29
mai

Meurtre en famille

Je discutais récemment de ces pères ou mères qui tuent leurs enfants puis tentent, parfois sans succès, de se donner la mort, et du fait qu'il existe deux types de ces drames.

Le parent dépressif qui ne voit comme seule issue que la mort, et entraîne ses enfants avec lui, pensant ainsi les sauver, dans un geste d'amour.  C'est la sensation que j'avais eue avec l'histoire de Geneviève Lhermitte, sensation confirmée par la vision du film lui consacrée, avec la formidable Emilie Dequenne.

Et puis le parent pervers qui, pour blesser, détruire son bien souvent ex conjoint, commet le pire du pire : il lui reprend ce qu'il a de plus cher au monde, ses enfants.  Geste égocentrique et ignoble, vengeance sordide.  C'est la sensation que j'avais eue avec l'histoire de ce père de famille ayant entraîné son fils dans les rochers du bord de Meuse, l'obligeant à appeler sa mère pour lui "dire au revoir et rendez-vous au paradis blanc", pour lui fracasser ensuite le crâne à coup de pierres et puis faire semblant de tenter de se suicider.  J'ai oublié le nom de cet homme.

Le documentaire infrarouge Meurtre en famille, je l'ai vu hier, parce qu'il traitait de ce type de drame.  Mais j'ignorais lequel.

C'est du second dont il s'agit, lorsque ce père violent avec son ex, abandonné à raison par cette dernière, a assassiné ses enfants puis s'est pendu, parce qu'il voulait la détruire, elle, qui l'avait détruit, d'après lui.  Ignoble.  Odile, c'est le prénom de cette mère désormais sans enfant, a voulu que le reportage commence dès après le drame.

On la suit ainsi lors du choix des cercueils.  Douloureux.

Lors des funérailles.  Dramatiques.

Lors de sa recherche de la vérité, auprès du psy qui suivait son ex, condamné avec sursis pour sa violence.  Loufoque, de l'entendre dire "quand vous perdez un bic, vous devez vous en détacher, matériel ou humain, c'est le même processus".  Et Odile de conclure "j'ai perdu trois bics".

Lors d'une rencontre avec un psy, un vrai, un bon, qui la déculpabilise et raconte cette histoire difficile d'un même drame, où le père, dans un élan de sadisme difficilement imaginable, a filmé sa gamine avant de la tuer, lui faisant dire au revoir à sa maman.  Elle riait, la petite, ignorait ce qui l'attendait. 

Lors de son désir de revivre, un peu, si peu.  Difficiles, les jugements de la ville qui, quelques semaines auparavant, la consolait.  Elle n'a plus le droit de rire, de bouger, de s'habiller en clair.

Et de me dire qu'au sein du règne animal, ça n'arrive jamais, ce genre de chose.

Un très beau reportage, émouvant, plus qu'émouvant, bouleversant.

A voir ou à revoir sur pluzz, si vous êtes en France.

2
déc

A la télé cette semaine…

J'ai découvert que le Sida isole encore, que des dentistes refusent de soigner des séropo, que les séropo préfèrent rester célibataires parfois, pour échapper à la discrimination.

J'ai découvert qu'en plus du "viol collectif" existait le "viol correctif", expression méconnue de moi jusqu'alors, en Afrique du Sud, afin que les femmes homos rentrent enfin dans le droit chemin.

J'ai découvert que l'interdiction de la musique n'existe pas que dans les films (Footlose), puisqu'au Mali, enfin dans une partie du Mali, il est interdit de danser, de jouer d'un instrument, d'écouter de la musique, et accessoirement, pour les femmes, de sortir non voilées de la tête aux pieds.

J'ai découvert que ruiner la réputation des femmes via le net est un nouveau sport : poster des photos tout ce qu'il y a de plus normales sur des sites porno, avec des commentaires ignobles, prendre possession d'un profil Facebook et le transformer en profil ordurier…

J'ai découvert que donner un coup mortel à un chauffeur de bus, dans un accès de colère, ben ça ne vaut que maximum cinq ans de prison.

J'ai découvert que les Français ne sont pas prêts à accepter le mariage gay, mais vraiment pas prêts.  Puissent-ils accepter l'amour, le reste viendra tout seul ensuite.

J'ai découvert qu'on n'était pas beaucoup plus avancés qu'à l'âge de glace...

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29
aoû

Adieu Jean-Luc je t'aimais tant, c'est dur de mourir en été je sais

J'ai eu il y a quelques semaines une discussion passionnante sur le sujet du deuil (pas joyeuse, la discussion, non, mais passionnante et pleines d'infos utiles), et notamment sur les deuils "interdits" par la société, ou à tout le moins "non reconnus".

Déjà, de nos jours, j'ai pu le constater, un deuil normal, faut que ça aille vite : les gens sont sympas entre le décès et les funérailles, te demandent comment tu vas durant une semaine, puis emballé c'est pesé et oublié.  Il fut un temps où on portait le deuil.  Ça peut sembler ridicule, ces fringues noires, mais je leur trouve, tout bien réfléchi, une certaine utilité.

Mais les deuils interdits, là, y'a intérêt à se taire, à faire semblant de rien, à ne pas exprimer le moindre chagrin. 

Par exemple le deuil d'un animal domestique.  Une personne âgée vivant seule avec son chien-chien et ne voyant que lui de la journée vivra un deuil très difficile lorsque ce dernier rejoindra le paradis des chiens, car toute sa vie s'en verra bouleversée.  Je ne suis pas âgée et je vois autre chose durant ma journée que le rat et la souris dans ma vie, mais clair que, ne vivant qu'avec ces bestioles, leur départ aux paradis des rats et des souris me fera drôlement chialer.  Mais je devrai me taire.  Un animal, c'est un animal, t'as pas à être triste ma chtite Anaïs, sinon tu seras cataloguée malade mentale.

Autre exemple dont j'ignorais tout, et qui m'a vachement interpelée : le deuil d'une célébrité.  Spontanément, il semble ridicule de vivre un deuil suite au décès d'une star, qu'on ne connaît que via son petit ou grand écran ou sur papier glacé.  Et pourtant, en y repensant, je me suis souvenue de mes quinze jours de grippe y'aura bientôt deux ans.  Quinze jours à vivre avec Sophie Davant, matin, midi et soir.  Ainsi qu'avec Nagui, d'ailleurs.  Passque j'étais pas cap de bouger, de lire, de quoi que ce soit, et que seule la télé me tenait compagnie, vu ma contagiosité.  Et je me souviens m'être fait la réflexion, avec horreur, que certaines personnes ne voyaient que Sophie Davant de toute leur journée, et ce jour après jour après jour après jour.  Et j'ai pu alors comprendre combien la disparition d'une personnalité de la télé pouvait constituer un deuil.  Bon, moi, j'ai maté les émissions de Sophie quinze jours seulement, mais j'imagine une personne totalement esseulée, pour qui Sophie deviendrait quasiment un membre de la famille par substitution…  Une relation unilatérale, mais ô combien importante.

J'ai longuement repensé à cette discussion sur le deuil hier, en regardant l'émission hommage à Delarue, "Toute son histoire".  Surtout en braillant comme un veau durant plus de deux heures, en revoyant tous ces extraits de plus de vingt-cinq ans de télé, ces fous rires, ces moments d'émotion.  Et ces témoignages de ceux qui l'ont connu et aimé, notamment Frédéric Mitterrand, que je n'imaginais pas si émouvant.  Tous ces invités les larmes plein les yeux ne pouvaient pas me laisser indifférente.  Alors j'ai braillé, braillé et braillé encore, au grand dam de mes mouchoirs inondés.  Surtout lors de cet extrait d'une spéciale consacrée au cancer, en 2008, où témoignait Bernard Gireaudeau.  Même quand c'était drôle, je braillais encore et encore.

Et de me rendre compte que j'arrive à un âge où la chaise musicale commence à bosser ferme, à un âge où les stars de mon enfance ou de mon adolescence s'en vont petit à petit, à un âge où les générations "supérieures" de ma famille ne sont déjà plus de ce monde.  Et de réaliser que, durant quinze ans, finalement, j'ai eu rendez-vous avec Jean-Luc Delarue chaque mercredi soir, un rendez-vous à ne pas manquer, quel que soit le sujet.  On a beau faire, on a beau dire, ça crée un lien.  Et de me dire que cette sensation de tristesse intense, de vide bizarre, que ces larmes que j'ai versées au point d'en devenir rouge tomate, c'était finalement comme un petit bout de ce deuil "interdit".  Bien sûr, ma vie n'est pas chamboulée, elle ne va pas fondamentalement subir les conséquences de son décès, mais ça me fait une sorte de manque, c'est tout un pan de mon passé qui s'en est allé avec lui, et la nostalgie se mêle au chagrin quand je me dis qu'il est déjà ailleurs, chais pas où, mais ailleurs.

