9
jui

9/7/2016 : les deux chansons du matin

William sheller et le duo dont j’ai oublié le nom, je crois qu’il y a obispo dedans : Je veux être un homme heureux et Si on devait pourir demain, mourir pas pourrir, bien que… (lapsus ou faute de frappe)

 

J’adooooorais, j’adooooooooooore encore.

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18
jui

18/6/2016 : adolescence

J’écoute les vieilles cassettes de mon père pour voir si elles marchent encore.

Des cassettes ? Oui, je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans

Quand j’étais ado, j’allais au marché avec mon père et il achetait des cassettes piratées par le vendeur, contenant des copies de 45 tours à la mode. J’adorais ça. Et elles fonctionnent encore !

J’ai ainsi écouté une chanson dont j’étais folle à l’époque : La religieuse. J’ignore qui chantait ça et je viens de découvrir (merci internet) que c’était … Céline Dion ! Le monde est vraiment petit.

En écoutant ces chansons, je me rappelais ce qu’on faisait le samedi : marché, manger, ciné (ouais, ça rime). Et l’Inno de Namur était encore en deux parties, reliées par une passerelle !

Nostalgie…

http://www.jukebox.fr/celine-dion/clip,la-religieuse,ur3p...

La Religieuse

(D. Barbelivien)

 

Même à genoux, même en prière

Elle se souvient de l'Italie

Jésus Marie et notre Père

C'est peu vous dire qu'elle vous oublie

De l'autre côté de l'enfer

Elle se souvient d'avoir dit oui

À la passion à la lumière

À l'amour fou à l'infini

Et prier cet homme sur la croix C'est encore se donner à lui

Et quand lui viennent ces idées là C'est à peine si elle en rougit

La religieuse a comme moi Des nuits d'amour en nostalgie La religieuse a quelques fois

Des sanglots longs de jalousie ...

 

27
oct

Les oiseaux sont nos amis

Ce matin, Iguaï criait par la fenêtre après un oiseau tout beau (une mésange je crois, avec une ligne blanche), quand j'ai chanté :

 "les oiseaux sont nos amis, il faut les aimer aussi, comme nous ils ont une âme, comme Morbach et Moucham"

Je me demande si Iguaï est ok...

Ouais, je sais, ce sont les insectes pas les oiseaux (chuis handicapée, pas débile, vu que mon cerveau revient), mais j'adoooore les oiseaux.

Ouais, je sais, c'est une mouette, pas une mésange, mais c'est la seule belle photo de bibi que j'avais en stock, et j'adooooore la mer et les mouettes.

Ouais, je sais, je chante comme une casserole, la faute à mon accident, avant je chantais comme une déesse (pas vrai mais ceux qui ne m'on pas connue avant vont me croire, faut bien que ça ait quelques avantages).

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29
jui

Que dire d'un film...

... dont on n'a aimé que le générique ?

J'avais connu ça avec Le petit Nicolas, dont je n'ai aimé que le générique du début, reprenant les dessins de mon enfance.  Le reste, caca boudin, mais cet avis n'engage que moi.

Et je viens de connaître ça avec Le bison, dont je n'ai aimé que... le générique de fin, le reste étant aussi caca boudin.  Mais j'ai regardé tout le film, espérant un revirement de situation en vain, on vit d'espoir ma bonne Dame.

J'ai cependant découvert cette si jolie chanson, donc on va dire que j'ai pas tout perdu, et puis Edouard Baer pas rasé, il est mimi comme tout :

30
nov

Je Céline tu Célines nous Célinons

Je redécouvre Céline Dion, alors que c'était plus ma tasse de thé.

Après Parler à mon père, que j'aime d'amour, je viens de tomber amoureuse de celle-ci, trop trop belle et dont le message est de la même beauté, je l'aime aussi d'amour, je l'écoute en boucle, le soleil est dans le ciel, la vaisselle sèche, le poêle turbine ferme, le bonheur est presque parfait quoi...

"Il y a deux façons de vivre sa vie :

L'une comme si rien n'était un miracle

L'autre comme si tout était un miracle"

Albert Einstein

Dites donc ce vieil Albert il a sorti plein de jolies phrases, j'en ai encore vu une superbe l'autre soir sur Facebook, pleine de poésie et de bon sens...  Ah voilà je vous l'ai retrouvée, plus bonsensesque que poétique finalement : "Il n'existe que deux choses infinies, l'univers et la bêtise humaine... mais pour l'univers, je n'ai pas de certitude absolue".

 

31
oct

Et le top vingt des morceaux pour un enterrement...

Debussy, ça me va, et puis over the rainbow, et aussi No need to argue des Cranberries... qu'on se le dise !

 

Le top 10 des chansons contemporaines :

1. My Way – Frank Sinatra
2. Time To Say Goodbye – Sarah Brightman/Andrea Bocelli
3. Wind Beneath My Wings – Bette Midler
4. Over the Rainbow – Eva Cassidy
5. Angels – Robbie Williams
6. You Raise Me Up – Westlife
7. You’ll Never Walk Alone – Gerry & the Pacemakers
8. We’ll Meet Again – Vera Lynn
9. My Heart Will Go On – Celine Dion
10. Unforgettable – Nat King Cole

Le top 10 des hymnes :

1. Abide with Me
2. The Lord is my Shepherd
3. All Things Bright and Beautiful
4. The Old Rugged Cross
5. How Great Thou Art
6. Amazing Grace
7. Jerusalem
8. Morning Has Broken
9. The Day Thou Gavest Lord Has Ended
10. Make Me a Channel of Your Peace

Le top 10 des morceaux de musique classique :

1. Nimrod – Elgar (au centre sur notre photo)
2. Canon in D – Pachelbel
3. Ave Maria – Schubert
4. Nessun Dorma – Puccini
5. Pie Jesu – Faure
6. Les Quatre saisons – Vivaldi
7. Adagio – Albinoni/Bizet
8. Air on a G String – Bach
9. Largo – Handel
10. Claire de Lune – Debussy

31
oct

Le top vingt sexuel...

Tout cela me laisse dubitative... et vous, c'est quoi vos chansons fétiches pendant, sans, avant ou avec l'espoir de ?

