17
oct

17/10/2017 : le festival nature : la plus belle ville du monde (après Jambes, of course)

Le festival nature a lieu chaque année à l’Acina de Jambes et à la citadelle. Impossible pour moi de marcher jusqu’à la citadelle, mais possible d’aller à l’Acina voir des films, yes.

 Ce samedi, j’ai donc choisi de voir « la plus belle ville du monde », un film qui parle du retour des bestiaux dans Paris. J’adoooore Paris, et j’adooooooooore les bestiaux, je ne pouvais donc qu’aimer ce film et ce fut le cas. Retour des renards, des oies, des bernaches, des bêtes poilues qui nagent (des genres de castors), bref plein plein plein de bestioles en plein Paris, un superbe film, et prenant en plus.

 A l’aller, en rue, j’ai croisé mon ancienne collègue (elle avait un sweat fuchsia, elle sait ce qui est beau) qui m’a accompagnée à pied jusque là, merciiiiiiiiiiiii, elle est adorable.

 Avant le film, j’ai regardé l’expo photos dans le hall de l’Acina, et vu plein de cartes de renard que j’ai depuis peu dans ma cuisine : l’épouse du photographe était là, j’ai un peu parlé avec elle.

 Et j’ai fait une jolie photo sur le stand du Jardin extraordinaire de la RTBF, j’étais la première à passer, yessssssssssss. Trop fière.

 Très joli moment, très joli film.

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15
oct

15/10/2014 : le son et lumière sur la Citadelle

Je suis donc allée vendredi à 20h voir le son et lumière sue la Citadelle, avec les nouvelles lampes Led. J’y suis allée seule car personne ne voulait venir avec moi (snif snif).  J’avais mis mon gilet fluo car pas folle l’abeille, un accident, pas deux. J’avais aussi mis mon imper, mais il faisait si chaud que je suis arrivée en nage après ma si longue marche.  Mais je n’avais pas songé qu’il ferait noir de noir et je n’avais pas pris de lampe de poche, grave erreur. Heureusement, la police était super cool et m’a aidée en éclairant le chemin. Merciiiiii. J’avais dit qu’il fallait me dire bonjour, que je serais en rolateur, mais il faisait si noir que personne ne m’a vue et je n’ai vu personne (re-snif)

 Le jeu de lumières était superbe. La musique bof, j’avais oublié que la Citadelle servait au début de protection en cas de guerre, donc point de jolie musique mais beaucoup de coups de feu et de musique de guerre. Je n’ai donc pas chanté, heureusement pour le nombreux public.

 Après, je suis rentrée, y’avait un monde fou sur les terrasses, il faisait superbe, un temps à boire un bon coca light, dommage…  bon ben là je vais en boire un.

 J’ai pris deux photos ratées puis j’ai arrêté, et ça rime.

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15:11 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

13
oct

13/10/2017 : l’atelier Sorcier

A l’atelier Sorcier du Ressort, je fais plein de trucs et je rencontre plein de gens, c’est super.

 La dernière chose que j’ai faite, c’est un masque. Bien sûr, il avait des oreilles de chat, les participants commencent à me connaître maintenant : le chat et moi c’est une grande histoire d’amour.

 Je suis conduite par Handicap et Mobilité et ramenée par la Croix Rouge, et l’autre jour, pour le bénévole de la Croix Rouge, c’était sa première fois : premier transport avec moi. Il était génial, on a bien parlé, il est arrivé en Belgique y’a cinq ans, il vient d’un pays chaud d’Afrique, dont j’ai bien sûr oublié le nom (Cameroun ?) colonisé avant par la France, voilà pourquoi il parle parfaitement le français. Quand il m’a déposée chez moi, j’ai hurlé car une énoooooooooooorme araignée tentait de rentrer (oui, elle me l’a dit). Il l’a chassée puis tuée à ma demande. « Mon sauveur », ai-je dit, et on a ri.

 A part le masque, j’ai aussi déguisé ma tronche de cake en indien, fait un paysage d’Amazonie avec un paresseux (et une panthère noire, à venir), fait un caméléon et un œil de grenouille en relief, j’aime ça.

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8
oct

8/10/2017 : Cap48

Cap48 c’est ce soir sur la RTBF (La Une comme on dit maintenant) :

infos iciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

 

Quand j’étais gosse, soit y’a un bail emphytéotique (expression de ma 1e vie, qui me venait de mon job chez un notaire), je vendais avec ma sœur et mon père pour 48.81.00. On allait dans tous les buildings d’Amée, à Jambes, et on sonnait à toutes les portes. Ça reste inoubliable. Après, j’ai aidé le Télévie en étant bénévole au centre de promesses, quand ça avait lieu à la citadelle.

 Je pense avec le recul que le Télévie me touchait plus car je me disais que le cancer pend au nez de tous, alors que le handicap non, j’y avais échappé. Comme je me trompais, car le handicap pend aussi au nez de tous.

 Donc après avoir vendu pour 48.81.00, j’ai acheté aux bénévoles de Cap48 en 2016, au marché de Jambes. J’étais fière de dire « jeune, je vendais pour aider les handicapés, cette année, j’achète car je suis handicapée ».

 Et en 2017, grâce au Ressort où je me rends à Gembloux, grâce à son accompagnateur qui me l’a proposé, je suis devenue vendeuse. Samedi dernier, nous étions au Delhaize de Jambes, à l’abri de la pluie mais dans le froid durant 5 heures. J’ai d’ailleurs attrapé la crève mais que soit. On a bien vendu, aucune idée de combien de postit ni pour combien, car ma cérébrolésion rend le calcul très difficile. Mais c’était super, et pour une bonne cause.

