19
jan

J’ai testé Venteexclusive.com

Il y a quelques mois, j’ai testé Vente exclusive, un site belge de vente par correspondance de produits à prix réduits, comme il en existe des tas.  Le concept : une mise en vente à jour fixe d’un certain nombre de produits, souvent très limité, de grandes marques, à prix défiant toute concurrence.


Bon, ne rêvez pas, y’a pas de miracle.


Vous y trouverez genre un sac Delvaux à 1000 euros au lieu de 1600, ce qui reste totalement hors de portée pour la plupart des quidams dont je fais partie.  Mais on peut y trouver aussi des produits plus abordables, comme des montres Esprit de collections plus anciennes, des sacs Calvin Klein relativement bon marché ou des bijoux.


Et c’est un bijou que je me suis offert sur Vente exclusive : une bague en argent et djamant, le djamant étant l’équivalent populaire du diamant, savoir une imitation en zirconium.
Mais elle était du plus bel effet, ma bague en djamant et argent, très jolie, très classe et en trois partie.  Vraiment jolie.  Le tout pour la modique somme de 90 euros + frais de port, tout de même hein.  Et il s’agit là du prix réduit.  


Pour 90 euros donc, j’espérais avoir de la qualité, ma bonne Dame.


Je commande ma bague, que je reçois quelques semaines plus tard.  Y’a pas le feu au lac, et c’est bien renseigné sur le site, les objets partiront du dépôt à partir de telle ou telle date.  Ma jolie bague est bien protégée dans son emballage, et la déception n’est pas de mise lorsque j’ouvre mon petit colis : elle me va à ravir.  Faut dire que j’ai des mains sublimes, ce qui aide (je rigoooole, mais il est vrai que mes mains sont ce qu’il y a de moins moche en moi, je me les ferais bien greffer sur le visage, si ce n’était pas si peu pratique).


Je me la pète donc quelques jours avec ma nouvelle bague, faisant baver d’envie certaines personnes qui m’interrogent d’un « ce sont de vrais diamants ? », l’œil jaloux, la bouche tordue par la bave qui en dégouline.
Elle est du plus bel effet je vous dis.


Jusqu’à ce qu’un djamant se fasse la belle.


Tchu.


Ça, c’est pas cool, une bague à 90 euros à usage quasi unique, chuis pas d’accord.  J’avais testé, avec une amie, un jour, la bague à usage vraiment unique : elle l’achète un jour, la met le lendemain, nous l’essayons à plusieurs, paf, elle est foutue.  Mais c’était de la bague à quelques euros, même si ça ne justifie pas la piètre qualité.  Mais là, 90 euros, de l’argent, des djamants, je dis non.


Et je l’écris à Vente exclusive, qui me propose une réparation, si j’ai l’obligeance de renvoyer ma bague.


J’ai l’obligeance.


Et je renvoie.


Par recommandé, même si ce n’est pas exigé, car j’ai moyennement confiance en la posss’ belch’, une fois.


Et puis j’attends.


J’attends.


J’attends.


J’attends.


J’attends.

J’attends.

J’attends.

J’attends.

J’attends.

J’attends.

J’attends.

J’attends.

Jusqu’à en avoir marre d’attendre.

Alors je m’enquiers de l’hospitalisation de ma bague : quel est le diagnostic ? le pronostic vital est-il engagé ?  que disent les constantes ? faut-il opérer ?  Docteur Mamour est-il prêt à intervenir d’urgence ?

Et la réponse de Vente exclusive me stupéfie de stupéfaction stupéfiante : « ben ma bonne Dame, on n’a pas votre bague ».

« Commeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeent, zavez pas reçu mon recommandé ?  Pourtant il est pas reviendu, et un recommandé qui revient pas, ben c’est qu’il est arrivé, CQFD ».

« Si, on l’a probablement reçu, mais on l’a perdu, et ce n’est pas une blague belge.  Donc on a perdu votre bague, heure du décès 23h04, toute réparation est impossible, le remplacement aussi, au revoir au revoir Miss Valente, merci d’être venue ».

De deux choses l’une, soit Vente exclusive est noyé sous les recommandés, genre 1000 par jour, ce qui justifie cette perte et laisse supposer que les réclamations vont bon train par là-bas, soit Vente exclusive fait super bien son travail et ne reçoit jamais de réclamation par recommandé, si ce n’est la mienne, et dans ce cas, avoir perdu un maigre petit recommandé, pourtant signé par un représentant officiel de la boîte, ben c’est tout de même étrangement étrange.

Je n’aurai droit à aucune explication, juste au remboursement de ma bague à jamais disparue dans le néant de Vente exclusive.

Conclusion : Vente exclusive, c’est exclusivement très beaucoup caca boudin.

12
jan

Mon mythe Ikéa s’effondre lamentablement

Ikéa, pour moi, ce sont trois choses incontournables :

1.- Acheter minimum un truc inutile à chaque visite, pour que le plaisir soit plus intense.  Passqu’acheter de l’utile, c’est bien, mais c’est pas orgasmique. (orgasme, plaisir intense, c’est juste pour attirer les visiteurs).  La dernière fois par exemple j’ai acheté une lampe rose fuchsia orientable, qui me fait penser à un gros œil d’alien, voire au doigt d’ET quand il hurle « maison ».

2.- Manger sur place, pour que l’excursion Ikéenne soit complète.  Pas des boulettes suédoises, pour moi, mais manger quelque chose, pour le plaisir de faire une pause, de déguster un truc pas trop mauvais pour pas trop cher et de penser aux achats à venir, car en général on mange entre l’étage et le rez, à Hognoul.

3.- Acheter un gâteau au Daim congelé pour le dévorer dans les jours qui suivent.  Bon, là, pas besoin d’explication…

L’autre jour, je suis donc allée chez Ikéa.

J’y ai acheté : un arrosoir, des multiprises, des clips pour sachets, des cintres et un tapis de douche.

Premier incontournable zappé.  Rien d’orgasmique, rien de joyeux, rien d’inutile.  J’ai bien songé aux stickers cactus, puis je les ai remis en rayon, songeant que j’ignorais ou les coller.  Regrets.

Ensuite, on n’a pas mangé sur place.  Enfin juste un hot-dog car j’allais tomber d’inanition et de désespoir.  Pour l’inanition, le hot-dog a aidé, pas pour le désespoir.

Second incontournable oublié.

Enfin le gâteau au Daim n’existe plus.  Oui, vous lisez bien, c’est le drame de ma vie.  Ils l’ont remplacé par une pâle imitation, dans laquelle ils ont eu l’idée suédoise, pour ne pas dire saugrenue, d’insérer de la crème fraîche entre la pâte et le chocolat de nappage.  Dégueu, malgré les promesses de la vendeuse « y’a de la crème fraîche en plus et c’est encore meilleur ».  J’ai donc passé mon temps à décoller le nappage, gratter la crème, recoller le nappage, pour enfin manger ce gâteau avec trois milligrammes de caramel.

Troisième incontournable disparu en fumée.

Ma vie s’effondre, c’est clair et net.  La route jusqu’au 21 décembre 2012 sera bien longue.

27
oct

Comment se remonter le moral ? Quick, Abduction, fringues, Pataugas ™

La semaine dernière, j’étais malade comme un chien.  Bon, pas aussi maladivement malade que durant ma grippe de la mort qui tue la vie de janvier, mais malade.  Et hier, ça faisait deux semaines que j’ai détecté mon premier mal de gorge, en participant à la Flash mob de Suarez (tiens, je vous en ai jamais parlé).  Ben être malade, ça démoralise.

La semaine prochaine, je conge.  C’est cool of course, je vais pouvoir mater des séries télé sur mon canapé, en regardant le pseudo-feu ouvert qu’est mon poêle à gaz qui fait un bruit d’enfer depuis que le chauffagiste lui a offert un entretien, même que je me demande si ça va pas péter un jour ou l’autre (paix à mon âme), en allumant des petites bougies et en me gavant de lasagne farniente.  Mais tout de même, la perspective de voir la nuit tomber à 16 heures, de subir les gelées nocturnes, la neige, les congères, la Toussaint et les vilains souvenirs et tout et tout, ben ça démoralise.

Depuis des semaines, je parle qu’à des nazes sur le net (quoique là, depuis deux semaines miracle miraculeusement miraculeux, je parle avec un charmant môssieur tout mignon, tout gentil, qui prend de mes nouvelles, ne me parle pas cul, ne fait pas dix fautes par mot, ne m’engueule pas si je réponds pas dans l’heure et a envie de voir les mêmes films que moi au cinoche).  Ben à force, ça démoralise.

Alors, ce jour, j’ai décidé de me remonter le moral.

Je suis sortie du bureau et je me suis ruée au Quick, en compagnie de mon Ciné télé revue.  J’ai dévoré mon chtit menu OK préféré en lisant les news d’Aurélie de Secret Story.  Un repas hautement gastronomique et intellectuel quoi.

Ensuite, je suis allée au cinéma voir Abduction, ce titre impossible à retenir, qui me fait penser à Ablutions.  Le film avec Taylor Lautner qui montre à nouveau ses jolis pectoraux et nous entraîne dans un thriller assez sympa, même si sans doute destiné aux plus jeunes que moi, quoique pas sûre car y’a quelque chose que j’ai pas pigé, ce qui prouve que j’ai vraiment un QI de poule retardée : à quoi servait la liste secrète (ceusses qui ont vu le film peuvent me répondre…) ?  Mais je n’ai pas boudé mon plaisir, c’était un film cool, avec pas mal d’action, du suspense et même de l’amouuuuur. 

Question du jour : pourquoi, quand on est deux dans la salle de cinéma, le second, qui arrive après moi, se met pile derrière moi, et fait trembler mon siège durant toute la séance en mangeant des trucs qui pue ?  Est-ce dû à l'instinct grégaire, ça ?  Passque ça me saoooooooooooule.  Et c'est pas la première fois.  Solutions : manger de l'ail ?  Puer des aisselles ?  Feindre un syndrome de la Tourette ?

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Et puis, je n’en avais pas encore assez, alors j’ai fait une mini virée shopping.  Je déteste rester des heures dans les magasins, donc je suis parvenue, en trois quarts d’heure, à :

- M’offrir un super manteau d’hiver, qui est conçu comme les couettes quatre saisons, je peux enlever l’intérieur pour le transformer en manteau d’été.  Je devrais peut-être, du coup, virer mes 15 manteaux d’été et mes 23 manteaux d’hiver.  Nan, je rigole.  Mais je l’aime mon manteau des quatre saisons.

- M’offrir une petite tunique en solde et un gilet bleu canard, coloris qui fait un étonnant come back cet hiver, alors qu’il avait déjà été à la mode y’a genre quatre ans.  Etrange.  Tant mieux, j’aime le bleu canard.