Les 20 chansons à écouter pendant un rapport sexuel

1. Dirty Dancing - Anything from the Soundtrack
2. Marvin Gaye - Sexual Healing
3. Ravel - Boléro
4. Berlin - Take My Breath Away
5. Barry White - Anything from His Collection
6. Marvin Gaye - Let's Get It On
7. Righteous Brothers - Unchained Melody
8. Céline Dion - Titanic Soundtrack / My Heart Will Go On
9. Serge Gainsbourg - Je t'aime
10. Whitney Houston - I Will always Love You
11. Aerosmith - Don't Want to Miss a Thing
12. Kings Of Leon - Sex on Fire
13. Rodgers & Hammerstein - Sound of Music
14. Tchaikovsky - 1812 Overture
15. Grease - Grease Soundtrack
16. Donna Summer - I Feel Love
17. Boys To Men - I'll Make Love to You
18. ABBA - Mama Mia
19. Tom Jones - Sex Bomb
20. Star Wars - Anything from the Soundtrack

Les 20 titres qui sont encore meilleurs que l'acte sexuel

1. Queen - Bohemian Rhapsody
2. Kings of Leon - Sex on Fire
3. Robbie Williams - Angels
4. Meatloaf - Bat Out of Hell
5. Bon Jovi - Living on a Prayer
6. Céline Dion - My Heart Will Go On
7. Adele - Set Fire to the Rain
8. Black Lace - Agadoo
9. Pink Floyd - Comfortably Numb
10. Queen - Don't Stop Me Now
11. Queen - I Want to Break Free
12. Faithless - Insomnia
13. Bruno Mars - Just the Way You Are
14. The Killers - Mr Brightside
15. Guns`N`Roses - Paradise City
16. Coldplay - Viva La Vida
17. Queen - Who Wants to Live Forever
18. Elton John - Your Song
19. Luther Vandross - Anything
20. Bruce Springsteen - Born in the USA or Born to Run

Les 20 chansons pour un diner aux chandelles réussi

1. Marvin Gaye - Lets Get It On
2. Chris Deburgh - Lady in Red
3. Marvin Gaye - Sexual Healing
4. Eric Clapton - Wonderful Tonight
5. Andy Williams - Moon River
6. Elvis Presley - Love Me Tender
7. Céline Dion - My Heart Will Go On
8. Robbie Williams - Angels
9. George Michael - Carless Whisper
10. Whitney Houston - I Will always Love You
11. Lionel Richie - Three Times a Lady
12. Adele - Someone like You
13. Savage Garden - Truly Madly Deeply
14. Al Green - Lets Stay Together
15. Aerosmith - Don't Wanna Miss a Thing
16. Spandau Ballet - True
17. John Denver - Annie's Song
18. James Blunt - Beautiful
19. Ravel - Boléro
20. Righteous Brothers - Unchained Melody

Les 20 titres pour emballer sur la piste de danse

1. Abba - Dancing Queen
2. Chris Deburgh - Lady in Red
3. IMFAO - Sexy and I Know It
4. Dirty Dancing - Anything from the Soundtrack
5. Rod Stewart - Do You Think I'm Sexy
6. Hot Chocolate - Sexy Thing
7. Pussycat Dolls - Don't Cha
8. Kings of Leon - Sex on Fire
9. Maroon 5 - Moves like Jagger
10. Tom Jones - Sex Bomb
11. Christina Aguilera - Dirty
12. Marvin Gaye - Sexual Healing
13. Justin Timberlake - Sexy Back
14. Nelly - Hot in Here
15. Arctic Monkeys - I Bet You Look Good on the Dance Floor
16. Right Said Fred - I'm Too Sexy
17. Bee Gees - Night Fever
18. Marvin Gaye - Let's Get It On
19. Sophie Ellis Bextor - Murder on the Dance Floor
20. Beyonce - Single Ladies

Les 20 titres pour se lancer dans la séduction

1. Marvin Gaye - Sexual Healing
2. Marvin Gaye - Let's Get It On
3. Barry White - Anything
4. Serge Gainsbourg - Je t'aime
5. Kings of Leon - Sex on Fire
6. Hot Chocolate - You Sexy Thing
7. Ravel - Boléro
8. Boyz To Men - I'll Make Love to You
9. Chris De Burgh - Lady in Red
10. R Kelly - Bump & Grind
11. Whitney Houston - I Will always Love You
12. Robbie Williams - Angels
13. Elvis Presley - Love Me Tender
14. Frankie Goes to Hollywood - Relax
15. Donna Summer - I Feel Love
16. Adele - Make You Feel My Love
17. Andy Williams - Moon River
18. IMFAO - Sexy and I Know It
19. Adele - Someone like You
20. Lionel Richie - Anything

24
oct

Une minute de silence

21
oct

Changement de cap (48) 0800/9.48.81

Vous avez déjà eu cette impression si bien transmise par cette chanson ?

 

Sensation que tout peut changer, que tout va changer (tiens ça me rappelle aussi une chanson...)

 

C'est ma sensation du jour, et ça fait du bien... un bien fou.

 

Un seul mot à dire : merci (comprenne qui pourra, je sais, je fais mon énigmatique ce jour, gnark gnark)

4
oct

Pour tous ceux qui connaissent l'hibernatite-déprimite d'automne...

J'adore le tempo, et j'adore les paroles, qui me parlent...

8
sep

Moment poétique

J'ai la rate qui se dilate

J'ai les rognons qui font des bonds

J'ai le foie qui ne va pas

Et l'estomac qui est raplapa

J'ai les intestins au niveau des seins

Ou les seins sur les intestins

 

Oui, bon, tout le monde n'a pas un talent de poète quoi, mais voilà ma petite poésie spontanée alors que nous émergeons de la vision de l'émission hommage à Delarue, noyée, comme prévu, dans l'alcool (délicieux, ce cidre aux agrumes, très bon, ce petit vin), les olives, les chips et les pizzas, on avait dit du gras.  Gras + alcool = poésie digestive...

5
sep

Jolie chanson, et jolie façon de présenter les paroles... limite si j'aime pas à nouveau Céline Dion, tiens

21
jui

Un été pourri, mais des festivaux bien sympas ! – part one Tempo festival (Jali, Suarez, Julien Clerc)

Ouiiiiiiiiii (comme dirait Nadeuge en se la jouant otarie – je sais, mes références sont à chier, mais ça fait un bail que vous le savez), on dit pas des festivaux mais des festivals (bal, cal, carnaval, chacal, festival…), mais qu'importe, j'aime dire les festivaux, comme j'aime aussi dire les raux de chemin de fer, faut pas chercher à comprendre. 

Ouiiiiiiiiiiiii, j'ai vu des concerts ces derniers jours.

Grosse appréhension vu la météo pourrite de chez pourrite, qui me donnait plus envie de me lover sous une couette devant un bon DVD que d'aller me les cailler (même si j'en ai pas) sous un sac poubelle à vague allure de coupe vent coupe drache nationale, mais faut ce qu'y faut.  Et quand faut y aller, faut y aller.

On commence donc par le Tempo Festival, avec Jali, Suarez et Julien Clerc.

Meteo.be annonce une soirée et une nuit sèches sur tout le pays, youpiiiiiiiiiiiie, réjouissons-nous.  Il pleut toute la journée, mais je ne m'inquiète pas, soirée et nuit sèches, on vous dit.

A notre arrivée, Jali est en plein concert.  Sympa.  Dynamique.  Jolis morceaux, même si je n'en connais qu'un qui dit "ça fait boum boum boum".  Chouette début de soirée.

Puis Suarez, nos chouchous à Mostek et moi, surtout Marc miam miam, of course.  Toujours le même plaisir de les voir, même s'ils devraient modifier un peu le blabla des intermèdes car, après les avoir vus euh, combien de fois cette année déjà, 'tendez je compte, oh ben cinq ou six, ça devient un peu répétitif.  Mais ce qui ne l'est pas, répétitif, c'est le regard qui ferait fondre l'iceberg du Titanic de Marc miam miam, et puis sa petite gueule d'amour, et puis ses chansons langoureuses, et puis et puis et puis.  J'aime Suarez depuis mes premières Franco, où Mostek me les avait fait découvrir, qu'elle en soit remerciée à tout jamais. 

