12
sep

12/9/2016 : je me remets un peu à la peinture

Vraiment un peu, c’est plus du coloriage, mais j’ai mis de l’aquarelle et de l’acrylique, yessss (ça sert d’avoir du stock).

Avant :

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Pendant :

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L'après suivra quand je l'aurai fait, dans six ans :))

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11
jui

11/7/2016 : y’a dix mois, je quittais William-Lennox, yesssssss

Pour fêter ça, mon Voocorder ne va plus, bon ça pourrait être bien pire, par exemple je pourrais avoir ma carte bancaire bloquée par l’avocate qui s’occupait jusqu’en juin de mes sous et qui n’a pas jugé utile de me dire « vous n’aurez plus de sous sur votre compte et tant qu’à faire je bloque votre carte » pour m'acheter du chocolat en compensation… à mince, c’est aussi le cas J

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31
mai

31/5/2016 : rêves...

Je me souviens de certains rêves :

A William-Lennox, je rêvais que je savais marcher et je me réveillais en fauteuil.

Maintenant, je rêve que je monte au premier naturellement mais c’est encore difficile.

Mes rêves évoluent avec mes désirs.

Cette nuit, j’ai rêvé que je faisais pipi…

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31
mar

31/3/2016 : film/documentaire « Je suis »

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Ce documentaire « je suis », est passé sur Arte, je l’ai enregistré et je viens de le regarder. Il m’a rappelé plein de choses…

Trois personnes victimes d’un AVC (pas comme moi, mais les conséquences se ressemblent vachement) se retrouvent à l’hôpital et sont filmées dorant leurs mois de revalidation.

Emouvant, surtout pour moi, car c’est ce que j’ai vécu : l’impossibilité de parler, puis le manque du mot, l’impossibilité de marcher, puis la chaise roulante ou la canne, l’impossibilité de se souvenir des gens, des années… et j’en passe. Les médecins ignorant jusqu’où ira la récupération. Les rires, les larmes, les angoisses. La chambre. Les séances, moi j’appelais ça « les cours » pour réapprendre à marcher, à parler, à se souvenir, à réfléchir, les repas difficiles, la salive qui coule, les infirmières et les soignants supers géniaux et aidant du mieux possible.

Un superbe documentaire qui aide à réaliser, quand on n’a pas vécu ça, combien la vie est précieuse et peut vite basculer.

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22
oct

Paris - marche contre l'Eondométriose

écrit par bibi dans le Thalis...

 

5 h réveil

6 h bus, je grelotte et me demande comment m'habiller

6 h 10 je suis à la gare. Je vois un homme en jaune. Va-t-il à la marche ? Non, il va juste nettoyer la ville. Je rêve d'un comité d'accueil qui crie "surpriiiiiiiiiiiiiiiise on vient avec toi", je ferme les yeux et mes rouvre et j'entends "le train en direction de Bruxelles Sud partira dans quelques instants voie 3".

Il faut que j'écrive, ça calmera mon stress.

Un bic vite.

M... j'ai pas de bic.

J'ai tout sauf un bic.

Papier ok.

Bon, je vais acheter un bic.

La femme est adorable.

(illisible : m'ouvre emballage remonter sparadrap)

Fait moins vingt, j'ai froid.

Voiture 8 siège 33.

Dites 33. C'est un bon présage non ?

Un SMS vient d'arriver.

J'ai las larmaloil, fichues larmes.

11 h, je vois un tas de gens en orange avec un panda dessiné sur le torse, mais c'est quoi ?

Où sont les jeunes ?

ça commence, je range mon bic et mon bloc not.

 

Les chansons de la marche :

toi + moi

Ma philosophie

Ma douleur ma peine

L'horloge tourne

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18
sep

Je suis en vie (Grégory Memarchal) - écrit aussi le 7/8/15

 C'est ce que chantait Grégory Lemarchal, que je n'ai jamais beaucoup aimé comme chanteur, mais j'ai été super triste de son décès, car la mucoviscidose est une merde immonde qui gâche des vies er crée des morts dégueulasses (si tant est qu'une mort puisse ne pas être dégueulasse).

Quelqu'un que je connais l'appelait "le mulot) et je trouve que ça lui ressemblait bien, physiquement s'entend. J'ai toujours aimé les chats et les souris, bref les mulots, va comprendre. Donc il chantait ça et c'est ce que j'ai envie de chanter, de hurler à la face du monde (j'avais écrit fesse au lieu de face, comme une fesse quoi, ce qui prouve que j'ai encore du taf pour récupérer mon orthographe).

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6
sep

Ma kiné (suite)

voilà, de circonstance, le texte écrit en septembre 2010, sur la rentrée, et mon merci à ma kiné adorée...

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3
sep

Customisation

J'ai customisé mon rolateur (après une marche à l'ergo et une tentative d'essai de "sortir de chez

moi" (à Lennox).

Merciiii Mouton tricoteur pour cette jolie décoration du lit médical devenue décoration de rolateur !

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3
sep

Si j'avais su...

...que je serais aussi heureuse de recevoir mon rolateur à moiiiiiiiiiii, j'aurais ri sous cape de ma bêtise. Mais nan je suis contente et je le dis. Bon, ça reste un engin pour aider les handicapés, mais c'est bien ce que je suis et ce n'est pas le retour chez moi qui va me guérir d'un coup de baguette magique. Il faudra du temps et beaucoup de patience et je ne serai  jamais comme avant, que ceux qui espèrent me retrouver comme avant déchantent cite, y'a que mon humour débile qui est resté pareil...

 

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1
sep

Saint mi-aou

Le 15 août dernier, j'ai fait dodo toute seule chez moi : grande  première depuis le 19 décembre 2014, dingue comme le temps passe vite  (non je rigole), On m'a fait remarquer que c'était la fête des chats,  à quoi j'ai répondu avec mon cerveau déneuroné (ce qui date de bien  avant l'accident) "aaaaaaaaah bon pourquaiiiiiiiiiii " "Parce que c'est  le 15 août, la mi aout" J'ai trouvé que c'était une super date, de  circonstance et porte bonheur.
Ce jour là vers 15h30 me voilà donc seule chez moi avec mes trois  félins, mon souper, de bonnes choses à manger, de quoi boire et de  quoi faire dodo et me laver (ça, j'ai pas apporté, imaginant, qu'il y a  du stock chez moi, en bon écureuil que j'ai toujours été).
Directement, je me mets à ranger (là ça donne l’impression « fée du  logis », ce qui est loin d’être le cas mais j’ai envie de bouger et  surtout de me prouver que j’en suis capable.)
Donc je range je range je range, jusqu’à ce que je remarque le  porte-journaux cassé. Il appartenait à mon père, ne contenait pas de  journaux chez moi, mais c’est une valeur sentimentale qui me force à  le réparer. En fait c’est surtout car j’ai trouvé le bidule à bloquer  entre les quatre planches et en face de l’autre bidule, qui avait  disparu depuis des mois. Je fais le montage, c’est beau, je suis super  fière de moi et de ma réussite, je porte le porte-journaux réparé pour  le ranger, j’entends un bruit strident, et paf il se casse en six,  sans compter les deux bidules dont le second, celui que je venais de  retrouver, a à nouveau disparu. Tchu, je hurle, je râle, je crie, mais  personne ne vient à mon secours vu que je suis seule, logique. Suant  deux litres, je retrouve le bidule et je remonte tant bien que mal le porte-journaux, plutôt mal que bien d’ailleurs, donc je ne prends plus  de risque et je le range sans le porter.  Je continue on rangement  dont je vous épargne le détail puis je décide de manger.

Il pleut des cordes et j'ai trois chats qui me collent, contents de me voir revenir. Ou plutôt croyant que je suis revenue mais je repars demain (et je reviens bientôt pour toujours - message subliminal).
Je m'installe à table pour manger et Iguaï essaie de me piquer à manger, je vais lui montrer qui est le maître ici : bon ben c'est lui, je réessayerai plus tard.
 
Je monte au premier comme une fleur et je pense dormir mais je range encore puis à 22 h je m'effondre devant "Jeme sens pas belle" un film que j'adore et que j'ai acheté par hasard un soir d'ennui (les souvenirs reviennent comme l'œuf, la tomate et le marron).
 
Le lendemain partent ma vieille grosse TV et mes deux lecteur cassés (K7 et CD) aux grosses poubelles merci ma soeur, et je continue à ranger ranger ranger : appelez-moi fée du logis finalement.
 
Je me sens à l'aise chez moi même si tout prend un temps de fou, mais il me faut un rollator dehors c'est plus sûr. Je suis hyper contente d'avoir retrouvé ma maison et de l'avoir un peu mise à ma mode...
 
Finalement, j'ai dormi 5 à 7 h, alors que mes proches (Véro, maman, JM, Béa) bien moins que moi (angoisse quand tu nous tient).

J'apprends ensuite, durant la semaine, que mon hall est squaté par une maman souris et ses six marmots. Ne dit-on pas 'les chats partis mes souris dansent", ici ça serait plutôt "la bipède partie les souris dansent et les félins s'en moquent". Soit, il ne reste que la mère souris qui m'attend au tournant, sa vengeance de maman dont on a tué les marmots crotteurs et dévoreurs de "tunnel en mousse" et de relax blanc sera terrible.
 
Le lendemain, je dis par erreur "j'ai tenté de réparer le porte-journaux qui n'était pas cassé avant... ma mort". "Avant mon accident" aurais-je dû dire, grossier lapsus, suivi d'on bon fou-rire et ça sera le mot de la fin "mieux vaut rire que pleurer" (même si j'ai beaucoup pleuré, mais aussi beaucoup ri, la faute à mon trauma crânien qui accentue les sentiments) - et voilà Toni chante Maria (west side Story - Maria, I never stop saiying Mariaaaaaaaaaa) sur mon Ipod (maintenant je sais ce que c'est) et je pleure...
 
Bientôt, nouvelles aventures...

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23
aoû

Un dimanche chez moi, le soleil, un petit déj, des chats, des photos (on ne change pas une équipe qui gagne)

Mon succulent petit déj at home :

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Quelques fleurs survivantes :

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Praline colée à moi :

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Gribouiile, plus indépendante, grosse et solitaire, fait dodo :

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Iguaï, fidèle à lui-même, montre son cul :

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Partage de genoux :

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19
aoû

Mes chats et mon texte sur mon accident à William Lennox

On m'a (Sylvie) proposée de créer alors j'ai dit oui.

Et j'ai créé un char noir, un char qui se prend pour un Marsupilami et un jaguar et une peinture avec non texte racontant mon accident, les voici...

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15:47 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

15
aoû

Pleurs (quand le moral est bas)

2015-07-19 004.jpgHier, le jeudi 13 août (ce n'était pourtant pas un vendredi 13) j'ai pleuré devant l’ascenseur de Lenox et ai été consolée par l'infirmière (Virginie) qui m'a beaucoup aidée et m'a reboosté le moral.  Faut dire qu'il en avait besoin vu que je hurlais "on n'avait qu'à me laisser crever en décembre, je serais tranquille et avec le temps tout le monde s'en serait remis". Elle m'a dit une phrase qui fait réfléchir mais cesser de se poser 36000 questions à chaque seconde (qui suis-je où vais-je dans quel état j’erre) "VIS, TU VERRAS".

Alors j'ai cessé de pleurer, je suis rentrée dans ma chambre, j'ai pris ma douche et lavé mes cheveux et j'ai attendu le coup de fil de 19h30 qui n'est jamais venu (zaï zaï zaï zaï là là là là là, comme chantait Dassin ou, plus neuf, J 'attend l'amour de mes rêves j'attends l'amour la douceur et la fièvre, comme chantait Jenifer). J'ai beau pleurer sans cesse comme un veau pour le moment, j'ai toujours une chanson en tête malgré tout,ce qui énerve beaucoup de monde et en fait rire d'autres. Comme le coup de fil n'arrivait pas et que suis très très sensible désormais, j'ai à nouveau pleuré comme un veau (pauvre bête, quesqu'elle pleurniche) puis j'ai fait dodo de 20 à 7 h, en rêvant que le téléphone sonnait (mais non).

Quand ça va mal donc, ce qui arrive souvent, même si les autres malades croient que je suis toujours de bonne humeur car c'est l'impression que je donne, je me dis que la solution pour moi aurait été d'être morte : pas de coma, pas de rééducation, pas de médecins et pas ses huit mois dans une chambre qui est moi d'être la mienne même si j'ai fini par l'appeler "ma chambre". Le bonheur quoi, si tant est que la mort puisse être le bonheur.

Puis quand ça va bien (si on peut aller bien dans mon état), bon quand ça va mieux dirons-nous, je me dis que si je suis là c'est pour une raison, que j'ai un truc à dire, à écrire, à raconter, bref une vie à vivre, même si elle est différente de ce que je pensais. Très différente. Au matin, j'ai encore pleuré (dingue comme le corps humain a en stock des larmes) puis j'ai séché lesdites larmes pour déjeuner, la neuropsy et la kiné.

13:22 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

8
aoû

chat (Sylvie)

Avec Sylvie l'aide soignante, j'ai créé quelques chats pour survivre à l'absence des miens... Merci pour son aide précieuse.

Voici le chats en papier mâché je l'adooooooooooore :

 

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   Et voici la bestiole près de la photo de mes chats et de moi presque sans cheveux...

 

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30
jui

Prisme

Il y a quelques mois, le médecin a décidé de me cacher un œil puis l’autre avec un scotche, appelé un orthopad ou par moi « un oeil ».

ça avait pour but d’améliorer ma vue, comme celle des jeunes enfants qui ont parfois ça.  Car en plus d’avoir bousillé ma jambe gauche et mon bras gauche, cet accident a aussi bousillé mon œil gauche, sans parler de mon cerveau, gauche et droit cette fois (enfin ça j’en ai déjà parlé). Comme ça ne marchait pas, à part me faire ressembler à un panda de Pairi Daiza, j’ai vu un super Ophtalmo hyper spécialisé dans la cervelle, à Gembloux qui, avant de m’opérer (bisque bisque rage on m’avait promis que je ne passerais pas par l’opération) a voulu, sans grande conviction il est vrai, essayer le prisme, savoir un ajout sexy come tout sur mon œil droit, de – 12 de dioptrie.

Ce qui fut commandé chez l’opticien de chez Dieu qui a ouvert sa boutique et s’est marié, rien n’est parfait. Et est fermé le lundi (jour où j’y suis allée) rien n’est décidément parfait.

Je ne l’ai donc pas vu me fabriquer mon prisme mais maintenant je l’ai. Et c’est pire. Je vois double et de travers. Hyper dangereux, quand on marche déjà comme un canard  (c’est pas moi qui le dit c’est ma kiné).

Va falloir m’habituer il parait. Mais je vois que dalle avec ce truc. Je marche mal, je porte mal, je vois encore plus mal. Y a de la joie ma parole.

Patience patience m’a-t-on dit. Voilà le mot le plus entendu depuis mon accident.

Je hais la Patience, pas de bol.

Enfin, il me reste un bel opticien pour rêver, c’est déjà ça.

 

11:38 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

20
jui

I have a dream that one day ... one day (ML King) - I have a dream a song to sing ( Abba)

Hier, après avoir mangé un spaghetti (j'adore) puis une glace haagen dasz (j'adore j'adore) et regardé un film (j'adore j'adore j'adore) - je crois que c'était "Love actualy" (avec Leam Neeson et une fillette qui chante comme une déesse, et plein d'autre acteurs et actrices connus dont j'ai oublié les noms - on s'en fout), j'ai fait un rêve.

J'ai rêvé que je me réveille le 20 décembre 2014 après un très long sommeil. Il est midi, je mange puis je pars à La Plante à mon cours d'écriture. J'ai un nouveau manteau gris clair de chez L'ensorceleuse qui va super bien et ma robe bordeaux/mauve qui me va aussi super bien et que j'ai achetée à une vente à domicile.

J'ai traversé et une gentille dame m'a vue et laissée passer.

Je suis allée à mon cours d'écriture ou comme d'hab j'ai beaucoup écrit et beaucoup lu.

J'ai bu du thé et mangé des biscuits sans sucre aussi, puis je suis rentrée à pied chez moi, après  m'être offert un bon souper que je mangerai à la maison.

 J'ai fait câlin à mes félins, qui étaient demandeurs, puis je suis montée faire dodo.

Le lendemain, dimanche, j'ai glandé toute la journée avec mes chats en mettant quelques histoires sur mon blog.

Le lundi je suis allée bosser chez le notaire, et chaque jour, j'étais la première, celle qui arrive tôt, j'ai vu le sympathique monsieur du ménage qui me donne des oeufs (ceux qui sortent du cul de la poule - ne comprendront que ceux qui m'ont vue) et des timbres, puis j'ai bossé jusque midi.

Après, je suis retournée câliner mes petites bêtes, sans doute après avoir mangé chez Quick comme souvent.

Je n'ai pas pensé à William Lennox.

Je n'ai pas pensé que certains enfants étaient fort malades.

Je n'ai pas pensé que beaucoup d'adultes s'y trouvaient, parfois pour quelques jours, parfois pour quelques années.

Je suis rentrée chez moi, vivre ma vie pépère.

Quelques heures plus tard, je me suis réveillée, on était le 20 juillet 2015, adieu le 20 décembre 2014.

Ce n'était qu'un rêve après un long sommeil, c'était la réalité, ma réalité, que je vis depuis maintenant sept mois.

 

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4
jui

Mon accident

C'était un samedi, il faisait plein soleil. Non, je rigole, j'ai oublié, c'était un samedi de décembre, il faisait ... comme un samedi de décembre. Le matin, j'avais été chez ma voisine installer son appareil, son Ipad ou sa liseuse, enfin du genre, je ne m'en souviens pas (oublié je vous dis). Elle me l'a raconté. A 14 h, après mon repas dont j'ai aussi oublié le contenu, j'ai été à La Plante (mon cours d'écriture) à pieds, comme tous les samedis, où à chaque fois on fait des tas de choses passionnantes et on rentre chez soi en ayant beaucoup appris alors qu'on pensait le contraire.

Ce samedi-là, je n'ai rien appris, vu que j'ai été renversée par la connasse en voiture. J'ai donc "préféré" aller au CHR pour me faire opérer en urgence plutôt que suivre mon cours à l'aise.

Et c'est là que tout a commencé. Le 20 décembre.

20 décembre - 21 janvier : j'ai tout oublié (quand tu m' as oubliiiiiée -  comme chantait l'autre - tchu c'est qui ???). Étonnant pour quelqu'un qui a perdu son cerveau et qui ne parle qu'anglais (va comprendre...). Pas moyen de me souvenir de quoi que ce soit de décembre a janvier : note que ça vaut sans doute mieux.

Depuis lors, je commence à me souvenir de tout mais c'est une autre histoire que je vous conterai un jour.

le 21 janvier donc, j'étais conduite en ambulance à William Lennox après quelques semaines de coma; une opération et un mois comme un légume ambulant, que j'étais malgré moi.

Petit à petit, et Dieu sait comme le mot "petit" est long et dure longtemps, longtemps, longtemps, j'ai récupéré une partie de mes fonctions, celles auxquelles on ne pense même pas avant d'être renversée, comme parler, pisser, manger ou se brosser les dents. 

Tout ça semble rapide, mais ce fut long comme un jour sans pain, à savoir six mois, et plus de six mois plus tard, je suis loin d'avoir tout récupéré (c'est ici qu'on verse une chaude larme sur ma triste vie et puis qu'on rigole).

Je sais toujours pas marcher, même si j'ai commencé couchée, mais je suis désolée je sais toujours pas marcher, pas comme avant. Jamais comme avant. Ma vie ne sera plus jamais comme avant (c'est là qu'on verse une seconde larme). Petit à petit (long, long, long), j'espère récupérer un maximum, rentrer chez moi, revoir mes 3 chats et faire mes courses sans perdre six litres de sueur tellement ça m'épuise, je ne demande que ça.

Juste ça.

 (ps : et que finisse la canicule pitiéééééééééééééééééééé)

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20
jui

samedi 20 juin

Il y a six mois.

J'allais acheter mon pain.

J'allais bosser sans me poser de question.

J'allais au Delhaize deux fois par jour si besoin.

J'allais à la brocante tous les dimanches.

Je connaissais les noms de mes trois chats, en fait je savais que j'avais trois chats.

Iguaï mon toutnu me voyait chaque matin, il ne connaissait que moi.

J'allais coller des fleurs sur les arbres et les bancs.

J'allais chez moi car c'était chez moi.

Il y a six mois, jour pour jour, le 20 décembre, c'était un samedi, je me préparais à mon Noel, je décidais dêtre heureuse car c'est bon pour la santé (cf Facebook), pas de bol.

Une connasse (oui, mon assistant social m'a dit que j'avais le droit d'avoir des pensées comme ça) m'a renversée, sans raison.

Depuis, je ne vais plus chercher mon pain, bosser, au Delhaize, à la brocante, coller des fleurs, chez moi voir tous les jours mes chats ou mon toutnu, du moins plus pour l'instant, mais je vis d'espoir.

J'ai rencontré des gens supers, soignants, infirmiers, kinés, psys, malades, qui m'ont énormément aidée ou appris, même si ça fait cliché et chier.

Je les remercie du fond du coeur, par contre je ne remercie pas la connasse qui m'a renversée.

Amen.

 

 

 

 

 

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22
aoû

Cette nuit, j'ai rêvé de lui

La nuit dernière, j'ai rêvé de lui. C'était merveilleux. L'ambiance était hyper romantique. On se promenait, main dans la main, dans les rues de Jambes, et ça dégoulinait d'amour comme une glace sous 30 degrés. Il était booooooooooo comme tout et j'en étais raide dingue. Il me faisait des papouilles et j'aimais ça. Il me regardait comme si j'étais la huitième merveille du monde. C'était tout neuf tout beau tout mimi. Le bonheur quoi.

Puis je me suis réveillée.

Cette nuit, j'ai à nouveau rêvé de lui. Nous étions sur un banc, au milieu d'un parc où les félins se promenaient en liberté surveillée. Fabuleux. Je m'extasiais sur un bébé de je ne sais quelle espèce qui jouait avec mes pieds, faisant des dizaines de photos. Lui s'amusait avec un lion. Puis je me suis tournée vers lui, avec amour, l'appelant d'un sourire. Il n'a pas répondu. Il gisait au sol, silencieux, et les gardes m'ont confirmé le décès quand je les ai appelés en hurlant : « carotide sectionnée par le lion ».

Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants... ou pas.

20:04 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

22
aoû

Cette nuit, j'ai rêvé de lui

La nuit dernière, j'ai rêvé de lui. C'était merveilleux. L'ambiance était hyper romantique. On se promenait, main dans la main, dans les rues de Jambes, et ça dégoulinait d'amour comme une glace sous 30 degrés. Il était booooooooooo comme tout et j'en étais raide dingue. Il me faisait des papouilles et j'aimais ça. Il me regardait comme si j'étais la huitième merveille du monde. C'était tout neuf tout beau tout mimi. Le bonheur quoi.

Puis je me suis réveillée.

Cette nuit, j'ai à nouveau rêvé de lui. Nous étions sur un banc, au milieu d'un parc où les félins se promenaient en liberté surveillée. Fabuleux. Je m'extasiais sur un bébé de je ne sais quelle espèce qui jouait avec mes pieds, faisant des dizaines de photos. Lui s'amusait avec un lion. Puis je me suis tournée vers lui, avec amour, l'appelant d'un sourire. Il n'a pas répondu. Il gisait au sol, silencieux, et les gardes m'ont confirmé le décès quand je les ai appelés en hurlant : « carotide sectionnée par le lion ».

Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants... ou pas.

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10
déc

La bête et le beau

 

Extrait de Histoires à mourir de vivre (Vol. 2) 

Elle se sent comme morte.

Elle est morte à l’intérieur.

Mais elle n’en parle jamais. Elle n’en parle plus jamais. Parce qu’elle vit dans une société où tout doit aller comme sur des roulettes. Il faut être jeune. Être belle. Être forte. Être intelligente. Être compétente. Être dynamique. Et surtout être en parfaite santé.

Mais elle n’est pas en parfaite santé. D’ailleurs, elle n’est plus toute jeune, elle n’est pas vraiment belle, elle manque de force, elle n’a que certaines formes d’intelligence, certaines compétences et son dynamisme a disparu il y a neuf ans déjà. Et elle n’est pas en parfaite santé. Elle a une bête inside elle. À l’intérieur. Invisible. Imperceptible. Sauf sur l’IRM. Sauf en pénétrant dans son bide. Quatre fois déjà, ils sont entrés. Elle connaît le processus par cœur. Le service hospitalier par cœur. Son chirurgien par cœur. Le postop par cœur. Et plus ils entrent, plus la bête se développe. Chiendent. Ronces. Mauvaise herbe qui envahit tout, prend possession d’elle, jour après jour, douleur après douleur.

Elle a appris à se taire. À force de s’en prendre plein le visage, plein le reproche, plein la critique, elle a fait du mutisme son meilleur ami. Son meilleur amant. Son seul amant. Oh elle en a entendu déjà « t’es rien qu’une chochotte, toujours à te plaindre, toujours mal par ci par là, est-ce que je me plains moi, t’as pas accouché, tu connais pas la vraie souffrance, va bosser au lieu de te lamenter, t’es déprimante avec tes problèmes, sois positive, t’es sûre que t’invente pas, ça doit être psy ce dont tu souffres ». Elle a oublié la plupart, ça vaut mieux. Alors elle se tait. Elle fait la morte.

Elle est morte, de toute façon, à l’intérieur. Elle survit. Elle vit avec la bête. Elle la hait, mais voudrait apprendre à l’aimer, dans l’espoir de moins souffrir de sa présence. Souffrir des perspectives d’avenir qu’elle lui ravit. Et puis souffrir au sens premier du terme, aussi : avoir mal. Mal à en crever, parfois. Ou à vouloir en crever. Comme un accouchement, sauf qu’il dure des jours et des jours et des jours, sauf qu’il n’y a pas de bébé récompense à la fin des souffrances. D’ailleurs, il n’y a jamais de fin des souffrances. Il y a juste la fin de la vie, à laquelle elle aspire, parfois. Parfois seulement. Mais parfois.

En toute honnêteté, elle y a pensé, à partir, mettre fin à tout cela. Mais en plus d’être tout ce qu’elle ne sera jamais (jamais en bonne santé, jamais forte, jamais dynamique, jamais maman non plus peut-être), elle est lâche. Elle n’ose pas. Elle ignore si, de l’autre côté, ce n’est pas pire encore. Non mais, des fois que l’enfer existerait, des fois que le suicide t’y mènerait tout droit, des fois que les souffrances terrestres t’y suivraient, des fois que…

Et puis il y a l’espoir. Petit, mais là. L’espoir d’une vie meilleure, comme diraient les clichés. Mais pour elle, l’espoir d’un nouvel antidouleur, l’espoir d’un job pour lequel elle serait à la hauteur, l’espoir d’une chirurgie qui boufferait définitivement les ronces, l’espoir d’un amour salvateur, aussi, même si ça, elle refuse d’y penser.

Et c’est lors d’une de ces minuscules secondes d’espoir qu’il a surgi, son amour salvateur. Merci le hasard. Merci l’espoir. Pourtant, ça fait un bail qu’elle a fait une croix dessus, l’amour. Un bail qu’elle ne l’a plus fait, l’amour. Un bail qu’elle n’en veut plus. Elle a déjà assez de mal avec son quotidien, elle ne va pas s’encombrer d’un homme à aimer, en plus.