- M’offrir une énième paire de bottes Pataugas, passque bien sûr, on n’a jamais assez de bottes dans sa vie.  Mais au moins j’ai sauvé la vendeuse de la déprime, elle qui rôdait, toute seule, dans son magasin désespérément vide, because le beau temps m’a-t-elle dit. Elle aime pas le beau temps en octobre, c’est clair.  Grâce à moi, sa journée ne sera pas totalement gâchée.  Et c’est vrai qu’il faisait torride, au fur et à mesure de mon après-midi je me suis délestée de mon écharpe, mon gilet et ma veste, pour me retrouver en manches courtes en ville, un 27 octobre, ça me rappelle une virée sur la Meuse à Dinant puis une gaufre mangée en terrasse, un 31 octobre, y’a quelques années, rha qué souvenir.  Pour parler de godasses, vous trouvez pas que c’est dingue les bottes fourrées qu’on trouve désormais dans les vitrines.  Avant y’avait pas ça.  Maintenant on voit de la fourrure et du matelassé partout.  Même que les Moon Boots font leur grand retour, notamment dans deux versions dont je suis folle au point que j’irais même bien aux sports d’hiver pour marcher 500 mètres par jour et boire des chocolats chauds en attendant l’heure de la raclette : les argentées et les noires vernies.  Mais bon je vais résister, je me suis acheté du matelassé en fourrure à 15 eur l’an dernier, qui m’ont fait tout décembre enneigé, je les recyclerai cette année.  Tout ça est peut-être dû à ces prévisions apocalyptiques ?

- Presque m’offrir un GSM, poussée par la petite gueule d’ange du vendeur à qui j’avais demandé un GSM coloré, qui m’a proposé un truc noir sur lequel on pouvait mettre une sorte de moche élastique vert pomme.  Euh, vous avez dit coloré ?  J’ai résisté.  Je cherche toujours un GSM coloré, genre rose quoi.  Apparemment, chuis la seule en Gelbique, y’a plus que du noir ou du blanc en ce moment.

- Hésiter à m’offrir une gaufre mais résisté, faut que je perde du gras là, là et là.  Mais là, rentrée chez moi, comme je regrette.

Et me voici chez moi.  Reste à ranger tout ça dans mes beaux placards tout beaux tout nouveaux que je vous montrerai bientôt quand j’aurai tout tout rangé.

Et mon moral, me direz-vous ?

Allons allons, y’a pas de miracle, mais tout de même, ça fait du bien une petite après-midi gras-cinéma-portefeuille à plat.

28
avr

Je suis une dépensière compulsive… mais j’amortis

Quand j’étais gosse, lorsque ma môman m’achetait des chaussures d’été un jour comme aujourd’hui, je rêvais de les mettre immédiatement, même si mes orteils menaçaient de tomber comme dans Bienvenue chez les Chtis. 

Quand elle m’achetait des bottes fourrées pour l’hiver en août, je priais pour qu’une vague de froid s’abatte sur la Gelbique, pitié Seigneur, sois cool.

Et quand elle m’achetait un nouveau cartable, en août également, je rangeais mes affaires dedans immédiatement, en grande maniaque que vous savez que je suis, et je répétais la rentrée scolaire bien avant l’heure.

Bref, vous l’aurez compris, quand j’ai du neuf, j’aime l’utiliser immédiatement, quitte à prendre le risque que ce neuf devienne du vieux, ou à tout le moins de l’usagé.  Passque, c’est bien connu, le neuf ne reste neuf que durant la période où il est neuf, soit non utilisé, CQFD.

Je connais cependant des gens, enfin un gens, enfin une gens, dont je tairai le nom par souci de confidentialité absolue, qui adoooore que son neuf reste neuf.  Longtemps.  Pour la vie.  Voire pour l’éternité.

Je pense notamment à une jolie écharpe Strelli toute verte qui date de … ouh ben déjà de tout ça ma bonne Dame, jamais portée because des fois qu’on la lui arracherait au cou.  Vous connaissiez le car jacking ?  Vous connaissiez le home jacking ?  Voici l’écharpe jacking.

Je pense également à une magnifique paire de bottes achetée… ouh ben y’a quasi un bail ma bonne Dame, jamais portée, passque ça s’abime hein, les bottes, quand on les porte.  Et vu leur prix (je sais je suis sadique d’insister sur ce petit point de détail, mais j’ai souvenance d’un prix affiché en rayon qui était genre 89 eur, et d’un prix à la caisse genre 389 eur, ah ah ah, la bonne blague), donc vu leur prix, on va prendre aucun risque.

Je pense enfin à un magnifique sac acheté… ouh ben tout récemment ma bonne Dame, jamais porté encore, mais tout est encore possible, il est encore à la mode actuellement, donc y’a moyen, on y croit, méthode Coué.

On a chacun, surtout chacune, ses petites manies, ses petites obsessions, ses petits travers.  Je ne jette pas la pierre (Pierre), ça m’amuse.  Et puis qui sait, ces bottes, cette écharpe, ce sac, ben je pourrai les racheter sur Ebay en 2027, encore neufs ma bonne Dame !

Et vous, cigales ou fourmis ?  Et si cigales, utilisatrices compulsives ou conservatrices pathologiques ?

17
déc

Aux grands maux les grands remèdes

Etant donné que j'ai failli me gameller cinq fois rien qu'aujourd'hui et que mon chtit pays se transforme en annexe du Canada, il a fallu que j'investisse dans du matos anti-glisse, anti-eau qui passe et anti-froid...

PS : j'aurais peut-être dû les mettre aux pieds et faire une séance photo, ça aurait fait grave blogueuse mode, non ?

PPS : je vous montre pas le dernier CD de Suarez (trop contente je vais les voir en juillet avec Calogero - tournure de phrase qui peut laisser croire que Calo et moi on va voir Suarez, mais malheureusement c'est pas  le cas, snif), la superbe écharpe Strelli et la cholie bague Swatch toute rose, car il serait malaisé de vous faire croire que j'ai dû me les offrir à cause de la neige... non ?

 

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26
nov

Vais-je devoir me passer à tout jamais d'écharpes Strelli ?

Rien n'est sûr actuellement, mais ce qui l'est c'est que l'entreprise va mal, que le chiffre d'affaires est en baisse et les pertes en hausse.

Faudrait peut-être songer à créer des groupes thérapeutiques pour les addicts tels que moi, passque ça va être galère...

Me demande si je devrais pas dévaliser toute la collection, en prévision des années de vaches maigres après la disparition de la marque, d'autant qu'après, ce seront des collectors, que les fans s'arracheront... ou m'arracheront au cou.

Diantre, mon avenir de fan d'écharpes Strelli s'annonce lugubre.

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11
nov

Petite leçon de serial shopping by Anaïs

Aujourd’hui, je vais vous donner une petite leçon. Une petite leçon d’économie.  Pas l’économie au sens large hein (vous m’avez déjà bien regardée ?), mais d’économie au sens faire des économies, gagner du flouze, faire des affaires.

J’ai une petite grosse manie, celle d’être obsessionnée par le gratuit, j’adooore ça.  C’est tellement bon de manger du gratuit, de se laver avec du gratuit et de nettoyer son intérieur, une fois l’an, avec du gratuit.  J’ai fait des adeptes parmi mes collègues, qui furent difficiles à convaincre, surtout Mostek, et maintenant je tente de convaincre mes amies, tant qu’à faire.

En ce samedi matin de novembre (30 octobre, en fait, mais vu la noirceur du ciel, les feuilles mortes et la pluie qui mouille, on se croirait déjà en novembre : un vrai temps pourri de Toussaint déprimante), je fais la grasse mat en matant un reste de Secret Story qui traîne sur une vieille cassette, un épisode dans lequel Josiane est encore présent(e), c’est dire.  Je zappe ensuite sur deux vieux épisodes de Mentaliste (rhaaaaaaaaaaaaaaaaa, Jaaaaaaaaaaaaaaaaaaane, je l’aime d’amour, il me fait un effet dingue, là, en bas, dans le bidou, cet acteur si craquaaaaaaaaaaaaaaaaaant que je ne regarde pourtant pas en streaming, lui, bizarre, il s’ajouterait bien aux bellâtres aussi…). 

J’hésite entre rester en pyjama toute la journée vautrée sur mon canapé à regarder des séries ou prendre une bonne douche puis me vautrer sur mon canapé et regarder des séries.  Même résultat donc, odeurs en moins. 

J’opte pour la première solution, et, une fois sous ma douche, je me souviens soudain que j’ai dans mon portefeuille un bon pour un dentifrice gratuit chez Di, valable uniquement ce jour et JUSQU'A EPUISEMENT DU STOCK.  Diantre, j’aurais dû faire sonner mon réveil et être au magasin deux heures avant l’ouverture, comme lors de la sortie des Harry Potter, mais j’ai oublié.  Alors, je termine ma douche, je m’habille et je me précipite vers mon Di.

Là, j’y trouve un dentifrice, ouf, il en restait, je suis sauvée, je ne pleurerai pas toute la journée de désespoir.  Passque c’est un dentifrice qui rend les dents blanches dès la première application, qu’y disent.  Attention, bientôt, quand je sourirai, ben on me verra de la lune, je vous le dis.

Une fois à la caisse, je me transforme en gentille petite namuroise qui conseille ses compatriotes : et d’indiquer à une gentille dame où se trouvent les autres dentifrices, et de conseiller à une autre gentille dame désespérée de ne pas avoir reçu le bon dans sa boîte de le découper, là, sur le folder de la caisse, vous voyez, sous le regard un brin courroucé de la vendeuse qui ne répond pas à mon « je me mêle de ce qui ne me regarde pas ? » hilare.

Et puis je repars vers Point Carré, magasin diabolique plein de jolies choses où je ferais mieux de ne jamais entrer mais où j’ai repéré un superbe manteau en vitrine.   

Je sais, je sais, je ferais mieux de rentrer tout droit, dans détour, mais je ne peux.  Une fois vu, une fois connu, il me faut l’essayer.  Alors j’entre.  Et j’essaie.  Et j’achète.  Ben oui quoi, que voulez-vous, je reste une faible femme envers et contre tout.  Et puis la vendeuse est hyper sympa et souriante (ça change de celle du magasin quasiment situé à équidistance de celui-ci, où j’attends toujours qu’on m’appelle pour le gilet fuchsia qui me faisait de l’œil, j’ai nommé Totem et son abominable vendeuse des neiges), elle découvre que j’étais sa voisine jusqu’à il y a peu et on taille une petite bavette, et la responsable, enfin celle qui a l’air de l’être, hyper sympa aussi, elle met mon Jimmy en lieu sûr durant mon essayage (Jimmy, pour rappel, c’est mon caddie de courses, vu qu’entre-temps suis allée à Delhééééés chercher diverses choses ainsi que mon jus d’orange Tropicana hometruc gratuit grâce à un bon obtenu via le net – on ne se refait pas ma bonne dame), me propose deux fois son aide.  Elles sont cools les vendeuses, et ça mérite d’être noté.  Et elles ont raison : avec un temps pareil y’a qu’une chose à faire, dépenser ses sous et se faire plaisir.  Et elles ont aussi raison de m’inviter à revenir, vu que dans un mois c’est mon anniversaire et que j’aurai un super bon de réduction, et puis la marque de mon manteau (je suis grillée, je dis déjà MON manteau), elle fait plein de jolies tuniques hyper chouettes, du genre dont je suis friande, mais à des prix tout de même trop trop trop élevés, dommage.  Bref, c’est chouette l’ambiance de ce magasin.  Que du bonheur.  Bonheur que je conclus en m’offrant ce superbe manteau.  Et voilà comment en partant chercher un dentifrice et un jus de fruit gratos (ainsi que quelques menues choses gustatives), on revient avec un manteau trop beau trop chaud (pure laine), même s’il coûte les yeux de la tronche.