Et pour la petite histoire, leur album est sorti il y a déjà quelques semaines en France, excusez du peu, avec plein plein de morceaux bonus (un sujet douloureux pour moi, que j'évoquerai un jour avec vous, si vous le voulez bien, et même si vous le voulez pas d'ailleurs).  Et quand un groupe belge envahit l'hexagone, il faut le dire, le crier, le hurler… et l'acheter !  Allez les Français, don't hesitate, vous ne le regretterez pas.

Ensuite, la pluie.

Beaucoup de pluie, alors que Julien Clerc arrive à peine sur scène (tchu, j'avais écrit seine, trop d'eau rend maboul).

Je porte plainte contre meteo.be, pour publicité mensongère pro soleil, à l'image des bourgmestres de la côte qui ont fait pareil contre meteobelgique.be, pour annonces intempestives de mauvais temps.

Nous nous emballons le mieux possible dans nos sacs poubelle.  Mostek se transforme en extra-terrestre argenté et moi en extra-terrestre bleuté.   Sexy au possible.  Glamour vache.

J'oublie vite les gouttes qui tombent, grâce à l'orchestre symphonique accompagnant Julien Clerc.  J'ignorais que ce serait un concert symphonique, et moi plaisir n'en est que plus grand, fan que je suis de ce type de concert, après avoir vu Calogero aux Franco l'an dernier et ne m'en être pas encore remise, tant c'était formidablement formidouble.

Julien Clerc l'est aussi, formidouble, tant dans ses grands succès que dans quelques nouveautés.  Il est sympa.  Drôle.  Accessible.  Enjoué.  Et puis vachement craquant.  Moi, un mec comme ça, je dis oui oui oui, surtout s'il me chante "fais-moi une place".

Le concert se termine sur Laissez entrer le soleil, qui me met une chair de poule de malade, laquelle n'est due ni à la pluie (qui a cessé entre-temps), ni au froid hors saison qui est tombé, vu l'heure.

Que du bonheur que cette soirée.

Photos de Suarez : http://www.facebook.com/hauwel.fabrice

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22
mai

Le jour où...

... un homme me joue ça, avec ces mains-là, je l'épouse.

19
mai

Mémoire enfouie, mémoire enfuie

Vous ne trouvez pas que ce titre de billet sonne comme un roman à l’eau de rose, un roman où notre héroïne aurait enfoui, tout au fond d’elle, des souvenirs cruels, qu’elle tenterait par tous les moyens de rattraper.  Elle voudrait retrouver sa mémoire enfuie, et elle y parviendrait grâce à l’aide d’un prince presque charmant, ils se marieraient et auraient beaucoup d’enfants.

Et bien vous voyez, ce n’est absolument pas de cela dont il s’agit.

Je l’ai déjà dit, Marie Laforêt a bercé mon enfance.  Pour certains, c’est Johnny, pour d’autres Cloclo, pour d’autres encore Elvis, moi c’est Marie.

Mais vous n’imaginez peut-être pas à quel point.  Durant des mois, des années, des soirées entières, je m’endormais, dans mon petit lit une personne, avec mon tourne-disques (que celui qui pense « hein, tu as connu les tourne-disques ? » tourne sept fois sa langue dans sa bouche, s’il ne veut pas avoir mes cinq marionnettes dans son théâtre – copyright mes collègues qui m’ont appris cette expression made by trucmachin), donc avec mon tourne-disque derrière la tête.  Et, mois après mois, année après année, soirée après soirée, j’écoutais inlassablement deux doubles albums de Marie.  Mais vraiment inlassablement.

Au point que, et vous devez connaître ce phénomène qui se produit avec tout album écouté en boucle, dès les dernières notes d’une chanson, je connaissais les premières notes de la suivante.  Vous avez ça aussi, hein, vous ?  Moi j’ai ça souvent, actuellement, mais j’imagine que les disques de Marie furent ma première expérience du genre.

Depuis l’enfance donc, je n’ai plus jamais réécouté ces 33 tours, ou alors vraiment occasionnellement.  J’ai donc acheté un quadruple CD de Marie, reprenant ses succès, dont une majorité figurait sur lesdits 33 tours, mais pas tous, tout en proposant des morceaux que je ne connaissais pas.  Jolis morceaux.

Mais, inévitablement, à chaque écoute de ces quatre CD, lorsqu’arrive la fin d’un morceau, je connais le suivant.  Inévitablement, cela ne correspond pas.  Horripilant.  Frustrant.  Exaspérant.  Et puis étonnant, tant d’années plus tard, alors que je n’ai plus jamais réécouté ces vinyles, de toujours avoir cela dans le fond de ma mémoire.  Sans oublier les paroles, jamais oubliées non plus, malgré le silence absolu durant quelques décennies.  Le cerveau est bien étrange et performant, ma bonne Dame.

Et puis, en 2009, j’ai hérité d’un double CD de Marie, que je ne connaissais pas.  Je l’ai pieusement rangé sans l’écouter.

Je l’ai retrouvé récemment, je l’ai posé près de ma chaine hi-fi, à nouveau sans l’écouter.

Puis tout à l’heure, j’ai décidé d’écouter ce double CD.

Et, inévitablement (bis), à la fin de chaque morceau, le morceau suivant a surgi dans ma mémoire.  Pif paf pouf, naturellement, comme lorsque j’étais haute comme trois reinettes et que je m’endormais au son de Pegao, de La cavale ou de Henri Paul Jacques ou Lulu.

Mais cette fois, j’étais dans le bon.  Ce double CD est le 33 tours de mon enfance.  Du moins l’un des deux.  La couverture n’a rien à voir.  Le second CD non plus.  Mais c’est bien ça !

Si c’est pas du bonheur, je vous le demande, keske c’est ?

Enfin, je peux réécouter Marie, ma mémoire peut faire des exploits, elle qui n’a rien oublié, le tout sans la frustration de ne pas entendre le morceau attendu.

Du bonheur je vous dis !

Et pour qu’il soit parfait, reste juste à avoir un autre coup de pouce du destin pour avoir l’équivalent du second 33 tours.

Et vous, c’est quoi la musique de votre enfance, celle que votre cerveau n’oubliera jamais, même cinquante ans plus tard ?

24
avr

Dix jours plus tard, enfin !

La chanson est trouvée.

Merci à Fun Radio de n'avoir jamais répondu à ma demande "ckoicetitre" (on se demande à quoi sert ce service, du coup)

Merci à Mostek d'avoir trouvé une chanson qui n'était pas la bonne mais m'a fait chanter quelques notes, qu'elle a reprises en chantant juste.

Merci à Attrap'sushi d'avoir trouvé.

Et voilààààààààààà ma chanson en "oh oh oh oh oh"

 

23
avr

J’ai testé « huit heures en compagnie de Pierre Rapsat »… et plus encore

Tout a commencé vendredi dès l’aube, au bureau, lorsqu’un mail du Soir m’annonçait un CD de « Scala chante Rapsat » offert avec son édition.