24
aoû

Au moins va y avoir de l'animation là-haut…

Je le connaissais depuis 1994, fidèle parmi les fidèles à "ça se discute" depuis le tout début, lorsque l'émission passait sur deux jours.

Deux fois je suis allée à Paris assister à l'enregistrement.  Dont une le jour de mon anniversaire, qui m'a valu une place tout tout près des invités.

Il avait même voulu me faire venir sur le plateau au tout début de mon blog, pour causer du célibat, ce que j'avais refusé.

J'ai souvent ri durant les émissions, très souvent pleuré aussi.  Je les ai toutes vues, toutes, sauf exception exceptionnelle et indépendante de ma volonté.  Mon magnétoscope adorait Delarue.

Je le trouvais craquant, même si à l'allure un chouia hautaine, faut pas le nier.  Mais craquant.

Alors, qu'on l'aime ou pas, qu'il ait fait des conneries ou pas, qu'il soit un mec bien ou pas, il ne méritait pas de mourir déjà, ça ne se discute pas, il est parti trop tôt et c'est bien triste, tout simplement, pour ceux qui aimaient ses émissions, pour ceux qui bossaient avec lui, et surtout pour ceux qui partageaient sa vie et qui l'aimaient.

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22
aoû

J'ai regardé une grosse daube romantique juste pour les beaux yeux de Simon Baker

Hier, sur Eretéèlletévéiiiii, à 21h45 officiellement, 22h20 officieusement (en plus d'une uniformisation du son, ils pourraient pas uniformiser les horaires des fois ?), y'avait une comédie romantique : Un couple explosif.

Et moi j'aime ça, les comédies romantiques.

Surtout quand y'a Simon Baker en premier rôle masculin.

Passque j'aime ça, Simon Baker.  Nan, j'aime pas.  J'adore.  Je vénère.  Il est trop tout, ce mec.  Trop beau trop craquant trop fantasmant trop orgasmant trop souriant trop beau trop beau trop beau, bouh je m'égare là.  Pourtant je préfère les bruns ténébreux vous le savez, mais lui, c'est rhaaaaaaaaaa quoi.

Je l'aime d'amour.

Mais le film, my god, quelle daube absolue.  Pourtant, chuis pas difficile en matière de romance.  Pourtant, l'histoire pouvait être sympa, une histoire de préjugés racistes à l'envers.  Mais vraiment, daube absolue, que j'attribue en grande partie au doublage français, plus daubesque que le film lui-même, avec des voix neuneu qui sonnent faux, semblant émaner d'acteurs de films porno sur le retour. 

Non, franchement, la VF, je vais finir par la bouder systématiquement.

Mais ça valait la peine de regarder, car j'ai pu voir Simon Baker dans des scènes qu'il ne jouera jamais dans le Mentalist.  Oui, bon, y'avait des scènes censées être torrides, mais la scène la plus érotique, pour moi, c'est celle où il met du vernis sur les jolis orteils de sa chérie, keske c'était orgasmique ça, ma bonne Dame, rhaaaaaaaaaaa, j'en ai rêvé toute la nuit, de Simon Baker me vernissant les ongles de doigts de pied.

Et demain sur Eretébéèffe, le retour du Mentalist, avec devinez quoi ?  Que du bonheur pour moi quoi.

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7
mai

Week-end mortel – épisode 3 : Flashback sur…

Ensuite, je décide de me relaxer et de permettre à mon esprit de quitter cette ambiance somme toute morbide.  J'insère au hasard une cassette vidéo dans mon magnétoscope (oui, j'ai un Voocorder, mais également un vieux magnétoscope agonisant, où j'enregistre parfois l'un ou l'autre truc), cassette piochée dans un stock d'une dizaine.  Pas de bol, c'est une émission sur la canicule de 2003 et ses 15000 morts en France : flashback sur la canicule de 2003, ksa s'appelle.  Glups, quitter l'ambiance morbide ne semble pas être à l'ordre du jour.  Je regarde l'émission, dramatique, j'ignorais que cet épisode fut si… mortel.  Tous ces témoignages de soignants démunis et de familles qui ont tout fait pour sauver les leurs, sans oublier les personnes âgées totalement à l'abandon me glacent le sang.

Moi qui voulais me détendre, c'est foutu de chez foutu. 

Et de m'imaginer en fin de vie, seule, abandonnée, en maison de repos.

Et de me dire que je devrais faire quelque chose pour ceusses qui sont, actuellement, seuls, abandonnés, en maison de repos, je sais pas moi, par exemple leur rendre visite pour leur lire des romans, organiser un passage bibliothèque.  Faire quelque chose pour que la solitude soit moins pesante.

Suite au prochain épisode...

7
mai

Week-end mortel – épisode 1 : enquêtes extraordinaires

Mon week-end fut vraiment mortel.

Ce week-end sous le signe de la faucheuse a débuté presque par hasard (mais ne dit-on pas qu'il n'y a pas de hasard, ou que le hasard est le nom que prend Dieu pour rester incognito ?).

Je décide de regarder quelque chose sur mon Voocorder.  J'ai du stock, des trucs enregistrés au fil des mois mais qui ne m'ont pas tentée jusqu'alors, des films, des reportages, du brol quoi, genre une émission sur l'annif d'Eurodisney (oui, bon Disneyland Paris, mais pour moi ça sera toujours Eurodisney), une autre sur Aubrac, Arthur et les Minimoys, Millenium, deux émissions animalières... je vous le dis, de la variété.

J'opte pour la seconde émission Enquêtes extraordinaires, enregistrée y'a des lustres sur La Une.  Elle fait partie d'une série, apparemment, mais j'en avais enregistré deux uniquement, dommage.  La première sur les expériences de mort imminente (NDE), visionnée y'a quelques semaines, passionnante, avec le témoignage du Docteur Charbonier, médecin anesthésiste doté d'une étonnante ouverture d'esprit.  J'y avais appris des anecdotes étonnantes de personnes ayant frôlé la mort et vécu des choses inexplicables, comme entendre des conversations de leur famille restées à la maison ou découvrir la marque de la table d'opération située sous ladite table (pas utile, mais étrange).  La seconde est sur la communication avec les défunts.  J'y apprends des trucs extraordinaires, c'est bien le but : une jeune femme assassinée qui révèle des détails à son amie et fait confondre son assassin, un medium à qui une femme décédée montre un marron, ce qu'il ne comprend pas jusqu'à ce que les parents de la défunte en parle à son frère, qui, lui, comprend tout, c'était leur secret.  Une chercheuse américaine étudie même les médiums, de façon hautement scientifique, écartant toutes les arnaques possibles, juste pour tenter de comprendre.  Captivant.  Surprenant.  Etonnant.  On y croit ou pas.  J'oscille encore entre les deux.  J'aimerais y croire totalement.

Depuis que j'ai vécu un truc bizarre autant qu'étrange il y a trois ans, je m'interroge de plus en plus sur la possibilité d'un au-delà.  Nan, je ne vous l'ai jamais raconté, c'est vraiment personnel, mais c'était scotchant, et depuis, ça me hante, sans métaphore aucune.

Et vous, vous y croyez, à l'au-delà ?

Si ça vous passionne tout autant que moi, infos sur ces émissions ici : http://www.m6.fr/emission-enquetes_extraordinaires/videos/ (et pour une fois on peut visualiser même en Belgique, pourvu que ça dure)

Suite au prochain épisode...

1
mai

Les élections françaises se la jouent-elles Titanic ?

Naaaaaan, je vais pas vous parler politique, m'enfin, comme si j'y connaissais quelque chose en politique hein, et puis, c'est bien connu, en Gelbique, quoi qu'on vote, ils font un melting pot coloré qui fait qu'on a l'impression de ne pas avoir voté.  

Mais, quasi chaque jour, j'entends les discours de Sarkozy et Hollande (ah ah ah, la bonne blague, un président français qui porterait le nom d'un pays qui vient d'interdire l'achat de canabis aux étrangers, trop drôle, même si justement j'avais une folle envie de tester tout bientôt le canabis, pour pas mourir idiote, moins drôle, pas de bol Anaïs, tu pourras pas - y a-t-il un revendeur namurois de canabis dans la salle ? paraît qu'en Belgique la consommation personnelle est légale... chais pas si c'est vrai mais j'ai vraiment pas envie de mourir idiote, qu'on se le dise).