Mais bon, attendez, y’a deux semaines j’ai acheté un canapé en cuir, la semaine dernière une cuisine équipée, alors hein, cet achat, c’est du pipi de canari.  Donc des économies.  En plus j’ai gagné 2 euros sur mon manteau, grâce à un vieux bon qui traînait dans mon portefeuille.  Puis j’ai eu un dentifrice gratuit.  Des économies je vous dis.  CQFD.  Et puis je me demande si je ne pourrais pas le déduire fiscalement, passqu’après tout, ça m’inspire des billets, donc il peut être considéré comme des frais professionnels, ce superbe manteau tout beau, nan ?

 

Illu issue du livre Serial shoppeuse, qui m'a inspiré ce titre, et qui m'a l'air drôlement fun. 

 

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2
jui

Le magasin où il fait bon vivre, j’ai nommé Totem – suite et fin, vraiment fin

Je ne vous l'avais pas dit lors du récit de mes pérégrinations dans ce magasin où le sourire de la vendeuse a été kidnappé par des extra-terrestres repartis à tout jamais sur leur planète, j'avais fait un truc fou. (Pour rappel, début du récit ici suite ici).

Oui, un truc fou.  Je ne vous l'avais pas dit car j'attendais de voir la tournure que prendraient les choses, afin de pouvoir faire mon mea culpa... ou pas.

Donc un truc fou.

Après qu'elle m'ait envoyée bouler quand j'ai oser émettre l'idée d'acheter un gilet en vitrine, d'un grand « je ne vais pas défaire ma vitrine maintenant », tellement glacial que j'en eus des stalactites sur le nez, j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai rappelé le magasin.

Là, étonnamment, elle était passable.  Pas aimable hein, faut pas pousser, mais passable.  J'ai donc osé demander « quand comptez-vous défaire votre vitrine, en d'autres termes, quand puis-je repasser acheter le gilet qui me plait ? »

Après quelques longs soupirs, elle a proposé de prendre mon numéro de GSM et de m'avertir lorsque je pourrais venir l'essayer, ajoutant un aimable (si, je vous jure, elle semblait aimable) « où habitez-vous, pas trop loin ? »  Je n'en revenais pas.  Elle a conclu qu'elle m'appellerait la semaine suivante pour m'avertir.  

La semaine suivante, c'était la semaine dernière.

Et aujourd'hui (enfin hier, mais je vous écris hier, donc j'écris "aujourd'hui)", les soldes ont commencé.

Elle ne m'aura jamais appelée.

Le gilet n'est plus en vitrine.

Je suis tellement dégoûtée, que je n'en ai même plus envie.  Enfin si, un peu, mais je n'irai pas m'abaisser à aller mendier un gilet qu'elle aura vendu, la garce immonde.

Je vomis les commerçants du namurois, qui traitent leur clientèle comme une fiente de poule unipatiste (unijambiste pour animaux quoi).

Voilà, c'est dit.

 

 

19
jui

Le magasin où il fait bon vivre (the come back)

Faut croire que je suis maso, mais j'y suis retournée...  dans ce magasin où on n'a pas droit au sourire de la fermière, ni au gilet fuchsia de la vitrine.

J'y suis retournée un peu par hasard.

J'ai la fâcheuse tendance à acheter beaucoup beaucoup (trop) de fringues.  Et parfois (souvent), de ne pas les mettre.

Ainsi, tout à l'heure, me préparant pour un brûlage de shortys, sur le coût de 17 heures (même pas honte, c'est le bonheur d'être célibataire, trainailler devant des DVD, manger, ranger un peu, bosser un peu aussi, écouter de la musique et du piano, tout ça dans un pyjama aussi sexy qu'une bouche de métro, jusqu'à l'heure de la douche), je décide de mettre une tunique mauve achetée y'a... oh ben bien un an je dirais, genre fin de l'été dernier, peut-être même avant, je ne sais plus trop.  Et en l'enfilant, je découvre à quel point elle me sied à merveille. Si, si, je vous jure, pour une fois, je n'ai pas l'air d'un tonneau de bordeaux boulimique.

Et je me souviens que j'ai vu la même tunique, en gris (le gris me va super bien, c'est ma carte de couleurs qui me le dit) pas plus tard que cette semaine, dans un magasin.

Le petit souci c'est que cette semaine, j'ai été victime d'une achetite aiguë, doublée d'une visititedemagasinite chronique.  J'ai donc vu tant de magasins que je ne parviens pas à me souviendre d'où j'ai vu cette merveille grise.

Aaaaaaaaaaaaargh il est l'heure de partir à mon brûlage de strings, suite demain sorry les petits loups, je vous promets, ça sera rigolo (enfin j'espère).

...

 

(suite et fin) Dimanche 8h48, à peine levée, l'esclave Anaïs vous écrit la suite, fou comme je dois être maso pour faire ça au lieu de déguster croissants et chocolat chaud au lit (toute façon, j'ai ni croissants ni chocolat chaud sous la main, ô vie cruelle).

Donc je réfléchis (oui, parfois, je sais le faire, je peux le faire, je le fais).  Au C&A ?  Que nenni.  Dans ce magasin oùsqu'on vend plein de jolies choses, là, dans le bas de la ville ?  Que nenni.  Chez ce paki où j'ai fait une razzia sur les pantalons en lin ?  Que nenni.  Dans ce magasin de lingerie où j'ai tenté un lifting de loches ?  Que nenni.  A l'Inno ?  Que nenni.

Et l'euro tombe : c'est dans le magasin au gilet fuchsia.  Horreur glauque et putréfaction puante.

Il est 17h25, j'y fonce, j'y cours, j'y vole, passque je me souviens qu'ils y font des réductions.  Jusqu'à aujourd'hui seulement, faut en profiter.  Et passque, quelle que soit l'heure, je sais que j'y serai accueillie comme une princesse à la recherche d'une robe de bal.  Sauf que le magasin ferme à 18 heures, cours ma petite Anaïs, sinon tu te transformeras en crapaud Cendrillon (faut que je révise mes classiques).

J'arrive un quart d'heure avant la fermeture.  Mon gilet fuchsia est toujours en vitrine, je me dis que j'en profiterai pour rappeler qu'il m'intéresse... Il est à 30 % de réduction en plus... mais uniquement jusque 18 heures, nom d'une petite pipe en plâtre.

J'entre, la vendeuse, la même que la première fois, est occupée dans la vitrine.  Pas un bonjour.  Je n'en espérais pas tant.

Je me rue sur ma future tunique grise, puis dans une cabine d'essayage, gentiment libérée par une toute jeune femme en recherche d'une tenue de bal, qui rejoint son amie, tout aussi jeune et tout autant à la recherche d'une tenue de bal.  Merci les gentilles jeunes femmes.

J'essaie, j'adopte, emballé c'est pesé.  Je vais à la caisse.  Et j'attends...

Car notre adorable et souriante vendeuse rôde dans les rayons, téléphone à l'oreille.  Je décide de rôder alors autour d'elle, portefeuille en main, pour lui faire comprendre.  Il est 17h55.  Elle me repère et me précède à la caisse, sans un bonjour, sans un mot, toujours plongée dans une conversation qui n'a rien de professionnel.  Sa voix est haut perchée et j'ai comme la vague (ou plutôt l'énorme) impression de déranger.  Je décide de ne pas prononcer le moindre mot si elle fait de même, moi qui suis pourtant adepte des "merci", "bonjour", "bonne journée", "au revoir" et autres politesses devenues ici totalement inconnues.  Elle converse encore et encore, tout en calculant la réduction à laquelle j'ai droit.  A aucun moment elle ne m'annonce le prix, se contentant, après un temps fou, de me dire, d'une voix aussi agréable que celle de la Reine qui découvre avec effroi que Blanche-Neige est plus belle qu'elle, dixit le miroir, "vous pouvez mettre votre carte". Après un temps fou, car couper une étiquette, faire un calcul sur une machine, en indiquer le résultat sur ladite étiquette et plier mettre en boule une tunique dans un sac, tout cela de la main droite, en tenant un téléphone de la main gauche et en concentrant son neurone sur une conversation visant à déterminer le programme du soir, ça prend du temps. 

N'estimant pas ce "vous pouvez mettre votre carte" comme une conversation normale entre une vendeuse et une cliente, je zappe les politesses, moi aussi, et je glisse ma carte, puis paie.  Et là, un sursaut de normalité chez ladite vendeuse, qui vient de raccrocher (ceci expliquant sans doute cela) et, ayant retrouvé la parole, me tend le sac contenant ma boulette de tunique en me disant "voilà Madame, au revoir".  AU REVOIR.  Elle sait.  Elle a appris.  Elle n'ignorait pas.  Alléluia.  Je retrouve instantanément la parole et la politesse, moi aussi, rassérénée par cet élan soudain de gentillesse extrême (ben si, pour elle, dire au revoir, c'est l'extrême politesse, m'enfin).  Je sors, elle me suit en me disant, d'une voix à nouveau identique à celle de la Reine qui découvre ... (vous connaissez désormais la suite) : "pfffffffff, j'en ai ras-le-bol, je voudrais fermer le magasin".  Et moi, outrée par de tels propos, je regarde ma montre, 17h59, et, malgré mon estomacation (comment dit-on "le fait d'être estomaquée" ????) face à une telle attitude, je la rassure d'un "pile à l'heure, je m'en vais".  Auquel elle ajoute, dans un nouveau soupir "il en reste d'autres...", montrant de la tête les deux jeunes femmes toujours dans leurs robes de bal.  Je lui adresse un dernier sourire et m'en vais acheter une fleur, qui au moins, elle, si elle n'a pas la parole, sentira bon et sera comme un sourire dans ma vie.

J'avais un doute, j'en suis maintenant persuadée : cette vendeuse n'est pas gérante, ce ne peut être possible autrement.  Une gérante chouchoute ses clients, elle les aime, elle les regarde comme des coffres-forts potentiels, comme des fournisseurs de tiroir-caisse plein à craquer.  Une vendeuse attend 18 heures.

Mais moi, au bureau, même si je ne suis qu'employée, au salaire fixe, ne retirant aucun bénéfice de la clientèle, jamais il ne me viendrait à l'idée d'oser tenir de tels propos face aux clients.  Jamais.

Au fait, j'hésitais, mais maintenant je peux le dire, le magasin s'appelle Totem, il est situé à Jambes.  Et le pire, c'est que j'y retournerai, car ils ont de jolies choses.  C'est bien ça le pire...

16
jui

Faites du shopping, qu’ils disaient…

L'autre jour, je me baladais dans les rues commerçantes de ma petite ville adorée lorsque, flaaaaaaaaaaaaaaaaaaash, coup de foooooooouuuuuuuudre, je repère un magnifique gilet dans une vitrine.  Un gilet fait pour moi, dixit ma « carte des couleurs qui me vont », reçue lors d'une analyse couleurs faite par une pro, dans le but de diminuer ma facture de fringues (quand on connaît ses couleurs, on zappe définitivement les autres), mais qui n'a fait que l'augmenter, tout compte fait (quand on connaît ses couleurs, on n'a pas d'autre choix que de renouveler intégralement sa garde-robe).

Donc, j'ai le coup de foudre pour un gilet estival, court, noué sur le devant.  Et fuchsia.  D'un fuchsia super super fuchsia.  Bien flashy.  Parfait pour moi, je le sens je le sais.

