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C'est tout moi...
« Une femme indépendante mais qui rêve du grand amour, émancipée mais qui milite pour le retour de la galanterie, accro au shopping, cœur d’artichaut, victime du jean slim, citadine névrosée mais idéaliste, bonne copine et langue de vipère ! » (Jasmin)
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Réveil en douceur, par une grasse odeur de bouffe. Oui, une odeur grasse, c'est possible, j'ai vécu.
Bon petit déj anglais. Avec œuf. Avec bacon. Avec saucisse caoutchouteuse. Sans beans. Pas besoin de ça pour avoir les intestins bruyants, alors on va éviter. Et puis, s'il y a un truc que je déteste, ce sont les haricots blancs.
Ensuite, nous nous essayons à Londres en bus à étage à l'air libre. Spécial touristes fous qui n'ont pas la notion de la température. A l'étage, trois pelées et deux tondues. Les trois pelées, c'est nous. Finalement, il fait pas si froid. Et y'a même du soleil.
Avant d'embarquer, nous achetons des cache-oreilles. Choix délirant. Je dégotte la « paire » (ben oui quoi, ça cache deux oreilles que je sache), la plus délirante, des têtes de lapin, avec des strass et tout, trop meugnons tout plein.
Le trip dure 2 heures 20. Et durant ces 2 heures 20, occupées à regarder le paysage, corps contracté par le froid, nous ne réalisons pas qu'en fait, il fait vraiment extrêmement froid. Notre corps a dû se mettre en hypothermie sans prévenir, le filou, car une fois descendues du bus, celui-ci se remet en marche (le corps, pas le bus, bien que le bus se remette également en marche), relance la circulation sanguine, et réagit enfin au froid en tremblottant. J'ai jamais tremblé autant de ma vie. Même mes dents claquent toutes seules.
Frigorifiées, nous nous ruons dans le pub repéré la veille pour y déguster des patates farcies à la crème sûre et au cheddar. A damner un saint. Et ça réchauffe. Réel bonheur gustatif que ce moment de dégustation, après une si grosse crise de tremblotte. Discussion passionnante sur l'orthographe et les perles repérées dans le cadre de notre boulot : « prix mordial » (primordial), « à prix au riz » (à priori), « un taux de 10 % lent » (l'an), « à dé quoi » (adéquat)... et j'en passe. Certifié vécu et approuvé...
En sortant, des barrières attirent notre attention : c'est la grande première de Sherlock Holmes, avec le super beau Jude Law et le tout aussi beau Robert Downey Junior. Et ils seront présents. J'aimerais vous dire que nous avons été conviées, que Jude (ou Robert, peu importe) a eu le coup de foudre et que la date de notre mariage est fixée. Mais non. Le film est prévu au soir, c'est le début de l'aprèm, et la foule est déjà présente, donc on évitera.
Vient alors le moment du super shopping... Rha, j'aime pas le shopping à Namur, mais à Londres, faut avouer que c'est sympa.
On commence par une caverne d'Ali Baba en matière de CD et DVD (mais tous en VO sans sous-titres français). Les achats commencent (livres Twilight pour ma filleule, Susan Boyle, CD Twilight...).
Ensuite, un magasin Pandora pour bibi. Les achats continuent (un petit hérisson tout mignon pour mon bracelet dont je vais bientôt vous parler).
Un magasin « de tout », avec des produits de beauté, des coffrets, des médicaments, des crèmes. J'achète des Rennie. Achat hautement glamour, qui me servira néanmoins un peu plus tard, quand mon estomac dansera la java.
Puis un magasin de jouets (Hamleys je crois), où je vais d'un étage à l'autre, envoyée par les conseillères, pour trouver des boîtes à musique finalement inexistantes. Tchu. M'énerffffffent les londoniens.
Ensuite, un magasin dont j'ai oublié le nom, où nous nous offrons un délire avec les jelly beans. Interdit de les manger dans le magasin, bien sûr. Nous goûtons tout dans le magasin, bien sûr. Et y'en a des goûts, que du bonheur. Les achats, encore et encore (un petit sachet de bonbons). Me demande si c'est pas le magasin de jouets dont question ci-avant. Enfin on s'en fout.