Bref, j'entends leurs discours soporifiques.

Mais ce qui l'est moins, c'est la musique choisie pour le générique.

Vous l'avez entendue ?

On dirait celle de Titanic.  Si, je vous jure, le son principal, c'est au moment où le Titanic heurte l'iceberg.  Enfin ça y ressemble.  Et en tout cas, ça sonne comme un thriller américain...

Non ?

7
avr

La nouvelle Maud, je la croyais pas si conne

J'aime bien cette petite série de France 3, La nouvelle Maud.  L'actrice est belle comme un coeur, son mec, issu de Sous le soleil, est mimi même si ni brun ni ténébreux, les histoires sont légères mais sympa, et y'a Gérard Rinaldi, dont j'ai réalisé qu'il n'était plus de ce monde seulement ce soir.

Bref, un bon petit divertissement.

Mais mon dieu, que c'est ridicule, ce soir, troisième épisode, soit le 15e ou le 18e en tout, je sais plus trop, quand Gérard Rinaldi, alias chaispasqui, pas de mémoire des noms vous le savez, annonce à Maud que son épouse, soit sa mère, a la maladie d'Alzheimer.

Ben si elle l'avait pas encore pigé, Maud, elle est pire que moi, c'est pas un neurone fatigué qu'elle a, c'est pas de neurone du tout.  Et sa réaction "c'est pas possible, ça doit être une erreur de diagnostic".  Euh, ben si Maud, quand quelqu'un ne reconnaît pas ses gosses ou son mari, perd la boule, est agressive et fugueuse, ben ça peut être ça.

Non mais, les scénaristes, vous aviez bu ce jour là ou quoi ?

16
mar

Pleurer devant une pub Lotto

D'habitude, les pubs Lotto me font mourir de rire, et là, en en cherchant une qui fait mourir de rire ma collègue Attrap'sushi, vlà que je tombe sur ceci, trop trop meugnon...

7
mar

J'aime la Retebef

Elle ose, notre Retebef, nous montrer ces juges exaspérés et agressifs, d'un racisme anti-parasite totalement incroyable, jamais je n'aurais imaginé pouvoir voir ça.  Et quand je dis "exaspérés et agressifs", il va de soi que je les comprends, c'est insupportable de voir ces gens, abonnés au CPAS, à la violence, aux vols et à la fainéantise comme moi à mon Ciné-télé-revue.

Et moi de découvrir ce nouveau verbe : délinquer.

Une spécialité belge, une fois, délinquer, qui vient juste après parasiter.

Si vous êtes devant un autre programme, vite vite, zappez, ça vaut le coup !

12
fév

Programme télé du jour...

Ce soir, sur la Retebef, alias La Une (paraît que je suis ringarde, c'est ce qu'on m'a dit l'autre jour quand je parlais d'un film diffusé sur Antenne 2...), Bodygard.

Euh, La Une aurait-elle eu un rêve prémonitoire quant au triste décès de Whitney Houston ?

Ou alors c'est Club RTL qui a eu une vision, vu qu'ils passent Madame Irma ce soir.

Quant à moi, je vous conseille "Tout pour plaire", un film tout mimi mais drôle à la fois, sur Antenne 2, enfin France 2 quoi...

21
jan

Quand la TV revêt son habit d’humanité…

Emouvant hommage à Gilles Jacquier, jeudi, dans Envoyé Spécial.  Gilles, c’est ce journaliste tué en Syrie dans ce que je croyais un malencontreux hasard d’explosion de bombe ou de tir de mortier, mais qui semble être finalement une sorte de coup monté.  Emouvantes, les présentatrices d’Envoyé Spécial, qui n’ont pas souhaité être seules pour cette émission.  Emouvants, ces collègues et amis rassemblés pour parler de lui, enquêter sur sa mort, le montrer dans le cadre de sa profession, via des images récentes ou d’archives.

Et cela confirme ce que j’avais mis sur Facebook à l’annonce de sa mort, à savoir que j’étais débectée par les réactions des internautes sur internet, du genre « bah c’est le risque du métier, en plus il avait le salaire en conséquence » : personne ne devrait mourir dans le cadre de sa profession, si dangereuse soit-elle.  

Et puis moi, même si on m’offre 25.000 eur par mois pour aller faire des reportages en Syrie, en Afghanistan ou en Somalie, ben c’est non, 25.000 fois non, alors si les gens pouvaient cesser leurs mesquineries ignobles, ça me ferait des vacances.

9
jan

L’art de réussir un bêtisier…

Vous le savez, chaque année, je mate du bêtisier.

Mais cette année, j’ai eu du mal.

Sur TF1, j’ai zappé, peur de tomber sur l’abominable Victoria des neiges, qui me file de l’urticaire.

Sur RTL, mon Voocorder a refusé d’enregistrer, le vilain.

Sur France 2, j’ai tenu deux minutes et 41 secondes, tant les rires préenregistrées gâchaient tout l’effet rigolo des séquences.  Qui a eu cette lamentable idée ?

Enfin, sur La Une, j’ai ri comme  une baleine, surtout avec le mouton oublié durant des années, retrouvé noyé dans sa laine.  Drôle et émouvant à la fois, tout ce que j’aime.

Alors, pitié, pour l’an prochain, faites que Victoria soit zappée, que les rires préenregistrés disparaissent et que mon Voocorder arrêter ses grèves.  Merci.

19
déc

Quand la technique nuit au suspens

Vendredi c’était la finale de Koh Lanta.  THE finale.  ZE finale.  L’événement de l’année, que dis-je du siècle.  Qui allait gagner parmi les quatre survivants de cette aventure humaine, comme ils l’appellent. 

Cette année, j’ai pas de favori, pas de véritable coup de cœur, même si j’ai hurlé comme un damnée de joie quand Téhehurachaisplusquoi a gagné l’immunité et fait virer le petit parisien qui se la pète que j’aimais au début mais plus après non mais vilain pas beau.  Donc oui j’ai hurlé de joie, même que le rat était terrorisé.

Alors, pour cette finale, je le soutenais un tantinet, Téhéhuramachintruc, mais sans plus.

N’empêche que c’était le big suspens qui s’annonçait, le big stress de la mort qui tue la vie.

Mais vu que je suis rentrée tard d’une soirée pâtes-pastis-gâteau au chocolat, j’ai regardé en différé via mon Voocorder.  Genre il était 23 heures, si mes souvenirs sont bons.

L’épreuve d’orientation commence et rapidement Téhéhuratrucmuche trouve le couteau magique qui le qualifie pour les poteaux. 

Il revient joyeusement sur la plage, tandis que mon Voocorder commence à tomber malade : en dix secondes, il se met à me diffuser dix minutes en accéléré.  Un Voocorder TGV en quelque sorte.  Oui, bon, pas cool.  Surtout que dix minutes après, ben, toute l’épreuve d’orientation est finie et paf, on voit les candidats rassemblés et la miss belge éliminée.

Et le suspens de cette épreuve s’évapore d’un coup.

Snif.

Je décide de remettre mon enregistrement à zéro pour tenter de voir ces dix minutes zappées, et paf, en le coupant, je tombe sur le programme en direct et notre animateur chéri qui annonce « Téhéhura ou Gérard, qui gagnera ».  Tchu, même avant d’avoir vu les poteaux, vlà que j’ai le résultat.

Et le suspens de la seconde épreuve de partir en fumée.

Re-snif.

Je continue ensuite à regarder, bon gré mal gré, l’épreuve des poteaux, sans grande conviction.

Puis je m’endors.

Pour me réveiller pile quand Gérard est annoncé grand gagnant.

Et le suspens est définitivement mort de chez mort.

Re-re-snif.

Bon, c’est clair et net, la fée de la malédiction télévisuelle s’est penchée sur mon canapé ce vendredi soir.

23
nov

J’ai testé la call TV

L’autre jour, enfin l’autre nuit, je me réveille à 1 h du mat.  Parfois, j’ouvre un œil, je zieute le réveil et je replonge dans un gros gros dodo.  Mais l’autre nuit, ben il est 1 h du mat, et c’est comme s’il était 6 h, l’heure de me lever pour aller bosser.  Sauf que si je me lève pour aller bosser, ben il sera trop tôt, j’aurai pas de bus et c’est pas raisonnable.