 Ce soir, je vais regarder l’émission, et je vous invite à être généreux, car oui, malheureusement, le handicap, l’accident de la vie, l’accident de la route, ça peut tous nous arriver…

 

https://www.youtube.com/watch?v=QAyZUk0jAiI :

superbe émission vue ce matin sur le CTR (centre traumatisés et revalidation), j'ai pleuré en la regardant, dur dur :

"le CTR. Ces trois lettres désignent le Centre de Traumatologie et de Revalidation de Bruxelles. Trois lettres qui signifient aussi le début d'une nouvelle vie. Durant un an, les auteurs de ce documentaire y ont partagé le quotidien de ceux qui, le matin même, marchaient encore... Il n'aura fallu que quelques secondes pour qu'ils se retrouvent de l'autre côté de la barrière, de cette barrière qui, trop souvent encore, sépare les valides des non-valides. Cet endroit hors du commun, les patients eux-mêmes le définissent comme un sas, une parenthèse, un passage vers le monde du handicap.
Un film de Malika Attar et Christian Leroy"

"Une équipe de tournage a passé un an au CTR, Centre de traumatologie et de revalidation de Bruxelles, pour partager le quotidien des patients. Il n'aura fallu que quelques secondes pour qu'ils se retrouvent derrière la barrière dressée par la société entre valides et invalides. Eux-mêmes définissent l'établissement comme une parenthèse, un passage vers le monde du handicap. Sébastien, jeune homme de 19 ans sportif et amoureux, a raté un salto arrière en préparant son examen de gymnastique. Il est tombé sur la nuque et l'accident l'a laissé tétraplégique. Antoine, 23 ans, a eu un accident de voiture avec sa fiancée. Lui aussi est devenu tétraplégique.  "

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18
sep

18/9/2017 : voyage en Baie de Somme avec le Noyau – jour 5 : 8/9/2017

Il pleut de groooooooooooosses gouttes, pire journée de la semaine, c’est parfait on rentre.

 On passe avant voir les hortillonnages mais comme il pleut on annule une barque et je reste au chaud dans la tuture, avec trois personnes, tous les autres font la balade et nous 4 avons une sympathique papote.

 Ensuite, retour en Belgique, merciiiiiiiiiiiii à tous, gros bisousssssssssss, au revoir, c’était supeeeeeeeeeeeeeeeer.

 Pour célébrer mon retour, grosse bouffe (a faim) au Quick et super plumier little pet shop, puis retour at home près de mes félins adorés.

 Super vacances, j’ai adoré, même si ce fut dur, mais j’ai été bien aidée et je réalise la chance que c’est d’être en bonne santé. La santé, c’est comme une fortune, on ne s’en rend compte que quand on l’a perdue. Amen.

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17
sep

17/9/2017 : voyage en Baie de Somme avec le Noyau – jour 4 : 7/9/2017

J’ai super bien dormi : jusque 7 heures, waaaaaaaaaaaw.

 Après le petit déj, nous allons à Berck plage. Je me rappelle de la discussion d’hier où je pensais que ce n’étais pas Berg, de bienvenue chez les Chtits mais le participants me disaient que si ! J’ai des doutes mais je me tais et pense « c’est cela oui et moi je suis la reine des belges une fois ? ».

 A 11h30 à Berck, nous voyons plein de phoques, des tâches foncées quoi. J’adore, et je fais plein de photos des tâches.

 On regarde les bestiaux, on mange notre pique-nique et je lâche ma blague à mourir de rire : « j’étais jeune et belle, je suis vieille et rebelle ».

 Je m’impose dans le magasin de Fort-Mahon où va B. et je fais de folles dépenses : 30 euros (un renard, une boite poisson style boite de conserve, avec des dessins d’animaux domestiques dont le chat, des portes-monnaies tête de chat, un petit essuie-lunettes avec photos de Fort-Mahon).

 Vers 15h30 nous refaisons une balade au Crotoy, et retour vers 17 h pour une petite pétanque sur le gazon. Comme je ne sais pas aller sur le gazon, pentu et pas stable, les joueurs s’approchent et je joue de la terrasse en dur, où je suis très très nulle of course (j’étais déjà nulle dans ma 1e vie).

 De retour au gîte, on regarde les photos prises par Y. et les photos des précédents voyages au même endroit. J’ai renoué avec mes bonnes vieilles habitudes et prix un galet (comme je ne sais plus aller sur la plage, je l’ai pris au gîte, il rejoindra ses amis de partout, chez moi).

 Après, nous prenons l’apéro et de chips, car c’est déjà notre dernière soirée. Après l’apéro, barbecue, j’ai choisi du saumon, d’autres ont pris de la viande. On essaie de me faire croire que c’est du phoque, d’ailleurs on l’appelle le veau de mer. Je commence à croire que j’ai vraiment la tronche d’un pigeon. Je dois avoir l’air super crédule I think. Je dis pour rire que c’est vraiment paaaaaaaaaaaaaaas bien de se moquer d’une cérébrolésée (bande de cérébrolésés).

 le bénévole joue « ce n’est qu’un au revoir au saxo ». Magnifique, on chante avec. On est tous dehors.

 Le repas est délicieux.

 Durant tout mon séjour, en plus de tenter de me faire gober des absurdités, tout le monde n’a eu de cesse de me demander « t’as pas froid ? », tant j’étais habillée léger, mais non je n’ai pas eu froid, j’ai eu chaaaaaaaaud.

 Quelques jeux puis au dodo.

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15
sep

15/9/2017 : voyage en Baie de Somme avec le Noyau – jour 3 : 6/9/2017

(j'adoooooooore ce selfie - raté - de moi sur le bateau, avec la mer)

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J’ai très trèèèèèèèèèèèèèès mal dormi : levée trois fois pour aller aux WC, pas rendormie, fatiguéééééééééééée.