Je m'y vois déjà, adulée et riche vêtue de mon nouveau gilet, que je mettrais sur une tenue toute blanche ou toute noire.  Voire toute grise, why not. Rhaaaa, comme je m'y vois...

Je décide donc d'aller l'essayer.  Aujourd'hui.  (Enfin hier, vu que vous lirez ce billet demain...)

En entrant dans la boutique, la vendeuse me salue d'un agréable « bonjour » plein de soleil.  Je ne l'avais pas vue, occupée qu'elle était à ranger des vêtements.  Ou plutôt, je l'avais vue, mais l'avais prise pour une autre cliente.  Elle annonce à la criée une réduction de jenesaispluscombiendepourcent.  Peu importe, je suis prête à payer le prix plein pour le gilet de ma vie, pardi.

Je me mets donc à arpenter le magasin à la recherche de mon gilet.  Je le trouve en beige.  Je le trouve en bleu.  Je le trouve en lilas.  Mais je ne le trouve pas en fuchsia, damned.

Je m'approche alors de la vendeuse, revenue à son comptoir, et l'interroge « vous n'avez plus le gilet rose de la vitrine ? »

Et elle de me répondre « si, il en reste un » (mon cœur fait des bonds de joie dans ma poitrine : « un, c'est parfait, il m'en faut un »).  Et d'ajouter « il est là-bas », en me montrant le gilet lilas (mon cœur se met à pleurer des larmes de sang).

La vendeuse se dirige vers le gilet lilas, tandis que je lui demande si c'est bien le même coloris, car celui de la vitrine me semble bien plus rose.  Rose plutôt que mauve, quoi.  Elle saisit le gilet lilas, se dirige vers la vitrine d'un pas assuré, tandis que je marmonne quelque chose sur mon doute à propos des couleurs qui ne sont pas, d'après moi, similaires.  Une fois devant la vitrine, elle ajoute « en effet, ce n'est pas la même couleur ».  Ben ça, je le savais moi être myope, mais moi pas être daltonienne hein.

Puis détache l'épée de Damoclès qui était suspendue au-dessus de ma tête et que je sentais me frôler la chevelure, en concluant « il ne me reste que celui de la vitrine et (voix sèche et irrévocable, ne laissant planer aucun doute sur l'issue de la conversation) je ne vais pas défaire ma vitrine maintenant ».  Adios son sourire plein de soleil, bonjour l'air renfrogné synonyme de « elle fait chier cette cliente à vouloir justement CE gilet ».

Bon.  Soit.  Je me tais.  Je la ferme. Et je sors du magasin, aussi penaude qu'un chien pris en flagrant délit de vol de saucisses.  Je lance un vague « au revoir », toujours sous le choc.  Pas le choc de ne pas ressortir avec le gilet de ma vie.  Le choc d'avoir été traitée de la sorte.  Comme une merde, pour parler crûment.

C'est bien vrai ce qu'on dit, que les commerçants namurois ont tout sauf le sens du commerce.

Et de me demander pourquoi j'ai pas argumenté « OK OK, restez calme, là, respirez lentement, je comprends que vous ne vouliez pas défaire votre vitrine MAINTENANT, mais quand la déferez-vous, juste pour information ?  Et une option sur le gilet une fois la vitrine défaite, y'a moyen ?  Et si je double le prix du gilet ? Vous comptez le vendre en quelle année exactement ? Je peux déjà le réserver pour 2015 ? »  Passque bon, les vitrines, ça sert à montrer les marchandises, mais quand les marchandises dans la vitrine sont le dernier exemplaire disponible, on les y laisse pour les jeter quand l'automne pointe le bout de son nez alors ???  Moi pas vraiment comprendre les règles...

Et le pire dans tout ça, c'est que j'ai cherché sur internet, ce magasin a des petits frères partout en Gelbique.  Donc, si ça tombe, avec un peu de bonne volonté, la vendeuse aurait pu me le trouver ailleurs et le faire rapatrier, si elle était trop fade ou trop respectueuse d'un règlement quelconque pour aller dans la vitrine.  Pffff.

Bon, je vous laisse, je m'en vais entamer ma période de deuil.

WANTED : gilet rose fuchsia à nouer sur le devant, pitiéééééééééééééééé...

PS : le nom du magasin ? Nooooon, je ne peux... vous insistez ?

 

21
oct

Quelle vie trépidante et pleine de risques !

L'autre jour, j'ai pris une décision.  Une fameuse décision.  Le genre de décision qui chamboule toute une vie et qui fait que plus jamais, mais vraiment plus jamais, elle ne sera comme auparavant.

Une décision irrévocable, qui allait transformer mon existence à tout jamais, j'en étais persuadée.

Accrochez-vous, car je ne l'ai pas prise à la légère, cette décision.

Il m'aura fallu plus de trente ans pour la prendre.

J'ai décidé de m'acheter des draps en flanelle.  Enfin une housse de couette en flanelle, passque chuis moderne moi, j'ai des couettes dans ma vie depuis mon adolescence, et j'ai jamais aimé les draps qui se chiffonnent et les couvertures qui grattent, moi, ma bonne Dame.

Après des années dans des draps (enfin des housses de couette) en coton ou mixtes (c'est ma môman qui m'avait prétendu que le coton pur ça rétrécit et que je devais acheter du mixte, mais j'ai pas obtempéré souvent et j'ai aussi acheté du coton qui n'a pas rétréci, na), après des tas d'hiver à grelotter lorsque je me mets au lit, à attendre patiemment, roulée en boule, que les draps en coton ou mixtes se réchauffent un peu (si peu), j'ai franchi le cap fatidique.

Oui, fatidique.

Car, pour moi, dormir dans de la flanelle, c'était digne des grands-mères, des Popek en caleçons molletonnés ou des petits enfants frileux.  Pas des Bridget Jones en herbe telle que moi.

Mais je vieillis... je me transforme inexorablement en grand-mère (sans petits-enfants, la grand-mère, mais soit).  Et j'ai eu envie de flanelle.

J'ai donc enquêté autour de moi, pour réaliser que tout le monde, quasi sans exception, jeune ou pas, hommes ou femmes, passe ses hivers dans de la flanelle.  Apparemment je suis le seul spécimen sur terre, ou du moins dans la partie de la terre oùsque les hivers sont un tantinet froids, à prendre le risque de dormir dans du coton ou du mixte d'octobre à février.

Donc, l'autre jour, chuis partie flaneller (néologisme signifiant « flâner à la recherche de draps en flanelle ») en ville.

Et j'ai trouvé une jolie parure en flanelle.  Je voulais du bordeaux, j'ai pris du gris, y'avait que ça.  Je tenterai de trouver une parure bordeaux prochainement (si vous en repérez, prière de m'avertir rapido presto, merci ô chers lecteurs adorés).

A peine rentrée, j'ai descendu ma couette d'hiver, la big méga grande de 2,2 m sur 2,4 m, la big méga épaisse et la big méga lourde, et j'ai tout installé sur mon petit lit étroit pour amoureux transis (ou célibataire endurcie).  Ce ne fut pas une mince affaire, car la flanelle, ça accroche, ça glisse pas comme du satin, et faire entrer cette couette épaisse et grande comme deux terrains de foot dans une housse, c'est jamais la joie, mais dans une housse en flanelle, c'est encore moins joyeux je vous le dis.

Après deux heures d'efforts et trois douches, j'avais enfin mon joli lit tout en flanelle.

Et ben franchement, je me demande comment j'ai pu faire durant tant d'années dans du coton ou du mixte.  Keske c'est confortable.  Keske c'est chaud.  Keske ça donne envie de plus bouger de tout le WE, cette flanelle...  Le bonheur.  Le vrai.  Le vrai de vrai.  Même que j'ai bien envie de choper une chtite mononucléose pour squatter le lit durant quelques semaines, et profiter de ma flanelle, rattraper le temps perdu...

Voilà, c'était l'épisode « Anaïs découvre la flanelle ».

Je sais que ça vous a passionnés.

Vous me direz, pourquoi ce titre, Anaïs, « une vie trépidante et pleine de risques ».

Passqu'il paraît que la flanelle sans séchoir électrique, c'est l'enfer, ça pue l'humidité si ça sèche trop longtemps, trop lentement, ça pue l'écharpe en lapin toute humide que j'ai essayée sur le marché l'autre jour même que j'ai failli dégobiller, ça pue l'haleine de Gaston, l'ignoble chien qui pue, pète et ronfle (enfin qui puait, pétait et ronflait, paix à son âme, il le fait désormais au paradis des chiens, Gaston, ce chien si attachant malgré tout).

Et j'ai pas de séchoir électrique moi, rien qu'un séchoir « tour » qui sèche vraiment pas vite dans mon living glacial. 

Voilà pourquoi ma vie est trépidante et pleine de risques... promis, je vous raconterai la façon dont mes draps en flanelle sèchent, odeur comprise, je suis convaincue que ça va vous passionner.

7
sep

Mission Pataugas

Cette année, contrairement aux années qui précèdent, j'ai décidé de casser ma tirelire et de m'offrir des bottes.

Pas n'importe quelles bottes.

Des bottes Pataugas.

Oui, en effet, je l'admets, il s'agit bel et bien de casser ma tirelire...

Mais ça fait des années que je bave devant, et j'en veux.

J'ai donc arpenté les magasins namurois dès l'arrivée des nouvelles collections.  Et comme par un fait exprès, je trouvais toutes les nouveautés Pataugas sans originalité aucune.  Que du basique pas tentant.

J'ai donc visité le site officiel de Pataugas.  Warning : ne pas visiter ce site après avoir mangé, car le défilé de bottes qu'il propose file une nausée d'enfer, je préfère vous avertir.

Et là : coup de cœur, pour une paire dispo en gris ou noir (et aussi en marron, mais on s'en moque, je porte plus de marron), avec de la fourrure sur le haut, donc parfaite pour les mollets fins que les bottes n'enserrent pas trop.  Le bonheur.  Je veux. Je veux je veux.

Je repars en chasse dans tous les magasins namurois :

- le premier me dit « oh Madame si on devait avoir toutes les paires dispo sur le net, vous pense, nan, la fourrure on n'aura pas »

- le second me dit « oh Madame, avec de la fourrure ça va au moins être 400 zeuros hein, trop cher, on n'aura pas »

- le troisième me dit rien car après avoir scruté la vitrine, j'abandonne

J'abandonne les magasins, mais j'ai perdu une bataille, pas la guerre.

J'arpente alors tous les sites web de Belgique, France et Navarre, afin de trouver MES bottes.  Je les trouve, mais en marron, enfin moka qu'y disent.  Moi je veux noir ou gris, chuis pas difficile, l'un ou l'autre conviendra.  Mais pas moka. 

Dans un élan d'optimisme, quelques jours (et nuits peuplées de cauchemars durant lesquelles des bottes marrons tentent de m'étouffer) plus tard, je me dis que de nouveaux modèles ont dû arriver en vitrine.  Je retourne donc au premier magasin, où je trouve, ô bonheur, MES bottes, mais en moka.  Titchu c'est quoi ce moka qui envahit tout ?  J'entre et les essaie.  Elles sont parfaites.  Jolies.  Souples.  Confortables.  Avec une fourrure sublime (et fausse, of course), qu'on peut déplier pour allonger la botte.  Le bonheur.  Mais moka.  Je demande donc s'ils vont rentrer les mêmes, mais en noir ou gris.  Réponse sèche « non ».  Mais puis-je les croire, vu qu'ils m'avaient déjà dit qu'ils rentreraient pas de Pataugas avec fourrure.  Je demande si je peux les commander, réponse encore plus sèche « non ».  Pas sympa les commerçants de Namur, c'est clair et net.

