le fait, ça rebooste, ça dynamise, ça fait pleurer un peu parfois aussi et ça donne envie que les fées à baguettes magiques existent…

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24
mai

#100happydays - #100happyendogirlsdays - day 40

Je ne regarderai plus jamais la lune du même oeil...

Ou comment un livre jeunesse peut me traumatiser au point que, durant la lecture, j'organise ma propre survie... en m'empiffrant de pâtes, passque ça donne faim, la fin du monde.

Oui c'est du happydays, car c'est bon de lire ça, malgré l'angoisse, et c'est bon de me dire qu'après, il me reste encore le volume 2 et le volume 3 à dévorer... sans mauvais jeu de mots.

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17
mai

L’instant précis où les destins s’entremêlent – Angélique Barbérat

Le soleil a cet avantage qu’il m’offre le plaisir de la lecture sur transat et m’éloigne de ma collection de séries télé.

En deux jours, j’ai donc lu deux livres. Hier, c’était Le sourire des femmes.

Aujourd’hui, j’ai découvert L’instant précis où les destins s’entremêlent.  Pour ne rien vous cacher, je l’ai commencé hier, en réalité, directement après Le sourire des femmes, mais vraiment directement, sans transition, car le soleil allait tirer sa révérence et je voulais en profiter au finish.

D’habitude, j’ai besoin d’un moment de transition entre deux livres. Une pause. Pour faire mon deuil. Oui, quand j’ai aimé un livre, je dois faire le deuil de l’histoire, des personnages, me détacher d’eux, avant de pouvoir entrer dans une autre histoire. Cela peut ne prendre que dix minutes, mais une pause s’impose.

Hier, je n’ai pas quitté mon transat, je suis passée d’un livre à l’autre, avec appréhension, car je venais de quitter Aurélie, et je devais apprendre à connaître Coryn.

J’ai tout de suite aimé Coryn. Projetée dans sa vie sans avoir eu son mot à dire, par des parents, comment dire, un chouia « primaires », qui lui imposent l’air de rien un mariage en apparence idyllique. Un mariage qui, en réalité, l’anéantit complètement : viols, violence, isolement, solitude et espionnage en étant les maîtres mots.  Elle se laisse éteindre, sans révolte aucune.

Et puis il y a Kyle, virtuose des instruments de musique, rock star accomplie. Au fond duquel bout une souffrance : à cinq ans, il a découvert sa mère morte sous les coups de son « géniteur ». Son unique bonheur désormais : l’instant où il entre en scène.

Et c’est l’instant où les destins s’entremêlent. Kyle croise la route de Coryn. Et ces êtres qui ne s’autorisaient rien vont voir surgir dans leur vie une étincelle de potentiel. Et si l’amour ? Et si la vie ? Et si la liberté ? Et si nous ?

Certains détracteurs de ce livre lui reprochent son manque de crédibilité. Je suis d’accord. Le hasard fait parfois trop bien les choses. Mais au-delà de cela, la crédibilité des personnages, elle, est totalement présente. Coryn est devenue paralysée de la vie, de façon insidieuse, sans s’en rendre vraiment compte, par lassitude, par incapacité à se révolter. Kyle est un paralysé de l’amour, car l’amour est dangereux, il peut tuer. Et ces deux êtres bouffés par leur quotidien vont se comprendre. Et tenter de se sauver l’un l’autre. Ben moi je dis que c’est beau. Que c’est fort. Et que ça m’a fait pleurer sur mon transat. Donc c’est que j’ai aimé. C’est tout ce que je demande à un livre, de l’aimer. Pari gagné.

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16
mai

Le sourire des femmes – Nicolas Barreau

C’est la couverture du livre qui m’a donné envie de le lire : colorée, Tour Eiffelesque, joyeuse, féminine.

Et le résumé m’a convaincue : Aurélie, un jour de moral en berne, achète par hasard (mais le hasard existe-t-il ?) un roman, dans une petite librairie parisienne. Surprise, l’héroïne dudit roman, c’est elle. Son petit resto Le temps des cerises est l’autre héros du roman. Intriguée, elle décide de rencontrer l’auteur, qui a réussi à toucher son cœur. Mais l’éditeur, André, en apparence revêche, s’y oppose fermement. A raison : l’auteur n’existe pas, c’est André qui l’a inventé, à défaut d’avoir trouvé un auteur « exotique » mettant Paris en scène. Mais maintenant qu’Aurélie entre dans la danse, cela va rapidement se compliquer pour André…

D’une idée originale, Nicolas Barreau fait un roman pétillant, peuplé de personnages attachants, que l’on dévore comme un marshmallow, au coin du feu ou sous un rayon de soleil, en fonction de la météo. Se lit très vite car plus moyen de s’arrêter une fois les premières pages entamées, et avec un plaisir intense. Léger, estival et plein de bons sentiments, mais pas mièvre. Avec un zeste d’humour en bonus. Que demander de plus ?

Keske ça fait du bien, le sourire des femmes !