Et pour finir, en beauté, Harrod's. C'est là que le drame se produit : je dois faire pipi. Et là, je vous le dis, devoir faire pipi chez Harrod's, c'est pire qu'un jeu de piste chez les Scouts. Passque sur le plan, on est au sous-sol, là oùsqu'il y a les trucs souvenirs pour touristes-pigeons, et je vois les toilettes tout au fond, là-bas, au bout. Donc je marche jusqu'au bout, mais j'y arrive pas, au bout. Je réalise alors que pour aller au bout, faut repasser par le rez. Je vous dis pas si y'a le feu, on meurt tous carbonisés, ceux du sous-sol. Donc je remonte au rez, là oùsqu'il y a plein de trucs super bons et super chers à manger. Et je demande mon chemin. Les toilettes, c'est au premier, qu'on me dit, rayon dames. Je monte au premier, je zigzague durant des minutes interminables dans le rayon hyper luxe où le moindre top est à 169 euros, je traverse tout le magasin et je trouve des toilettes. Jolies, les toilettes. Ensuite, chemin en sens inverse pour retrouver mes comparses, qui étaient à deux doigts d'alerter la police pour Anaïsnapping. J'achète un sac et un renne vibrant (une déco hein, qu'allez-vous donc imaginer).
Petit détour par le rayon pianos. Superbes pianos. Superbe morceau de la Belle et la Bête (Disney) joué par un antipathique vendeur aussi hautain que ... ben je sais pas que qui. Jamais vu ça. Harrod's, quoi...
Epuisées, nous atterissons dans un bar à sushis génial. Vous savez, ces bars où les sushis défilent sur un tapis roulant et où on n'a qu'à se servir. Et je me sers : des sashimis au thon, un assortiment de sushis et makis au saumon. Vient le moment du dessert. Notre bonne conscience nous pousse à prendre le ravier de fruits qui passe et repasse. Notre mauvaise conscience nous incite à goûter ces crêpes à la crème et au coulis de framboise. Bon, le destin va décider : « le prochain qui passe sous nos yeux on prend ». Passent les fruits. « Bon, le second prochain ». Passent encore des fruits. « Allez, le troisième prochain ». Enfin les crêpes : un régal.
Hyper-épuisées, de plus en plus d'ailleurs (et mal aux pieds aux mollets aux genoux aux cuisses au dos) nous regagnons notre hôtel. Je suis tellement fatiguée que je sors un magistral « si je gagnerais ». Me faudra plus de trente secondes pour corriger... Shame on me. Et lorsque je lance, dans un délire morbide, « si je meurs, partagez-vous mes achats », aucune compassion en retour, juste un « bon, alors, keske je prends... » en zieutant mes sacs. Vaut mieux entendre ça qu'être sourde.
Le doudou, pour eux, c'est tellement de choses. Même que moi, parfois, j'aimearis pouvoir câliner mon doudou, qui me consolerait. Mon doudou s'appelait souricette. J'aimais déjà les rongeurs à l'époque... Alors comment ne pas relayer cette recherche de doudou ? Allez, si vous en avez un qui traîne, faites une heureuse... le mail pour contacter la maman : perdudoudou2005@gmail.com
Après le prof qui tue dès qu'il le peut, voilà le médecin dépeceur... ça fait peur non ? Et tout d'un coup, me revient en tête ce titre de film que je n'ai jamais vu "mon voisin le tueur". Et s'il s'avérait que...
Bon, dorénavant, j'ouvre plus ma porte, je fais installer un vidéophone et j'achète une batte de baseball.
La paranoïa, ça vous connaît, ou suis-je la seule à trouiller pour un oui pour un non ?
Je vous l'avais promis, le voici : le récit de mes quelques jours en Sibérie londonienne, en décembre dernier.
Le temps s'annonce froid, et c'est tant mieux, car aller à Londres pour l'ambiance de Noël sans avoir les frimas de Noël, c'est pas du jeu.
Le départ est prévu, mais nous l'ignorons, juste avant que tout déraille (sans mauvais jeu de mots) dans le tunnel sous la Manche... vu que depuis notre retour, c'est la catastrophe pour ... les autres, ceusses qui ont voulu faire comme nous, mais plus tard. Ouf ouf ouf. Rester bloquer neuf heures sous la mer, très peu pour moi.
Nous partons donc un dimanche, à l'aube de l'aube. La température est d'ores et déjà polaire en Belgique, c'est une bonne préparation. De train en train, nous voilà confortablement installées dans celui qui nous mènera de l'autre côté de la petite flaque. Enfin, confortablement, c'est beaucoup dire, pas vraiment de place pour les pieds, mais soit, c'est ça la deuxième classe ma bonne Dame.
Trois heures plus tard, enfin deux, merci le décalage horaire, nous voilà à bon port. L'hôtel est à un jet de pierre de la gare, est c'est tant mieux. Note pour plus tard : ne plus jamais prendre un hôtel loin d'une gare, métro et valises étant incompatibles pour Anaïs.
Nous partons ensuite à la (re)découverte de London.
London at Christmass Time, en plus. Oui, passque là, on est en décembre. Ne l'oubliez pas. En plus, une vague de froid vient d'arriver, ce qui est super, ça fait vraiment Christmass time, comme ça.
Nous commençons par une petite promenade jusqu'en bord de Tamise (au passage j'admire un arbre qui pousse sur les briques d'un pont, la nature gagne toujours), où se trouve la London Eye (NON, je ne monterai plus dans cet engin de malheur), mais également un marché du chocolat. Après un repas succulent dans un genre d'Exki à la londonienne, direction ce marché. Décevant, rien que des vendeurs, rien à manger ou presque. Nous nous essayons cependant à un test de différents chocolats, afin d'en déceler les saveurs. Intéressant de découvrir qu'un chocolat n'est pas l'autre. Intéressant de goûter une fève (rha, keske c'est amer).
Départ vers Picadilly (si mes souvenirs sont bons, pas de mémoire des lieux, l'Anaïs), pour la chorale de Noël. J'adore les chorales de Noël, c'est une ambiance formidable. La chorale est censée chanter de 17 à 21 h. Nous arrivons à 17h45. A 18h, la chorale a fini. Tchu. Et même pas de morceaux connus en plus, à part « adeste fideles », que je joue au piano, yesssssssssssss.
Le sapin de Picadilly, offert chaque année par la Norvège, me déçoit (je dirai plusieurs fois « je suis déçue » durant ce séjour, déçue par le sapin, les décos et l'absence de boîtes à musique, notamment). Il est anorexique ce sapin. Grand mais maigre comme un échalas. Et puis ils ont installé les lumerottes d'une façon bien étrange un peu comme si les guirlandes étaient reliées par le sommet et tombaient en ligne droite. C'est moche. Hé, c'est pas passque je suis en voyage que je dois avoir un air béat d'admiration devant tout, non mais. Si c'est moche, c'est moche.
Ensuite, direction Covent Garden, où un beau renne nous accueille, tout vert, avec un nez rouge. C'est Rodolphe quoi. Nous achetons de drôles de petites bestioles porte-clé, apparemment super à la mode là-bas (vous voulez voir la mienne ? elle est bleue à pois blanc et se trouve dans ma salle-de-bains). Dégustation du meilleur cookie au monde : chocolat blanc noix de macadamia. Alors là, si vous n'avez pas goûté les cookies de Ben's cookie, vous n'avez jamais goûté de cookie. Pour moi, un cookie, c'était sec, gras et croustillant. Les cookies de Ben's cookies sont moelleux à souhait, sans être mous. Le chocolat est juste fondu ce qu'il faut. Les noix juste croustillantes ce qu'il faut. Que du bonheur. Promis, on en rachètera.
Dans un magasin, je repère une boîte à musique. J'ai toujours aimé les boîtes à musique. Surtout les petites avec « action manuelle ». Mais en général, leurs musiques sont nazes, genre petit papa Noël ou bon anniversaire. Là je trouve un morceau que j'adore (Somewheeeere, over the rainbowwwww), mais pas de bol, rupture de stock. Je veux mourir. Je cherche aussi une boîte à musique avec Clair de Lune (de Debussy, pas Au clair de la lune hein), en vain. Voilà, je râle. Je suis mouéééch, comme on dit ici.
Un groupe de chanteurs apparemment hyper connus, vu la foule en délire, mettent une folle ambiance. Sympa sympa.
Il se fait tard et surtout, il se fait faim. Nous dégottons d'abord un pub super cool, et super complet. Nous nous rabattons ensuite sur un petit resto italien bien sympa. Retenu la leçon de l'escapade de l'an dernier : plus de Mac Do, plus de Pizza Hut.
Epuisées, nous retournons à l'hôtel, où je me lance dans l'apprentissage du « tirage de chasse », sport national archi connu à Londres. Les chasses londoniennes nécessitent des années de formation pour tout novice venant de l'étranger. Il me faudra d'ailleurs quasi deux jours pour enfin parvenir à la tirer (dans l'intervalle, j'appelle mes coloc à la rescousse... c'est frais).
catalogues pingouin laines original : ah bon, ça existe des catalogues de pingouins ? alors j'en prendrai un si possible frileux, qui supportera mon poêle, qui sait faire la vaisselle et le repassage et qui ne ronfle pas, merci
rime en sapin : lapin, parpaing, peint, repeint...
sus moi : ok, quand tu sauras écrire correctement "je suce, tu suces, il suce, nous suçons, vous sucez, ils sucent"
comment mourir dignement : pas d'humour sur cette requête, ce serait malvenu
malédiction du tarsier : kekseksa ?
monster probleme huile pate blanchatre : kekseksa ?
analyse des paroles de brel : j'ai testé, c'est déconseillé, ça gâche tout
nausee empreinte dentaire : j'ai testé aussi, c'est abominable la nausée que ça donne, en effet (j'ai toujours les empreintes, quatre, deux par machoire, vous voulez voir ?)
Les poissons ne connaissent pas l’adultère - Carl Alderhold
« Le dimanche... on lit au lit ».
Ce dimanche, je ne lirai pas au lit, car je pars à l'aube, en train, pour faire un truc dont je rêve depuis un paquet d'années...
Si j'avais su le thème de ce livre, « Les poissons ne connaissent pas l'adultère », enfin si j'avais su que l'histoire se déroule dans un train, j'aurais attendu pour le lire. Passque j'adore me plonger dans l'ambiance d'un livre pour le lire. Tout comme j'ai lu « Croisière » de Janine Boissard durant une croisière, j'aurais aimé lire « Les poissons ne connaissent pas l'adultère » dans un train.
Trop taaaaaaaaaaaaaard. C'est lu.
J'ai toujours rêvé de vivre un truc incroyable dans un train. Un truc qui bouleverserait ma vie. En bien. Le train, pour moi, c'est le lieu de tous les possibles. Je m'y installe et j'attends le départ, entourée d'inconnus. Que pourrait-il se passer ? Une rencontre. Des regards échangés. Des discussions. Des rires. De l'inoubliable.
Mais finalement, à part quelques fous rires, quelques importuns, quelques odeurs, et une très jolie rencontre féminine durant un retour Paris-Namur, rien de transcendant dans mes voyages en train. Pas de rencontre boum-boum. Pas de truc à la sauce Harlequin.
Mais je continue à rêver. « Le seul fait de rêver est déjà très important », disait Brel. Alors je rêve.
Et je rêverai encore plus après avoir lu « Les poissons ne connaissent pas l'adultère » (ça fait donc quatre fois que je réécris ce titre, sans songer au copier-coller, pourtant il est long ce titre saugrenu...).
Bon, ben, me direz-vous, Anaïs, tu en viens au fait ?
Ça va ça va, c'est dimanche, cool Raoul.
L'histoire, donc.
Elle s'appelle Valérie. Mais c'est trop banal. Alors, elle décide de devenir Julia, pour une journée. Une journée où tout va changer. Peut-être à cause de ses 40 ans. Peut-être à cause de son mari, qui ne la regarde plus. Et qu'elle ne regarde plus. Peut-être à cause de sa fille qui ne la supporte plus. Peut-être aussi à cause de son job, qui ne la fait plus rêver, pour autant que ce fut un jour le cas. Ce jour-là donc, elle ne va pas bosser. Elle monte dans un train, sans réfléchir. Coup de tête. Coup de folie. Coup de chance ?
Dans ce train, des personnages. Plein. Des rencontres. Plein. Des regards. Plein. Des faux-semblants. Plein. Des envies. Plein.
Tout ce plein, c'est ce que j'ai toujours rêvé de croiser dans un train, en vain.
Mais elle, Valérie, enfin Julia, elle va le croiser. Le vivre. Croquer dedans à pleine dents, comme dans une pomme mûre juste comme il faut. Le vivre. Et vivre.
Un train emporté dans une folie douce, dont les passagers se révèlent tour à tour surprenants, amusants, décevants ou pétillants. Une folie contagieuse, qui se répand comme une trainée de poudre. Poudre de perlimpinpin ? Poudre d'escampette ? Poudre aux yeux ?
(Tchu, sérieusement, je me relis, et je me dis que ce que j'écris est superbe. Hein, c'est superbe ? Non, franchement, ces adjectifs en -ants, cette référence à la poudre, je m'épate moi-même de savoir écrire aussi beaucoup tellement bien et joliment poétiquement, enfin soit.)
Un livre, un train et une tranche de vie, enfin des tranches de vies, à dévorer sans modération. Il n'y manque rien. Petit coup de cœur pour le contrôleur, totalement extraordinaire, dans tous les sens du terme. Et puis coup de coeur pour Vincent. J'aimerais croiser la route d'un Vincent, un jour. Et puis Colette aussi, j'aimerais être Colette, un jour. Et Julia, ah Julia.
Que vous dire de plus ? Que si ce billet long, décousu, disparate mais tellement spontané et qui vient du fond du cœur de mon coeur, a éveillé quelque chose en vous, il ne vous reste qu'à lire « Les poissons... » enfin je pense que là, à ce stade, vous avez retiendu le titre...
Quant à moi, à l'heure où vous me lirez, je serai dans un train. Puisse mon voyage être aussi incroyablement incroyable que celui de Julia. Maintenant que j'y pense, j'ai prévu de lire un truc de tueur en série (véridique, ça ne s'invente pas, un choix pareil). Puisse vraiment mon voyage n'avoir rien à voir avec le thème de ce nouvel ouvrage...
toute nue sous la neige : ben ça s'appelle un cadavre...
coup de foudre intégral : pourquoi, y'a des coups de foudre à 50 % ?
la culotte d'anais : tu lui veux quoi à ma culotte ?
combien de temps après la date de péremption peut-on consommer une boite de lait gloria : alors, c'est simple, vous buvez le lait Gloria, et si le lendemain vous êtes mauve à pois verts, c'est que c'était plus consommable
porte cle amoureux de peynet : ça sent l'arrivée de Saint-Trucmachin, ça PUE son arrivée
j'ai 55 ans sexe féminin, je me marie dans 2 mois, comment puis-je m'habiller pour ce grand jour : ben en mariée, ah ah ah
foufoune tec : jamais vu ça dans un bus moi (tec, en Gelbique, c'est transport en commun), finalement j'ai peut-être mal compris le mot foufoune, et ce depuis toujours
lezizi de fille je veu ler leche ler zizi : alors, tu appelles ton papa et ta maman, et tu leur dis juste une chose, c'est rien si tu comprends pas, tu leur dis, c'est très important : CONTROLE PARENTAL
vivre un impossible reve brel paroles : d'abord, c'est « rêver un impossible rêve », et le titre c'est « la quête », une chanson sublimissime
touts les testes a faire pour les filles pour reloké un homme et une femme pour leur premier rendez vous : ah bon y'a des tests à faire avant de relooker ? relooker ne suffit plus ? où va le monde ma bonne dame
ma belle mre utilise une poupee vaudou contre moi : je n'aurai qu'une suggestion « œil pour œil, dent pour dent »
ce logie de bascule les prix sur les produit cosmetic? : bien sûr bien sûr, ce logie de bascule, tout le monde sait ça
homme brun ténébreux musicien doux cuisinier : rha non, je l'ai demandé en premier !
monseigneur léonard en slip de bain : oh oui oh oui oh oui
pelade, flatulences : mon dieu, allez, courage, vous allez vous en sortir, un jour
schtroumpf queue image : c'est facile à dessiner une petite queue bleue de schtroumpf, y a-t-il un dessinateur dans la salle ? j'aime voir mon voisin nue : ton « voisin nue », le pauvre, mi-homme mi-femme ?, quant au mien de voisin, pas envie de le voir nu, non, pas du tout
l'air pagne de la campure : tiens tiens, on est donc une foule à dire ça finalement
masseuse avec botte et string : une seule botte la masseuse, t'es bien sûr ?
feter st valentin 10 euros maxi : purée le radin (ou, au masculin, ça peut être qu'un mec)
nouvelleapposition taille sexe sur soi : alors, je réfléchis, mais j'ai beau réfléchir, moi pas comprendre
scoubidou sex : le scoubidou tour eiffel, c'était rigolo, mais le scoubidou sexe, bof bof
les amoureux de peney version bbs joufflus : ah, les amoureux de peynet (et pas pen(n)ey comme Sarma), toute une histoire, mais version bbs joufflus je connais pas, ou alors ce sont les zamoureux de Love is ?
photo calbut plein de merde : non mais franchement, gros dégueulasse (et grosse angoisse - pour moi - passque je me demande vraiment comment une telle recherche peut amener chez moi, ça fait peur non ?)
la femme est un four : pffff, je suis déçue déçue déçue, la femme n'est pas un four, elle est un lave-vaisselle, c'est bien connu
Marionnaud fête avec nous la Saint-Jelediraipoint et offre un bon de 50 eur en échange de vos souvenirs
Et voilà.
On y est.
Février à peine entamé, les cœurs envahissent tout tout tout.
Dans la vitrine de Casa, des cœurs.Dans mon toute-boîtes, des cœurs.Dans les publicités des cœurs des cœurs des cœurs des cœurs.
Vous le savez, je HAIS cette fête qui me rappelle que je suis seule (à chanter sur "je hais les couples qui me rappellent que je suis seule" - Mon cœur mon amour - Anaïs, the singer).
Marionnaudpropose des coffrets exprès faits que pour votre Saint-Valentin, oups pardon, votre Saint-Jelediraipoint ou sa Saint-Jelediraipoint (qui a osé dire "pas pour la tienne Anaïs, nananère").
C'est déjà sympa, même que moi je vais m'offrir (à défaut de me faire offrir) Un flacon d'Yvresse.Na.On n'a que le bien qu'on se fait ma bonne Dame.Pas de coffret, mais Yvresse.Car Yvresse, c'est mon premier coup de foudre parfumé.Tout un symbole.A l'époque, le parfum avait un autre nom.C'était en 1994.Je l'ai aimé.Je dois encore avoir un flacon à l'autre nom caché quelque part, un collector.Donc voilà, un coup de foudre pour un jour où tous les coups (de foudre) devraient être permis.
Mais, l'essentiel, pour vous, c'est que Marionnaud offrira à un lecteur ou une lectrice de ce blog, ou plutôt un commentateur ou une commentatrice, un bon d'achat de 50 euros.Ça c'est cool.
Pour gagnez, racontez-moi en commentaire votre meilleure ou votre pire Saint-Valentin.Faut que ça soit romantique, ou pathétique, ou triste, ou drôle, ou émouvant, ou poilant... Comme vous voulez.Ensuite JE (oui JE) choisirai le ou la gagnante... N'essayez pas de me soudoyer, vous savez que je résiste très bien à toute forme de chantage (néanmoins, si tu es brun, ténébreux, célibataire et si ton rêve est de m'offrir ma plus jolie Saint Valentin de toute ma vie et même après, puis de m'offrir ensuite le bon que je te ferai gagner (tu suis ?), n'hésite pas à me contacter en privé, y'a toujours moyen de s'arranger...)
Evidemment, Anaïs se doit de monter l'exemple.Afin de ne pas faire pleurer de jalousie dans les chaumières et les duplex, je vous épargnerai toutes mes Saint-Jelediraipoint heureuses, formidables et débordant de glamour, d'amour, de cadeaux et de cœurs, pour me concentrer sur une Saint-Jelediraipoint qui m'est arrivée un jour (un 14 février of course)...Je l'ai déjà racontée sur ce blog, mais sans préciser que l'histoire s'était passée un 14 février.C'est l'heure de la révélation (comme dit je sais plus qui dans je sais plus quelle émission) : oui, ça s'est passé un 14 février au soir.Ce qui rend le dramatique de l'histoire encore plus dramatique que dramatique, ne trouvez-vous pas ?
Enfin, avant de donner votre avis... lisez... ensuite, racontez-moi la vôtre, de Saint-Trucmachin foireuse, ou idyllique, drôle ou pathétique... super cadeau à la clé: 50 euros à dépenser sur le site de Marionnaud.Alors à vos claviers.
Maintenant, lisez...
"L'histoire se passe il y a quinze ans, quinze mois, quinze jours, quinze heures… ou quinze minutes. Qu'importe ! Elle se passe.
J'ai rendez-vous avec un Gendre Idéal. Mon moral étant au ras des pâquerettes, je décide de m’occuper le corps et l’esprit, histoire de ne pas ressasser les monceaux de malheurs qui envahissent ma pauvre vie (non j’exagère pas, j’exige d’ailleurs que vous versiez une larme sur tant de désespoir chronique).
Je me jette à corps perdu sur le tchat, histoire de me faire réconforter par les monceaux de mâles qui envahissent le net (là non plus j’exagère pas).
Et j’y retrouve un Gendre Idéal, avec qui j’ai discuté, avec qui j’ai partagé quelques chastes moments. Ce Gendre Idéal est parfait pour me faire passer une journée sympa, sans prise de tête, sans arrière-pensée.
Et la journée se passe. Une virée à la mer. J’aime la mer. Vous le savez. Elle me fait rêver. Elle me fait réfléchir. Elle me fait aimer la vie.
Et la journée se passe.
Et la soirée se passe. Il m’invite au resto. C’et un mec sympa, drôle, pas bête. Pas mon genre, mais vraiment un mec bien. Je peux m’en faire un bon ami, on s’entend bien. Cool j’aurai bientôt un nouvel ami.
On mange super bien, je bois énormément. Zuis zaoule. Et moi je suis saoule avec très peu : l’apéro me rend pompette, le vin me rend grisée, le pousse-café me rend hyper joyeuse.
Faut croire que j’ai vraiment beaucoup trop bu, car voilà que je l’invite chez moi, et que je lui propose à boire. Et on s’enfile une bouteille de champagne que j’avais en stock (car bien sûr j’ai du champagne en stock au frigo au cas où une grande occasion se profilerait à l’horizon). Ma griserie joyeuse se transforme en coma éthylique.
Je ne suis plus qu’une chose dans le canapé. Avec, à mes côtés, un Gendre Idéal dont je ne distingue plus les traits. La musique est langoureuse. Gendre Idéal se rapproche, se rapproche, se rapproche, ou bien est-ce l’effet du champagne qui produit une illusion d’optique ? Lorsqu’il m’embrasse fougueusement, j’ai confirmation : il s’était bel et bien rapproché.
Ensuite il m’enlève mon tuuuuut, me caresse le tuuuuuut, embrasse mon tuuuuuuuuuuut, c’est long, c’est bon, je flotte, je survole la scène comme si je ne la vivais pas. Mon cerveau ne réfléchit quasi plus. Je me laisse aller. La tension monte, dans tous les sens du terme. Je le sens en me pressant contre son corps. Je le ressens. Tout se passe comme au ralenti et en même temps si vite. L’envie est là. On ne se pose plus de question. On y va. Il m’arrache le tuuuuuuuut, lèche ma tuuuuuuut, langoureusement, voluptueusement. Je frémis. J’en redemande. Je supplie. Tout ça a trop duré. Il est temps.
Et puis patatras, badaboum, avant que je n’aie pu réaliser que les choses sérieuses avaient commencé, tout est déjà terminé.
Comment vous dire ?
Eperdu d’amour qu’il était pour moi, Gendre Idéal tente par tous les moyens de réfréner son envie, son désir, mais le trouble que je suscite en lui est tel qu’il ne peut maîtriser totalement son corps, tant son esprit est perturbé à la vue de ma féminité si parfaitement parfaite. Drame.
En d’autres termes et en langage imagé, trèèèèès imagé, totalement dépourvu de romantisme : le serpent a craché son venin avant d'atteindre sa proie. Je me dois de dire les choses comme elles sont.
Pour une chute ce fut une chute. Fulgurante.
Quoi qu’il en soit le résultat était bel et bien là. J’ai dégrisé immédiatement. En deux secondes montre en main.
Le ridicule de la situation m’est alors apparu dans toute sa splendeur : cette nuit d’amour improvisée se terminait en eau de boudin, ce mec ne me plaisait pas outre mesure, je n’avais même pas pris le moindre petit pied, et j’étais embarquée dans une histoire foireuse d’avance… Comment allais-je m’en sortir !"
Mais, bon, on a dû le droguer avant. Le sermonner. Le bâillonner virtuellement.
Je le trouve étonnamment calme. Il a préparé ses réponses, je ne vois que ça. On les lui a préparées.
Bien sûr, je reste sur mes convictions : pour l'euthanasie, l'homosexualité, la contraception, l'avortement. Pour le mariage des prêtres. Bien sûr il reste sur les siennes. Mais il l'exprime d'une façon qui ne lui ressemble pas. Qui ne ressemble pas à ce qu'on lit et entend.
Je ne vais pas mentir en prétendant qu'il m'apparaît d'un coup tellement sympathique et tout et tout.
Mais il me semble calme. Etonnamment calme.
Le calme avant la tempête ?
Qu'en pensez-vous ?
(Si vous avez compris de qui je parle, of course. Bon, je vais le dire, ça va m'apporter des milliards de lecteurs, et puis sinon, dans dix ans, je relirai ce blog et je pigerai plus rien : Léonard, Monseigneur ou je sais plus trop comment on doit l'appeler).
Et tant que j'y suis, je publie le billet que j'avais écrit récemment puis mis en suspens pour me « concentrer » sur Cœur de Marie et Haïti. Le voici donc :
« Je suis ravie !
Ravie d'avoir entendu récemment que je ne suis pas la seule à trouver les idées de Monseigneur Léonard à vomir et à trouver cette nomination aberrante. En concordance, semble-t-il, avec les idées de Benoît XVI, qui, à ce que je lis et entends, semble encore pire que Jean-Paul II (mais est-ce réellement possible ?).
Pas mal de prêtres du namurois ont peur, et désapprouvent ses idées.
Donc non, je ne suis pas une mécréante parce que je trouve que condamner l'avortement, la contraception et l'homosexualité est une hérésie. Parce que je trouve qu'il faut un tantinet évoluer. Et puis à ceusses qui disent que l'homosexualité est anormale car Dieu a créé l'homme à son image, je réponds qu'être curé est aussi anormal, car le rôle de l'homme est de procréer et pas d'être abstinent.
Bien sûr, à côté, il y a ceusses qui l'approuvent et partagent son opinion. Il y en a, c'est clair.
Mais j'ai maintenant une certitude : je ne suis pas la seule. Et parmi ceux qui partagent mon opinion, y'a des curés, oui, des curés !
A la question posée, à la TV, à notre nouveau cardinal « que conseilleriez-vous à une femme enceinte qui apprend que son bébé est lourdement handicapé » (j'ai oublié la question exacte, mais ça sonnait comme « un légume ambulant, voire un légume immobile »), il s'est modéré, puisqu'il a proposé de contacter les familles belges désireuses d'adopter cet enfant. J'attendais qu'il reproche à la pauvre femme d'avoir même osé songer ne serait-ce qu'une milliseconde à l'avortement... (ça, il l'a sans doute pensé).
Mais moi, la question que je me pose, c'est « qui aurait envie de naître en sachant qu'il aura une vie de souffrance, une vie dans un tel état ? ». Sans conscience de son état, à quoi bon ? Et avec une conscience, quelle vie espérer ?
La vie à tout prix ?
La religion c'est pas ça, c'est pas cette culpabilisation et ces reproches permanents. La religion, c'est censé être le pardon et l'amour. Et à mon avis, Dieu, s'il existe, il pense comme moi.
Na. »
(ps : pas moyen de trouver une catégorie pour ce billet...)
Regarde Léonard sur la retebef et sait me donner le nom du morceau classique qu'on vient d'entendre ? morceau qui a d'ailleurs été repris dans certains morceaux modernes.
Merci, sinon ça va me prendre la tête comme "Jésus que ma joie demeure"...
PS : je le trouve assez calme, Léonard, pas trop virulent, non ??? ça colle pas avec un billet que j'avais préparé, titchu... pourtant faudra bien que je le publie...
Edit de 21h16 : trouvé. Encore du Bach. Une recherche sur les paroles dont je me souvenais "everything is gonna be allright" et google a fait le reste. Trop magnifiquement beau.
fée ca rat bosse : rigolo cette façon de l'écrire, même si je doute que ça soit volontaire, le rat vous remercie et oui, il bosse... parfois, même s'il a pas la bosse des maths
l'espérance de vie de l'homme et la femme d'aujourd'hui : ben la femme vit plus vieille, c'est lié à ses neurones, bien plus nombreux, croyez-moi sur parole
j'ai senti mon chien sous ton lit parce que je suis sexy et que je fais ce que je veux! : na !
lapin tué chasseur pas tout : allez, tous ensemble « ce matin, un lapin, a tué un chasseur, aha, c'était un lapin qui, c'était un lapin qui, ce matin, un lapin, a tué un chasseur, aha, c'était un lapin qui, avait un fusil, pan »
je suis une simple danseuse ordinaire mais j'aimerais énormément rencontrer un homme qui aime la danse de toutes sortes comme moi pour m'amuser est-ce -possible le reste on verra : ça c'est de la recherche google !
comment devenir un vrai vampire : ben tu recherches Robert Pattinson, tu le séquestres et lui hurles sans cesse « bite me »
idée de sortie en solitaire sur tahiti : d'abord aller à Tahiti, ensuite virer la foule, enfin, profiter de sa solitude
règlement trottoir enneigé à spa : moi pas être un service de renseignements ecstasy en schtroumpf : euh, une pilule en forme de Schtroumpf ? envie de voir la vie en bleu avec de l'escstasy ? la drogue, c'est caca boudin qu'on se le dise
titre original: incroyable.... en donne la nausée rien que d'y penser : vous pouvez répéter la question ?
twilight tentation canadienne version : qui peut avoir l'idée saugrenue de vouloir voir la version canadienne (un canadien, peut-être...)
nouvelle orthographe 2011 : hé, la nouvelle orthographe elle a vingt ans hein (et au cas zoù, pour info, deux mille onze s'écrit pareil en nouvelle orthographe)
vaudou poupe amour : rhoooooo ça faisait un bail qu'on m'avait pas réclamé du vaudou
fantasme sdf : fantasmer sur le statut de sdf ? très peu pour moi
agathe lecaron naked : tiens ça change de nu, ça devient cosmopolite par ici
pro ana site officiel : là ça devient sérieux, j'ose espérer qu'AUCUN site officiel pro ana n'existe, pffffff, si c'est pas malheureux, caca boudin aussi hiver orteilles mauve : alors, soit un orteil/des orteils, soit une oreille/des oreilles, et dans tous les cas, mauve prends s, faut tout vous apprendre, tchu
Un grand merci à Franck pour l'autorisation d'utiliser ses photos dans le cadre de notre "action Coeur de Marie". En tant que sapeur pompier, il s'est rendu en Haïti et a eu l'occasion de prendre des photos de la crèche Coeur de Marie. Ces photos sont personnelles et privées, merci de ne les utiliser en aucun cas. Je préfère le préciser vu l'irrespect total qui règne parfois sur le net. Merci encore à Franck. Toutes les photos sont sur notre groupe "Soutenons Coeur de Marie", que je vous invite à rejoindre si vous souhaitez être informé(e)(s) de l'évolution de notre action.