Ni une ni deux, je me précipite en librairie pour découvrir « la chose ».  J’aime les chorales, j’aime Rapsat, je ne pourrai qu’aimer une chorale qui chante Rapsat, d’autant que pour la petite histoire, Mostek m’avait proposé d’aller voir Scala au théâtre de Namur en février dernier… bon, finalement, elle s’était trompée, c’était pas Scala, mais une autre chorale, ah ah ah la bonne blague, mais j’y ai cru jusqu’au bout, que je verrais Scala…

Dans la foulée je découvre le triple CD, le livre et le DVD, que j’offre à mon compte en banque, j’en ai déjà parlé, puis je me souviens que le soir, y’a une émission spéciale.

A 20h05 pétantes (prout), je suis devant mon téléviseur, prête à regarder cette émission, dont je décide de lire le résumé dans ma bible Ciné Revue, et là, j’apprends que ce n’est pas une seule émission, mais une big soirée spéciale de la mort qui tue, que La Deux nous a réservée.  Yes.  Bonheur.  Souvenirs.  Emotions.  Nostalgie.  Je prépare mon graveur DVD pour une soirée de folie, histoire de garder tout cela en stock.  C’est une première pour ce graveur acheté en juillet dernier, qui me servait jusqu’alors uniquement de lecteur.

20h05, donc, Aimons les étoiles.  Film inédit biographique, plein d’émotion, comme je m’en doutais, avec les témoignages de ceux qui l’ont connu, dont son épouse et son fils.  Plein de surprises aussi, puisque j’y ai appris une foule de choses, notamment qu’il avait participé à l’Eurovision en 76, que ce concert à Forest auquel j’étais en 86 était une première pour un artiste francophone belge, que Du bleu dans les nuages fut uniquement enregistré sur maquette, pas le temps d’en faire plus, que l’album Dazibao avait été écrit dans l’ignorance de sa maladie, contrairement à ce que je pensais vu les thèmes des chansons… malheureusement prémonitoires.  Très joli moment que ce film, d’autant plus qu’il ne fut pas entrecoupé de publicités, oyé.

21h30. Concert Tous les rêves au Cirque Royal de Bruxelles, capté en 2001, peu de temps avant l’annonce de la maladie.  Superbe, surtout lorsque les cordes s’y mettent.

23h.  Quelque chose en nous de Pierre Rapsat, diffusée en 2007, rassemble à nouveau témoignages touchants, extraits de chansons et anecdotes amusantes.  Poignantes minutes lorsque son neveu chante Du bleu dans les nuages.

00h30. Conviviale poursuite, enregistrée lors de la sortie de Dazibao.  J’ignore s’il se savait malade, mais j’en ai bien l’impression.  Si tel était le cas, grosse bourde de François Pirette qui annonce « c’est lorsqu’on est malade ou très âgé qu’on écrit le mieux ».  Et Rapsat de répondre « je dois avoir écrit un chef d’œuvre alors ».  Glups.

1h30. Scala.  Un documentaire sur la genèse de leur aventure Rapsatienne, sur la naissance de cette chorale.  Sur ces deux frères plein de fougue et de charisme.  Sur la découverte par ces jeunes flamandes de l’existence de ce chanteur wallon dont elles ignoraient tout.  Sur la symbolique de les voir chanter en français.  Sur l’apprentissage difficile des paroles.  Magnifique reportage, même si je lutte contre le sommeil.

2h35.  Concert Passagers de la nuit en hommage à Pierre, donné après son décès.

Il est dans les 4 heures du matin, ces huit heures se terminent.  J’ai peu dormi, je suis imprégnée de tout cela, plus moyen de m’endormir malgré la fatigue.  Je persiste et signe durant tout le week-end en écoutant mes CD, encore et encore, en redécouvrant les paroles de certaines chansons (Judy, Du bleu dans les nuages), le tout dans un mélange d’émotion nostalgique et de bien-être absolu.

14
avr

A la recherche de la chanson qui fait ah ah ah ah

Hier matin dans le bus, j'ai entendu cette chanson, un truc hyper connu, mais j'ignore le titre ou l'interprète, comme d'hab.  Pas grave, je vais me souvenir de l'air et demander à mes collègues, bien plus callées que moi en chansons modernes.

Une fois au bureau, of course, j'ai oublié l'air.  Mais c'est plein de ah ah ah ah ah, vous voyez ?

Non, elles voient pas.  Pas si callées, les filles.

Ce matin 6h17, horreur glauque et putréfaction intense, mon réveil sonne par erreur.  J'analyse la situation pour avoir confirmation qu'on est bien samedi et que c'est une grossière erreur.  ça l'est.  La bonne nouvelle et le hasard fantastique dans ce drame c'est qu'à la radio (fun, because je capte pas contact dans ma chambre) passe ma chanson, siiii, je vous jure.  Et ça fait pas ah ah ah ah ah mais oh oh oh oh oh finalement.

L'animateur dit le nom de l'interprète, que je ne comprends pas, et le titre, que je comprends, un truc anglais, je vais retiendre bien sûr.

Je me rendors jusque 9h17.

A mon réveil, j'ai oublié le titre, tchu.

Mais ça fait ohoho oh oh oh oh oh ohhhhhhhhh ohoho oh oh oh oh oh oh.

Vous connaissez ?  Vous écoutiez fun ce matin à 6h17 ?

 

Edit : bon j'ai trouvé comment savoir : http://www.funradio.be/ctkoi

mais faudra attendre demain...

29
mar

Alors on chante...

Chanson du jour, Melody.

Mais je vous ai fait de nouvelles paroles, plus moins cucul la pralineuneuh :

Plutôt que "y'a pas que les grands qui rêvent, y'a pas que les grands qui ont des sentiments, c'est comme une enfance qui s'achève, dans un océan" ou "je voudrais qu'il m'embrasse sur les lèvres, pas comme une enfant".

Je vous propose "y'a pas que les vieux qui crèvent, y'a pas que les vieux qui perdent toutes leurs dents..."

Pour la suite, vous avez des idées ?

7
mar

Magique

Vous le savez, je pianote, très mal, mais je pianote.  Et je continue à apprendre, petit à petit, sur Je joue du piano, tant bien que mal, plutôt mal que bien d'ailleurs (me faut absolument un brun ténébreux pianiste, ça aidera).

Et un matin, y'a déjà bien deux ans, j'en ai peut-être parlé ici à l'époque, j'avais un air en tête.  Scotché, englué, impossible à faire partir.  Il est resté dans ma caboche durant deux jours, sans que je trouve ce dont il s'agissait, puis j'ai tenté de le chanter à des collègues, ce n'était pas gagné vu mon talent de chanteuse digne de la Star Ac 2478.  Maist une mélomane a reconnu "Jésus que ma joie demeure", que je me suis fait une joie (ah ah ah) de trouver sur le net, en partition version débutante ascendant incompétente, pour l'apprendre.

