27
jui

Aujourd'hui, des nombres concrets

2 caisses pleines de livres

1 caisse pleine de brol

5 boîtes à chaussures

10 aller retour pour tout descendre, tout mettre en voiture puis tout retirer, tout monter

2 coussins recyclés dans mon jardin (merci Mostek)

1 joli cadre cadeau assorti à ma new kitchen plus si new que ça

3 litres de sueur

1 glace bounty

1 sieste au soleil

25
jui

Aujourd'hui, ceux qui s'accrochent

Ceux qui s'accrochent à la vie car ils ne veulent pas abandonner ceux qu'ils aiment, qu'ils veulent voir grandir, apprendre, évoluer, se marier, avoir des bébés, ils s'accrochent tant bien que mal, plutôt mal que bien, en vain. Et la fauchieuse fait son job, la garce.  Petite pensée pour eux en ce lundi matin, jour de funérailles.

20
jui

Aujourd'hui, la fin de

La fin du printemps, ce soir à 23 heures et des poussières. 

Enfin on l'espère.

Passque l'été,

il traîne des pieds.

 

Et ça me transformerait presque en poétesse !

9
avr

L’agenda de l’apprenti écrivain : l’art de créer un titre avant d’écrire la première ligne

« Inventez trois titres de polars autour des mots suivants : hache, lune, dent en or. »

Un steak haché tout ce qu’il y avait de plus innocent. (Oui, bon, on peut ajouter un accent non ?)

La lune était presque parfaite. (Oui, bon, ça ressemble vaguement à un titre bien connu, mais c’est permis non ?)

La dent en or qui voulait porter une couronne (Oui, bon, ça fait plus livre pour gosse, on va dire que c’est un polar pour enfant alors, c’est permis non ? en plus je trouve ça d’un sadisme invraisemblable de me faire écrire des titres avec le mot « dent », moi qui souffre depuis plus de deux mois désormais…)

Amusant comme tout cet exercice, je pensais qu’il ne m’inspirerait pas, et puis c’est venu comme ça, pif paf pouf, sans réfléchir… alors à vous, si vous me pondiez aussi des titres avec hache, dent en or et lune ?

17
mar

L’agenda de l’apprenti écrivain : toi piger ce que moi vouloir dire ?

« Réécrivez cette citation de Flaubert avec vos propres mots : la parole humaine est comme un chaudron fêlé où nous battons des mélodies à faire danser les ours, quand on voudrait attendrir les étoiles ».

Voilà mon job du 6 janvier dernier, dans mon agenda de l’apprenti écrivain… c’est dire si j’ai un fameux retard.  Voilà pourquoi désormais je ne mettrai plus de date, car entre les 366 brèves, l’agenda et tout mon autre blabla, difficile de bosser chaque jour sur chaque sujet.  Je pensais pouvoir rattraper mon retard, mais il n’en est rien, alors ces dates ne riment à rien.

Mais si j’ai pris tant de retard c’est passque, après avoir bossé courageusement sur les premiers jours de cet agenda, j’ai séché sur cette citation, qui m’a pris la tête.  J’avais l’impression de passer un bac de philo (ce que je n’ai jamais passé, vive la Gelbique et son absence de bac) ou de devoir faire une dissertation.  Oh, à l’école, j’adorais les dissertations, je n’étais pas trop mauvaise, mais là, pas moyen, ça m’a saoulée, alors j’ai remisé mon agenda sur ma table de salon, où il me narguait depuis fin janvier déjà (ce que le temps passe vite).  Et de temps en temps, je le rouvrais, puis me disais « non, vraiment, pas possible ».  On m’a bien conseillé de zapper ce jour-là, mais alors, cela ouvrait la porte à tout les zappages possibles et imaginables.  Non, zapper, il n’en était pas question.

J’ai donc attendu.

Et puis ce matin, je me suis dit « bon ma vieille, au lieu de perdre ton temps sur Facebook, bosse un peu sur ton agenda de l’apprenti écrivain, titchu ».  Alors j’ai pris mon courage à deux mains et je l’ai ouvert à nouveau, pour revoir cette phrase : la parole humaine est comme un chaudron fêlé où nous battons des mélodies à faire danser les ours, quand on voudrait attendrir les étoiles.

Et finalement, destin, hasard, coïncidence, maintenant, cette phrase prend du sens pour moi.  Elle me rappelle combien ma création de jeudi, « l’eau permet à l’île d’être déserte » reflète cette difficulté à exprimer clairement le fond de sa pensée, de son ressenti.  Et comme disait l’autre, à quel point entre ce qu’on pense, ce qu’on veut exprimer, ce qu’on dit, la façon dont l’autre le reçoit, le comprend et l’interprète, on passe parfois d’une planète à l’autre.