Mais pas moyen de retourner dans les bras de Morphée, donc j’allume la télé.  Je sais, c’est très mauvais la télé dans une chambre, ça brise la libido du couple.  Mais bon, enfin, vous savez, quoi.

Je zappe : un concert sur France 2, une émission en hommage à Georges Brassens sur France 3, j’adopte.  Ah, ben ça fait trente ans qu’il est mort, Georges.  Ensuite, plus rien, alors je mate une énième rediffusion du JT, passionnant.  Ça ne m’assoupit pas, malheureusement.

A la fin du JT, je zappe à nouveau et je tombe sur la call TV de RTL TVI.  D’habitude, quand je repère ce micro-studio avec un énergumène mâle ou femelle qui s’agite pour racoler, je m’en vais rapido presto, mais là, mue par une pulsion d’autodestruction, je décide de regarder.

Il est 2 h et ça vient de commencer.

Le but du jeu, d’après l’animateur brun presque ténébreux qui présente (le pauvre, il a dû être vilain dans une vie antérieure pour hériter d’un tel karma), est de trouver 7 séries télé, qui rapporteront de 30 à 500 eur.  Pour ce faire, y’a un numéro surtaxé à 2 euros l’appel, et si je pige bien, faut appeler plein de fois pour avoir la chance d’être premier et de passer à l’antenne faire sa proposition. 

En bas de l’écran, quelques recommandations légales « règlement disponible sur www.rtl-tvi.be », « jouez avec modération », « interdit aux moins de 18 ans ».

Bien sûr, aucun indice, faut juste proposer des séries.  Euh, il existe combien de séries télé au monde depuis que la télé existe (c’est pour mes statistiques) ?  Bref, autant trouver une praline succulente dans un ballotin sans manon, mais ça ne semble pas décourager les insomniaques, puisque, dans le coin de l’écran, s’affiche le nombre d’appels en temps réel, qui oscille entre 4 et 21. 

Donc, avec 21 appels en attente, ça fait 1 chance sur 21.

 

 

Ça me rappelle ce concours-arnaque sur la RTBF, passque bon, je voudrais pas qu’on pense que je ne critique que RTL-TVI.  Donc le concours « gagnez deux coffrets la saison de The mentalist en envoyant un sms à 1 eur le sms envoyé et reçu maximum 2 eur » (enfin un truc du genre).  Vu que la saison compte 24 épisodes, diffusés par 2, si je joue chaque semaine, soit 12 fois, à 2 eur, je mise 24 eur pour peu de chances de gagner.  Autant mettre ces 24 eur sur le coffret.  Mais, outre ces statistiques, le plus ignobles c’est que la RTBF mette en jeu deux coffrets, soit une valeur de 34,99 eur x 2 sur Amazon.  Donc si 35 pigeons jouent, ops, remboursé.  Et je fais le pari que bien plus de 35 pigeons ont joué.

Arnaque, vous avez dit arnaque ?

Oui, arnaque, sans sur la Retebef que sur Eretéèlletévéi.

Mais je m’accroche, j’ai dit que je voulais tenter l’expérience, je tente.

Et je pensais que l’ennui profond allait m’endormir, et bien que nenni.  Je suis exaspérée, énervée, horripilée, de voir ces gens, pauvre pigeons insomniaques, téléphoner, encore et encore et encore.  Passqu’il y a les habitués, qu’on entend trois fois sur l’heure que dure l’émission, c’est dire s’ils appellent souvent, les pauvres.

Et c’est le défilé des séries télé, dont aucune ne fait bien sûr partie de la liste.  Zont été chercher des séries quasi inconnues, le seul pigeon qui remporte 50 eur (waw, mieux que l’Euromillions) gagne grâce à Docteur House.  Les autres séries sortent de nulle part, je le comprendrai lors de la révélation en fin d’émission (suspens suspens).

Et l’animateur de blablater durant de longues minutes, dans un monologue interminable qui déprimerait même le clown Zapata.  On doit lui souffler dans l’oreillette de faire traîner les choses, de ne prendre qu’un appel toutes les trois minutes.  A quoi bon, finalement, puisque les séries sont à la limite de l’impossible à trouver ?

Et il tente d’entamer des conversations avec les téléspectateurs.  Pas facile, certains provenant d’un milieu semblant vraiment défavorisé, ou alors ils sont tombés dans un premier sommeil, ou alors ils ont pris six somnifères, en vain, ou trois verres de Cognac, voire plus si affinités.  Et y’a même des néerlandophones, tant qu’à faire. My god, c’est pathétique.  Et le pompon est atteint lorsqu’une dame à la voix âgée propose Les feux de l’amour, ne gagne rien, mais tend ainsi le bâton pour se faire battre à l’animateur, qui l’interroge sur les derniers potins de la série.  Elle annonce la nouvelle du jour : Victor et Nicky ont rompu.  Le drame intersidéral.  Le brun pas ténébreux au mauvais karma prend ensuite un malin plaisir à se moquer d’elle, en répétant, genre vingt fois, « Nicky n’est plus avec Victor », d’une voix désespérée.

Et moi, qui pensais m’endormir lourdement au son de ces bêtises, j’ai juste envie de lui crier « mais ta gueule, t’as pas honte de gagner ta vie en arnaquant de pauvres gens ? ».  Et ma colère monte encore plus quand j’imagine les tarots télévisés, où le « pigeonnage » est similaire, si ce n’est qu’il profite encore plus de la détresse des gens, de leurs angoisses, de leurs peines.

Mais que font les superviseurs de chaînes télé, qui autorisent ces arnaques en bonne et due forme ?

Tchu.

08:04 Écrit par Anaïs dans Anaïs est une enfant de la TV | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : call tv, rtl tvi |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

22
nov

Joyeux Noël à tous !

Dingue comme le temps passe vite, nous vlà déjà à l’aube de Noël.

Ah bon, c’est pas le réveillon Noël ce soir ? 

Tiens, bizarre, car la Retebef diffuse « A la maison pour Noël », avec Virginie Effira, alors je croyais moi…

Suis-je bête, de nos jours, les fournitures de rentrée sont en magasin en juillet, les bonbons de Saint-Nicolas envahissent les rayons en octobre et les décos de Noël s’achètent dès le 2 novembre et sont soldées dès le 10 décembre.  Ça doit être because le réchauffement climatique, tout tourne à l’envers, même le calendrier.

Trêve des confiseurs de plaisanterie, ce soir je vais mater « Histoires en série », sur France 2, une émission dont j’avais beaucoup aimé le premier volet, sur les secrets, si mes souvenirs sont bons.  Ici, ce sera sur les ceusses qui ont tout perdu, notamment Philippe, qui a inspiré, enfin bien plus qu’inspiré, ce film absolument fabuleux : Intouchables.

Comment, vous pas encore l’avoir vu ?  Zou, filez immédiatement.  Je l’ai vu, moi, m’imaginant un film touchant et émotionnant au possible.  Il l’était, mais il était également drôlissime, ça faisait un bail que j’avais pas tant ri.  Et rire en se sentant envahi d’une émotion incroyable, c’est le top.  François Cluzet, que j’adore depuis toujours, y est fabuleux, de même que Omar Sy.  Un film à voir impérativement.

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J’ai vu aussi, dans la foulée, Mon pire cauchemar, avec Benoît Poelvoorde, Isabelle Huppert et Virginie Effira, encore, et j’ai été un tantinet déçue de ce film que j’avais loupé au FIFF, en VIP que je n’étais pas suffisamment.  Un film inégal, qui passe trop vite de la grosse comédie au sérieux, où Poelvoorde passe lui aussi trop vite du gros beauf au mec touchant.  Pas mal, parfois drôle, parfois mignonnet, mais pas transcendant.

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Et puis La couleur des sentiments aussi, titre initial The help, tiré d’un livre qui raconte l’histoire des bonnes noires dans l’Amérique des années 50-60, de la ségrégation qu’elles subissaient, de l’ignominie des femmes blanches, avec elles, mais aussi entre elles… et surtout de l’amitié entre noires et blanches, envers et contre tout.  Magnifique film. (Je vous mets l'affiche US, car j'adore la phrase du dessus, très représentative du film).

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Quant à Twilight, pas vu.  Adoré le premier, détesté le second, bof le troisième alors pour le quatrième, y’a pas le feu.

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21
nov

La peste de L’amour est dans le pré

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Elle a dit dans Ciné Revue « je ne suis pas une peste », et pourtant si, Geneviève est une vraie peste.