Et là, je découvre, via Christian Delwiche, personnage mythique namurois, gérant le site Bia bouquet, qui est d'ailleurs le nom du répertoire donné à toutes les images que j'utilise sur ce blog, car la première venait de son site, ô hasard, cette version magique, que j'avais envie de partager :

2
mar

Argh, y'a deux Marie Laforêt au monde

Mostek m'annonce "t'as vu, y'aura Marie Laforêt" demain à la Foire du Livre.

Et moi de faire des bonds de joie, de bonheur intense, m'imaginant lui chantant, en duo :

"Si je comprends bien
Tu me veux mon chien
Sous les grands palé...
Tu viens!..."

Sans oublier le mot de la fin, à placer à tout prix : "ototot".

Ben non, c'est pas la même Marie Laforêt, celle de demain n'est pas l'idôle de ma jeunesse, tchu.

Snif.

 

28
fév

De Karine et Rebecca...

... vous connaissez bien sûr Mon petit chien et Moi je dors avec nounours.

Mais qui connaît "à la corde à sauter ?"

Bien envie de la réécouter, dans ma phase nostalgie...

10
fév

Vous aimez les moules ?

Mostek adooore les moules, au point qu’elle chante sans cesse « A la pêche aux moules moules moules ».

Et quand je dis sans cesse, c’est sans cesse.  Parfois, pour rester dans l’air iodé, nous bifurquons vers « il était un petit navire », mais « à la pêche aux moules moules moules » reste le nec plus ultra en matière de chanson.

Non seulement ça me donne une folle envie de moules bouchot, que je dévorerais avec une petite bolée de cidre en matant la mer, rhaaaaaaaaa… mais en plus, c’est lassant, à force, il faut bien l’avouer.

Siiii, je vous jure, lassant. 

Alors, l’autre jour, j’ai proposé de chercher sur Google une autre chanson parlant de moules, histoire qu’elle change de disque, notre petite Mostek.

Et j’ai cherché.  Mais immédiatement, je me suis dit que le mot « moule » pourrait prêter à confusion, tant le net est envahi de perversion et de choses que la morale chrétienne réprouve, aaaaaaaarghe, vade retro vulgaritas.

Et en effet, le résultat fut à la hauteur de mes espérances… ou plutôt de la bassesse attendue.

J’ai trouvé une autre chanson parlant de moules, c’est clair et net.  Une chanson paillarde inspirée de « C’est l’amour », rebaptisée pour l’occasion « C’est la moule ».  Prometteur… quoique.

Après avoir chanté la première phrase à mes collègues, je me suis arrêtée, car la suite, non, je ne pouvais pas, moi la si frêle si délicate si pudique Anaïs.

Alors je les ai invitées à venir lire et le choc fut intense.  Bon, clair, on a ri comme des malades, mais plutôt de stupéfaction, de stupeur, de tremblements quoi, comme aurait dit notre bonne vieille Amélie nationale.  Ri aux éclats, avec des larmes qui coulaient.

Je ne peux me résoudre à vous copier cette chanson, trop beurk beurk beurk, je vous mets donc l’original, c’est de circonstance avec la Saint-Jelediraipoint qui se pointe à l’horizon.  Mais si le cœur vous en dit, ou plutôt si vous avez le cœur bien accroché, c’est par ici que ça se passe.

Avec tout ça j’irais bien manger des moules ce soir, moi…

14
jan

La leçon de piano : le retour

Souvenez-vous, chers lecteurs, il y a un bail, soit en 2009, j’ai suivi des cours de piano.  J’adorais ça, même si je ne suis absolument pas douée, je me dois de l’avouer.  A l’époque, c’est la seule chose qui me détendait, me vidait l’esprit, même si, en même temps, elle me crispait.

Non mais attendez, sérieusement, apprendre le piano sans avoir fait de solfège, c’est comme apprendre la dactylographie sans connaître l’alphabet : une horreur sans nom.  D’autant que l’alphabet, sauf erreur, c’est 26 lettres (+ la ponctuation, clair, et les chiffres, bien que ceux-là, je ne sois jamais parvenue à les assimiler).  Mais le piano, c’est 88 touches, oui, rien que ça.  Une horreur sans nom, je vous dis.

Mais c’était mon rêve de toujours, jouer d’un instrument.  Le genre de truc que je devais impérativement faire avant de mourir, quoi, même si jamais je ne ferai de concerto ou n’enregistrerai de disque, mouahahah.

L’année suivante, j’ai interrompu mes cours pour des raisons horaires, et en fin de compte ça m’arrangeait, because j’avais Planète célibataire à mettre en place et puis, quelques mois plus tard, l’écriture de mon nouveau livre.  On a beau dire, l’écriture et la gestion d’un blog + d’un livre, c’est vachement chronophage.  Alors j’ai zappé le piano.  Vraiment zappé.  Durant des mois.

Sauf que, chaque fois que je traverse mon living, ben il est là, il me regarde, même si son couvercle est fermé, il me nargue, je le vois bien.  Et chaque semaine je me dis « demain, je m’y remets ».  Un peu comme un fumeur et ses « demain, j’arrête ».

Sans compter les ceusses qui me demandaient, avec intérêt, « et le piano, ça va, tu avances ».  Aaaaaaaaaaaaaaaargh.

L’été dernier, je me suis décidée à l’approcher à nouveau et à jouer quelques morceaux appris durant mes cours.  J’ai réalisé à quel point j’avais perdu mes faibles acquis, mais à quel point ils pouvaient revenir avec un peu de pratique.  Mais j’ai joué ma fade et j’ai continué à bouder mon instrument.

Et en décembre, le déclic.  Je pourrais vous dire que j’en rêvais chaque nuit, que c’était devenu viscéral, je devais rejouer, que le piano est toute ma vie et patati et patata.

Mais c’est bien plus terre-à-terre que cela.  C’est une discussion sur la page orange qui m’a donné l’envie.  Une discussion avec un homme charmant, enfin, qui m’a dit jouer du piano.  Mon côté fleur bleu s’est réveillé, et le fantasme de la romance sur fond musical m’a envahie.  J’ai donc foncé vers mon piano pour retenter quelques morceaux de Noël appris en 2009.  Je peux vous dire que deux ans plus tard, ce fut périlleux.  Mais j’ai aimé cette sensation retrouvée.  Et tandis que le pianiste finalement pas si charmant disparaissait de ma vie virtuelle, l’envie de rejouer est restée.  Comme quoi, les mecs, parfois, ça peut servir.  Je dis bien parfois.

Et, ce vendredi 13 janvier, un signe du destin : je découvre l’existence de "Je joue du piano", un site exclusivement dédié à l’apprentissage, pour tous niveaux.  Vous pensez bien que ça a titillé ma curiosité et que j’ai pris mes dispositions pour découvrir au plus vite les services de ce site qui m’avait l’air très « pro ».

Et, moins de 24 heures et 18 leçons plus tard, je vous le confirme : c’est un site « pro ».

18 leçons en 24 heures ?