Voilà donc où j'en suis, aussi bien sur le net que dans les magasins, impossible d'avoir MES bottes, alors que le site officiel les présente pourtant dans trois couleurs. 

Je deviens folle... passque chuis du genre obsessionnée quand je veux quelque chose.

Vie cruelle.

Il me reste donc plus que mes yeux pour pleurer... et pour regarder ces bottes que j'aurai jamais.

PS : j'aime bien aussi l'autre modèle, et si je le trouve, j'achète les deux, na.  Il est dans le premier magasin qui a les moka, mais en doré, à croire que le noir, ils aiment pas, dans ce magasin.  Tchu.  Tchu.  Et tchu.

pataugaspataugasrossini

17
aoû

Acheteuse compulsive de crocs, moi, voyons…

Dans la vie faut jamais dire jamais.

Jamais dire fontaine je ne boirai pas de ton eau.

Passqu'y a que les imbéciles qui changent pas d'avis.

Voilà, avec trois citations hyper connues, j'espère avoir situé l'ampleur du drame que je vais vous conter.

A plusieurs reprises, sur ce blog, même si c'était y'a bien longtemps je l'avoue (passque de fidèles anciens lecteurs m'en feront la remarque, c'est clair), j'ai critiqué ces godasses moches à souhait, de coloris criards et de formes aussi féminines que Jane Birkin (pardon pour elle, mais ça rime, et ça colle bien).

J'ai nommé les crocs. 

A leur arrivée sur le marché j'ai failli m'étrangler.  Même si ça me rappelait la jolie paire de sabots bleu marine en cuir que j'avais reçue étant enfant (des vrais sabots avec semelles en bois hein, et avec une lanière déplaçable sur l'avant ou l'arrière - mais j'avais obligation de la mettre sur l'arrière pour bien soutenir mon peton, dixit ma maternelle), j'ai pas aimé.

Même avec les petits strass ou accessoires qu'on pouvait ajouter, j'ai pas aimé.

Même avec des tonnes de couleurs, pour tous les goûts, j'ai pas aimé.

Même avec un modèle plus fin, plus « féminin » (chatouillez-moi que je rigole), j'ai pas aimé.

Même la version hiver avec fourrure incrustée, j'ai pas aimé.

Puis, soudain, en juillet dernier, va savoir pourquoi, va savoir comment, j'ai aimé.

J'ai été contaminée.

Mieux que le virus de la grippe H1N1, le virus crocs, qui croque tout ce qui passe (oui, bon c'est nul je sais).

J'ai donc osé en essayer, d'abord dans le fond d'un magasin Oxfam, qui en détenait une paire blanches/blancs (mâle ou femelle titchu ?), bien « classiques ».  Drame incommensurable : trop petits.  Mon gros orteil, qui a la manie de rebiquer (même qu'un spécialiste du pied a appelé ses confrères pour qu'ils voient ça, car je suis apparemment un cas unique au monde, ça me fait une belle jambe...), il était tout racrapoté dans le fond, le pauvre.  Et moi, comme ma maman m'a dit « mets bien la lanière à l'arrière », ben je mets la lanière à l'arrière, et mon orteil il aime pas ça.

Ensuite, j'ai essayé dans un magasin pour fous de jardin, une jardinerie ça s'appelle.  On y trouve des plantes, des trucs pour animaux domestiques, du matos pour tuer l'oïdium qui a attaqué mon chèvrefeuille (et qui a juste tué mon portefeuille, car l'oïdium continue à tuer mon chèvrefeuille), et des crocs.  Enfin des imitations.  Rebelote niveau gros orteil : la godasse est trop petite, ou trop grande, au choix.  Cette manie aussi de mettre plusieurs pointures en une seule : 37-38, 39-40.  Ben non ! Soyez précis, ô fabricants.

Enfin, j'ai tenté le magasin de chaussures.  Au diable le ridicule.  Et j'ai tenté les vrai(e)s Crocs.  Vrai(e)s de vrai(e)s.  Et chères de chères, ou chers de chers, au choix.  J'ai essayé les deux modèles : le sabot, et le modèle plus fin, avec deux brides.  En vain.  J'ai dû tirer un trait sur mon rêve à peine éclos.  Il était écrit que mes petons et les crocs étaient incompatibles.

Jusqu'à ce que...

Un jour de marché...

Je découvre un stand de vingt mètres de long remplis de dizaines de milliers (de milliards ?) de paires de crocs, enfin des imitations.  De toutes les couleurs.  De tous les modèles.  De toutes les pointures.

Je suis d'un coup d'un seul devenue Alice au Pays des Merveilles.  Un enfant dans un magasin de jouets.  Un serpent face à une dizaine de souris blanches.  Le bonheur.

Une demi-heure d'essayages plus tard, dont je vous passe les détails, car ce fut épique, par une chaleur folle, moi déambulant le long du stand pour voir si je parvenais à marcher avec ces drôles de godasses, moi testant tous les coloris et tous les modèles, moi m'extasiant sur la beauté de cette chose que j'ai tellement décriée), donc une demi-heure plus tard, j'étais deviendue l'heureuse propriétaire non pas d'une, non pas de deux, mais de trois paires de savates.

Et bien, on est dedans comme dans des pantouf', croyez-moi !  Et paraît que dans les vrai(e)s de vrai(e)s, c'est encore mieux.  Des pantouf'.  Bon, je l'admets, par températures caniculaires, je sue un peu beaucoup, mais keske c'est confortable.

Comment ai-je pu vivre tant d'années sans ?  Je vous le demande.

Allez, je vous les présente : les noires avec fraises, les roses avec strass et les vertes avec strass amovibles.  Qué bonheur hein !  Tout ça pour 5 eur la paire, odeur de caoutchouc incluse.

crocs

21
aoû

Encore envie de patauger ?

Il y a peu, je vous avais proposé divers « bains de mer », « méduses » et autres sandales pour aller gambader gaiement dans les vagues.  A voir ou à revoir ici. 

J'ai trouvé dans le Cosmo de juillet (je sais, celui de septembre et déjà paru, et alors, si j'ai pas envie de me baigner déjà dans la nouvelle collection, moi, je peux, non ?) la version encore plus classe de la méduse.  La sandale en plastique Chanel à 150 eur seulement.  Pas cher ma bonne Dame !

Sinon j'ai aussi la sandale rose Givenchy à 106 eur ou la méduse Marc Jacobs à 110 eur (collection 2007).

Ça vous botte ?

sandalechanel

sandalegivenchysandalemarcjacobs

8
mai

Un T-shirt au poil !

Vous adorez quand je vous parle fringues, avouez.  C'est tellement rare que vous attendez ces billets aussi impatiemment qu'un chien attend son nonos.  

Vous avez aimé ma présentation de différents modèles de string, ici, et là.  Avouez.

Aujourd'hui, je vous présente un ensemble de lingerie coordonné pour femme, vu sur Madmoizelle (ce site est ma muse en matière de fringues) : le T-shirt et la culotte poilus...

Déjanté, vous me dites ?  En effet, mais rigolo non ?  Et pratique, enfin pour le dessous de bras qui en profite.  Ah ben si !  Que celle (ou celui) qui n'a jamais vécu le drame du choli Tshirt blanc qui devient tout jaune sous le bras, bouffé par la trans' au bout d'un été seulement, me jette le premier rasoir.

Je suggère seulement un modèle bi-aisselle, histoire de ne pas avoir la touffe à gauche et l'auréole à droite.  Ensuite, j'adopte.  Et je le promets, j'irai bosser avec.  Ça ferait un billet "j'ai testé 'bosser' la touffe à l'air", clair que ce serait un succès phénoménal.

Et vous, vous oseriez ?

Demain, article sponsorisé par Moustique (qui a énormément insisté, limite si c'est pas de la torture mentale) : les rituels de l'épilation.
 poils

4
fév

Idées cadeaux pour la Saint-Valentin (aaaaaaaaaargh rien à faire je peux pas le dire sans avoir la larme à l'oeil)

disclaimer 
cadeaux

 Je sais  que vous allez tous acheter l’ouvrage oùsque j’ai écrit quelques pages, « Anti Saint-Valentin », pour la Saint-Valentin (quel heureux hasard), mais, histoire que vous offriez également des cadeaux romantiiiiiiiiiiiiiiiiiik et cholis, qui aideront à ce que votre namoureux ou votre namoureuse ne vous jette pas l’ouvrage reçu à la figure après l’avoir déballé, en hurlant « tu sais ce que j’en pense, moi, de ton côté anti-Saint-Valentin », histoire que vous ne terminiez pas votre soirée à l’hôpital, car ce livre est très lourd et histoire que vous passiez une soirée vaporeuse et romantique (pendant que moi je me morfondrai chez moi, c’est trop injuste, personne ne m’aime, je suis la Calimerette du net), je vous ai dégotté des idées cadeaux dont vous me direz des nouvelles, sur shopoon.fr, le premier guide shopping mode et déco.

Et c’est parti pour une folle journée de shopping virtuel aux couleurs de l’amour (la dernière fois que je vous en avais parlé, j’avais donné dans les cadeaux « vert j’espère », cette fois faisons dans le « amour toujours »).

Pour qu’elle soit toujours à l’heure à vos rendez-vous galants… une montre en acier et bracelet rouge sang.

http://www.shopoon.fr/idees-cadeaux-bijoux-montres_1914.a...

Pour des soirées câlines et coquines… une huile de massage à la framboise.  Une gourmandise à déguster sans modération.

http://www.shopoon.fr/idees-cadeaux-cadeaux-coquins_1899....

Parce que “diamonds are forever”… un solitaire pour un duo toujours amoureux.

http://www.shopoon.fr/controller.aspx?N=1914&N=429494...

Parce que votre intérieur le vaut bien… une statue noire en bois d’Indonésie.  Superbe.  Simplement superbe.

http://www.shopoon.fr/idees-cadeaux-maison-deco_1896.aspx...

Parce qu’il aime boire… et vous voir pompette… une carafe au design épuré.

http://www.shopoon.fr/idees-cadeaux-autour-du-vin_1897.as...

Voilà, il me reste à vous souhaiter un bon shopping, et aller pleurer sur mon triste sort de célibattante.  Juste au cazoù, moi mon cadeau préféré c’est le solitaire.  Je dis ça je dis rien, comme d’hab.

4
déc

Dans la série « j’hiberne habillée d’un remède contre l’amour »

Vous le savez, je suis victime en ce moment (en fait, chaque année à cette période) d’une furieuse envie d’hiberner.

Mais j’ai décidé de ne pas me laisser abattre, et de m’octroyer un petit moment shopping.

Mais un shopping à la mode hibernation.  Au ralenti.  A la namuroise.  A l’escargot (sans ail).