Déjà, elle a tout fait pour séduire Marc et évincer ses concurrentes, alors qu’il ne lui a jamais plu.  Elle avait d’ailleurs ratissé large en contactant plusieurs concurrents, « comme si que » la seule chose importante pour elle était de passer à la télé.  Argh.

En cerise sur le gâteau, ce séjour à l’étranger tourne au fiasco.

Morceaux choisis :

 « je regarde la fleur, elle est jolie… elle » (garce sans nom),

« tu n’es absolument pas mon genre d’homme » (ben ça on l’avait compris),

« n’hésite pas à poser des questions hein », sachant qu’il ne parle pas un mot d’anglais et est donc incapable de poser la moindre question (opération humiliation).

"T'as une grosse tête hein.  Comme ça je ne te vois plus", en lui posant une casquette sur la tête (et s'il la foutait à l'eau, ça nous ferait des vacances).

« Je voulais te faire le privilège de partir avec toi » (oufti, ça serre pas trop, là-haut ?)

Elle prend un malin plaisir à critiquer tout ce que fait ce pauvre Marc : mettre ses coudes sur la table, son manque d'éducation (et rabaisser autrui, c'est pas un manque d'éducation des fois ?) mettre des chaussettes avec des sandalettes (même si c’est vrai que c’est moche, qu'elle lui foute la paix), bref remettre en cause tout ce qu’il est, dit et fait, sa nature profonde.

Et puis paraît qu'elle a mis son adresse mail sur un Tshirt avec "contactez-moi" (bonjour l'affront), j'avais pas vu, trop occupée à réfreiner mes envies de lui flanquer une tarte virtuelle.

Je n’ai qu’une chose à dire, cette Geneviève est ignoble.

Et puis moi, mon bon-papa, il avait les ongles noirs, mais le coeur plein d'amour, et c'était pour nous préparer de bons légumes de son jardin, voilà.  Geneviève, elle a pas les ongles noirs, mais c'est son âme qui est noire.  Tchu.

D’un autre côté, la prétendante du gentil Ben n’est pas très cool non plus, elle râle sur tout, n’apprécie pas ses vacances, veut rentrer, trouve les pâtisseries trop grasses, la file trop longue.

Et puis le premier homo de l’émission, qui préfère son pc et son gsm à son gentil prétendant, y’a des baffes qui devraient se perdre.  

Heureusement, dans l’histoire, Anne-Michèle et son chéri Christophe sortent du lot, de l’amour plein les yeux, des déclarations plein la bouche, c’est trop mimi.  So romantic, so émotionning.

18
nov

L’amour est aveugle a trouvé son naze de la saison

On l’attendait depuis quelques épisodes : le cas.  Bien sûr, à chaque épisode ses cas, mais jusqu’à ce jour, c’était des « sous-cas ».  Ici, voilà le vrai cas, le naze absolu.

Morceaux choisis :

« Ce que j’aime en moi, c’est ma troisième jambe ».  Subtil, très subtil.

« Moi, la fille, je veux entrer en elle, enfin si affinités », rire gras.  Très très très subtil.

« Celle-là, elle est charpentée », dit-il après avoir allègrement palpé son popotin et sa poitrine, seul leitmotiv de sa présence sur le jeu, c’est clair comme un pif au milieu d’une tête à claques, « très bien pour tac tac un soir, mais pas pour la vie ».  Comble de la subtilité.  J’ignorais qu’on choisissait sa copine sur le volume de son fessier.  Sur son visage, son caractère, sa douceur, son intelligence, son allure générale, ok, mais l’éliminer because son cul, allons, sérieusement, d’un autre côté ça ferait un cul inversement proportionnel à un QI, alors elle a rien perdu, la fille.

"Femme qui rit dans mon lit, elle m'a fait beaucoup d'effet, j'ai sorti mon côté animal, bestial".  Non mais ça va hein, on a pigé ce que tu cherchais, n'insiste pas, tu es animal et bestial au naturel.

 

(A la demande de Julien de la première saison de L'amour est aveugle, les propos le concernant ont été supprimés).

 

7
nov

Regarder TF1 est-il dangereux pour ma santé mentale ?

Je commence sérieusement à m’interroger, après avoir regardé une cassette vidéo sur laquel j’avais enregistré l’intégralité de la soirée de vendredi sur TF1.

Ça commence avec Koh-Lanta où, après le départ de l’abominable Maxime des neiges de Belgique, je m’attends à m’ennuyer ferme.  J’avais oublié l’existence des colliers d’immunité et leur fonctionnement, que j’avais mal pigé.  Ainsi, celui qui a le collier voit annuler les votes contre lui, au détriment de la personne arrivant en seconde position. Moi je pensais que les candidats revotaient.  Mais là, au lieu de revoter pour un autre membre de l’équipe maudite car en sous-nombre, clair que c’est un membre de l’équipe adverse qui va sauter.  Je ne me sens plus d’excitation à l’idée de voir Olivier décamper, et me réjouir autant me fait me dire que je deviens aussi mauvaise que Maxime, ma parole.  Le pire, c’est que j’aime ça, les engueulades sur l’île, les mesquineries, les alliances et les trahisons.

Ensuite, revoilà L’amour est aveugle et son lot de candidats qui veulent tous prouver qu’ils peuvent être aimés pour autre chose que leur beauté.  Pour leur modestie, peut-être ?  Chais pas vous mais moi, chaque fois que je vois surgir le quatrième mec ou la quatrième meuf, ceux censés incarner la beauté fatale et à laquelle on ne résiste pas, ben je les trouve pas top.  Bien souvent, je préfère les candidats « classiques ».  En plus, cela fausse la donne, car tout le monde sait que les derniers arrivés sont censés être beaux, donc bonjour le non respect du principe de l’amour aveugle.  Enfin soit.  Hier, par exemple, je trouvais la petite jeune qui craquait pour le super beau je veux je veux je veux papa de deux enfants vachement plus craquante que Shérazade, oh que oui.  Petite jeune mignonne, mais débile, car ayant refusé ce jeune papa so mignon so super beau je veux je veux je veux et so fou de sa petite famille, si c’est pas craquant ça, je vous le demande, keske c’est.  Ajoutez à cela un débile à la recherche du sosie de sa mère, une femme qui ne devra pas refuser de cuisiner et repasser, précise-t-il.  Ensuite, il insulte presque la candidate qui l’élimine, la traitant de vieille (non mais, goujat) et ajoute que de toute façon il ne l’aurait pas présentée à maman, et la boucle est bouclée.  Je lui conseille d’épouser maman, ce sera plus simple.  Ah la la, heureusement que, parmi cette faune uniquement soucieuse de son image se cachent quelques perles rares, qui me rassurent sur la race humaine.

Enfin, le hasard fait que, après L’amour est aveugle, je découvre Confessions intimes. Tiens, ça faisait un bail.  Enième rediffusion ?  Chais pas, mais le premier reportage est stupéfiant.  On y découvre une sorte de sorcière de la maniaquerie, qui hurle 24 heures sur 24 sur son pauvre mec, hurlements entrecoupés d’insultes, c’est plus mieux.  Chaque matin, après son ménage, il est contrôlé, notamment quant à la symétrie des coussins sur le canapé.  Siiiii, je vous jure.  Et elle de hurler de plus belle s’ils sont de travers.  Et de hurler à nouveau car le tube de je sais pas quoi, qu’elle avait rangé droit dans le placard, se retrouve couché par un malheureux concours de circonstances. Non mais sérieux, rassurez-moi, ce sont des acteurs hein ?  Non.  Bon.  J’abandonne cette émission, le premier reportage m’ayant suffi, et me rassure en me disant que, jeudi prochain, Koh Lanta is back, et vendredi, c’est le tour de L’amour est aveugle. 

TF1 est sans doute dangereuse pour ma santé mentale, tant pis, je cours le risque, j’aime trop ça.

25
oct

Je deviens Schtroumpfement Tintin, oups, zinzin, pas vous ?

Il y a quelques semaines, au bureau, moment d’horreur, pire que les pires scènes de Shining, Le silence des agneaux et Scream réunis : ma collègue sans surnom se met à fredonner les Schtroumpfs.  Pas les paroles, non, mais je reconnais l’air de « la la la schtroumpf la la, viens schtroumpfer en cœur, la la la schtroumpf la la, ça te portera bonheur (ne te laisse pas abattre c’est pas compliqué, pour être heureux comme quatre il suffit de schtroumpfer) ».

Horreur et putréfaction.

Je vais vous le dire tout de go : je n’en peux schtroumpfement plus.