Oui, mais bon, hein, j’avais déjà quelques acquis.  Certaines leçons n’étaient que des révisions, mais j’ai pourtant visionné chaque leçon, attentivement.  Et j’ai appris diverses infos qui ne m’avaient pas été dispensées au cours, sur la position de la main, les pédales, les exercices sur tout le clavier afin de l’apprivoiser, moi qui sait difficilement quitter les neuf touches utilisées quasi exclusivement, la légèreté du bras (ça, pour moi, c’est pas gagné, vu les douleurs que j’ai à nouveau, trop crispée, l’Anaïs).

Bref, que du bonheur que cette redécouverte, même si je réalise à nouveau la difficulté de, à la fois, déchiffrer une partition, trouver la note qui correspond sur le piano, trouver le doigt prêt à jouer la note et enfin la jouer, et ce en un minimum de temps, c’est bien mieux…

Celui qui a inventé le piano était un sadique.  Un sadique féru de superbe musique qui fait un bien fou, mais un sadique tout de même.

L’essentiel est que ces leçons filmées, très claires, relativement courtes, dotées d’exercices plus ou moins faciles, sont vraiment ce qu’il me faut pour m’y remettre avec plaisir, à mon rythme.  En plus, si j’ai des questions, le site est interactif, je peux interroger ma prof.  

Alors je m’y remets, d’autant que, miracle, j’ai joui d’un éclair de lucidité hier et j’ai retrouvé mon chargeur d’appareil photo, je pourrai donc à nouveau vous montrer mes petits progrès.

Allez, pour fêter ça, un souvenir de 2009…

 


les marins de Douarnenez par anaisvalente

 

et ma petite version cordes :


en route ! par anaisvalente

29
déc

Voyage en nostalgie sur fond musical

Je vous écris des années 80, où je suis donc partie en voyage musical après avoir rebranché la chaîne hi-fi de mon paternel.  J’ai moi-même une chaîne hifi, of course, mais une micro.  Avec juste un lecteur K7 qui ne sert pas, la radio et un lecteur CD.  Elle m’accompagne depuis genre 1997, voire avant, la résistante.  J’ai également toujours le tourne-disque de mon enfance, mais il n’a plus de « lecteur », ça s’appelait un diamant à l’époque non ?  J’avais tenté d’en retrouver un, en vain, il y a des années.  Je parie qu’actuellement ça serait possible, vu que les tourne-disques sont à nouveau en vente, avec fonction conversion MP3.  J’ai donc hérité de cette chaîne hifi, qui allait me permettre, en ce jour solennel, de réécouter ma collection de 33 et 45T, plus jamais écoutée depuis en tout cas 1995, voire avant.

Je commence fort, avec un 33T reçu quand j’étais môme, qui contenait Words de FR David, ma passion fugace de l’époque.  Je lance le 33T, et je me mets à brailler comme un veau.  A gros sanglots longs des violons de l’automne.  Je n’aurais pas imaginé que ce morceau me ferait un tel effet.  L’effet de l’enfance, l’effet de cette période où j’avais une famille que je croyais (innocence bête) unie.  L’effet de me revoir, en flash-back, écouter ce morceau dans ma chambre de l’époque, que je n’aimais même pas en plus.  L’effet de savoir que si je peux écouter ce morceau, c’est because of la fauchieuse qui a fauché.  Et je pleure je pleure je pleure.

Puis la source se tarit et je me concentre sur le morceau. 

Ah que le son est mauvais, strident, criard.  Mais que c’est bon, ce geste de soulever le bras du tourne-disque et de le déposer précautionneusement sur le disque, en essayant de ne pas le faire glisser, histoire de ne pas casser immédiatement mon nouveau jouet.  Ah que c’est chouette finalement d’avoir mon âge, d’avoir connu l’époque des disques, tout simplement.  D’en avoir acheté, reçu, offert, collectionné.  De ne pas devoir dire « les disques, ah ah ah, mais j’étais pas née ».  D’entendre, à la fin du morceau, les craquements si caractéristiques de cette époque, les craquements des vinyles.

Je décide alors, après avoir bien pleuré, d’écouter quelques 45 tours.  Immédiatement, je réalise à quel point c’est chiant de devoir changer de disque toutes les 3 minutes 28 secondes, d’autant que le rond (pour ceusses nés après 1990, le rond se met au centre du 45T pour qu’il ne bouge pas, vu le trou qui le perce en son centre, tandis que le 33T n’a pas besoin de rond, son trou étant plus petit – c’était la leçon tourne-disquesque du jour). 

Je vous commente en direct live…

Mylène Farmer, pour commencer, me susurre qu’elle est désenchantée.  De circonstance après les larmes absolues d’il y a dix minutes chrono.  Je me sens comme elle.

Un peu plus de joie avec Kim Wilde et Cambodia, dieu que c’est chouette.  Et je danse.  Oups, la fin du disque tourne en eau de boudin, tout se bloque, doit y avoir une grosse grosse poussière.  Et oui, en ce temps là, les peluches s’accumulaient sur le diamant, et fallait les enlever précautionneusement.

Tiens, deux 45T d’Amnesia, ça me rappelle vaguement quelque chose.  Allez, j’écoute Ibiza.  My god, de la new beat.  Comment ai-je pu aimer ça ?  Ah ben oui, j’ai aimé, et finalement, certaines tonalités me plaisent encore, nostalgie nostalgie, qui me catapulte à la mer du Nord, avec ma meilleure amie homonyme de l’époque, les sorties au Stardust chaque soir, et la new beat à chaque minute.

Madonna et Live to tell.  J’ai tous les 45T de Madonna, qui fut ma première passion (après Belmondo, of course).  Et eux ont un traitement de faveur : des pochettes plastique de protection.  J’ai même des maxi collector, yesssss.  Le jour où elle décèdera (le plus tard possible hein), ça vaudra une fortune non ?  Sait-on jamais…

Minutes plan plan avec le duo Glenn Medeiros et Elsa et leur roman d’amitié.  Je me revois en voyage scolaire à Londres.

Luna Parker et ses états d’âme Eric.  Je la connaissais par cœur, comme quasi toutes.  J’adorais, comme toutes.

Cretu chante Samourai, kekseksa ?  Plus aucun souvenir, allez, j’écoute.  Après avoir enlevé quelques crasses qui squattent le 45T.  Bon ça me rappelle vaguement quelque chose, sans plus.  On dirait du vague Depeche Mode.  Aaah, yes, au refrain je me resitue. Ohouho, ohouho, et je chante, je hurle.

Pour toi Arménie.  J’achetais tous les disques à vocation humanitaire.  We are the world aussi.  Et les Restos du cœur aussi.  Et même Sampan, dernier matin d’Asie, que j’avais totalement oublié.  Y’a que celui pour l’Ethiopie que j’avais zappé, car il n’était qu’en version maxi, tandis que mon budget, lui, était mini.

Bros et When will I be famous.  Dingue, j’avais oublié qu’ils avaient un jour existé, eux ! Une de mes amies en était raide dingue, genre amoureuse quoi.  Pas moi, moi c’était Madonna, mais j’étais pas amoureuse.

Tragic error – klatsche in die hande.  Et vlà de l’allemand, la période new beat, le retour.  Dieu que ça a dû être dur pour ma famille de supporter les écoutes de ces morceaux, que je suis sûre, je mettais en version repeat (oui, ça existait sur mon tourne-disque, le bras revenait puis repartait au boulot, qué progrès déjà à l’époque).