 Je réalise qu’hier j’ai parlé à B. du cinéma à Namur et des films francophones que j’allais voir lors des Francos à Namur, « tu connais ? » et m…. foutu cerveau les franco c’est à Spa, les  concerts, rien à voir. Après des heures à tripatouiller ma cervelle, ça me revient : c’est le FIFF où j’allais, j’adooorais et je prenais congé d’ailleurs

 Après le déjeuner, nous partons au Tréport faire une balade, et dans le seul magasin où nous allons (youpiiiiiiiiiiiie) je réalise qu’on est en Normandie. J’achète du chocolat et une boule à neige, des cadeaux. Nous prenons quatre fois le funiculaire et j’ai toujours aussi peur peur peur peur (quatre fois quoi).

 Après-midi, toujours à Tréport (monter descendre monter decendre en funiculaire), le groupe monte à pieds pleine de magasins, mais ça me semble vraiment une très forte montée, donc je reste en bas avec Marine, l’employée du Noyau hyper cool qui nous accompagne, et nous faisons une petite promenade : je vois de la glace en boules et propose de lui en offrir une, ce qu’elle refuse. Snif, pas de glace pour moi non plus.

 Heureusement finalement, car le tour en bateau qui suit est mémorable : la mer est trèèèèèèèèèèès agitée et les marins nous demandent tout le temps si ça va. Plusieurs personnes vomissent dans les sacs donnés à cet effet. Moi pas : je n’étais pas malade en bateau dans ma première vie, je ne suis pas malade dans ma deuxième. On m’a suggéré d’arrêter de dire « avant mon accident » et « après mon accident » et de remplacer ça par « dans mon ancienne vie » et « dans ma nouvelle vie ». Mais comme les chats ont neuf vies, j’ai opté pour « dans ma première vie » et « dans ma deuxième vie ». Ainsi, il m’en reste 7.

 Le marin conclut par « vous aurez pris un bon bol d’air ». Et paf, il drache. « Un bon bol d’eau », on dit.

 Heureusement que les accompagnants et les marins m’ont aidée à descendre l’escalier jusqu’au bateau et à grimper dans le bateau, sans eux pas moyen, et P., en fauteuil, n’a malheureusement pas su y aller, note qu’avec la mer agitée il n’a rien raté.

 Epuisée et assoiffée au retour : je bois trois verres et mange la meilleure pêche de ma vie.

Je me mets en pyjama pour le souper poulet compote, dessert Danette, jeux et grooooooooooooos dodo. A demain.

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13
sep

13/9/2017 : voyage en Baie de Somme avec le Noyau – jour 2 : 5/9/2017

Petit déjeuner : choco et baguettes, miaaaaaaam. Durant tout le séjour, je demanderai souvent à ce qu’on me dise le mot « baguette » : impossible de le retenir, foutue cervelle. On discute du cerveau, cette machine incroyable, ses erreurs et sa récupération parfois dingue, avec l’adorable accompagnant dont je ne parvenais pas à retenir le prénom, mais depuis que je pense au Prince des belges ça va.

 Après, nous nous rendons sur le marché du Crotoy tous ensemble, pour une balade. Chouette marché, en bord de mer, que demander de plus ? On a même du soleil. Je dépense 6 eur, pour un tout mini coussin de déco, fait main, « je suis au jardin », que je suspendrai à la porte vers ma cour. Economie ma bonne dame.

 Pendant que les super valides font une promenade dans la Baie de Somme, pieds dans l’eau, les moins valides, dont moi, allons dans une voiturette électrique dans les bois du Maequenterre, à la recherche d’animaux, dont notamment des sangliers et des mouflons. Je vois un papillon blanc, je vois une libellule, je mange une mûre, et c’est tout. Pendant que tous voient lapins et autres bestioles, moi, que dalle, nada, niente. Je finis par voir et prendre en photos une famille de mouflons, j’ignore ce que c’est mais ça ressemble à des moutons, en sauvages, paraît.

 Après le repas, un barbecue où je mange deux saucisses et une merguez, mais plus jamais de meguez, ça piiiiiiiiique, je vais avec un petit groupe voir le coucher de soleil sur la mer (hier, ils y sont allés sans moi, ce soir, je suis là) : oups pas de soleil, il pleut, pas de bol, mais c’est beau.

 L’accompagnant montre ses jolies photos prises durant la promenade en Baie de Somme : des phoques et un flamand rose (oui, bizarre). Il montre une seconde photo de flamand rose, savoir moi avec mon tshirt fuchsia : vilaaaaaaaaaaaaaaaain de se moquer, chuis une wallonne rose, pas une flamande rose. 

 Au dodo, après quelques jeux.

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12
sep

12/9/2017 : le voyage du doudou-chat en Baie de Somme

Le doudouchat reçu avant mon départ a bien voyagé aussi, preuves en images…

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11
sep

10/9/2017 : voyage en Baie de Somme avec le Noyau – jour 1 : 4/9/2017

Je pars demain en Baie de Somme en France avec le Noyau, groupe de soutien pour les cérébrolésés et leur famille, qui avait déjà organisé le barbecue où j’étais allée à William-Lennox. C’’est là que j’ai appris qu’un séjour était organisé en Baie-de-Somme.

 Je suis hyper stressée, non peur drs participants, j’en connais seulement deux mais ça va aller, j’ai peur du bâtiment (étage ? marches ? rampe ?), de la chambre (proche des toilettes ?) du voyage (saurais-je monter dans le car ?), bref, j’ai la trouille. Je regarde « Un jour un destin » sur Mireille Darc qui vient de décéder et je réalise combien c’était quelqu’un de bien.

 Et puis c’est le grand départ. On ne part pas en car mais avec deux minibus, mais c’est si haut qu’on doit me « pousser le cul » pour m’aider à monter, argh.

 En voiture, à l’arrivée, je fais des photos : les moutons (nooon, on n’est pas en Irlande).

