21
fév

21/2/2016 : 20/12/2014-20/2/2016 = 14 mois

Hier soir, j’ai enfin retrouvé ce que je faisais au bureau avant d’être renversée : je m’occupais des actes à l’extérieur. Enfin, je m’en souviens J ça ne veut pas dire bien sûr que je suis capable de gérer à nouveau des dossiers, je suis de toute façon incapable d’aller jusqu’à mon bureau, mais tout de même, c’est une jolie évolution. Comme quoi le cerveau est vraiment étonnant. Sans bosser dans le secteur (notariat) cette expression « actes à l’extérieur », ne signifie pas grand-chose pour vous, mais pour moi c’était mon boulot. Je gérais les dossiers de vente dont les acquéreurs avaient fait choix d’un autre notaire, j’écrivais aux vendeurs pour demander leur titre, leur carte d’identité, la fiche de renseignements et tout ce qui était utile à la gestion du dossier, (là, mon oubli revient en flèche, j’ai conscience qu’au fil des années et des lois les documents requis ont pris de plus d’importance, mais je ne me souviens pas – encore – ce que sont ces documents), j’envoyais ça au confrère, je fixais, j’écrivais aux clients, je faisais leur décompte.

 

Je m’occupais aussi des mainlevées liées à ces ventes, ça je m’en suis souvenue en décembre dernier, en me demandant durant des heures « mais c’était quoi ces dossiers éparpillés sur le sol ? » Oui, passque si je savais où tout se trouvait, contrairement à chez moi, mon bureau était ma seconde demeure, avec du brol, à boire, à manger, des fleurs dont le nom m’échappe (qui sont sans doute mortes de soif depuis) et que je n’ai pas reprises car mes chats allaient les manger et de toute façon chez moi ça manque de lumière pour elles, et puis elles étaient sans doute mortes) ben oui quoi après presque vingt ans d’ancienneté on finit par s’installer J

 

Donc après 14 mois je sais enfin ce que je faisais ! Yesssssssssssssss.

 

(la photo est de moi, quand une famille de canards est venue visiter le bureau)

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 PS du 22/2 : j'ai reçu une photo de mes plantes, des orchidées :

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11:26 Écrit par Anaïs dans Anaïs bosse... parfois | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

21
aoû

Le syndrome de la Tourette version "hein"

Je souffre du syndrome de Gilles de la Tourette, mais uniquement dans sa version "hein".

On me l'avait fait remarquer y'a des années, au bureau : "tu sais que tu dis hein à chaque fin de phrase au téléphone, Anaïs, c'est vraiment ultra moche".

Le genre de remarque super sympa et cool, qui fait qu'ensuite tu t'écoutes systématiquement parler pour entendre tes "hein", ou plutôt pour tenter de ne plus les prononcer, et puis tu tentes, plus tu le dis, of course, ça ne rate jamais.  Et plus tu t'écoutes plus tu te concentres pas sur la conversation plus tu foires tes dossiers plus tu continues quand même à dire hein, tant qu'à faire hein !

Et là, ce soir, j'ai réalisé que même à l'écrit, sur Skype quand je tchatte par exemple, ou par mail, je mets des hein à chaque phrase.  "Rigolo hein", "j'ai faim hein", "ça va hein", "fait froid hein", "je vais au dodo hein", "on regarde asterix hein", "on se voit bientôt hein".

La Tourette du hein je vous dis.

Et au bureau, ben je ne suis pas parviendue à me guérir of course, même au bout de dix ans de thérapie anti-hein : "je vous tiens au courant hein", "je vous rappelle hein", "vous m'envoyez le document hein", "je tiens à l'oeil hein", "votre dossier suit son cours hein"...

D'un autre côté, c'est mieux la Tourette du hein que la Tourette tout court, passque "je vous tiens au courant putain bordel chier merde", pas sûre que ça passerait...

21:01 Écrit par Anaïs dans Anaïs bosse... parfois | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

18
déc

La chute - épisode trois : Anaïs se croit à la patinoire

Cette histoire s'est passée au siècle dernier, mais je m'en souviens comme si c'était hier.

C'était au bureau, car bien sûr il est nettement plus amusant de faire une chute dans un lieu public, ou à tout le moins devant un public que seule chez soi (note que seule chez moi j'ai déjà fait, tomber d'un tabouret, tomber d'une marche… je l'ai déjà raconté sur ce blog, cherchez bien, vous trouverez).