Ça a commencé y’a trois ans, tout en douceur, avec l’album Panini proposé par Delhaize.  Que du bonheur.  Avec Mostek, on délirait grave sur nos petits Schtroumpfs, collés à la sueur de nos fronts dans nos jolis albums.  Même que le mien est complet grâce à vous, chers lecteurs, qui m’avez envoyé si gentiment vos doubles, dont j’ai ensuite fait profiter mes petits voisins, mes neveux, mes nièces, le labrador du coin de la rue et le facteur.  Le bonheur je vous dis.

Puis, après une longue période d’accalmie, avec l’arrivée de ces étranges Schtroumpfs new-yorkais aussi bleus qu’un lagon, ce fut la folie furieuse.

Pas moyen de regarder où que ce soit sans voir le coloris typique de ces petits êtres bleus qui sont toujours heureux (nous sommes les petits Schtroumpfs, vous avez dit les Schtroumpfs ?)

Dans mon supermarché à l’emblème du lion, outre les petits Schtroumpfs que l’on a reçu en achetant ceci ou cela (vous le savez, j’ai résisté tant bien que mal pour finalement craquer et vouloir moi aussi ma collection de Schtroumpfs), on peut maintenant offrir à ses marmots de la mayonnaise Schtroumpf, du ketchup Schtroumpf et toutes sortes de trucs Schtroumfs qui n’ont de Schtroumpf que le nom, car rien de bleu à l’horizon.

Une newsletter de recettes (je jure devant dieu et devant mon intégrale de Sex & the City que je ne me suis pas abonnée à cette newsletter), me propose le tiramisu Schtroumpf, à base de Curaçao.

Je ne sais plus quel fabriquant de chocolats de luxe a proposé ses boîtes Schtroumfs (Neuhaus, je crois bien).

Même au bureau, les fournisseurs m’ont proposé de recevoir une valisette schtroumpfement gourmande remplie de biscuits Schtroumpfs.

Je vous le dis, ce fut l’invasion claire et brutale.  Pire que les extra-terrestres, ces petits Schtroumpfs.

Mais petits Schtroumpfs attention (la la la la) rentrez dans vos maisons (la la la la), car si vous continuez à me harcelez de la sorte, je vous envoie Gargamel, na.

Et puis, depuis quelques jours, nouvel enfer avec l’invasion de Tintin et Milou (comme le chantait Chantal Goya.

Moi, j’avais oublié qu’après les Schtroumpfs, les States nous préparaient une nouvelle blague belge avec cette adaptation.  Mais, avec le tintouin (et non le tintin) qu’on fait autour, ça m’est revenu à l’esprit.

Déjà, les abribus sont placardés d’affiches.

Puis les newsletters de la presse m’ont bassinée avec l’avant-première mondiale à Bruxelles ma bonne Dame, excusez du peu.

Sans oublier le scandale de ce pauvre restaurateur contraint d’enlever toute sa déco Tintin par les ponts de Moulinsart.  Si ce n’était pas pathétique, ce serait drôle, d’autant qu’il paraît qu’un tenancier de friterie, appelée « Chez Tintin », because c’est son surnom, a dû lui aussi changer de nom (info ou intox ?).

Et dans les supermarchés, ça commence, j’ai déjà repéré les boîtes de biscuits Tintin en tête de gondole.

Vont bien sûr suivre un tas de trucs que je n’ose imaginer : croquettes pour chien, figurines, déco, collections et j’en passe.

J’adore les Schtroumpfs, mais j’ai pas vu le film.

J’ai jamais aimé Tintin, alors j’irai pas voir le film.

Vous me raconterez ?

PS : ce billet fut un enfer, zavez déjà écrit Schtroumpf plein de fois vous, l’enfer je vous dis.

Allez, tous en choeur :

 

22
oct

La phrase culte du jour (made by L'amour est aveugle)

Nous connaissions déjà l'incontournable "je vous emmerde avec un grand A", made by Secret Story.

Voici la nouveauté du jour, enfin d'hier soir "j'espère rencontrer la femme avec un grand A", made by L'amour et aveugle.

Je n'ai qu'une chose à dire :

Ah ah ah ah ah.

Avec un grand A.

PS 1 : second ah ah ah en prêtant l'oreille pour entendre "elle doit avoir un côté asiatique, euraniaise ou je sais pas".  Trop bon.  Comment définir une euraniaise ?  Eurasienne ayant perdu quelques neurones à la naissance ?

PS 3 : troisième ah ah ah avec "j'aime pas la calvitie de là", en montrant la tête.  Oh oh oh, y'a des calvities d'ailleurs que la tête, ma bonne Dame ?

12
oct

Le rire est dans le pré

La troisième saison de L’amour est dans le pré, made in Belgium, nous a réservé son lot de surprise, comme chaque année.

Y’a deux ans, y’avait la fameuse pelle de ghislain, trop délirante, qu’on avait maté six fois d’affilée avec Mostek, au bureau (durant notre temps de midi hein), en riant comme des baleines ayant fumé de l’herbe.

L’an dernier, y’avait quelqu’un que j’ai connu dans les candidats, top délire mégalo de découvrir une connaissance comme ça, stupéfaite que j’étais, on a fait marcher le téléphone arabe toute la soirée entre copines.

Et cette année, y’a du lourd, du très lourd.

Y’a d’abord cette première discussion :

- Tu es déjà passé à la télé ?

- Oui

- C’était pour quoi ?

- Aux assises, j’ai pété un câble contre mon patron un jour, et je l’ai tué.

 

Et cette seconde :

- Tu aimes quoi en moi ?

- Oh, beaucoup de choses.  J’aime beaucoup ton chien.

 

Euh, keski est mieux, avoir un prétendant qui aime mon chien, ou un prétendant assassin ?

Je me tâte…

 

Allez, en attendant les prochaines émissions, je vous remets la pelle de Ghislain, et une petite tranche de rire à l’œil, une.

Et puis la confession intime du jour 


Un tueur dans l'Amour est dans le pré belge par Spi0n

17
sep

La tête à claques de Koh Lanta est belge

Argh, la honte intersidérale, déjà que les belges envahissent Secret Story, les voilà maintenant sur Koh Lanta, et pour le coup, zont pas choisi n’importe qui…

Zont choisi Maxime, 20 ans, celui qui se trouve séduisant,  très intelligent, parfait, marrant et tout et tout, et qui, en guise de modeste conclusion, précise « j’ai beaucoup plus de mal à trouver mes défauts que mes qualités ».

Euh, attends, je t’aide : narcissique, vantard, susceptible, imbu de lui-même, n’ayant aucune peur que le ridicule ne le tue (heureusement pour lui).

Alors bon, je récapèpète :

- séduisant : euh, pour les gamines prépubères, peut-être, pas pour moi, moi je préfère de loin Benoît, rhaaaa, Benoît.

- très intelligent : pas sûre, commencer une telle stratégie, c’est à coup sûr se faire repérer un jour et être viré illico presto, le temps le dira

- marrant : clair qu’il me fait mourir de rire, mais bien malgré lui

- parfait : ah ah ah, qu’ajouter à cela, je vous le disais qu’il me fait mourir de rire

Bref, on dirait un Michael Vendetta à la belge, et encore, quand je compare, j’adoooore Michael Vendetta.

Mais bon finalement, tout se comprend lorsqu’un apprend qu’il et étudiant en sciences politiques, titchu.  La totale.  Une vraie blague belge, ça.

A découvrir !

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10:56 Écrit par Anaïs dans Anaïs est une enfant de la TV | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : koh lanta, tf1, maxime |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

5
sep

Quatre mariages, une lune de miel et un bébé, avec un détour par Secret Story et Master Chef

 

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TF1 se lance en ce moment dans les émissions à caractère très très familial.  Un peu « comme si que » la chaîne voulait séduire la ménagère de moins de cinquante ans. 

Passque déjà, ils avaient annoncé que Secret Story serait plus familial.  Et ça l’est : plus de scènes sous la douche, interdiction de fumer devant la caméra, interdiction de prononcer les mots tabous tels cigarette, alcool, boire, se saouler… sans oublier les classiques putain, bordel, merde, salope, pétasse, lesquels sont remplacés par des biiiiiiiiiiip stridents.  Et bien sûr, les candidats ne peuvent plus fumer devant la caméra (tchu je radote je l'ai déjà dit plus haut).  Ce qui les rend vachement agressifs je trouve, pas vous ?