Une commande dans un catalogue par correspondance, qui m’a envoyé un petit courrier bien personnalisé marquant son étonnement étonnamment étonné : « Chèèèèèèèèèèèèèèèère Anaïïïïïs Valenteeeeee, vous n’avez plus rien commandé depuis un an maintenant. Kesepasstildonc ? Touvabien ?  Dessoucis ?  Onpeuvouszéder ?  Pour vouszéder à passer le cap hivernal, nous vous offrons un bon de 25 euros quel que soit le montant de votre commande ».

Ce sont bien sûr ces huit derniers mots qui ont retenu mon attention de radine : QUEL QUE SOIT LE MONTANT DE VOTRE COMMANDE.

Une opportunité à ne pas négliger, ma bonne Dame.

Je prends donc mon courage à deux mains et me lance dans une séance de shopping par catalogue interposé.  Je n’ai vraiment pas envie de shoppinger pour le moment, juste envie d’hiberner, je le répète.  

Alors j’abandonne vite.  De toutes façons, ces fringues sont toujours plus jolies dans le catalogue, plus lisses, plus vaporeuses, plus sexy et les mannequins sont plus minces, plus jolies, plus blondes, plus tout.  Avez-vous remarqué, vous aussi, que ce qui fait un effet bœuf sur une page de catalogue se transforme systématiquement en sac à patates informe sur vous ?  Ou alors suis-je la seule à constater cette mutation spontanée ?  Je suis la seule, dites ?

Je me rabats donc sur de l’utile : un pyjama.  Rose.  En pilou.  Pyjama.  Rose.  Pilou.  Trois mots qui définissent le remède contre l’amour par excellence.  Oh, dans le catalogue, ils essaient bien de noyer le poisson « magnifique pyjama en maille polar, bordé d’un liseré en satin ».  Comme si « maille polar » n’était pas synonyme de pilou-bobonne.  Comme si un liseré de satin pouvait transformer un immonde pyjama en tenue sexy.  On croit encore au Père Noël, chez 3suisses ?

Je l’ai reçu, mon remède contre l’amour.  Il est pas beau, c’est clair.  Mais il est doux. Et chaud.  Et moelleux.  Et agréable.  Et douillet.  Et en pilou.  Et puis de toute façon, y’a que le rat qui me voit habillée de la sorte, alors je m’en moque.  

On va passer de folles nuits d’amour, mon pyjama-doux-chaud-moelleux en pilou rose et moi.  Na.
 
Une illu de Vidalinda, pour l’effet sac à patates…  Je suis pas la seule hein ?
robe

3
nov

Résiste… prouve que tu existes

Aujourd’hui, j’ai du temps à perdre. Alors je glande en ville. Et je me balade de magasin en magasin.

Chez Videosquare, je repère immédiatement un giga coffret d’Arthur en vrai. Aaaargh, j’ai tant regretté de ne pas l’avoir vu ce spectacle, persuadée que je suis qu’il me plairait à 200 %, passque, n’en déplaise à ses détracteurs, moi j’aime bien Arthur (sauf quand il joue à ouvrir des boîtes).

Résiste.

Le DVD Miss Potter me fait également de l’œil, j’avais prévu d’aller voir ce film racontant la vie de cette dessinatrice hors normes pour son époque (indépendante, elle dessinait des lapins), qui a connu un tel succès. Et puis il n’est resté à l’affiche que peu de temps.

Résiste.

Ah, et le DVD Ecrire pour exister me tente énormément aussi. Ben quoi, y’a Docteur Mamour dedans, rien que pour ça, ça vaut la dépense.

Résiste.

Détour par Club, ma librairie adorée. J’aurais préféré vivre, ce livre que j’ai tant cherché, est là, à me draguer outrageusement. Mais j’ai déjà tellement de livres en attente. Je suis sûre que quand j’aurai enfin le temps de le lire, il sera sorti en poche. Alors tant qu’à faire…

Résiste.

Sophie Kinsella, l’auteure des Accro du Shopping, a encore sorti un de ses vieux romans, écrits sous pseudonyme. S’il est aussi bien que les histoires de Becky, il me plaira à coup sûr.

Résiste.

Dernière étape : Belgique Loisirs. Aucun risque que je dépense quoi que ce soit, je n’ai pas leur carte. Je bave cependant devant le goût des belges. Je m’esclaffe à la lecture de la page filet américain. Je suis conquise à la page chacha.

Résiste.

Le journal d’Elsa Linux, semi coquin semi bridgetjonesien, me tend les bras. Il a l’air génial, ce journal. Et j’adore les livres écrits sous forme de journal.

Résiste.

Tiens, Agathe Lecaron sort un livre, Lostory. On le dit drôle et plein d’allusions à des séries télé. Tout à fait ce qu’il me faut pour une soirée détente.

Résiste.

Voilà, Mesdames et Messieurs, les tentations auxquelles je suis quotidiennement soumise, sans parler des fringues, bottes et autres sacs.

Mais vous pouvez être fiers. J’ai résisté. Et résisté, et encore résisté. Mais j’ai comme un vide, là, dans l’estomac. Une envie inassouvie. Une pulsion incontrôlée.

C’est clair et net, je suis victime de DOC, dépenses obsessionnelles compulsives. Mais je résisterai, promis juré.
 
Et un petit dessin de CyberBV pour illustrer l'Anaïs qui bave d'envie... 
enviecyberbv

20
oct

Nouveauté nouvellement nouvelle

Skynet, ma plate-forme chérie que j’aimeuh, a récemment lancé les « blogs collaboratifs », à savoir que je peux ouvrir mon blog à qui je veux, et permettre aux autres de participer en postant eux aussi des billets.  Une idée sympa, sauf que mon blog, il déborde déjà de mes délires quotidiens, voire bi ou tri quotidiens, alors si j’autorise autrui à venir poster, zallez plus vous en sortir, chers lecteurs chéris que j’aimeuh.

Mais l’idée est sympa.

Et quand le créateur du blog collaboratif « ticketoblog » m’a proposé de faire partie de son staff, j’ai dit ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.  

Bien sûr, j’ai négocié à prix fort mon arrivée fracassante au sein du blog, avec l’aide de la Marketing Anaïs SA et de mes financiers chéris que j’aimeuh (ceusses qui font en sorte que je devienne de plus en plus riche au fil des mois d’existence du blog – à ce jour zéro zeuro et quat’ vibros, ça rapporte hein la vie de bloggueuse), et donc me voilà sur ticketoblog (blog qui, très étrangement, n’a pas de publicités imposées là-haut, bizarre bizarre).

Mais ça parle de quoi ticketoblog ?  Ben de tickets pardi.

Tickets de caisse, de resto, de concerts.  Tickets de ci, tickets de là.

Sacrebleu, j’ai déjà jeté les monceaux de tickets que j’avais collectionnés lors de mes trois dernières virées shopping…. Quel dommage.

Mais comme vous savez que je ne recule devant aucun sacrifice, j’ai expressément effectué deux achats aujourd’hui pour pouvoir poster sur le blog (bon allez, j’avoue, je mens, j’avais acheté ces inutiles mais ô combien jouissives petites choses avant de recevoir le contrat d’embauche en bonne et due forme)…

Vous pouvez donc zaller voir mes tickets, ainsi que ceux de tous les collaborateurs et trices du blog…  Bon amusement.

Je vous livre en exclusivité planétaire mon tout premier billet, champaaaaagne…

Au fait, ticketoblog est ouvert à tout qui veut parler de ses tickets… avis aux amateurs !

Comment passer l’hiver bien au chaud ?


J’ai chez moi un polar à col roulé tout doux à enfiler dès les premiers frimas, et qui est orné d’un adorable ours qui se prépare à l’hiver en disant : « How to sleep through the winter ?  Stock up on goodies for snacks… Find a comfortable position… Set the clock for spring ».  Voilà ce dont je rêve en ce mois tant haï (je hais octobre, novembre, décembre, janvier et février, qu’on se le dise), mais je crains que boss chéri ne soit pas vraiment d’accord…

Alors pour une soirée cocoon au coin du feu (enfin, au coin du poêle à gaz de ville, mais avec un peu d’imagination…), rien ne vaut de grosses chaussettes montantes et pas sexy pour un sou ainsi qu’un petit DVD romantique à souhait pour célibataire en manque.  Ajoutez à cela quelques pâtes et un dessert chocolaté… et le tour est joué.
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13
oct

Appelez-moi Becky

J’avais pourtant opposé un démenti féroce.  Mais force est de constater que je deviens comme elle.  Comme Becky Bloomwood.  Une accro du shopping.

L’autre jour, soit très peu de temps après mes deux dernières virées shopping (à voir ici et ) j’apprends que je vais gagner dix euros moyennant un petit job ponctuel.  Dix euros ! Ce que je veux, c’est dépenser immédiatement cette somme folle, et ne pas la mettre dans mon portefeuille où elle se mélangera et finira en lasagne Farniente. 

Je décide donc de dépenser anticipativement mon pactole.

Je me rends donc dans un magasin Carrefour, en quête d’un petit DVD pas cher.  Et puis passque j’ai vu dans leur folder qu’ils vendaient en super promo de la mort qui tue des sous-vêtements Passionata.  Et j’aime les sous-vêtements Passionata.  Quasiment autant que les écharpes Strelli ou les lasagnes Farniente.  Quasiment.  Pas totalement.  Car si je les aime, c’est qu’ils sont jolis et pas trop chers.  Mais je craquerais facilement pour du Lejaby ou du Chantelle, si portefeuille ne me menaçait pas d’un tirage de gueule de plusieurs jours.

Me vlà donc partie pour une giga séance d’essayage de 32 soutiens-gorge, 14 strings et 18 shortys.  Une torture.  Comme d’hab, j’inspecte mon gras et mes cellules adipeuses qui grossissent de façon inversement proportionnelle à mes cellules du cerveau, j’en suis intimement convaincue.  C’est trop injuste.

Je déniche cependant deux soutiens cholis tout plein.  Un rouge sang, un noir corbeau.  Avec les shortys assortis, pour sûr.  Car un soutien-gorge sans son shorty c’est comme Anaïs sans son clavier, une coquille vide.

Je dépasse d’un petit chouia le budget initial (quasi rien, juste un petit zéro de rien du tout).  Mais je n’ai pas trouvé de DVD, donc on va dire qu’on est quitte.  Ok ?

Je pars ensuite vers l’endroit oùsque je vais gagner mes dix précieux euros.

En chemin, je croise, ô hasard suprême, un magasin de chaussures.

Je vous dirais bien que j’ai tourné la tête, respectant mon engagement pris le 25 septembre dernier.  Que j’ai résisté, que je n’ai même pas zieuté afin de ne pas être tentée.  Qu’il ne me restait que cinq minutes, pas le temps d’entrer.

Mais j’ai juré de toujours vous dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité.

Et la vérité, c’est qu’il y avait cette jolie paire.  Classe.  Ma pointure.  Et faite pour mes mollets de coq.  Coupées pour moi.  Sans lacets à resserrer, ça change.  Mais étroites.  Tellement étroites que je suis convaincue qu’aucune namuroise n’aurait pu les enfiler à part moi.  Ce qui explique qu’elles étaient toujours là, à m’attendre (passqu’en général, ma pointure c’est celle de 80 % de la population, alors ça part en moins de temps qu’il ne faut pour le dire).

Alors j’ai fait un bon geste.  Je les ai sauvées.  Et achetées.  C’est déconner.  Mais c’est tellement bon.  Et j’ai même pas mal aux pieds dedans.  Le bonheur, si je veux.  J’ai même eu 25 % de réduction sur leur modeste prix.