2 belgen – Lena.  Sans doute le morceau préféré de ma pré-adolescence.  Complètement folle de ce morceau, qui passait à la fête de l’école oùsque j’étais, la fête du collège que ça s’appelait, aux auto-scooters.  C’était trop cool ce week-end festif annuel.  Et j’étais amoureuse.  J’allais aux auto-scooters en rêvassant à mes amours en écoutant Lena.  Rhaaaaaaa, Lena Lena, this melody…

Zinno – What’s your name.  Quelle idée d’acheter « Bond, my name is Bond », moi qui ai toujours détesté ces films.  Cette chanson ne me rappelle rien, absolument rien, si ce n’est que je l’ai aimée à un moment précis…

France Gall – Cézanne peint.  Magnifique morceau, qui me fout toujours les mêmes frissons. Souvenir du concert à Forest où je l’avais vue.  Et du second concert où j’avais vomi mes tripes sur les chaussures de mon accompagnatrice, la pauvre.  Coût de ce 45T, 110 francs, dit l’étiquette.  En 1985. Et la pochette précise « extrait de l’album Débranche, disponible en K7 et compact disc ».  kwaaaaaaaa, les CD existaient déjà en 1985 ?  Ah ben ça alors.

Celine Dion – La religieuse.  Pas le gâteau non, la vraie religieuse.  Je parie que je suis la seule au monde à connaître ce morceau.  Et à l’aimer à la folie.  Me demande, là, si j’ai pas finalement loupé ma vocation.

Kylie Minogue et Jason Donovan et leur Especially for you.  J’adore.  Cucul ?  Ben oui, c’est le but.  A l’époque, on bavait toutes devant Jason, que personne ne tente de le nier.  Ni brun ni ténébreux, mais on bavait.  Me demande ce qu’il est devenu, tiens.

Rho ben ça, je savais même pas que j’avais ce disque : Chi mai d’Ennio Morricone, BOF de Belmondo dans Le professionnel.  Rha ce film.  Rha Bebel.  Ral la fin, tragique et cruelle.  Rha cette musique sublime.  Le disque date de 1980, cela doit être mon tout premier 45T, le premier de ma vie.  Trop beau.  Ça me rappelle cette belle émission sur la carrière de Bebel, que j’avais regardée il y a peu, avec plein d’extraits de ses films et de ses cascades.  Je l’admire toujours, mon Bebel.  J’avais 8 ans et il fut mon premier amour.

France gall – poupée de cire poupée de son.  Là, j’étais pas née, bande de vilains.  Ce disque me vient de ma môman.  J’adorais.  J’adore encore.  J’ai plus la pochette, drame, où peut-elle bien être ?  En plus, à l’époque, on avait quatre chansons par 45T oui oui oui, quasi un mini album quoi.  Alors j’écoute aussi, tant qu’à faire : dis à ton capitaine, un prince charmant et les titres me reviennent sans tricher… sauf le 4e qui ne veut pas surgir…

Si ces morceaux vous ont rappelé des anecdotes, des premiers baisers, des disputes, des tranches de vie… ne me laissez pas seule avec mes souvenirs, partagez partagez partagez, dites-moi tout.

23
déc

Alleye une fois, on se prépare pour the big christmas day...

27
nov

Calogerooooooooooooooo

Il est archi cool, non, Calogero, d'avoir programmé la sortie de ce petit bijou le jour de mon anniversaire.  Rho, oui, très cool.

Il me le faut !

calo.jpg

6
nov

Gérard Lenorman & moi... & Florent Pagny, Tina Arena, Grégoire, Zaz, Roch Voisine, Chico et the Gypsies, Maurane, Patrick Fiori, Anggun, Stanislas, Joyce Jonathan, Shy’m, Amaury Vassili

« Il était une fois, à l’entrée des artistes,

Une petite fille brune, au regard un peu triste… »

 

Oui, bon, je romance un peu, bien sûr, car je n’étais pas à l’entrée des artistes, j’étais au Palais des expositions à Namur, actuellement dénommé Namur Expo.  Et puis je n’étais plus une petite fille déjà, j’étais une grande fille avec juste une âme de petite fille inside.  C’était en quelle année déjà ?  Aucune idée, genre y’a bien quinze ans j’imagine, voire plus…

Mais cette soirée restera inoubliable.  Ce concert de Gérard Lenorman.

Nous n’étions pas très nombreux, pas de foule en délire, juste des amoureux de Gérard et de sa musique, posés sur des chaises, se dandinant de bonheur.  Il nous a chanté ses big méga succès de la mort qui tue, avec un enthousiasme débordant.  Il était tout seul face à nous, sans musicien.  Juste des bandes son, qui s’arrêtaient trop vite, alors il continuait à chanter, et nous à chanter avec lui, et puis à applaudir, et puis à nous dandiner de bonheur.

C’était un chouia triste, ce concert, triste et émouvant.  Joyeux aussi.  Tout Gérard Lenorman, non ?  Triste car ce n’était pas une salle de concert, car les musiciens avaient déserté les lieux, car on sentait un certain abandon du public (mais moi pas, na) et puis émouvant et joyeux pour les mêmes raisons, et parce qu’il adorait ça, chanter, et nous aussi, nous adorions l’écouter, et chanter en choeur.

Je n’étais pas née quand il a débuté sa carrière.  Nan, j’étais pas née, vilains pas beaux que vous êtes.  J’étais trop petite à l’époque de ses grands succès pour aller le voir en concert.  Mais j’ai été bercée par ses chansons, moi.  Il a toujours fait partie de moi, et ce concert, ben j’avais adoré. 

Et puis je l’ai même revu une seconde fois en concert, après avoir réussi à échapper à une présentation de matelas et casseroles miracles.  Un super concert aussi.  Tiens, ça existe toujours, ces voyages en car moyenne d’âge 102 ans, avec présentation-arnaque puis spectacle, visite ou concert ensuite ?  J’ai fait ça plein de fois durant mon enfance, et ce voyage avec Gérard, c’était la dernière fois.

Et j’ai même tenté, y’a quelques mois, de gagner des places pour son concert au casino d’Ostende avec une super nuit d’hôtel en prime.  Mais j’ai pas gagné.  Je gagne jamais aux concours, c’est l’enfer.

Bref, j’aime Gérard Lenorman depuis mon premier cri, voilà.

Alors, dès que j’ai appris la sortie de cet album de duos, je l’ai vouluuuuuuuuuuuuuuu.  Déjà, moi, j’adore les duos, ça apporte toujours un plus à un titre, un bonus, une nouvelle âme.

Et ce matin, dès l’aube, savoir à 6h25 (car c’est bien connu que, quand on conge neuf jours durant, on se réveille neuf jours durant à 6h25, sans réveil, mais que quand on rebosse et qu’on doit se lever à 6h25, savoir demain, on ne se réveille pas et c’est l’enfer, enfin ce sera l'enfer, pour sortir du lit), j’ai écouté.

J’ai redécouvert tous ces titres connus, dont mes chouchous d’amour : Si tu n’me laisses pas tomber, Le petit Prince, Il, Les matins d’hiver, Quelque chose et moi…  Bien sûr, il manque plein de morceaux sublimes, qui me font rêver à un double album, avec plein d’autres duos… Car de Gérard Lenorman, il ne faut pas se contenter d’écouter les incontournables, Si j’étais président ou La Ballade des gens heureux (même si pour une fois que quelqu’un sait faire la différence entre ballade et balade, ça fait du bien).  Il faut se plonger dans La clairière de l’enfance, dans Montfort l’Amaury, dans Soldats ne tirez pas…

Grâce à cet album, j’ai pu découvrir combien la voix grave et douce de ce chanteur se marie à merveille avec celle de Maurane, petite note belge de ces duos, avec celles, brunes et ténébreuses, de Florent Pagny, Grégoire, Roch Voisine, Patrick Fiori et Stanislas, avec celles, exotiques, de Tina Arena et d’Anggun.  Et pourtant, parmi eux, certains m’insupportent totalement, mais là, en duo, ben je les aimerais presque.  Et puis, cette douce voix, qui est-ce déjà ?  Joyce Jonathan.  Waw, trop belle, cette version de Quelque chose et moi. 

Une réussite que cet album, qui laisse présager une jolie tournée pour les 40 ans de carrière de Gérard en 2012.  40 ans, tiens tiens tiens…

En ce dimanche, donc, je n’ai pas lu au lit, j’ai écouté de la musique, et c’était fabuleux.

Seul bémol, ce message sur l'officiel, et ça c'est totalement regrettable :

lenorman.jpg

7
sep

Vous connaissez Jean Petit ?

Moi pas, mais depuis hier, je connais, vu que Mostek avait ça en tête, et que, dès lors, j'ai chanté "Jean Petit qui danse" toute la journée au bureau, sans vraiment connaître les paroles...  Donc, je n'ai fait que répéter "Jean Petit qui danse", avec des versions très "bureau" : "j'ouvre le dossier-er-er", "je vais téléphoner-er-er", "ce client je vais tuer-er-er"...

Mais je vous ai dégotté une version karaoké, rien que pour vous, passque bon, j'ai pas envie d'être la seule polluée par Jean Petit.

Allez, tous en choeur, je vous promets que ça met de bonne humeur (et ça rime).

8
jui

Quand j’ai de la merde dans les oreilles…

(Les prénoms, les lieux et tout et tout ont été modifiés, pour préserver l’anonymat des protagonistes).

Voilà une expression empruntée à « Nouvelle star » pour le billet du jour.  Un billet que j’ai envie de vous faire depuis un bail déjà, mais j’attendais d’avoir de la matière.  Tout bien réfléchi, je n’en ai pas beaucoup plus, mais soit, il est temps.  It’s time.

Durant un repas entre amis à le week-end dernier, à Bras, nous étions tous dehors, à profiter de la chaleur ambiante, emmitoufflés dans des plaids et collés à un brasero, lorsque, soudain, envie soudaine (vous aurez compris que ce fut décidé soudainement) : chanter.

Et nous vlà parti dans un délire, à chanter plein de vieux trucs français trop trop bons trop trop pleins de souvenirs trop trop que j’adore ça.

Et puis, Ronny de chanter « ils parlaient de Francis et des coups de grisous… (Au Nooooord c’était les corons – et non les chorons, qui est une sauce, qu’on se le dise, private joke) ».

Gros blanc.  Gros silence.  Euh, ils parlaient de Francis ?  Gros fou-rire.  Sauf que, ça doit pas être Francis, mais j’avoue que je sais pas de quoi ils parlaient, tout bien réfléchi.  Mais Ronny est convaincu : ils parlaient de Francis, sans doute un mineur bien connu à l’époque.  Oui, bon, soit, why not.  Quelqu’un suggère cependant « 36 », année d’un drame des mines sans doute.  Direction notre pote Google, qui nous confirme qu’ils parlaient bien de 36.

Gros fou-rire bis.

Pas un rire moqueur, non, passque moi, en matière de chansons pigées n’importe comment, je suis la reine.

Des exemples ?

Des exemples.

La meilleure des meilleures date de mon adolescence, du temps oùsqu’on sortait danser chaque samedi, du temps oùsqu’on se déhanchait sur Sinbad in New-York… en hurlant comme des hystériques « Sinbad in New-York, oh, Sinbad in New-York ».  Jusqu’au moment où, morte de rire, une amie nous a corrigées : pas Sinbad in New-York… sing Allelujah…  Oups.

Ensuite, la classique, celle que tout le monde a chanté de la sorte « c’est Noël c’est Noël c’est Noël », par Enya.  En fait, Sail away, je pense.

La plus ridicule, made by myself alone « j’veux un disque, de funky musique, for brosse à dents ».  Longtemps, je me suis demandé pourquoi ce mélange d’anglais (for) et de français (brosse à dents), ainsi que le rapport entre la funky musique et les brosses à dents.  Jusqu’à ce que, vingt ans plus tard, je découvre les paroles « j’veux un disque, de funky musique, faut que ça danse ».

Enfin, la plus « pas erreur finalement ».  Du temps oùsque je matais Dirty Dancing en fantasmant sur Patrick, du temps oùsque je collais plein de photos de lui dans mon journal intime (que j’ai toujours, vous voulez voir ?), du temps oùsque j’écoutais en boucle She's like the wind, chantée par himself, du temps oùsque j’avais recopié les paroles, dont « I look in the mirror, and all I see, is an young old man »‏.  Et je me disais que c’était étrange qu’il y voie un « jeune vieil homme ».  A l'époque, on n'avait rien pour trouver les paroles de chansons, pas d'internet, rien que du silex et des parchemins.  Et bien finalement, merci Google, c’était les bonnes paroles.  Pour une fois que je comprenais que je comprenais mal, je comprenais bien, et je l’ai compris bien tard (vous suivez ?).

 

 

La plus récente, c'est Zaz que j'entendais dire "donnez-moi un clitoris, je n'en veux pas"... Je me disais bien que c'était pas très normal de chanter ça (déjà, qui refuserait un clitoris, hein, qui ?).  En fait, elle refusait une suite au Ritz...


ZAZ je veux (clip officiel) par kerredine

 

Et puis, dans la culture collective, y’a bien sûr celle qui n’est pas de moi et qui est connue dans le monde entier.  Celle du gars qui entre chez un disquaire pour acheter « Mombo ».  Rien à faire, le disquaire ne trouve pas (de nos jours, il serait sur youtube, mais soit).  Désespéré, le disquaire lui propose de fredonner l’air du fameux disque.  Et notre client de s’y mettre « Mombo sapin, roi des forêts… »

N’empêche, c’était trop cool cette petite séance karaoké en plein air l’autre soir, trop trop cool.

 

Addendum du 9 août, une chtite nouveauté : dans la chanson le Jerk, moi je comprenais "elle se dit qu'avec son tour de poitrine, et un Tshirt Dolly Parton".  En fait c'est "elle se dit qu'avec son tour de poitrine, du genre Elle Partone".  Séki Ellie Partone, au fait ?