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16
mai

J’écris des histoires – Louis Stowel

J’écris des histoires est un livre pour enfants aux yeux pétillants. Grand, beau, cartonné mais spiralé inside, il est parfait pour nos têtes blondes. La spirale est importante, tous les livres « pratiques » devraient en comporter une, pour pouvoir y travailler bien à plat. Je me suis acheté deux livres de coloriages pour adultes, non spiralés, ben il est malaisé de les utiliser je trouve.

Donc c’est un livre pour enfants, mais vous pensez bien que son titre a titillé ma curiosité. Passque je crois que toute gamine, j’avais déjà envie d’écrire des histoires. Sinon j’aurais pas fait une moche BD avec des personnages aux airs de Bidochon ou de l’agent 212, versions ratées. Sinon j’aurais pas raconté l’histoire de mon chat dans un début de roman que je voyais déjà orner les devantures des librairies… (faudra que je vous fasse lire ça un jour, le roman, car la BD je l’ai plus).

Et j’aurais aimé avoir ce genre de livre, qui aurait, je le pense, éveillé ma créativité, l’aurait aidée à s’ouvrir au monde, à m’inspirer. M’aurait guidée vers une histoire tenant la route, peut-être.

Et maintenant, je serais la Guillaume Musso au féminin. Bon je digresse.

Revenons à nos moutons, ou plutôt à nos spirales.

Ce livre contient en fait ce qui peut aussi inspirer les adultes, même si ici c’est en version enfant, parfois en décalage de ce que j’ai en tête, et c’est bien normal. Le tout dans un cahier coloré, joliment illustré, qu’on n’aurait presque pas envie d’abîmer (c’est mon défaut, j’ai même du mal à colorier mes livres de coloriages, pour pas les amocher, c’est dire). Donc on y trouve notamment des conseils pour créer un personnage, construire son histoire, ajouter du suspense, écrire une jolie fin. Et puis des sujets plus précis, comme le super héros, la BD, les espions, le conte de fées, le tout ponctué d’exercices pratiques permettant par exemple de créer une histoire à partir d’une image ou d’une liste de mots, d’écrire une histoire d’animaux…

Une foultitude d’idées donc, qui sont à mettre entre les mains de tout enfant qui rêve de poser sur papier tout ce qu’il a dans sa tête…

Ça me rappelle que tout à l’heure, sur mon transat, m’est venue l’idée d’une histoire captivante, idée fugace qui a ensuite disparu… Ah la revoilà, elle revient, allez je m’y mets, avant qu’elle ne s’échappe à nouveau… Parce que l’inspiration vient de partout, de ce que je lis, de ce que je vois, de ce dont je rêve, et parce qu’un petit coup de pouce comme ce genre de livre, c’est du pain béni.

Et pour ne rien gâcher, le prix est rikiki.

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9
mai

Avec vue sous la mer – Slimane Kader

« Je rêve de La croisière s’amuse et j’ai droit au remake des Misérables ».

Par un beau matin, ou plutôt par un bel après-midi, une amie Facebook m’a indiqué qu’elle avait repéré un livre qui pourrait me plaire, chez sa coiffeuse. Qu’elle en soit remerciée sur six générations, car elle avait mille fois raison.

J’ai adoré Avec vue sous la mer, qui m’a permis de me replonger, pour quelques heures, dans le monde de la croisière que je venais à peine de quitter, mais cette fois, de l’autre côté, du côté obscur de la force, sans doute.

J’avoue avoir eu un peu de mal au début avec le langage de l’auteur. Pas du mal genre « ça me saoule », mais du mal genre « moi pas comprendre ce que toi vouloir dire ».  Passque y’av du verlan, beaucoup beaucoup, alors je dois me la jouer « lecture à haute voix » pour comprendre. Juste un exemple, j’ai cru durant 56 pages que keum c’était flic (alors que c’est keuf), et de me demander ce que c’était tous ces flics sur le bateau… Oh ça va, riez pas, ça arrive hein, d’être blonde…

Un chtit exemple du style de cet ouvrage pas comme les autres : « Dream Island, c'est un autre trip. C'est un parc d'attractions en petit, style maquette... Des tyroliennes qui te balancent dans l'eau turquoise. Tu peux louer du matos pour faire de la plongée et voir des poissons. Des vrais ! Avec des écailles ! Quand tu sais qu'un Américain sur deux pense qu'un poisson est carré avec des miettes de biscotte collées autour... t'imagines leurs tronches ! »

Autre exemple : « La tristesse, je vais lui mettre sa race sous une tonne de bouffe. Elle va pas la ramener longtemps. Où elle est, cette putain de cafèt ? » Un bon résumé du ton aigre-doux de cette histoire.

Et une fois qu’on s’y habitue, ce langage, il est totalement savoureux. Parce qu’immédiatement, l’auteur nous plonge dans son monde, grâce à cette façon si particulière de s’exprimer. Et sa façon de parler anglais, on s’y croirait.  Savoureux je vous dis, plein d’humour, malgré une situation souvent désopilante, malgré ses petits côtés cocasses.

C’est sans doute car j’ai vu, durant sept jours, tourbillonner autour de moi des serveurs, des barmen, des « hommes de chambre », et surtout des hommes d’entretien, le matin, à l’aube, sur le pont, que j’ai pu réaliser quelle fourmilière c’était, et m’imaginer combien ils trimaient comme des bœufs, sans doute pour un salaire misérable. Misérable pour nous, Européens, mais une fortune pour eux, issus de tous ces pays lointains d’Asie ou d’Amérique du Sud. Je me suis sentie mal, par moment, d’avoir ces personnes à mon service, de par ce que j’imaginais.  Je n’ai aucun scrupules à aller au resto, me faire servir, moi aussi je bosse pour d’autres personnes, et je suis à leur service (certaines me l’ont d’ailleurs déjà fait sentir « j’ai passé la matinée à essayer de régler votre dossier » « ben vous êtes payée pour ça non ? »). Mais là, ça pue quand même l’exploitation, faut pas avoir fait une licence en gestion de personnel pour s’en rendre compte. La rumeur dit d’ailleurs que le personnel Costa aurait vu son salaire diminuer, depuis le naufrage du Costa Concordia, vu les pertes financières de la compagnie. Va savoir… Bon, c’est vrai que quelle que soit la destination de vacances, il y a toujours du personnel, là pour servir les vacanciers, mais sur le bateau, ça sonnait usine exploitante, je sais pas vous expliquer pourquoi. J’ai d’ailleurs tenté d’être toujours bien polie et gentille avec le personnel, histoire de ne pas avoir l’air de les croire « à mon service », avec tout ce que ça implique de « je me la pète en tong pendant que tu sues ta race » (Slimane Kader, sors de mon corps). Quand le monsieur de chambre a mis tout mon matos sur le rebord du bureau pour nettoyer, je l’y ai laissé, pour pas trop déranger. Quand j’ai eu vidé ma valise j’ai gentiment replié la protection en quatre. J’ai participé au programme écolo en ne jetant pas mes serviettes au sol comme des déchets, mais en les gardant le plus possible (sauf que vu que je m’étais teint les cheveux avant le départ, elles étaient toutes orange vif, ces serviettes blanches, alors on me les reprenait, même si je refusais). Bref, j’ai pas fait ma chieuse quoi. J’espère qu’ils l’auront senti.

A noter que l’action se passe en Floride et autour, soit aux States, et que tout semble un chouia plus démesuré qu’en Europe : la taille du bateau, la quantité de personnel, et la façon de l’exploiter. Et puis les passagers, ces fatties à crocs, comme les appelle Slimane Kader.

Chapeau Monsieur, vous réussissez le pari de faire rire votre lectorat, tout en lui offrant une bonne prise de conscience. Sans oublier l’émotion, avec Flucky, la mascotte du bateau. Une très chouette lecture de « vacances », avec l’envers du décor offert sur un plateau en bonus.

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27
avr

Notre fin sera si douce – Will McIntosh

« Le dimanche on lit au lit ».

J’ai testé avec cet ouvrage « plongée dans l’apocalypse, sans précaution ».

Un titre tout doux (ouais, ça parle de « fin », mais on l’imagine dans un nuage cotonneux moelleux).

Mais la vie n’est nullement douce, ni moelleuse, pour Jasper.  Nous sommes en 2023, crise économique, chômage monstrueux (vous me direz, ben comme maintenant, ben non, pire, attendez je continue), lutte pour l’accès à l’eau potable, virus ignobles inventés par l’homme pour diminuer la population mondiale, sans abri dans tous les coins, brigades répressives dont on finit par ignorer si elles sont créées par les gouvernements ou par les rebelles.

Et dans cet univers donc, Jasper, qui lutte, avec le souvenir cruel de son passé, où manger et boire semblaient un geste tout naturel, tout comme bosser ou payer son loyer.  Il lutte mais il y croit encore. Et il croit en l’amour, aussi, toujours.

Peut-on songer à aimer lorsque tout s’effondre autour de soi ?

C’est la question qui m’a semblée prépondérante dans cet ouvrage captivant et effrayant à la fois. Cet la science-fiction de Will McIntosh ne semble pas vraiment irréelle, malheureusement.  Et de finir par être effrayée par ma lecture, effrayée, dégoûtée parfois, par la violence, la peur, la mort qui rode, la vie qui devient un enfer quotidien, mais ô combien captivée. Passque je veux que Jasper survive. Et je veux qu’il aime, surtout. Envers et contre tout.

Une vraie bonne surprise que la découverte de cet auteur, professeur de psycho, qui a le don de provoquer l’empathie pour ses personnages.  

Un régal.

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27
avr

Avant toi – Jojo Moyes

« Le dimanche on lit au lit ».

"Avant toi" sera sans doute mon coup de cœur de 2014, même si nous ne sommes pas encore en mai.