Une affaire, je vous dis.

Ensuite, je suis partie gagner mes dix euros.

Salutations à mon banquier, s’il passe par ici…

Illustration de Vidalinda, qui a parfaitement cerné le problème… ou l’absence de problème.  Elle en gagne mon éternelle reconnaissance.
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30
sep

Une autre journée scandaleusement… scandaleuse

Avec un chiffre et deux étoiles, on gagne, hein qu’on gagne, dites-moi qu’on gagne ?  Non ?  Bouhouhouhouhouhouhouhouhou (torrent de larmes) snirflggggllllllllrrr (reniflement gluant et glaireux).

Pour surmonter cette épreuve douloureuse, rien de tel qu’une seconde petite virée shopping, n’est-il pas ?

Me voilà donc partie dans ma petite ville, ce samedi à 10h.

Epreuve suprême, que je tente de m’épargner, en général.  Le samedi à 10h, c’est le marché.  Foule en délire, odeurs de hamburger, poussettes et chiens.  Un enfer.  Rien de pire.  Sauf un samedi à 10h plein de soleil, foule en délire doublée, poussettes doublées, chiens doublés, et odeurs de hamburger plus tenaces.  Un enfer infernal.  

Mais je me dois de me consoler après n’avoir pas gagné tous ces soussous.  

Et pour se consoler, quoi de mieux que de dépenser des soussous ?

Je m’offre donc, dans le cadre de ma phase grise et mauve :

- un long pull mauve bien près du corps (qui a dit « près du gras » ?), à manches ultra bouffantes

- une blouse grise très très spéciale, limite robe, limite de grossesse, resserrée dans le bas, blousante de partout, j’adoooore même si elle me donne l’air d’avoir cinq kilos de trop (qui a dit que je n’en avais pas que l’air ?)

- un jean slim à utiliser avec mes nouvelles bottes (achetées là) et mes autres paires.  Et oui, j’ai cédé, mon premier jean slim (enfin taille 40, c’est nin si slim que ça, je vous le dis)

- un genre de bermuda long en jean à mettre aussi avec mes nouvelles bottes et les autres (pas faire de jalouses, jamais).  Je voulais un pantacourt, mais j’ai trouvé ça dans un rayon liquidation (plus 50 % de réduction ma bonne Dame, impossible de résister), et le pantacourt, fallait me faire une liposuccion en urgence pour que je puisse y entrer, alors je me suis rabattue sur le bermuda (je devrai juste perdre 5 kilos pour l’enfiler, un jeu d’enfant)

- deux petites choses de rien du tout, une noire, une rose, à mettre en dessous de tous ces pulls gris à manches courtes que j’ai achetés (j’en peux rien moi si les manches courtes, y’a plus que ça)

- une paire de chaussures d’été.  Sur ce coup là, je vous autorise à m’inonder de commentaires narquois, je le mérite.  Mais c’était dans un tout nouveau magasin, et y faisaient 10 %, et c’est les chaussures dont je rêvais, avec un lacet qui se noue autour de la cheville.  Noires.  J’en ai cherché durant six mois.  J’en ai déjà des brunes, dont je ne me sépare jamais.  Me fallait des noires.  Vous comprendrez qu’il était IMPERATIF que je les achète.  

- une râpe à cors.  Très glamour non ?  Et oui, j’ai un cor.  Mal placé.  Qui me fait souffrir quotidiennement.  C’est ça, vieillir.  Avoir des cors.  

Tout bien réfléchi, je réalise que je deviens en effet une Becky Bloomwood* en puissance.  Leeloo, tu avais raison.  Mais je promets que c’en est fini des dépenses, jusqu’au mois prochain.  Promis juré craché doigts pas croisés.

Et pour illustrer tout ceci, une géniale illustration faite par, tenez-vous bien, Raphaël, fidèle parmi les fidèles, qui nous avait caché son talent de dessinateur !  Vlà le rat qui squatte mes nouvelles chaussettes roses achetées vendredi, si c’est pas malheureux, y’a plus de respect de rien je vous le dis.  Je le comprends, mon rat, elles sont hyper douces, hyper chaudes, hyper confortables, mes nouvelles chaussettes… enfin ma nouvelle chaussette, puisqu’il a dorénavant la sienne.  Merci Raph.

*Personnage récurrent de la série des Accro du Shopping, de Sophie Kinsella, Becky est une acheteuse compulsive qui se crée des besoins dont sa carte bancaire, et son banquier, se passeraient bien.  A mourir de rire.
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28
sep

Une journée scandaleusement… scandaleuse

Moi ce que j’adore dans le Lotto et les trucs à gratter, c’est l’avant.

Quand je m’imagine ce que je vais faire avec 1.000 eur supplémentaires par mois.  Quand j’échafaude mon scénario « Au revoir au revoir Président » personnalisé.  Quand je dresse la liste de tout ce que j’ai envie de réaliser avec mes millions.  Quand je calcule avec mes collègues que rien qu’en intérêts sur notre gain de ce soir à l’Euromillions, nous aurons plus de 2.000 eur à dépenser par … jour.  Quand nous délirons sur la façon d’avouer à boss adoré que nous ne viendrons pas lundi.  Tous.  Qu’il sera définitivement seul. 

Donc, c’est uniquement l’avant qui me plait.  Les projets fous.  Les angoisses aussi (gagner tant, ça doit être vachement traumatisant).  Les envies.  Les rêves.  Les fantasmes.

Vous me direz, heureusement que j’aime l’avant, car en général… y’a pas d’après.  Avec une chance sur 67 et des millions, faut pas se leurrer, ça peut arriver, mais c’est pas sûr…

Mais c’est tellement bon de rêver.

Et comme je vous l’ai dit, plutôt que d’attendre ce soir pour sauter de joie, sabrer le champagne, ouvrir la boîte de caviar, j’ai anticipé, j’ai extrapolé.

Je suis partie pour une virée shopping, histoire de renouveler d’ores et déjà ma garde-robe.  Ben oui, une fois millionnaire en euros, je devrai assumer ma situation de nouvelle riche, voiture de luxe avec chauffeur, fringues de grandes marques, bijoux de créateurs…

Je m’apprêtais à passer à la caisse avec une malle Vuitton pour mes futurs voyages en jet privé, cinq sacs de la même marque, de formats divers, une dizaine d’écharpes Strelli et les tenues qui vont avec, quelques modestes paires de Manolo, la toute nouvelle collection Chine et deux trois bricoles Delvaux, lorsque j’ai eu un bref moment d’hésitation.  Et si, même si c’est peu probable, par le plus grand des hasards je ne gagnais pas ?  Adieu le « Au revoir au revoir président », adieu les voyages en jet privé, les projets humanitaires, les envies, les rêves, les fantasmes.  Bonjour la commission de surendettement pour payer mes petits achats du jour.

J’ai donc, en grande fille consciencieuse et raisonnable que je suis, renoncé, jusqu’à demain, à mes modestes achats.

Je me suis contentée de quelques pièces indispensables à mon bonheur… mais nettement plus abordables…

- une paire de jolies bottes achetées pour trois fois rien, ou presque, miracle, et qui serrent bien mes mollets de poulet, autre miracle totalement miraculeusement miraculeux (que personne n’ose faire allusion à ce billet aux termes duquel j’affirmais m’engager à ne pas acheter de bottes cette année)

- un pull gris à grand décolleté plongeant et aux manches courtes style chauve-souris (ça a sans doute un nom moderne et fashion, mais je l’ignore), et son petit dessous noir à manches longues pour avoir bien chaud tout l’hiver

- un superbe pull mauve aux manches courtes style chauve-souris (faut croire que c’est la super méga mode cet hiver), et son gros bout de gilet mauve sans forme mais tellement classe (en fait, deux manches et un bout de tricot qui les relie, et qui se laisse aller comme un chewing-gum trop mâché), je suis superbe dedans, je me dois de vous le dire, j’ai juste l’air… très mauve

- un encore plus superbe pull ligné noir et gris et son col impossible à domestiquer, mais qui me va à ravir

- une paire de grosses chaussettes toutes douces, aussi sexy qu’une culotte de grand-mère de couleur chair, mais d’un rose glamourissime, et bien chaudes, et ornée de jolies vaches, et antidérapantes, et avec 30 % de réduction je ne pouvais m’en passer

(j’ai essayé de tout vous prendre en photo, mais ça rend mal : les gris sont fades, les mauves semblent gris, les bottes brillent trop, bref, je me contente de vous montrer les chaussettes)

Voilà, c’est tout.  Demain, j’irai chercher ma malle, mes sacs, mes écharpes, mes tenues, ma voiture avec chauffeur, mon billet pour le tour du monde, mon triplex avec cuisine superéquipée et cuisinier brun ténébreux intégré.

C’est scandaleux, tout cet argent que je vais gagner dans moins de deux heures.

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25
sep

Un hiver bien fade se profile à l’horizon…

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Cette année, ma décision est prise.  Et elle est irrévocable. Comme dans Koh Lanta.  Je sais ma passion pour les débilités télévisuelles finira par me perdre.

Je n’achèterai pas de bottes.  Et je n’achèterai pas de manteau.

Ni l’un, ni l’autre.  C’est clair et net comme clarinette.  

Je ne céderai pas à la tentation.

N’en déplaise aux collections hiver qui commencent à envahir nos rayons, alors que les collections été se demandent encore ce qui leur arrive : l’été n’est toujours pas arrivé que déjà elles doivent nous quitter.  Et oui, pas d’été cette année, c’est ainsi.

Et pas de nouvelles bottes cette année.  Ni de nouveau manteau.  C’est ainsi.

Je n’aurai que l’embarras du choix, des bottes j’en ai treize à la douzaine.  Des manteaux ainsi.  Il faut savoir raison garder, avec mes mollets de coq (cf ce billet) et mes panards aussi maigres qu’un jour sans pain, je peux conserver une paire de bottes cinq ans au bas mot, sans qu’elle prenne une ride.  Pas d’oignon qui déforme.  Pas d’orteils en forme de boudins qui marquent la pointe de la botte.  Mes bottes restent parfaites.  J’en ai donc suffisamment pour survivre jusqu’à la fin des temps.  D’autant qu’elles sont chères, cette année.  On trouve rien en dessous de 150 eur. Cent cinquante euros.  Une bagatelle pour les bloggueuses type parisiennes.  Une folie pour les bloggueuses belges telles que moi.

Quand à mes manteaux, j’en ai des courts, des longs, des super longs, des matelassés, des moutonnés (en laine, quoi, mais faut bien que ça rime), des noirs, des bruns, des oranges, des gris, des jaunes et des roses (bon ceux là je n’ose plus les mettre).  Des dizaines.  Et puis les manteaux sont de plus en plus chers.  

Et d’ailleurs, tant que je suis dans les bonnes résolutions, je n’achèterai pas d’écharpe Strelli.  Passque si ça tombe, l’été va arrivé dès octobre et stagner sur la Gelbique jusque février, alors pas besoin d’écharpe en été.  Ni d’écharpe Strelli.  Et  puis elles sont chères.  Encore plus chères que l’an dernier.  On appelle ça l’inflation, ma bonne Dame.