 Un participant, C., me raconte qu’il a eu plein de chats, dont Milou. Tiens, c’est un prénom de chien et je le lui dis. 2tonné, il me fait répéter, et moi de dire « Milou, comme Tintin et Milou, le chien blanc ». Aaaaaaaaaaaaaah, la pièce tombe, il comprend que son prénom c’est Minou. Plus logique, on rigole bien.

 Arrivée au gîte à 15h30 : il est super, et de plain pied, je partage ma chambre avec Bernadette (elle est très chouette), j’aurai cette chanson en tête chaque fois que je chercherai son prénom, mdr.

Visite du Crotoy en voiture, avec une jolie vue sue la mer (P., qui a mon âge avec 15 jours de plus, dira : je vois deux fois la mer : la mer et ma mère – sa maman, qui est la présidente du Noyan, est venue avec, et l’aide beaucoup, ils sont super chouettes). Moi je vois deux fois la mer, mais c’est because ma diplopie.

Après le souper (spaghetti bolognaise et mousse au chocolat comme dessert), on joue et P., à qui je demande son prénom, me dit de l’appeler simplement « monseigneur », on rigole bien, il est super rigolo et positif comme tout le monde d’ailleurs, on est tous des « accidentés de la vie » mais on est en vie et ça nous fait un bien fou, ça nous donne envie de vivre tout simplement. On joue au rubbycube et je demande « un rectangle » mais on me dit « c’est un carré », c’est cela oui et moi je suis la reine des belges une fois ?

J’apprends que Y. est jamboise, comme moi, et elle m’offre une couque au beurre d’Etienne, à Jambes : manger une couque au beurre de Jambes en Baie de Somme, faut le faire…

Super journée et grooooos dodo, tout le monde va tôt au dodo, tant mieux.

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30
aoû

30/8/2017 : jeu au Ressort

Au Ressort on a joué à un jeu (oui oui, sérieux, joué à un jeu) avec des ânes, chais plus le nom, mais y’avait plein de questions : qui, où, quand, et j’en passe.

J’ai eu la question : « en quelle année est mort Levis » euh non c’est une marque de jeans, comment il s’appelle ? Elvis, c’est ça.

Je me souvenais qu’on venait de célébrer sa disparition, mais 30 ou 40 ans ?

Et l’animateur me demande « on est en quelle année ? »

Et moi : « 2014 ».

Et j’étais sûre de moi… Puis je me suis rappelée qu’on était en 2017, et que Elvis était donc mort en 1977 on 1967.

J’ai dit 1977, car il me semble que je m’étais dit « j’étais née ».

Gagné !

Vraiment super, le SAC, je pensais que c’était « s???? adultes cérébrolésés » mais non c’est SAC pour « service d’accueil ».

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13:53 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

27
aoû

27/8/2017 : ma guitare, yessssssssss

Je suis donc allée à la brocante trouver une guitare, enfin trouver, acheter of course. Ceux qui me lisent sur facebook connaissent ma mésaventure et celle de ma sœur et de mon beau-frère. J’avais l’avis de ma prof, elle était partante.

Et j’ai trouvé MA guitare, yessssssssssssss, trop contente. Une jeune femme très sympa, qui avait fait changer les cordes, et quand je dis que je la prends elle me dit « attendez, y’a la housse avec » puis quand je dis « j’aurai sans doute une housse sa à dos » elle me dit « ah, mais c’est un sac à dos, les bretelles sont cachées là ». Et elle me montre les bretelles, le médiateur, bref le matos. Et un acheteur de cintres bien sympa m’aide à mettre mon achat dans le rolateur. Je n’ai pas fait l’autre partie de la brocante, trop dangereux avec l’engin, et je suis rentrée, heureuse.

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21
aoû

21/8/2017 : folklore

Ce dimanche, je suis allée à la brocante, comme chaque dimanche, mais j’y ai vu les danses du festival du folklore. J’adorais ça, j’ai même été membre des Masuis et Cotelis jambois dans ma jeunesse, mais j’ai vite arrêté car je dansais trop mal.

 Et j’ai même exercé mon espagnol (oui, j’ai appris l’espagnol en graduat – hoy aprendido espanol in graduat – je ne sais pas mettre la tilde sur le N avec ce clavier)  en demandant « hablas espanol in Uruguai ? » et on m’a répondu « si ».

 C’était chouette de parler espagnol (comment ça, j’ai dit qu’un mot, bande de râleurs).

 Après, j’ai terminé mon tour à la brocante et non vous n'êtes pas atteints de diplopie (vue double) comme moi (bande de veinards) j'en ai trouvé une 2e à la brocante ce matin, yesssssssssssss...

Un monsieur m’a dit « bonjour, vous me reconnaissez ? », et moi « vous êtes le notaire honoraire non ? »

 Perduuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu…

 C’était un volontaire de la Croix Rouge avec qui j’ai fait et adoré le grand et long détour par la citadelle avec une super vue sur Jambes, because travaux.

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11:59 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

12
aoû

billet paru ici le 12 août 2015

billet sur mon blog le 12 août 2015, un mois avant mon départ de Lennox:
 
Mot du jour :
Après une sortie avec Lennox à Durbuy où je suis revenue cramée de chez cramée, je récupère mon humour et dit à mes copines "demain je viens habillée en rouge,ça fera ton sur ton"... à ne pas confondre avec le "ton" contenant "H"
 
Aaaaaaaaaaaah mon humour bête est reviendu...........

11:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

7
aoû

7/8/2017 : brocante

Je suis allée à la brocante, comme chaque dimanche quand il ne pleut pas. J’ai toujours adoré ça mais je n’étais pas si régulière avant, sans doute car la semaine je voyais mes collègues, avec qui je parlais. Je me sentais moins isolée à l’époque.