Là oùsque je bosse, donc, le sol est en marbre.  Et un sol en marbre, bien sûr, ça… oui, ça glisse, mais ça tout le monde le sait.  Je voulais dire, un sol en marbre, bien sûr, ça se cire.  Siiiiiiiiiii, je vous jure, comme si ça glissait pas déjà au naturel, on le cire avec une cireuse électrique, pour qu'il soit bien beau, bien brillant, bien luisant bien… glissant.

Et me vlà, prête pour une nouvelle journée de boulot, entrant franc battant, aussi dynamique qu'une aspirine plongée dans un verre d'eau.  J'avance du pas décidé de la femme d'affaire que je ne serai jamais et, vous vous en doutez, presqu'immédiatement, je gliiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiisse, et je m'étale de tout mon long (mais dans mon souvenir, y'a une horrible douleur au genou, donc peut-être que j'ai d'abord rebondi sur le genou avant de m'étaler de tout mon long, ça je ne sais plus trop).

Et comme si le ridicule ne suffisait pas, ce jour-là, j'ai, par un coup de malchance absolue, revêtu une jupe noire fluide, laquelle remonte, comme au ralenti, durant la chute, jusqu'au sommet de mon crâne, dans un mouvement qui n'aurait rien à envier à celui de la robe de Marilyn sur sa célèbre bouche d'aération.  Non, je rigole, ça ne fait pas Marilyn du tout, ça fait plutôt mémé Anaïs qui se vautre et montre ses bas collants aussi sexy qu'un crapaud sans couronne de prince charmant.

Voilà, c'était le dernier épisode de mes chutes au bureau. 

Mais si vous êtes sages, je peux vous montrer ma nouvelle empreinte digitale, modifiée suite au cramage de deux de mes doigts intervenu ce dimanche…

20:11 Écrit par Anaïs dans Anaïs bosse... parfois | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

12
déc

La chute - épisode deux : Anaïs se prend la porte en verre

L'autre jour j'ai regardé un film enregistré en janvier 2011, il était temps.  Un film de l'autre là, qui a fait bowling for Columbine.  J'aime ses films.  Ici ça parlait du capitalisme.  J'ai ainsi appris que certains patrons assurent leurs employés, comme ça s'ils meurent, les employés, ben les patrons touchent le pactole.  Paaaas bien.

Et de me demander si avoir remplacé toutes les portes en bois par des portes en verre au bureau n'est pas une manœuvre en ce sens. 

Nan je rigole hein, c'est pas pour ça, boss chéri n'est pas de ce genre-là, c'est juste pour nous surveiller un peu mieux.

Mais je peux vous le dire, les portes en verre, c'est dangereux pour la santé.

Surtout pour la santé des myopes tels que moi.

Passqu'une porte en verre, par définition, c'est transparent (ben oui, pour observer le personnel au boulot, je vous dis).

Et comme l'a si bien dit ma collègue (une de celles qui est venue me sauver lorsque j'étais étalée dans l'escalier, qu'elle en soit remerciée à jamais), cette rencontre entre moi et la porte en verre, c'était beau comme une cascade de film.

Scène 1 : la rencontre.  Munie d'un papier ultra important, je me rends dans le bureau d'un collègue, souvent fermé.

Scène 2 : entrez entrez.  Cool, la porte est ouverte, je vais entrer plus facilement.

Scène 3 : j'entre.  Franc battant, comme quand je vais aux toilettes quoi.

Scène 4 : la révélation.  Naaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan, cette porte est fermée finalement.

Scène 5 : boum.  Je tente de freiner mon élan, vu que j'ai compris ce qui m'attend, en vain.  Fort heureusement, ma main, en avant-plan, tenant mon précieux papier, sert de tampon entre la porte et ma jolie frimousse.

J'ai échappé au pire, mais ici encore le bruit est phénoménal, un peu comme celui fait par ce quidam qui se prenait une porte de plein fouet, dont la vidéo était diffusée chaque fois aux enfants de la télé, jusqu'à ce qu'il porte plainte et exige son retrait.  Aucun sens de l'humour, le quidam, moi, si ma chute avait été filmée, si ma rencontre avec la porte l'avait été, ben j'aurais laissé Arthur me ridiculiser chaque mois sur TF1, si, si, je le jure. 