Ensuite, ils ont annoncé que Master Chef serait plus cool.  Exit la froideur de Carole Rousseau. Exit l’agressivité des chefs, prenant plus de plaisir à humilier les candidats qu’à déguster leurs préparations.  Ça en devient du coup totalement guimauve, surtout avec les chefs qui n’engueulent plus personne.  Ainsi, au lieu d’entendre, par exemple, « c’est quoi cette merde que vous nous proposez, il vous a fallu une heure pour préparer ça ? » on a droit à « puis-je me permettre d’oser vous signaler que votre préparation semble un tout léger petit tantinet simpliste, au risque d’outrer votre majesté ».  Soporifique.  Quant à Carole, je ne vois aucun changement, toujours aussi glaçon, non ?

Mais c’est surtout avec ses deux nouvelles émissions que TF1 se la joue proche du peuple et de ses préoccupations principales : l’amour et les bébés. 

Babyboom est soi-disant une téléréalité durant laquelle pas moins de 7867 caméras filment, 24h/24, la vie d’une maternité.  Oui, bon, rien de neuf sous le soleil, des émissions de ce type, j’en ai vu treize à la douzaine.  Mais j’aime.  C’est vivant, c’est spontané, c’est drôle, c’est émouvant.  Du futur papa au côté groseille très prépondérant, qui appellera sa gamine Brenda (tapez 1), Jenifer (tapez 2) ou Kevinette (tapez 3) au couple hyper catho qui donne à son enfant un prénom étant celui d’un des premiers chevaliers parti en croisade (alias Tancrède), en passant par l’évanouissement du futur papa qui en entendra parler toute sa vie et par les ragots d’infirmières et de médecins, on en a totalement pour son argent, enfin pour sa redevance Voo.  Le pire, c’est que chaque fois que les futures mamans se mettent à pousser, ben je me surprends à pousser avec.  Vlà que je vais me faire des rides, titchu.  A voir sur TF1 le mardi soir ou sur AB3 le dimanche soir, je vous le conseille vivement, captivant, et fou rires et larmichettes garantis.

Mais le top du top, le soddum du soddum, comme dirait l’autre (private joke), c’est Quatre mariages et une lune de miel.  Une sorte de Dîner presque parfait, version wedding.  Quatre futures mariées s’invitent mutuellement à assister à leur cérémonie, réception, soirée dansante… puis se jugent mutuellement.  Enfin, juger est sans doute un mot trop gentil pour qualifier cette façon qu’elles ont de se démolir et de s’écraser les unes les autres comme des insectes nuisibles qu’elles ne sont pas.   Dans ce genre de jeu, peut-on attribuer une note sincèrement haute à une concurrente, sachant qu’elle risque de vous faire perdre (la note, pas la concurrente, même si c’est kif kif bourricot) ?  Vous comprendre ce que moi vouloir dire ?  Clair qu’à donner des 8/20 systématiquement, on fait baisser la moyenne, et augmenter ses chances de gagner, vous suivre ?

Et comme elles ne sont que quatre, et non cinq, cf Un dîner presque parfait, et bien le dernier jour, chacune visualise son propre mariage et les commentaires de ses ex-amies.  Drôlissime de méchanceté.

Le sadisme de TF1 veut que le coût des mariages soit indiqué.  Jusqu’à présent ça oscille entre 6000 et près de 50000 euros (ou 40000 je ne sais plus).  J’en revenais pas ! 40000 euros pour avoir 75 % de chances de divorcer, non mais sérieux, sont fous.  Je suis mauvaise ?  Même pas, simple question de statistiques.   Bien sûr, pas très équitable de comparer des mariages ayant de telles différences budgétaires, mais l’argent n’est pas toujours synonymes de bon goût… même si jusqu’à présent, pour ma part, ce fut le cas, les mariages friqués rimant avec glamour, bonne bouffe et jolie déco, certains mariages au rabais (mais pas tous, y’a vraiment eu du tout mignon dans le tout bon marché) rimant avec buffets bof bof, striptease pas glamour et déco surchargée.

Deux semaines déjà que cette émission a commencé et je m’amuse comme une petite folle. 

J’ai déjà ri comme une dingue en :

- découvrant qu’une candidate avait non seulement un « wedding planner », qui devient apparemment fort à la mode même en Europe, mais surtout une « dame de compagnie » - euh, ça existe encore ça, les dames de compagnie ?  Si oui, j’en veux bien une, qui me fera mon repassage, ma bouffe et mon ménage – j’appelle ça une bonne à tout faire, mais si elle préfère être appelée dame de compagnie, pas de souci.

- assistant à des drames dramatiquement dramatiques : le gâteau non livré because boulangerie fermée, l’envol de ballons foireux because ballons non détachés, la madame censée lâcher les cinquante colombes qui oublie de venir, le gâteau en glace qu’on oublie de mettre au congel et qui a sa sortie s’est transformé en bouillie colorée (trois de ces drames se rapportant à une seule et unique mariée, qui en plus était une vraie charogne avec les autres).

- entendant « elle avait tout, une énorme robe à volants, des gants, des bijoux, un voile, un diadème… », imaginant que suivrait un « my god, trop trop trop chargé », alors qu’a suivi un « magnifique, c’était parfait » - j’en ai eu la nausée, moi, mais c’est peut-être à force de regarder Babyboom, qui sait…

- voyant une représentante en robes de mariée arriver dans une robe dix fois trop large, qui risquait de laisser s’échapper un sein à chaque pas (clair que ça aurait boosté l’audience).

- découvrant les critiques sur une déco trop minimaliste car dénuée de ballons, de colombes, de volants, de tulles et j’en passe… bon cette fois, c’est sûr, je reviens, je vais vomir.

Et j’en passe.  Ça vaut le détour, je vous le conseille, sur TF1, chaque jour de semaine à 17h25.

Le plus drôle étant bien sûr la mesquinerie stupéfiante avec laquelle les candidates se tirent dans les pattes, en coulisses, alors qu’en face de la mariée, elles y vont de leurs plus grands sourires.  Trop fun, je me croirais au bureau, des fois.

Malgré tout, par moment, ben tout ça m’a donné des envies d’amour, de mariage et de bébé, même si, clairement, en ce moment, je suis partie pour n’avoir aucun des trois, bisque bisque rage.

Suggestion pour les prochaines émissions de ce type : « Un bébé presque parfait » ou « Quatre langes et un couffin ».  Où les jeunes mamans jugeront : la chambre du petit (dont les côtés kitsch devraient souvent nous faire mourir de rire), les futures fringues du petit (idem niveau kitch, saupoudré du côté « j’expose mon fric dans les fringues de mon gamin, exclusivement Baby Dior » ou « toute ma layette est tricotée main en rose pâle pour ma petiote »), l’accouchement (avec ou sans péridurale, pour gagner des points, avec ou sans coupage de cordon, avec ou sans papa, avec ou sans hurlements…) et enfin le petit proprement dit (passque parfois, les bébés, keske c’est moche, même si personne n’ose le dire, là, enfin elles se lâcheraient sur les oreilles décollées, le nez énorme, l’œil bovin ou la bouche en cul de poule).  Ah ben oui, ça pourrait être super marrant ça, comme concept, non ?

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1
aoû

Ce souar à la Retebef

Enfin sur La une, comme on doit l'appeler désormais (tchu, c'te manie de changer les noms des chaînes, ça me saoule) :

Ensemble c'est tout

A voir et à revoir, mmhhhhhh.

J'en avais parlé ici.

Et j'avais parlé du bouquin ici.

Que du bonheur que tout ça, alors moi, perso, même si je l'ai vu vingt fois et que je l'ai en DVD, ben je le materai à nouveau ce soir, passqu'on a beau dire, les DVD c'est bien, mais voir un film quand il passe, ben c'est encore mieux, me demandez pas pourquoi, c'est ainsi.

Et sinon, du beau film à me conseiller en ce moment, ou du beau livre ?  Passque comme le Renard, en ce moment, "je m'ennuie donc un peu*"...

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*Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m'ennuie donc un peu. Mais, si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde ! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste ! Mais tu as des cheveux couleur d'or. Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé ! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé...

18
jui

Suis-je vaccinée ad vitam contre les fastfoods ?

J’ai maté Envoyé spécial l’autre jour, sur les fastfoods.  Ça n’a pas redoré le blason des Quick et autres Mac Do, après le décès de cet ado il y a quelques mois, suite apparemment à une contamination des sols.

Et le lendemain, savoir hier, après une petite marche bouffe-calories because grève des bus, je me suis offert un menu ok au Quick.

C’est nin gros un menu ok.  D’habitude, c’est juste bon pour moi.

Mais là, j’ai laissé la fin de mon cheeseburger d’été ou truc du genre et la moitié de mes frites.

Chais pas si c’est because le cheeseburger d’été, j’aimais pas trop (a-t-on idée de dire oui à un truc plein de sauce poivron quand on n’adore pas les poivrons), ou cette émission durant laquelle j’ai découvert que dans les fastfoods :

- on « nettoie » un instrument tombé sur le sol en le plongeant dans la graisse de cuisson

- on utilise de la graisse de cuisson noire

- on frit des bouts de poulet vert

- on recycle les salades en changeant les dates d’expiration

- on vend des hamburgers vieux de deux heures

- on nettoie les chiottes puis on cuit de la bidoche, sans se laver les mains entre les deux opérations

- sans oublier tout ce qu’on n’a pas vu…

Ça m’a rappelé que la dernière fois que je suis allée au Quick, avec Mostek, j’avais été dégoûtée de remarquer combien mes pauvres pieds collaient au sol, devant la caisse, et idem aux WC.  

Je me dis pourtant que c’est dans beaucoup d’endroits comme cela, même pire parfois.  Je me dis aussi, après avoir vu cette émission où on croit manger du « fait maison » alors que c’est de l’industriel sous vide réchauffé au bain-marie, qu’au moins les fastfoods ne nous mentent pas sur ce qu’on mange.

Mais ça ne m’a pas goûté, ce menu ok.

Alors, en rentrant, je me suis préparé une petite sauce à base de crème fraîche, de philadelphia thym miel, de ciboulette fraîche et d’un peu d’ail, dont j’ai nappé des pâtes fraîches mezzalune Buitoni, nouveauté en rayon, farcies de champignons.  C’était succulent.  Avec quelques champignons frais en bonus, ça aurait été nirvanesque.  J'y songerai next time. Ces nouvelles pâtes, plus chères que les Buitoni habituelles, me semblent bien meilleures, faut l’avouer.  Trop delicious, que c’était.

En dessert, une mousse au chocolat Côte d’or faite par bibi.

Voilà, ça, c’était bon.  Calorique, mais bon.

Comme quoi, rien ne vaut la bonne cuisine maison de la Mère Anaïs.

22
mai

Moment nostalgique : une voix en or

J'ai entamé un rangement de ma chambre, toujours un chouia sinistré après l'épisode "déménageons le brol de la cuisine durant les travaux", passque j'envisage d'y mettre un placard pour ranger mes kilos de fringues au mieux.  Et vu que le môssieur vient cette semaine pour le devis, pas le choix.  J'ai retrouvé, rangeant mes cd ayant émigré du living à la chambre, la BO d'Une voix en or.

Vous connaissez ?

Une télésuite que j'ai d'ailleurs sur cassette vidéo et que je ferais bien de regarder avant que mon magnéto ne me lache.  Et que je tente de graver sur DVD, ça serait cool... reste à acheter un graveur DVD / magnétoscope, ma bonne dame.

Qué souvenir que cette télésuite que j'avais adooooorée.  Cucul ?  Oui, un peu, mais j'aime le cucultisme, vous le savez.

Depuis hier donc, j'écoute le CD en boucle.

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21
mai

Rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa… (attention billet avec des morceaux de spoiler de The good wife dedans)

Ça y est.

Je l’ai vu.

The season finale of The good wife.

Diffusé mardi aux states.

Bien sûr, j’ai pas su attendre que les sous-titres français soient dispo.  Alors je l’ai regardé dès mercredi en VO.  A force de regarder du VOSTF, à force d’entendre baragouiner english, allais-je être cap de mieux piger ?

Pas gagné.  J’ai compris l’essentiel, mais manqué les détails du procès.

Mais que soit, c’était pas le but.

Le but de mon empressement était, bien sûr, de voir les cinq dernières minutes.

Celles où, enfin, après deux saisons, ça y eeeeeeeeeeeesssssssssssssssstttttttttttt.

Et voilà, en effet, ça y est.  Alicia et Will.  Enfin.  Tchu, ce fut long.  Et quand c’est long, c’est bon.  L’attente rend ça bon.

J’ai juste eu un léger stuuut. Après 40 minutes de procès, juste au moment où, enfin, ça va se produire, où ils sont déjà dans l’ascenseur, n’osant se regarder, mais où on sait que c’est pour tout bientôt, paf, mon portable s’éteint.  Il m’avait plus fait le coup depuis la Noël, le filou, et là, juste au moment fatidique, il me la joue « the end » avant « the end ».

Me suis précipitée vers mon pc normal pour voir les trois dernières minutes, non mais.

Et j’ai aimé.

Il m’aura fallu trois visions pour réaliser que cette chanson magnifique qui accompagne cette scène magnifique, je la connaissais, vu que c’était du Mika.  Magnifique choix. 

Et aujourd’hui, j’ai tout de même regardé la VOSTF, pour mieux comprendre quelques subtilités loupées en langue de Shakespeare… et pour retarder à nouveau la dernière scène, re-rhaaaaaaaaaaaaaa.

Bon ben cette fois, plus le choix, faudra attendre la rentrée pour la suite…

 

13:40 Écrit par Anaïs dans Anaïs est une enfant de la TV | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : the good wife, mika |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

16
mai

Hé ben, ça sty rat’ !

L’occasion pour moi de placer cette expression que j’ai entendue de ma « collègue sans surnom » (qui à mon avis n’en aura jamais, et finalement, ça lui fait un surnom, de s’appeler sans surnom, non ?) : ça sty rat’.  Bien sûr, j’ignore comment l’écrire, vu que je n’ai jamais fait que l’entendre, cette expression.  Expression de mon enfance, que je n’avais jamais entendue ailleurs que là, durant mon enfance.

Bref, c’était juste pour la placer… parce que ça sty rat’ (ça a été vite), la façon dont l’affaire DSK a remplacé l’affaire Michelle Martin.  Et ça me rappelle à quel point on parle si peu de Fukushima, voire plus du tout, alors que ça doit bien continuer à merder, là-bas, non ?  C’est la vie, une actu en remplace une autre…

Et cette info, elle me rappelle la série dont je suis raide dingue en ce moment : The good wife.  Vous connaissez ?  J’aime j’adore.  Même qu’il y a l’ex Carol Hattaway d’Urgences dedans (mais si, celle qui épousait Georges Clooney), et même qu’il y a de vrais morceaux de l’ex Mister Big dedans, dans le rôle du vilain pas beau.  J’en suis dingue, de cette série.  Dingue au point que, après avoir vu le dernier épisode de la saison sur RTL, l’autre vendredi, j’ai sauté sur mon pc comme une puce sur un bobtail pour voir si la seconde saison était dispo, et oui, elle l’était.  Impossible pour moi d’attendre, alors, à 23h, j’ai réussi à mater trois épisodes.  Puis les 17 suivants en une semaine à peine.  Et là, il en manque un, le dernier, « the season finale », qui passe demain soir aux States, et je meurs d’impatience.  Comme disent les américains, I can’t wait.  L’enfer.  J’ai regardé dix fois le teasers, en tremblant d’émotion.  Je sais, à mon âge, c’est déconner.  Mais j’assume.  Bref, vivement vivement vivement que ça passe.  Vivement vivement vivement demain.  Vivement vivement vivement la traduction.  Ensuite, après ce 23e épisode, je me lamenterai sur l’attente à venir, snif et re-snif.

Vous allez me dire, quel lien entre DSK et The good wife ?

Ben les explications intéressantes qui me permettent enfin de mieux comprendre les différences entre la justice américaine et celle de Belgique.  Là-bas, peu de préventive, mais des cautions qui permettent de sortir en attendant le procès.  Là-bas, les policiers et le juge d’instruction enquêtent à charge, les avocats et des enquêteurs privés enquêtent à décharge, alors qu’ici policiers et juge d’instruction enquêtent à charge et à décharge.  Là-bas, pas de robe noire à bavette blanche.  Là-bas, le jury populaire est constitué immédiatement, dans les premiers jours de la comparution, bien avant le procès.  Là-bas, si on plaide innocent, on passe au tribunal, si on plaide couplable, on négocie un arrangement.  Bon, tout ça, j’avais cru le comprendre, depuis les années où des séries américaines montrent des tribunaux, mais l’actualité permet de le confirmer au mieux, de l’expliquer clairement.  Enfin enfin enfin, je comprends mieux ce que Kalinda fait dans le cabinet d’Alicia et pourquoi Cary est devenu leur ennemi juré. Merci l’actu !

Alors, vivement demain, titchu.

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