 Le hasard a super bien fait les choses car d’abord j’ai trouvé une cruche tupperware verte (oui j’ai une bleue et une orange, mais il me fallait une verte, assortie à ma cuisine), combien de chances avais-je d’en trouver une ? Quasi aucune, mais je l’ai !

Et en parlant avec l’adorable vendeuse qui me demande où j’ai été renversée par une tuture, elle réalise que c’est pour moi qu’elle a fait des carrés de tricot pour la couverture que j’ai reçue ! Dingue, elle avait répondu à une demande d’une amie commune sue Facebook, alors que je ne la connaissais pas. Trop gentil. Merci donc à toutes les personnes qui ont participé à ce beau projet de Mouton tricoteur.

 J’ai donc continué mon tour à la brocante et acheté plein de trucs fuchsia yesss. Voici une photo. Je n’ai pas pus résister : j’ai acheté un Scrat, en disant « c’est combien le Shrek ? », car je venais de voir un DVD Shrek. Heureusement, un passant m’a corrigée. Foutue cervelle.

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voilà la couverture :

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4
aoû

4/8/2017 : cours de guitare

J’ai été à mon premier cours de guitare sans solfège. La prof est géniale, patiente avec moi, normal, elle était instit avant. C’est dur car je dois faire les accords de la main gauche, celle qui a subi des dégâts. J’ai coupé mes ongles de la main gauche ce matin et je me suis exercée avec la guitare prêtée par elle que j’ai ramenée dans un étui (ouf c’est un étui sac à dos, pratique, mais keske c’est lourd une guitare).

 J’adore les chansons : on a commencé par « stewbald » (triiiiiiiiiste), puis « la balade des gens heureux » (d’ailleurs c’est ballade sur le fascicule, mais c’est faux, mdr) et  « alors regarde » de Brubru. Puis c’est tout, j’ai appris le la, le mi est le ré. J’ai vu qu’il y aurait Yvan, Boris et Moi de Marie Laforêt, yesssssssss. Toutes des chansons que je connais et que j’aime. Je suis rentrée fatiguéééééée mais ravie.

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4
aoû

4/8/2017 : avancée de mon "puzzle ball" félins

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29
jui

29/07/2017 : IMC

je suis IMC, c'est infirme moteur cérébral et pas indice de masse corporelle

(bon, j’ai cru voir que ce handicap atteignait des bébés à la naissance, j’imagine à cause d’un manque d’occigène, euh oxygène  (vous voyez la lésion cérébrale), mais c’est ce qui correspond le plus à mon handicap : des lésions physiques : marche difficile, équilibre difficile… mais aussi des lésions cérébrales invisibles : problèmes de mémoire, oubli des prénoms, impossibilité de retravailler… voilà un bon résumé de ce que je vis et le positif c’est que j’évolue encore, je ne redeviendrai pas « comme avant », mais j’évolue, jusqu’où : Dieu seul le sait)

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27
jui

27/7/2017 : jolie rencontre au marché

Ce jeudi, j’avais décidé d’aller au marché mais je n’avais pas envie, mais pas du tout. Je cherchais une bonne excuse pour ne pas y aller. Par exemple, la pluie, ça c’est une super excuse, mais que dalle.

Donc j’y suis allée.

En chemin, j’ai dit bonjour à trois personnes : aucune réponse, ça commençait mal…

Je ne voulais rien acheter, à part  une bassine bleue, mais y’avait pas. Mal, je vous dis…

Puis j’ai fait une super rencontre : deux messieurs (j’avais écrit monsieurs, foutu cerveau) avec un grand panneau sur lequel étaient écrits des trucs.

Je m’apprêtais à dire que je savais plus lire car je voyais double, quand la phrase sur le panneau m’a interpellée : « à qui voulez-vous dire merci aujourd’hui ».

Et bien sûr la réponse venait de soi : à la vie.

Car elle m’a laissée en vie. La vie m’a donné une seconde chance.

Donc j’ai dit ça.

Et comme le monsieur m’interrogeait, je ne suis pas fait prier, j’ai raconté tout ce qui m’est arrivé. Il m’a ensuite demandé si je vivais à Jambes, et on a parlé de ce bel endroit : il vit près d’où je suis née, il adore Jambes, sa femme aussi, il adore la vue sur la citadelle… Bref, c’était bien sympa, il était très sympa et, ce qui ne gâche rien, il avait quatre beaux yeux gris, l’avantage, de voir double. Je lui ai dit que j’étais jamboise de naissance et de cœur, et il ne savait pas qu’on disait « jambois(e)», je lui ai appris quelque chose.

Merci la vie de m’avoir fait croiser sa jolie route.

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16
jui

16/07/2017 : historique Facebook

Comme l’a écrit une journaliste : Facebook est ma mémoire, et chaque jour je relis ce que je publiais y’a un, deux, trois… huit ans.

Et le 16/7/2011, j’écrivais : « Chers collègues, si je ne suis pas là lundi c'est que soit je pars avec le pactole euromillions soit je mange mon pique-nique au bord de la mer sous le parapluie (rassurez-vous, c'est la solution deux, on n'a rien gagné, sacrebleu, on garde le privilège de bosser ensemble) »

Mdrrrrrrrrrrrrrrrrrr et beaucoup plus marrant que : « chers collègues, si je suis pas là lundi, c’est que j’ai été renversée par une tuture et que je suis dans le coma au CHR, adieu l’Emile je t’aimais tant, c’est dur de mourir en hiver tu sais, je veux qu’on rie, je veux qu’on danse, je veux qu’on s’amuse comme des fous, je veux qu’on rie, je veux qu’on danse, quand c’est qu’on me mettra dans le trou » (copyright Jacques Brel)

Et j’arrête pas de me marrer de cet écrit génial, on va dire que c’est la faute à la cérébrolésion.