Alors, pour faire bref, si je devais la réécrire avec mes mots, sans la poésie de Flaubert, j’écrirais juste « titchu, quéén galère de causer et de se faire comprendre, ma bonne dame ».

2
fév

L’agenda de l’apprenti écrivain (5 janvier) : variations sur le même thème

« Ecrivez une phrase.  Retravaillez-là.  Cinq fois ».


Ma phrase : En ce 14 février, 10 heures du matin, il décida de ne plus jamais fêter la Saint-Valentin.

1. La déception matinale était cruelle, plus jamais il ne regarderait vers le ciel, à la recherche de ce Cupidon à qui il destinait désormais tout son fiel.

2. Saint-Valentin était devenu l’ennemi à abattre, tout comme cette femme qui avait déserté sa vie la veille au soir, la garde infâme, on ne quitte pas un homme un 13 février.

3. Il ouvrit brièvement un œil, mata le réveil, découvrit l’heure, se souvint de la date, et replongea dans un sommeil lourd, jusqu’au lendemain.

4. Bordel de Dieu, ou Bordel de Cupidon, au choix, vous allez enfin cesser de le gaver avec cette journée dont il ne veut plus entendre parler.  Jamais.  Merci pour lui.

5. Il le capture, lui ouvre le bide, en sort les tripes, les coupe délicatement, en fait du haché, le donne à Félix, l’observe se régaler.  Il est 10 heures.  Il hurle enfin : « Saint-Valentin, ça te fait quoi d’être bouffé par un chat, hein ? »

Et puis pour illustrer, ce gag à mourir de rire, qui n'est pas de moi bien sûr, découvert sur birdsdessinés...

st valentin.jpg

2
fév

L’agenda de l’apprenti écrivain (4 janvier) : tututes et doudous en tous genres

« Quels sont les premiers mots que vous avez prononcés ? Demandez à vos parents quels étaient ces mots et s’ils ont gardé vos premiers poèmes, vos premières rédactions ».

Bon, déjà, impossible de demander quoi que ce soit à qui que ce soit,  donc je ne pourrai qu’extrapoler quant à mes premiers mots.  Mais les premiers mots d’un tout petit, c’est pas d’office « babababa », « agagaga », « mamamama » ou « papapapa », non ?  Vous qui avez des enfants, c’est pas ça ????

Bien sûr, si j’avais été dotée d’une intelligence surhumaine, mes premiers mots auraient été, dans l’absolu, « écrire », « crayon », « stylo », « papier », « prix Goncourt », « roman », « blog » (mouahaha, meuh non, les blogs existaient pas à cette époque, même pas internet, à peine le papier, on venait juste de quitter le silex et les parchemins quoi), passque toute petite j’adorais déjà créer de petites histoires avec ou sans dessin, toutes plus nulles les unes que les autres, allant d’une vie familiale en BD à la vie passionnante de mon chat, mais j’étais déjà « grande », à ce moment-là, genre 10 ou 12 ans, chais plus trop.  

Quoi qu’il en soit, en cherchant la photo de Souricette pour mon billet de dimanche, j’ai retrouvé la plus ancienne photo de moi dont je dispose, datant de mon premier anniversaire.  Outre celle où je suis devant mon gâteau avec l’unique bougie qui l’orne, une autre photo du même jour me représente en train de lire une page de journal ou de magazine.

On va donc dire, d’après cette preuve plus que probante, que mon premier mot aura été « lire ».

Passqu’avant de vouloir écrire, faut déjà apprendre à lire, ma bonne Dame.  CQDF.

 

1
fév

L’agenda de l’apprenti écrivain (3 janvier) : quatre mots

« Notez rapidement quatre mots sans réfléchir et mettez-les en scène dans un texte. »

Mes mots spontanés sont : aimer - poulet - canapé - mousse

Mon texte, ou plutôt ma réflexion bizarre et totalement sans queue ni tête, mais spontanée :

Argh, my god, je n’aurais jamais dû me plier à cet exercice en matant le premier épisode de Top chef. 

Comment voulez-vous sortir du joli mot, de l’intelligent mot, du censé mot, du parfait mot, tout en regardant des cuisiniers préparer des recettes en s’énervant comme des damnés sur leur chronomètre, leur viande pas cuite et le jury qui les attend au tournant ?

En plus, y’a rien de pire que de noter rapidement quatre mots sans réfléchir.  Car, bien sûr, en voulant ne pas réfléchir, je ne fais que ça, réfléchir.  Et de me dire « allez, spontanéité, ne réfléchis pas », sans trouver le moindre mot, puis de sortir ces quatre mots, en réfléchissant à la façon de ne pas réfléchir, en vain.

Moi, j’aurais voulu vous écrire du sensuel, du sexy, du romantique, du rhaaaaaaaa, du rhooooooo, mais mes mots riment tellement avec cuisine que je pourrais me contenter de vous pondre un truc débile du genre « j’aime les canapés au poulet surmontés d’une mousse à l’estragon », et le tour serait joué.

Mais je voulais du sensuel et du sexy, je vous dis.  Je voulais de la créativité.  Pas culinaire, la créativité.  Littéraire.

Raté.

Pourtant, un canapé, ça ne sert pas qu’à être mangé.  Un canapé, vous pouvez vous y lover, avec celui que vous aimez, lui susurrer des mots doux, le câliner doucement, le titiller, lui mordiller les lobes d’oreille, le déshabiller sauvagement, excitée par ses mots soudain devenus moins doux, puis vous livrer ensemble à des choses, rha des choses… enfin, je ne vais pas vous faire un dessin.  Un canapé, c’est ça aussi, et pas qu’un bout de pain garni.

Et puis le poulet, ça n’est pas qu’un volatile qui finit dans un estomac.  Bien sûr, vous pouvez le dévorer, point barre, avec ou sans sauce, à l’étouffée ou rôti, avec des frites ou de la purée.  Et l’affaire est dans le sac, ou plutôt la bête est dans l’estomac.  Mais vous pouvez aussi le déguster, le savourer, le dévorer lentement, en profitant de toutes les saveurs, de toutes les odeurs.  Sans couverts.  Avec vos doigts, qui se retrouveront bien vite couverts (notez ce formidable jeu de mots : sans couverts mais à doigts couverts) de jus, que vous lécherez alors avec un plaisir non feint.  Divin.  Sensuel.  Oui oui oui, je parle toujours de poulet, là.

Et puis la mousse, ça n’est pas qu’une recette de cuisine, que nenni.  La mousse, elle peut être humée.  Elle peut être touchée.  Elle peut être prise dans le creux de la main et envoyée doucement dans l’atmosphère, juste pour le plaisir ;  Elle peut être dans un bain, la mousse.  Un bain moussant, ça s’appelle.  Elle le parfume. L’embellit.  Le colore. Ajoutez-y une musique douce.  Une petite bougie.  De l’eau de l’eau de l’eau.  Et puis laissez cette mousse déborder lorsque vous plongez le premier orteil dans cette eau trop chaude, puis le second, puis tous les autres.  En parlant d’autre, s’il y a de la place pour deux, dans cette mousse, n’hésitez pas, appelez-le.  En l’attendant, une fois étendue, fermez doucement les yeux, et puis rêvez…

Rêvez que vous mangez un canapé au poulet surmonté d’une mousse à l’estragon.

Et c’est bon.  Tellement bon.  Si bon.

Et la boucle est bouclée.

30
jan

L’agenda de l’apprenti écrivain (épisode du 2 janvier) : la source de tout

Bon, allez, je tente de rattraper un chouia mon retard en continuant l’exploration de mon agenda.

Pour le 2 janvier, une question existentielle « Cher apprenti écrivain, comment trouvez-vous vos idées ? »

La réponse est simple et tient en un mot : PARTOUT.

Je ne me dis jamais « tiens, me faudrait une idée, je veux une idée, pitié, une idée, mais où vais-je trouver une idée, où sont les idées, j’achèterais bien une idée ».  J’ai parfois lu sur des blogs combien leurs auteurs ramaient parfois pour trouver des idées ou pour, ensuite, les coucher sur papier.  Je les admire, car moi je ne saurais pas.  

Parfois, l’idée s’impose à moi, comme lorsque j’ai écrit sur l’observation d’une mouche en train de pondre, lorsque j’ai découvert la photo de l’atelier d’écriture de ce dimanche (avec les cadres), lorsque j’observe simplement les gens, ou lorsque je les écoute, lorsque quelque chose me fait râler, comme ce jour encore, le carnet couplé à mes chèques repas, insupportable carnet empli de cœurs, faut le faire.  L’idée est là, soudainement, et l’envie d’écrire surgit.

Parfois, elle mûrit, lentement, l’idée, elle est là, dans un coin de ma tête, mais très floue, puis, après quelques heures ou quelques jours, elle surgit.  Ces idées qui murissent, ce sont bien souvent celles des petites fictions que j’écris.  Comme il ne s’agit pas de tranches de ma vie, mais de tranches de fiction, sans doute leur faut-il plus de temps avant de se concrétiser.  Un peu comme un scénario qui se crée petit à petit.

Pour résumer, je vous dirais ceci : je ne trouve pas mes idées, ce sont elles qui me trouvent.

Titchu, keske c’est beau ce que je viens d’écrire non ?  Ah ben si c’est super beau, digne d’un Goncourt.

30
jan

L’agenda de l’apprenti écrivain / illustrateur

« Le lundi, on attend son taxi en lisant, because les grèves ».

L’an dernier, à la foire du livre, je me suis offert L’agenda de l’apprenti écrivain.  Bon, c’est une édition jeunesse, mais moi j’aime l’idée d’avoir des suggestions de sujets pour écrire, de laisser voguer mon imagination, comme ce fut le cas hier avec la photo sur laquelle j’ai créé ma chtite fiction bien joyeuse, là, en dessous.

Et puis quelques mois avant, j’avais acheté, dans la même collection, L’agenda de l’apprenti illustrateur, ça aurait été bête de ne pas avoir les deux.

Et puis quand je vais à la foire du livre, faut toujours que je m’achète quelque chose, en souvenir.  Cette année, j’achèterai mon livre et le ferai dédicacer par son auteure, mouahahah, je sais, j’ai un sens de l’humour fou.

Ces livres sont hyper chouettes, d’un ton léger, colorés, illustrés.  Et celui de l’apprenti écrivain propose, en bonus, une citation par jour, en relation avec le thème, ça j’aime d’amour.  Très pratiques.  Très ludiques.  Seul bémol, cette couverture à rabat, insupportable pour la lecture, qu’on aurait bien envie de couper.  Rien n’est parfait.

Comme tout agenda qui se respecte, ces agendas commencent le 1er janvier, donc je les ai mis de côté en attendant, dans le but de vivre une année avec eux.

Puis j’ai oublié, et ça m’est revenu il y a quelques jours, aaaaaaaaaaaargh, le 1er janvier était déjà passé.

Bon, tant pis, de toute façon, parvenir à pondre un texte par jour, ce n’est pas évident, surtout s’ils s’ajoutent à ce qui m’inspire au quotidien.  Et puis j’écris moins, en ce moment, après cinq ans de blog, parfois, j’ai la flemme, même si les idées sont bien là, elles.  Et puis dessiner, c’est pas mon fort, cet agenda c’était juste pour voir à quoi je pourrais parvenir avec mes mains malhabiles.  

Bref, avec des et puis et puis et puis, j’ai encore rien fait.

Mais je vais y remédier directement, avec L’agenda de l’apprenti écrivain, vu que là je suis levée à l’heure habituelle mais que je pars plus tard because les grèves mais que j’ai pas à me plaindre, ont dit les syndicalistes, j’ai été prévenue y’a un mois et demi j’ai qu’à m’organiser.  Ben voyons.

Alors, voyons voir, 1er janvier… Ecrivez dix souhaits pour la nouvelle année.

Oh oh oh, je ne prends jamais de bonnes résolutions en début d'année.  Quoique ce ne sont pas des résolutions, mais des souhaits, des rêves, des envies.

1. être amoureuse

2. que mon livre sorte (rhoo je rigole, c’est juste que dix souhaits, c’est pas facile, je trouve pas, soit je ne souhaite rien de plus, nageant dans le bonheur, soit je suis désabusée… on va dire que c’est le bonheur)

3. ben tiens, connaître plein de petits bonheurs : exemple, manger des moules bouchot en buvant du cidre au cap Gris Nez (Blanc Nez ça m’ira aussi)

4. faire une croisière (nan, c’est pas ironique, c’est un de mes rêves)

5. que mon projet d’écriture avec une amie namuroise se concrétise, et mon petit projet solo aussi, et puis tous mes autres projets en cours, et pourquoi pas une proposition qui tombe du ciel aussi…

6. être moins stressée (des idées pour ce faire ? yoga, relaxation, anxiolytiques, plantes magiques, massages fantastiques ?)

7. gagner au Lotto ou avoir une augmentation de salaire, les probabilités d’y parvenir étant identiques

8. j’ai plus d’idées pour moi, alors on va dire que les gens que j’aime soient heureux, échappent aux maladies de merde et aux gros soucis de merde aussi.

9. pour que Cupidon pige bien, je répète, être amoureuse.

10. et s’il pouvait être amoureux aussi, tant qu’à faire hein, si c’est pas trop demander.

et puis 11. m'offrir ceci, qui cumule la réflexion, l'écriture et le dessin, que du bonheur pour bibi :

Voilà voilà.

Et vous, vos rêves pour 2012, c’est kwa ?