C’est surtout qu’elle a peur. Parce que ses ronces, elles nuisent à l’amour, au sens charnel du terme. Dans tous les sens du terme, mais celui-là aussi. Mais ça, elle n’en parle jamais. À personne. Même pas à son docteur mamour, celui qui connaît sa plomberie interne par cœur. Elle ne parle déjà pas de sa fatigue, de ces douleurs qui la font s’évanouir certains jours. Elle ne va pas se mettre à parler de son intimité, allons allons. Elle n’en parle pas, elle ne le fait pas, c’est aussi simple que ça. Et elle a peur.

Mais le voilà. Il surgit l’air de rien. Une grande chose toute simple, qui respire la gentillesse. Des yeux lumineux décorés d’une guirlande de ridules. Il débarque de sa planète, plein d’humour. Il la fait rire, c’est déjà gagné. Elle est dans la galère, se dit-elle. Parce qu’elle rit. Elle aime rire. Et ça faisait longtemps. Elle sent le danger arriver, tel une météorite. La galère de chez galère. Mais c’est si bon. Si effrayant. Il faut y mettre un terme. Elle refuse le rendez-vous qu’il propose. Refuse le cinéma aussi. Ne répond pas aux textos pleins de drôlerie. Sauf qu’elle les attend, les textos, elle scrute, elle guette, elle est dans la galère.

Et comme il s’accroche, son humoriste. Pourtant, elle fait tout pour le renvoyer d’où il vient, et en express. Elle accepte de le revoir, mais se la joue chieuse. Emmerdeuse. Il s’accroche. Puis froide. Hautaine. Il s’accroche toujours. Alors elle lui dit tout, la maladie, les perspectives restreintes d’une vie de famille, la pénibilité du quotidien, et même les soucis sous la couette. Histoire de le dégoûter une fois pour toutes, et de repartir dans son quotidien mortel mais sans danger.

Elle fait tout pour le faire fuir. Mais il s’accroche. Pire qu’une moule sur son rocher. Il lui dit que peu importe. Que tant pis. Que c’est elle, avec les ronces. A moins qu’il n’ait dit « avec les roses » ? Elle ne sait plus exactement ce qu’il dit, en fait, mais il le dit, et c’est bon à entendre, et ça la fait à nouveau rire. Comble du comble, voilà qu’il l’embrasse. Non, sérieux, il l’embrasse !

Embrasse, ça rime avec rupture de carapace.

Embrasse, ça rime avec enlace.

Embrasse, ça rime avec… oh on s’en fout des rimes.

Il l’a ramenée à la vie, à force d’insistance, d’humour, de patience et d’amour.

Et c’est si bon, de se sentir en vie.

Enfin.

 endomarch.jpg

(La maladie dont souffre mon héroïne s’appelle l’endométriose – vous trouverez plus d’infos sur cette maladie féminine sur http://lillih.endometriose.free.fr/)

08:10 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

13
aoû

La nuit

La nuit on rêve.

J'ai rêvé de neige.

Et de soleil.

C'était beau, cette neige partout, et ce soleil, et ce ciel totalement bleu, bleu ciel.

Il faisait chaud.  Mais enneigé.

Et au milieu de cette neige poussait une petite plante grasse, bien verte, vert plante.

Je n'ai pas pu vous la photographier, car ma batterie était en charge cette nuit, mais c'était si beau, cette plante sortant de la neige, comme une renaissance, comme un symbole.

La nuit on rêve.  On voyage.  En absurdie, comme aurait dit Michel.  Mais c'est beau.  Et symbolique.  C'était un rêve pour Alric.

Mon rêve ressemblait à ça, la plante en plus :

neige.jpg

10:09 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

24
jui

L'invention (bleue) du siècle, elle sera de bibi…

Je vais bientôt devenir riche.

Je me demande comment l'industrie du Tampax, des Vania et autres OB n'y a pas encore pensé.

Lors d'une captivante discussion féminine sur ce qu'on appelle humblement les "protections périodiques" (mouahahah), j'ai réalisé qu'elles étaient toutes blanches.

Sans exception.

Or, malgré ce que veulent nous faire croire les pubs, le sang n'est pas bleu, nan nan nan, il est rouge.

Et du rouge sur du blanc, ça se voit, c'est moche, ça fait sang (logique, ça en est, enfin presque, je vous passe les détails techniques du contenu des ragnagnas féminines).

D'où mon idée d'inventer les protections périodiques (mouahahah bis, ça me fait vraiment mourir de rire cette expression – j'avais noté mûrir de rire, ce qui est un gros lapsus révélateur aussi, tout bien réfléchi, because avec ma ménopause artificielle provisoire qui m'a fait mûrir plus vite qu'une framboise sous 35 degrés, je revendrais bien tout mon kit de protections périodiques, presque neuves ma bonne dame, sur Ebay, tant qu'à faire, d'autant que je suis un hamster niveau matos non périssable et que j'ai en stock de quoi tenir jusqu'à la ménopause, la vraie de vraie), donc mon idée : inventer les protections périodiques bleues. 

Remarquez mon sens de l'abnégation, me lancer dans une invention qui va révolutionner le monde des femmes, alors que je ne suis pas concernée, provisoirement;  je sais, je suis la Mère Térésa des femmes.

Donc inventer les protections bleues, passque rouge sur bleu ça donne mauve.

Joli non, le mauve, comme couleur ?  Mieux que rouge.  Plus discret.  Plus mode.  Plus fashion victim quoi.

Et dans la foulée, je les proposerai bio, sans dioxine ni produits chimiques (car savez-vous que tous ces trucs blancs regorgent de produits toxiques qu'on utilise sans le savoir, voire qu'on introduit en nous, sacrebleu, oui bleu, bande d'industriels pourris va, qui nous intoxiquent sans scrupules).