J'ai du bol, aucune caméra de surveillance au bureau… quoique ?  Si vous voyez quelque chose de suspect sur le net, prévenez-moi…

19:16 Écrit par Anaïs dans Anaïs bosse... parfois | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

11
déc

La chute - épisode un : Anaïs dans l'escalier

Je suis la reine des chutes en tous genres, j'ai dû en parler y'a des années sur ce blog, mais des années…

Mais je ne vous ai jamais parlé de mes chutes professionnelles, pas encore.

Commençons par celle du jour, tant qu'à faire…

A croire que j'étais pressée de retourner gérer mes dossiers, vu la façon dont je me suis précipitée vers les toilettes (vous savez, cet endroit où il faut un mode d'emploi expliquant comment tirer la chasse pour faire partir les crottes qui flottent, comment nettoyer les traces dans la cuvette au moyen de ce truc étrange muni d'une sorte de brosse à son extrémité et comment enlever un rouleau vide pour le remplacer par un plein, tout en retenant bien que non, un rouleau avec de un à quatre carrés n'est plus un rouleau plein).  Donc je m'y précipite si vite que, ben j'ai cru, à l'avant-dernière marche, que c'était la dernière. 

Dit comme ça, ça n'a pas l'air bien grave, on loupe une marche, on s'en rend compte, on se rattrape, et voilà.

Mais en pratique, tout se passe au ralenti.  Tiens j'ai loupé une marche.  Oups mon pied butte et déséquilibre ma carcasse.  Argh je pars vers la droite.  Aaaaaaaaaaaaaaaaaaah, à quoi me retenir ?  Ooooooooooooooooh le sol se rapproche dangereusement.  Ouf, y'a que deux personnes qui me verront choir (pensée furtive mais néanmoins présente).  Sniiiiiiiiiiiiiiif cette fois je tombe. Paaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaf, chuis tombée.  Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiille ça fait mal.

Et voilà, ça prend deux secondes.  Mais ça fait un bruit de dingue, qui ameute tous les collègues.

Et c'est là qu'on connaît VRAIMENT ses collègues.  Ceux qui se précipitent pour t'aider.  Ceux qui crient de loin "ça va ?"  Ceux qui font des signes pour que tu fasses moins de bruit.  Ceux qui ne réalisent même pas que tu as échappé à la mort (meuh non je n'exagère pas, m'enfin).

A l'heure où je vous écris, ma souffrance est encore énorme, et j'espère échapper à la gangrène, l'épanchement de synovie, la fracture ouverte ou la mutuelle pour dix ans (rhaaaaaaaaaaa, on peut rêver). 

Prochains épisodes : Anaïs se prend la porte en verre, Anaïs se croit à la patinoire.

19:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs bosse... parfois | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

10
oct

Le dicton du jour

"Rire ou mourir".

Ne comprendront que Mostek, la collègue sans surnom et Attrap'sushi, mais c'est l'essentiel...

09:38 Écrit par Anaïs dans Anaïs bosse... parfois | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

19
jui

J'ai testé "téléphoner chez Schleiper"

Souhaitant acheter un brol en papeterie chez Schleiper, mais un brol plus très au goût du jour, je décide d'appeler Schleiper Namur pour savoir s'ils le vendent encore.

Je trouve aisément le numéro d'appel sur internet, les ennuis commencent juste ensuite...  J'ai pourtant l'habitude des "appuyez sur 1, appuyez sur 2... appuyez sur 14281", mais là, je tourne en rond avec une voix de femme-robot venue de Mars ou de Venus qui me renvoie sans cesse au site web.

Mais moi je veux parler à un humain, c'est possible ?

Oui, c'est possible, suffit de suivre le schéma tout facile trouvé par hasard sur le site web, d'appuyer sur 1 et puis sur 3 puis sur 5 et enfin sur 2 et ouf, sauvée, l'Anaïs. 

Je parle enfin à un humain, bien sympathique.  Qui me renseigne.  Enfin presque.

Je plains cependant les personnes n'ayant pas internet qui chercheront à joindre Schleiper, c'est pas gagné...

Vive le monde moderne.

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12:27 Écrit par Anaïs dans Anaïs bosse... parfois | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

14
jui

La phrase qui tue du jour...

... pas du jour, mais du passé.

 

Au bureau :

Le client : "alors Mademoiselle Anaïs, toujours célibataire ?"

Moi, rougissant comme une tomate confite : "euh, ben, euh, ben, euh..."

 

Pourkwaaaaaaaaaaa on peut pas répondre aux clients ? Pourkwaaaaaaaaaaa ? Pourkwaaaaaaaaaaa on leur doit le respect ?

 

J'avais ma réponse toute trouvée "et vous, toujours vieux, gros et moche ?  Dommage, moi j'ai l'espoir que ça change, pas vous..."

08:32 Écrit par Anaïs dans Anaïs bosse... parfois | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

3
avr

La blague belge du jour

En tant qu'indépendante assujettie sous franchise à la TVA, je reçois ce jour, 3 avril 2012, un courrier de l'Etat belge service logistique, finances, daté du 21 mars 2012, enveloppe cachetée de la poste du 2 avril 2012, lequel stipule : "vous êtes tenu de déposer avant le 31 mars 2012 le listing annuel de vos clients blablabli blablabla".

Si quelqu'un peut me dire comment envoyer avant le 31 mars un document reçu le 3 avril, ça m'aiderait, ah ah ah, peut-être me la jouer "Retour vers le futur" ?

Avec une telle administration, comment voulez-vous que la Gelbique survive ?

17:43 Écrit par Anaïs dans Anaïs bosse... parfois | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
fév

L'Anaïssade du jour

Une collègue stagiaire appelle quelqu'un avec haut parleur, mais c'est un fax qui répond.  Elle ne comprend pas le sens de ce bip strident.

Et moi "euh, c'est un fax... ou bien un extra-terrestre".

Je sais, pas bien de se moquer des pauvres stagiaires, mais c'est si bon.

14
fév

La phrase qui tue du jour...

Discussion entre collègues sur les mecs ce matin, Saint-Jelediraipoint oblige.  Après les discussions sur les cadeaux d'amour et les surprises, j'explique que dernièrement, suite à une invitation à une soirée entre amis que j'ai refusée because pas de tuture, l'hôte de l'occasion, un monsieur célibataire que je ne connais pas, m'a proposé par mail de rester dormir chez lui, vu que pas de tuture.

Euh, non, merci.

Et ma Collègue sans surnom, pour ne pas le citer, de me dire "il est peut-être totalement désespéré".

Euh, oui, bon, faut-il en effet qu'il soit désespéré pour me faire ce genre de proposition, non mais, chuis si thon que ça, moi ?

12:02 Écrit par Anaïs dans Anaïs bosse... parfois | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

19
avr

J’ai rencontré Pat Ibulaire

Bon, clair que j’aurais préféré rencontrer Saint-Nicolas avec ses chocolats, mais j’ai pas eu le choix.

Alors j’ai rencontré Pat Ibulaire.  Vous connaissez ?  C’est un personnage du Journal de Mickey ou de Super Picsou ou de … ben je sais plus, ce sont les trois journaux que je lisais quand j’étais môme, le Journal de Mickey était hebdomadaire, le … mensuel et le Super Picsou tous les deux mois (mais chais pas comment on dit, car bimensuel c’est deux fois par mois non ?)  Au milieu des gentils donc, y’avait le méchant, Pat Ibulaire.

Le matin, je suis la première à arriver au bureau.  Enfin pas tout à fait, vu que la femme de ménage technicienne de surface est là avant moi, bien avant moi.  Elle est cool et après notre conversation matinale habituelle, savoir le lundi « ça va, ben comme un lundi, oui vivement vendredi », le mardi « ça va, fatiguééééééééééééééée », le mercredi « ça va, vivement le wiiiiiiiiiikende », le jeudi « ça va, ouiiiiiiiiii, demain wiiiiiiiiiiiiiiikeeeeeeeeeeeeeeeeendeeeeeeeeeeeuh » et le vendredi « ça va, yes yes yes, que du bonheur c’est vendredi et demain c’est samedi on fout l’camp d’ici oh (ça se chante hein ça) », je rejoins mes pénates.

Soudain, même pas assise l’Anaïs, on sonne.

Trop tôt pour être le facteur.

Vu que je bosse dans le bureau « fort fort lointain », comme Shrek, il me faut un temps fou pour rejoindre le hall d’accueil et l’ouvre-porte.  J’entame donc ma randonnée jusqu’à la porte d’entrée, pas après pas, marche après marche, persuadée que c’est pas le facteur.  Et que j’ai pas envie d’ouvrir, du coup, mais c’est mon devoir.

Durant le trajet, ça sonne à nouveau, de façon impatiente.  Oui, l’impatience se remarque dans le coup de sonnette, vous n’aviez jamais remarqué ?

Après ce long périple, j’arrive à quelques mètres de la porte quand, soudain, le drame se produit : les coups de sonnettes exaspérés ont laissé place à des coups répétés sur la porte, assortis de mouvements violents sur ladite porte, pauvre petite chose fragile secouée pire qu’un morceau de fruit dans un blender à smoothies.  L’individu aimable qui sonnait gentiment à la porte a laissé place à une sorte d’Incroyable Hulk excédé de ne pouvoir entrer…  Et moi aussi je suis excédée de ce manque de respect.  Tout bien réfléchi, je suis plus effrayée qu’excédée, car c’est l’aube et je suis seule, la technicienne de surface m’ayant lâchement abandonnée pour se réfugier à la cave, une fois que les coups répétés ont commencé.  Et l’individu insiste, secouant la porte à qui mieux mieux, dans l’espoir vain de la voir céder… ce qui serait, somme toute, assez amusant.  Non ?  Non.

Je prends donc mon courage à deux pieds, j’ouvre la porte, et découvre… une petite dame toute menue toute frêle, à l’air courroucé de la puce face à un Sphynx.  L’air de rien, elle me remet un courrier.  Un simple courrier !  Un bête courrier.  Puis elle s’en va, toujours l’air de rien.  Tout ça pour ça…

Je vous le dis, ma bonne Dame, la clientèle n’est plus ce qu’elle était.

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10
fév

Pourquoi les drames se cumulent-ils toujours ?

Mardi midi.  Au bureau.  Je viens de déguster un succulent plat de pâtes aux scampis et asperges, agrémenté d’une sauce au Philadelphia poivre et poivron (ou tomate, je sais plus). 

Delicious.

Une heure plus tard, mon état l’est moins, delicious.  Le drame incommensurable.

Comment vous dire… j’ai comme une sorte de gastro-entérite fulgurante, mais sans la gastro, si vous voyez ce que je veux dire.

Pourtant, j’ai mangé le même plat la veille, sans aucun souci.  Un scampi aurait-il décidé de me pourrir la vie et les entrailles, le vilain pas beau.

Bref, me voilà en train de faire des allers et retours entre mon bureau et « les commodités » (waw que ça fait débile, de ne pas utiliser mes mots classiques comme WC, toilettes, djocks). 

Et je fais des allers et retours.

Et j’en fais encore.

Et encore.

Puis ça passe.

Puis ça revient.

ça s'en va et ça revient... et ça me rappelle un air célèbre.

Jusqu’à ce que je réalise que, sur ce coup-là, il est temps que j’aille chercher un petit stock de rouleaux de papier WC, passque j’ai épuisé la réserve.

Je me rends donc à la cave, où ils se trouvent.

Nada.

J’interroge mes collègues de l’autre section (oui, ça en jette grave, je sais, nous avons trois toilettes au bureau + une pour les clients, le super luxe de la mort qui tue, normalement c’est une pour les femmes, une pour les hommes, une pour les clients et une pour les… extra-terrestres j’imagine, mais comme elles sont à des niveaux différents, n’en déplaise à l’inspection du travail, elles sont devenues mixtes).

Et là, le drame incommensurable. Le second drame.  Plus rien en stock.  A peine un chtit rouleau qui traîne.

My god, je vais mourir, là, immédiatement.  L’angoisse me tenaille les tripes, ce qui n’arrange rien à mon état, pour sûr.

Je m’accroche à ce dernier rouleau comme un naufragé à sa bouée, j’ingurgite des Immodium à qui mieux mieux et je fais de savantes prières au Dieu des chieurs pour qu’il m’aide à guérir rapidement…

Le Dieu des chieurs, savoir Immodium, m’entend, et me sauve… enfin me constipe pour les heures à venir…

Si y’a un pruneau volontaire qui passe par ici, qu’il se manifeste, j’en ai bien besoin en ce moment.

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07:58 Écrit par Anaïs dans Anaïs bosse... parfois | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |