02.09.2010

The romantic girls & the city team, épisode 5 : Ensemble c'est tout

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Y'a quatorze (enfin on dit quinze) jours, on a vu Ensemble c'est tout.  Moment bonheur intense.  Je vais pas vous répéter ce que j'ai déjà dit de ce film au moment de sa sortie, juste vous inviter à aller lire ici.

Ce soir on regarde... ben chais plus je dois dire, quelqu'un s'en souvient, histoire que je prépare mon dvd ?  Et keskon mange ? Des suggestions ?

Un nom pour "les sacs de Sarah"

Bon on cherche un nom et on fait appel à l'équipe, savoir vous.

Vu que Sarah aime les libellules, je proposais un truc avec "dragonfly", mais elle aime pô.

Vu que j'ai un humour fou et que je crois me souvenir que les abeilles ont sous leur abdomen des sacs à pollen, donc des sacs, mouahahah, je proposais un truc lié à l'abeille, mais elle aime pô.

Et vous, l'équipe, des idées folles, jolies, saugrenues ?

Mon mien à moi rien qu'à moi tout à moi

Je vous montre les premières photos... il n'est pas encore assemblé, mais trooooop booooooooooooooooo hein ???

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J'ai testé "monte toi-même ton petit meuble pour écharpes Strelli"

(billet rédigé en direct live au fur et à mesure des opérations, pour un lèchebide suspense insoutenable - les heures sont cependant pas très réalistes, je le précise pour ceusses qui vont dire "quatre heures pour monter quelques bouts de bois, la tehon", puisqu'en même temps, je préparais un projet, je répondais à des mails, je mangeais, je lisais le ciné revue, je créais un tableau excel et je discutais sur facebook).

Chez moi, j'ai un petit hall de WC.

Ben oui, certains ont un hall d'entrée qui, comme son nom l'indique, se trouve près de l'entrée, en général après l'entrée, car avant, ça caille, du moins en hiver.  Ça j'ai.

D'autres ont un hall de nuit qui, comme son nom l'indique, se trouve près des endroits où on passe la nuit, savoir les chambres.  Ça j'ai aussi.

Et d'autres, plus rares, ont un hall de WC qui, comme son nom l'indique, se trouve près des WC. Ça j'ai également.

Mon hall de WC se trouve donc entre mon living et mon WC, dont il est séparé par deux portes, et il sert de vestiaire.  J'y ai donc installé un porte-manteau, qui porte tant bien que mal, le pauvre.

Vous le savez, je suis fan des écharpes Strelli, que je collectionne comme d'autres les alumettes, les sacs Gucci, les lasagnes Farniente (moi), les pompes Manolo, les autocollants RTL ou les tops Prada.  Regardez-moi cette Anaïs qui se la pète.  Hé, c'est ma seul collection de luxe... A part peut-être aussi les pompes Pataugas, collection commencée y'a un an à peine et qui grandit grandit grandit...

Six paragraphes d'introduction pour vous dire que j'ai rien pour ranger mes écharpes Strelli.  Au départ, je les posais en équilibre instable au-dessus du porte-manteau mural, mais c'est bof.  Ensuite je les ai mises sur une petite table rectangulaire super étroite (passque mon hall de WC il fait un mètre sur un) au pied du porte-manteau, mais c'est nin pratique alleye une fois, ça se mélange aux manteaux, ça tombe, bref le foutoir.

Je suis donc partie à la recherche d'un petit meuble à installer au pied de mon porte-manteau et de mes manteaux.  Un petit meuble vraiment petit.

Je l'ai trouvé chez Casa.  J'ai longuement hésité avec un joli meuble à tiroirs déjà tout prêt à poser, mais les tiroirs, c'est pas pratique non plus.  Donc j'ai pris ce petit meuble trois fois moins cher et tout mimi, dont le coloris, enfin celui de la housse, siérait à merveille dans mon hall de WC saumon foncé (ou clair, chais plus, le WC est clair, le hall foncé, ou l'inverse), peint avec mon escabelle du temps oùsque j'aimais le saumon, en folle dingue que j'étais (maintenant j'aime le framboise et l'aubergine).

Trois fois moins cher... et trois fois moins volumineux.  Et pour cause : il faut le monter.

J'ai déjà monté des meubles Ikéa, c'est faisable.  J'ai monté sept bibliothèques (oui, j'aime les livres) toute seule.  Bon, parfois, j'ai défoncé le contreplaqué avec les vis, mais elles tiennent toujours debout malgré les centaines de livres qui les squattent.  J'ai monté un bureau pas de chez Ikéa.  Bon, il a failli s'écrouler quand j'ai posé mon écran non plat dessus, mais depuis j'ai un écran plat, ça va mieux... sauf qu'il s'écarte par le bas, que la tablette roulante pour souris s'est effondrée, de même que la tablette pour imprimante (m'en fous j'ai pas d'imprimante).  Je m'attends donc à ce qu'il fasse le grand écart, mais il survit depuis plus de sept ans, c'est bon signe.

Donc je n'allais pas trembler devant la perspective de monter un tout petit meuble de rien du tout : 55/50/30 cm.

17h.  J'ouvre la mini boîte et je repère le matos.  Argh, désespoir, je pensais au moins que les tablettes étaient assemblées.  Que nenni, c'est que des bouts de bois.  On dirait un Mikado géant.

 

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17h15.  J'étale le tout, j'ai lu ça dans un livre (tiens c'est pas dans la Célib'attitude des paresseuses ?).  Fort heureusement, ils ont prévu des étiquettes sur chaque pièce.  Pas de bol, les étiquettes collent pas et se baladent partout. 

 

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17h30.  J'ai trouvé un tournevis.  Les bouts de bois Mikado se ressemblent tous, c'est infernal.  Le mode d'emploi tient sur un confetti, contrairement à ceux de chez Ikéa, bien détaillés avec des repères et tout.  Ici, rien de tout cela.  Je compte les bois, ça va j'ai tout, c'est déjà un miracle, en général il me manque toujours une pièce (la barre de suspension d'une garde-robe, une roulette de chaise à roulettes - promis juré c'est du vécu, par bibi).

17h45.  je pige rieeeeeeeeeeeeeeeen.  Pause lecture de mails.  Retour au turbin.  Je rassemble les bouts qui se ressemblent et parviens à les identifier.

18h.  Je commence à visser le bout A avec le bout G.

18h15.  Bordel, pourquoi j'ai pas un tournevis électrique ?

18h45.  J'ai assemblé le côté du meuble.  Je sens plus mon bras droit.  J'ai quinze échardes dans le bras gauche.  Je veux un meeeeeeeeeeeeeeeeeeeec.

 

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19h.  Je commence les "étagères à écharpes".  Je sens plus mon pouce à force de forcer... mouahaha, à force de forcer, j'aime.

19h15.  Pause repas et secret story, j'ai besoin de sucres lents et de déneuronisant, je me prends trop la tête.

19h45.  Plein de sucres lents, le coeur vaillant et les mains en sang (meuh non je rigole), je retourne à mon atelier créatif.

20h.  Y'a une vis qui veut pas rentrer, la garce.  Je dévisse, je change de vis, je revisse.  Ça rentre toujours pas.  Y'a un noeud dans le bois, zont pas fait le trou commyfaut, les charognes de chez Casa.  Je m'énerve, j'ai des cloches dans la main droite.  Ça change du poil que j'y ai d'habitude, je vous le concède.

 

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20h05.  Purée ça fait un mal de geux le bois brut.

20h10.  J'ai une cloche.

20h15.  Je vais jeter tout ce brol par le fenêtre.  Tu visses, ça coince.  Tu visses, ça entre comme dans du beurre car tout le bois s'écaille et paf, la vis ressort.  Je jette tout je le jure.  J'ai si maaaaal à cette cloche en plus.  J'ignorais que visser puisse faire si mal, jamais eu ça chez Ikéa moi.

20h20.  Je revis (de vivre, et pas je revisse de revisser).  J'ai trouvé un autre tournevis.  Tout ça c'était la faute au tournevis.  Il vissait mal, il faisait mal.  Là j'ai du bon tournevis ma bonne dame, du cruciforme de la mort qui tue comme la croix de Jésus (je délire, c'est la faute à la chaleur, visser, ça donne chaud).

20h40.  Je monte mon meuble finger in the noze.  Abîmé, le finger, mais in the noze.  Même réussi à bloquer la vis qui a troué le bois et est ressortie avec une planche et une autre vis.  I'm the best monteuse of meubles of the world.

20h50. Qui c'est qui m'a foutu une vis sans rainures hein ?  Je vous jure, cette vis n'a pas été rainurée, pas moyen d'y mettre le tournevis.  Je suis maudite.

 

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20h51.  Qui c'est qui a mis une vis de plus ?  Casaaaaaaaaaaaa. Je suis sauvée.

20h52.  Qui c'est qui a monté une planche à l'envers et que la vis n'entre pas vu que le trou est de l'autre côté ?  C'est mouaaaaaaaaa.

20h53.  Qui c'est qui va utiliser des prit budies de marque tesa (Mostek m'a dit que ça s'appelle des prit budies, ces trucs caoutcouteux qui collent sans abîmer, mais les miens sont de marque tesa, cqfd) ?  C'est mouaaaa.

21h.  Derniers tours de vis.

 

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21h07.  Habillage de l'animal.

21h10.  Installation à sa place.

21h11.  Installation de sets de table assortis sur les planches pour pas que les éventuelles échardes tirent des fils aux écharpes, passqu'écharde et écharpe c'est pas compatible.  Je pense à tout, je suis un génie, je sais.

21h12.  Installation des écharpes.  Mon dieu, à voir la photo, c'est si harmonieux que j'en ai presque l'impression d'être maniaque (c'est ma coach rangement qui va être contente...)

21h14.  Je suis heureuse, c'est trop joli. L'habillage cache mes bourdes, ça va super bien avec mon saumon que j'aime plus mais finalement ça va vraiment bien donc on fera avec, c'est vraiment tout choli.  J'ai une cloche au pouce droit.  J'ai mon dos qui tire la tronche.  J'ai mes yeux qui piquent.  J'ai mon neurone qui danse la java.  Mais chuis contente d'y être parviendue.

21h15.  Repos bien mérité devant Mentalist.  Enfin après avoir posté ce billet frais du jour pour vous demain.  Et mis les photos en forme...

21h30.  Quand on découvre l'étendue de mes déboires (si vous avez eu le courage de tout lire), on imagine que j'ai monté une armoire normande (c'est gros, non, une armoire normande ?).  Et be non, juste moins de vingt planchettes mikado.

21h31.  Je relis pas, tant pis si fôtes y avoir, moi y'en a être exhausted, totally exhausted.

 

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01.09.2010

L'Anaïssade du jour

Lui "tu aurais le dossier Robin ?"

Moi "Roh ben oui !"

Allez, à trois vous riez.

Et encore un sac, enfin deux... enfin deux en un quoi

 

Pour voir tous les sacs déjà réalisés, cliquez sur "Les sacs de Sarah" dans mes rubriques.  Bientôt les ventes copmmenceront ici, en ce lieu exclusif que vous aimez tant (là, je fais des billets passque j'ai un meuble à monter et j'angoisse en voyant toutes les pièces, alors je procrastine...)
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Mais où va le monde ma bonne Dame ? Il tourne carré, je vous le dis.

Geneviève Lhermitte, elle a tué ses enfants, et pourtant je la défendais sur ce blog, passqu'en arriver là, ben c'est vraiment être pas pas bien du tout du tout (chais plus où, vu que les archives sont plus visibles et que j'ai quasi 3000 billets de pondus depuis la naissance de ce chtit gros blog).

Et puis maintenant, là, elle réclame 3 millions d'euros à son psy, car il n'a "pas bien pris ses troubles en considération".

Ben je vous le dis, si elle gagne ça, plus aucun psy n'osera s'occuper d'un patient perturbé psychologiquement... ça va être problématique vu que par définition, un psy s'occupe de troubles psys, sauf erreur...

On se croirait aux States.

Bon, qui pourrais-je attaquer, moi, là, tout de suite ?

Vous, lecteurs, qui me causez une déprime à force de si peu commenter ?

Mon boss, car l'air co fonctionne au bureau alors qu'on caille des billes ?

Le soleil, passqu'il a fait grève ces derniers temps ?

Mes intestins, car hier ils ont agi comme s'ils me préparaient une appendicite, juste pour me gâcher ma séance ciné ?

Mon voisin car il écoute de la musique que j'aime pas trop ?

Mon facteur, car il passe plus à l'heure, même si ça rime ?

Mon rat car il a vomi son repas pas plus tard que là, maintenant ?

Et vous, lecteurs qui portez un des prénoms cités en commentaires, là, en dessous, comme étant des moches prénoms de mecs, et si vous faisiez un procès aux commentateurs, pour outrage ?

Comment faire la part des choses ?

D’un côté, j’apprends que mon cher pays envisage de stériliser tous les chats pour éradiquer leur propagation.  Mais si on les stérilise tous, ils vont finir par disparaître de la surface de notre pays à la forme indéfinissable, c’est facile à calculer.   

Comme si la Gelbique n’avait pas d’autres chats à fouetter (et c’est le cas de le dire) en ce moment…  A quand la stérilisation des politichiens ou des cons, voire uniquement des politichiens cons, ce qui rime finalement quasi au même ?

De l’autre, je ne cesse de voir des vidéos de personnes connes (d’où la suggestion qui précède) qui foutent des chats dans des poubelles, jettent des chiots dans des rivières…  Et puis je repense à ces deux chatons trouvés en rue et que j’avais proposés à l’adoption sur ce blog.  Une goutte d’eau dans l’océan de chats abandonnés cet été.  Et je repense aussi à ce débile qui a provoqué la noyade d’un pauvre monsieur qui faisait son jogging, passque son american staf l’a menacé et fait tomber à l’eau, sans que le maître ne lève le petit doigt. 

Et tout ça me débecte.  Et je comprends que les gens et les internautes demandent vengeance contre ces bourreaux immondes.  Ô comme je le comprends… 

Alors, comment faire la part des choses entre les gens qui prennent soin de leurs animaux et ceux qui agissent comme des cons. 

Va-t-on en arriver à une ère de prohibition en Gelbique, où avoir un chat de gouttière sera illégal ?  Ou nous devrons le cacher dans nos caves ad vitam aeternam ?  Ou si nous sommes pris, le chat sera capturé et envoyé dans un camp de concentrations ? ça me rappelle ce livre dont j’ai oublié le nom où tout animal qui était d’une certaine couleur devait être éradiqué.  Brun je pense.  Vous l’avez lu ?

A cause de la connerie humaine, à cause des gens qui sont pas foutus de stériliser leur chat ou de s’occuper des chatons qui naissent, à cause des gens qui sont pas foutus d’avoir un chien dressé et normal, à cause des gens qui n’ont pas de cœur, voilà les décisions débiles que prend mon pays débile. 

Ça m’énerve tiens, du coup.  Déjà qu’on m’a dit ce matin que j’allais avoir 40 ans bientôt, argh, 40 ans, mais j’ai encore plein de belles années avant cette échéance fatidique, qu’on se le dise, plein plein d’années.  Passqu’écrire « 40 ans », non, sérieux, ça le fait pas.  Pas du tout. 

La vidéo, âmes sensibles s’abstenir.

31.08.2010

Rhoooooo ben ça alors, c'est la journée mondiale du blog

Et je l'ignorais...

Ben pour moi, ce fut la journée mondiale la plus merdique au bureau.  Imaginez l'enfer, rien qui ne va, les clients qui râlent, le boss chéri qui déprime, les collègues qui fulminent et bibi avec.  Ben ce fut encore pire que tout ce que vous pouvez imaginer.  Une vraie journée merdique.  Et pour fêter ça, un film romanticucul au cinéma, ça va nous faire du bien, car demain, dieu sait ce qui nous attend...

L'heure du verdict a sonné

Il est temps de vous le révéler : oui, oui et oui, le prénom d'ex-profil de ma vie a été révélé dans vos suggestions.

Bravo à la gagnante, qui ne gagne rien sinon l'honneur d'avoir dans les prénoms masculins qu'elle estime dotés de mochitude le prénom d'ex-profil de ma vie.

J’ai testé la pizza magique

Là, vous vous dites « elle va nous reparler de sa passion pour Bubble Town et les pizzas volantes qui lui gâchent la vie et qui sont en fait des méduses mais elle est trop myope pour s’en rendre compte ».

Je l’avoue, cette passion est ô combien dévorante depuis quelques semaines, vu que je peux jouer des heures durant, au point de ne plus savoir bouger ma main ensuite (tendinite ?  syndrome du canal carpien ?), c’est dire si la situation est gravissime de chez gravissime. 

Mais, non. 

Et puis les pizzas volantes, même si je les appelle toujours de la sorte, j’ai pigé que c’était des méduses hein, beaucoup me l’ont dit après le billet que j’avais consacré à ce jeu démentiellement dément il y a déjà… oups ben des années. 

Donc là, j’ai testé la vraie pizza, celle qui se mange, celle qui est couverte de fromage dégoulinant de calories.  Celle qui est magique, passqu’elle est livrée par un distributeur automatique de pizza. 

Oui, vous lisez bien, c’est ty pas formidable ça ?  Si.  Je dirais même formidouble. 

C’est le resto La tour de pise (le meilleur italien de Namur et de l’univers) qui a lancé cette chouette initiative.  Ainsi, 24 heures sur 24, pizzas à gogo.   

Le jour où nous avons lancé la « Romantic girls & the city team », enfin avant que l’idée ne nous vienne, nous sommes allées nous chercher deux pizzas (souvenez-vous, nous n’étions encore que deux à l’époque).  Il faut rendre à César ce qui appartient à César, c’est Mostek qui m’a parlé de ce distributeur. Aussitôt entendu, j’ai voulu en savoir plus, vous pensez, en grande curieuse devant l’éternel que je suis. 

Alors, pour notre première soirée romantique entre filles, j’ai proposé de tester le distributeur de pizzas… 

Et nous y voilà. 

Il fait chaud et y’a pas encore de Bancontact.  Paaas bien.  L’endroit est étroit, et j’avoue que je n’aimerais pas m’y retrouver, seule, la nuit, savoir après 17 heures en hiver.  Parano, moi ?  Naaaaaan, juste peur des tueurs en série quoi. 

Mais à part ça, le choix est large, et le mode d’emploi simplissime.  Choisissez de vos petits doigts boudinés sur l’écran tactile (ça c’est complexe, chuis blonde en matière d’écran tactile, que ce soit sur mon gsm, au cinéma ou, désormais, au distributeur de pizzas magique).  Payez en liquide (depuis lors j’imagine que le Bancontact est opérationnel).  Patientez trois minutes en papotant de trucs de filles, puisque vous êtes entres filles.  Admirez la jolie pizza toute chaude dans sa jolie boîte.  Emportez.  Dégustez.  Oups, non, attendez la seconde pizza, bête Anaïs.   

Et c’est bien le petit bémol de la chose, c’est que les pizzas sortent l’une après l’autre…  

Si vous êtes seule, peu importe. 

Si vous êtes deux, la première pizza refroidit légèrement. 

Si vous êtes trois, la première pizza refroidit, la seconde refroidit légèrement. 

Si vous êtes quatre, la première pizza est froide, la seconde refroidit, la troisième refroidit légèrement.

Enfin vous avez pigé quoi, si vous êtes plus d’un, y’a toujours des lésés dans l’histoire, qui devront remettre leur pizza au micro-ondes s’ils ne veulent pas la dévorer à température ambiante. 

Y’a bien la solution de les remettre au four.  Encore faut-il avoir un grand four qui peut contenir plusieurs pizzas, ce qui n’est pas mon cas. 

Mais à part ce petit inconvénient, les pizzas magiques, c’est cool, rapide… et délicieux. 

Que du bonheur. 

Et non, y’a pas un pizzaiolo dans la machine qui squatte les lieux 24 heures par jour pour préparer les pizzas.  C’est comme dans les GPS, y’a pas non plus d’humain qui squatte et vous indique votre chemin, non non non.  Ben non, je vous prends pas pour des blonds, c’est juste des questions réelles, qui ont été posées, des minutes blondes quoi.  Donc avant que vous les posiez également, je donne les réponses, ça peut toujours être utile. 

Alors, là, maintenant, après lecture, vous avez faim ?

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L'lintantané
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30.08.2010

Une escabelle, une vie en couleurs

Etant donné que j’ai repeint un mur en turquoise afin d’y apposer mon beau sticker lune tout mauve tout superbe et un autre mur en bordeaux afin d’y apposer mon beau sticker blanc orchidée ainsi que des fleurs en relief offertes par Mostek, j’ai ressorti de ma cave ma vieille escabelle en aluminium.  Je pense qu’escabelle est un belgicisme, non ?  Pour les milliards de non-belges qui  passent par ici, une escabelle est un grand escabeau.  Ah bon, escabeau est aussi un belgicisme ?  Crétonnerre.  L’escabelle est une échelle en forme de A, vous voyez ?  Et sur la barre horizontale du A, savoir la dernière marche, bien large, on peut poser son pot de peinture.

Et en peignant, donc, j’ai réalisé à quel point une escabelle, ça représente une vie. 

Une vie en couleurs.  C’est ma vie, en couleurs, tiens voilà le marchand de ballons (Remi Brica, rhaaaaaaa, qué souvenir).

Ce saumon très clair ?  Deux pots que mon père m’avait offerts et qui m’avaient servi à repeindre mon tout premier appartement.  Je l’avais peint un samedi d’été, juste avant d’aller au Festival du folklore de Jambes.  Je m’y étais rendue, après une bonne douche, pleine d’éclaboussures de peinture.  Durant cette expédition peinture, j’ai écouté les enfoirés en boucle.  Depuis, je sais plus écouter ce CD, je me revois trop sur mon escabelle.

Ce jaune pétant, pour mon ancienne cuisine, noire qu’elle était, avec les murs jaunes, c’était bien ensoleillé, comme une pub pour l’ami Ricoré.

Ce rose et ce gris, mésaventure de mon ancienne chambre.  Je la voulais rose et grise, va comprendre.  Le rose et le gris étaient pas à la mode, alors j’ai acheté du blanc et mis du colorant spécial peinture.  Sauf que je suis tombée à court à mi-plafond et que refaire le même mélange était impossible… J’ai donc opté pour un plafond mi-rose mi-gris, c’était d’un moche.  Et je vous parle pas de la frise rose et grise que j’ai tenté en vain de faire tenir sur ce fichu plafond bicolore.  Qué souvenir pathétique…

Ce bleu clair ?  Mon ancienne salle de bains.  Deux mètres carrés hyper bien agencé, mais fallait pas ballonner, croyez-moi.  Elle était saumon à l’origine, vu que j’étais dans une phase saumon, tant au niveau couleur que poisson.  Depuis, je n’aime plus le saumon couleur, mais j’ai réappris à aimer le saumon poisson.  J’ai voulu du bleu, j’ai mis du bleu.  Résultat moyen vu les carrelages à léger reflet saumoné.

Ces deux beiges, clair et foncé ?  Les couleurs de mon hall d’entrée actuel, que j’ai voulu bicolore.  Sur les murs, les couleurs ne donnent pas ce que je souhaitais : elles font beige rosé et kaki tirant vers le gris.  Mais je m’y suis habituée.  Et je me suis essayée à la frise, distillant des feuilles de lierre un peu partout.  Tout en peignant ce mur, je regardais Lost.  C’était sur TF1, le samedi soir.  Cela explique sans doute pourquoi j’ai jamais rien pigé à cette série, passque la regarder, ou plutôt l’écouter, en peignant des murs et en faisant des frises au pochoir, c’était pas une super idée.

Ce jaune sable ?  Pour ma terrasse.  Le même coloris qu’à la Maison des desserts, je l’ai décidé un jour oùsque je me régalais d’un bon petit plat un jour d’été.  J’ai aimé le décor de la Maison des desserts, j’ai voulu le même.  Abracadabra, ce fut chose faite.

Ce bleu lavande ?  Ma salle de bains actuelle, rénovée il y a quelques années, enfin partiellement.  De jolis meubles où ranger tout mon bordel et mes centaines de flacons en tous genres… je vous en parlerai prochainement.  Elle était toute blanche avec juste un vinyle bleu à l’origine, je suis donc resté dans le bleu.  Pas original pour une salle-de-bains, je sais, mais je l’aime bien, ma salle de bains bleu lavande.  Là, je vais me replonger dans le bleu lavande, car j’ai remplacé le chauffe-eau et la loi oblige l’installateur à le mettre plus bas, j’ai donc reçu en cadeau un énorme carré non peint tout plein de trous.  Reboucher les trous, remettre une couche d’un reste de peinture qui n’aura plus la même teinte vu que les années ont passé (dixit collègue chérie qui me traitait de bouffie, souvenez-vous, je l’adore cette collègue, elle est mon coach rangement en ce moment, faudra que je vous en parle, car j’ai rangé il y a peu, miracle miraculeusement miraculeux, vu mes travaux de peinture – photos suivront une fois les stickers collés, promis juré).

Ce vert pomme, pour mon actuelle cuisine.  Quand je suis arrivée dans mon petit nid, j’ai choisi un jaune pâle, que je n’ai jamais aimé.  Quelques années plus tard, j’ai donc remis ce vert pomme qui me tentait grave de chez grave.  Et le résultat est super chou.  Depuis, je rêve d’une jolie cuisine équipée anthracite pour aller avec mon vert pomme…  Pour ce vert pomme, j’écoutais Cocciante, il est mon compagnon de peinture, et je me revois encore, pleurant sur Marguerite, en peignant mon plafond.

Ce framboise écrasée, pour ma cheminée, et ça rime.  Une petite touche colorée dans une pièce blanche, ça fait un bien fou.  Un framboise bien pétant, qui donne faim tout en appelant au cocooning.  En la repeignant, cette cheminée (enfin le mur du dessus, la cheminée en elle-même est une superbe pièce qui va fêter ses 80 ans bientôt, en bois, magnifique, entièrement décapée), je regardais des débilités à la TV, point de musique ce soir-là.  Un samedi soir, ça devait être Dechavanne ou Drucker ou une émission du genre.

Ce bleu turquoise, je vous le disais, pour mon hall de nuit.  Repeint il y a deux semaines jour pour jour, quand il pleuvait des cordes en cette journée de congé pour moi.  J’ai craqué pour le turquoise lors d’une visite de maison, c’était trooop beau, alors il me le fallait.  D’autant que j’avais un sticker mauve à poser, et que mauve et turquoise, c’est trop choli.  Un turquoise bien vif, une peinture bio, sans solvant, et qui ne coule pas, disaient-ils.  Ben ils avaient raison.  Que du bonheur que de peindre avec cette marque bio.

Ce bordeaux, je vous le disais aussi, pour un mur de ma chambre.  Un mur qui a subi l’humidité, en a guéri, mais que je devais repeindre depuis… ouhla, tout ça déjà ?  J’ai finalement redécoré en bordeaux un peu exotique, d’où l’envie du même coloris sur ce mur.  Repeint il y aura quinze jours demain, juste après le hall turquoise.  L’enfer.  Rouge d’enfer.  J’ignorais que les pigments rouges étaient merdiques, mais après trois couches normales suivies d’une couche à la truelle tellement j’en avais ras le bol, y’a encore quelques légers nuages visibles par grand soleil, mais je suis contente du résultat.  Seul bémol : quand on peint un mur bordeaux dans une chambre blanche, les intersections sont difficilement droites, y’a des bavures et des vagues dans les couleurs.  Et j’aime pas ça, mais je devrai faire avec, argh.  Les fleurs de Mostek ont été peintes et placées.  Le sticker attend son tour.  Photos suivront.

Voilà, regarder une escabelle, pour son propriétaire, c’est vraiment un retour dans son passé, sa vie et ses travaux de peinture.

Et votre escabelle à vous, elle raconte quoi ?

 

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29.08.2010

Les bidochons n’arrêtent pas le progrès – Binet

 

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« Le dimanche, on lit au lit ».

Les Bidochons ont vingt ans numéros… et ils n’ont pas pris une ride !  Je ne dis pas qu’ils n’en ont pas, des rides, Mister and Miss Bidochon, que du contraire, sont ridés, cernés, vieux, moches et replets, mais depuis leur « naissance » sur papier, ben ils continuent à me dérider, au sens figuré du terme (passqu’au sens propre, snif snif et re-snif, les rides envahissent ma vie comme les mouches mon été). 

Les Bidochon m’ont fait rire au numéro 1, ils me font toujours autant rire au numéro 20. 

Ce qui me sidère, c’est que Bidochon est devenu un mot du dictionnaire, ou presque.  Qui ne s’est jamais exclamé « mais my god, ce sont des Bidochon ces gens-là » ?  Qui n’a jamais pratiqué l’autodérision en osant avouer « purée, je suis une vraie Bidochon moi aujourd’hui (et pas qu’aujourd’hui d’ailleurs) » ?

Et c’est ça que j’adore, c’est que les Bidochon, avec tous leurs défauts, leurs travers, leurs sales habitudes et leur vie banale mais pleine de douce folie, c’est vous, c’est moi, c’est nous.  Siiii, siiii, c’est vous c’est moi, c’est nous.  Vous êtes toujours glamour ?  Vous ignorez ce qu’est un pet ou un rot ?  Au lit, c’est toujours le pied intégral ?  Vous résistez aux nouvelles technologies ?  Le gras, le flasque, le mou, la cellulite et toutes ces choses ultra sexy n’ont jamais fait partie de votre vie ? Vous boudez les gadgets chers, inutiles et loufoques ?  Vos vacances sont toujours idéales et dignes des people des magazines ?  Vous avez répondu non à une des questions qui précèdent… ben vous êtes un Bidochon qui s’ignore (ou qui feint de s’ignorer).

Dans ce numéro 20, Monsieur Bidochon devient fan de gadgets tous plus improbables les uns que les autres : la fausse cheminée qui produit de l’air froid en été, le poivrier lumineux qui se transforme en lampe de poche quand la lampe de poche ne fonctionne plus, le cric gonflable, l’oreiller anti-rides (rhooo, ça m’intéresse ça, on le trouve où l’oreiller anti-rides ?)… et j’en passe.

Mais vous énumérer tous ces objets ne servira à rien… car c’est découvrir leur quotidien au sein de la vie des Bidochon qui est drôlissime.

Pour ma part, je me suis poilée durant toute la lecture, trop rapide, bien trop rapide.

Pour leurs vingt numéros, moi j’aimerais que les Bidochon sortent en encyclopédie, passque les Bidochon, c’est d’utilité publique, je vous le dis : ça rassure, ça fait rire, ça dédramatise, c’est moi, c’est vous, c’est nous.

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28.08.2010

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