Et un fameux coup de cœur, le genre de livre qui t’accroche dès la quatrième page (ouais, je me dois d’être honnête, j’ai dû relire les trois premières, car j’avais l’esprit ailleurs, et j’avais mal suivi le fil de l’histoire), et quand elle t’accroche, elle ne te lâche plus, elle fait que tu lis sur le pont du bateau (croisière, encore et toujours), dans ta cabine, dans les toilettes de ta cabine, bref à chaque moment libre entre les obligations du voyage telles excursions, balades, massages, cocktails et repas (et je dis sciemment « obligations », car j’ai connu deux ou trois moments, vers la fin de l’ouvrage, où m’en séparer était un déchirement, même pour aller vaquer à des occupations somme toute génialissimes).

Je ne connaissais pas Jojo Moyes, et n’ai qu’une envie : lire tous ses livres. Malheureusement, très peu sont encore traduits, sacrebleu.

Mais ça parle de quoi, me direz-vous, ce livre que j’encense depuis 13 lignes ?

Le pitch : Lou est une fille ordinaire qui mène une vie monotone dans un trou paumé de l'Angleterre dont elle n'est jamais sortie. Quand elle se retrouve au chômage, elle accepte un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé. Malgré l'accueil glacial qu'il lui réserve, Lou va découvrir en lui un jeune homme exceptionnel, brillant dans les affaires, accro aux sensations fortes et voyageur invétéré. Mais depuis l'accident qui l'a rendu tétraplégique, Will veut mettre fin à ses jours. Lou n'a que quelques mois pour le faire changer d'avis.

Très vite, Lou devient votre meilleure amie, vous devez Lou, vous ressentez Lou, vous vivez la vie de Lou, sa rencontre avec Will, la vie étrange qu’ils vont mener, lui désabusé par l’existence, elle désabusée par ce rustre dont elle doit s’occuper, puis cet apprivoisement, lent, très lent, mais si touchant, comme cet ouvrage qui m’a fait passer du rire aux larmes, et quelles larmes, les gros sanglots bruyants, toujours dans la cabine du bateau, avec nez rouge et yeux gonflés pour aller ensuite au repas de gala…

Si vous avez envie de vibrer cet été, je ne peux que vous conseiller cette lecture…

En plus, il est en format poche, donc pas cher ma bonne Dame.

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27
avr

Troubles – Florian Lafani – Gautier Renault

« Le dimanche on lit au lit ».

Troubles est un thriller en série proposé en ebook sur Amazon, à l’origine, et qui sortira bientôt en format broché.  Je l’ai découvert en ebook, histoire de partir en croisière avec une bonne lecture en perspective, jugez plutôt :

« Six otages filmés par webcam.

Des millions de votants sur Facebook.

À vous de choisir qui restera en vie. »

J’ai de suite accroché à ce mini résumé, et une fois sur la route des vacances, je me suis plongée dans la lecture…

Et j’ai été un chouia déçue.

L’intrigue est bien ficelée, elle emmène son lecteur aux quatre coins du monde, ou presque.

La lecture s’interrompt difficilement, tant on a envie de savoir.

Et pourtant…

La faute aux nombreuses fautes peut-être, qui ont tendance à me hérisser quand c’est à ce point, voire à me déconcentrer (j’espère que la version livre sera relue aux fins de les supprimer).

La faute aux nombreux personnages et au fait que mon cerveau, lorsqu’une intrigue en comporte plus de quatre, s’y perd totalement. Heureusement, s’agissant à l’origine de sept épisode, chaque résume les précédents, ce qui m’a bien aidée.

La faute à la fin, que j’ai eu vraiment du mal à comprendre, peut-être. Mon cerveau, peut-être, encore, mais cette fin, ben ça ne l’a pas fait, c’est retombé comme un soufflé mal cuit. Je m’attendais à un truc grandiose, et ben non ma bonne Dame.

J’ai du mal à expliquer pourquoi je n’ai pas accroché, mais c’est un fait, je n’ai pas accroché, contrairement à de nombreux lecteurs, au vu des avis sur Amazon.

Comme quoi, les goûts et les couleurs…

Si vous voulez vous faire une opinion,

c'est par ici

mais sachez que l’intégrale sort bientôt, en kindle ou en livre de poche, ce qui vous évitera de devoir acquérir les sept épisodes.

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4
avr

Central Park – Guillaume Musso

Cette fois encore Guillaume m’a grugée !

Je n’ai rien vu venir…

Shame on me, moi qui lis en général chaque livre de Guillaume (oh ben oui, à force de le lire, c’est un peu comme si je le connaissais, j’ai même écrit une nouvelle sur une fan hystérique persuadée qu’il l’aimait, qui vire en drame, vous vous en doutez), donc en général je les lis en deux jours, mais là il m’en aura fallu quatre, bronchite oblige (lire avec la fièvre, le nez qui coule, les poumons qui se prennent pour un pinson, ça le faisait vraiment pas).

Et je n’ai rien vu venir, rien soupçonné.

Dès la première page, j’ai été emportée par ce thriller surnaturel : elle était à Paris la veille, lui à Dublin, ils se réveillent menottés l’un à l’autre, au cœur de Central Park.

Comme auraient dit Les inconnus « mais kessepastil mais kessepastil mais kesskisepasse ? »

Bien malin qui pourrait le deviner… de fausse piste en fausse piste, me voilà entraînée dans un thriller palpitant, vers un final que je n’avais jamais imaginé, chapeau. Un final qui m’a fait verser de grosses larmes, de fin d’angoisse, de fin de livre, de séparation d’avec ces personnages au passé trouble, auxquels je m’étais attachée, au long de ces près de 400 pages.

Encore une réussite que ce nouveau titre de Guillaume Musso, mais j’avoue que je n’en doutais pas un seul instant, quand on aime, c’est pour la vie… Si vous aimez les précédents ouvrages de Guillaume, plongez dans cette faille spatiale, presque spatio-temporelle (j’adore ce mot, j’en rêve, de plonger un jour dans une faille spatio-temporelle) sans aucune hésitation, vous m’en direz des nouvelles…

Même mon toutnu a adoré…

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1
avr

Schroder - Amity Gaige

Un titre imprononçable pour un livre que je qualifierais de « hors du commun », dans le bon sens du terme.

L’histoire semble banale, de prime abord : une rencontre, l’amour, un mariage, une naissance, puis la dégringolade vers le divorce, la garde partagée, les tensions, les rancoeurs, le déchirement, jusqu’au drame.

Son originalité vient du fait qu’elle est contée par Erik Schroder, comme une confession, comme une tentative peutêtre vaine d’expliquer comment et pourquoi il en est arrivé là, à sa femme, enfin son ex-femme, au tribunal aussi, et puis à nous, lecteurs.

Il nous conte son enfance, en Allemagne puis en Amérique, son changement de nom, arrivé un peu par hasard, dont il n’a su se dépétrer ensuite, le début du mensonge, sa rencontre avec Laura et puis la lente descente vers la solitude, jusqu’à la fuite, jusqu’au road movie dans lequel il tient le mauvais rôle, celui du méchant.

Un méchant que l’auteure parvient cependant à rendre attachant, faisant naître l’empathie, le souhait qu’il s’en sorte, qu’il revienne à la raison, que tout ça ne soit plus qu’un mauvais souvenir, une petite erreur de parcours.

Talent donc, de cette auteure, qui rend son « méchant » plutôt gentil, qui nous propulse de l’autre côté des faits, pas celui qu’on lit dans les journaux, froid, précis, sans détails, mais celui que vivent les protagonistes.

On l’aime, Erik Schroder, malgré tout. Je l’ai aimé, moi.

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2
mar

Après la fin – Barbara Abel

« Le dimanche, on lit au lit ».

(NB si vous envisagez de lire les deux tomes de cette histoire, ne lisez pas cette chronique, elle révèle l'intrigue du premier)

De Barbara Abel, j’ai lu, et aimé, La brûlure du chocolat. Mais j’ignorais qu’elle était maîtresse dans l’art du suspens et de la montée de l’angoisse…

Je l’ai découvert avec Après la fin.

Dès la première page, la tension est palpable entre Tiphaine et Sylvain, lesquels élèvent Milo, dont ils sont tuteurs depuis « les événements », comme ils les appellent. La mort accidentelle de leur fils. Le suicide du père de Milo. Et le déménagement dans la maison du drame, voisine de la leur.

Depuis lors, le statu quo règne, mélange d’indifférence et de méfiance entre les protagonistes.

Jusqu’à ce qu’une nouvelle voisine vienne s’installer avec ses deux enfants, dans leur ancienne maison.

Je peux vous dire que ce livre m’a scotchée de la première à la dernière page. Page 79, j’ai cru comprendre, page 93, j’ai encore cru comprendre. Mais le final a dépassé tous mes espoirs, tous les plans machiavéliques que j’avais échafaudés entre les protagonistes.  Car le plan de Barbara Abel était plus machiavélique encore…

Ça fait un bail que je n’avais plus été captivée par un si bon thriller, au point de ne plus savoir interrompre ma lecture, de l’emporter dans mon bain (vive les vrais livres qui ne risquent rien, à proximité de l’eau, ou presque), dans le bus, sur mon canapé.

J’ai découvert après lecture qu’il s’agissait de la suite de « Derrière la haine », ce que j’ignorais. Avoir lu ce premier volet n’est cependant pas indispensable… même si maintenant je meurs d’envie de le lire, sachant cependant qu'il a perdu son charme puisque la fin en est dévoilée au début de Après la fin, drame dramatiquement dramatique (décidément, j’arrête pas de lire des suites sans avoir lu le premier, bigre, déjà le même coup avec Le petit mensonge de Dieu).

Si vous avez envie d’un bon moment de détente… enfin détente, entendons-nous bien, avec de la chair de poule, des poils hérissés et un cœur qui bat de plus en plus vite jusqu’à la dernière page, vous avez trouvé le livre adéquat.

Après la fin

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23
fév

C’était mieux avant… ou pas ?

Avant, je mangeais des Treets, des Bonitos et des Raiders, et non des M&Ms et des Twix.

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Avant, j’avais un double deck et j’étais au taquet pour enregistrer le hit parade du samedi matin sur mes cassettes.

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Avant, je pouvais lire dans mon bain sans risquer de bousiller ma liseuse numérique, courant le seul risque de gondoler mon livre.

Avant, pour téléphoner, ça coûtait 1 franc la minute et fallait former le numéro en tournant un cadran, et entendre maman venir dire toutes les dix minutes « t’as pas encore fini ? »

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Avant, j’attendais toute la semaine impatiemment l’épisode suivant de ma série, sans la charger sur internet.

Avant je recevais des cartes pour mon anniversaire (elles sont toutes dans un tiroir), pas un mot sur Facebook.

Avant, on ne subissait pas les conversations passionnantes sur gsm dans le bus « c’est moi, t’es où, oui j’arrive, je suis dans le bus ». On se donnait rendez-vous aux escargots à Namur, et si on était en retard, ben on n’avait qu’à pas l’être, car on n’avait pas un gsm pour prévenir.

Avant, on pouvait frauder en se prêtant les abonnements de bus.

Avant, j’allais au cinéma pour 90 francs, je mangeais une glace pour 25 francs et je buvais un coca (plein de sucre, pas plein d’aspartame) pour 45 francs.

Avant, j’avais pas de cheveux blancs (c’est juste pour la rime).

Bref, c’était mieux avant… ou pas…

C’est sans doute le propre de l’homme (et de sa supérieure la femme) de se retourner vers avant avec une petite, voire une grosse, émotion, même si c’était pas toujours mieux avant.

Avant, mon premier magnétoscope coûtait 100.000 francs (si je vous jure) et le vidéoclub louait Dirty dancing que pour 48 heures, fallait s’en empiffrer avant de le rendre.

Avant, quand je cherchais le mot « métaphore », je pouvais pas demander sur Facebook et avoir une réponse presque immédiate, non, avant, je me torturais les méninges durant dix heures.

Avant, pour mon élocution, je devais aller à la bibliothèque et faire quatre heures de recherches (mais je savais pas qu’un jour le net existerait, donc ça me dérangeait pas).

Avant, je réchauffais mes spaghet bolo à la poêlle, ça prenait du temps. Mais ils étaient super croustillants.

Bref, c’est bien aussi, maintenant.

Mais le règne de « l’avant », c’est cool, parfois, c’est moelleux, la nostalgie, c’est cosy, c’est cocoon, et ça rassemble les ceusses du même âge.

Stéphane Ribeiro surfe sur cette vague nostalgique en proposant « C’était mieux avant, 500 bonnes raisons de regretter d’avoir plus de 30 ans. Ou pas ».

Et j’adore. Of course.

C’est top fun, ça rappelle de bons souvenirs, ça fait rigoler ou ça émeut.

Morceaux choisis parmi ces 500 propositions toutes plus chouettes les unes que les autres :

- Avant, personne à l’école ne s’appelait Kevin

- Avant, y’avait Grosquick

 

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- Avant, des extraterrestres enlevaient des vieilles dames pour leur faire des pâtes

 
Pub Lustucru : Les extra terrestres (1984) par tartenpion333

- Avant, la pub était annoncée par une fleur qui poussait dans une pomme en faisant « ahhhbdubdubdubdubdu… » (tiens je pensais qu’elle faisait « Ahhh2222222 » moi

 

- Avant, on disait déjà que c’était mieux avant

 

Seul reproche : l’auteur aurait pu éviter les « avant » blessants et même pas drôles, genre « avant, Isabelle Adjani était belle » et « avant, Catherine Deneuve était maigre », ça, ben j’aime pas. Ça me fait pas rire.

Zappons sur cette grosse faute de goût, et régalons-nous des autres « avant ». Moi, je me régale comme d’une glace à 25 francs la boule…

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19
fév

Romain et Augustin – Un mariage pour tous

« Le dimanche on lit au lit ».

J’étais très attirée par cette BD, ayant moi-même consacré un ouvrage aux familles dites différentes, mais pour les petits nenfants.

Mais dès la première page, j’ai su qu’elle ne serait pas pour moi, cette BD. D’abord, trop de personnages.  Ouais, moi, si y’a plus de quatre personnes dans une histoire, je m’y perds. La faute à mes neurones. Quatre neurones. Quatre personnages maxi. CQ(uatre)FD.

Ensuite, j’ai vraiment eu du mal à accrocher, j’ai dû m’y reprendre à plusieurs reprises, à plusieurs moments, mais rien n’y a fait, je n’ai pas pu entrer dans l’histoire.

Faut dire que j’aime plutôt les BD aux dessins rondouillards et pleines d’humour, alors les dessins réalistes et les histoires d’amour, en BD, quand bien même elles fussent gay, ben ça ne m’émeut pas.

Et de me demander pourquoi… alors qu’un livre peut me faire pleurer des larmes de crocodile.  Je pense que c’est car ça manque de mots, tout simplement. Ce qui est le propre d’une BD, je n’en disconviens pas. Mais l’histoire de Romain et d’Augustin, en BD, ça m’a fait l’effet d’un roman-photos. Même pour la demande en mariage, j’ai pas pleuré, c’est dire.

Hormis cet avis tout personnel, je pense (ce qui est finalement aussi un avis personnel), que cette BD devrait être proclamée d’utilité publique en France (et aussi en Belgique, même si parfois mon pays me semble moins rétrograde en matière de mariage gay), tout comme le fut la BD Jo, à l’époque de l’apparition du Sida dans nos vies…

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24
jan

Le petit mensonge de Dieu – Cyril Massarotto

 

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« Le dimanche, on lit au lit ».

Un beau matin, ou plutôt un moche matin, non en fait un moche 14 heures, c’est la fin. The end. Soudaine. Fatale. Une fin fatale. La mort quoi. Et voilà le meilleur ami de Dieu (cf le premier tome de cette bilogie, euh duologie ?, Dieu est un pote à moi) depuis près de 30 ans catapulté au paradis. Enfin ce n’est pas le paradis mais ça y ressemble, sauf qu’on s’ennuie ferme. Mais Dieu est un pote à lui, alors ça lui fait de la compagnie. Et puis malgré tout, il lui reste quelques aventures à vivre… ou pas.

Magnifique découverte pour moi que Le petit mensonge de Dieu, car je ne connaissais pas Dieu est un pote à moi, que je n’avais pas lu. C’est mon seul regret, me dire durant toute la lecture « mais pourquoi j’ai pas lu le premier volet, pourquoi j’ai pas fait connaissance avec ce personnage trente ans plus jeune, avec sa famille, sa femme, son fils ».  Je vous conseille donc avec insistance (c’est compris ?) de lire le premier avant le second, même si la lecture du premier n’est pas indispensable pour lire le second, c’est vraiment préférable (bon cette fois c’est compris ?)

Un livre bourré d’humour tendre, où l’on réalise que Dieu est parfois très filou, où l’on se pose pas mal de question, où l’on est ému aussi. Un joli condensé de toutes les émotions palpables sur terre… ou ailleurs !

(Quelqu’un aurait Dieu est un pote à moi à me prêter, par hasard ?)

PS : Dieu, si tu cherches une BFFE sur terre, I’m here…

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14
jan

Belle époque – Elizabeth Ross

« Le dimanche, on lit au lit ».

Paris. 1889. L’expo universelle se prépare. La Tour Eiffel s’apprête à gratter le ciel pour quelques mois seulement, destinée à être détruite ensuite…

Dans cette ville en apparence luxuriante et attrayante vit désormais Maude, petite provinciale qui a quitté sa Bretagne natale pour aller tenter sa chance. Sauf qu’elle est sans le sou et qu’après avoir vivoté tant bien que mal, elle doit se trouver un job. Qu’elle trouve par le biais d’une petite annonce, ignorant que le poste à pourvoir est celui d’un « repoussoir », soit un faire valoir permettant aux femmes riches de paraître encore plus belles, aux côtés d’une femme dite « laide ».

Et la voilà destinée à mettre en valeur Isabelle, une jeune femme en apparence hautaine et frivole, qui va vite se révéler intelligente et adorable. Son but : convaincre Isabelle d’épouser un beau parti, convaincre ce beau parti de l’épouser. Sauf qu’Isabelle n’a qu’un intérêt dans la vie : apprendre, apprendre et apprendre encore. Entre cette amitié naissante et ce boulot ingrat, Maud va vite se retrouver tiraillée… jusqu’à ce que l’amour viennent s’en mêler.

Un roman destiné aux jeunes adultes, que j’ai trouvé très bien ficelé, même si parfois l’intrigue semble cousue de fil blanc, sans doute car je ne suis plus vraiment une jeune adulte, hé ben non ma bonne Dame. Mais on se laisse vite emporter par ce Paris d’il y a plus d’un siècle, cette tour Eiffel prête à naître, la photographie qui fait ses premiers pas, les ambiances typiques de cette période, ces robes à froufrous, ces femmes superficielles et ce milieu où seule l’apparence et les richesses priment. Et de me surprendre à m’énerver contre Maud, vite contaminée par cette superficialité, à avoir envie de lui donner des claques, et j’en passe.

J’ai passé un chouette moment avec tous ces repoussoirs, bien plus sympathiques que certaines dames « de la haute ». Et à nouveau, j’ai lu dans mon bain, Belle époque dans une main, quelques macarons dans l’autre, un petit moment de presque luxe bien agréable, un petit bout de la belle époque rien que pour moi…

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2
déc

Fête fatale – William Katz

« Le dimanche, on lit au lit ».

Comment se faire arnaquer en librairie ? Acheter un joli roman noir en poche, en forme de joli paquet cadeau, et réaliser ensuite que le livre date de … 1984 (j’étais même pas née, ou presque).

J’aurais dû tilter sur le « premier roman parlant d’un tueur en série », c’était pas normal ça. Mais soit.

Bon, je me le suis offert à Paris, ça compense, ça fait « le livre souvenir de mon atelier d’écriture parisien ». Et je l’ai lu dans ma chambre d’hôtel, ça compense aussi, de l’avoir lu à Paris.

Et sinon, me direz-vous ?

C’est le résumé qui m’a titillée : pour les 40 ans de son mari, le 5 décembre prochain (jolie date), Samantha décide de lui organiser une fête, et d’y inviter tous ses amis de jeunesse. En cherchant à les joindre, elle découvre que le passé de Marty, le cher et tendre, pas si tendre que cela, n’est qu’une vaste mascarade. Ne parvenant à retrouver aucune trace de son enfance, de son passage à l’unif ou à l’armée, notre épouse s’inquiète de plus en plus, sans en piper mot au principal concerné.

Et l’angoisse de monter tandis que Marty se rend compte des agissements de sa femme, que cette dernière n’abandonne pas ses recherches, et que le 5 décembre, date où un tueur en série tue chaque année une femme à la chevelure châtain, approche…

Alors que vous dire de ce livre ?  Pas mal écrit, il accroche tout de suite, sans fioritures, sans blablas inutiles, d’ailleurs il n’est pas très épais.  Y’a bien un peu d’incohérences par ci par là. Y’a bien aussi une fin dont on se doute. Enfin moi je l’avais sentie, cette fin là. Mais à part ça, j’ai passé un chouette moment avec Samantha et l’abominable Marty des trains, et j’ai terminé mon livre dans un bain moussant, sympathique également.

Si vous êtes super fan de thrillers, que vous dévorez à longueur d’années, vous serez peut-être déçus par cette histoire un chouia cousue de fil blanc. Mais si vous démarrez dans la lecture qui fait frémir, voilà une bonne mise en bouche (ensuite, foncez sur Karin Giebel, le frémissement deviendra un tremblement).

Acheter Fête fatale en livre broché par pitié (14,99 eur en Kindle, non mais sans déconner on se fout de qui chez Amazon ?)

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2
déc

Mon grand livre créatif

Ben ouais quoi, quand Babelio propose à ses membres une action masse critique jeunesse, je participe, même si j’ai pas de marmot at home. Ben quoi ? Inside, j’ai huit ans, parfois.

Et quand je reçois le livre choisi, Mon grand livre créatif, j’éveille mon âme d’enfant, je me mets dans ma peau de huit ans et je fais des bonds de joie.

Et je découvre un livre génial, et pas que pour les petits. Je repasse donc dans ma peau de vieille madame ridée (cinq) avec cheveux blancs (trois), passque même ainsi, ça va me plaire.

Ce livre est un régal pour petites et grandes têtes blondes (et brunes), car il ouvre la porte à la créativité. C’est son but, vu son titre, me direz-vous, petits filous. Ouais, mais parfois le titre ne fait pas la réussite, comme l’air ne fait pas la chanson.

Ici, rien qu’en feuilletant l’ouvrage, je me bidonnais grave.  Sur chaque page ou double page, une situation et une invitation à réagir. Exemple qui m’a vraiment fait mourir de rire : « qu’est-ce qui fait peur dans cette caisse ? », avec photo d’une caisse vide et une invitation à dessiner son contenu. Et si le lecteur n’a pas vraiment d’idée, l’ouvrage est là pour lui faire quelques suggestions rigolotes : une araignée genre tarentule, un repas genre choux de Bruxelles ou la culotte de tante Yvonne. Fun. Même pas besoin de savoir dessiner, on peut aussi s’amuser à coller des illustrations, des mots, des feuilles d’épinard ou du foie de génisse (non là je rigole, bonjour les odeurs, pis moi j’adorais le foie de génisse étant petite).

En plus de l’humour, il y a des choses plus poétiques aussi, comme dessiner des poupées russes, son humeur du jour, de jolies chaussures, décrire le contenu des livres, décorer des galets ou un nichoir à oiseaux…

Bien sûr, ce livre est avant tout destiné aux enfants, et c’est indéniable, mais je me plais à imaginer une version femme, une version homme, parce que, quand je vais en ateliers d’écriture, qu’on pioche dans des photos, dans des bouts de phrases, pour s’en laisser inspirer, qu’on les colle et qu’il en ressort un texte parfois aussi inattendu que génial, finalement on ne fait rien de plus…

Une jolie idée de cadeau pour les fêtes si vos petiots ont l’âme créative.

Personnellement, j’y ajouterais seulement une reliure à spirale, pour faciliter le travail inside.

Acheter Mon grand livre créatif pas cher ma bonne Dame !

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