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8
jui

8/7/2017 : Vitamini, fin, ou pas…

Y’a un mois commençait l’action Vitamini chez Delhaize, et mon amour pour les Vitamini. Aujourd’hui, le 8/7, un mois plus tard, je les ai tous. Mais je continue, car hier, une amie m’a proposé de me garder les pochettes, et bien sûr j’ai dit oui : je prendrai une seconde fraise, mon chéri, puisqu’il fut mon premier. Donc ce n’est pas vraiment la fin…

Donc dans l’ordre :

Fred la fraise

Bruno le brocolis

Charl(i)e(s) le champignon

Ben la banane

Pascal la pastèque

Chouchou le chou-fleur

Brad le radis

Et Carlos-Camille la carotte

J’ai fait une photo de groupe et Iguaï a voulu en être…

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Et voici la dernière photo…

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28
jui

28/06/2014 non 2017 (tchu, quelle herreur euh, erreur, quelle horreur cette faute) : Vis, tu verras

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Je me suis trompée sur cette photo : je l’ai prise dimanche, et j’ai dit que c’était où j’attendais à mon étage (1), mais non, c’était à l’étage de la cafétéria (- 1) où je prenais mes repas, en sortant de l’ascenseur, car je me souviens bien de l’aide reçue quand j’étais assise là, au plus mal moralement, j’avais écrit ça : « L’autre jour, le jeudi 13 août 2015 (ce n'était pourtant pas un vendredi 13) j'ai pleuré devant l’ascenseur de Lennox et ai été consolée par l'infirmière qui m'a beaucoup aidée et m'a reboosté le moral. Faut dire qu'il en avait besoin vu que je hurlais "on n'avait qu'à me laisser crever en décembre, je serais tranquille et avec le temps tout le monde s'en serait remis". Elle m'a dit une phrase qui fait réfléchir mais cesser de se poser 36000 questions à chaque seconde (qui suis-je où vais-je dans quel état j’erre) "VIS, TU VERRAS". Alors j'ai cessé de pleurer, je suis rentrée dans ma chambre, j'ai pris ma douche et lavé mes cheveux »

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Ensuite voulant raconter mon histoire et noter sur un tableau cette phrase qui m’avait marquée (VIS, TU VERRAS) j’ai écrit ce texte, qui est sur un cadre que j’ai créé à William-Lennox avec l’aide-soignante qui faisait beaucoup d’activités créatrices auxquelles je participais chaque fois :

« Le 7 juillet 2015, j’ai décidé avec ma logopède, de raconter mon histoire, mon accident, mes oublis et mes souvenirs quotidiens, dans ce livre, pour éradiquer mes angoisses et partager mon vécu avec vous. Lecteur, tu me pardonneras mes répétitions, tu riras quand il faut rire (souvent), tu pleureras quand il faudra pleurer (rarement), bref tu aimeras lire ma vie.

La voilà.

 C’était un samedi, il faisait plein soleil. Non, je rigole, j’ai oublié, c’était un samedi de décembre, il faisait… comme un samedi de décembre. Le matin, j’avais été chez ma voisine installer son appareil, son Ipad ou sa liseuse enfin du genre. Je ne m’en souviens pas. Elle me l’a raconté. A 14 h, après mon repas dont j’ai aussi oublié le contenu, j’ai été à La Plante (mon cours d’écriture) à pieds, comme tous les samedis, où à chaque fois on fait des tas de choses passionnantes et on rentre chez soi en en ayant beaucoup appris alors qu’on pensait le contraire.

Ce samedi là, je n’ai rien appris, vu que j’ai été renversée par la « connasse » en voiture. J’ai donc « préféré » aller au CHR pour me faire opérer en urgence plutôt que de suivre mon cours à l’aise. Et c’est là que tout a commencé. Le 20 décembre.

Le 21 janvier, j’étais conduite en ambulance à William Lennox après quelques semaines de coma, une opération et un mois comme un légume ambulant, que j’étais malgré moi.

Entre le 20 décembre 2014 et le 21 janvier 2015, j’ai tout oublié (« …quand tu m’as oubliée » comme chantait l’autre…tchu ! C’est qui ?).

 J’ai très rapidement tout oublié, notamment comment penser, mais surtout comment parler ce qui est plus ennuyeux pour moi qui adore parler.  Je parlais Anglais, va comprendre, alors que mon cerveau dansait la gigue, mais je me souviens (pour une fois) vraiment des infirmières me demandant «  mais Madame, pourquoi vous parlez anglais, on est en Belgique, vous êtes anglaise ? » Non, je regardais sans doute trop de séries en VO.

J’ai donc oublié comment parler, mais aussi comment écrire, je mélangeais et confondais des lettres, en somme aussi bien sur le fond que sur la forme. C’est pas que j’écrivais bien, joliment et lisiblement avant.  Non, que du contraire, mais au moins je savais me relire, je ne faisais pas de faute et c’était presque propre.  Là, c’était bourré de fautes, cochon et illisible.  Avec le temps, la pratique et les exercices, j’écris presque comme avant : presque sans faute, cochon et illisible, mais lisible par moi, c’est le principal. Et maintenant, je parle français et non anglais. Si c’est par une super évolution pour ceux qui ne comprennent pas la langue de Shakespeare…

 Toujours pas moyen de me souvenir de quoi que ce soit de décembre à janvier : note que ça vaut sans doute mieux.

 Depuis lors, je recommence à me souvenir de tout mais c’est une autre histoire que je te conterai un jour.

 Petit à petit, et Dieu sait comme le mot « petit » est long et dure longtemps, longtemps longtemps, j’ai récupéré une partie de mes fonctions, celles auxquelles on ne pense même pas avant d’être renversée, comme parler, pisser, manger ou se brosser les dents.

Tout ça semble rapide, mais ce fut long comme un jour sans pain, à savoir six mois, et plus de six mois plus tard, je suis loin d’avoir tout récupéré (c’est ici que tu verses une chaude larme sur ma triste vie et puis que tu rigoles).

 Je sais toujours pas marcher, même si j’ai commencé couchée, mais je suis désolée je sais toujours pas marcher, pas comme avant. Jamais comme avant. Ma vie ne sera plus jamais comme avant (c’est là que tu verses une seconde larme). Petit à petit (long, long, long), j’espère récupérer un maximum, rentrer chez moi, revoir mes 3 chats, et faire mes courses sans perdre six litres de sueur tellement ça m’épuise, je ne demande que ça. Juste ça. »

 

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26
jui

26/6/2017 : ce dimanche 25 juin 2017, je me suis réconciliée avec William-Lennox

J’aimais les infirmières de Lennox, et la kiné (Eline), et la psy du cerveau (Hoëlle), et les stagiaires,  et tous les professionnels qui y bossaient, et les patients qui étaient devenus mes amis, à force (pas les autres, non mais hein faut pas pousser bobonne dans les orties), mais je n’aimais pas être à Lennox, surtout à la fin (comme on le dit, « l’éternité c’est long, surtout vers la fin »), quand j’avais conscience du temps. Je suis reconnaissante de l’aide que j’y ai reçue, mais diable, que je détestais le dimanche soir quand j’y retournais.

Hier fut donc le premier dimanche où je suis allée à Lennox avec grand plaisir et en souriant sincèrement.

Je suis allée en pèlerinage dans le service où j’étais (au premier étage quand j’ai quitté le deuxième car j’allais « mieux »), faire un reportage photos, revoir les infirmières que j’adorais, dont Philippe qui était justement là et avec qui j’ai pu parler, il m’a bien aidée à l’époque, il était super sympa quand j’y étais (ouais je sais c’est un infirmier, pas une infirmière).

Après, c’était ma première fois au barbecue du Noyau, un centre pour adultes cérébrolésés ou traumatisés crâniens et leur famille. Ce centre est lié au Ressort, où je vais régulièrement faire des activités.

J’ai donc retrouvé avec plaisir deux connaissances du Ressort que j’adore, avec qui je partage des activités, et leurs familles. On a mangé ensemble et c’était bien sympa (bien bon aussi). On a causé, on a ri, on a bu du Coca zéro et du jus en apéro, on a causé causé causé, et mangé.

On m’a montré Philippe Palate, l’assistant social de Lennox et qui cuisait la viande (il participe au Noyau). Je l’ai bien sûr vu à Lennox, mais je ne le reconnaissais pas du tout, foutu cerveau, mdr.

Après le repas, j’ai fait un tour en joélette, une chaise roulante sur une seule roue, portée par deux bénévoles et avec une femme géniale qui marchait à mes côtés. Qu’est-ce que c’était super cette balade.  On a bien ri et beaucoup causé.  Celui qui était devant se nommait Charles, ce prénom me poursuit, après les deux animateurs au Ressort qui portent ce nom !

Puis je suis revenue et j’ai mangé mon dessert qui était de côté, plein de bouts du buffet desserts, avec du chocolat, que du bonheur.

Cette journée à Lennox, fut donc super de chez super.

Voici les photos, de A à D et de 1 à 9 (gauche à droite, haut en bas)

Photo A :

  1. Lennox
  2. ma chambre (au 1er)
  3. où j’attendais l’ascenseur pour descendre manger
  4. où j’attendais pour aller manger
  5. menu affiché
  6. idem
  7. jolie phrase
  8. réfectoire avec la table où je mangeais
  9. idem

Photo B :

  1. chemin par l’arrière quand j’allais chez l’ergo (en rolateur)
  2. les engins de torture… euh de kiné
  3. le bâtiment où je logeais
  4. les infirmières (ici Philippe et je ne sais plus son nom mais je l’ai connue et j’ai parlé avec elle hier) présentes le jour dit
  5. photos du personnel : kinés, médecins, psys, infirmières…
  6. planning de la semaine
  7. photos des sorties, ici avec kitty et un mignon ;)
  8. ma chambre
  9. la neuropsy chez qui j’allais (elle était géniale)

Photo C :

  1. mes pieds quand j’attends mon tour en joélette
  2. affiche dans la salle du barbec
  3. la cuisson des saucisses et pilons de poulet
  4. un selfie de moi quand j’attends
  5. la salle du barbec
  6. encore mes pieds
  7. départ en joélettes
  8. retour de Corentin
  9. encore une photo du départ

Photo D :

La balade en joélette avec des photos de Charles, le courageux porteur et de moi

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18/06/2017

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18:54 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

17
jui

17/6/2017 : exposition atelier Sorcier

Avec le Ressort, centre pour adultes cérébrolésés (donc pour ceux qui ne pigent pas, pour adultes qui ont des lésions cérébrales, ce qui est mon cas) où je vais peindre une fois par semaine à l’atelier Sorcier, qui accueille aussi des enfants d’autres jours, une expo était organisée à partir de ce jour.

Y’avait un monde fou, il faisait torride, et c’était super.

Voici quelques photos que j’ai faites, où on voit mes deux œuvres : l’œil de grenouille et le caméléon.

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9/6/2017 : mes nuits avec Fred, mes repas avec Bruno

Voilà deux selfies que j’ai faits : Fred la fraise qui passe la nuit avec moi, et Bruno le brocoli qui passe ses journées avec moi, je les aime d’amour.

Je continue mon épargne de pochettes Delhaize pour Chantal le champignon…

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jui

7/6/2017 : oh la vache, voilà une vache

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Si mes souvenirs sont bons (ah ah ah, ceux qui connaissent mon histoire vont rire de cette bonne blague), en plus d’être allergique au chat (drame de ma vie, mais je prends des médocs et j’ai des chats avec peu de poils, donc peu de diffuseurs d’allergène, car comme tout le monde le sait, même moi, les allergènes ne sont pas sur le poil mais dans la salive), je suis aussi allergique… à la vache.

Je le sais grâce aux tests que j’ai passés chez mon génial allergologue que j’aimais d’amour, et que j’aime toujours, qui a même pris une photo de mon étrange langue pleine de trous (comme ma rue actuellement, tiens), pour son étude. J’ai oublié le nom qu’il donnait à cette maladie de la langue.

Donc allergique à la vache, en soit rien de grave car c’est rarement un animal de compagnie…

J’aime les vaches, c’est joli (et bon mais soit).

A Lennox, j’avais oublié cette allergie, sinon j’en aurais parlé quand une patiente à fait une vache alors que je racontais mon histoire (tout ça sur un tableau).

Morale de l’histoire : je ne peux avoir une vache chez moi (mes chats sont ravis).

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5
jui

5/6/2017 : La Plante (du pied)

Hier, je suis allée me promener avec mon rolateur et mon amie, enfin avec mon amie et mon rolateur.

Je n’avais pas envie de marcher beaucoup et je m’étais dit « après avoir vu si la maman cygne a eu ses bébés (oui, j’y crois encoooore, on est vivant tant qu’on est fort comme disait Lara), on ira prendre une boisson à la capitainerie » (enfin déjà voir si je sais y monter, c’est pas gagné mais que soit).

Finalement, on s’est retrouvées devant l’écluse de La Plante, et là j’ai eu l’envie de traverser et d’aller m’asseoir au parc, comme pour conjurer le sort. C’est le trajet que j’avais fait, sans rolateur et avec une traversée de passage-piétons en plus, le 20 décembre 2014.

C’est la première fois que j’y retournais. En « marchant » je veux dire, car mon beau-frère m’y avait poussée en chaise roulante quand j’étais encore à William-Lennox (heureusement, j’étais plus maigre que maintenant, donc moins lourde).

J’ai fait pleeeeeeeeeein de jolies rencontres :

Une gentille connaissance avec ses deux gentils chiens, des bichons blancs super beaux et adorables, qui m’a dit résister pour l’instant à reprendre un chat, mais faudrait pas qu’elle voie un chaton…

Une famille entière que j’ai été la première à reconnaître, donc à aller les saluer. Cette famille à marqué mon adolescence, j’y allais souvent, je restais là des heures, j’aimais ça, je crois même me souvenir avoir mangé un épi de maïs qui poussait dans le champ au bout de leur jardin (y’a prescription). Rencontre géniale, après tout ce temps !

Et plein de bébés bernaches au parc de La Plante. Je me suis assise, j’ai bu (soiiiiiiiiif), j’ai mangé deux biscuits petit-déjeuner (j’ai toujours de quoi boire et manger dans mon ami le rolateur), et j’ai pris pleiiiiiiiiiiiiiiiii de photos des familles bernaches.

 

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25
mai

25/5/2017 (et non 2014) : marché de l’Ascension

J’avais écrit 2014, pourtant, jamais je ne voudrais revenir le 25/5/2014, ou alors en sachant ce qui m’attend, pour l’éviter, mais non non non.

Je suis allée au marché de l’Ascension, comme avant, mais tôt (9h), pour éviter la foule et la chaleur.

J’ai vu et parlé avec Marie-Frédéric de la maison Antoine, je pense que c’est la première fois que je la voyais en vrai, car on se « connaît » sur Facebook, j’ai vu aussi son mari Claude avec qui j’étais au collège d’Erpent, comme il a quitté Erpent après la 2e rénové, j’avais donc 11-12 ans, mais je m’en souviens. Supers rencontres.

J’ai acheté un spinner fuchsia, comme ça j’en aurai un en haut pour faire travailler ma main, et trois tshirts d’été, deux chats et un félin.

Puis je suis rentrée et j’ai relu cette lettre. Je n’ai pas la sclérose en plaques, mais j’ai les mêmes pensées que la personne qui écrit si bien. Je dédie ce post à Muriel, qui partageait ma chambre au début où j’étais à Lennox et qui m’a beaucoup aidée, elle était mon rayon de soleil.

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11:59 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

21
mai

21/05/2017 : brocante

Ce matin je suis allée à la brocante, il faisait super bon (super chaud quoi) et je suis allée de l’autre côté par le passage sous le pont, pour la seconde fois. J’ai même vu un malotru qui pissait contre le mur, rien n’a changé…

J’ai résisté à pleins de Hello Kitty, dingue ce que les gens en ont, dont trois peluches, j’ai résistéééé, mais je n’ai pu résister à la quatrième : Kitty déguisée en ours, j’avais ça comme porte clés visible sur mon sac avant l’accident (oui, j’aimais déjà Hello Kitty). J’adooore Kitty déguisée, en ourse, et en plus en peluche, on peut enlever son bonnet d’ours. Yessssss.

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Avant la Kitty, j’avais vu une aquarelle chat à faire, que j’allais acheter, mais les vendeuses pas sympas n’avaient aucune monnaie et j’avais déjà rangé mon achat dans le rolateur, tchu. Une adooorable dame qui achetait d’autres trucs me l’a payée, j’ai dit que je peindrais en pensant à elle, merciiiiiiiiiiiiii.

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Et finalement, j’ai craqué pour cette nouveauté, il ne l’avait pas en fuchsia mais en mauve alors je l’ai pris, c’est antistress mais surtout j’espère que ça fera travailler ma main gauche, qui a été paralysée. Je n’ai aucune idée de ce que ça coute, mais il m’a juré que 4,5 eur, ce n’était pas du vol… J’espère.

En vous cherchant une photo sur internet, je réalise que le prix, c’était du vol, tant pis :)

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