Donc bio, et bleus.

Reste à trouver la technique pour les rendre bleus et bio.

Avec du sang de Schtroumpfs peut-être (c'est la Schtroumpfette qui va être ravie de mon invention, maintenant que j'y pense, du ton sur ton) ?

Avec du Curaçao ?  Mais j'appréhende la gueule de bois de l'entrejambe, et l'alcool est interdit aux mineurs…

Avec de l'encre de Seiche ?  Mais ça va pas faire trop noir, voire pire encore, sentir le péchon (rho, c'est d'un frais, je sais).

Avec du jus de mûre, de myrtille ?  Simple suggestion, car je viens à l'instant de voir un reportage sur ces fruits à la Tévé.  En prime, y'aurait peut-être une chtite odeur fruitée bien sympa ?

Avec de la spiruline, me suggère google… qui provient d'une algue bleue avec plein de vertus super géniales inside, que du bonheur, des antioxydants, très à la mode, notamment.

Adjugé.

Bon, je dépose mon brevet.

Et la nouvelle famille royale belge, d'habitude adepte du fuchsia, sponsorise déjà mon invention (bon c'est pas ça mais malgré cette manie de toujours être dans les mêmes tons, voire les mêmes tissus, je trouve cette série de photos de vacances bien sympa, plus chouette que les photos officielles absolument "balais dans le derrière" qu'on nous a pondues y'a deux jours).

bleu.jpg


21:14 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

16
jui

Quelqu'un me veut du mal... ou du bien

Après avoir reçu hier des photos de sphynx que je n'aurais jamais dû voir, jamais jamais jamais, passque maintenant j'en rêve la nuit, même que je vais les voir tout bientôt, mais je vais résister, je le promets, ben vlà que je reçois ceci au courrier... non sérieux, y'a quelqu'un là-haut, ou là-bas, ou ici bas, je sais pas, qui s'est mis en tête de me narguer en m'envoyant toutes mes envies par mail ou par pli postal, tchu...

moules.JPG

11:56 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

5
jui

I have a dream...

I have a dream... sea, mussels and sun.

Face à la mer, un peu de méditation, un zeste de soleil, une bolée de cidre, les pieds nus dans le sable, un chouia de vent pour me décoiffer, quelques rires, un brise-lame au loin, et puis un grosse casserole de moules.  A la crème.  Et à l'ail.

Bon, allez, je me réveille et je file au Lunch Garden, ils font des moules à 12,99.

baie.JPG

09:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
avr

Chaleur intense !

Il est blond, cheveux aux vents, yeux clairs.  Boh, pas trop mon fantasme, moi ce sont les bruns ténébreux, mais les yeux clairs, on a beau dire, on a beau faire, ça fait toujours son chtit effet.

Et puis il n'est pas seul, en vlà un deuxième, brun cette fois.  Ténébreux, tout ce que j'aime. Waw waw waw, un lot un plus un gratuits ?  ça s'est pas terminé hier, les quatre jours fous Inno, des fois ?

Tous deux me regardent, l'œil coquin.  Si si, l'œil coquin, je ne suis pas victime de mon imagination, je détecte dans leurs prunelles qu'ils ont des intentions… mal intentionnées.  Et des intentions mal intentionnées mais pressées.  Un œil coquin pressé, ça se repère au quart de tour.

Moi je suis patiente, même si j'ai froid aux pieds.  Diantre, je dois avoir un souci de circulation ma bonne Dame, c'est nin possip' d'avoir si froid aux pieds.  En y regardant de plus près (plus près des messieurs, pas plus près des pieds), je leur trouve de faux airs de Brad Pitt et Georges Clooney.  Tant qu'à faire.  Si ça tombe, c'est eux, hey, tout est possible dans la vie, un tournage en Belgique, le hasard d'une rencontre, et voili voilà, qui sait, sur un malentendu...

Me vient en tête cette chanson de Marie Laforêt "après je ne sais plus Henri Paul Jacques ou Lulu, en tout cas un parmi eux m'a bien eue".  Bon, Marie en avait quatre à disposition, moi deux seulement, mais c'est kif kif bourricot.  Seuls les fans de Marie comprendront, of course.  Et les fans d'Henri Paul Jacques ou Lulu.

Alors je ferme les yeux et je me laisse aller à leur présence et à ma chanson*.

Présence qui rime avec chaleur intense.  Chaleur intense !

Une chaleur soudaine et intense, qui se répand dans mon bas-ventre.  Tchu, quéén sensation de folie furieuse.  Les yeux toujours clos, je n'ose imaginer ce qu'ils me font pour provoquer une telle réaction.  Des choses que la morale réprouve ?

Puis si, je veux savoir, la curiosité n'est pas un vilain défaut, alors j'ouvre les yeux.

Et je découvre une infirmière revêche, qui me scrute d'un air blasé, dans ma chtite blouse bleu ciel en papier, sur ma table en métal glacé (et ça rime), avec mes pieds tout bleus de froid là au bout, et me précise d'un air indifférent "ne vous inquiétez pas, vous allez sentir comme une chaleur intense dans le bas ventre, ce n'est que le produit de contraste".

Brad, Georges, reveneeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeez, merde !