Forte de ces résolutions de la rentrée, je vais manger un bout en ville avec une copine, et faire un peu de shopping.  Et je tiens le coup.  Je suis fière.  Je m’offre un joli pull gris à décolleté jusqu’au nombril (à mettre avec un top, of course).  Je m’offre une blouse méga longue toute bouffante, très originale.  Je m’offre deux DVD, un truc romantique et Une hirondelle a fait le printemps, avec la Seigner pas enceinte encore à l’époque (mais quand va-t-elle accoucher bordel de Dieu ? ah, c’est fait, j’oubliais, un gamin, Jules, Simon ou Louis, un truc classique) et le regretté Michel Serrault.

J’entre ensuite dans un magasin de jolies fringues hyper chères totalement inabordables.  Que des marques.  La plus chère : Chine.  Je dois être équipée d’une tête chercheuse Chine.  Tout ce qui me fait craquer, c’est du Chine.  Un superbe petit pull très féminin.  Chine.  250 eur.  Une magnifique tunique totalement adorable.  Chine.  340 eur.  Ça devrait être puni par la loi, de tels prix, quand on sait que le salaire du belge moyen est inférieur à 1.500 eur (et que mon salaire à moi est largement inférieur à celui du belge moyen, qui plus est).

Et puis je passe, par hasard, je le jure, je le crache, si je mens j’irai en enfer, où je finirai mes jours (si je puis parler ainsi) avec d’autres fashion victims déneuronées, donc, par hasard, je passe devant chez Strelli.  C’est pas moi qui ai voulu entrer.  C’est ma copine.  L’autre.  La sadique.  Qui ne sait rien de ce blog ni de mes résolutions.  Et j’ai bavé.  Mais bavé.  La sécu de chez Strelli aurait pu m’arrêter pour dégradation de parquet en chêne.  J’ai bavé devant cette nouvelle collection.  Toute nouvelle toute belle.  Y’a au moins trois écharpes qui me font baver : une noire et mauve, une verte, une brune et rose.  122 eur.  366 eur pour les trois (hein que je calcule bien ?).  Rien que de l’écrire, un long filet de glette (ce mot existe-t-il ailleurs qu’en Gelbique ?) dégouline le long de mon coup.  C’est frais.

Enfin, je passe, par hasard, je le jure, je le crache blablabla, devant un magasin de chaussures.  De bottes.  La nouvelle collection est rentrée, oyé oyé.  Et là, je suis sûre qu’elles me regardent.  Ou alors elles ont émis des ondes.  J’ai aussi une tête chercheuse pour cette marque de chaussures et bottes dont je suis folle : Pataugas.  Originales.  Sportives.  Chic.  Classe.  Et ces bottes.  Ah ces bottes.  Brunes.  Superbes.  Fines de mollets.  Très fines.  Idéales.  199 eur.

La vie est décidément bien cruelle avec moi.  Tellement cruelle.  Trop cruelle.  Cruellement cruelle.

Peut-être que devenir star de la télé pourrait m’aider, je me ferais coiffer par Biguine, habiller par Strelli et Chine et chausser par Pataugas.  Quéééé bonne idée.  Bonidé.  Comment devenir une star de la télé ?

PS : Zavez vu comme je m’améliore, voici un billet fashion quasi digne d’une bloggueuse type, non ?  Allez, félicitez-moi, parce que je le vaux bien.

Dessin de Titoun.  Vous ne connaissez pas encore Titoun, sauf si vous avez joué les curieux dans mes liens.  Ce dessin est le premier que je publie d’elle… et, je l’espère, pas le dernier (message subliminaaaal).  Allez vite zieuter ça, Titoun elle dessine super bien, et elle aime pas les pigeons.  Moi, mon amour des pigeons est très variable… à suivre…

4
jui

Soldes sales sueldos saldi saldo’s

Me voici embarquée, contre ma volonté (si, c’est contre ma volonté, j’ai pas réfléchi en acceptant d’aller au resto un 30 juin à midi), dans une rue commerçante, en ce premier jour des soldes. Un samedi. Jour de marché, qui plus est.

Il est révolu le temps où j’entamais les soldes dès l’ouverture des magasins, petite pause rapide hamburger/frites/coca en vitesse, pour continuer ma séance shopping jusqu’à ce que les commerçants me mettent dehors à grand renfort de « Ma bonne Dame, nous fermons, revenez demain ». En ce temps là j’avais vingt ans (Pierre Bachelet), j’étais vaillante et motivée.

Je n’aime plus ça actuellement.

J’aime acheter des fringues, beaucoup, souvent, trop. Mais pas le premier jour des soldes. Plus le premier jour des soldes.

J’y suis pourtant, en ce premier jour des soldes, en ville, nonobstant mon envie de retourner hiberner sous ma couette. Obligée de traverser la ville de part en part, de traîner une heure en attendant mon rendez-vous. Le premier jour des soldes ! Emportée par la foule (Edith Piaf). C’est long, une heure, parmi les shoppeuses en délire.

J’ai l’impression d’être à la messe, au moment de la communion, où au moment oùsqu’on embrasse le truc là (oublié son nom), ou encore à l’offrande (qui est peut-être ce fameux moment oùsqu’on embrasse le truc, je mélange tout, manque de pratique oblige). Bref, cette sensation d’avancer pas à pas, tellement lentement, trop lentement. Orteils contre talons, talons contre orteils.

Aaaargh, un buggy occupé par un enfant sage rentre dans mes mollets de coq. Ça fait mal, vachement mal. A-t-on idée de venir faire les soldes avec un buggy, surtout un samedi matin de marché ! Titchu.

Je repère un petit top dans une vitrine sympa. Tentation tentation quand tu nous tiens. Mon petit ange gardien me suggère de résister, j’ai déjà 57 tops de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Mon petit démon m’incite à foncer l’essayer. Je serai raisonnable, j’écoute mon ange gardien. Uniquement car j’ai repéré 43 femmes qui font déjà la file pour essayer. Vu qu’il y a deux cabines, en comptant cinq minutes par essayage (si elles font vite, les pauvres), ça fait… ouf, oui, tout ça, pour un bête top. J’abandonne.

Je traverse la rue pour atteindre un trottoir moins embouteillé (dans ma ville, tout le monde sait que le trottoir de droite est encombré, pas le gauche, en descendant, ou l’inverse en montant). Une femme pas sympa en voiture manque de m’écraser en refusant de me laisser traverser. Je sens le frôlement de la carrosserie et je crie un truc pas sympa, réflexe. Oups, sa fenêtre est ouverte… Elle m’a entendue et n’apprécie pas. Tant pis. L’avait qu’à s’arrêter, et le code de la route alors. Titchu.

Je me réfugie dans un magasin de CD et DVD, espérant avoir plus d’espace. Que nenni, y’a des soldes aussi. C’est l’enfer sur terre, j’ai eu beau résister au petit démon incitateur de dépenses … je suis en enfer, c’est clair.

Enfin, je rejoins mes copines pour une petite bouffe tranquille, succulente (le moelleux tiède au chocolat rafraîchi de glace vanille est un orgasme gustatif jusqu’ici inégalé.. adresse disponible sur simple demande), et calmante. Que du bonheur. Même le soleil est de la partie, un court moment.

J’attendrai le 31 juillet pour faire les soldes, je serai plus tranquille. A moins que… demain, je suis en congé… why not…soldes-1

Merci à François qui m'a autorisée à prendre ce dessin très très représentatif de la "sold' addict anonyme"

 

 

son blog est dans mes liens, vous le trouverez aussi sur http://blog4.lemondeinformatique.fr/le_blog_des_cybriens/

20
jui

Nénuphars

Drame et liquéfaction chez Anaïs ce soir.

Tranquillement installée dans mon canapé moelleux, je zieute mon docteur adoré, j’ai nommé docteur House, en feuilletant négligemment le Femmes d’Aujourd’hui acheté pour la trousse inutile mais ô combien sympa offerte avec (j’en suis toujours à me tâter pour savoir si j’achète la seconde. Tiens au fait je cherche aussi à acquérir un sac de plage Hello Kitty, message subliminal à qui de droit si elle passe par ici et repasse par là…).

Je suis donc tranquillement installée dans mon canapé etcetera à zieuter etcetera et feuilletant etcetera, ignorant tout du drame qui se rapproche de moi tel un moustique goulu, lorsque, AAAAAAAAAAAAAAARGH, mon œil semi-endormi lit l’info du jour « Vous en rêviez ? Il sera possible d’acquérir l’un des Nymphéas (1904) de Claude Monet ce 19 juin chez Sotheby’s London ». My god, my taylor is rich, my queen mum is mad, my heart will go on. Nous sommes le 19 juin, il est 21h21, ma vie s’écroule.

Je suis anéantie.

Pourquoi n’ai-je pas lu cette information de la plus haute importance hier ? J’aurais encore eu le temps de voir banquier chéri, de trouver une place dans le train-rapide-vingt-mille-lieues-sous-les-mers, dénommé je sais plus comment (c’est pas Thalys mais qu’est-ce ?), de courir jusque Sotheby’s et de lever ma jolie main baguée de bleu turquoise pour m’offrir cette petite folie de Monet.

J’adore les nénuphars. De par leur côté éphémère. Une fleur de nénuphar ne vit que quelques jours. Elle ne s’ouvre que lorsque le soleil est bien haut dans le ciel, et se referme dès qu’il amorce un soupçon de descente. Si vous avez le malheur de bosser, comme moi, de l’aube au crépuscule, et si votre fleur de nénuphar a choisi un lundi pour éclore, vous ne la verrez sans nul doute pas. Mais si elle fait choix d’un samedi ou un dimanche, alors, installez-vous bien, et regardez. Ne faites que ça. Profitez. Y a-t-il plus beau qu’une fleur de nénuphar ? A part une libellule qui se pose sur une fleur de nénuphar, je ne vois rien de plus beau, non.

Donc j’ai eu ma phase Monet, quand j’étais ado. J’ai un magnifique Monet chez moi, comme 214.784.568 terriens. Une copie. Je m’en suis un peu lassée, mais je ne dirais pas non à un original… Si seulement j’avais su…

Bisque bisque rage, c’est foutu, à moins de trouver l’acheter et de lui offrir le double immédiatement. C’est ty pas une super idée ça ? Si quelqu’un le connaît, qu’il me contacte.

En désespoir de cause, un petit nénuphar dessiné (ah oui au fait c’est l’Eurostar, ça m’est revenu) par mes dessinatrices et dessinateurs adorés, vénérés, adulés, baise-maintés, lèche-bottés (message subliminaaaaal, transfère-toi sur leurs blogs immédiatement ou ma vengeance sera terrrrrible), me consolerait un peu, pliiiiiiiiiiiiiiiz.

NB : la mise à prix était de 20 à 30 millions de dollars, mais qu’importe, quand on aime on ne compte pas. Sniff. Je ne m’en remettrai jamais.

NB2 : ça fait quatre jours que j’étais pas inspirée du tout : un seul billet pondu par jour (pondu ne signifiant pas publié, mais mis en stock pour vos longues soirées d’hiver à venir). C’est peu. Effrayant. Angoissant. Et aujourd’hui, deux. Ça va mieux. Ouf. Me vlà rassurée, la mort de mon blog n’est pas pour tout de suite. J’ai eu peur. Ça devait être la fatigue. La baisse de moral. La fête des géniteurs. Le manque de tendresse. Le soleil. La pluie. La saison des mariages. monet