 

*Quatre garçons me regardaient
Sur mon manège qui tournait, qui tournait
Au passage, ils me saluaient
Ils étaient très sérieux, moi, je riais
Ils portaient de beaux canotiers
Et dans ma tête, le manège tournait

Après je ne sais plus
Henri, Paul, Jacques ou Lulu
Mais un ou deux parmi eux
M'a bien plu

Tous les cinq, on s'est retrouvés
Devant des clowns qui tournaient, qui tournaient
M'ont offert des fleurs de papier
M'en ont fait des colliers, des bracelets
Ils avaient des polos rayés
Et dans ma tête le manège tournait

Après je ne sais plus
Henri, Paul, Jacques ou Lulu
Mais un ou deux parmi eux
M'a bien plu

Et bras dessus, dessous
Et bras dessous, dessus
On s'est éloignés vers la guinguette au bord de l'eau
Et bras dessus, dessous
Et bras dessous, dessus
On a dit au patron "Joue du phono !"
Et bras dessus, dessous
Et bras dessous, dessus
On a fait danser la Terre entière, on avait chaud
Alors, on a trop bu le petit blanc du pays
Et moi, je me suis endormie

Je savais bien que je rêvais
Dans l'herbe, à l'ombre des grands peupliers
Quatre garçons me regardaient
Moi, dans ma robe blanche, je tournais
Au passage, leurs yeux brillaient
Et dans mon cœur le manège tournait

Après je ne sais plus
Henri, Paul, Jacques et Lulu
Furent un instant des bouteilles ventrues

Et puis tout se mélange
Dans mon rêve étrange
Je les vois se battre
Tous les quatre
Pour moi
Un combat superbe
Les laisse morts dans l'herbe
Et puis tout change
Soudain, tout s'arrange
Ils dorment aussi près de moi

C'est là que je suis éveillée
Par des baisers tendres et passionnés
Le soleil blanc m'éblouissait
J'ai cru voir aux moustaches qui c'était
Mais tous les quatre, ils en avaient
Et dans mon cœur le manège tournait

Après je ne sais plus
Henri, Paul, Jacques ou Lulu
En tous cas un parmi eux
M'a bien eue !

16:24 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

12
fév

Envie de ?

On m'a demandé ce dont j'avais envie et j'ai répondu : un gros hug plein d'amour, des scampis, un bon film romantique, ne pas bosser demain et aller rencontrer marc levy pour manger des croissants comme prévu mais j'ai pas pu, tomber amoureuse, boire du champagne même si j'aime pas ça juste pour l'idée, du soleil, me téléporter pour deux heures sur une île paradisiaque

Et vous, des envies en ce moment ?

21:40 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

9
jan

L'insomnie a parfois du bon

Insomnie cette nuit.  Bonheur intense de découvrir des éléphants se régalant d'un stock de sapins de Noël invendus, en Allemagne.  Trop chou.

Puis je me suis rendormie, pour rêver qu'on me cambriolait durant la nuit, puis que je me réveillais dans une maison inconnue, où j'avais été kidnappée et potentiellement violée.  Je me suis réveillée en y croyant ferme.

Je préférais le festin éléphantesque, c'est clair...

21:04 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

27
nov

L'abécédaire de mes envies

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Attendre sans plus attendre le tram 33 (et manger des frites chez Eugène)

Bêtifier à en avoir le hoquet

Coucher avec le second venu

Danser sur la pointe d'une étoile

Etre moi et l'assumer

Fouetter cinquante nuances de grey

Gargouiller de la mousse de dentifrice

Héler un shar pei qui passe par là

Ingurgiter des manons Léonidas avec noisettes

Jongler avec des balles magiques

Kleptomaner une framboise

Lire l'intégrale de Stephen King

Muser un air de Muse

Nictaloper en compagnie d'une panthère noire

Ouvrir la boîte de Pandore puis la refermer vite fait

Péter des odeurs de barbapapa

Quantifier le bonheur souhaité

Réfléchir sans le faire

Sauter dans des flaques de boue avec des bottes en caoutchouc

Tourner autour du pot à en avoir le vertige

Ubuesquer sur un tableau abstrait couleur coquelicot

Vivre, et ça se passe de détails supplémentaires

Wikipédier mon nom et ne pas m'y trouver

Xylophoner Clair de lune de Debussy (et non de Twilight)

Yogater et m'assoupir au soleil

Zézayer et en rire aux éclats

18:22 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

6
nov

Scène d’un bus namurois quotidien

Scène sans S, car une seule à vous conter, qui m’a été inspirée par une photo parue sur la page Facebook du groupe « Namur », ma ville aimée, à moins que ce ne soit sur le groupe « garé comme une merde à Namur », je ne sais plus, et pas moyen de retrouver la photo.  On y voyait un pied impoli posé sur un siège de bus...

Dans le bus ce matin, donc, une maman et son fils.

Il met ses pieds sur le siège avant, et elle lui inculque un semblant d’éducation, lui expliquant qu’on ne met pas ses pieds sur les sièges. « Pourquoi ? »  Question d’enfant, bien logique, il veut comprendre.  Parce que c’est sale, et que d’autres personnes vont s’asseoir là.

Dans sa logique d’enfant, il inspecte ses pieds, les montre à sa mère, voulant lui prouver que ses semelles sont propres.

Patiente, elle lui explique à nouveau, que même avec des semelles propres, on ne met pas ses pieds sur les sièges où s’assoient des gens.  Têtu, il persiste à ne pas comprendre, vu la propreté de ses chaussures.  Elle continue à insister, en répétant qu’on ne met pas ses pieds sur les sièges, et l’interroge plusieurs fois d’un « tu as compris ? » ou d’un « tu m’écoutes ? ».

Et de me dire que peut-être, peut-être, tout n’est pas perdu pour les nouvelles générations… 

(Bon, depuis, j’ai vus des djeuns cracher au sol, traverser au rouge sans se presser, forçant les voitures à s’arrêter, dire des insanités et jeter des crasses au sol, mais je garde espoir).

07:43 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |